23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 05:09

C'est qui la plus classe ? est un roman de Gérard Moncomble et Frédéric Pillot paru aux éditions Hatier Jeunesse dans la collection « Moi, Thérèse Miaou » en février 2013 (32 pages, 4,80 €, ISBN 978-2-218-95870-3).

 

Gérard Moncomble est l'auteur. Il est né le 19 mars 1951 à Auxi le Château (Pas de Calais). Il a étudié la philosophie et la sociologie. Il vit dans le Lot avec sa famille. Il écrit de la littérature jeunesse depuis 1984. Il écrit aussi des haïkus. Plus d'infos sur http://gerardmoncomble.com/.

 

Frédéric Pillot est l'illustrateur. Il est né le 2 août 1967 à Hayange (Moselle). Il a étudié les Arts décoratifs à Strasbourg (Alsace) où il vit avec sa famille.

 

Thérèse Miaou a faim et les humaines (maman et Suzanne) ne reviennent pas du supermarché... Ah, enfin, elles sont de retour ! Mais pourquoi n'ouvrent-elles pas le paquet de croquettes ? Elles veulent que Thérèse participe à un concours de beauté. « D'accord, je vais le faire, leur concours de dingues, mais par pitié, donnez-moi à manger ! » (page 7). Quelle horreur, les croquettes sont molles et immangeables... Diététiques, il paraît. C'est parce que Thérèse, pour participer au concours de beauté, est mise au régime. « Me voilà bête à concours. » (page 11). Heureusement Thérèse a trois supporters – non, pas maman, papa et Suzanne – mais trois matous qui pensent qu'elle a la classe et qu'elle est la meilleure. Sauf qu'il y a une autre participante... Néfertiti, une pimbêche ! Eh bien, Thérèse ne va pas se laisser faire : « Qu'on me brosse ! Qu'on me lustre ! Je veux être une reine de beauté ! » (page 18). Et le jour J...

 

Comme c'est drôle !

Bien raconté, bien dessiné, les jeunes – et les adultes sûrement aussi – vont adorer !

Une jolie surprise que cette collection ! J'ai bien envie de lire les autres titres.

En plus, Thérèse existe vraiment, c'est une belle minette noire et blanche qui vit avec l'auteur « et sa famille dans une grande maison à la campagne ».

 

Une lecture agréable et divertissante pour les challenges Animaux du monde (chats), Bookineurs en couleurs (couverture rouge), Cent pages et Totem (chat).

 

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 04:23

 

Hommage à Ray Manzarek...

 

12 février 1939 (Chicago, États-Unis) - 20 mai 2013 (Rosenheim, Allemagne)

 

Cofondateur (avec Jim Morrison) du groupe The Doors dont il était le claviériste.

 

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Publié par Coccinelle - dans musique rock
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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 05:05

Un prince à croquer – 1 : Entrée est une bande dessinée de Patricia Lyfoung parue aux éditions Delcourt en avril 2012 (48 pages, 10,95 €, ISBN 978-2-7560-2212-3).

 

Patricia Lyfoung est née le 18 décembre 1977 à Villeneuve la Garenne (Hauts de Seine). Elle dessine depuis toujours et a étudié l'animation aux Gobelins mais ce qu'elle préfère, c'est la bande dessinée.

Déjà lu d'elle : les cinq premiers tomes de La rose écarlate, sa première série.

Plus d'infos sur Pelote de Phil à Pat (le site de Patricia Lyfoung, Philippe Ogaki et le lapin, Pelote), sur DeviantArt et sur Banana Rabbit (le blog de Pépito, le lapin, ça doit être un autre, avec les squatteurs, Patricia Lyfoung, Philippe Ogaki et Mina, le bébé).

 

Quoi ! Vous ne connaissez pas le Royaume de Dulime ? C'est un petit royaume aux frontières française, suisse et allemande. Il est gouverné par le Roi Robert IV et la Reine Jessica. Leur fils, le Prince héritier Nicolas, est un beau jeune homme de 25 ans et, selon les rumeurs, il serait fiancé avec une jeune Américaine. En fait, c'est sa mère qui a tout prévu pour le marier à Gwladys Jefferson.

Pendant ce temps-là, au restaurant Le Petit Pois (le plus grand restaurant de Paris), Margot et Cyril obéissent au Chef Legrand, considéré comme le plus grand cuisinier du siècle.

Le lendemain, profitant du départ de Charlie, son garde du corps, le Prince Nicolas se cache dans sa voiture et arrive à Paris (son rêve : voir la Tour Eiffel). Charlie demande à sa sœur, Margot si elle peut héberger un ami à lui et comme la dernière colocataire est partie, la jeune cuisinière accepte. Mais Nicolas doit rester incognito et se fait appeler Noa (pour Nicolas Oscar André). La rencontre entre Margot et Noa ne se passe pas comme Charlie l'avait imaginée...

