Message d'accueil

Bonjour et bienvenue sur La Culture se Partage que j'ai créé dans le but de partager avec vous ce que j'aime lire, écouter, voir, cuisiner, photographier, etc. (message d'accueil d'origine ici).
Vendredi 14 mars 2008

in 13 récits chinois aux éditions Philippe Picquier en 1991

Né en 1894 dans le Suzhou, Ye Shengtao est d'abord connu sous le nom de Ye Shaojun. Cet autodidacte devient instituteur de village puis professeur d'université. En 1921, il est l'un des fondateurs de l'Association pour la Recherche Littéraire. Ses thèmes de prédilection sont l'enfance et l'enseignement, qu'il traite dans des nouvelles et un roman (Ni Huanzhi, 1930) où il narre la tragédie d'un instituteur révolutionnaire. Après 1949, il se consacre à la pédagogie, écrit des poèmes, des articles de journaux et meurt en février 1988.

Une vie
, 1919, traduit de Yi sheng par Martine Vallette-Hémery.
C'est un des premiers récits de Ye Shengtao.
Une fille de paysans qui n'a reçu aucun enseignement est mariée à 15 ans. Dans sa belle-famille, elle est maltraitée et son enfant de 6 mois meurt. Frappée, humiliée, elle s'enfuit et travaille en ville mais, retrouvée, elle est harcelée aussi bien par son beau-père que par son père. À la mort de son époux, la méchante belle-famille la vend à une autre famille car elle leur est devenue inutile.
C'est tout le drame des filles chinoises, dont on se débarrasse rapidement car elles sont des bouches à nourrir. Elles doivent satisfaire leurs parents, puis leur mari, leur belle-famille et mettre au monde des enfants avant de harceler elles-aussi leurs futures belles-filles...

Le riz quotidien
, 1921, traduit de Fan par Martine Vallette-Hémery.
Le riz est inondé, il est impossible de le cultiver, impossible qu'il murisse et les paysans ont peur de mourir de faim. Sans travail, les enfants se rendent à l'école et y découvrent l'inspecteur mais pas l'instituteur, Monsieur Wu. Ce dernier s'est rendu compte qu'il était volé sur son salaire : il ne reçoit en effet que 3 yuans au lieu de 10, il n'a donc pas non plus les moyens de nourrir sa femme et ses enfants.
Ou quand le peuple chinois se rend compte que les lettrés (instituteurs) gagnent encore moins que les paysans considérés pourtant comme la population la plus pauvre.

par Catherine publié dans : Lire communauté : Chronique de nos lectures
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Mercredi 12 mars 2008

ManToMan.gifMan to Man est un film de 122 minutes de Régis Wargnier (sur un scénario de William Boyd) sorti dans les salles en avril 2005. C'est une coproduction européenne (France, Angleterre, Allemagne). Il a été projeté en avant-première à la Berlinale de Berlin en 2005. Les acteurs principaux sont Joseph Fiennes dans le rôle de Jamie Dodd, Kristin Scott-Thomas dans le rôle d'Elena van den Ende, Lomama Boseki dans le rôle de Toko, Cécile Bahiya dans le rôle de Likola, Iain Glen dans le rôle d'Alexander Auchinleck et Hugh Bonneville dans le rôle de Fraser McBride.

Régis Wargnier
naît le 18 avril 1948 à Paris et commence sa carrière au cinéma en 1972. Il est très connu pour « Indochine » (en 1993 : Oscar du meilleur film étranger et César de la meilleure actrice pour Catherine Deneuve). Son dernier film est « Pars vite et reviens tard », une adaptation du polar de Fred Vargas. En avril 2007, il est élu à l'Académie des Beaux-Arts où il occupe le siège de Henri Verneuil, décédé en 2002.

Man to Man

En 1870, le professeur Jamie Dodd est chargé par Alexander et Fraser, ses deux collègues, de ramener deux pygmées, une femelle et un mâle, pour prouver à l'Académie des Sciences d'Édimbourg qu'ils sont le chaînon manquant entre le singe et l'homme. En Afrique, il rencontre Elena van den Ende, une veuve aventurière qui souhaite rentrer en Europe et s'enrichir en exposant ces nains sauvages comme des bêtes de foire. Au fur et à mesure qu'il les étudie, Jamie acquiert la conviction que, malgré leur petite taille et leurs différences, ils sont des humains, ressentant des sentiments, capables de réfléchir, et pas des animaux. Il se heurte à Alexander et Fraser qui ne pensent qu'à briller à l'Académie. Pendant ce temps, Likola et Toko dépérissent dans un zoo...

