19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 10:29

Dans le cadre du Printemps coréen, je voulais vous faire découvrir un peu de musique coréenne car il y a deux chanteuses que j'apprécie beaucoup. La première est Kim Jung Mi. (La deuxième, ce soir).

Dans les années 1970, le rock coréen est au top, en particulier grâce à Shin Jung Hyun (신중현), compositeur, guitariste, producteur, arrangeur et pionnier du rock psychédélique en Corée du Sud. Les deux artistes féminines dont je vais parler sont effectivement classées en rock-folk psychédélique. Dans la deuxième moitié des années 70, certaines chansons, considérées comme bruyantes et subversives, ont été interdites.

 

Kim Jung Mi (김정미) est née le 23 avril 1953 et ses deux albums datent de 1973.

Now contient 10 titres extraordinaires : Haenim ; Wind ; Spring ; Unknowingly ; Blow spring breeze ; Your dream ; Beautiful rivers ; Lonely heart ; It's raining ; Ganadaramabasa. Vous pouvez écouter les 30 premières secondes de chaque titre (et acheter l'album !) sur Light in the attic records.

Wind est tout aussi réussi et contient également 10 titres : Balam / Vent (바람) ; Chueog / Souvenirs (추억) ; Biga one / Il pleut (비가 오네) ; Aleumdaun gangsan / Belle et forte (아름다운 강산) ; Bul-eola bombalam / Souffle brise de printemps (불어라 봄바람) ; Eodiseo eodikkaji / Où où (어디서 어디까지) ; Nado mollae / Moi secrètement (나도 몰래) ; Dangsin-ui kkum / Ton rêve (당신의 꿈) ; Ma-eum-eun gobdao / Gopda cinq cœurs (마음은 곱다오) ; Godoghan ma-eum / Cœur solitaire (고독한 마음).

Elle a sorti un un genre de best of avec 11 titres enregistrés entre 1973 et 1978 puis a disparu du monde musical.

Sa voix est considérée comme la quintessence du rock coréen des années 70.

Dans la première vidéo, deux titres emblématiques : Beautiful rivers et Mountains.

Dans la deuxième vidéo : Spring.

Et dans la troisième vidéo : Towards the sunlight.

Bonne écoute !

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 05:19

Yellow birds est un roman de Kevin Powers paru aux éditions Stock dans la collection La Cosmopolite en février 2013 (250 pages, 19 €, ISBN 978-2-234-07398-2). The Yellow Birds (2012) est traduit de l'américain par Emmanuelle et Philippe Aronson.

 

Kevin Powers est né le 11 juillet 1980 à Richmond en Virginie (États-Unis). Il s'est engagé à l'âge de 17 ans et a combattu en Irak en 2004-2005.

Le retour au pays a été difficile et Yellow birds, son premier roman, est largement autobiographique.

Yellow birds a reçu plusieurs prix. En 2012, il a été finaliste du National Book Award et il a reçu le Guardian First Book Award et le Flaherty-Dunnan First Novel Prize. En 2013, il a reçu le Hemingway Foundation/PEN Award et le Prix littéraire Le Monde.

 

Un livre sur la guerre ? J'en ai lu, oui, en particulier sur la deuxième guerre mondiale, mais maintenant, c'est rare que j'en lise. Et puis, j'ai vu et entendu Kevin Powers à la Fête du livre de Bron (la présentation et une photo ici + une autre photo et plusieurs vidéos ici) et j'ai su qu'il me fallait lire ce livre ! Je n'ai qu'un regret : l'auteur est parti tôt et je n'ai pas pu avoir de livre dédicacé...

 

« La guerre essaya de nous tuer durant le printemps. L'herbe verdissait les plaines de Ninawa, le temps s'adoucissait, et nous patrouillions à travers les collines qui s'étendaient autour des villes. Nous parcourions les herbes hautes avec une confiance fabriquée de toutes pièces, nous frayant, tels des pionniers, un chemin dans la végétation balayée par le vent. Pendant notre sommeil, la guerre frottait ses milliers de côtes par terre en prière. Lorsque nous poursuivions notre route, malgré l'épuisement, elle gardait ses yeux blancs ouverts dans l'obscurité. Nous mangions, et la guerre jeûnait, se nourrissant de ses propres privations. » (page 13, premières phrases du premier chapitre).

 

Printemps 2004. L'unité de John Bartle, surnommé Bart (21 ans), et de Daniel Murphy, surnommé Murph (18 ans), est à Al Tafar en Irak.

Al Tafar, c'est près du Tigre, ça devrait être beau, mais tout est en ruines, les survivants se sont enfuis dans les montagnes et la guerre a fait des milliers de morts, soldats, hommes, femmes, enfants, et même animaux (je le précise parce que l'auteur observe bien ce qui l'entoure, végétation, oiseaux, animaux domestiques).

« Tu n'es rien, voilà le secret : un uniforme dans une mer de nombres, un nombre dans une mer de poussière. » (pages 22-23).

Beaucoup d'hommes tombent mais la mort n'est pas inhabituelle.

« Murph aura toujours dix-huit ans, et il sera toujours mort. Et je vivrai avec une promesse que je n'ai pas pu tenir ? » (page 42).

L'unité de Bart et de Murph est sous les ordres du Sergent Sterling, un homme sévère mais juste, qui, malgré son jeune âge, a déjà une expérience de l'Irak et qui est respecté et admiré car il a reçu une médaille.

 

Le roman est composé de chapitres se déroulant en Irak, entrecoupés d'autres chapitres racontant des souvenirs puis de la vie après la guerre.

Les souvenirs : les classes militaires, la rencontre avec Murph, l'adieu aux familles avant le départ, la promesse faite malgré lui à LaDonna Murphy, la mère de Daniel alors qu'il n'avait rien promis à sa propre mère.

« John, promets-moi que tu prendras soin de lui. – Bien sûr. […] – Il ne lui arrivera rien, n'est-ce pas ? Promets-moi que tu me le ramèneras à la maison. – Je vous le promets, dis-je. Je vous promets que je vous le ramènerai. » (pages 58-59).

 J'eus le sentiment de contempler un mensonge. Mais je m'en fichais. Le monde fait de nous tous des menteurs. » (page 60).

Après la guerre, en mars 2005 : le debriefing à Kaiserslautern en Allemagne et le retour en à Richmond en Virginie. Avec la culpabilité. La culpabilité d'avoir tué. Et la culpabilité de ne pas avoir tenu sa promesse.

À Kaiserslautern, le père Bernard dit à Bart : « Les secrets que l'on garde pour soi sont les plus lourds à porter. » (page 70). Et le sergent Sterling, ivre : « Oh, bougonna-t-il, tout le monde s'en fout de Murph. […] Personne ne veut en entendre parler, de tout ça. » (page 81), ce qui ne l'empêchera pas de se mettre une balle dans la tête...

 

Tout au long du récit, l'auteur montre une profonde tendresse, pour ses personnages, les compagnons d'armes, la population d'Al Tafar, et pour ses propres souvenirs. Mais il y a aussi de la lucidité et une grande tristesse.

« Je songeai à la guerre de mon grand-père. Au fait qu'ils avaient des destinations et des buts à l'époque. Nous, le lendemain, nous marcherions sous un soleil qui se lèverait à peine à l'est au-dessus des plaines pour retourner dans cette ville qui avait déjà livré bataille : une lente et sanglante parade automnale qui marquerait le changement de saison. Nous les chasserions. Comme nous l'avions toujours fait. Nous les tuerions. Ils nous tireraient dessus, certains d'entre nous perdraient leurs membres, ils fuiraient en courant à travers les collines et les oueds pour se réfugier dans les ruelles poussiéreuses de leurs villages. Et ils reviendraient, et nous recommencerions depuis le début en les saluant tandis qu'ils s'adosseraient aux lampadaires, se tiendraient sous des auvents verts en buvant du thé devant la devanture de leurs boutiques. Nous patrouillerions dans les rues et lancerions des bonbons aux enfants qu'il nous faudrait combattre quelques années plus tard. » (pages 105-106).

