20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 15:22

C'est sur le blog d'Anne-Charlotte que j'ai vu ce tag Préférez-vous ? et au début, je me suis dit que ce n'était pas la peine de le faire car mes réponses seraient similaires aux siennes. Mais je ne résiste pas à l'idée de partager mes réponses avec vous et de lire les vôtres si vous voulez le faire aussi !

 

1. Finir une série OU en commencer une nouvelle ?

Les deux ! Je viens de lire le tome 3 de L'épreuve, de James Dashner (Le labyrinthe et La terre brûlée) et j'ai adoré cette trilogie. J'aime aussi découvrir une nouvelle série mais il ne faut pas qu'elle soit trop longue et je ne veux pas attendre trop longtemps pour avoir la suite !

 

2. Les fins tristes OU les happy ends ?

Je respecte le choix de l'auteur alors les deux me conviennent !

 

3. Découvrir un nouvel auteur OU lire le dernier livre d'un des vos auteurs préférés ?

Je préfère découvrir un nouvel auteur.

 

4. Les gros livres OU les petits livres ?

Ça dépend des périodes : il y a des moments où j'aime lire un gros livre mais je suis souvent gênée par le poids !

 

5. Les livres populaires OU les livres inconnus ?

Ça ne me gêne pas de lire des livres populaires (comme Harry Potter par exemple) mais je préfère quand même ne pas lire la même chose que tout le monde et découvrir de nouveaux auteurs (voire éditeurs) que je vais partager à travers ce blog !

 

6. Les grands formats OU les poches ?

Pour le confort de lecture, je préfère les grands formats (les livres brochés) mais pour le prix, les poches sont plus abordables !

 

7. Les couvertures rigides OU les couvertures souples ?

Pour une question de poids, je préfère les couvertures souples des livres brochés ou en poche mais pour les bandes dessinées, je préfère les couvertures rigides.

 

8. Un livre qui vous fait rire OU un livre qui vous fait pleurer ?

Les livres qui font pleurer (ou tout du moins qui m'émeuvent) mais j'ai lu récemment La fin du monde a du retard, de J.M. Erre et ça fait du bien de rigoler !

 

9. Un livre publié en 2014 OU un livre publié en 1814 ?

J'hésite… Je ne connais pas tellement de livres publiés en 1814 alors je prends 2014, j'aurai ainsi plus de choix !

 

10. Un roman young adult OU un roman pour adulte ?

Je dirais un roman pour adulte mais de temps en temps, un roman jeunesse permet de décompresser.

 

11. Utiliser de beaux marque-pages OU utiliser le premier papier qui vous tombe sous la main en guise de marque-page ?

Le plus souvent, j'utilise des marque-pages mais les beaux, je les donne à un ami qui collectionne alors soit c'est un vieux marque-pages, soit c'est un que j'ai eu en double, soit c'est la feuille sur laquelle je prends des notes !

 

12. Les romans réalistes OU les romans imaginaires ?

Il y a trop de réel partout alors je prends les romans imaginaires !

 

13. Lire un roman avant l'adaptation cinématographique OU le lire après ?

Je préfère de loin lire le roman avant l'adaptation au cinéma (quitte à ne jamais voir le film !).

 

14. Lire un roman qu'on vous a conseillé OU lire une découverte personnelle ?

Je préfère découvrir et faire découvrir mais je lis aussi des livres qu'on me conseille.

 

15. Lire un livre à la fois OU en lire plusieurs en même temps ?

Il m'arrive de commencer deux ou trois livres à la fois mais en règle générale, je préfère finir un livre avant d'en commencer un autre.

 

16. Lire des livres de votre pile à lire OU faire grandir sa Pàl ?

J'essaie de lire le plus possible des livres de ma Pàl (vu le nombre que j'ai !) mais ça ne m'empêche pas d'acheter quelques livres en plus.

 

17. Les livres papiers OU les e-books ?

Je lis en numérique depuis longtemps (j'ai commencé avec les œuvres libres de droit directement sur le PC avant que les liseuses et les tablettes n'arrivent !) mais je préfère quand même les livres imprimés.

