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Bonjour et bienvenue sur La Culture se Partage que j'ai créé dans le but de partager avec vous ce que j'aime lire, écouter, voir, cuisiner, photographier, etc. (message d'accueil d'origine ici).
Mardi 8 avril 2008

ChinoisePaname.gifLa Chinoise de Paname est un roman de Brigitte Tchao. Il est paru en août 2002 aux éditions Le Félin / Kiron dans la collection Fiction dirigée par Bernard Lefort (254 pages – ISBN 2-86645-462-6).


D'origine chinoise, Gertrude Tou passe son enfance à Paris, dans le 14ème arrondissement, avec ses parents restaurateurs, son frère Paul et sa soeur Anne. Élevée à moitié dans la tradition chinoise et à moitié dans la modernité française, elle vit la même chose que beaucoup d'enfants et d'adolescents dans les années 60 et 70 : scolarité, amis, jeux de société (Mille Bornes), permissions de sorties, etc. Puis viennent les études, la quête de l'amour et enfin le premier voyage en Chine au début des années 90, séjour durant lequel elle rencontre pour la première fois les familles de ses parents, ses cousins, cousines et découvre la Chine actuelle.


J'ai pris plaisir à lire ce livre écrit dans une langue populaire car La Chinoise de Paname est bien sûr le roman fortement autobiographique de Brigitte Tchao. Mais avec sa tendresse, son humour et son franc-parler, il symbolise toute une diaspora chinoise qui s'est intégrée en France loin du pays de leurs ancêtres.

par Catherine publié dans : Lire communauté : Chronique de nos lectures
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Jeudi 3 avril 2008

L'aliéniste est un thriller paru aux Presses de la Cité en mars 1995 (480 pages, 19,80 €).

Titre original : The alienist ; traduction de René Baldy et Jacques Martinache.

Il a été réédité en poche en mars 1996, dans la collection Romans étrangers de Pocket n° 10079 (576 pages, 7,20 €, ISBN 2-26607-224-2).


Caleb Carr naît le 2 août 1955 à Manhattan, où il grandit et où il vit encore, il connaît donc bien New York. Il est diplômé d'histoire.

Ses livres parus en français par ordre chronologique :

L'ange des ténèbres, Presses de la Cité, avril 1998

Le diable blanc : un aventurier américain devenu mandarin en Chine, Presses de la Cité, septembre 1999

Le tueur de temps, Presses de la Cité, avril 2001

Le secrétaire italien : une nouvelle aventure de Sherlock Holmes, Presses de la Cité, août 2006


Une note de l'auteur en exergue explique le titre du livre : « Avant le XXe siècle, les malades mentaux étaient considérés comme aliénés, c'est-à-dire étrangers, non seulement au reste de la société mais aussi à leur propre nature. Les spécialistes qui étudiaient et traitaient leurs pathologies étaient connus sous le nom d'aliénistes. ».


Les principaux personnages de ce roman extraordinaire sont Théodore Roosevelt, alors préfet de police de New York, le Docteur Laszlo Kreizler, médecin et « éminent aliéniste », fondateur d'un institut-école et centre de recherche pour l'enfance, Sara Howard, une des premières femmes dans la police, les frères Lucius et Marcus Isaacson, des policiers vifs et intelligents et John Moore Schuyler, journaliste criminel au Times, narrateur de cette histoire après le 9 janvier 1919 (en fait après la mort du premier Président Roosevelt).


AlienistePocket.gifMars 1896, des corps d'enfants atrocement mutilés sont découverts. Roosevelt, Kreizler et Moore, amis de longue date, enquêtent sur un des premiers serial-killers aux États-Unis, mais ils vont devoir faire vite : des enfants sont humiliés, torturés, tués. Ils seront aidés par Sara Howard, Lucius et Marcus Isaacson et Cyrus Montrose, un Noir gigantesque, domestique, cocher et garde du corps de Kreizler. Mais certains vont leur mettre des bâtons dans les roues : les pègres locales et les églises qui n'aiment pas qu'on piétine leurs plates-bandes, les familles et les compagnons d'infortune des victimes, vivant dans la misère, la terreur et faciles à manipuler.