Voici un de mes passages préférés. Il est intense et montre bien la stupidité de la guerre.

 

Une seule année passée là-bas, en Irak, et le retour est si difficile... Beuveries en Allemagne pour oublier, médecins qui ne peuvent pas combler le néant que laisse la guerre. Les rêves et les fantômes qui les habitent, la main qui agit mécaniquement car elle croit encore tenir une arme, le besoin de rentrer chez soi mais de ne pas savoir quoi faire de sa vie et du poids de la guerre... Et puis la culpabilité, encore, parce qu'en tant que soldat, on s'est senti soulagé lorsque le mort était un autre, parce qu'on a porté le poids de promesses impossibles à tenir, parce que ce n'était pas possible de veiller sur quelqu'un d'autre que soi, surtout parce qu'on a tué et qu'on réfléchit au pourquoi de son engagement (on voulait être un homme), parce que tout le monde est fier au pays mais qu'on se sent lâche et assassin. Parce qu'en tant que vétéran, les souvenirs et la tristesse ne partiront pas. Et qu'on ne pense qu'à une chose : avoir une « existence ordinaire » ! Mais « on ne sait jamais si ce que l'on voit ne va pas disparaître pour toujours. » (page 183).

 

Une lecture éprouvante mais agréable (vraiment, c'est très « beau », je pense que vous l'avez vu avec les extraits), salutaire même : bravo à l'auteur qui dit non à la guerre après l'avoir vécue. Il s'en est sorti, il a étudié la littérature, la poésie, et ce premier roman, tout en étant d'une grande sobriété, est puissant et impressionnant. Lisez-le !

 

Une lecture pour les challenges Petit bac 2013 (catégorie Couleur), Premier roman et Tour du monde en 8 ans (États-Unis).

 

« 

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 00:14

L'énorme crocodile est un roman de Roald Dahl illustré par Quentin Blake et paru aux éditions Gallimard jeunesse dans la collection Folio benjamin en octobre 2001 et réédité en février 2006 (44 pages, 11,20 €, ISBN 2-07-054810-4).

The enormous crocodile (1978) est traduit de l'anglais par Odile George et Patrick Jusserand.

 

Roald Dahl est l'auteur. Il naît le 13 septembre 1916 à Llandaff au Pays de Galles, de parents norvégiens. Il vit en Afrique (Tanzanie, Kenya) et devient pilote de chasse pendant la Seconde guerre mondiale. C'est aux États-Unis que sa vocation d'écrivain naît lorsqu'il rencontre Cecil Scott Forester et Ian Fleming. Il commence à écrire en 1942 et son premier livre est publié en 1943. Il est surtout connu pour ses romans et nouvelles pour la jeunesse. Il meurt le 23 novembre 1990 à Oxford en Angleterre. Plus d'infos sur le site officiel http://www.roalddahl.com/.

 

Quentin Blake est l'illustrateur. Il est né le 16 décembre 1932 à Londres en Angleterre. Il est illustrateur et auteur. Plus d'infos sur le site officiel http://quentinblake.com/.


Dans une rivière d'Afrique, deux crocodiles, Énorme et Pas-si-Gros, se prélassent.

Pas-si-Gros ne mange que du poisson mais Énorme mangerait bien un « joli petit garçon bien juteux » !

Énorme se dispute avec Pas-si-Gros qui le contredit et quitte la rivière boueuse car il a « dressé des plans secrets et mis au point des ruses habiles ».

En chemin, Énorme rencontre Double-Croupe l'hippopotame, Trompette l'éléphant et Jojo-la-Malice le chimpanzé qui sont horrifiés par ses plans machiavéliques.

Lorsqu'il attrape la queue de Dodu-de-la-Plume, Énorme dévore sans vergogne les magnifiques plumes de l'oiseau.

Et il arrive enfin à la ville où les enfants jouent, inconscients du danger : il a maintenant « une faim de loup » !

Heureusement les autres animaux veillent.

 

Le style de Roald Dahl plus les illustrations de Quentin Blake : un pur bonheur ! On ne peut que frémir et rire devant les tentatives de ce crocodile... pas très intelligent ! Et on découvre les animaux d'Afrique, de beaux animaux qui n'hésitent pas à s'entraider et à sauver les enfants. Cette histoire possède toute la magie du conte et donne vraiment envie de lire d'autres œuvres de Roald Dahl.

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde, Cent pages (qui se termine le 21 juin), Des contes à rendre, Je lis des nouvelles et des novellas (court roman), Jeunesse & young adults # 2, Petit Bac 2013 (Catégorie Animal) et pour l'Angleterre : God save the livre, Mois anglais, Voisins Voisines 2013.

 

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 08:18

Allez, je n'avais pas participé l'année dernière mais cette année je me laisse tenter par le Challenge victorien d'Arieste ! Peut-être parce que les nouvelles conditions me plaisent plus et que le logo est superbe, l'époque victorienne étant celle du règne de la Reine Victoria (1837-1901).

 

Que présenter dans ce challenge ? Voici les consignes de l'organisatrice :

- des livres écrits par les sujets de sa très gracieuse Majesté la Reine Victoria, c'est-à-dire ceux qui faisaient partie de l'Empire Britannique sous son règne. Ainsi Oscar Wilde a beau être Irlandais, l'Irlande faisait à l'époque partie de l'Empire Britannique, de même pour Rudyard Kipling qui a grandi aux Indes.

- des films se passant à l'époque victorienne et toujours dans le cadre géographique de l'Empire britannique, adaptations de livres ou non. Sont acceptées les adaptations en dessins animés comme Alice au pays des Merveilles et le Livre de la Jungle.

- des livres plus récents mais se passant à l'époque victorienne (toujours dans l'Empire Britannique) comme par exemple les romans d'Anne Perry ou bien ceux de Gyles Brandreth sur Oscar Wilde.

- des livres traitant de cette époque (livres d'histoire, biographies…).

- des expositions, des documentaires, des bâtiments, de la mode...

- nouveauté de cette édition : les livres ou les films faisant référence à un classique victorien mais qui ne se passent pas à l'époque victorienne comme par exemple Le portrait du mal de Graham Masterton qui s'inspire du livre Le portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde.

- autre nouveauté : pour les auteurs qui compliquent un peu la tâche car leur œuvre est située en partie dans l'époque victorienne, en partie en dehors (notamment Arthur Conan Doyle), toutes les œuvres sont acceptées quelle que soit la date de publication.

- des livres à l'atmosphère victorienne mais ne se passant pas tout à fait dans l'époque victorienne au sens historique, comme les romans steampunks.

- autre nouveauté : les Dimanches victoriens avec un billet victorien le deuxième dimanche de chaque mois (thème libre sauf en cas de lecture commune).

 

Voici les catégories :

Hester Latterly = 1 à 5 billets

Agnes Grey = 6 à 10 billets

Charlotte Pitt = 11 à 15 billets

Margaret Hale = 16 à 20 billets

Jane Eyre = plus de 20 billets.

 

Et le challenge court du 1er juin 2013 au 1er septembre 2014.

 

C'est un aperçu bien complet de ce challenge mais plus d'infos et inscription chez Arieste.

 

Je vais choisir la catégorie Hester Latterly et je verrai bien si je fais plus.

 

Mes articles

1. Rose et la princesse disparue, de Holly Webb (se déroule en octobre 1843)

2. Rose et le masque vénitien, de Holly Webb (se déroule en décembre 1843)

3. The Agency 2 – Le crime de l'horloge, de Y.S. Lee (se déroule en 1854)

...

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 05:06

La fondue coréenne ? Pas sûre que ça existe en tant que telle ! Nous nous sommes inspirés des fondues que nous connaissions (françaises et chinoise en particulier) pour créer notre fondue coréenne.

 

Dans le poêlon, une grosse cuillère à soupe de pâte de soja coréenne dans un litre d'eau portée à ébullition.