 

18. Acheter un livre avec une belle couverture que vous ne connaissez pas OU un livre avec une couverture que vous n'aimez pas mais qu'on vous a conseillé ?

Même si je suis sensible à une belle couverture, ce n'est pas ça qui me fait décider de l'achat (ou de la lecture) d'un livre. Donc je peux acheter (ou lire) un livre avec une couverture banale ou moche, ça ne me gêne pas.

 

19. Lire une série à la suite OU laisser plusieurs mois entre chaque tome ?

Je préfère lire à la suite mais parfois, il faut attendre (longtemps) la parution du tome suivant...

 

20. Lire un livre que tout le monde a aimé et qui ne vous inspire pas OU lire un roman qui vous fait envie mais sur lequel la majorité des critiques ne sont pas enthousiastes ?

Comme je me fiche de lire la même chose que tout le monde, je vais évidemment choisir le roman qui me fait envie même si les autres lecteurs ne l'ont pas aimé car je préfère me faire ma propre opinion.

 

Pour plusieurs questions, je n'ai pas pu choisir ! C'est parfois difficile de trancher quand les deux conviennent. Et vous, que préférez-vous ? Laissez un commentaire pour donner le lien vers vos réponses. Et passez une bonne semaine !

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Publié par Coccinelle - dans tag & award... lecture
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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 22:20
Vapeur et feuilles de thé, challenge automnal de Sia

Grâce aux Pipelettes, j'ai découvert le challenge Vapeur et feuilles de thé créé par Sia – du blog Encres & calames – pour un automne steampunk.

 

Le titre du challenge est tellement original et le logo est tellement beau que je n'ai pas pu m'empêcher de m'inscrire à ce challenge !!!

 

L'objectif est de lire – du 21 septembre au 20 décembre 2014 – des œuvres de steampunk : c'est un genre que j'aime beaucoup mais que je ne lis pas assez alors ce challenge arrive à point ! Et puis, j'en ai profité pour m'abonner à French steampunk : le site, la page FB.

 

Infos sur le challenge et sur le steampunk, logo et inscription chez Sia.

 

Mes articles pour ce challenge

1. Le château des étoiles – 1 : 1869 la conquête de l'espace, d'Alex Alice (bande dessinée française)

2. ...

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 16:12

Louise est un roman de Julie Gouazé paru aux éditions Léo Scheer le 20 août 2014 (161 pages, 18 €, ISBN 978-2-756-10451-5).

 

Julie Gouazé, née en 1977 à Lyon (Rhône), a étudié l'histoire contemporaine et la communication politique. Journaliste (LCI, France 5) et lectrice pour l'édition, elle livre son premier roman, Louise. Plus d'infos sur la page Facebook de l'auteur.

 

Été 1995. Louise va avoir 18 ans et va passer l'épreuve de philo. Louise vit chez ses parents, Marie et Roger. Louise a une sœur, Alice, de quatorze ans son aînée.

« Une sœur chérie. Adorée. Imitée. » (page 10). « Tout était beau, chez Alice. Tout était parfait. Elle sentait bon. Elle était belle. Elle était drôle. Et comme la vie reprenait lorsque Alice était à la maison ! » (page 11).

Mais Alice est partie depuis des années, elle s'est mariée avec Blaise, ils vivent en Allemagne et ils ont un fils, Jean.

Trois ans après être partie s'installer en Allemagne, Alice revient chez ses parents, avec son fils.

« Alice est alcoolique. La philo, c'est demain. […] Louise n'a pas croisé le regard d'Alice ce soir-là. La philo, c'est demain. Et Louise pleure. Qui est cette femme aux yeux creusés, aux cernes noirs et au pauvre sourire ? Où est Alice ? Rendez-lui Alice ! La philo, c'est demain. Et Louise ne dit rien. La philo, c'est demain. Et le cauchemar commence. » (pages 12-13). C'est à mon avis le passage le plus fort du roman. Le lecteur sent à ce moment-là toute la détresse des deux sœurs et comprend que la guérison ne va pas être facile.

