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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 23:45

Vague à l'âme au Botswana est le 3ème roman de la série l'Agence n° 1 des dames détectives d'Alexander McCall Smith, paru en avril 2004 (réédition juillet 2007) aux éditions 10/18 dans la collection Grands détectives (250 pages, 7 €, ISBN 978-2-264-04556-0). Morality for beautiful girls est traduit de l'anglais par Élisabeth Kern.

 

J'ai déjà lu un roman de cette série, un peu au hasard (le titre et la couverture m'avaient plu), pour le défi Littérature policière sur les 5 continents. C'était 1 cobra, 2 souliers et beaucoup d'ennuis, le 7ème de la série, et j'avais été charmée non seulement par le style de l'auteur mais aussi par les personnages et ce pays dont je ne connaissais rien, ou si peu, le Botswana. Évidemment j'ai eu envie de lire d'autres tomes, et même s'il vaut mieux les lire dans l'ordre chronologique, tant pis, j'ai choisi Vague à l'âme au Botswana à cause des lions sur la couverture ! Mais il existe une autre couverture (image à droite) que j'aime moins.

 

L'héroïne, Mma Precious Ramotswe est directrice de l'Agence n° 1 des dames détectives qu'elle a créée à Gabarone, et c'est la seule agence de détectives privées au Botswana. Elle est aidée par une secrétaire, travailleuse et efficace, Mma Makutsi.

Après avoir divorcée d'un trompettiste de jazz alcoolique, violent et égoïste, Mma Ramotswe a refusé les avances de Mr J.L.B. Matekoni mais au bout de 6 mois, se rendant compte que c'était un homme bien, elle a accepté de l'épouser. Les deux orphelins qu'il a recueillis par l'intermédiaire de Mma Potokwane, la directrice de la ferme des orphelins, vivent déjà à Zebra Drive, dans la maison de Mma Ramotswe, plus adaptée que celle du célibataire.

Mma Ramotswe est très occupée, comme d'habitude, mais là, elle doit penser au mariage, à l'éducation des enfants (Motholeli, la fille, 13 ans, est en fauteuil roulant et Puso, son frère de 7 ans est un petit terrible !), au déménagement de l'agence dans un bureau attenant au Tlokwend Road Speedy Motors, le garage de son futur époux.

Pendant ce temps, un enfant de 6 ou 7 ans, nu et sauvage, est découvert dans le bush, dans le delta de l'Okavango. Il ne parle pas, grogne, mord et sent comme les lions. Il est acheminé vers la ferme des orphelins.

Mais depuis deux semaines, Mr J.L.B. Matekoni ne se sent pas bien, il abandonne le garage, laissant ses deux apprentis pourtant incompétents et faignants faire tout le travail, il parle peu, mange peu, dort peu mais ne veut pas voir le Dr Moffat qui pense à une dépression.

Mma Ramotswe ne peut cependant pas s'occuper de lui car un important client (et l'agence n'avait pas reçu de client depuis plus d'une semaine) l'envoie enquêter dans la ferme familiale car « l'homme d'État » croit que l'épouse de son jeune frère veut l'empoisonner pour obtenir tous ses biens.

Heureusement que Rose, la gentille femme de ménage peut s'occuper des enfants, et que Mma Makutsi va s'occuper du garage et des apprentis, et bien sûr de l'agence : elle va d'ailleurs enquêter seule pour la première fois car un autre client, Mr Pulani, souhaite une enquête de moralité sur des jeunes filles sélectionnées pour l'élection de Miss Botswana.

 

Comme pour 1 cobra, 2 souliers et beaucoup d'ennuis, c'est très plaisant à lire, on boit du thé rouge avec Mma Ramotswe, et pourquoi pas en mangeant un bon gâteau car elle est de « constitution traditionnelle » et n'en a pas honte, on réfléchit sur l'utilité de l'existentialisme, on attend la pluie, on vit au rythme du Botswana, ce pays inconnu qui se donne au lecteur dans cette série charmante, fraîche et sincère.

 

Comme j'ai lu ce roman d'une traite, je n'ai pas relevé d'extraits sauf celui où Mma Ramotswe rencontre Mr Pilai dans la rue : « Mma Ramotswe ! s'exclama-t-il. Je vous en prie, laissez-moi vous regarder. On vient de me donner ces nouvelles lunettes et je vois clair pour la première fois depuis très longtemps. Oh, c'est merveilleux ! J'avais oublié ce que c'était que de bien voir. Et voilà que vous arrivez, Mma. Vous êtes très belle, très grosse. » (pages 133-134). C'est trop drôle, j'adore !

 

C'est sûr, je vais lire les autres tomes !

 

Puisque j'ai parlé du thé rouge/rooibos auparavant, je voudrais dire quelques mots sur le robinier : c'est un arbre qui revient souvent dans le roman mais je n'arrivais pas à me le représenter. Originaire d'Amérique du Sud, le Robinia a certainement été introduit en Afrique (en Europe, il l'a été en 1600 par le jardinier français Jean Robin). Le robinier est aussi appelé faux-acacia. Il porte de belles fleurs blanches ou roses dont le pollen fait un miel qui serait succulent (et que j'aimerais bien goûter !).

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commentaires

voyage en botswana 08/05/2012 14:25


J'ai chez moi un robinier, il est vraiment très beau mais je ne savais pas qu'on peut goûter le pollen, merci pour l'info.

Catherine 08/05/2012 15:02



Il faut en faire du miel .



Hathaway 20/09/2009 18:37

J'ai lu "amis amants chocolat" de cet auteur et je n'ai aps du tout accroché ! Par contre, on m'a plusieurs fois conseillé cetet série - là !

Catherine 21/09/2009 00:27



Mais, ça, c'est une toute autre série qui se passe à Édimbourg (Écosse) et dont je ne peux pas parler parce que je ne l'ai pas lue.



Alex-Mot-a-Mots 16/09/2009 20:13

Je ne savais pas que cet arbuste pouvait supporté nos latitudes. Pour moi le thé rouge est un thé d'Afrique.

Catherine 16/09/2009 22:31



Oui, le rooibos est une plante d'Afrique du Sud. Et le robinier est un arbre totalement différent ! J'en ai parlé parce que l'auteur le mentionne souvent dans ce
roman.



Theoma 16/09/2009 17:23

J'aime bcp cette série également. L'intrigue est secondaire. C'est très frais. Bravo pour les illustrations  !

Catherine 16/09/2009 19:43



Justement, j'ai trouvé que l'intrigue de Vague à l'âme était plus consistante que celle de 1 cobra....



Tiphanya 16/09/2009 11:56

La couverture de gauche est la couverture de la version anglaise. Et c'est également la raison pour laquelle j'ai lu les deux premiers tomes uniquement en anglais.Et depuis que je connais cette série, je connais aussi le thé rouge que j'adore. Comme c'est sans théïne, j'en bois très régulièrement en soirée. Aujourd'hui on en trouve assez facilement du côté des produits "bio/équitables", mais rarement en tant que thé rouge uniquement. Il est souvent associé à d'autres parfums fruités.

Catherine 16/09/2009 15:40



La première édition de 10/18 s'est donc inspirée des couvertures anglaises. Je connaissais déjà le « thé » rouge d'avant et je trouve que c'est bon et rafraîchissant
même quand on le boit chaud.



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