 

 

Les viandes coupées en petits morceaux : 500 gr de poulet fermier (escalopes ou aiguillettes), 500 gr de porc (j'ai pris des côtelettes sans os, faciles à couper en dés), 500 gr de bœuf (genre bœuf pour bourguignon mais recoupé en plus petit).

 

Les légumes : carottes, céleri, chou-fleur coupés en petits morceaux, petites tomates rondes, petits oignons blancs, radis blanc (ou noir).

Pour les produits d'Asie : champignons de paille (volvaires volvacées), châtaignes d'eau (eleocharis dulcis), pousses de bambou.

 

 

Les sauces : des sauces coréennes bien sûr ! (une piment rouge fermentée et une noire fermentée, il existe aussi la sauce kimchi). J'ai trouvé des sauces « asiatiques » : curry, samouraï et wasabi (pas mal du tout).

 

Les boissons : de la bière coréenne évidemment ! Ici, c'est de la Cass, il existe aussi de la Hite et de la OB (blondes et légères). Du vin rosé (bon, ben, français !). Et du thé vert coréen (dont je vous ai parlé récemment).

 

Les photos ont été recadrées pour respecter le droit à l'image de mes invités, sauf le matou en invité surprise ! C'était délicieux et nous avons passé une excellente soirée.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 05:04

The Agency – 2 : Le crime de l'hologe est un roman de Y.S. Lee paru aux éditions Nathan en janvier 2011 (384 pages, 15,50 €, ISBN 978-2-09-252422-0). The Agency # 2 The body at the tower (2010) est traduit de l'anglais par Lilas Nord.

 

Ying S. Lee est née à Singapour. Elle a grandi à Vancouver et à Toronto au Canada. Elle a étudié la littérature et la culture victoriennes, et a obtenu son doctorat en 2004. Des séjours et des recherches à Londres lui ont inspiré la série The Agency. Plus d'infos sur http://yslee.com/ (en anglais).

 

Un an après Le pendentif de jade, les entraînements et les leçons de Mary continuent à l'Agency et elle assure de petites missions.

« À moins que ce n'est été différent parce que tu l'avais choisi, et que, cette fois, on te l'impose. Le jeu de l'esprit, de la mémoire et des émotions est si complexe, soupira Anne. » (page 29).

Mais il y a deux morts en deux jours : deux chutes mortelles du haut de la Tour St. Stephen, le beffroi du Parlement, alors que le chantier en cours de construction est fermé au public. Une rumeur de fantôme commence à circuler, inspirée de l'histoire d'un homme tué dans l'incendie de 1834.

Pour sa mission, Marie se déguise en garçon et se fait embaucher sur le chantier.

« Quelqu'un la regardait. Mary pouvait le sentir, comme la chaleur d'une tache de soleil sur sa nuque. Mais quand elle se retourna pour comprendre ce qui se passait, elle ne vit personne : juste un homme grand et maigre qui quittait le chantier. » (page 83).

Ce qu'elle ne sait pas, c'est que James Easton est revenu des Indes, handicapé par la malaria, et qu'il inspecte le chantier.

 

Quelques extraits

« Comment comptez-vous y arriver autrement ?

En faisant plus d'efforts.

Oooh, oui – rien qu'à la force de votre stupidité et de votre entêtement sans pareils. » (page 185).

« Suivre un cortège funéraire était plus étrange qu'il n'y paraissait. » (page 195).

« Le mauvais goût n'est pas un crime. » (page 281).

 

Dans cette Angleterre du XIXe siècle, Angleterre victorienne, Mary va être confrontée aux dures conditions de travail des ouvriers, à un monde pauvre, avec des enfants orphelins qui doivent travailler non seulement pour vivre mais aussi pour nourrir leurs petits frères et sœurs.

Elle va aussi être confronté aux journalistes qui veulent à tout prix des informations pour remplir les journaux.

« […] nous, les messieurs de la presse, bien que modestes, aidons à forger l'opinion publique tout en étanchant la soif de connaissance et de progrès du public. » (page 141).

Elle va bien sûr se mettre encore en danger et faire frémir James Easton.

De l'action, des rebondissements, un peu de romantisme, ce tome 2 est à la hauteur du premier qui montrait la bourgeoisie dans toute sa splendeur et sa bassesse. Un point commun entre la bourgeoisie et le monde ouvrier : le thé.

Le tome 3, Les secrets du palais, est paru en mars 2013 avec une couverture jaune : j'ai hâte de le lire.

 

Une lecture pour les challenges Jeunesse & young adults # 2 et pour l'Angleterre : Mois anglais, Voisins Voisines 2013. Et pour le nouveau Challenge victorien.

 

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 00:03

Le thé est cultivé en Corée du Sud dans le sud-ouest : du Parc national Jirisan jusqu'à Boseong (en passant par Hwaeomsa, Ssanggyesa et Hadong), plus bas à Daehungsa, et sur l'île de Jeju. Il existe une cérémonie du thé et un enseignement du thé en Corée depuis le 7e siècle puisqu'il a été introduit (de la même façon qu'en Chine et au Japon) par des moines bouddhistes.

 

Jeju-do est une île subtropicale (province) au sud-ouest de la Corée du Sud : elle est située à une centaine de km du continent.

(Cliquez sur la carte).

Sa superficie est d'environ 185 000 ha et sa population d'environ 560 000 habitants.

L'île est née suite à l'éruption du volcan Hallasan (point culminant de l'île à 1 950 m) mais celui-ci est éteint (sa dernière éruption date de 1007) : son site (9 475 ha) est classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2007.

Y sont cultivés des fruits, des légumes, des céréales et du thé (dans la partie ouest).

Le site officiel de Jeju, http://jejuwnh.jeju.go.kr/ (en coréen, je me suis contentée de regarder les superbes photos). En français, consultez le site du tourisme en Corée, Visit Korea.

 

 

Les thés de Jeju-do

(j'en bois depuis le printemps 2012)

 

Le Woojeon est récolté avec un bourgeon et une feuille avant le 20 avril. Il a un goût de noisette. (Cliquez sur la photo ci-contre, c'est celui du dessous). En général, il est à 15 € les 100 gr.

 

Le Sejak est récolté avec un bourgeon et deux feuilles entre le 20 avril et le 5 mai. Il est fruité. (Cliquez sur la photo ci-dessous). En général, il est à 10 € les 100 gr.

 

Le Jeoncha est récolté avec un bourgeon et deux feuilles également mais après le 5 mai. Il est herbacé et fruité. (Cliquez sur la photo ci-contre, c'est celui du dessus). En général, il est à 15 € les 100 gr.

 

 

Il existe aussi du Joongjak (récolté en juin) et du Daejak (récolté en juillet) : ces thés sont bien sûr bons mais ils sont considérés comme moins savoureux (ce que je ne peux pas confirmer car je n'en ai jamais bu). Il existe aussi du Garucha, équivalent du Macha japonais.

 

J'ai déjà bu plusieurs thés verts chinois et japonais mais les thés verts coréens furent une découverte pour moi.

Ce sont des thés très agréables à boire, délicats, doux, soyeux, sans amertume, et ils sont moins iodés que les thés verts japonais malgré la présence de l'océan.

Pour les préparer ? 80° et 2 minutes d'infusion, mais vous pouvez les pousser à 2 minutes et demi. J'espère que vous aurez l'occasion d'en boire bientôt.

 

Après avoir écrit mon article, j'ai cherché si d'autres personnes avaient dégusté du thé coréen : ça m'attriste car il n'y en a pratiquement pas (la culture coréenne est si peu connue !) mais j'ai trouvé un très bon article d'une blogueuse (spécialisée dans le thé) qui a goûté du Woojeon à l'été 2012. Vous pouvez le lire sur Leaves and buds. Par contre, je suis surprise par la couleur verte qu'elle a obtenue parce que normalement la « liqueur » est plutôt jaune !

 

D'autres infos sur Korean green tea (site en coréen et en anglais).