La cohabitation démarre difficilement mais Noa est ravi d'apprendre autant de nouvelles choses ! Jusqu'à ce qu'il mette le feu à la cuisine de l'appartement... Pour se venger, Margot le fait embaucher comme plongeur au restaurant.

Évidemment, comme le Prince Nicolas a disparu depuis plusieurs jours, ses parents le font activement rechercher.

 

Malgré sa jeunesse et l'ouverture d'esprit de ses parents, le Prince Nicolas est cloîtré dans le château et doit épouser une inconnue... Il rêve d'évasion, d'aventure et saute sur la première occasion de quitter le royaume ! Les personnages sont charmants, l'histoire l'est autant et les dessins de Patricia Lyfoung (entre bande dessinée européenne et manga qui l'influence beaucoup) sont réussis. Un brin de naïveté pour Nicolas, un brin de méchanceté pour Margot et un peu plus de légèreté que dans La rose écarlate, voici un conte de fée moderne, drôle et sentimental qui se termine trop vite mais qui donne envie de bien manger et de lire le tome 2 ! Un prince à croquer – 2 : Plat paru le 8 mai 2013.

 

Une bande dessinée dans les challenges Lire sous la contrainte (pour croquer, verbe à l'infinitif) et Royal (pour prince).

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Publié par Coccinelle - dans bande dessinée
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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 18:57

Suite aux Liebster Awards dans lesquels j'ai conseillé Voler ! du moine Jaeyeon (paru aux éditions Philippe Picquier en juin 2009) à Syl (question 11), à Lili (question 3), à Hérisson (question 11) et aux commentaires sur ces articles, il a été décidé que ce roman deviendrait une lecture commune dans le cadre du Printemps coréen.

Vous pouvez participer à la lecture commune même si vous n'êtes pas inscrits au challenge, mais comme ce challenge se termine le 20 juin, votre note de lecture de Voler ! devra paraître le 20 juin.

 

Les participants à cette lecture commune

1. Coccinelle de La culture se partage --> sa note de lecture.

2. Lorence de Au Phil de Lo --> sa note de lecture.

3. Lili de La petite marchande de prose --> sa note de lecture.

4. Syl de Thé, lecture et macarons ?

 

Qui d'autres ?

 

Pour voir si ce court (156 pages) roman illustré vous intéresse, vous pouvez lire 16 pages au format pdf sur sur le site de l'éditeur.

 

Et voici le pitch de l'éditeur :

« Un caneton maigrichon avait au cœur l'espoir de voler un jour. Pourquoi ne volait-il pas, malgré ses ailes ?

Par cette question aussi simple et déroutante qu'un kôan zen, le moine bouddhiste Jaeyeon nous entraîne dans un voyage à la découverte de nous-même. Car le canard, héros de cette histoire, avec sa petite vie tranquille faite d'habitudes et d'obéissance aux règles de sa société, c'est vous et moi. La question est de savoir s'il faut se contenter de vivre comme un canard domestique ou choisir de poursuivre son rêve, fût-ce au prix de grands tourments.

En suivant les aventures de ce petit canard qui découvre les splendeurs de la nature, vous vous surprendrez à réfléchir à la relation que chacun entretient avec le reste de l'univers, à la difficulté de vivre en gardant son rêve enfoui en soi et à la force mystérieuse de l'amour et de l'amitié.

Et si, après avoir lu ce livre, vous réussissez à faire s'envoler l'oiseau qui est en vous, vous vous serez approché de la sagesse. »

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Publié par Coccinelle - dans lecture
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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 04:22

Je remercie Evalire de m'avoir décerné un Liebster Award. Je suis ravie d'être appréciée et récompensée mais j'espère que c'est le dernier car c'est le septième ! Je vais de nouveau alléger la procédure...

 

Les 11 choses sur moi

JOKER !

Vous avez déjà de quoi méditer avec les Liebster Award de Syl, Liebster Award de Lili, Liebster Award de Faelys, Liebster Award de Mo', Liebster Award de Hérisson et Liebster Award d'Olivia !

 

 

Les 11 questions d'Evalire

1. Ton livre préféré quand tu étais enfant ?

Je ne me rappelle plus du titre mais c'était un album illustré avec des animaux.

2. Est-ce que tu aimes lire à voix haute ? Pourquoi ?

Pas trop... Parce que c'est fatiguant d'entendre sa voix ! Mais, de temps en temps, c'est bien, pour le rythme.

3. Imagine le titre d'un livre que tu aimerais écrire ?

Ce serait un livre plutôt fantastique alors peut-être « Le monde merveilleux des chats verts » ou « Au pays des chats rouges ».

4. Évoque un souvenir avec tes grands-parents ou une personne âgée.

Faire de la pâtisserie.