Louise continue à vivre, elle réussit le bac, a un petit copain, fait sa rentrée à la fac d'histoire.

« Louise s'épanouit. Elle se cherche et se trouve. Pour un temps. » (page 21). « Si la musique revient… la vie aussi ? » (page 18). Peut-être. Pour un temps. Alors, comment Louise peut-elle se construire, à vingt ans, avec des parents qui ne s'occupent que d'Alice, avec des jours qui se traînent, avec Alice qui ne va pas mieux et avec Jean, tout gentil, qui ne dit rien ? Ne vaut-il pas mieux que Louise se détruise aussi, qu'elle accepte l'inacceptable ?

 

Louise est un premier roman, percutant, dense malgré ses phrases courtes et ses nombreux chapitres (41). Il traite bien sûr de l'alcoolisme : « C'est une putain de maladie. Alice est malade. » (page 62) mais pas que. L'alcoolisme n'est qu'un catalyseur pour relayer les relations entre les deux sœurs et les relations avec leurs parents : le lecteur entre ainsi dans l'intimité de la famille. Et il y a beaucoup de choses dans ce roman. Il raconte la difficulté de vivre et d'être heureux, il parle des grèves étudiantes (deuxième moitié des années 90), de l'investissement politique (à gauche), du sida, de la violence dans le couple (mentale pour Alice, physique pour Louise), d'un engagement (bénévole, politique, social) qu'on peut prendre et parfois abandonner parce que ce n'était qu'une façon de « s'accrocher au malheur de l'autre » (page 30), du désordre alimentaire. « Être enjouée. Faire semblant. Pour ne pas pleurer. Plus tard peut-être, ou pas. Un plat de pâtes. Vite. Manger pour éponger l'alcool, la peur et les larmes. » (page 63). Y a-t-il un espoir pour Alice, pour Louise, pour cette famille ? Je vous donne un indice avec mon passage préféré : « Laisser vieillir ses parents, c'est grandir un peu. Accepter le fait qu'ils ne sont pas éternels, c'est mûrir beaucoup. Est-ce que ça fera moins mal ? Sûrement pas. Mais Louise a désormais la certitude que la vie continuera après. Qu'elle ne fait pas exception. Elle rentre dans le rang. On y survit. Elle vivra. » (page 142). Voilà, c'est la vie !

 

Je remercie Gilles Paris pour ce roman de la rentrée littéraire qui m'a agréablement surprise parce que généralement j'ai un peu de mal avec ces romans contemporains féminins. Mais dans le même genre, je me rappelle que j'avais bien aimé La ruche, d'Arthur Loustalot : un huis-clos avec trois sœurs et leur mère mais le récit est écrit par un homme.

Photo de Julie Gouazé prise par moi !

 

Une lecture pour les challenges 1 mois, 1 plume, 1 % de la rentrée littéraire 2014, ABC Critiques 2014-2015 (lettre G), Petit Bac 2014 (catégorie Prénom), Premier roman et Tous risques (lettre G).

 

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 01:09

Agatha Doyle au service de sa majesté est un roman de Caroline Triaureau à paraître aux éditions Naïve Livres le 9 octobre 2014 (181 pages, 12 €, ISBN 978-2-35021-366-8).

 

Je remercie Benjamin et Naïve Livres pour cette très agréable lecture !

 

Caroline Triaureau est née en Charente Maritime mais a grandi en Normandie. Elle est diplômée de Lettres modernes (Université de Rouen), professeur de français en collège et auteur d'albums illustrés (quatre biographies de sportifs, un album sur Camus et un album sur les éléphants d'Afrique) aux éditions Belize. Agatha Doyle au service de sa majesté est son premier roman. Plus d'infos sur son site officiel, http://carolinetriaureau.jimdo.com/.

 

Agatha Doyle et ses deux amis, Hercule et Sherlock, fréquentent le collège Maurice Leblanc près du Havre en Normandie. Leur classe est en voyage à Londres avec leur professeur d'anglais, Miss Marple.