Les images sont superbes et intenses, aussi bien celles de l'Afrique (forêt, cascade) que celles de l'Écosse (on a vraiment l'impression d'être à la fin du XIXème siècle). La musique interprétée par l'Orchestre Symphonique de Londres a beaucoup d'ampleur et correspond bien aux images très colorées. Ce n'est pas un film à grand spectacle, il n'y a pas d'effets spéciaux, c'est plutôt une fable humaine. Les acteurs sont excellents, en particulier Lomama Boseki et Cécile Bahiya. Ils savent qu'ils jouent dans un bon film, empli de véritables émotions, et qui fait réfléchir sur le statut que l'on donne aux autres.

Un des plus beaux moments est celui où Toko imite Jamie et lui montre son ombre, immense, en disant « Jamie » puis la sienne, minuscule, en disant « Toko ». Un autre, plus cruel, est celui où Toko grimpe sur le mat du bateau, il est de l'autre côté de la voile, on ne voit que son ombre, on ne peut pas voir la couleur de sa peau. La fin est vraiment émouvante, mais je ne vous la raconte pas !

Pour ceux qui veulent voir ce film, il est sorti en DVD chez TF1 Vidéo.

par Catherine publié dans : Regarder communauté : Cinéma
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Lundi 10 mars 2008

in 13 récits chinois aux éditions Philippe Picquier en 1991.

Li Guangtian est né dans une famille paysanne en 1906. Il a peu étudié mais devient instituteur puis professeur, d'abord à l'université de Pékin, puis en 1952 à Kunming (extrême sud de la Chine) où il meurt, victime de la Révolution Culturelle en 1968.
Il avait un grand souci de la forme aussi bien pour la poésie que pour les nouvelles et autres textes (essais, souvenirs, fictions, poèmes en prose).
Le jugement des eaux est extrait de son dernier recueil de nouvelles, paru en 1947, La jarre d'or (Jintanzi).

Le jugement des eaux, traduit de Shui de caipan par Martine Vallette-Hémery
Dans cette petite ville de montagne où il pleut depuis plusieurs jours, tout est inondé, et même certaines maisons s'écroulent. Une vieille femme et sa bru tentent de ramasser ce qui traîne dans la boue, laissant le bébé sans abri sous la pluie. Shitou, le père, est parti voir une famille qui lui doit de l'argent et qui refuse de le rembourser. A cause de cette dette, Phitou et Dashan, les fils de la famille, sont engloutis dans l'eau de la rivière. 

par Catherine publié dans : Lire communauté : Chronique de nos lectures
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Jeudi 6 mars 2008

in 13 récits chinois aux éditions Philippe Picquier en 1991.

Lao She
est le pseudonyme de Shu Qingchun (1899-1966) qui, d'origine mandchoue, est né à Pékin. C'est lors de son séjour en Angleterre de 1924 à 1930 qu'il est influencé par le roman anglais. Il continue d'écrire après 1949. Sa mort en 1966 est certainement maquillée en suicide...

Ses oeuvres

1932 La cité des chats (Maocheng ji)
1935 La mer des cerisiers (Yinghai ji) dont sont extraites les deux nouvelles
1936-37 Le pousse-pousse (Luotuo xiangzi)
1938 La cage entrebaillée (Lihun)
1961 L'enfant du Nouvel An (inachevé, publié en 1979)

Principales oeuvres publiées en France

1982 Gens de Pékin (choix de nouvelles et récits)
1996 Quatre générations sous un même toit
2001 Histoire de ma vie
2003 Messieurs Ma, père et fils
2006 L'homme qui ne mentait jamais

Le croissant de lune
, traduit de Yueyar par Martine Vallette-Hémery
Orpheline de père, l'enfant comprend peu à peu comment sa mère fait pour qu'elles survivent. Mais insouciante, elle fréquente l'école et souhaite vivre autrement. Devenue une adolescente, elle craint que sa mère ne l'oblige à se prostituer et préfère se trouver elle-même un travail. Mais on ne fait pas toujours comme on veut et elle se retrouve à finalement faire comme sa mère pour subvenir à ses besoins. Lorsqu'elle est arrêtée, elle refuse la rééducation et va en prison.