5. Quelle est la qualité indispensable pour devenir ton ami ?

Rester naturel (et ne pas avoir de gros défauts genre bête et méchant).

6. Parmi les cinq sens, lequel est le plus important ?

La vue ! Mais s'ils existent, c'est qu'ils sont tous importants.

7. Que recherches tu pendant tes vacances ?

Si je reste chez moi : du repos !

Si je voyage : du dépaysement, du contact avec les autochtones et découvrir la gastronomie, la culture.

8. As-tu choisis ton métier et est ce que tu l'apprécies ?

Plus ou moins et il me convient.

9. Quels sont tes loisirs en plus de la lecture ?

Prendre des photographies (et filmer depuis que j'ai ma tablette), cuisiner, découvrir plein de choses.

10. Propose un dicton.

Là où il y en faut, point trop n'en faut !

11. Qu'est ce que tu aimes dans la blogosphère ?

Le partage, l'échange et les contacts (virtuels ou réels).

 

Les 11 nouveaux nominés sont... (par ordre alphabétique de pseudo)

1. Alice de Ça sent le book

2. Bykiss / Charline de Charabistouilles

3. Caroline de Cinquième de couverture

4. Charlotte de Gwordia

5. Denis de Le lecteur débridé

6. Julien de Naufragés volontaires

7. Laety de La caverne aux livres

8. Loesha de Geekette

9. Marinette de Les lectures de Marinette

10. Martine de Les lectures de Martine

11. Tiphanie de Notes de lectures

J'espère que vous découvrez encore de nouveaux blogs !

 

Et les questions auxquelles ils doivent répondre, en plus des 11 choses à dire sur eux, sont les mêmes que celles que j'ai posées pour les précédents Awards (linkés ci-dessus).

Trois questions sur le blog :

1. Ton blog, quand et pourquoi t'es-tu lancée ?

2. As-tu changé de plate-forme en cours de route ou prévois-tu de le faire et pourquoi ?

3. Penses-tu que ton blog existera encore dans quelques années ?

Trois questions sur les goûts du moment :

4. Ton livre préféré en ce moment ?

5. Ton film préféré ou ta série préférée en ce moment ?

6. Ton artiste préféré ou ta chanson préférée en ce moment ?

Trois questions sur la vie :

7. Quel serait le menu du repas si tu m'invitais ?

8. Préfères-tu la vie rurale ou la vie citadine et pourquoi ?

9. Où passeras-tu tes prochaines vacances ?

Et deux questions plus persos :

10. Si tu étais une couleur ?

11. Si tu étais un animal ?

 

Bon week-end à tous !

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 05:11

Voici la 101e édition de Des mots, une histoire et la liste des mots récoltés par Olivia : capturerimagesonévasionalarmedangerrougecoquelicotmesdamesmessieurshommefaiblesseâmegris(e)ombredoutemétaphysiquecollègeprofesseur. Ils sont en couleur dans mon texte.

 

...

Oui, je suis professeur de dessin dans un collège et de philosophie spécialisé dans la métaphysique dans un lycée, et Colette était une de mes élèves.

« Gentil coquelicot, mesdames, gentil coquelicot, messieurs... », voici ce qu'elle fredonnait lorsque je l'ai croisée au bord de la rivière en ce soir de début septembre.

...

Oui, pour moi, la photographie est une évasion et j'ai capturé son image avec son accord, et mes photos sont les dernières preuves d'elle en vie mais je ne l'ai pas tuée, non !

...

J'aurais dû deviner le danger, sentir une alarme résonner en moi, j'aurais dû la raccompagner chez elle et elle serait en vie et je ne serais pas un de vos suspects !

Je ne suis qu'un homme, avec mes faiblesses, mais jamais je n'aurais fait de mal à une jeune fille ou à qui que ce soit ! Je suis innocent ! Mon âme n'est pas grise ! La seule ombre à mon tableau est que je l'ai laissée partir au lieu de la ramener chez elle, mais elle passait toujours par là pour rentrer chez elle et elle n'avait jamais eu de problème, et voilà, le pire est arrivé... Mais ce n'est pas moi, je n'ai rien fait ! Combien de fois devrais-je vous le dire ?

...

Oui, j'ai eu un doute à un moment, lorsque j'ai entendu un son bizarre, comment dire... un corps qui tombe... Et puis un cri... Plutôt un gémissement, étouffé. Je me suis retourné et j'ai couru dans la direction qu'elle avait prise, mais c'était trop tard. Oh mon Dieu, tout ce sang, tout ce rouge, non ! Non ! Non ! Pitié, laissez-moi tranquille !

...

