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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 22:46

DaudetOmnibus.jpgPour J'aime les classiques de juin, j'ai eu envie de relire Tartarin de Tarascon, d'Alphonse Daudet (je l'avais lu enfant ). Je l'ai maintenant dans une intégrale Romans, contes, récits parue aux éditions Omnibus en avril 2006 (1111 pages, 24 €, ISBN 978-2-286-02103-0).

 

Né à Nîmes (Gard), le 13 mai 1840, Alphonse Daudet est un auteur de nouvelles, romans et théâtre. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris où il est mort le 16 décembre 1897. Ses amis étaient Frédéric Mistral, le duc de Morny (dont il fut le secrétaire), Ernest Lépine, Paul Arène, Edmond de Goncourt, Léon Hennique, Marcel Proust... Parmi ses œuvres les plus connues : Le Petit Chose (1868), Les lettres de mon moulin (1869) avec La chèvre de Monsieur Seguin, L'Arlésienne, Le curé de Cucugnan, entre autres. Il existe une Association des Amis d'Alphonse Daudet fondée en 1923 par Lucien Daudet (fils de l'écrivain) et qui est située à Fontvieille (Bouches du Rhône) : http://www.alphonsedaudet.org/.

 

Après que le narrateur ait visité la maison de Tartarin de Tarascon près d'Avignon, il décide de raconter « les aventures prodigieuses » de ce héros... hors-norme.

 

« Du dehors, la maison n'avait l'air de rien. » (page 225) mais le jardin ! Des plantes exotiques de tous pays. Et le cabinet ! (Bureau-bibliothèque). Des armes de tous pays également, et des récits de chasse. C'est qu'il en a vécu des aventures, le Tartarin de Tarascon !

 

Mi Don-Quichotte mi Sancho Panza, il passe la première partie du récit tranquillement chez lui, à Tarascon, sans connaître Avignon ou même Beaucaire qui est juste de l'autre côté du pont... Et puis, un peu par obligation, le voilà parti pour Marseille et l'Algérie où il va chasser le lion ! Plutôt où il va risquer sa vie et se faire plumer !

 

Alphonse Daudet fit un voyage en Algérie en 1861-62 et commença à écrire le récit de Tartarin de Tarascon en 1869. Ce feuilleton parut d'abord dans le Petit Moniteur Universel, illustré par Émile Benassit, mais le récit était trop ironique pour ce journal populaire. Il continua donc dans le Figaro mais ni la ville de Tarascon ni la famille Barbarin de Tarascon (nom d'abord donné à Tartarin) ne pardonnèrent à l'auteur ses fantaisies. Puis le roman parut en 1872.

 

JaimelesClassiquesEn remettant ce récit dans le contexte de l'époque (deuxième moitié du XIXe siècle, Algérie française) et en le prenant comme un récit burlesque, une galéjade explique Alphonse Daudet dans la postface Histoire de mes livres, on passe un bon moment et on a envie de lire les deux suites, Tartarin sur les Alpes : nouveaux exploits du héros tarasconnais (1885) et Port-Tarascon : dernières aventures de l'illustre Tartarin (1890).

 

Clin d'œil aux Tarasconnais « car à Tarascon toutes les phrases commencent par et autrement, qu'on prononce autremain, et finissent par au moins, qu'on prononce au mouain. » (page 241).

Et autrement j'aimerais bien qu'on m'explique ce que signifie « yataganerie » au moins . Ce mystérieux substantif est utilisé au début du roman lorsque l'auteur visite le cabinet de Tartarin de Tarascon.

 

Vous avez envie de lire Tartarin de Tarascon ? Le roman est disponible en ligne sur http://fr.wikisource.org/wiki/Tartarin_de_Tarascon.

Pour ceux qui n'ont pas le temps de le lire mais qui veulent l'écouter en étant devant leur ordinateur, la version audio (libre) sur http://www.audiocite.net/livres-audio-gratuits-romans/alphonse-daudet-tartarin-de-tarascon.html.