Plus qu'un yuan en poche
, traduit de Mo yi kuan qian par Martine Vallette-Hémery
Lin Naijiu n'a plus qu'un yuan en poche. C'est son frère, un paysan qui lui paye ses études mais là, il ne lui a pas redonné d'argent. En colère, Lin Naijiu va voir la chanteuse dont il est amoureux, Shi Lanxia. Mais après le spectacle, il se rend compte qu'il a perdu sa pièce d'un yuan...
par Catherine publié dans : Lire communauté : Chronique de nos lectures
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Mercredi 5 mars 2008

Produit par Kiev Film Studio, L'exploit de l'éclaireur est réalisé par Boris Barnet sur un scénario de Mikhaïl Bleiman, Konstantin Issaev et Mikhaïl Makliarski.
Son titre original est Podvig razvedtchika.

Moi qui aime le cinéma russe, j'ai été contente de pouvoir regarder ce long métrage d'espionnage sur Arte. Dédié aux éclaireurs soviétiques, ce film de 87 minutes tourné en 1948 est présenté comme un film culte de la jeunesse soviétique et le film fétiche de Poutine, rien que ça !

BorisBarnet.jpgBoris Barnet
est un cinéaste russe, né à Moscou le 18 juin 1902 (il avait un grand-père anglais) et mort par suicide à Riga le 8 janvier 1965.
Acteur dans quelques-uns de ses films mais aussi dans des films de Vsevolod Poudovkine comme La fièvre des échecs (1925) et Tempête sur l'Asie (1928)
Réalisateur d'une petite trentaine de films entre 1927 et 1963, dont La jeune fille au carton à chapeau (1927), Okraïna - Le faubourg (1933), Au bord de la mer bleue (1936), Novgorodtsy (1943), Lyana (1955), Annouchka (1959), Alyonka (1961), etc.

Les principaux acteurs de L'exploit de l'éclaireur
Pavel Kadotchnikov : Fedotov/Eckert
Dmitry Milioutenko : Berejnoï
P. Arjanov Dobrovolski : Stubing
Boris Barnet : Général von Kuhn
Viktor Khalatov : Friedrich Pommer

L'histoire de L'exploit de l'éclaireur
À peine rentré du front, le commandant Alexei Fedotov, un bel officier de l'Armée Rouge, se rend auprès de son épouse bien aimée (il y a un portrait de Staline au-dessus de leur sofa !) mais il doit assister à l'interrogatoire d'un espion au sujet de la protection d'Hitler. Alors que l'espion réussit à fuir lors de son transfert, Fedotov est investi d'une importante mission en Prusse Orientale. De leur côté, les Allemands renvoient l'espion surveiller les Bolcheviks dans sa patrie d'origine, l'Ukraine.

Ce film en noir et blanc qui bénéficie d'une très belle image et d'extraordinaires contrastes, joue sur l'importance des regards, sur l'héroïsme et sur un astucieux scénario d'espionnage : le chassé croisé entre Fedotov/Eckert, l'espion soviétique et Berejnoï, l'espion allemand d'origine ukrainienne, avec enlèvements, meurtres, traîtrise et même un peu d'humour.

Lequel des deux va être le plus rusé et accomplir avec succès sa mission ?

Pour ceux qui ont manqué sa diffusion, L'exploit de l'éclaireur est rediffusé le lundi 10 mars à 14 h 55 sur Arte.

par Catherine publié dans : Regarder communauté : Cinéma
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Lundi 3 mars 2008
in 13 récits chinois aux éditions Philippe Picquier en 1991

Lu Xun est le pseudonyme de Zhou Shuren, né à Shaoxing, au sud de Shanghai en 1881. Après avoir étudié au Japon, il enseigne la littérature à Pékin puis à Amoy et à Canton car il est destitué à cause de ses opinions. Il démissionne en 1927 et vit à Shanghai jusqu'à sa mort en 1936.
Il a rédigé une oeuvre abondante : 3 volumes de récits, 2 de poèmes, une quinzaine de critiques car il était polémiste, une étude sur la littérature et la traduction.
1959 Contes anciens à notre manière (Gushi xin bian) fictions historiques
1975 La mauvaise herbe (Yecao)
1976 Fleurs du matin cueillies le soir (Zhao-hua xi) prose poétique

Ces 3 récits sont issus de Cris (Nahan).

