30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 04:12

Les aurores montréales est un recueil de nouvelles de Monique Proulx paru aux éditions du Boréal en avril 1996 (244 pages, 15,50 €, ISBN 978-2-89052752-2).

 

Monique Proulx est née le 17 janvier 1952 à Québec mais elle vit à Montréal depuis 1984. Elle est romancière, nouvelliste, scénariste et elle a reçu de nombreux prix littéraires.

 

Les nouvelles de ce recueil datent un peu (elles ont apparemment été écrites entre 1989 et 1994) mais elles me semblent toujours d'actualité (même si je ne peux pas l'affirmer à 100 % car je ne connais pas du tout la ville de Montréal). Elles parlent en tout cas toutes de Montréal et de la vie à Montréal. « Montréal a changé, c'est la faute de Montréal. » (page 231).

 

De l'exil et des difficultés d'adaptation : Gris et blanc (enfant du Costa Rica), Jaune et blanc (jeune femme de Chine), Rose et blanc (fille d'immigrés italiens), Noir et blanc et La classe laborieuse (couple de Haïtiens), Rouge et blanc (Indien, il n'est pas en exil donc mais il ne reconnaît pas sa propre terre), Sans domicile fixe.

Le blanc revient souvent !

 

Des relations entre enfants et parents : Le passage (une jeune fille « même pas majeure » quitte ses parents pour aller vivre à Montréal avec son copain étudiant), Le futile et l'essentiel (une femme très bavarde rend visite à sa fille à Montréal), Noir et blanc (racisme et violence).

 

Des relations entre hommes et femmes : Léa et Paul, par exemple (intéressant avec plusieurs flashback non chronologiques), Les femmes sont plus fines, Madame Bovary, Dépaysement, Oui or no.

 

De la relation entre l'humain et l'animal : Gris et blanc (Manu, le chien qui manque à l'enfant), Jouer avec un chat (Pierrot et sa chatte, Grosse Chose).

 

Des différences dans le comportement ou l'attitude : Allô, Les transports en commun, Tenue de ville, Rue Sainte-Catherine, Baby, L'enfance de l'art (courte et percutante), Les aurores montréales, Fucking bourgeois.

C'est bizarre, en listant ces nouvelles, je me rends compte que ce sont celles-ci que j'ai le moins aimées !

 

Clin d'œil à la culture et à la littérature québécoises : Leçon d'histoire (au théâtre), Français, Françaises (auteurs québécois).

 

Une nouvelle inclassable : Ça ; elle ne fait qu'une page et je ne l'ai pas comprise…

 

Mes nouvelles préférées

Gris et blanc : un enfant écrit à son chien, Manu, resté à Puerto Quepos (Costa Rica) pour lui raconter sa nouvelle vie dans cette ville grise et parfois blanche, et lui dire combien il lui manque.

Le futile et l'essentiel : Fabienne rend visite à sa fille Martine qui pressent que « cette semaine sera infernale » car sa mère est volubile et cancanière. « Et tout ce temps, tandis qu'elle parcourait et dévorait insatiable la ville, les mots s'étaient éjectés de sa bouche à une vitesse sidérale, elle parlait et la réalité se rapetissait comme aspirée de l'intérieur, elle parlait et la vie devenait une anecdote désespérante de laquelle tout sublime était à jamais évacué, à jamais. » (page 47).

Jaune et blanc : une jeune Chinoise écrit à sa grand-mère restée en Chine et lui décrit le foisonnement de cette ville dans laquelle elle était perdue à son arrivée.

Madame Bovary : Diane, mariée et mère de famille, écrit à un journaliste dont elle aime les chroniques afin de le rencontrer (et plus si affinités) mais il la mouche dans une chronique suivante.

Noir et blanc : après avoir vu en famille le film Malcolm X, un chauffeur de taxi haïtien écrit à Malcolm X pour lui dire son mécontentement sur la violence et le racisme qui n'est pas à sens unique. « Les faits parlent d'eux-mêmes, et l'homme est un loup pour l'homme, qu'il soit noir, jaune, ou vert martien... » (page 141).