« Chef, venez, vite, l'autre suspect vient d'avouer ! »

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 04:34

Encore un Liebster Award ! Celui d'Olivia que je remercie bien sûr mais je vais alléger la procédure car ça devient trop long de dire 11 choses sur soi, de répondre à 11 questions et d'inventer 11 autres questions pour nominer 11 autres blogs. Vous pouvez déjà découvrir plein de choses sur moi dans les Liebster Award de Syl, Liebster Award de Lili, Liebster Award de Faelys, Liebster Award de Mo' et Liebster Award de Hérisson !

 

Donc les 11 choses sur moi : JOKER !

 

Les 11 questions d'Olivia

1. Aimes-tu les prises de sang ?

Pas trop mais je n'en fais vraiment pas souvent alors je n'y pense pas.

2. Auteur de polar/thriller/horreur préféré ?

Je pencherais plutôt vers les auteurs classiques comme Agatha Christie ou Arthur Conan Doyle ou Maurice Leblanc : ils sont soft, tu dois être déçue... Récemment j'ai découvert Keigo Higashino (Japon) et Björn Larsson (Suède) qui sont plutôt littéraires. Si tu veux du gore, j'ai lu deux ou trois romans de l'Anglaise Mo Hayder qui m'ont scotchée, et en France il y a Karine Giebel qui ne fait pas dans la dentelle. En fait je ne peux pas aimer un seul auteur, j'aime la diversité !

3. Voudrais-tu connaître le jour de ta mort ?

Non, certainement pas ! Je sais que tu as des supers pouvoirs mais je ne veux pas que tu me le dises !

4. As-tu eu une période « je ne m'habille qu'en noir » ?

Bah, oui, à l'adolescence mais ça n'a pas duré longtemps car j'aime trop les couleurs !

5. Noyade ou pendaison ?

Quelle horreur, ni l'une ni l'autre ! Mourir sereinement dans mon lit, dans longtemps, sans souffrir me convient mieux.

6. Pourrais-tu correspondre avec un tueur en série emprisonné ?

Non, je ne saurais pas quoi lui écrire et j'aurais trop peur qu'il écrive des horreurs.

7. Décapitation ou immolation ?

Encore pire que la questions 5 ! Ni l'une ni l'autre. Il me semble que l'immolation, c'est beaucoup de souffrance...

8. Combien de cicatrices as-tu ?

Lesquelles ? Les cicatrices visibles sur le corps ou les cicatrices de la vie ? Plusieurs !

9. As-tu déjà eu envie de tuer quelqu'un ?

Peut-être, oui, les bêtes et méchants, emmerdeurs, dictateurs...

10. L'as-tu fait ? (si tel est le cas, c'est à la police qu’il faut le dire, hein !)

Non, ça se saurait ! (tu veux m'envoyer en prison ? Ah oui, j'ai compris, tu cherches un tueur en série avec qui correspondre !).

11. As-tu envie de m'étrangler pour ces questions idiotes (tu peux dire oui) ?

Meuh non, pas du tout, d'ailleurs elles ne sont pas si idiotes que ça !

 

Les 11 nouveaux nominés sont... (par ordre alphabétique de pseudo)

1. Céline de Mon univers des livres

2. Gaëlle de Itzamna

3. Gromovar de Quoi de neuf sur ma pile

4. Hannibal de Hannibal le lecteur

5. Lelf de Imaginelf

6. Loizo de Les hirondelles savent lire

7. Lucie de Les facéties de Lucie

8. Petit rat de bibliothèque de Topobiblioteca

9. Tamara de TamaCulture

10. Val de Les quotidiennes de Val

11. Violette de Les humeurs de Violette

J'espère que vous découvrez de nouveaux blogs !

 

Et les questions auxquelles ils doivent répondre, en plus des 11 choses à dire sur eux, sont les mêmes que celles que j'ai posées pour les précédents Awards (linkés ci-dessus).

Trois questions sur le blog :

1. Ton blog, quand et pourquoi t'es-tu lancée ?

2. As-tu changé de plate-forme en cours de route ou prévois-tu de le faire et pourquoi ?

3. Penses-tu que ton blog existera encore dans quelques années ?

Trois questions sur les goûts du moment :

4. Ton livre préféré en ce moment ?

5. Ton film préféré ou ta série préférée en ce moment ?

6. Ton artiste préféré ou ta chanson préférée en ce moment ?

Trois questions sur la vie :

7. Quel serait le menu du repas si tu m'invitais ?

8. Préfères-tu la vie rurale ou la vie citadine et pourquoi ?

9. Où passeras-tu tes prochaines vacances ?

Et deux questions plus persos :

10. Si tu étais une couleur ?

11. Si tu étais un animal ?

 

Bonne journée à tous !

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 07:54

Kyoko est un roman de Ryû Murakami paru aux éditions Philippe Picquier en janvier 1997 (212 pages, 120 F, ISBN 2-87730-287-3). Kyoko (1995) est traduit du japonais par Corinne Atlan.