 

Un de mes rêves : aller en Corée ! (je précise du Sud). En attendant, je place cet article dans le challenge Printemps coréen.

Et bientôt les photos de la fondue coréenne !

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 05:07

Madame Pamplemousse et la confiserie enchantée est un roman de Rupert Kingfisher paru aux éditions Albin Michel Jeunesse en septembre 2012 (138 pages, 8,50 €, ISBN 978-2-226-24352-2). Madame Pamplemousse and the enchanted sweet shop (2011) est traduit de l'anglais par Valérie Le Plouhinec.

 

Rupert Kingfisher : consultez ce que j'ai écrit sur l'auteur dans Madame Pamplemousse et ses fabuleux délices. J'ai également lu Madame Pamplemousse et le café à remonter le temps.

 

Madeleine a fait sa rentrée scolaire en septembre et elle a deux copines, Amandine et Cerise. Mais en janvier, une nouvelle élève arrive : elle s'appelle Mirabelle et a un chat birman bleu. Peu à peu, Madeleine est évincée puis carrément harcelée !

Alors qu'elle pleure, elle fait la connaissance de Madame Bonbon qui l'invite dans sa boutique et lui offre des confiseries au chocolat (qui peut résister à des confiseries au chocolat ?). Ce que Madeleine ne sait pas, c'est que les confiseries sont enchantées.

Dans le passé, un couple qui a une fille, Coco, adopte une autre fille, Olive, pour le ménage, la cuisine, etc. Cette fille adoptée, c'est Madame Pamplemousse !

Mais... Madame Pamplemousse ? Le chat Camembert ? Après avoir mangé la boîte de confiseries pour se consoler, Madeleine ne se souvient plus du tout d'eux.

« Certains rêves ou cauchemars sont tellement puissants qu'ils laissent derrière eux comme une atmosphère, une humeur qui s'attarde tel un mauvais goût dans la bouche. » (pages 73-74).

Dans un état autre, Madeleine participe à une émission de télévision culinaire (alors qu'elle avait toujours refusé auparavant) mais... elle a perdu tout son talent !

 

J'ai trouvé ce troisième tome un peu plus léger que les deux premiers mais ça ne doit pas être le cas parce qu'on apprend des choses sur le passé de Madame Pamplemousse, il y a une vengeance, le roman met en garde contre les brimades et le rejet d'un élève par les autres, et dénonce la manipulation des enfants en particulier des enfants stars. Donc ce sont des thèmes assez costauds. Pourtant le roman se lit très vite, trop vite ! Toutefois, je suis partante pour la suite.

 

L'action se déroule toujours à Paris : « Dans la ville de Paris coule la Seine ; et au cœur de la ville, une île partage les eaux du fleuve. Son nom est l'île Saint-Louis, mais les Parisiens l'appellent aussi parfois « l'île enchantée » car c'est un havre de paix où règne un calme étrange, en plein centre de la capitale animée. Sur l'île enchantée, on ne trouve ni monuments ni édifices remarquables, mes des rues ombragées, d'étroites ruelles pavées et un grand nombre de commerces de bouche, de fleuristes et de petites boutiques. » (pages 9-10). Alors je mets cette lecture dans le challenge Paris je t'aime.

 

Pour les autres challenges, 1 % de la rentrée littéraire 2012, Animaux du monde (en plus du chat Camembert, il y a un nouveau chat birman), Cartable et tableau noir (une partie du roman se déroule dans l'école), Cent pages (qui se termine le 21 juin), Jeunesse & young adults # 2, Petit Bac 2013 (catégorie Aliment/Boisson pour confiserie, une des trois catégories encore vides), Totem (pour les deux chats), Voisins Voisines 2013 (pour l'Angleterre) sans oublier le Mois anglais !

 

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 05:09

Voici mes 5 sens de juin, toujours d'après une idée d'Enna. Vous pouvez consulter mes 5 sens d'octobre, novembre, décembre 2012, janvier, février, mars, avril et mai 2013.

 

 

La vue

Le printemps étant très instable (vent, pluie, grêle, froid), c'est un réel plaisir de voir le ciel bleu, le soleil, des fleurs, d'entendre chanter les oiseaux (si, si, il y en a en ville) et les matous se font une joie d'attraper les insectes qui osent entrer chez nous !

 

 

Le toucher

Pêches, abricots, c'est doux, ça sent bon, c'est bon !

 

 

L'odorat

Ah, l'odeur des fruits ! J'aime les mandarines, les oranges, les bananes, les pommes et les poires, mais j'avais envie de fruits plus... printaniers ! Voici les cerises, les framboises, les fraises, les melons ! Miam, ça sent bon !

 

 

Le goût

Avec mon mari, nous avons inventé la fondue coréenne ! Je vous en parle tout bientôt dans le cadre du challenge Printemps coréen.

 

 

L'ouïe

Connaissez-vous Edwyn Collins ? C'est un auteur, compositeur, interprète écossais né le 23 août 1959 à Édimbourg. En 1980, il est le leader de Orange Juice, un groupe de post-punk. De 1985 à 1995, il a une carrière solo confidentielle. Et en 1995, il connaît la lébrité avec A girl like you. Mais sa carrière redevient confidentielle puis en 2005, il a une attaque cérébrale. Il se bat et continue de faire de la musique. J'aime sa voix, son romantisme, l'ambiance chaleureuse de ses chansons. Peut-être reviendra-t-il sur le devant de la scène avec son nouvel album de 11 titres, Understated, sorti en mars 2013 ? Je l'espère ! Plus d'infos sur son site officiel http://www.edwyncollins.com/. Voici la vidéo du premier single, Dilemna. La vidéo a été tournée à Helmsdale, le village d'Edwyn Collins dans les Highlands en Écosse (une région que je désire visiter).

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Publié par Coccinelle - dans 5 sens musique rock
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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 04:53

Rose et le masque vénitien est un roman de Holly Webb paru aux éditions Flammarion en avril 2012 (275 pages, 13 €, ISBN 978-2-0812-5032-1). Rose and the magician's mask (2011) est traduit de l'anglais par Faustina Fiore (auteur de Les oiseaux noirs).

 

Holly Webb est Anglaise et a travaillé dans l'édition avant de se consacrer à l'écriture. Ses thèmes de prédilection sont la jeunesse et les animaux. Plus d'infos sur http://www.holly-webb.com/.

 

Après Rose et la maison du magicien et Rose et la princesse disparue, voici le troisième tome de cette série prévue en quatre tomes.

 

Deux mois ont passé. La vie a repris son cours et les domestiques ne regardent plus Rose comme une ennemie.

« Noël approchait, et Miss Bridges avait décidé que la grande demeure devait être impeccable pour les fêtes. » (page 21).

Les leçons de Freddy et Rose ont repris aussi, mais un jour, une lettre arrive du palais royal : un masque vénitien vieux de 400 ans a disparu. Égaré ? Volé ? Non seulement c'est un trésor de famille, d'une valeur inestimable mais s'il était utilisé à de mauvaises fins...

En route pour Venise, où Gossamer, le sorcier qui avait enlevé la princesse Jane (voir le tome 2) prévoit de participer à une cérémonie secrète durant le bal masqué du Palais des Doges en portant le masque !

« Les masques et la magie sont les deux principales caractéristiques de cette ville. De nombreux Vénitiens portent constamment des masques, à tel point que votre humble historien s'est même parfois demandé si les habitants avaient réellement un visage en dessous […]. » (page 81).

Aloysus Fountain et sa petite troupe, Rose, Freddy, Bella, Miss Antruther, Bill (en passager clandestin) et Gus – « Je n'arrive pas à y croire. Je pars combattre un puissant magicien avec trois enfants, un chat, et une institutrice ! » (page 99) – doivent empêcher Gossamer de découvrir les pouvoirs du masque mais Venise est déjà sous le charme du sorcier.