Français, Françaises : un directeur littéraire français vient à Montréal pour rencontrer des auteurs québécois « uniquement distribués au Québec » (page 181) et ceux-ci espèrent beaucoup des éditeurs français mais l'homme préfère s'installer à Montréal réduisant leurs espoirs à néant.

 

Drôles ou tristes, tendres ou cruelles, réelles ou imaginaires, émouvantes ou déroutantes, ces 27 histoires ont toutes un intérêt, une manière bien à elles de raconter Montréal, ses habitants et ses différentes couleurs. Ce fut pour moi une belle découverte car je n'avais jamais lu Monique Proulx.

Plusieurs de ces nouvelles sont écrites sous forme de lettres : Gris et blanc, Jaune et blanc, Rose et blanc, Noir et blanc, Rouge et blanc, Blanc, et la lettre au journaliste dans Madame Bovary.

 

Le mot de la fin pour l'Amérindien qui ne reconnaît plus son pays, dans Rouge et blanc. « Cette terre bruyante peuplée de créatures bavardes et ces forêts sans arbres sont tout ce qui nous reste : il faut apprendre à y enfouir de nouvelles racines ou accepter de disparaître. » (pages 195-196).

 

Une lecture pour Québec en septembre que je mets aussi dans les challenges 1 mois, 1 plume, En toutes lettres, Littérature francophone, Le mélange des genres (nouvelles), Petit Bac 2014 (catégorie Lieu) et Tour du monde en 8 ans.

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 19:06

20 ans avec mon chat est un roman d'INABA Mayumi paru aux éditions Philippe Picquier en mars 2014 (198 pages, 17,50 €, ISBN 978-2-8097-0989-6). ミーのいない朝 Mii no inai asa (1999) est traduit du japonais par Élisabeth Suetsugu.

 

Inaba Mayumi (稲葉真弓) est née le 8 mars 1950 dans la préfecture d'Aichi. En faisant des recherches sur elle, j'ai découvert qu'elle est décédée le 30 août 2014 d'un cancer du pancréas (paix à son âme, elle est partie rejoindre Mî). Poète, romancière et nouvelliste, elle a reçu plusieurs prix dont le premier en 1966 pour un concours de poésie puis en 1973 pour son premier récit. Elle a utilisé le pseudonyme de KURATA Yuko fin des années 80-début des années 90 pour écrire de la Fantasy. Elle a aussi travaillé pour le cinéma dans les années 90-2000. Pour l'instant, son site officiel, http://inabamayumi.web.fc2.com/, est encore en ligne.

 

« Année 1977, dans l'été finissant. […] J'ai fait la rencontre d'un chat, ou plutôt d'une boule de poils, toute vaporeuse, comme une pelote de laine. C'était un chaton, un tout petit bébé chat. » (page 7).

La narratrice, originaire de Nagoya, travaille dans un bureau de décoration à Shinjuku à Tôkyô. Un soir, en rentrant du travail, elle entend, malgré le vent, de petits miaulements et découvre sur la grille d'un collège, près de la Tamagawa (c'est une rivière), un chaton blanc, noir et marron, une femelle. Son seul souvenir de chat lui vient de l'enfance : Shiro, le chat blanc de sa tante Tsune, mais elle prend le chaton avec elle et l'appelle Mî car ses miaulements font « mii mii ».

C'est le début d'un grand changement dans sa vie ! Le lait, les sardines et la bonite, le choix du nom, les premiers jeux, les balades dans le jardin de la maison de Fuchû, le déménagement dans la maison de Kokubunji, les matous qui séduisent Mî, le départ de son mari à Ôsaka pour son travail… Mais la vie continue, avec bonheur, car Mî est là.

« Comme elle semblait heureuse, parfaitement détendue ! Moi, je passais un chiffon sur les traces de pas qu'elle avait laissées dans le couloir et je regardais sans me lasser le chat endormi, roulé en boule, comme si la queue et la tête étaient nouées. » (page 46).

La jeune femme – qui n'avait jamais pris de photos – achète un appareil.

