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Bonjour et bienvenue sur La Culture se Partage que j'ai créé dans le but de partager avec vous ce que j'aime lire, écouter, voir, cuisiner, photographier, etc.
Mercredi 14 mai 2008

Cyrz, de son vrai nom Cyrille Paraire, est un jeune chanteur, auteur, compositeur (très doué) originaire de Montéléger, dans la Drôme (voir le titre 6 de l'album). Plus d'informations sur www.cyrz.fr et sur www.myspace.com/cyrzmusic.


Un morceau de mon avenir est un album de 2006, sorti en digipack avec un seul CD (image de gauche). Il est ressorti en 2007 (et c'est celui que j'ai) en boîtier avec un deuxième CD intitulé Chapkasongz contenant 7 titres supplémentaires (acoustic, live).


CD 1 : Un morceau de mon avenir

Avant tout I ; Le fer forgé ; Toboggan ; Au peigne fin ; Content (un de mes titres préférés) ; Montéléger ; Le ciel des amants ; Avant tout II ; Gutenberg ; Mélimélopée (mon titre préféré !) ; Chanson d'amour obsolète ; Les battements ; Un morceau de mon avenir ; Avant tout III - en duo avec Dionysos ; Un air d'autoroute ; Le butin - en duo avec Annelies Brossens ; Post-it.


CD 2 : Chapkasongz

Clin deuil ; Les jardins de Jouvet ; Des bégonias et des vipères ; Le reste... ; Le poids de ton caractère ; C'est comme le vélo ; Là-bas (composé par Bertrand Cantat / Noir Désir).


Judicieux choix des mots, jolie voix (proche parfois de Da Silva en plus optimiste ou de Katerine en moins déjanté), jeux de mots, humour, musique envoûtante et soignée, belle ambiance poétique, influences diverses dont musique de western, chanson humoristique, rock. Gars simple, vraiment inspiré, éclectique : il joue des guitares (classique, folk, électrique), harmonica, banjo, ukulele, flex et tambourin. Beaucoup d'autres instruments joués par des musiciens : batterie, tambourin, maracas, contrebasse, piano, orgue, vibraphone, xylophone, tabla, bandonéon, violoncelle, scie musicale, etc.


À découvrir, vraiment !

par Catherine publié dans : Écouter communauté : Musiques
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Jeudi 8 mai 2008

Pelures d'oignon, de Günter Grass est paru au Seuil dans la collection Cadre Vert, en octobre 2007 (410 pages, illustré, 22,80 €, ISBN 978-2-02093-395-7). Titre original : Beim Haüten der Zwiebel.


La vie à Langfuhr, ville portuaire, avec une base militaire (polonaise), un aérodrome, une fabrique de chocolat, devait être passionnante pour un enfant qui commençait à s'intéresser à l'Art (en collectionnant des images), à découvrir la littérature en puisant dans la bibliothèque de sa mère, et le cinéma américain (Harry Piel, Laurel et Hardy, Charlie Chaplin, Buster Keaton).


Mais voilà, Günter avait 10 ans lorsque les attaques contre les Juifs ont débuté et il ne s'est pas bien rendu compte lorsque le frère de sa mère disparut, puis un copain de classe, puis son professeur de latin... Il se tut et continua de vivre.


Plus tard, ce fut une joie pour lui d'entrer dans les Jungvolk, les louveteaux, la jeunesse hitlérienne pour les plus petits et de porter leur uniforme car « campements et jeux de plein air dans les forêts de la côte, feux de camp (...) » l'éloignaient de « l'étroitesse des contraintes familiales, loin du père, du papotage des clients », lui qui vivait dans une niche sous la fenêtre d'un appartement familial minuscule (p. 26).


Lorsqu'il eut 12 ans, la guerre était vraiment présente mais il continua de vivre comme un enfant, tira fierté d'entrer au lycée, progressait en géographie en même temps que les troupes allemandes avançaient, mais ses souvenirs, pelés comme un oignon, lui démontrent maintenant son incapacité à agir, à changer les choses, pire : il lui font comprendre sa culpabilité face au silence, lui qui a la langue pourtant bien pendue, et il écrit plusieurs fois : « Je me suis tu ».


Qu'aurait-il pu faire d'autre ? Avait-il le droit à l'indifférence ?


