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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 00:50

LaCote400.jpgLa cote 400 est un court roman de Sophie Divry paru aux éditions Les Allusifs en octobre 2010 (65 pages, 11 €, ISBN 978-2-923682-13-6).

 

Sophie Divry a une trentaine d'années, elle vit à Lyon, et La cote 400 est son premier roman.

 

C'est l'histoire d'une femme plaquée par Arthur et quelque peu névrosée. Ayant raté le concours pour être professeur, elle est bibliothécaire depuis 25 ans. Elle est responsable du secteur géographie et urbanisme dont personne ne veut.

Un matin, elle trouve dans son sous-sol un lecteur endormi. Elle décide qu'il va l'aider à ranger et surtout l'écouter pendant les deux heures à passer avant l'ouverture.

« Il ne faut jamais se faire remarquer dans une bibliothèque. […] Allez, et ne vous plaignez pas : classer, ranger, ne pas déranger, moi c'est toute ma vie. » (page 12).

Elle se met en tête de lui expliquer le classement des ouvrages élaboré par Melvil Dewey alors qu'il n'avait que 21 ans, et les modifications effectuées depuis. Par exemple, dans sa bibliothèque, la cote 400 a rejoint la cote 800 et du coup n'existe plus ! La cote 400 est donc devenue « une cote vacante » ou « cote creuse » et ça, c'est l'horreur !

La bibliothèque, les livres, c'est toute sa vie : « On n'est jamais seule quand on vit parmi les livres. » (page 18) mais « les lecteurs, ça n'apporte que du désordre. » (page 20), surtout les hommes... Ils arrachent des pages, annotent, surlignent, ce qui est bien sûr interdit.

RireHumourEnsuite elle parle d'un lecteur qu'elle aime bien, Martin qui vient étudier, puis elle enchaîne sur sa vision de l'Histoire, de la Révolution, de Napoléon, du peuple qui a la possibilité de lire « s'il s'en donne la peine » (page 32), de ses angoisses, de ses problèmes avec sa hiérarchie et ses collègues, de son auteur préféré Guy de Maupassant, etc.

 

« Si vous fréquentez quotidiennement de mauvais livres, ça ne rend pas intelligent. » (page 39).

« Pas de pitié pour les mauvais livres. Et, dans le doute, soyons méchants. Telle est ma devise. » (page 40).

Avis sur les écrivains : « Si tous les gens étaient heureux sur terre, ils n'écriraient pas autre chose que des recettes de cuisine et des cartes postales, et il n'y aurait ni livres, ni littérature, ni bibliothèques. » (page 61).

Jusqu'où la bibliothécaire va-t-elle se laisse emporter ?

Un monologue, drôle et enlevé (j'ai bien ri alors il mérite bien d'être dans le challenge Rire et humour d'Hélène).

Et c'est un premier roman ! Bravo à Sophie Divry !

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commentaires

Mimi des Plaisirs 24/03/2011 16:27



J'ai lu moi aussi ce livre il y a quelques semaines et j'en ai bien apprécié l'humour ainsi que la plongée dans l'univers des bibliothèques avec leurs hiérarchies et leurs amertumes parfois qui
se consolent dans les lectures.



Catherine 24/03/2011 19:40



Tout à fait, Mimi ; est-ce que tu vas mieux ?



Anis 18/03/2011 06:53



Non, je ne l'ai pas publié sur mon blog car elle apparteint à mes élèves. Bpnne journée.



Catherine 18/03/2011 08:20



Je comprends, bonne fin de semaine, Anis .



dasola 17/03/2011 22:27



Bonsoir Catherine, je suis sûre que ce roman est bien mais 11 euros / 65 pages, cela fait cher le roman. J'attends de le trouver d'occasion. Bonne soirée.



Catherine 18/03/2011 00:23



C'est une petite maison d'éditions, c'est pour ça. Mais je te comprends, d'occasion ou emprunté dans une bibliothèque, c'est bien aussi
.



A_girl_from_earth 17/03/2011 22:11



J'ai bien aimé le contexte du "récit", cette bibliothécaire monologant sur son quotidien, mais je n'ai pas souvenir d'avoir beaucoup ri par contre, j'avais même trouvé ça un peu triste au final.



Catherine 18/03/2011 00:22



Ah, j'ai ri à plusieurs passages, j'étais peut-être de très bonne humeur ce jour-là .



Anis 17/03/2011 19:33



Il ya toujours une magie dans ces histoires qui parlent de livres, surtout les leiux peut-être. Un jour, avec mes élèves nous avons visité la réserve de la médiathèque là où finissent les livres
passés de mode ou trop vieux. L'odeur, le mystère du lieu nous avait assez amusés et nous avions écrit une nouvelle policière à partir de cela. Ton livre  me fait penser à ce souvenir-là.



Catherine 18/03/2011 00:21



Merci pour ce témoignage, Anis ; est-ce que tu as publié cette nouvelle sur ton blog ?



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