« Les jours de congé, je passais mon temps à prendre des photos de Mî. Dans son sommeil, l'oreille dressée, immobile sur le mur, dégringolant d'une branche de pêcher qu'elle venait à peine de réussir à escalader, sautant doucement sur ma table et me regardant, la joue pressée sur l'abat-jour tiède… Mon appareil photo était devenu un instrument à découper le temps de ma vie qui s'écoulait, le seul instrument au monde. Les heures sereines passées avec Mî. » (page 70).

Plus tard, l'auteur déménagera avec Mî dans un immeuble de Shinagawa, près de la rivière Meguro, dans un petit appartement au 4e étage (qu'elle achètera pour pouvoir garder la chatte avec elle) mais la vie ne sera plus pareille car il n'y aura plus de véranda, plus de jardin, plus d'arbres...

« En montant dans le camion qui attendait dans la cour du sanctuaire, je n'ai pu m'empêcher de jeter un coup d'œil dans le jardin. Ce grand jardin que Mî aimait tant, où elle avait joué, où nous avions pris ensemble des bains de soleil, ce jardin où fleurissait un pêcher. » (page 100).

 

20 ans avec mon chat, c'est une vie de chat bien remplie mais aussi une vie de femme, de couple (pour un certain temps), d'écrivain et de Tokyoïtes ! Car ce n'est pas facile de trouver dans la capitale japonaise un appartement – et encore moins une maison – dont le propriétaire accepte un animal mais l'auteur refusera toujours de se séparer de Mî : elle est pour elle un trésor, un alter-ego, l'amour de sa vie !

« Je ressentais bien plus que par le passé une intimité avec cette chatte que ma main connaissait si bien à présent, elle qui s'abandonnait contre moi, moi qui m'abandonnais contre elle, j'avais l'impression qu'un courant passait entre nous comme un échange mystérieux. » (page 158).

Mayumi Inaba deviendra écrivain, un peu sans s'en rendre compte, un peu grâce à Mî.

« Écrire… C'était pour moi le moment le plus précieux. » (page 43) et « Sans que je m'en aperçoive, j'avais fini par devenir écrivain. » (page 161).

« […] après que mon mari s'était endormi, j'allumais la lampe de mon bureau et je restais des heures devant le papier. Alors, un autre monde naissait, ailleurs que celui de la vie de tous les jours, et il me semblait que les mots détenaient un pouvoir illimité. » (page 44).

Oui, les mots détiennent un pouvoir illimité et ce récit autobiographique tellement beau le prouve ! Il est plein de douceur, de joies, de jeux, de balades et de tendresse. Il permet de découvrir Tôkyô et la vie tokyoïte sur plusieurs décennies. Il est aussi, vers la fin (chapitres 4 et 5), plein de douleurs et de tristesse et, même si je savais ce qui devait arriver au bout des vingt ans, j'ai terminé ce livre en larmes !

Est-ce que l'auteur a eu un autre chat après la mort de Mî (été 1997) ? Elle ne le dit pas… Ou peut-être dans un autre livre ? Je vais en tout cas suivre les parutions concernant Mayumi Inaba car c'est son premier livre traduit en français mais elle en a écrit de nombreux autres et a reçu plusieurs prix (Kawabata Yasunari, Tanizaki, MEXT Award for Arts…).

Vous aimez le Japon ? Ce livre est pour vous ! Vous aimez les chats ? Ce livre est pour vous ! Vous aimez les récits de vie vraiment bien écrits ? Ce livre est pour vous ! Et pour finir, je veux remercier mon chéri qui m'a offert ce livre, il sait ce que j'aime.

 

Il est possible de lire les 58 premières pages sur le site de l'éditeur en pdf.

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde, Arche de Noé et Totem pour le chat ; 1 mois, 1 plume (découverte d'un auteur), Écrivains japonais d'hier et d'aujourd'hui, Le mélange des genres (autobiographie et témoignage), Petit Bac 2014 (j'aurais pu le mettre dans la catégorie Animal mais je vais le mettre dans la catégorie Moment / temps qu'il est plus difficile d'honorer), Rentrée littéraire d'hiver 2014 (parution le 6 mars) et Tour du monde en 8 ans (Japon).

