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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 14:04

Je suis triste aujourd'hui en apprenant le décès de Demis Roussos. Ce musicien et chanteur grec né le 15 juin 1946 est mort hier, le 25 janvier. Il y a deux chansons que j'aime particulièrement : ce sont Rain and tears (1968) et It's five o'clock (1970) interprétées par Demis Roussos avec son premier groupe, Aphrodite's Child.

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Publié par Coccinelle - dans musique chanson & pop
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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 13:54

Le chat qui ne mangeait pas de souris est un roman de Carmen Agra Deedy et Randall Wright paru aux éditions Flammarion le 1er octobre 2014 (320 pages, 14,50 €, ISBN 978-2-0812-8895-9). The Cheshire Cheese Cat (2011) est traduit de l'américain par Marie Hermet et illustré par Barry Moser.

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion pour ce très beau roman illustré.

 

Carmen Agra Deedy naît à La Havane à Cuba ; sa famille fuit aux États-Unis en 1963 et elle grandit en Géorgie. Elle publie pour la jeunesse depuis 1993 et a reçu de nombreux prix. Plus d'infos sur http://carmenagradeedy.com/.

 

Randall Wright est également auteur jeunesse ; il vit dans l'Utah avec sa famille.

 

Barry Moser naît en 1940 à Chattanooga dans le Tennessee. Il est illustrateur, graveur, auteur, éditeur, etc. Il a illustré de nombreux livres dont les plus connus sont Alice au Pays des merveilles, Moby Dick, la Bible...

 

Skilley est un Chartreux, « un chat parmi tant d'autres », mais il cache « un lourd secret […] depuis sa plus tendre enfance » (page 7).

Le pub Ye Olde Cheshire Cheese est célèbre pour son excellent fromage donc il est envahi par les souris… « Ouais, des souris. L'auberge du Cheese en est pleine. Ils ne savent plus quoi en faire. […] Des souris bien grasses et juteuses. Rondes et dodues, jeunes… et tendres... » (Pinch à Skilley, page 10).

Skilley attrape Pip, la petite souris recueillie par Nell, la fille de Henry, l'aubergiste, et celui-ci, très content, accueille le matou dans l'auberge mais… Plus tard, Skilley relâche Pip !

« Nous savons tous les deux que tu ne manges pas les souris. Tu manges du fromage. » (page 36).

Skilley et Pip vont faire un marché qui arrange bien tout le monde, d'autant plus qu'une créature cachée dans le grenier veut absolument aller à la Tour de Londres.

 

L'histoire se déroule dans Fleet Street où se situe le pub Ye Olde Cheshire Cheese, « la cantine préférée des écrivains de Londres » (page 9). Et effectivement, le lecteur a le plaisir et l'honneur d'y croiser Wilkie Collins et Charles Dickens ! Ce pub existe vraiment, il est même un des plus anciens d'Angleterre puisqu'il a été reconstruit en 1667 après le Grand incendie de Londres (septembre 1666). Vous pouvez cliquer sur l'image ci-contre.

 

Quel excellent roman ! Jeunesse ? Je dirais tout public, ou plutôt tous lecteurs ! Car il a plusieurs niveaux de lecture : l'histoire en elle-même entre les chats, les souris et les humains, l'Histoire avec des remarques sur les Anglais, les Français et des illusions à la guerre, la littérature avec Collins, Dickens mais aussi Pip (voir ci-dessous « Écrire selon Charles Dickens et selon Pip la souris »). Ce roman est donc bien écrit (bien traduit), bien rythmé, bien illustré (à l'ancienne !) ; il est intéressant, drôle, passionnant, un vrai régal ! L'ambiance (des mots sont écrits par exemple en forme d'escaliers), les mystères et les rebondissements y sont pour le plus grand bonheur de tous les lecteurs ! Même de ceux qui n'aiment pas particulièrement les romans animaliers !

À noter que le titre original, The Cheshire Cheese Cat, est plus mystérieux que le titre français… qui vend malheureusement la mèche !