Durant un pique-nique à Saint-James Park, les trois amis rencontrent James Cavendish, le jeune duc de Windsor qui a échappé à ses gardes du corps. « J'en ai assez de cette vie , si stricte et ordonnée, que l'on me force à mener. Je voudrais rencontrer des gens, des jeunes de mon âge, autres que ceux que je fréquente…, découvrir le monde, le vrai. » (page 33).

Plus tard, lors de la visite de la Chambre des Lords, Agatha est enfermée dans Royal Gallery (Galerie royale). Une vitre a été cassée et le Traité de Londres a été volé. Moriarty, ambassadeur de l'Irlande à Londres, est inquiet car la paix est encore fragile entre l'Angleterre et l'Irlande.

Agatha, Hercule, Sherlock et James mènent l'enquête.

« On va y retourner et découvrir où mène ce passage. […] On va vivre une expérience passionnante ! » (page 69).

 

Agatha, Doyle, Hercule, Sherlock, Miss Marple, Moriarty ! Ces noms ne vous disent rien ? Voici une manière détournée et bien amusante pour la jeunesse de découvrir les univers d'Agatha Christie (Hercule Poirot, Miss Marple) et de Sir Arthur Conan Doyle (Sherlock Holmes, Moriarty) et donc le roman policier en particulier celui à énigmes.

« Il faut laisser reposer nos petites cellules grises, conseilla Hercule. » (page 118).

Mais vous, ne laissez pas reposer vos petites cellules grises plus longtemps et courez acheter ce roman so british, drôle et pétillant ! Roman pédagogique aussi puisque les lecteurs découvrent Londres, son histoire, ses monuments, et deux de ses enquêteurs parmi les plus célèbres : Hercule Poirot et Sherlock Holmes.

Un thé, quelques biscuits, anglais bien sûr, et bonne lecture ! En plus la couverture est vraiment attirante !

 

Une lecture pour les challenges 1 mois, 1 plume, 1 % de la rentrée littéraire 2014, ABC critiques 2014-2015 (lettre T), Agatha Christie (hommage), Cartable et tableau noir, Jeunesse & young adult # 4, Petit Bac 2014 (catégorie Prénom), Premier roman, Thrillers et polars # 3.

 

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 03:55

Le Maître bonsaï est un roman d'Antoine Buéno paru aux éditions Albin Michel en mars 2014 (175 pages, 15 €, ISBN 978-2-226-25600-3). Il est possible de lire les 17 premières pages sur le site de l'éditeur.

 

Antoine Buéno est né en 1982 à Boulogne-Billancourt (Hauts de Seine en Île de France). Chroniqueur (télé et radio), professeur de littérature (à l'Institut d'études politiques de Paris), fondateur d'un label (Plume et Plomb) et d'un prix littéraire (Prix du Style), il est l'auteur de romans, d'essais et d'une pièce de théâtre. Plus d'infos sur son site officiel, http://www.antoinebueno.com/.

 

« Je suis un Maître bonsaï. Je crée des bonsaïs et je les vends. » (page 11).

« Je crée et je surveille. Tout le temps. Je contrains et je maintiens la contrainte. » (page 12).

« Créer un bonsaï, c'est contraindre un arbre à ne pas grandir et le maintenir en vie dans cet état. Parce que c'est dans cet état qu'il est une œuvre d'art. Hors du temps. Hors du cours naturel du temps. (page 13).

Ces trois extraits pour vous donner une idée du ton de ce roman, spécial, atypique, et j'aurais pu relever d'autres phrases. L'auteur répète plusieurs fois « Je suis un Maître bonsaï », il répète des mots comme « contraintes », « beauté », comme s'il les scandait : ça m'a un peu fait penser à du slam. Il faut comprendre que, pour le Maître bonsaï, tout doit être dans « l'ordre du règne animal ».