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 18:37

Quel plaisir de voir ce soir sur le blog de Price Minister, le retour des matchs de la rentrée littéraire 2014.

 

Quatre blogueuses ont chacune choisi trois livres : un français, un étranger et un premier roman. Et Gilles, l'expert livres du groupe Price Minister Rakuten a fait de même.

 

Magali du blog Des galipettes entre les lignes a choisi :

Le roi disait que j'étais le diable, de Clara Dupont-Monod

Goat mountain, de David Vann

Constellations, d'Adrien Bosc

 

Sophie du blog Délivrer des livres a choisi :

Trente-six chandelles, de Marie-Sabine Roger

Petits oiseaux, de Yôko Ogawa

Le cercle des femmes, de Sophie Brocas

 

Stéphie du blog Mille et une frasques a choisi :

Sous les couvertures, de Bertrand Guillot

Ces instants-là, de Herbjørg Wassmo

Zou !, de Anne-Véronique Herter

 

Caroline du blog Cultur'elle a choisi :

Le royaume, d'Emmanuel Carrère

Un monde flamboyant, de Siri Hustvedt

Louise, de Julie Gouazé

 

Gilles de Price Minister Rakuten a choisi :

Peine perdue, d'Olivier Adam

Retour à Little Wing, de Nickolas Butler

Le complexe d'Eden Bellwether, de Benjamin Wood

 

Que du bon, n'est-ce pas ? J'ai choisi Petits oiseaux, de Yôko Ogawa et je vous dirai si c'est OK pour moi ! Peut-être avez-vous encore le temps de participer ? C'est limité aux 800 premiers inscrits mais certains livres seront voyageurs (pour les blogueurs inscrits en attente).

 

En tout cas, merci à Magali, Sophie, Stéphie, Caroline, Gilles, Oliver et Price Minister ! Et bonnes lectures à tous !

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Publié par Coccinelle - dans lecture Rentrée littéraire
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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 00:48

1869 la conquête de l'espace est une bande dessinée d'Alex Alice. C'est le premier tome de la trilogie Le château des étoiles. Il va paraître aux éditions Rue de Sèvres le 24 septembre 2014 (64 pages, 13,50 €, ISBN 979-2-36981-013-1).

 

Je remercie très fort Gilles Paris qui m'a envoyé cette magnifique bande dessinée fin août.

 

Alex Alice est né le 2 novembre 1974. En 1997, il sort diplômé de l'École supérieure de commerce de Paris et il se lance dans la bande dessinée avec des thèmes plutôt historiques, fantastiques et science-fiction. Et c'est dingue parce que je ne connaissais pas cet auteur ! Plus d'infos sur http://alexaliceblog.blogspot.fr/.

 

Rue de Sèvres, éditeur créé en 2013, est le projet bande dessinée de l'éditeur jeunesse L'école des loisirs. Sont prévues des bandes dessinées ados-adultes, tout public et jeunesse. Je n'ai pas trouvé de site mais il y a une page Facebook, https://fr-fr.facebook.com/ruedesevresBD.

 

En 1868, la mère de Séraphin disparaît à bord de son ballon. Elle était à la recherche de l'Éther.

Un an plus tard, son journal de bord, retombé sur terre, est retrouvé par le Roi Ludwig. Séraphin et son père se rendent donc en Bavière mais ils sont pourchassés par des espions.

Car la conquête de l'espace changerait la face du monde !

« Le temps de l'Empire était proche, le train de l'histoire en marche. » (page 18).

Au château du Roi Ludwig, pendant que son père travaille sur un engin spatial, Séraphin se fait deux amis : Hans qui a construit un ballon et Sophie, la bonne. Les trois jeunes gens vont devenir des chevaliers secrets, les chevaliers de l'Éther.

 

1869 la conquête de l'espace est d'abord paru en trois gazettes :

1. Le secret de l'Éther

2. Les chevaliers de l'Éther

3. Les conquérants de l'Éther

et ce sont ces trois journaux qui forment les trois chapitres de ce premier tome grand format avec un cahier graphique supplémentaire.