 

Toujours un très bon moment de lecture, des rebondissements et du dépaysement cette fois-ci avec un voyage en bateau et la découverte de Venise (du coup, je mets cette lecture dans le challenge Il viaggio). Et puis Rose qui continue de se poser des questions sur l'identité de ses parents et le pourquoi de son abandon : saura-t-on tout ça dans le 4e et dernier tome, Rose et le fantôme du miroir, paru en octobre 2012 ?

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde et Totem (toujours pour Gus, le chat), Jeunesse & young adults # 2, Royal et pour l'Angleterre : God save the livre, Mois anglais et Voisins voisinesEt pour le nouveau Challenge victorien.

 

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 04:55

Miss Fisher enquête ! est une série télévisée australienne diffusée en ce moment le dimanche soir sur France 3. Il y a 13 épisodes de 55 minutes chacun. Le titre original de la série est Miss Fisher's Murder Mysteries et les épisodes, réalisés en 2011 par Kate Dennis, sont tout droit inspirés des romans de Kerry Greenwood publiés aux éditions 10/18.

 

Phryne Fisher

(l'héroïne)

Dorothy 'Dot' Williams

(l'employée de Phryne)

Dr Elizabeth Macmillan

(la meilleure amie de Phryne)

Tante Prudence

(la tante de Phryne)

Les trois épisodes diffusés le dimanche 2 juin 2013 :

 

1. Cocaïne blues

Phryne Fisher quitte Londres pour retourner à Melbourne, la ville où elle est née, après des années d'absence. Au moment où elle descend du bateau, John Andrews, le mari de sa cousine, meurt empoisonné alors qu'une jeune femme de chambre (Alice) quitte la maison. Phryne va enquêter au grand dam du commissaire Jack Robinson et recueillir Dorothy Williams, la deuxième femme de chambre renvoyée par sa cousine. Elle va aussi à la prison rendre visite au meurtrier de sa jeune sœur : l'homme n'a jamais avoué et se dit innocent.

Une héroïne glamour, originale et un bon rythme. En plus de l'enquête sur le meurtre de John Andrews, il y a Bert et Cec, les chauffeurs de taxi communistes, un beau danseur franco-russe, un trafic de cocaïne, le médecin boucher qui fait des avortements et la maquerelle des bains turcs.

 

2. Le crime du Ballarat Express

Phryne Fisher et Dorothy Williams (surnommée Dot) montent à bord du Ballarat Express. La détective va récupérer la voiture qu'elle vient d'acheter. Mais, en pleine nuit, le train s'est arrêté... Madame Henderson a disparu et sa fille a été chloroformée.

Un gros clin d'œil au crime de l'Orient Express ! Encore une fois, Phryne Fisher va être dans les pattes du commissaire Jack Robinson et de l'inspecteur Hugh Collins. En plus de l'enquête, il y a les jeunes voleuses et l'hypnotiseur malhonnête. La maison de Phryne, qu'est-ce qu'elle est belle ! Et le majordome, Monsieur Butler, est très sympa, très british.

 

3. La musique du diable

Phryne Fisher passe la soirée au Moulin Vert et retrouve Charles Freeman qui souhaite lui vendre son avion. Mais pendant qu'elle danse, Leonard Stevens tombe, mort sur la piste de danse. Or, juste avant, Phryne Fisher avait vu son ami se disputer avec cet homme, et Charles Freeman a disparu.

Ambiance jazz pour cet épisode dans lequel Phryne Fisher retrouve deux amis d'enfance, dont un qui lui avait appris à piloter un avion avant la guerre. L'enquête est complétée par le choix de vie de Charles Freeman et par la vie de la chanteuse de jazz, une Noire américaine mariée avec un Blanc en Australie.

 

Les rôles

Essie Davis est Phryne Fisher.

Nathan Page est le commissaire Jack Robinson.

Hugo Johnstone-Burt est le détective Hugh Collins.

Miriam Margolyes est Tante Prudence, la tante de Phryne.

Tammy McIntosh est le Dr Elizabeth Macmillan, la meilleure amie de Phryne.

Nicholas Bell est Murdoch Foyle, l'homme arrêté pour la mort de Janey, la sœur de Phryne.

Ashleigh Cummings est Dorothy Williams, moitié femme de chambre moitié assistante.

Richard Bligh est Monsieur Butler, le majordome.

Travis McMahon est Bert, le chauffeur de taxi devenu le chauffeur de Phryne.

Anthony Sharpe est Cec, l'assistant de Bert et donc de Phryne.

Ruby Rees Wemyss est l'orpheline recueillie dans Le crime du Ballarat Express.

 

Jack Robinson

(le commissaire)

Hugh Collins

(l'inspecteur amoureux de Dot)

Mr Butler

(le majordome de Phryne)

Je suis sous le charme ! J'ai déjà entendu parler des romans de Kerry Greenwood (plusieurs d'entre eux ont été présentés dans le défi Littérature policière sur les 5 continents pour l'Océanie) mais je n'en ai jamais lu. Du coup, la série est la bienvenue pour faire plus ample connaissance avec Phryne Fisher ! D'autant plus que 10/18 n'a plus l'air d'éditer les romans.

 

Bert

(chauffeur et assistant)

Cec

(chauffeur et assistant)

Jane

(orpheline recueillie)

Murdoch Foyle

(le meurtrier de Janey)

 

Née à Melbourne, dans une famille pauvre, l'enfance de Phryne Fisher a été traumatisée par l'assassinat de sa sœur, Janey. Après la guerre (de 1914-1918) et la mort de membres de sa famille en Angleterre, elle a fait un gros héritage. Elle se retrouve alors avec un titre (elle est affilié à la famille royale anglaise), une immense fortune et une bonne éducation. Ce qui lui permet d'être indépendante mais aussi extravagante et un brin provocatrice. Dès son retour à Melbourne (années 1920), elle est confrontée à un meurtre. Comme elle est curieuse, observatrice, vive d'esprit, énergique et que la veuve est sa cousine, Phryne Fisher se mêle de l'enquête. Elle tient tête au commissaire Jack Robinson, qui n'a pas l'air sensible à son charme, et l'aide, mine de rien, à tout résoudre. Pour cela, elle fréquente aussi bien la bourgeoisie locale que les bas-fonds de la ville. Une belle ambiance à la fois historique (entre-deux-guerres, émancipation de la femme) et à la fois légère (humour, beaux vêtements, chouettes rencontres). Comme cette expérience lui a bien plu, elle décide de devenir détective et elle s'entoure des personnages qu'elle a rencontrés (Dot, Bert, Cec).

À la fin du premier épisode, je me suis dit : « pas mal » ; le deuxième épisode m'a encore plus emballée ; et le troisième tient bien la route, alors vivement la suite !

Plus d'infos sur les sites officiels de la série : http://www.abc.net.au/tv/phrynefisher/ (en anglais) et http://www.france3.fr/emissions/miss-fisher-enquete (en français).

 

L'auteur des romans : Kerry Greenwood

Elle est née le 17 juin 1954 à Footscray dans la banlieue de Melbourne (Australie).

Elle écrit des romans policiers, des romans historiques, de la science fiction, de la littérature jeunesse et a reçu de nombreux prix littéraires.

Plus d'infos sur le site officiel, http://www.phrynefisher.com/.

 

Les romans

1989 : Cocaine Blues, ou Death by Misadventure

1990 : Flying Too High

1991 : Murder on the Ballarat Train

1992 : Death at Victoria Dock

1993 : The Green Mill Murder

1994 : Blood And Circuses

1995 : Ruddy Gore

1996 : Urn Burial

1997 : Raisins and Almonds

1999 : Death Before Wicket

2001 : Away With the Fairies

2002 : Murder in Montparnasse

2003 : The Castlemaine Murders

2004 : Queen of the Flowers

2005 : Death By Water

2006 : Murder in the Dark

2008 : Murder on a Midsummer Night

2010 : Dead Man's Chest

2012 : Unnatural Habits

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 05:23

Rose et la princesse disparue est un roman de Holly Webb paru aux éditions Flammarion en novembre 2011 (312 pages, 13 €, ISBN 978-2-0812-3329-4).