 

Ryû Murakami (son prénom complet est Ryûnosuke) est né le 19 février 1952 à Sasebo (préfecture de Nagasaki sur l'île de Kyûshû). Il a étudié le Design à l'université d'art de Musashino à Tokyo. Il est romancier, scénariste et réalisateur. Ses romans les plus connus en France sont Bleu presque transparent (1976), Les bébés de la consigne automatique (1980), 1969 (1987), Miso soup (1997) et Love & pop (2009).

 

Kyoko a 4 ans lorsque ses parents meurent dans un accident de voiture. Elle est élevée par un oncle et une tante qui s'occupent bien d'elle mais elle a toujours gardé une tristesse en elle. Tous les matins, en allant à l'école, elle passait devant les barbelés d'une base américaine et un jour, à l'âge de 8 ans, elle a rencontré José. Pendant 5 mois, il lui a appris à danser puis il est reparti à New York en lui laissant une adresse mais elle ne lui a jamais écrit. Plus tard elle est devenue chauffeur de poids lourds et a économisé de l'argent pour aller à New York. C'est maintenant, en ce mois d'avril, elle a 21 ans et elle veut revoir José. Elle rencontre Ralph, un jeune noir qui conduit la limousine de son patron.

 

L'originalité de ce roman est qu'il est polyphonique : chaque chapitre est raconté soit par Kyoko soit par les personnes qu'elle rencontre et qui sont de différentes origines, noires américaines, cubaines, dominicaines, Delaware... Il y a Ralph Biggs qui va d'abord abuser de sa naïveté pour la conduire à fort prix dans New York, Jorge Díaz qui va lui apprendre que José est d'origine cubaine, Pablo Cortés Alfonso qui va lui mentir en lui faisant croire que José est mort, Sergio Bustamante l'infirmier bénévole, etc., jusqu'à Alicia Fernando Martínez la vieille mère de José. Et puis il y a José, malade, en fin de vie, qui a perdu la mémoire et qui croit qu'il était un grand danseur et que Kyoko est une fan.

 

« […] je me rappelle bien le José que j'ai connu petite, mais le José d'aujourd'hui, je ne sais rien de lui, je n'ai pas le sentiment de sa réalité. » (page 65).

« Ces petits chaussons d'enfant que je ne peux plus enfiler depuis longtemps, si usés que les lettres de mon nom ont commencé à s'effacer. Un grillage de barbelés et ces chaussons de danse : symboles de toute mon existence. » (page 72).

« Ce n'était certainement pas simple de parcourir les neuf cents miles de New York à Miami, avec un sidéen en phase terminale. Mais la volonté de Kyoko était inébranlable. » (page 92).

« Le futur, c'est perdre ce qu'on possède maintenant, et voir naître quelque chose qu'on en possède pas encore. » (page 135).

 

Je me rappelle avoir lu Les bébés de la consigne automatique à sa parution en France (1996) mais je n'en garde pas un souvenir impérissable et je n'avais jamais relu cet auteur. Mais c'est l'auteur du mois de mai pour le challenge Écrivains japonais d'Adalana alors j'ai été soulagée de trouver un roman qui selon l'auteur est un « roman sans drogue, sans violence et sans sexe, sur la renaissance et l'espoir. » (4e de couverture). Bon, il y a quand même la violence de la maladie (le sida) et des réactions des gens (ça se déroule en 1995) et une tentative de viol donc tout n'est pas tout rose dans ce roman.

Mais il est humain, sensible et il montre aussi la force de Kyoko qui malgré sa jeunesse est forte, et si elle est forte, c'est grâce à José et à la danse. Et puis c'est un road movie intéressant à travers les États traversés (côte Est des États-Unis, de New York à Miami) et la mentalité des gens, même si elle a évolué depuis bientôt vingt ans. À noter qu'en 2000, l'auteur a réalisé un film avec Saki Takaoka dans le rôle de Kyoko.

 

Une lecture que je mets également dans les challenges Des livres et des îles (l'auteur est de Kyûshû, Japon, et Kyoko va partir à Cuba) et Petit Bac 2013 (catégorie Prénom).

 

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 04:27

Encore récompensée et taguée, cette fois-ci par Hérisson. Merci Hérisson ! C'est le 5e Liebster Award que je reçois en moins de deux semaines ! Bien sûr c'est un honneur mais c'est long de trouver 11 choses – si possible inédites – à dire sur soi, de répondre à 11 questions et de nominer 11 blogueurs ! Mais je suis disciplinée alors j'y vais !

 

Les 11 choses sur moi

J'ai déjà dit énormément de choses dans les précédents awards [award 1, award 2, award 3, award 4] et je suis à court d'idées alors... JOKER !