Le journal d'un fou, 1918, traduit de Kuangren riji par Martine Vallette-Hémery
Récit en langue parlée, initialement publié dans la revue Nouvelle Jeunesse.
L'homme qui écrit ce journal est persuadé que les autres villageois, dont son frère aîné, souhaitent sa mort pour pouvoir le manger (le cannibalisme sert à dénoncer l'aliénation) mais ce « fou » est en fait le seul personnage lucide d'une société qui se meurt d'obscurantisme.

Le remède, 1919, traduit de Yao par Martine Vallette-Hémery
Même pessimisme, avec la suggestion que le sang révolutionnaire a été versé en vain.
Vieux Shuan achète un remède pour guérir son fils, Petit Shuan, de la tuberculose. Le mantou (petit pain) est en fait recouvert de sang humain et peu après, Petit Shuan meurt.

La véridique histoire d'Ah Q, 1921, traduit de A.Q. zheng zhuan par Martine Vallette-Hémery
Feuilleton humoristique qui se termine en tragédie.
Ah Q transforme ses humiliations en victoire (il symbolise la Chine face à l'Occident) mais il ne peut rien faire devant ses compatriotes révolutionnaires et meurt fusillé.
par Catherine publié dans : Lire communauté : Chronique de nos lectures
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Vendredi 29 février 2008
J'ai été un peu plus sérieuse en ce mois de février et j'ai publié régulièrement des articles ! Vous avez donc pu lire 10 posts, incluant celui-ci, ce qui fait une moyenne raisonnable d'un article tous les trois jours.

La majorité des articles sont dans Lire parce qu'à l'occasion du Nouvel An chinois, j'ai posté plusieurs articles sur 13 récits chinois et je continuerai en mars pour que vous ayiez l'intégralité sur ces 9 auteurs chinois.

Pour le moment, les statistiques d'Over-Blog ne sont pas disponibles... (487 visiteurs uniques ont vu 5160 pages).
Du côté de ClustrMaps, 2048 visiteurs ont été comptabilisés entre le 2 janvier et le 26 février.
Grâce à Geovisite, je peux voir que la majorité des lecteurs sont de France, Belgique, Suisse, Espagne, Canada, États-Unis, Maroc, Algérie, Tunisie, Brésil, Argentine, Allemagne, Italie, Israël, etc.
Dommage que ces lecteurs éparpillés dans le monde ne laissent pas de commentaire (un seul en février) parce que je pense qu'ils pourraient apporter quelque chose aux autres lecteurs.

Surtout ne pas oublier de souhaiter bon anniversaire à ceux qui sont nés un 29 février vu qu'ils ne peuvent le fêter qu'une fois tous les quatre ans... !
par Catherine publié dans : Vie du blog communauté : Apprendre et découvrir
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Mercredi 27 février 2008
in 13 récits chinois aux éditions Philippe Picquier en 1991

Yu Dafu
naît en 1896 à Fuyang dans une famille de lettrés et reçoit une formation classique (poésie) mais le père meurt laissant la famille dans le dénuement. À 17 ans, il part étudier au Japon et crée, avec Guo Moruo, la Société de la Création mais il la quitte en 1928. Dix ans après, il est rédacteur en chef d'un journal à Singapour et en 1942, à l'arrivée des Japonais, il fuit à Sumatra où il est tué par la police japonaise en 1945.

Il laisse une oeuvre importante, marquée par la sexualité (un scandale pour l'époque) : journaux, récits de voyage, nouvelles, remplis d'une sentimentalité mal dominée mais qui ont un grand retentissement sur la jeunesse chinoise de la première moitié du XXème siècle, comme son premier récit, Le naufrage (Chenlun), paru en 1921 qui raconte les humiliations que subit un étudiant chinois au Japon et qui le conduisent au suicide.