Rose and the lost princess (2010) est traduit de l'anglais par Faustina Fiore (auteur de Les oiseaux noirs).

 

Holly Webb est Anglaise et a travaillé dans l'édition avant de se consacrer à l'écriture. Ses thèmes de prédilection sont la jeunesse et les animaux. Plus d'infos sur http://www.holly-webb.com/.

 

Après avoir lu le premier tome, Rose et la maison du magicien, et malgré sa légèreté, j'étais impatiente de lire la suite des aventures de Rose, l'orpheline devenue femme de chambre et apprentie magicienne. C'est donc avec plaisir que j'ai retrouvé Rose qui continue son apprentissage de magicienne dans la maison d'Aloysius Fountain avec le jeune Freddy (pas toujours doué). Quant à Isabella Fountain, elle tarde à montrer des signes de magie... J'ai aussi retrouvé Gustavus (Gus), le chat blanc qui parle (et qui est très important encore dans cette aventure malgré le fait qu'il ne soit pas sur la couverture cette fois-ci), et les membres de la maisonnée, Bill, valet et homme à tout faire, Miss Bridges, gouvernante, Miss Jones, cuisinière, etc.

 

Comme monsieur Fountain est conseiller magicien du roi, il a accès au château chaque jour, mais, en ce mois d'octobre 1843, une des princesses a été enlevée et les bruits courent que ce serait l'œuvre des magiciens.

En fait, les filles du roi Albert et de la reine Adélaïde sont cinq : Sophia, Victoria et Lucasta sont adolescentes, Jane a 8 ans et Charlotte en a 4. C'est Jane qui a été enlevée.

De plus, il y a énormément de neige, il fait vraiment très froid et la Tamise est gelée à tel point qu'une Fête de la Glace est organisée. C'est louche, serait-ce encore un sortilège ?

Ainsi les magiciens deviennent des ennemis ; la population, mécontente, gronde et veut les faire interdire voire exécuter pour les plus extrémistes, confondant magiciens qui font le bien et sorciers qui usent de la magie pour obtenir le pouvoir.

Mais Jane va fêter son anniversaire et, sous peine que la guerre reprenne, elle doit être présente au repas du traité de paix avec les ambassadeurs de la Talisie.

 

Encore une histoire simple mais bien racontée, qui se lit d'une traite et avec laquelle on passe un bon moment de lecture. Le récit s'est étoffé depuis le premier tome et les personnages ont pris de l'épaisseur, c'est agréable, et il y a quelques rebondissements intéressants. Bien sûr cette série est prévue pour les jeunes lecteurs mais, de la même façon que Harry Potter et d'autres séries ont plu à des « grands », cette série peut leur plaire aussi car elle a un petit côté addictif (on veut connaître la suite, et pourquoi pas percer le mystère : qui sont les parents de Rose et pourquoi a-t-elle été abandonnée ?).

Je vais embrayer avec Rose et le masque vénitien (tome 3) et il ne me restera plus qu'à trouver Rose et le fantôme du miroir (tome 4).

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde et Totem (toujours pour le chat), Jeunesse & young adults # 2Royal et pour l'Angleterre : God save the livreMois anglais et Voisins voisines. Et pour le nouveau Challenge victorien.

 

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 00:05

Pour la 8e session des Lundis philo, le thème est Au bout du monde avec :

- soit le voyage

- soit la philosophie du bout du monde.

 

Alors que j'avais proposé à Heide le thème de la philosophie d'ailleurs (je pensais plus particulièrement à l'Asie), je me suis retrouvée sans idée précise devant cet intéressant 'Au bout du monde'... Et puis, j'ai trouvé (par hasard ! Mais le hasard existe-t-il ?) L'idée de Dieu dans la philosophie religieuse de la Chine, texte d'une conférence de Léon de Rosny le jeudi 23 mars 1899 au Musée social.

 

Léon de Rosny

Son nom complet est Léon Louis Lucien Prunol de Rosny.

Cet ethnologue et linguiste français, né le 5 avril 1837 à Lille, était très intéressé par l'Extrême-Orient (Chine, Japon, Corée, Indochine). Il parlait le chinois, le japonais, le coréen, le vietnamien, le thaïlandais... Il a écrit de nombreux livres sur l'Asie, les langues asiatiques (en particulier le japonais car il fut le premier à enseigner le japonais en France), les philosophies d'Asie, et aussi sur l'Amérique précolombienne. Il est mort le 28 août 1914.

 

Le Musée social

Il a été fondé à Paris, dans le 7e arrondissement, en 1894. C'est une fondation privée, reconnue d'intérêt publique. L'objectif était de « conserver et exposer de façon permanente les documents du pavillon d'Économie sociale de l'exposition universelle de 1867 : exposition universelle d'art et d'industrie qui s'est déroulée du 1er avril au 3 novembre 1867 et qui s'est tenue sur le Champ-de-Mars à Paris avec 41 pays représentés. Le comte Aldebert de Chambrun (nom complet Joseph, Dominique, Aldebert Pineton de Chambrun, 1821-1899), haut fonctionnaire et homme politique français, a consacré sa fortune à ce musée dont les membres ont travaillé à la naissance de l'urbanisme, des coopératives, des mutualités. Plus d'infos sur http://www.cedias.org/, Musée social, centre d'études, de documentation, d'informations et d'actions sociales.

 

Mais revenons au thème 'Au bout du monde' et au texte que j'ai lu : L'idée de Dieu dans la philosophie religieuse de la Chine.

 

Lors de sa conférence, Léon de Rosny précise les définitions de l'athée selon les époques historiques : paganisme grec et romain, Moyen-Âge, « de nos jours » (en 1899).

« Eh bien ! Lorsqu'on a soutenu que les Chinois étaient athées, on a oublié de nous dire auquel de ces trois genres d'athées ils appartenaient. ».

De plus, il questionne : est-ce qu'un peuple tout entier peut être athée ? N'y a-t-il pas plutôt dans un pays des athées et des déistes « sans qu'il soit permis pour cela de dire que ce peuple est lui-même athée ou déiste. ».

Léon de Rosny propose trois manifestations religieuses/philosophiques dans cette Asie orientale :

1. La doctrine cosmogonique (Taï-kih) qui remonte aux origines de « l'évolution intellectuelle des Chinois ». Il y aurait même sûrement eu « plusieurs systèmes cosmogoniques successifs très différents les uns des autres » (Yi-king, King, Taï-kih) dans l'antiquité chinoise. L'auteur analyse le mot kih, sa définition (« le principe et la fin, la condition suprême »), sa portée, son évolution, etc. Il parle ainsi de « Loi suprême », de « condition immuable », de « Justice fatale, intransigeante et ininfluençable », de « Unité absolue et primordiale », de yin (« principe femelle ») et de yang (« principe mâle »).

Dans le domaine philosophique, Léon de Rosny précise que le Taï-kih est « exempt de toute matérialisation, de tout anthropomorphisme » : il n'est « pas capable de prendre forme et même de parler » comme le Dieu de la Bible, ou « d'entendre les récriminations des hommes comme les dieux d'une foule de cultes anciens et modernes ». Par contre, il est identifié comme « le Ciel » mais ce n'est pas une idée anthropomorphique ou individualiste de Dieu : il faut plutôt penser à « émanation céleste » ou « Vertu céleste » (dans le sens de « Caractère spécial », pas dans le sens « bons sentiments » ou « actes généreux »).