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commentaires

Florent 06/05/2011 09:33



A ce propos, un extrait d'un conte de Noël de Daudet, Salvette et Bernadou, faisant le portrait de l'usurier juif Augustus Cahn (trouvé sur Wikipedia). Attention, c'est peu ragoûtant!


 « Que diable le vieil usurier compte-t-il faire de tout cela ? Est-ce qu'il
fêterait Noël, lui aussi ? Aurait-il réuni ses amis, sa famille, pour boire à la patrie allemande ?... Mais non. Tout le monde sait bien que le vieux Cahn n'a pas de patrie. Son
Vaterland à lui, c'est son coffre-fort. Il n'a pas de famille non plus, pas d'amis ; rien que des créanciers. Ses fils, ses associés plutôt, sont partis depuis trois mois avec l'armée. Ils
trafiquent là-bas derrière les fourgons de la Landwehr, vendant de l'eau-de-vie, achetant des pendules, et, les soirs de bataille, s'en allant retourner les poches des morts,
éventrer les sacs tombés aux fossés des routes. »


Mon sentiment sur Daudet, à la lecture de cela: beurk. L'article sur Wikipedia dit qu'il faut faire la
part de l'époque, mais je ne suis pas d'accord. Bien sûr, l'antisémitisme était hélas très répandu à la fin du XIXe siècle, mais les personnes dénuées de tels préjugés ou haines étaient aussi
nombreuses (sinon le camp dreyfusard, par exemple, n'aurait pas été aussi fort).



Catherine 06/05/2011 23:06



Re-bonjour Florent, je ne sais pas quoi te dire... Parfois, il faut prendre simplement cela pour de la littérature, non ? Des avares, il y en
a toujours eu, chez Molière ou Daudet , et peu importe leur nationalité ou leur religion...



Florent Lézat 05/05/2011 15:48



En lisant "Tartarin de Tarascon" je suis partagé entre le sourire que ce livre m'arrache assez souvent et l'agacement, voire l'effarement, face au racisme, voire à l'antisémitisme que ce livre
dégage parfois... Le narrateur ne rate pas une occasion de ridiculiser les "nègres" qui sont serviteurs en Algérie (il les décrit je ne sais plus où "criant comme des singes" ou quelque chose du
même acabit) de même que les juifs. Il faut faire la part de l'époque, mais tout le monde n'était pas raciste et antisémite en 1860, loin s'en faut! Le récit des aventures du benêt Tartarin n'est
pas si inoffensif qu'on pense, et cela me fait le lire avec une certaine distance.



Catherine 06/05/2011 08:25



Merci pour cette intervention, Florent. Je ne connais pas assez les écrits et les idées d'Alphonse Daudet pour en dire plus que toi. Bonne fin
de semaine.



Zierock Harald 07/01/2011 14:43



Le Yatagan est une arme turque et corse, donc je pense que le mot yataganerie pourrai être un synonyme du mot armurerie.



Catherine 07/01/2011 22:18



Merci pour ces informations intéressantes, Zierock Harald ! J'ai vu ça, oui, un sabre turc mais j'ai lu aussi basque (et pas corse) sur
Wikipédia. Je crois que yataganerie est un mot inventé par Daudet .



La plume et la page 12/07/2010 23:08



J'ai lu les "lettres de mon moulin" et les "contes du lundi" et bien d'autres titres me tentent. C'est désuet à souhait mais tellement bien écrit!



Catherine 13/07/2010 08:40



Oui, désuet, et drôle. Bonnes vacances !



La librivore 01/07/2010 07:52



Non, et aujourd'hui j'avoue que j'aurais du mal à reprendre ce genre d'histoires.



Catherine 01/07/2010 10:50



Justement, j'ai du mal à relire ce que j'ai déjà lu, y compris les classiques que j'ai aimés, et ce challenge permet d'en relire ou d'en
découvrir d'autres.



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