 

Écrire selon Charles Dickens et selon Pip la souris :

Dickens : « Ah, disons-le, un écrivain ne doit jamais reculer devant un bon meurtre littéraire bien construit. Il doit être sans pitié. Si l'histoire le réclame, il doit faire pendre l'adversaire, laisser se noyer l'héroïne, envoyer à l'asile psychiatrique l'épouse du pasteur qui souffre depuis trop longtemps… Et tant pis pour les critiques, qu'ils aillent au diable ! » (page 151).

La souris : « Écrire, ce n'est pas jeter des mots au hasard sur une page, expliqua Pip. Les mots doivent exister dans leur contexte... » (page 212).

 

Un roman pour les challenges 1 mois, 1 plume, 1 % de la rentrée littéraire 2014, ABC critiques 2014-2015 (lettre W), Animaux du monde (s'il continue), Arche de Noé, Charles Dickens, Des contes à rendre (l'édition originale est sous-titrée A Dickens of a tale), Jeunesse & young adult # 4, Romancières américaines, Totem (chats et souris), Victorien et XIXe siècle parce qu'en fait j'ai lu ce roman à l'automne 2014.

 

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 08:02

Poison noir est le deuxième tome de la série Typos. Écrit par Guido Sgardoli, il est paru aux éditions Flammarion en octobre 2014 (286 pages, 13 €, ISBN 978-2-0812-9526-1). T.Y.P.O.S. 02 Cartabianca (2012) est traduit de l'italien par Faustina Fiore.

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion pour ce roman jeunesse italien, d'autant plus que j'avais beaucoup aimé le premier tome, Typos 1 : Fragments de vérité, de Pierdomenico Baccalario.

 

Guido Sgardoli est né en 1965 à San Donà di Piave (en Vénétie). Il est vétérinaire, auteur (enfants, jeunesse, adultes) et a reçu plusieurs prix depuis 2007. Plus d'infos sur son site officiel, http://www.guidosgardoli.it/.

 

Un micro-organisme appelé champignon noir a détruit bon nombre de récoltes dans le monde entier. Manipulation génétique, adaptation naturelle ou manœuvre économique de K-Lab ?

« […] la nourriture, celle qui est indispensable à notre survie, n'a pas grande importance : elle est considérée comme un instrument financier abstrait qui sert à faire des profits. Et pour ceux qui savent se débrouiller, les profits sont énormes. » (page 60).

Mais bonne nouvelle : AgroGen a mis au point des semences transgéniques qui résistent au champignon noir !

« C'est si simple que c'est louche... » (page 38).

Typos va devoir enquêter dans le désert de Los Passos et l'aide de Sara Bells dont le mari a disparu sera bien utile.

 

Quel plaisir de retrouver l'équipe de Typos, les étudiants en journalisme de Pawn College à Maximum City ! Roger Stampede Lear (Arlequin), David Tudor (Dusker), Rehyna Bakos (Gipsy), Lena Yang (Morph), leur professeur principal, Sybil Grace, et Seth Lear toujours en orbite géostationnaire : ils sont tous là !

Et leur enquête va se porter sur la génétique, l'ADN, les OGM, la nourriture biotechnologique et transgénique, l'agrochimie, la biodiversité… Évidemment, c'est passionnant et dangereux mais leur objectif est la vérité !

Mais Ronda Cubash, la présidente de K-Lab, et Cartablanca, son âme damnée, ne sont pas les seuls problèmes de Typos ! Zeno Quorum, un étudiant curieux et envahissant, surveille leurs moindres faits et gestes.

Enquête, action, rebondissements... Poison noir se lit d'une traite et fait réfléchir !

 

Une lecture pour les challenges 1 mois, 1 plume, 1 % de la rentrée littéraire 2014, Anticipation, Culture Geek, Jeunesse & young adult # 4.