2. L'enseignement moral et politique de Confucius. Confucius fut un « grand moraliste, qui professait une doctrine essentiellement utilitaire, c'est-à-dire une doctrine qui se rapproche à bien des égards de ce que nous appelons aujourd'hui le Positivisme ». Cependant Léon de Rosny explique que Confucius fut « un merveilleux observateur » qui a élaboré des « théories politiques et sociales » pour satisfaire « aux sentiments et aux aspirations de sa race » mais que « son esprit était inapte à tout travail de spéculation intellectuelle et même d'exégèse et de critique ». Bien sûr, l'auteur argumente et précise que son contemporain, Lao Tseu, l'avait en « médiocre estime ». En gros, Confucius était confronté à la philosophie cosmogonique (voir le point n° 1), concept(s) qu'il ne comprenait pas et qui ne servai(en)t pas « sa nation au point de vue pratique ». Il a donc créé le Hiao, principalement traduit comme « Piété filiale » mais qui a une portée bien plus importante (morale, politique et intellectuelle) et qui se base sur le « Culte des ancêtres » : respect du passé et « aucune ambition plus haute que celle de survivre par le souvenir chez leurs descendants ». L'auteur n'est pas dupe : « Cette manière de donner satisfaction à l'orgueil humain nous fait sourire » et permet de « dominer la masse », mais ce concept vaut ce qu'il vaut (il n'est pas pire que ceux des Occidentaux) et aucun Chinois ne s'en moquerait ! Ainsi, avec son livre canonique Yih-king (Livre traditionnel des Transformations), Confucius a effectivement transformé la philosophie cosmogonique – Taï-kih – en Chang-ti (équivalent de Dieu), « le grand prince ou chef de tous les génies » avec de nombreux Koueï (divinités, génies, esprits, parfois démons) auxquels il faut rendre hommage (sacrifices). Dans Chang-ti, ti signifie empereur et chang signifie élevé, d'où « Empereur élevé » ou « suprême Empereur ». L'auteur développe bien plus car ti signifie aussi gouverner, je vous laisse découvrir tout ça en lisant le texte de la conférence et les écrits de Léon de Rosny !

3. La philosophie taoïste. On considère Lao Tseu comme le fondateur de cette philosophie mais Léon de Rosny dit que « La doctrine que représente le Tao-teh King témoigne d'une puissance de pensée et de conception telle que je ne puis me résoudre à croire qu'elle ait été l'œuvre d'un seul homme, d'un seul philosophe, dans un pays où le travail de nombreuses générations antérieures ne lui aurait pas préparé toutes les voies. » car « le progrès s'accomplit lentement et avec le concours indispensable d'un nombre considérable de collaborateurs dévoués, tenaces et intelligents. » Et si l'auteur peut affirmer « Je n'ai donc plus aucune hésitation à soutenir désormais que la philosophie taoïste a été la conséquence d'un labeur intellectuel dont les premières manifestations se perdent dans la nuit des temps ou ont été du moins fort antérieures au VIe siècle avant notre ère. », c'est parce qu'il a étudié les textes originaux anciens et les ouvrages des sinologues. Et encore, à son époque (fin du XIXe siècle), les précurseurs et les contemporains de Lao Tseu étaient peu connus. D'ailleurs, le Tao-teh King est « d'une valeur considérable, mais dont l'intelligence présente d'énormes difficultés » et les premières traductions faites avec les connaissances de l'époque n'étaient pas exemptes d'erreurs de compréhension et de traduction... Léon de Rosny explique bien le concept philosophique du Tao qui signifie « route », « parler », « doctrine », parfois traduit par « voie », « Raison primordiale », « Principe suprême », « lumière », « Connaissance absolue » ou même « Dieu » toutefois « il s'applique à la conception d'un Dieu d'une nature non seulement immatérielle, mais indéfinissable. Lao-tse s'exprime à cet égard de la façon la plus formelle : Le Dieu qu'on peut définir, dit-il, n'est pas le Dieu absolu (en chinois : Tao ko tao, feï Tchang Tao.) ». Quant à King, souvent traduit par « Livre sacré », il signifie pourtant « écrit traditionnel ». Et Teh, « veut bien dire « vertu » dans le langage ordinaire, mais dans celui de la philosophie taoïste, il a une bien autre portée : il y exprime l'élément muable, qui est la seconde caractéristique de Dieu, dont la première est l'immuabilité. En d'autres termes, il désigne l'Activité sélective et le Devenir. ». L'auteur précise que cette notion de théologie trinitaire, présente en Chine « dès le VIe siècle avant notre ère », existe aussi en Inde (la trimourti) et au Japon (« Sintauisme primitif », c'est-à-dire shintoïsme primitif). Malheureusement, la théorie philosophique de Lao Tseu « ne devait obtenir d'écho dans les masses ignorantes que lorsque sa doctrine aurait été matérialisée de fond en comble et abâtardie de façon à devenir intelligible pour la foule inculte et à satisfaire ses instincts grossiers. À ce point de vue, il a eu la destinée de tous les grands instituteurs religieux : rien dans la pratique n'a survécu de son œuvre qu'une grossière et mercantile contrefaçon de son enseignement. » : c'est bien triste, mais c'est mon passage préféré (ce n'est qu'un extrait, l'auteur continue dans ses explications).

 

Alors, concernant le peuple chinois, athéisme ou déisme ?

L'idée de Dieu dans la philosophie religieuse de la Chine est un excellent texte à découvrir et à méditer, parfait pour ceux qui s'intéressent aux philosophies orientales, principalement de la Chine. Ce texte est écrit depuis plus d'un siècle (114 ans exactement) mais je le trouve toujours d'actualité pour la compréhension de la Chine antique et de sa (ses) philosophie(s), et surtout, il est relativement pointu mais vraiment à la portée de tous.

L'auteur rappelle « les graves inconvénients qui résultent de l'emploi insuffisamment réfléchi du mot « athée » pour désigner un individu et bien plus encore pour qualifier une race ou une fraction quelconque de l'humanité. » et j'apprécie qu'il dise que : « il n'est pas moins fâcheux de soutenir qu'un peuple est supérieur ou inférieur parce qu'on l'a qualifié plus ou moins à la légère de monothéiste, de polythéiste, de panthéiste, de fétichiste ou d'idolâtre. » car il est vrai que chaque peuple (chaque civilisation) a sa propre notion de Dieu et de la spiritualité (je ne parle pas de religion mais bien de philosophie).

J'ai été surprise du terme « la race Jaune » mais je remets cette utilisation dans le contexte de l'époque, d'autant plus que Léon de Rosny avait un profond intérêt et respect pour l'Asie, ses peuples et ses cultures.

 

En plus des Lundis philo, je mets cette lecture dans les challenges Cent pages (qui se termine le 21 juin), La Belle Époque (1879-1914), Petit Bac 2013 (catégorie Lieu) et Un classique par mois.

 

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 05:18

Faiel a fêté ses 3 ans le 9 avril de cette année et, aujourd'hui, ça fait 3 ans qu'il est arrivé chez nous.

Regardez le changement !

Photo n° 1 : à son arrivée, le lundi 31 mai 2010 au soir.

Photo n° 2 : maintenant ! (photo prise hier au soir).

D'autres photos sur Edwyn, Faiel & Cie.

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Publié par Coccinelle - dans Edwyn & Faiel photographie
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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 05:16

Le Magasin des suicides est un roman de Jean Teulé paru aux éditions Julliard en janvier 2007 (157 pages, 17 €, ISBN 978-2-260-01708-0). Pour la sortie du film dans les salles, le roman est reparu en septembre 2012 avec une nouvelle couverture (voir ci-dessous l'affiche du film).

 

Jean Teulé est né le 26 février 1953 à Saint-Lô (Manche). Il est écrivain, auteur de bandes dessinées, scénariste, acteur et réalisateur. Fleur de tonnerre, son nouveau roman, est paru chez Julliard en mars 2013.

 

« Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ! » (4e de couverture). Quel slogan !

 

Lucrèce et Mishima Tuvache sont propriétaires du Magasin des suicides.

Contrairement aux autres membres de la famille, Alan, leur nouveau-né, sourit dans son landau ! « Les parents se regardent catastrophés : merde... » (page 9).

En grandissant, Alan ne se comporte pas mieux : « Combien de fois faudra-t-il te le répéter ? On ne dit pas « au revoir » aux clients qui sortent de chez nous. On leur dit « adieu » puisqu'ils ne reviendront jamais. Est-ce que tu vas finir par comprendre ça ? » (page 11).