 

Pour la suite, La conquête de l'espace, trois autres gazettes sont annoncées :

4. Les naufragés de la Lune

5. Les secrets de la face cachée

6. Le Roi-Lune

avant que celles-ci ne paraissent également en un deuxième tome de bande dessinée.

 

Magnifique ! Grandiose ! Sublime ! Les dessins sont vraiment très beaux, en aquarelle, de la pure poésie. L'histoire est passionnante, il y a de l'action, du mystère, des rebondissements. Mi-historique (le contexte, les personnages historiques et les théories scientifiques sont bien réels) mi-science fiction tendance steampunk (rétro-futuriste), cette bande dessinée qui fait rêver est tout simplement géniale ! Et c'est un très bel objet à avoir dans sa bibliothèque ou à offrir.

Alex Alice s'est laissé influencé par les pionniers de la science-fiction (Albert Robida, Jules Verne…), les films de space opéra et, selon ses dires, les œuvres de Hayao Miyazaki : tant mieux, j'en redemande ! Car je l'ai dévorée, cette bande dessinée, je l'ai même relue tellement j'ai adoré ! D'ailleurs, je ne mets pas de coup de cœur habituellement pour les bandes dessinées mais là, je vais un mettre un.

 

Toutes les infos sur le site officiel Le château des étoiles.

À noter la soirée de lancement avec l'auteur ce mercredi 24 septembre à Le dernier bar avant la fin du monde (avenue Victoria à Paris) : si vous y allez, vous nous raconterez !

 

Une lecture pour les challenges 1 % de la rentrée littéraire (c'est une BD mais elle mérite d'être dans la rentrée littéraire !), BD, Geek, Petit Bac 2014 (catégorie Bâtiment), Royal (pour le Roi Ludwig de Bavière) et XIXe siècle.

 

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 22:23

Les Japonais ne savent pas parler le japonais (日本人の知らない日本語 Nihonjin no shiranai nihongo) est un manga de Hebizo & Umino Nagiko paru aux éditions Media Factory - Clair de Lune en avril 2014 (144 pages, 13,90 €, ISBN 978-2-353253647). Ce manga paru en 2009 au Japon est traduit du japonais par Florence Guichard.

 

Hebizo (蛇蔵) est auteur et illustratrice.

Plus d'infos sur http://hebizou.blog56.fc2.com/.

 

Umiko Nagiko (海野凪子) est scénariste. Elle est professeur de japonais.

Plus d'infos sur http://uminonagiko.blog73.fc2.com/.

 

Nagiko est professeur de japonais pour les étrangers au Japon (shugakusei). Elle raconte sous forme d'anecdotes son expérience. « Que ressent-on en enseignant la langue japonaise à des étrangers ? » (page 4) : les questions auxquelles il est difficile de répondre, l'écriture (ou plutôt les écritures), le langage honorifique, les façons d'apprendre le japonais, les règles, les coutumes, les particules, etc., et même des choses que les Japonais ne savent pas !

 

Sous-titré « Bien entendu, c'est faux ! Je plaisante ! C'est un essai version manga sur la redécouverte de la langue japonaise », ce manga atypique est destiné à un lectorat japonisant. En effet, les lecteurs qui n'ont pas étudié le japonais n'y comprendront pas grand-chose et ne trouveront pas ce manga amusant. Ce qui serait dommage car cet ouvrage très instructif est une mine d'or. Au niveau des dessins, ils sont mi-réalistes mi-chibi ; les seize premières pages sont en couleur, ensuite c'est en noir et blanc. À la fin de chaque chapitre, il y a un test. Alors, en route pour le japonais !

 

Je remercie F. pour ce manga vraiment intéressant. Il ne me reste plus qu'à acheter les deux autres tomes de la trilogie car j'ai l'impression qu'ils sont parus en même temps que ce premier tome, en avril 2014.

 

Avec un peu de retard, je présente ce manga pour Un samedi par mois, c'est manga (déjà que j'ai zappé juin et août…) et je le mets aussi dans les challenges BD, Geek et Petit Bac 2014 (catégorie Verbe).