La New York de la fin du XIXe siècle peut terroriser ou scandaliser les lecteurs, cette ville habitée par ceux que l'Europe, l'Afrique et l'Orient refoulaient, ceux qui n'arrivaient pas plus riches dans le nouveau monde que dans l'ancien qu'ils avaient quitté et qui n'avaient aucun moyen de s'enrichir ou même de survivre sans se vendre ou vendre leurs enfants. Je pense qu'un bon thriller reflète la société telle qu'elle est (ou était à une autre époque) et c'est ce que réussit Caleb Carr avec L'aliéniste. Nos héros apprennent comment relever des empreintes et on y découvre les débuts de la psychiatrie criminelle et même les prémices du profilage. C'est pourquoi j'ai beaucoup aimé ce roman que je vous conseille de lire aussi bien pour le suspense policier que pour la reconstitution historique. En plus, c'est son premier roman, quel talent !


Je ne pense maintenant qu'à une chose : lire les autres romans de Caleb Carr !

par Catherine publié dans : Lire communauté : Chronique de nos lectures
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Lundi 31 mars 2008
14 articles dont celui-ci et 0 commentaire... 561 visiteurs uniques ont vu 5668 pages.
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Les articles les plus consultés en mars

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3.   
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4.   
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5.   
Le croissant de lune, et Plus qu'un yuan en poche, de Lao She = 32

6.   
Chien, de Ba Jin = 27

7.   
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8.   
Bilan de février 2008 = 24
      
Le moine Calebasse, de Yu Dafu = 24

9.   
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10. 
L'histoire de Grand Nez, de Mao Dun = 21

Pensez aux autres articles !
par Catherine publié dans : Vie du blog communauté : Apprendre et découvrir
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Vendredi 28 mars 2008

LaMome.gifJ'ai hésité avant de voir La Môme, un film de 2 h 10, réalisé par Olivier Dahan et sorti dans les salles en février 2007. D'abord parce que je n'aime pas les chansons d'Édith Piaf, eh oui, c'est mon droit. Ensuite parce que ce que je connais du personnage me déplaît, ses caprices, ses comportements excessifs voire méprisants à l'égard des autres. Mais je comprends qu'à son époque, cette gamine, chanteuse de rue, ait pu devenir une artiste : elle avait du coffre et une présence, elle permettait aux plus pauvres de rêver en pensant que tout était possible et qu'ils pouvaient eux aussi réussir, elle faisait s'encanailler les bourgeois et le monde du spectacle, elle a même fasciné l'Amérique !


L'avis général étant que le film est réussi, que l'actrice principale y est excellente et que le film méritait d'être récompensé (Golden Globe, Bafta, César, Oscar), je me suis résolue à le regarder.


Évidemment j'ai souffert de la bande son parce que la façon de chanter d'Édith Piaf, sa voix criarde qui fait d'elle la grand-mère de toutes les braillardes actuelles, sa gouaille à la limite de la vulgarité me déplaisent.


Le choix du réalisateur a été de montrer les différents épisodes de la vie d'Édith Giovanna Gassion, son enfance, sa réussite, sa fin, avec des allers-retours, des flashbacks et pas dans un ordre chronologique simple, ce qui rend le film moins linéaire, mais qui peut dérouter. C'est vrai que la gamine n'a pas eu une enfance rêvée, que son organisme a été fragilisé par les privations (c'est qu'après la Première Guerre Mondiale, beaucoup de gens se trouvaient démunis), qu'elle avait la rage de vivre et de réussir, qu'elle a été repérée par hasard dans la rue par Louis Leplée, un directeur de cabaret, etc.


Je confirme que le film est bien mené et intéressant à voir pour la reconstitution d'époque.

Mais Marion Cotillard, transformée en monstre Piaf, est moyenne (j'ai eu l'impression qu'elle jouait le rôle comme ça, sans plus de conviction, contrairement à ce que beaucoup ont écrit), cela ne méritait en tout cas pas un Oscar et je crois que les Américains regrettent de le lui avoir donné vu les propos douteux qu'elle a tenus !

Par contre, j'ai été surprise par la prestation de Sandrine Testud, actrice que je trouve généralement plutôt transparente, et qui a réussi une composition de demi-soeur, copine d'alcool et confidente, souffrant d'être continuellement reléguée au second plan, rabaissée et délaissée.

Quant à Gérard Depardieu, en tant que monstre sacré du cinéma français, il lui suffit certainement maintenant de faire une courte apparition pour gagner assez d'argent et c'est tant mieux !