Autres oeuvres parues chez Philippe Picquier

Rivière d'automne
, nouvelles traduites du chinois, collection Le pavillon des corps curieux, 232 pages, septembre 2002, réédition en poche, n° 247, 256 pages, mars 2005


Le moine Calebasse, 1932, traduit de Piao'er hesheng par Martine Vallette-Hémery

Pour fuir l'agitation politique de la ville, l'homme est parti dans le sud où il veut écrire une carte impériale des Song du sud. Lorsque des paysans lui parlent du moine Calebasse, il décide de le rencontrer mais ce moine n'est autre qu'un de ses anciens amis avec qui il était à l'étranger et qui s'était fiancé avec la femme qu'il aimait !
par Catherine publié dans : Lire communauté : Chronique de nos lectures
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Lundi 25 février 2008
IrisWhite.gifIris White, l'aventurière est une série de 6 épisodes de 52 minutes chacun, écrits par Alain Wieder et réalisés en 2006 par Jean-Claude Guidicelli avec des illustrations de Luc Desportes. Série produite par France 5, La Compagnie des Taxi-Brousse, Lobster Films.

La voix du narrateur est celle de Pierre Arditi, la voix de l'héroïne est celle de Sandrine Bonnaire.

Voici les titres des 6 épisodes : Les fourchettes du tsarévitch, Le vol de l'Inca, Les seigneurs de l'Afrique, La bataille du Pôle, L'impératrice et le dragon, Le manuscrit hindou.

L'aventurière, c'est Iris, née le 1er avril 1900 à Saint-Pétersbourg, dans une famille russe, d'une mère Comtesse mariée à un militaire. Elle apprend vite que le colonel russe n'est pas son père puisque sa mère fut enceinte en France, de l'homme qui est en fait venu en Russie pour être son précepteur.

Iris devient une belle jeune femme glamour qui vit tout le XXème siècle et rencontre les personnages marquants de ce monde. Par exemple, dans le 1er épisode, elle sauve le célèbre bébé dans le landau à Odessa, elle rencontre le tsarévitch dont elle reçoit des fourchettes en argent, puis elle participe à la Révolution avant de fuir la Russie, via la Pologne, l'Allemagne et gagne les États-Unis après un bref séjour en France. Aux États-Unis, elle rencontre White, un riche héritier, passionné d'aviation, blessé pendant la deuxième guerre mondiale, qu'elle épouse.

C'est une série très originale mêlant des images d'archives dont certaines sont inédites (représentant la vérité historique) à la bande dessinée (représentant la fiction). Ainsi il est aisé de comprendre l'Histoire et de s'attacher à Iris et aux personnages qui jalonnent son existence, c'est-à-dire celle du XXème siècle. La bande dessinée m'a fait pensé à deux oeuvres : Adèle Blanc-Sec de Tardi et Corto Maltese de Hugo Pratt.

Iris est bien sûr un personnage imaginaire et ses aventures sont exotiques, romanesques voire rocambolesques. J'adore !

Quand la sortie en DVD est-elle prévue ? Que je puisse voir les épisodes que j'ai ratés... !
par Catherine publié dans : Regarder communauté : Passion Histoire
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Jeudi 21 février 2008

in 13 récits chinois aux éditions Philippe Picquier en 1991.

Ba Jin ou Pa Kin est le pseudonyme de Li Feikan ou Li Peikan, créé à partir de Bakounine et de Kropotkine car jeune, il est de tendance anarchiste. Il naît en 1904, de son vrai nom Li Yaotang, à Chengdu, dans le Sichuan. Entre 1926 et 1928, il est en France et commence à écrire de manière prolifique. Ses thèmes de prédilection sont la société traditionnelle chinoise et son engagement révolutionnaire. Après 1949, il n'écrit plus que des articles et des reportages. Il meurt en 2005, un mois avant de fêter ses 101 ans !
1931 Lumière (Guangming) recueil de nouvelles d'où est issue la nouvelle intitulée Chien
1933-40 Le torrent (trilogie)
1944 Le jardin du repos (Qiyuan)
1946 Nuit glacée (Hanye)
1979 Famille (Jia) édité par Flammarion
1980 Vengeance (Baochou) nouvelle
1982 Printemps (Chun) édité par Flammarion


Chien traduit de Gou par Martine Vallette-Hémary.
L'enfant est orphelin, il ne se rappelle ni son nom ni son âge. Rejeté par tous, il se met à croire qu'il n'est pas un être humain mais un chien.
Oeuvre forte et pathétique, Chien montre que les Chinois pensaient leur identité détruite à cause des Occidentaux qui envahissaient leur pays : à Shanghai, devant les parcs des concessions étrangères, des écriteaux disaient « Interdit aux Chinois et aux chiens ».

par Catherine publié dans : Lire communauté : Chronique de nos lectures
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