Heureusement, les deux aînés, Vincent (15 ans) et Marilyn (12 ans) sont... parfaitement lugubres.

Les années passent. Le commerce est florissant. « On n'est pas des assassins, tout de même. Vous rendez-vous compte, c'est interdit. Nous, on fournit ce qu'il faut mais les gens se débrouillent. C'est leur histoire. On est là juste pour rendre service en vendant des produits de qualité […]. » (page 25).

Vincent (maintenant 20 ans) fabrique une maquette de parc d'attractions sur le thème du suicide. « Mon fils est un génie. » (page 37).

Quant à Marilyn, à sa majorité, elle se fait inoculer un poison qui lui permet de tuer ceux qu'elle embrasse, et tout le monde se bouscule pour le Death Kiss.

Alan continue de grandir, toujours aussi rêveur et joyeux, l'optimisme personnifié au grand désarroi de ses parents.

Et puis, un jour, c'est la catastrophe, tout s'effondre. « Dix générations dans le suicide, on n'a jamais vu une pareille escroquerie ! » (page 81).

 

Un univers complètement différent de Mangez-le si vous voulez, seul roman de Jean Teulé que j'avais lu jusqu'à maintenant.

J'ai l'impression que Le magasin des suicides se déroule au siècle prochain et qu'il y a eu de nombreuses catastrophes planétaires (Amérique détruite, pluies acides sulfuriques, etc.).

Je n'ai pas éclaté de rire mais je me suis bien amusée avec cette famille loufoque et l'humour noir de l'auteur. Il y a de l'idée et de l'originalité, ça tient la route tout le long. Par contre, j'ai eu un peu de mal avec la fin...

Comme je n'ai pas vu le film d'animation de Patrice Leconte au cinéma, je veux le voir en DVD (sortie DVD et Blu-Ray en février 2013).

 

Une lecture pour le challenge Cent pages (qui se termine le 21 juin).

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 05:02

Lou et Titine remettent le couvert pour le Mois anglais en juin 2013 ! Elles l'ont annoncé en mars et j'ai tout de suite dit que je participerais (commentaire chez Lou) mais je ne fais mon article que maintenant.

 

Toutes les infos et inscription chez Lou et chez Titine. Et les logos sont supers !

 

 

Lectures, cinéma, musique, photos de voyage, recettes, thé..., le mois de juin sera anglais ou ne sera pas !

 

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...

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 05:47

Le singe est une nouvelle d'Alphonse Daudet parue le 12 août 1872 dans L'Événement (quotidien créé par par deux journalistes, Auguste Dumont et Edmond Magnier, et publié jusqu'en 1966).

 

Alphonse Daudet est né à Nîmes (Gard) le 13 mai 1840. Il est auteur de romans, de nouvelles, de contes et de théâtre. Il est mort le 16 décembre 1897 à Paris. J'ai déjà présenté Tartarin de Tarascon.

 

Un samedi soir, la femme de Valentin, surnommée « le singe » par les autres ouvriers, cherche son mari pour éviter qu'il ne dilapide sa paye. Mais « C'est trop tard. La paye est finie... Comment va-t-elle faire maintenant ? Où le trouver pour lui arracher sa semaine, l'empêcher de la boire ?... On a tant besoin d'argent à la maison ! »

Dans les bars et les cabarets, « tous ces misérables oublient qu'il n'y a pas de feu au logis, et que les femmes et les enfants ont froid. »

Et la femme continue de chercher... « Cherche, cherche, pauvre singe !... Elle va d'un cabaret à l'autre, se penche, essuie un coin de vitre avec son châle, regarde, puis repart, toujours inquiète, fiévreuse. »

 

Elle était jolie, cette femme lors de leur rencontre, mais la misère, les soucis, les maladies et les enfants l'ont transformée. Elle n'a pas les moyens de s'arranger et elle doit en plus lutter contre la méchanceté des autres : n'ont-ils pas une femme et des enfants eux aussi ? Mais ils s'en moquent, ils préfèrent les oublier en buvant leur paye et en s'enivrant dans les bouges que l'auteur décrits très bien. Son Valentin est-il devenu comme ça aussi ?

 

Pour Un classique par mois, je n'avais pas le temps de lire quelque chose de long et le mois touche à sa fin : j'ai donc lu une nouvelle (courte) d'Alphonse Daudet mais elle plonge bien le lecteur dans la vie et la misère de l'époque. Je mets aussi cette lecture dans Je lis des nouvelles et des novellas.

 

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 04:50

Première Fête de la Philo du 25 mai au 17 juin 2013

Pourquoi ces dates ? Le 25 mai est le jour de la Sainte Sophie (patronne de la sagesse, de la philosophie) et le 17 juin est le jour de l'épreuve de philosophie au baccalauréat.

Plusieurs manifestations au niveau national : cafés-philo, débats, conférences, rencontres, tables rondes, philo-concerts, lectures, cinés-philo, etc., sur plein de thèmes différents. Je trouve ça super et j'espère qu'il y aura des choses dans ma région !

Le site officiel : cliquez sur le bandeau ci-dessous.

 

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Publié par Coccinelle - dans philosophie
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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 08:15

Chers lecteurs,

Si vous aimez mon blog et que vous voulez voter pour lui, il est [bon dernier !] dans la Battle des blogs - Round 6 organisé par Au rendez-vous littéraire.

Merci, bonne journée et bon weekend.

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Publié par Coccinelle - dans tag & award...
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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 05:09

C'est qui la plus classe ? est un roman de Gérard Moncomble et Frédéric Pillot paru aux éditions Hatier Jeunesse dans la collection « Moi, Thérèse Miaou » en février 2013 (32 pages, 4,80 €, ISBN 978-2-218-95870-3).

 

Gérard Moncomble est l'auteur. Il est né le 19 mars 1951 à Auxi le Château (Pas de Calais). Il a étudié la philosophie et la sociologie. Il vit dans le Lot avec sa famille. Il écrit de la littérature jeunesse depuis 1984. Il écrit aussi des haïkus. Plus d'infos sur http://gerardmoncomble.com/.

 

Frédéric Pillot est l'illustrateur. Il est né le 2 août 1967 à Hayange (Moselle). Il a étudié les Arts décoratifs à Strasbourg (Alsace) où il vit avec sa famille.

 

Thérèse Miaou a faim et les humaines (maman et Suzanne) ne reviennent pas du supermarché... Ah, enfin, elles sont de retour ! Mais pourquoi n'ouvrent-elles pas le paquet de croquettes ? Elles veulent que Thérèse participe à un concours de beauté. « D'accord, je vais le faire, leur concours de dingues, mais par pitié, donnez-moi à manger ! » (page 7). Quelle horreur, les croquettes sont molles et immangeables... Diététiques, il paraît. C'est parce que Thérèse, pour participer au concours de beauté, est mise au régime. « Me voilà bête à concours. » (page 11). Heureusement Thérèse a trois supporters – non, pas maman, papa et Suzanne – mais trois matous qui pensent qu'elle a la classe et qu'elle est la meilleure. Sauf qu'il y a une autre participante... Néfertiti, une pimbêche ! Eh bien, Thérèse ne va pas se laisser faire : « Qu'on me brosse ! Qu'on me lustre ! Je veux être une reine de beauté ! » (page 18). Et le jour J...

 

Comme c'est drôle !

Bien raconté, bien dessiné, les jeunes – et les adultes sûrement aussi – vont adorer !

Une jolie surprise que cette collection ! J'ai bien envie de lire les autres titres.

En plus, Thérèse existe vraiment, c'est une belle minette noire et blanche qui vit avec l'auteur « et sa famille dans une grande maison à la campagne ».

 

Une lecture agréable et divertissante pour les challenges Animaux du monde (chats), Bookineurs en couleurs (couverture rouge), Cent pages et Totem (chat).

 

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