Un dernier point, le film est assez égocentrique : Piaf a rencontré les grands artistes de l'époque (Montand, Mouloudji, Aznavour, etc.), elle en a même lancé quelques-uns alors où sont-ils ? On voit juste la brève rencontre avec Marlène Dietrich, dans un restaurant aux États-Unis. Son élégance et sa classe ne font pas photo à côté de la petite Française !


Bon, eh bien, voilà, je l'ai vu, je pourrai en parler en connaissance de cause, et je vous conseille de le voir si vous pouvez supporter d'entendre les chansons archi-connues de la Môme Piaf, devenue Édith Piaf. Pour ses fans, cela ne posera aucun problème, ils seront sûrement comblés, à moins qu'eux aussi ne soient déçus par Marion Cotillard.


Tout sur le film sur http://www.tfmdistribution.com/lamome/lamome.htm et sur http://www.piaf-lamome.com/.

par Catherine publié dans : Regarder communauté : Cinéma
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Mardi 25 mars 2008
ChagrinBelges.gifIl y a des personnes dont on entend parler seulement lorsqu'elles décèdent. En ce qui me concerne, c'est le cas pour Hugo Claus. Si j'ai lu ou entendu quelque chose sur cet écrivain, je l'ai oublié !

Hugo Claus était pourtant un des plus grand écrivains belges, francophone mais de langue flamande.
Né le 5 avril 1929 à Bruges, ce fils d'imprimeur, éclectique, était auteur (romans, nouvelles, théâtre, poésie), réalisateur et peintre.

Ses premiers poèmes sont publiés en 1948 (il a 19 ans) et son premier roman De metsiers (La chasse aux canards) en 1950. Mais il ne connaît le succès en France qu'en 1985 avec Le chagrin des Belges (publié en 1983 en Belgique sous le titre Het verdriet van België).

Si quelqu'un a lu ce roman ou d'autres livres de Hugo Claus, merci d'en parler en commentaire.

Hugo Claus est mort le 19 mars, de façon assistée, en accord avec lui-même, sa famille et ses amis, comme l'autorise la loi belge. Paix à son âme.
par Catherine publié dans : Lire communauté : Chronique de nos lectures
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Lundi 24 mars 2008
par Catherine publié dans : Célébrer communauté : Apprendre et découvrir
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Vendredi 21 mars 2008
HomoDisparitus.gifCela fait bien deux mois que j'ai lu ce livre et que je voulais vous le présenter !

Homo disparitus, de Alan Weisman est un essai paru chez Flammarion en mai 2007 (397 pages, 19,90 €, illustré en noir et blanc, ISBN 2-0812-0493-5). Titre original : The world without us ; traduit de l'américain par Christophe Rosson.

Oserais-je dire que cet essai scientifique se lit comme un roman ? Pourquoi pas puisque ce livre reste une fiction, comme un roman. Le roman de la Terre, sans nous, sans les Humains.

Alors qu'Yves Paccalet exposait différentes façons pour l'Humanité de disparaître, Alan Weisman imagine que les Humains ont tous disparu (pour une raison ou une autre, peu importe) et que la planète est encore là. Qu'adviendra-t-il des animaux, des plantes, des mers et océans ? Si comme moi, vous pensiez que tout rentrerait dans l'ordre et que la Nature reprendrait ses droits, détrompez-vous ! En effet, les infrastructures construites par les humains (ponts, routes, métros, tunnels, barrages, certains immeubles) vont rester un bon bout de temps, les centrales (électriques, hydro-électriques, nucléaires) et les usines automatisées vont continuer à fonctionner mais que se passera-t-il en cas de panne, de fuite ou de surchauffe ? Il ne faut pas oublier les matériaux peu ou pas dégradables comme les déchets nucléaires, le plastique, le polymère, le plomb, l'aluminium, l'inox, les composés chimiques, etc.

J'ai trouvé ce livre passionnant et en plus, j'ai appris des choses sur le passé (Préhistoire, Antiquité) et sur le présent (géologie, faune, site de Varosha à Chypre, cité souterraine de Derinkuyu en Cappadoce en Turquie). En tout cas, j'ai été surprise d'apprendre que ce qu'il restera de notre passage sur Terre en tout dernier lieu sera les ondes de radios et de télévision qui voyageront dans l'Espace ! Pour l'éternité ?