Désir d'héroïsme, intrépidité, volonté de fuir les parents, la petite soeur, le deux-pièces inconfortable, ... à 16 ans, Günter s'engagea, il rêvait depuis l'enfance d'être sous-marinier. Il était fasciné d'un côté par « la guerre comme aventure et comme épreuve virile » (Jünger, p. 95) et terrorisé de l'autre par le fait « que la guerre faisait de tout soldat un meurtrier » (Remarque, p. 95).


Au fur et à mesure qu'il pèle l'oignon et que ses souvenirs, clairs ou confus, reviennent à sa mémoire, l'auteur retrouve les références et les personnes qui l'ont conduit à écrire ses différents livres et à inventer ses personnages de fiction.


Günter n'a finalement pas réellement connu la guerre, du moins les combats, il a fui toujours à l'Ouest, devant l'armée russe, n'a jamais tiré, a été blessé, légèrement, a été soigné par des infirmières finlandaises à Marienbad – occupé par des soldats américains – puis transféré dans un camp de travail en Bavière avant d'être libéré en zone britannique. Il a travaillé dans une mine, a retrouvé sa famille, a encore travaillé comme tailleur de pierre, et surtout a découvert les filles, l'amour, la danse, le jazz, est devenu un artiste éclectique (dessin, peinture, sculpture, musique) et un célèbre écrivain (poèmes, nouvelles, romans).


Il raconte encore son mariage avec Anna, une Suissesse, leurs enfants, la mort de sa mère, ses voyages (Allemagne, Italie, France, Pologne), son premier livre « Les avantages des poules de vent », un recueil de poèmes et de dessins, qui s'est vendu à 375 exemplaires en 3 ans ! (À notre époque, quel éditeur accepterait ça ?). Il explique aussi les « ...fantômes vengeurs qui maintenant, un demi-siècle plus tard, frappent de nouveau à la porte et demandent à entrer. Le souvenir se fonde sur des souvenirs qui a leur tour sont en quête de souvenirs. C'est ainsi qu'il ressemble à l'oignon, dont chaque pelure qui tombe met au jour des choses depuis bien longtemps oubliées (...) » (p 256).


Ces pelures d'oignon sont un très beau témoignage, de l'enfance, de la guerre, de la vie pendant et après le conflit, du monde des artistes après-guerre. C'est peut-être un mea-culpa face à l'indifférence et à l'impuissance. C'est en tout cas une fenêtre ouverte sur la vie de Günter Grass et sur son oeuvre.

par Catherine publié dans : Lire communauté : Chronique de nos lectures
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Lundi 5 mai 2008

Tango Massaï est un roman de Maxence Fermine paru chez Albin Michel en 2005 (255 pages, ISBN 2-226-15690-9, réédité en poche en juin 2007).


Tango Massaï est un rebelle à la tête d'une petite armée qui ne poursuit qu'un but : délivrer les populations du Tanganyika du joug de l'armée britannique et des sultans.


Le voici - avec son armée et son épouse Massaï - à Tabora, cité de l'or et des épices où il veut installer liberté et démocratie. Mais l'ancien sultan Sayid al Saada a été assassiné alors qu'il quittait Tabora après avoir abandonné le pouvoir à Tango Massaï. Évidemment ce dernier est fortement soupçonné.


Et que sont ces idées de liberté et de démocratie, provenant de l'homme blanc ? Et qui est réellement Tango Ferrer, devenu Tango Massaï ? Vous le saurez en lisant ce beau roman africain !

par Catherine publié dans : Lire communauté : Chronique de nos lectures
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Mercredi 30 avril 2008
6 articles dont celui-ci, j'ai un peu traîné les pieds ce mois-ci...
Les lecteurs aussi : 0 commentaire, 515 visiteurs uniques ont vu 4435 pages.
Blogrank entre 55 et 60 (petite baisse vers la fin du mois).

Les articles les plus consultés sont des chroniques de lecture :
Le tableau du Maître Flamand, de Arturo PÉREZ-REVERTE = 48 visiteurs
La Chinoise de Paname, de Brigitte Tchao = 38 visiteurs
L'aliéniste, de Caleb Carr = 37 visiteurs
et une chronique de série télévisée :
Invasion [série américaine] = 35 visiteurs.

J'ai envie de parler de pas mal de choses mais je n'ai pas toujours le temps... J'essaierai toutefois d'être régulière pour la mise en ligne des nouveaux articles.
par Catherine publié dans : Vie du blog communauté : Apprendre et découvrir
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Mardi 22 avril 2008
Je ne me rappelle plus où j'ai pris cette photo mais j'aime beaucoup cet ensemble de pierre et de bois.