Mais, un jour, une jeune femme entre dans le magasin, il ne lui parle pas (il ne parle jamais, il travaille, il écoute les bonsaïs), elle se met en colère et perd connaissance, là au milieu des bonsaïs qu'elle observait.

« Je m'approche d'elle. Elle semble endormie. » (page 27).

Pour se faire pardonner, la jeune femme revient : « J'aime cet endroit. Et j'ai envie de vous voir, même si vous êtes un vieux fou... » (page 42).

 

Cette rencontre entre le maître bonsaï et l'étudiante, révoltée de ce que les humains font subir à la Terre, va transformer leur vie et le Maître bonsaï va commencer à se rappeler des choses. Des choses de sa vie d'avant, de son pays, de sa langue natale. Alors, oui, il y a un passage difficile (page 38, il se rappelle des enfants qui torturent un chat en riant) mais le livre est vraiment très beau, mystérieux, d'une grande poésie, un « conte initiatique » nous prévient l'éditeur sur la 4e de couverture. Le maître bonsaï et la jeune femme vont se parler, ou plutôt ils vont parler, chacun de leur côté ; lui veut lui enseigner comment s'occuper des bonsaïs, elle veut lui faire réaliser que la Terre souffre, qu'il faut arrêter toute cette folie. « C'est un dialogue de sourds. » (page 52).

Mais ils vont en fin de compte se rejoindre, se comprendre. « […] maintenant les souvenirs fondent sur moi. Comme un essaim de guêpes. Parce qu'ils attendaient tous, massés. Derrière une digue. Mais la digue a cédé. L'arbre a fait céder la digue. » (page 150).

 

LA phrase

« L'art du Maître bonsaï, ce n'est pas la vie, c'est le Beau. La vie est moins importante que le Beau. » (page 72)

Êtes-vous d'accord avec cette phrase ? Moi, non ! Je pense que la vie est plus importante parce qu'elle est de la Nature et que le beau est aléatoire : il dépend de trop de choses, d'idées, de valeurs différentes selon les cultures, les époques et les goûts de chacun. D'ailleurs je n'ai jamais compris pourquoi on faisait subir ce sort à des arbres pour en faire des bonsaïs ! Ces contraintes, ces meurtrissures sont une torture (peut-être y a-t-il un parallèle avec la torture sur le chat, sur un être vivant ?).

 

Faites comme moi, entrez chez ce Maître bonsaï, découvrez son art même s'il vous perturbe ou que vous ne le comprenez pas et vous ne serez pas déçus par cette lecture étrange, envoûtante, qui vous fera réfléchir sur le devenir de l'espèce humaine et de la planète !

 

J'ai beaucoup aimé le conte du samouraï Tomotada et du cerisier en fleurs et le conte du peintre Imato : cela me décide à mettre ce roman dans le challenge Des contes à rendre. Je le mets aussi dans 1 mois, 1 plume, ABC critiques 2014-2015 (lettre B), Anticipation, Petit Bac 2014 (catégorie Objet pour le bonsaï) et Rentrée littéraire d'hiver 2014.

 

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 18:33

Poubelle's Girls est un roman de Jeanne Desaubry paru aux éditions La Jouanie en juin 2014 (236 pages, 14,95 €, ISBN 978-2-37047-052-2).

 

Jeanne Desaubry est née en 1958 et vit à Créteil. Du même auteur : Dunes froides, Hosto, Le passé attendra et L'incendie d'Halloween (jeunesse) aux éditions Krakoen. Plus d'infos sur son site officiel, http://jeanne.desaubry.free.fr/ (plus mis à jour) et sur son blog, http://jeanne.desaubry.over-blog.com/.

 

Élisabeth a un fils ado, Mathis, et fait des ménages au noir et des extras. « Des heures de chien, un mal de chien, une paie de chienne [...] » (page 43).

Paloma, séropositive, en fin de droits, a été expulsée par son propriétaire après la mort de son mari qui l'avait contaminée et squatte à la gare. « Le con ! Crever du sida. » (page 18).