 

Les 11 questions de Hérisson auxquelles je dois répondre

1. Pourquoi avoir choisi ce titre pour ton blog / ce pseudo ?

Tout simple : je voulais parler de culture (même si la lecture a pris de plus en plus de place ces dernières années) et je voulais découvrir et partager !

2. Quel livre as-tu le plus relu ?

Je relis très, très peu... Parfois des bandes dessinées...

3. Le premier livre lu tout seul dont tu te souviennes ?

Alors là ? C'est si loin... Peut-être un album illustré, ou un Oui-Oui, ou un Jojo Lapin...

4. Une adaptation ciné qui t'a plus plu que le livre ?

L'étrange histoire de Benjamin Button, réalisé par David Fincher : le livre est une nouvelle, c'est court et il n'y a pas grand chose...

5. Si les zombies débarquent, que fais-tu en premier ?

Je m'enferme chez moi (c'est à l'étage), en espérant avoir assez à boire et à manger pour survivre, j'attends les secours (par hélicoptère, ça devrait le faire, non ?) et je sauve aussi mes chats.

6. Que fais-tu quand tu termines un livre ?

Je ne sais pas trop, c'est assez vague... Parfois je suis triste qu'un livre soit fini... En tout cas, je le pose ensuite à côté de l'ordinateur pour faire ma note de lecture au propre et la publier sur mon blog.

7. As-tu déjà écrit un roman, une nouvelle, un projet de fiction ?

Oui, de courts romans (ou plutôt des ébauches, genre début et fin), des nouvelles (j'en publie d'ailleurs dans les ateliers d'écriture auxquels je participe), un peu de poésie aussi mais je ne voudrais pas être publiée par un éditeur.

8. La dernière photo que tu as prise ?

Une photo de mes matous !

9. Chez toi la déco c'est plutôt ?

Je ne suis pas une fondue de déco et de design... Chez moi, c'est plutôt joyeux (jaune, bleu) et pas trop chargé (sauf les bibliothèques qui sont pleines de livres !).

10. Tu écris comment à la main ? Patte de mouche, arrondi, pressé... ?

Déjà, j'écris gros ! Ensuite, c'est vrai que je presse pas mal ! Mes lettres sont plutôt arrondies, avec de beaux angles comme pour le A majuscule par exemple, mais sans fioritures, et j'essaie d'écrire de belle façon pour que mon écriture soit correctement lisible, par moi à la relecture et par les autres.

11. J'adore l'idée de Syl, que je copie honteusement : propose-moi une lecture commune. Pas de date pour le moment, juste un titre et on verra bien !

Alors, je vais te répondre la même chose que pour Syl ! Je lui ai proposé Voler !, du Moine Jaeyeon paru en juin 2009 aux éditions Philippe Picquier, un livre magnifiquement illustré. Comme tu aimerais voler, je suis sûre que ce livre va te plaire ! J'ai prévu de le lire avant le 20 juin car je veux le mettre dans mon challenge, Printemps coréen et, malgré le fait qu'il y ait ce délai, serais-tu partante pour une lecture commune ?

 

Les 11 nouveaux nominés sont... (par ordre alphabétique de pseudo)

1. Akialam de Akialam

2. Ambroisie et Skelarh de Kezaco du livre

3. Cryssilda de Voyager... Lire...

4. Heide de À fleur de mots

5. Marc de Journal d'un écrivain

6. Marie de Rêves de lecture

7. Matilda de Raisons et sentiments, et Caprices

8. Nina de Reading in the rain

9. Sarawasti de Orient express

10. Val de Val aime les livres

11. Vashta Nerada de We are all stories in the end...

J'espère que vous découvrez de nouveaux blogs !

 

Et les questions auxquelles ils doivent répondre, en plus des 11 choses à dire sur eux, sont les mêmes que celles que j'ai posées pour le premier award, le deuxième award, le troisième award et le quatrième award.

Trois questions sur le blog :

1. Ton blog, quand et pourquoi t'es-tu lancée ?

2. As-tu changé de plate-forme en cours de route ou prévois-tu de le faire et pourquoi ?

3. Penses-tu que ton blog existera encore dans quelques années ?

Trois questions sur les goûts du moment :

4. Ton livre préféré en ce moment ?

5. Ton film préféré ou ta série préférée en ce moment ?

6. Ton artiste préféré ou ta chanson préférée en ce moment ?

Trois questions sur la vie :

7. Quel serait le menu du repas si tu m'invitais ?

8. Préfères-tu la vie rurale ou la vie citadine et pourquoi ?

9. Où passeras-tu tes prochaines vacances ?

Et deux questions plus persos :

10. Si tu étais une couleur ?

11. Si tu étais un animal ?

 

Bonne journée à tous !

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 04:23

Les poètes morts n'écrivent pas de romans policiers est un roman policier de Björn Larsson paru aux éditions Grasset en octobre 2012 (491 pages, 22 €, ISBN 978-2-246-78452-4). Döda poeter skriver inte kriminalromaner (2010) est traduit du suédois par Philippe Bouquet en collaboration avec l'auteur.