(Vous lisez le 150ème article).
par Catherine publié dans : Photographier communauté : Apprendre et découvrir
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Mercredi 16 avril 2008

 

Cela fait un bout de temps que je n'ai pas chroniqué de musique...


Si j'ai voulu écouter Polar, chanteur que je ne connaissais pas du tout, c'est parce que j'ai lu que les textes de cet album ont été écrits par Miossec (dont je suis fan même si je n'en ai encore pas parlé sur mon blog mais vous n'imaginez pas toutes les choses que je n'ai pas encore abordées !).


Sur son myspace, I love Polar, deux titres extraits de Jour blanc : Le brasier et Le chalet, deux titres en anglais : Here comes the sun (une reprise des Beatles) et Erase acoustic (de l'album Somatic) et plusieurs vidéos : le clip du brasier, des extraits de Taratata et d'autres extraits de concerts, dont des duos avec son copain Cali. Plus d'informations sur son site officiel www.polar-music.com.


Polar est un artiste suisse, d'origine irlandaise, de son vrai nom Eric Linder. Trois albums de ce chanteur et guitariste sont en anglais : 1 en 1996, Bi-polar en 1999 et Somatic en 2002, tous chez How I feel records. Les chansons de Jour blanc, le quatrième album sorti en septembre 2006 chez Virgin records, sont en français, écrites par Miossec donc et on y sent sa patte. J'ai bien aimé le texte d'ouverture dans le livret qui raconte l'histoire du cri, une histoire incroyable mais sûrement vraie. Texte, musique, voix, ambiance, tout est bon dans cet excellent album, à écouter, à réécouter.


Voici les titres de Jour blanc : Le cri - Le brasier - Le chalet - Au verso de ce monde - 8 h 30 - Épines - Accroche-toi - Ciel, lac, orage, etc. - L'impasse - Tremblement.


Ma chanson préférée est Ciel, lac, orage, etc. Et si je devais donner un seul mot pour cet album, je choisirais élégance.


Un nouvel album est annoncé pour 2008. En français ou en anglais ?

par Catherine publié dans : Écouter communauté : Musiques
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Vendredi 11 avril 2008
Série américaine de SF créée en 2005 par Shaun Cassidy : 22 épisodes de 42 minutes.

Diffusion aux États-Unis sur ABC de septembre 2005 à mai 2006.

Diffusion en France d'abord sur TPS Star à partir de novembre 2006 puis sur France 4 de janvier à mars 2008.


Les principaux personnages

Eddie Cibrian : Russell Varon est le responsable des rangers d'une réserve marécageuse. Divorcé de Mariel, il vit dans une maison isolée avec Larkin.

Lisa Sheridan : Larkin Groves, la compagne de Russell, est journaliste et enceinte. Son frère, Tyler Labine : Dave, persuadé que la ville est envahie par des extraterrestres, vit avec eux.

Kari Matchett : Le Docteur Mariel Underlay, divorcée de Russell et mère de leurs deux enfants, est remariée avec Tom Underlay.

William Fichtner : Tom Underlay, le shérif, veuf et père de Kira, est remarié avec Mariel. Il est le seul rescapé d'un crash d'avion qui a eu lieu 10 ans plus tôt et qui a coûté la vie à sa première épouse.

Alexis Dziena : Kira, la fille de Tom, est une jolie adolescente qui a besoin d'amour.

Evan Peters : Jesse et Ariel Gade : Rose sont les enfants de Mariel et Russell et ils partagent leur temps entre les deux maisons de leur parents.

 



Un petit résumé

Pendant un ouragan, une ville des Everglades, en Floride, est coupée du reste du monde et Rose observe d'étranges petites lumières qui tombent sur les marais. Puis des personnes qu'on a cru mortes, comme Mariel, reviennent vivantes mais changées : elles sont fascinées par l'eau et peuvent y respirer longtemps.

Bien que de nombreux habitants de la ville et des militaires apparaissent, l'histoire est plus centralisée sur les familles recomposées de Russell et de Tom. Larkin menant l'enquête pour la télévision locale où elle est journaliste est confronté à l'armée, Russell de son côté souhaite savoir ce qui se passe réellement dans la réserve dont il a la charge et Tom en sait plus qu'il ne veut en dire, surtout sur le mystérieux Szura qui entraîne toute une armée « d'hybrides » sur un îlot normalement inhabité.