Deux femmes pauvres et un peu paumées qui se rencontrent à Pôle emploi. Elles ne se connaissent pas mais Élisabeth donne à Paloma la clé de la caravane de Papy Armand, un petit vieux chez qui elle fait des ménages et qui souffre d'Alzheimer.

Dans la même ville, dans une belle maison, Blanche, fiscaliste aisée, ne supporte plus son mari, Pierre, avocat, et rêve de le tuer, mais sans se faire prendre. « Blanche rêve, imagine, échafaude [...] » (page 14). « Elle qui ne lisait que des classiques, du théâtre, s'est mise aux polars. » (page 51).

Quand Paloma découvre dans la caravanhe le passé de Papy Armand, leur vie bascule. « Elles sont dans la dèche, guère possible de descendre plus bas. » (page 103). Élisabeth et Paloma deviennent le gang des sacs-poubelles. « Poubelle's Girls, ça, ça me botte. T'entends Princesse. On est les Poubelle's Girls. » (page 163).

 

Quelle agréable surprise que ce roman ! Il est sous-titré « roman policier mais pas que... » et je dirais que c'est plutôt un roman noir, à quatre voix : Élisabeth, Paloma, Blanche et Pierre (eh oui, Pierre aussi, riche, orgueilleux, infidèle et même pas capable d'allumer un feu dans la cheminée…), un roman féminin, pas trop féministe, et aussi un roman social, mais pas barbant. Comparées à Thelma et Louise par l'éditeur, les deux Poubelle's Girls, Élisabeth et Paloma, m'ont entraînée dans leur sillage pour une folle aventure qui évidemment se termine mal. Mais quel roman ! Les dialogues entre Élisabeth et Paloma, l'humour, et toute cette historie qui se goupille à la perfection, tant qu'il n'y a pas de point de retour, il faut aller jusqu'au bout. Roman sombre mais coloré par les vêtements et turbans que porte Paloma, flamboyante obèse, excentrique, rentre-dedans ! Roman décapant, et pas seulement avec Blanche qui désinfecte tout. Une belle amitié dans ce roman drôle mais pas tendre avec la société et ses héroïnes. Un roman que j'ai dévoré et que je conseille vivement si vous voulez passez un très bon moment de lecture avec un « roman policier mais pas que... » !

 

Une lecture pour les challenges 1 mois, 1 plume (auteur que je ne connaissais pas avant de lire ce roman), ABC Critiques 2014-2015 (lettre D), Petit Bac 2014 (catégorie Objet pour Poubelle), Thrillers et polars # 3.

 

 

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 22:34

Le mystère de la chair est un manga de Junji Itô paru aux éditions Tonkam dans la collection Frissons en juin 2008 (224 pages, 9,35 €, ISBN 978-2-7595-0089-5). Itô Junji kyofu manga collection (伊藤潤二恐怖マンガ) est traduit du japonais par Jacques Lalloz.

 

I Junji (伊藤 潤二) est né le 31 juillet 1963 dans la préfecture de Gifu. Dentiste, mais dessinant depuis l'enfance, il publie son premier manga, Tomié (que je me souviens avoir lu), en 1987 et reçoit une mention spéciale du Prix Kazuo Umezu (auteur de L'école emportée). Dès le début des années 90, il se consacre au manga, se spécialisant dans l'horreur (kowaï) avec Spirale, Gyo, Le voleur de visages, La femme limace… Plusieurs de ses œuvres ont été adaptées au cinéma ou à la télévision.

 

La chevelure sous le toit (Yaneura no nagai kami 屋根裏の長い髪)

Après que son petit ami l'ait quittée, Chiémi Amano décide de couper ses longs cheveux mais elle est retrouvée décapitée et sa tête a disparu.

L'accord (Yurushi 許し)

Monsieur Fukatsu refuse de marier sa fille Misuzu à Kyosuké car ils ne sont pas du même rang social mais bizarrement il accepte que le jeune homme continue sa cour.

Le guêpier (Hachinosu 蜂の巣)

Deux jeunes gens, Yoriko et Takano, se fréquentent mais Takano est prêt à tout pour agrandir sa collection de nids de guêpes.