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 20:03

J'ai appris l'horrible info du jour en fin de matinée... J'étais au travail alors j'ai dû attendre ce soir pour publier. Je ne suis pas lectrice de Charlie Hebdo, quoique je l'ai feuilleté parfois, mais je veux dire oui à la liberté d'expression, oui à la liberté de la presse, oui à la liberté tout court et oui aux œuvres dérangeantes (caricatures, littérature, Art...) car elles permettent de réfléchir et de comprendre que nous n'avons pas tous les mêmes idées, les mêmes opinions, la même vision du monde. Et même si Voltaire n'a jamais dit et écrit cette phrase « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire », je pense qu'il faut s'en inspirer, s'écouter, accepter que tous n'ont pas les mêmes idées, se respecter et... arrêter le massacre !

 

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Publié par Coccinelle - dans lecture magazine
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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 20:06

Malenfer, la forêt des ténèbres – 1 est un roman de Cassandra O'Donnell paru aux éditions Flammarion le 15 octobre 2014 (224 pages, 10 €, ISBN 978-2-0813-4432-7).

 

Je remercie Gilles Paris de m'avoir envoyé ce joli roman et je présente mes excuses pour le retard (lire 8 ans et...).

 

Cassandra O'Donnell est une réalisatrice (documentaires, reportages) française née à Lille mais qui vit en Normandie. Sa première série de littérature fantastique, Rebecca Kean, a reçu deux prix en 2013 (Prix de l'Imaginaire des lecteurs de Plume Libre pour le premier tome et Prix Merlin pour le troisième tome). Malenfer, sa nouvelle série, est « la première saga de Fantasy à dévorer dès 9 ans ! » (quatrième de couverture).

 

Jérémie Fleury, né en 1987, illustre ce roman. Pour découvrir son univers, visitez son site, http://www.trefle-rouge.fr/ et sa galerie, http://trefle-rouge.deviantart.com/.

 

Depuis le départ de leurs parents deux mois auparavant (ils sont partis chercher de l'aide auprès du sorcier de Gazmoria), Gabriel (12 ans) et Zoé (10 ans) vivent seuls dans leur maison près de la petite ville de Wallangar. Mais la forêt de Malenfer est de plus en plus proche et dangereuse.

« Les dévoreurs se rapprochent. Je le sens, dit-il d'une voix angoissée. » (page 8).

Un de leur copain de classe, Charles, a disparu près du lac maudit. Puis c'est au tour du professeur Popescu de disparaître et le directeur, monsieur Lycantropus, est blessé.

« La forêt monstrueuse était si proche maintenant que Zoé pouvait pratiquement sentir son souffle mortel caresser ses pommettes et sa main crochue et terrifiante se glisser dans sa poitrine et lui enserrer le cœur. » (page 123).

Gabriel, Zoé et leurs amis, Morgane, Ézéchiel et Thomas, vont se jeter dans l'aventure !

 

Nous sommes dans un univers magique (comme dans la série du célèbre Harry Potter) : la mère des deux enfants, Magalie, est guérisseuse, spécialiste des herbes médicinales ; le père, Max, est professeur, il étudie les créatures étranges et écrit des livres sur la magie (mais ils n'apparaissent pas dans ce tome) ; les professeurs portent des noms bizarres qui correspondent en fait à ce qu'ils sont (monsieur Lycantropus, madame Elfie, etc.) ; Zoé possède le don de les percevoir tels qu'ils sont et Gabriel possède aussi un don mais il ne le sait pas encore.

Bien sûr, une grande fille comme moi n'a pas eu peur de cette forêt maléfique et de ses créatures ( !) mais la série est destinée à un jeune public – à partir de 9 ans – et la peur monte en puissance sans être toutefois insurmontable car le plaisir de lire est tel que le lecteur est plongé dans ce monde magique et ne pense qu'à lire la suite !

Malenfer est donc une belle aventure mystérieuse un poil effrayante et une belle amitié qui plaira aux plus jeunes et leur permettra de s'identifier à un des personnages de ce roman bien agréable à lire (je l'ai lu d'une traite après une pause sans lecture).