Russell et Tom, pas ennemis mais pas amis non plus, vont devoir s'entendre et s'allier pour « sauver l'humanité » s'il n'est pas déjà trop tard...


Le message de cette série est clair : la région est peuplée d'envahisseurs, invisibles puisqu'ils occupent les corps des humains, mais bien réels et donc la peur des personnes non encore touchées par ce phénomène de remplacement est justifiée. Comment les habitants vont-ils réagir ? Le shérif fait tout pour protéger sa famille et se protéger de son passé. Russell fait tout pour protéger sa famille et comprendre ce qui arrive dans la réserve. Mariel en tant que docteur veut le bien de tous y compris de femmes qui vont accoucher (mais de quels êtres en fait ?). Larkin ne pense qu'à son enquête et n'hésite pas à mettre en danger sa vie et celle de l'enfant qu'elle porte. Le prêtre (le Père Scanlon) se laisse emporter par sa foi. Le parano (Dave) raconte tout sur son blog qui est de plus en plus lu mais est-il pris au sérieux ou les lecteurs croient-ils à une énième fiction (rappel du personnage de Eddie le Fou dans First Wave). Les enfants sont confrontés à des choses qu'ils ne comprennent pas et se rendent bien compte que les adultes leur cachent des informations importantes voire leur mentent.


J'ai beaucoup aimé suivre cette série fantastique alors c'est dommage qu'il n'y ait qu'une saison et de ne pas connaître la suite et en savoir plus sur ces extraterrestres envahisseurs... Qu'est-il réellement arrivé à Tom il y a dix ans ? Qu'ont mis au monde les « humaines » enceintes ? Que va-t-il advenir de Mariel, enceinte elle aussi d'une portée de plusieurs petits ? Et de Larkin que Tom a dû emmener ? Que sait l'armée et que faisait-elle là ? Autant de questions sans réponse, finalement comme dans la vie !

 

par Catherine publié dans : Regarder communauté : Cinéma
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Mardi 8 avril 2008

ChinoisePaname.gifLa Chinoise de Paname est un roman de Brigitte Tchao. Il est paru en août 2002 aux éditions Le Félin / Kiron dans la collection Fiction dirigée par Bernard Lefort (254 pages – ISBN 2-86645-462-6).


D'origine chinoise, Gertrude Tou passe son enfance à Paris, dans le 14ème arrondissement, avec ses parents restaurateurs, son frère Paul et sa soeur Anne. Élevée à moitié dans la tradition chinoise et à moitié dans la modernité française, elle vit la même chose que beaucoup d'enfants et d'adolescents dans les années 60 et 70 : scolarité, amis, jeux de société (Mille Bornes), permissions de sorties, etc. Puis viennent les études, la quête de l'amour et enfin le premier voyage en Chine au début des années 90, séjour durant lequel elle rencontre pour la première fois les familles de ses parents, ses cousins, cousines et découvre la Chine actuelle.


J'ai pris plaisir à lire ce livre écrit dans une langue populaire car La Chinoise de Paname est bien sûr le roman fortement autobiographique de Brigitte Tchao. Mais avec sa tendresse, son humour et son franc-parler, il symbolise toute une diaspora chinoise qui s'est intégrée en France loin du pays de leurs ancêtres.

par Catherine publié dans : Lire communauté : Chronique de nos lectures
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Jeudi 3 avril 2008

L'aliéniste est un thriller paru aux Presses de la Cité en mars 1995 (480 pages, 19,80 €).

Titre original : The alienist ; traduction de René Baldy et Jacques Martinache.

Il a été réédité en poche en mars 1996, dans la collection Romans étrangers de Pocket n° 10079 (576 pages, 7,20 €, ISBN 2-26607-224-2).


Caleb Carr naît le 2 août 1955 à Manhattan, où il grandit et où il vit encore, il connaît donc bien New York. Il est diplômé d'histoire.