Les éphémères (Hakumei 薄命)

Une lycéenne, Chizuru, est devenue tellement jolie qu'elle en est « presque méconnaissable » mais la beauté est éphémère.

Les statues sans tête (Kubi no nai chôkoku 首のない彫刻)

Monsieur Okabé va exposer ses œuvres, des statues sans tête, et Shimada, membre du club des Beaux-Arts, l'aide à préparer mais le lendemain matin, le corps du professeur est retrouvé sans tête.

Le mystère de la chair (Niku iro no kai 肉色の怪)

Momoko Takigawa, une institutrice, se fait agresser un soir en rentrant chez elle. Dans sa classe, un enfant différent, Chikara Kawabé, terrorise les autres enfants.

 

Ces nouvelles sont parues dans le magazine Monthly Halloween entre novembre 1988 et juillet 1995 (ce magazine des éditions Asahi Sonorama, spécialisé dans l'horreur, et destiné à un lectorat féminin, est paru de janvier 1986 à décembre 1995).

Fantôme, malédiction, désir à assouvir, vengeance, folie, tant de choses inexplicables peuvent pousser l'horreur à son paroxysme. C'est ce que nous dépeignent ces six nouvelles terrifiantes dans un noir et blanc d'une grande intensité.

Plusieurs de ces nouvelles s'attachent au Beau, soit en tant que beauté corporelle (Les éphémères, Le mystère de la chair) soit en tant qu'Art (de la Nature avec Le guêpier, ou humain avec Les statues sans tête) mais le Beau est-il le Bien ? Et la beauté physique est-elle la seule qualité pour représenter un être ?

Plusieurs de ces nouvelles parlent aussi de l'amour, un père pour sa fille (L'accord), une mère pour son fils (Le mystère de la chair), un homme pour une femme ou inversement mais en fait, c'est parfois lui-même que le personnage aime !

En fin de volume, une préface de Hideyuki Kikuchi (auteur de fantastique) fait honneur à Junji Itô pour sa finesse, son originalité et son imagination.

 

Une lecture pour le Marathon BD à bord du Vaisseau fantôme et Un samedi par mois, c'est manga que je mets aussi dans les challenges BD et Geek.

 

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 04:08
Marathon BD à bord du Vaisseau fantôme avec Marjorie et Hilde

Chouette ! Marjorie et Hilde organisent un Marathon BD à bord du Vaisseau fantôme en prévision d'Halloween.

 

J'espère réussir ce marathon BD plus que le précédent de septembre !

 

Quand lire ?

Du vendredi 3 octobre à partir de 19 heures au dimanche 5 octobre minuit.

 

Que lire ?

Des bandes dessinées dans les genres fantastique et horreur.

 

Mais il y a deux formules spéciales :

Grimoire de protection autorise les BD « classiques » (sous-entendu pas fantastique et horreur),

Anti-malédiction autorise les romans.

 

Infos, logo et inscription chez Marjorie ou chez Hilde, et toujours le groupe FB.

 

Mes lectures pour ce marathon

La BD : Le mystère de la chair, de Junji Itô (manga kowaï)

Les romans : Le maître bonsaï, d'Antoine Buéno (un poil fantastique), Agatha Doyle au service de sa majesté, de Caroline Triaureau et Poubelle's girls, de Jeanne Desaubry (plutôt romans policiers).

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 21:59
Challenge Jeunesse & young adult # 4 avec Muti et Kaléa

Pour la 4e année consécutive, je m'inscris à ce super challenge : Jeunesse & young adult # 4.

 

Infos, logo et inscription chez Muti ou chez Kaléa.

 

L'objectif est toujours de lire de la littérature jeunesse et young adult du 1er octobre 2014 au 30 septembre 2015.