A la fin de l'ouvrage, il y a une bibliographie conséquente (21 pages) et un index alphabétique (13 pages).
par Catherine publié dans : Lire communauté : Chronique de nos lectures
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Jeudi 20 mars 2008
Vive le printemps ! JardinierFleurs.gif
par Catherine publié dans : Célébrer communauté : Apprendre et découvrir
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Mercredi 19 mars 2008

in 13 récits chinois aux éditions Philippe Picquier en 1991

Shen Congwen est le pseudonyme de Shen Yuehuan, né à Fenghuang, dans la province du Hunan (sud-ouest de la Chine), en 1902. Malgré ses origines campagnardes, il reçoit une éducation militaire. À 20 ans, il part étudier à Pékin et commence à écrire. Il est l'un des rares écrivains de sa génération à ne pas être influencé par la littérature occidentale et laisse une oeuvre importante (principalement des nouvelles) dans laquelle il raconte la vie de sa province natale et des minorités qui la peuplent.
En 1948 paraît une de ses plus célèbres oeuvres, Le long fleuve (Chang he) dans laquelle il dénonce arrestations, censure et culte de l'héroïsme. Il refuse d'entrer au Parti et subit alors critiques dès 1949 et Révolution Culturelle. Réhabilité en 1978, il travaille à l'Académie des sciences sociales et meurt en 1988.


Autres temps, autres moeurs, traduit de Xin yu jiu par Martine Vallette-Hémery.
L'histoire débute sous le règne de l'Empereur Guangxu (1875-1908). Yang Jin-biao, célibataire, 30 ans, travaille au yamen (bâtiment administratif et judiciaire). Il y est bourreau (au sabre) et respecte la tradition mais les temps changent... An 18 de la République (1929), Yang Jin-biao, 60 ans, vit seul et il est le gardien de la porte nord. Les bourreaux n'existent plus puisque maintenant, on fusille ! Mais, pour se divertir, des soldats l'envoient trancher la tête de deux révolutionnaires, un couple d'instituteurs. Yang Jin-biao leur obéit à contre-coeur et les soldats le poursuivent pour le fusiller. Mais il aurait réussi à leur échapper puisqu'on dit que le dernier bourreau est mort de folie.
Voici un des thème de prédilection de Shen Congwen, l'âme pure que le malheur n'entame pas. Il en profite pour dénoncer les effets de l'aliénation sur des êtres frustres, soumis et pour donner aux victimes la dignité des héros de tragédie.

par Catherine publié dans : Lire communauté : Chronique de nos lectures
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Lundi 17 mars 2008
C'est bizarre, d'habitude les médias parlent un tant soit peu du 17 mars, de l'Irlande, de la musique irlandaise et cette année, rien ou presque. Exit le CD annuel de musique irlandaise ou celtique !

Il faut dire que l'actualité a d'autres chats à fouetter (et en cette année du rat, certains chats se sont certainement planqués) aussi bien au niveau culturel (Salon du Livre de Paris boycotté, éternelle promotion des nouveaux films, spectacles, albums, etc.) qu'au niveau politique (élections municipales en France, élections américaines, soulèvements et conflits un peu partout dans le monde, etc.) et au niveau humain avec la relance du débat sur le droit de mourir librement.

Le citoyen lamba a bien du mal à s'y retrouver, et encore plus à savoir où est la vérité, où sont les images manipulées, les propos mal traduits et mal interprétés, toutes ces choses qui apportent malaise, peur, haine, jalousie et tout ce qui s'en suit.

LPrintemps.gif'amoureux de culture a lui aussi de plus en plus de mal à choisir (et ce n'est pas nouveau), les bons films (tiens, je n'ai pas encore pu voir Bienvenue chez les ch'tis, il y a une queue monstre et c'est complet à chaque fois !), les bons spectacles, les bons événements culturels, les bons livres, les bons albums, pas ceux dont tout le monde cause dans les émissions people, mais ceux qui vont apporter quelque chose, ceux dont on aura envie de parler pour les faire découvrir, pour partager son bonheur, son étonnement, son plaisir.

D'ailleurs, je suis contente, c'est bientôt le printemps !
par Catherine publié dans : Écrire communauté : Apprendre et découvrir
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