 

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Publié par Coccinelle - dans bande dessinée manga Japon
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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 04:33

Le cerf aux bois d'argent est un album illustré de Mani et Gabrielle Richard paru aux éditions Chemins de traverse en septembre 2011 dans la collection L'Arche (20 pages, 7,99 €, ISBN 978-2-313-00291-9).

 

Mani est l'auteur de cet ouvrage mais elle est aussi illustratrice et webdesigner.

 

Gabrielle Richard est l'illustratrice ; elle aime les univers étranges, merveilleux, oniriques.

 

Le cerf au bois d'argent est fier de ses bois, tellement fier qu'il se croit supérieur.

Ses congénères ne supportent plus son arrogance et l'abandonnent dans « la forêt des illusions ».

Seul, perdu au milieu de cette forêt magique, le cerf aux bois d'argent a faim, il a sommeil, il a soif mais il a trop peur car les végétaux lui disent tous qu'il perdrait ses bois s'il mangeait, s'il se reposait, s'il buvait.

 

Le cerf va-t-il se défaire de son orgueil et apprendre la tendresse, la chaleur fraternelle, la loyauté… ?

Les dessins féeriques sont très beaux mais les couleurs psychédéliques rendent cet album un peu spécial ! J'espère que vous aimerez !

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde, Arche de Noé, Je lis aussi des albums, Petit Bac 2014 (catégorie Animal).

 

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Publié par Coccinelle - dans album illustré
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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 18:22

Bonjour,

 

Deux week-ends de suite durant lesquels je n'ai pas eu le temps de lire… Argh !

 

Après une petite (longue ?) pause d'écriture (voir atelier d'écriture, hum...), j'avais très envie de reprendre avec la rentrée et c'était Asphodèle qui redémarrait avec les Plumes. Mais… J'ai été bloquée par la longue liste de mots (23 + 14 facultatifs) et puis surtout je n'ai vraiment pas eu le temps ! Vais-je réussir à reprendre les ateliers d'écriture ? That is the question !

 

Quant à la Reading's week de septembre avec Aurélie, je l'ai complètement oubliée… Honte sur moi ! De toute façon, je n'ai lu qu'un livre : Le linguiste était presque parfait, de David Carkeet et je ne l'ai même pas fini…

 

Je vais essayer de trouver une nouvelle organisation dès le week-end prochain !

 

En attendant, bonne semaine à vous tous.

 

 

 

Source de l'image (vous pouvez cliquer dessus pour la taille réelle) : l'illustrateur italien Gianluca Biscalchin).

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Publié par Coccinelle - dans bavardages
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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 07:25

Le chant des esprits est un roman de Sarah Lark paru aux éditions L'Archipel le 20 août 2014 (570 pages, 23,95 €, ISBN 978-2-8098-1552-8). Das Lied der Maori (2008) est traduit de l'allemand par Jean-Marie Argelès.

 

Je remercie Pauline et les éditions de L'Archipel ; je ne m'attendais pas à recevoir la suite de Le pays du nuage blanc, de Sarah Lark et ça m'a fait une belle surprise !

 

Sarah Lark est née le 1er janvier 1958 à Bochum (Allemagne). Sous son vrai nom, Christiane Gohl, elle a écrit des romans jeunesse sur les chevaux, en particulier les séries Sophie, Julia et Reitschule Silberhuf. Elle utilise aussi les pseudonymes Ricarda Jordan et Elisabeth Rotenberg. Elle vit en Espagne dans une ferme où elle élève des chevaux.

 

Quelle joie de retrouver Gwyneira McKenzie-Warden et Hélène O'Keefe quarante ans après leur départ d'Angleterre (c'était en 1852) ! Mais ce deuxième tome est plus axé sur leurs petites-filles.

Elaine est la petite-fille d'Hélène O'Keefe. Elle a 16 ans et vit à Queenstown. Elle aide son père au magasin et sa mère à l'hôtel. Or, un nouveau client est arrivé : William Martyn, un Irlandais du Conemara.

« La Nouvelle-Zélande est un paradis pour les gens entreprenants. » (page 20).