 

Björn Larsson est né en 1953 à Jönköping en Suède. Il est Maître de conférences en français à l'université de Lund, traducteur (danois, anglais, français), philologue, critique, romancier et navigateur chevronné. En 1995, Le cercle celtique a reçu le prix Corail du meilleur livre maritime et en 1999, Le capitaine et les rêves a reçu le prix Médicis étranger.

 

Karl Petersén, « directeur littéraire de la vénérable maison d'édition Arnefors et Fils », annonce à ses collaborateurs, « les fidèles Sund et Berg », qu'il a réussi à convaincre le célèbre poète, Jan Y Nilsson, à écrire un roman policier. Il a déjà un manuscrit, auquel il ne manque que la fin, « une cinquantaine de pages, tout au plus » et l'engagement définitif. Le contrat doit être signé le lendemain soir sur le bateau de pêche, le Mademoiselle Ti, à Helsingborg, et les droits ont déjà été vendus à une dizaine de confrères étrangers de confiance. « Mais, attention, rien ne doit filtrer avant la publication, qui aura lieu dans plusieurs pays européens simultanément. » (page 13).

En fait, Petersén n'est pas sûr et certain que Jan Y signera le contrat... Il a écrit un excellent roman policier mêlant politique et finances, L'homme qui n'aimait pas les riches, mais il hésite encore... Il a des scrupules, il pense aux critiques, à ses lecteurs... Il faut dire qu'il a décidé de se consacrer à la poésie à l'âge de 16 ans, qu'il a galéré, qu'il a été renié par son père, que sa mère en est morte de chagrin... Mais il reste intransigeant car la poésie est un art qui consiste à « rendre le monde visible » (page 19). Alors « Jan Y Nilsson, auteur de polar ! Cette simple pensée lui donnait des frissons dans le dos. Comment avait-il pu céder aux instances de Petersén ? » (page 23) cependant « Malgré ses réticences envers le roman policier, il avait trouvé son sujet dès le départ, et son cerveau s'était mis bientôt au travail malgré lui. » (page 27). Mais lorsque Petersén arrive le soir du mardi 6 février à bord du bateau, avec une bonne bouteille de Champagne, Jan Y est pendu dans le bureau aménagé, une bouteille de Champagne est entamée sur la table et un verre est brisé sous le corps...

Martin Barck, ancien de la Criminelle, maintenant commissaire de la Police maritime – poète à ses heures perdues : « On ne devenait pas poète parce qu'on avait du succès auprès du public, on l'était de corps, d'esprit et d'âme. » (page 62) – est appelé sur le lieu du crime. Oui, parce qu'il s'agit bien d'un meurtre, et pas d'un suicide comme il l'a pensé au début. « Je ne comprends pas qui a pu avoir l'idée de le tuer. On n'assassine pas les poètes. Ils se suicident. » (page 112).

Les premiers suspectés par le commissaire sont Karl Petersén, Anders Bergsten, le meilleur ami du poète, auteur de romans policiers, Tina Sandell, infirmière de nuit, et « compagne » du poète, et Axel Johnson, docker à la retraite que Jan Y voyait tous les jours près de son bateau.

 

Quelques phrases sur l'édition, la littérature, les écrivains et l'amour

« De toute façon, l'éditeur veillera à ce qu'il rentre dans ses frais. Le danger n'est pas là : c'est plutôt de décevoir les lecteurs ! Publier à grand renfort de publicité des livres qui ne sont pas à la hauteur, c'est saper la confiance du public et, au bout du compte, creuser notre propre tombe. » (Karl Petersén, page 9).

« Le polar ou le fantastique sont aussi respectables que la poésie ou le roman. » (Karl Petersén, page 9).

« […] presque tous les criminels de la littérature policière suédoise avaient connu une enfance difficile, été victimes de mauvais traitement et d'abus sexuels, eu des parents divorcés qui en plus étaient alcooliques ou toxicomanes. Ce n'était sans doute pas un hasard : parfois il semblait que l'écrivain suédois, pour être pris au sérieux, se devait de raconter sa jeunesse malheureuse. Meurtres, traumatismes infantiles, alcoolisme et cuites sous toutes ses formes, le tout pimenté d'une bonne dose d'angoisse, telle était la spécialité de la littérature suédoise. » (Anders Bergsten, pages 39-40).

« La littérature était devenue un produit de consommation, avec date de péremption, comme la viande et les légumes des supermarchés. Même les bibliothèques avaient commencé à faire le ménage sur leurs rayonnages pour privilégier les nouveautés que tout le monde lisait. » (Karl Petersén, page 118).