De plus, les illustrations sont vraiment jolies et agrémentent parfaitement le récit.

À noter que ce roman a été écrit d'après des idées proposées par des enfants de CM1-CM2, c'est-à-dire de 9 à 11 ans, comme quoi on peut avoir des idées et « devenir écrivain » à tout âge !

Je me tiendrai assurément au courant pour lire la suite ! (d'ailleurs le tome 2 est annoncé pour avril 2015).

 

Une lecture pour les challenges 1 mois, 1 plume, 1 % de la rentrée littéraire 2014, Arche de Noé, Culture Geek 2015 (mon article à venir), Jeunesse & young adult # 4, Le mélange des genres (Fantasy).

 

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 14:45

Je vous souhaite une excellente année 2015 !

Qu'elle soit belle, douce, colorée, agréable !

Qu'elle soit pleine de joie et de bonheurs (petits et grands) !

Qu'elle nous apporte la santé et la réussite dans ce que nous entreprenons !

Et que nos meilleurs souhaits se réalisent !

Bonne année 2015 !

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Publié par Coccinelle - dans célébrer
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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 21:50

Bonjour à vous, chers visiteurs, fidèles ou occasionnels, de ce blog.

 

Vous avez bien remarqué que je traîne la patte depuis le début de l'année et que je ne suis pas très présente (c'est un euphémisme !) depuis la rentrée.

 

J'ai zappé plein d'événements bloguesques intéressants.

 

Je n'ai pas mis à jour mes challenges :

- je remercie particulièrement Michaël qui a finalement géré seul notre challenge Automne hongrois ;

- et je présente mes excuses à Lee Rony qui a bien participé au challenge Vietnam mais je n'ai pas (encore) mis à jour ses liens (pour les 10 autres participants, je ne sais pas, je n'ai pas reçu leurs liens ; d'habitude, je contacte par mail tous les participants pour demander leurs liens mais là, je n'ai pas eu la volonté de le faire...).

 

De plus, je n'ai pas donné mes liens pour les (nombreux) challenges auxquels je me suis inscrite (avec plaisir et entrain cependant) et je n'ai pas eu le temps de le faire durant ces quelques jours de vacances (peut-être le ferais-je début 2015 s'il n'est pas trop tard…).

 

Et je passe plus de temps à virer les spams qu'à répondre à vos commentaires (d'ailleurs, j'ai pas mal de retard…).

 

Pourtant aujourd'hui, c'est jour de fête : le blog fête ses 8 ans (eh oui !) et ce sont les festivités de fin d'année avec une belle année 2015 qui s'annonce (je l'espère !).

 

Mais voilà…

- manque de temps (un concours… raté, un examen professionnel… réussi, une formation… géniale, et la vie tout simplement !) ;

- manque de motivation (un article par jour, ça devient une corvée et puis j'ai l'impression que le blog ne me correspond plus vraiment…) ;

- et de petits problèmes de santé (je vous rassure, rien d'irréversible et je garde le moral !).

 

Alors, je mets le blog en pause, je ne sais pas pour combien de temps… Je préfère prévenir parce que je sais que c'est toujours triste quand un(e) blogueur/blogueuse disparaît de la circulation ! Beaucoup se posent des questions, s'inquiètent et je le comprends car j'ai ressenti ça aussi.

 

Je vais bien sûr honorer les SP (services de presse) que j'ai reçus ces derniers mois – même si je n'ai rien lu pendant plus d'un mois à cheval sur novembre et décembre (il y a des périodes comme ça, on n'y peut rien !) – et donc il y aura quelques articles prochainement.

 

Ensuite, je verrai si bloguer me manque (pour l'instant, pas trop !) et si je reprends (ou pas !) mais dans tous les cas, je vous tiendrai au courant. De toute façon, je reste sur FB (ça me divertit bien) et je voudrais visiter vos blogs plus souvent.

 

Mais, pour le moment, je vous souhaite de passer de belles fêtes de fin d'année et je vous donne rendez-vous demain pour les vœux (quand même !).