Ses livres parus en français par ordre chronologique :

L'ange des ténèbres, Presses de la Cité, avril 1998

Le diable blanc : un aventurier américain devenu mandarin en Chine, Presses de la Cité, septembre 1999

Le tueur de temps, Presses de la Cité, avril 2001

Le secrétaire italien : une nouvelle aventure de Sherlock Holmes, Presses de la Cité, août 2006


Une note de l'auteur en exergue explique le titre du livre : « Avant le XXe siècle, les malades mentaux étaient considérés comme aliénés, c'est-à-dire étrangers, non seulement au reste de la société mais aussi à leur propre nature. Les spécialistes qui étudiaient et traitaient leurs pathologies étaient connus sous le nom d'aliénistes. ».


Les principaux personnages de ce roman extraordinaire sont Théodore Roosevelt, alors préfet de police de New York, le Docteur Laszlo Kreizler, médecin et « éminent aliéniste », fondateur d'un institut-école et centre de recherche pour l'enfance, Sara Howard, une des premières femmes dans la police, les frères Lucius et Marcus Isaacson, des policiers vifs et intelligents et John Moore Schuyler, journaliste criminel au Times, narrateur de cette histoire après le 9 janvier 1919 (en fait après la mort du premier Président Roosevelt).


AlienistePocket.gifMars 1896, des corps d'enfants atrocement mutilés sont découverts. Roosevelt, Kreizler et Moore, amis de longue date, enquêtent sur un des premiers serial-killers aux États-Unis, mais ils vont devoir faire vite : des enfants sont humiliés, torturés, tués. Ils seront aidés par Sara Howard, Lucius et Marcus Isaacson et Cyrus Montrose, un Noir gigantesque, domestique, cocher et garde du corps de Kreizler. Mais certains vont leur mettre des bâtons dans les roues : les pègres locales et les églises qui n'aiment pas qu'on piétine leurs plates-bandes, les familles et les compagnons d'infortune des victimes, vivant dans la misère, la terreur et faciles à manipuler.


La New York de la fin du XIXe siècle peut terroriser ou scandaliser les lecteurs, cette ville habitée par ceux que l'Europe, l'Afrique et l'Orient refoulaient, ceux qui n'arrivaient pas plus riches dans le nouveau monde que dans l'ancien qu'ils avaient quitté et qui n'avaient aucun moyen de s'enrichir ou même de survivre sans se vendre ou vendre leurs enfants. Je pense qu'un bon thriller reflète la société telle qu'elle est (ou était à une autre époque) et c'est ce que réussit Caleb Carr avec L'aliéniste. Nos héros apprennent comment relever des empreintes et on y découvre les débuts de la psychiatrie criminelle et même les prémices du profilage. C'est pourquoi j'ai beaucoup aimé ce roman que je vous conseille de lire aussi bien pour le suspense policier que pour la reconstitution historique. En plus, c'est son premier roman, quel talent !


Je ne pense maintenant qu'à une chose : lire les autres romans de Caleb Carr !

par Catherine publié dans : Lire communauté : Chronique de nos lectures
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Lundi 31 mars 2008
14 articles dont celui-ci et 0 commentaire... 561 visiteurs uniques ont vu 5668 pages.
92 % des visiteurs viennent directement, 6 % viennent depuis des moteurs de recherche et 2 % depuis la plateforme d'Over-Blog.
Blogrank : il est resté stable tout le mois entre 58 et 60, c'est bon signe !
Nouveaux visiteurs d'Asie (Israël, Liban, Thaïlande, Indonésie, Philippines), d'Océanie (Nouvelle Calédonie) et de Russie.
Mise à jour des pages d'index alphabétiques et thématiques.

Les articles les plus consultés en mars

1.   
Iris White, l'aventurière = 60

2.   
L'exploit de l'éclaireur, de Boris Barnet = 42
      
Le tableau du Maître Flamand, de Arturo Pérez-Reverte = 42

3.   
Une île trop loin, et L'étang aux nénuphars, de Annika Thor = 38

4.   
Le journal d'un fou, Le remède, Ah Q, de Lu Xun = 34

5.   
Le croissant de lune, et Plus qu'un yuan en poche, de Lao She = 32

6.   
Chien, de Ba Jin = 27

7.   
Le jugement des eaux, de Li Guangtian = 25

8.   
Bilan de février 2008 = 24
      
Le moine Calebasse, de Yu Dafu = 24

9.   
Man to Man, de Régis Wargnier = 22

10. 
L'histoire de Grand Nez, de Mao Dun = 21

Pensez aux autres articles !
par Catherine publié dans : Vie du blog communauté : Apprendre et découvrir
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