« Il y avait toujours quelqu'un qui ne faisait pas comme les autres, qui était l'exception à la règle et allait à contre-courant. […] Il fallait entretenir un contact direct avec la réalité, sous un angle nouveau, sans avoir tout rangé selon les clichés habituels. C'était la fidélité absolue à l'expérience personnelle qui était en jeu. » (Jan Y Nilsson, page 157).

« L'amour, se dit-il avant de s'endormir, était un port où on savait qu'on pouvait s'amarrer en toute sécurité, tandis que les déferlantes se ruaient à l'assaut des jetées et que les rafales secouaient le gréement. Ou un alizé, un souffle constant, puissant. Ou un somnifère... sans effets secondaires. » (Martin Barck, page 253).

« […] une maison d'édition sans bons écrivains n'était qu'une coquille vide. » (Karl Petersén, page 385).

 

J'ai craqué sur le titre et la quatrième de couverture m'a convaincue : il me fallait lire ce livre ! Et je n'ai pas été déçue, je l'ai dévoré !

Il y a dans ce roman de nombreuses références sur la littérature, la poésie, la peinture (surtout suédoises et françaises) et même des événements politiques ou historiques mais toutes ces références n'alourdissent pas le récit : je n'ai pas pu lâcher ce roman ! Je l'ai lu d'une traite (une bonne partie de la nuit) et j'ai passé un très agréable – et enrichissant – moment de lecture.

Ce roman, en plus d'être un excellent roman policier un peu atypique, se révèle être une méditation sur la place du poète et du romancier dans la société, une critique du journaliste et une réflexion sur l'utilité du critique littéraire.

J'ai repéré, page 214, un hommage au « commissaire Wallander, de la police d'Ystad » que tous les fans de romans policiers (pas seulement suédois) connaissent.

J'ai aussi repéré, page 364, un clin d'œil à « un manuscrit d'un débutant qu'ils avaient reçu quelques jours plus tôt et qui n'était pas sans qualités, même assez bon. Ce roman, travail de fin d'études à l'école d'écriture de l'université de Lund, se présentait lui aussi comme une sorte de roman policier, mais à caractère historique, et mettait en scène un employé de maison d'édition acceptant à contrecœur, après son départ à la retraite, de corriger un roman d'un écrivain avec lequel il avait collaboré auparavant. Or, le contenu controversé du livre l'entraînait dans toutes sortes de complications et l'exposait à certains dangers. » (page 364). Je l'ai lu ce roman ! Il est excellent ! C'est Le faux ami, de Henrik B. Nilsson (remarquez le nom de l'auteur), un gros coup de cœur de 2010.

Et lorsque le commissaire Barck lit le manuscrit dont il a exigé une photocopie, le lecteur profite du début du roman de Jan Y (pages 225 et suivantes), pas mal le coup du roman dans le roman.

Il y a de très bonnes choses partout dans ce livre et j'aurais pu relever encore d'autres extraits, par exemple le dialogue entre Anders Bergsten (l'auteur de romans policiers) et Martin Barck (le commissaire) page 161. Mais je voudrais que vous connaissiez un peu la poésie qui peuple ce roman.

 

Un poème de Jan Y Nilsson

« Je t'aime

voilà c'est dit.

Mais qu'ai-je dit

en te disant je t'aime ?

J'ai dit je

J'ai dit tu

J'ai dit aime.

Mais le chemin entre les deux

l'ai-je parcouru

avec toi ?

Je t'aime

mais qu'ai-je fait pour ce verbe

trop grand pour moi

comme des habits de fête

qui ne sortent pas le dimanche

des chants

qui raclent au fond de la gorge

des pas qui trébuchent

aux frontières de la danse ?

Je t'aime

et je suis là

le verbe ballant au bout de mes bras

ne sachant plus que faire de mes mains

ni où les mener. »

(pages 176-177).

 

Un autre poème de Jan Y Nilsson (lu à son enterrement)

« Donne-moi des livres

qui finissent bien

à défaut de romans

peut-être des poèmes

à défaut de poèmes

peut-être un quatrain

à défaut d'un quatrain

peut-être un seul vers.

Donne-moi un amour

qui finisse bien

le vôtre s'est échappé

le vôtre a laissé la porte ouverte

à ses fantômes

Tristan et Iseult

Roméo et Juliette

Henri et Yvonne

papa et maman

à jamais réunis

à jamais séparés. »

(pages 268-269, le poème continue sur encore 3 pages).

 

Et je voudrais finir avec « La poésie est capable de tout bouleverser. » (Niklas Schiöler, universitaire à Lund, page 408).

 

Une lecture que je prends un grand plaisir à mettre dans les challenges 1 % de la rentrée littéraire 2012, Thrillers et polars, et surtout Défi scandinave, Tour du monde en 8 ans et Voisins voisines 2013 tous les trois pour la Suède.

 

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