Kura est la petite-fille de Gwyn. Elle a 15 ans. Fille de Marama, une Maorie, et de Paul Warden, elle est métis et très belle. Et, même si Gwyn et James ont eu un fils, Jack, maintenant 13 ans, Kura est l'héritière de Kiward Station (près de Christchurch). Mais elle se fiche de la propriété, elle veut devenir chanteuse d'opéra !

En décembre 1893, Kura et William se marient à Kiward Station. Quelques mois après, Elaine épouse Thomas Sideblossom, fils unique de John Sideblossom (qui avait voulu violer Fleurette, voir le tome 1) et se rend avec son époux à Lionel Station.

Mais les choses ne vont pas se passer comme le rêvaient les deux cousines…

 

Quelques extraits

« Diable, miss Heather, c'est un bébé, pas une poupée ! La tête n'est pas vissée, il faut la soutenir. Et l'enfant ne vous mordra pas si vous la posez sur votre épaule. Il ne risque pas non plus d'exploser, ce n'est pas la peine de le tenir comme un bâton de dynamite. » (page 220).

« […] la vie d'une prostituée n'avait rien d'enviable, et celle d'une épouse encore moins. » (page 318).

« Elle prit une profonde inspiration. – Je ne suis pas Lainie Keefer, originaire d'Auckland, mais Elaine O'Keefe, de Queenstown. J'étais mariée à Thomas Sideblossom, de Lionel Station. Et je l'ai tué d'un coup de feu. » (page 466).

 

Très intéressant ce tome ! J'y ai appris beaucoup de choses sur la culture maorie, en particulier sur le haka (chant), sur les mines et le nouveau métier de représentant de commerce (William vend des machines à coudre Singer, une petite révolution pour les femmes, blanches ou maories).

J'ai bien apprécié Timothy (Tim) Lambert et Caleb Biller, chacun héritier des mines de leur père.

Ce chant des esprits m'a, comme Le pays du nuage blanc, transportée, j'étais en Nouvelle-Zélande et difficile d'en revenir (de lâcher le livre) !

« […] elle prit plaisir à contempler les Alpes et enfin les vignobles dominant la ville. » (page 522). J'ai relevé cette phrase parce que le même jour, j'ai goûté un vin néo-zélandais !

De l'histoire, de l'action, du romanesque, tout ce qu'il faut pour faire une belle saga avec des personnages hauts en couleur et la découverte de la culture maorie.

 

Une lecture pour les challenges 1 % de la rentrée littéraire 2014, XIXe siècle (se déroule en 1893-1894) et pour l'Allemagne : Tour du monde en 8 ans, L'Union européenne en 28 livres, Voisins voisines.

 

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 17:38

Vacarme est un album illustré de Gaëtan Dorémus paru aux éditions Notari dans la collection L'oiseau sur le rhino en avril 2014 (40 pages, 23 €, ISBN 978-2-940408-67-2).

 

Gaëtan Dorémus est né le 20 novembre 1976 à Lille (Nord). Il a étudié les Arts décoratifs à Strasbourg. Il a travaillé pour la presse ; il est auteur illustrateur d'albums pour la jeunesse depuis 2000. Plus d'infos sur http://gaetan.doremus.free.fr/.

 

Un éléphanteau en salopette bleue.

Et un éléphant, ça a de grandes oreilles alors soient elles sont trop grandes et sensibles soit il y a vraiment trop de bruit partout !

La cocotte-minute, les klaxons, les voisins, la télévision… C'est TROP !

« Ce monde vraiment est trop bruyant » (page 13).

 

Vacarme est un album sur le bruit et sur l'acceptation de soi (nous ne sommes pas silencieux, nous faisons du bruit, nous aussi) et des autres, sur la découverte des bruits de la nature aussi, plus calmes, plus reposants. Les dessins sont simples et colorés mais certaines illustrations sont faites avec des papiers collés. Un album original donc qui ravira les 3-6 ans et les curieux !

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde (éléphant), Arche de Noé et Je lis aussi des albums.

 

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Publié par Coccinelle - dans album illustré
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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 03:36

Et voici ma dernière sélection des photos des vacances.

Après fleurspierre et bois et animaux, voici fruits.

Vous pouvez cliquer sur les photos.

 

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Publié par Coccinelle - dans photographie
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