 

Il y a 7 catégories :

1. Aux frontières du rêve = au moins 10 ouvrages

2. Badine avec les royaumes de l'enfance = au moins 20 ouvrages

3. À pieds joints dans la marelle = au moins 35 ouvrages

4. A su garder son cœur de mioche = au moins 50 ouvrages

5. Peter Pan dans l'âme = au moins 65 ouvrages

6. Au pays des mille et un livres = au moins 80 ouvrages

7. Vit dans un conte de fées = 100 ouvrages et plus (pour les livrovores)

 

Comme d'habitude, je démarre doucement – Aux frontières du rêve – pour m'améliorer en cours d'année !

 

Mes lectures pour ce challenge

1.

2.

3.

4.

5.

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7.

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9.

10.

+ ?

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 21:58

Bon sang, je voulais regrouper juillet et août pour un article fin août mais je n'ai pas eu le temps et voilà que septembre se rajoute ! Tant pis, ça regroupe plus ou moins l'été ! Voici donc la revue « mensuelle » de juillet-août-septembre du compte Facebook du blog (voir pour novembre et décembre 2013, pour janvier, février, mars et avril, mai, juin 2014).

 

L'événement de l'été

J'ai été interviewée par Virginie du blog Book'inn sofa ; lire l'interview.

 

Quelques quiz

Quelle fleur suis-je ? Une rose ! Ce n'est pourtant pas ma fleur préférée…

Quel genre de chat suis-je ? Un American shorthair. Pourquoi pas.

Quel est mon emploi idéal ? Artiste. MDR ! Photographe alors ou écrivain parce que je n'ai pas vraiment d'autres activités créatives.

Quel oiseau suis-je ? Un hibou. Ça, d'accord, dit l'oiseau de nuit en moi !

 

Les hommages

Le 12 août, à Robin Williams (1951-2014), triste…

Le 18 août, à Pierre Vassiliu (1937-2014), qui c'est celui-là ?

Le 22 août, j'ai participé au Ray's Day en hommage à Ray Bradbury.

 

Grâce à FB, je suis au courant des marathons, challenges et défis. Mais il y en a tant que je ne peux pas tout suivre… Même si je me laisse tenter, souvent !

Je ne parle pas encore une fois des jeux auxquels je joue régulièrement, oui, je sais, c'est chronophage !

J'ai participé aux Matchs de la rentrée littéraire de Price Minister ; j'ai joué à quelques concours (parfois, je gagne puisque je reçois des livres qui ne sont pas des services de presse !) ; j'ai partagé des événements littéraires, culturels et quelques photos d'animaux qui mettent de bonne humeur pour la journée. J'ai surtout partagé cette vidéo géniale de Tonny Corcodilo :

 

Et pour finir, le 9 septembre, à la demande de Muriel, j'ai répondu au défi des 10 livres qui m'ont marquée : j'ai un peu triché parce que je ne voulais pas donner 10 titres précis, je voulais être plus large. Voici ce que j'ai répondu (pour ceux qui ne sont pas sur FB) :

« 1. les albums illustrés de mon enfance

2. les contes de mon enfance

3. les séries Oui-Oui et Jojo Lapin d'Enid Blyton toujours pendant l'enfance

4. les collections Rose, Verte, Rouge et Or pour mes premiers romans

5. la découverte des bandes dessinées en particulier Philémon de Fred mais aussi Tintin, Astérix, Lucky Luke, Yoko Tsuno, etc.

6. la découverte des romans policiers avec Les trois petits cochons et autres titres d'Agatha Christie

7. la découverte de la littérature romanesque avec les sœurs Brontë entre autres

8. la découverte de la littérature classique avec Flaubert, Balzac, Stendhal, Maupassant, Zola, et les auteurs russes

9. la découverte de la SF et du fantastique avec Ray Bradbury, Isaac Asimov, Philip K. Dick

10. la découverte de la littérature asiatique, chinoise d'abord puis japonaise et des autres pays.

Voilà les lectures qui ont marqué mon enfance et mon adolescence et qui ont fait de moi la lectrice éclectique et curieuse que je suis ! »

 

Je vous souhaite un beau mois d'octobre, un bel automne, et je vous donne rendez-vous à la fin du mois pour la revue d'octobre.

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