8 ans et…

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Publié par Coccinelle - dans célébrer vie du blog
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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 14:03

Bonjour à tous, je ne suis pas (du tout) présente sur la blogosphère ces dernières semaines mais je vous souhaite un Joyeux Noël et beaucoup de bonheur.

Joyeux Noël !

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Publié par Coccinelle - dans célébrer
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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 18:25

Petits oiseaux est un roman de Yôko Ogawa paru aux éditions Actes Sud en septembre 2014 (269 pages, 21,80 €, ISBN 978-2-330-03438-2). Kotori (2012) est traduit du japonais par Rose-Marie Makino-Fayolle.

 

Je remercie Oliver et Price Minister puisque j'ai reçu ce très beau roman dans le cadre de l'opération Les matchs de la rentrée littéraire 2014.

 

Je ne présente plus Yôko Ogawa car j'ai déjà lu La grossesse et L'annulaire.

 

Le monsieur aux petits oiseaux est mort… « Il vivait seul et son corps avait été découvert plusieurs jours après le décès. » (page 9).

Personne ne le connaissait vraiment… Qui contacter ?

Il y a longtemps, il s'occupait du poulailler et de la volière de l'école maternelle qui était auparavant un orphelinat.

Il avait découvert les oiseaux à l'âge de six ans grâce à son frère aîné.

Un frère aîné qui parlait dans une langue qu'il avait inventée, le pawpaw, et que personne ne comprenait à part les oiseaux et le petit frère.

« Quand ils avaient perdu leurs parents, son frère aîné avait vingt-neuf ans, lui vingt-deux. Depuis, ils avaient vécu seuls tous les deux. » (page 45).

Et pendant vingt-trois ans, les deux frères sont partis en voyage imaginaire, s'occupaient des oiseaux ou passaient leurs soirées en écoutant la radio.

« Tous les chants d'oiseaux sont des chants d'amour. » (page 65).

 

Le monsieur aux petits oiseaux est mort et, avec lui, c'est tout un monde qui disparaît. Une vie simple. Une époque de calme et de bonheur. Avec des choses immuables comme les sucettes de l'Aozora. Il y a beaucoup de douceur dans ce roman (l'auteur soigne ses personnages malgré la solitude qu'elle leur impose) mais aussi de la tristesse. Pourtant quel bonheur de lire ce beau roman poétique et de pouvoir s'approcher un peu de ces petits oiseaux !

« Les gens qui lisent des livres ne posent pas de questions superflues, ils sont paisibles… dit-elle sans lever les yeux. » (page 141).

Car dans Petits oiseaux, Yôko Ogawa écrit par petites touches, sensibles, délicates, et il n'y a pas le côté dérangeant de ses autres livres : je me suis laissée bercée par la vie de ses deux hommes qui ne laisseront qu'une petite trace comme deux petits oiseaux.

« […] tout le monde oubliant aussitôt son existence. » (page 215).

Un très beau roman assurément, et pour l'instant le plus beau que j'aie lu de Yôko Ogawa !

 

Une lecture pour les challenges 1 % de la rentrée littéraire 2014, ABC critiques 2014-2015 (lettre O), Animaux du monde, Écrivains japonais d'hier et aujourd'hui, Petit Bac 2014 (catégorie Animal) et Tour du monde en 8 ans (Japon).

 

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 15:02

Le best-seller de la rentrée littéraire est un roman d'Olivier Larizza paru aux éditions Andersen dans la collection Humour en septembre 2014 (227 pages, 17 €, ISBN 978-2-37285-004-9).

 

Je remercie Christa et les éditions Andersen de m'avoir envoyé ce roman drôle qui fait du bien !

 

Olivier Larizza est né en 1976 à Thionville (Lorraine). Il partage son temps entre Strasbourg (où il est chercheur en langues et littératures européennes) et la Martinique (où il est professeur de littérature anglaise). Il est auteur de romans, d'essais, de contes, de poèmes et d'une biographie sur Léonard de Vinci. Plus d'infos sur son site officiel et sur sa page FB.

 

Octave Carezza, Strasbourgeois de 37 ans, a quitté son poste de professeur de littérature comparée pour devenir auteur.

« Je m'appelle Octave Carezza et suis écrivain à plein temps. Enfin presque. J'ai réussi à développer une seconde activité en parallèle : l'angoisse de la page blanche. J'y consacre même pas mal d'énergie (c'est mon côté perfectionniste). Ce qui, en définitive, fait de moi un écrivain à mi-temps, dans le meilleur des cas. » (page 8, début du roman).

Octave est bien décidé à faire publier ses écrits et à rencontrer ses lecteurs ! Il s'inscrit même à une agence de rencontres un peu spéciale, Une lectrice nommée désir, dans le but de rencontrer des lectrices et parmi elles, l'âme sœur ?

« Un mardi après-midi, par une belle journée printanière, je marchais allègrement vers le parc de la Citadelle où m'attendais mon premier rendez-vous. Mon premier rencart avec la femme de ma vie. L'agence avait bien fait les choses […. » (page 20).

Mais, rien ne se passe jamais comme prévu ! Et en plus, le premier livre d'Octave ne se vend pas… L'auteur se console : « Les écrits dont on vit ne vivent pas. » (page 48) et se voit obligé, pour vivre, d'écrire des textes de commande.

« […] l'inspiration me fuyait. Peut-être la raison de mon blocage était-elle simplement à mettre sur le compte de la maturité : à trente-sept ans, à l'instar de Rimbaud, je touchais au crépuscule de mon génie méconnu. J'étais en fin de carrière. En bout de course. » (page 70).

 

À travers les dix chapitres de ce roman vraiment désopilant, Olivier Larizza fait le tour des relations d'un écrivain avec lui-même, avec ses lecteurs, la gente féminine, l'éditeur, les salons littéraires, les autres auteurs, et aussi avec l'angoisse de la page blanche, les personnages et l'œuvre qui s'écrit… ou pas !

Il cite tout au long de nombreux auteurs, toujours à propos, pas simplement pour faire bien.

« La littérature a encore de beaux jours devant elle, n'en déplaise aux Cassandre de tout poil ! » (page 138).

« Une chose est sûre : il faut sortir des sentiers battus : Hemingway se flingue avec le revolver Smith and Wesson que sa mère lui a envoyé par la poste avec un gâteau au chocolat. John Kennedy Toole s'enferme dans l'habitacle de sa bagnole après l'avoir relié au pot d'échappement par un tuyau d'arrosage ; il met le contact et s'asphyxie. Hemingway, Toole, voilà deux types qui débordaient d'imagination et avaient vu juste sur toute la ligne : on ne décède qu'une fois, alors autant faire en sorte qu'on s'en souvienne à vie. » (page 164).

Ce qu'il dit à propos des liseuses : « Grise mine et aussi sexy qu'un glaçon... » (page 142).

Deux mots étranges que je ne connaissais pas : catachrèse (page 158) est une figure de style qui détourne un mot (ou une expression) de son sens ; et épanadiplose (page 159) est une figure de style (ou de narration) qui reprend un même mot en début et en fin de proposition.

C'est sûr, Olivier Larizza a beaucoup de culture et d'humour ; il livre un très bon roman, vraiment drôle : j'ai éclaté de rire plusieurs fois. Mais les trois derniers chapitres (je les ai lus en une deuxième fois) m'ont fait moins rire. Pourtant il y a de très bons jeux de mots (« occis mort », « à la poste hériter »…). J'aurais peut-être dû lire le livre d'une traite.

 

En tout cas, un auteur et une nouvelle maison d'éditions à suivre !

 

Le mot de la fin à George Orwell : « Dans ces temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. » (page 324, extrait de 1984).

 

Une lecture dans les challenges 1 mois, 1 plume, 1 % de la rentrée littéraire 2014, ABC critiques 2014-2015 (lettre L) et Arche de Noé (ours sur la couverture).

 

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