Vendredi 11 avril 2008
Série américaine de SF créée en 2005 par Shaun Cassidy : 22 épisodes de 42 minutes.

Diffusion aux États-Unis sur ABC de septembre 2005 à mai 2006.

Diffusion en France d'abord sur TPS Star à partir de novembre 2006 puis sur France 4 de janvier à mars 2008.


Les principaux personnages

Eddie Cibrian : Russell Varon est le responsable des rangers d'une réserve marécageuse. Divorcé de Mariel, il vit dans une maison isolée avec Larkin.

Lisa Sheridan : Larkin Groves, la compagne de Russell, est journaliste et enceinte. Son frère, Tyler Labine : Dave, persuadé que la ville est envahie par des extraterrestres, vit avec eux.

Kari Matchett : Le Docteur Mariel Underlay, divorcée de Russell et mère de leurs deux enfants, est remariée avec Tom Underlay.

William Fichtner : Tom Underlay, le shérif, veuf et père de Kira, est remarié avec Mariel. Il est le seul rescapé d'un crash d'avion qui a eu lieu 10 ans plus tôt et qui a coûté la vie à sa première épouse.

Alexis Dziena : Kira, la fille de Tom, est une jolie adolescente qui a besoin d'amour.

Evan Peters : Jesse et Ariel Gade : Rose sont les enfants de Mariel et Russell et ils partagent leur temps entre les deux maisons de leur parents.

 



Un petit résumé

Pendant un ouragan, une ville des Everglades, en Floride, est coupée du reste du monde et Rose observe d'étranges petites lumières qui tombent sur les marais. Puis des personnes qu'on a cru mortes, comme Mariel, reviennent vivantes mais changées : elles sont fascinées par l'eau et peuvent y respirer longtemps.

Bien que de nombreux habitants de la ville et des militaires apparaissent, l'histoire est plus centralisée sur les familles recomposées de Russell et de Tom. Larkin menant l'enquête pour la télévision locale où elle est journaliste est confronté à l'armée, Russell de son côté souhaite savoir ce qui se passe réellement dans la réserve dont il a la charge et Tom en sait plus qu'il ne veut en dire, surtout sur le mystérieux Szura qui entraîne toute une armée « d'hybrides » sur un îlot normalement inhabité.

Russell et Tom, pas ennemis mais pas amis non plus, vont devoir s'entendre et s'allier pour « sauver l'humanité » s'il n'est pas déjà trop tard...


Le message de cette série est clair : la région est peuplée d'envahisseurs, invisibles puisqu'ils occupent les corps des humains, mais bien réels et donc la peur des personnes non encore touchées par ce phénomène de remplacement est justifiée. Comment les habitants vont-ils réagir ? Le shérif fait tout pour protéger sa famille et se protéger de son passé. Russell fait tout pour protéger sa famille et comprendre ce qui arrive dans la réserve. Mariel en tant que docteur veut le bien de tous y compris de femmes qui vont accoucher (mais de quels êtres en fait ?). Larkin ne pense qu'à son enquête et n'hésite pas à mettre en danger sa vie et celle de l'enfant qu'elle porte. Le prêtre (le Père Scanlon) se laisse emporter par sa foi. Le parano (Dave) raconte tout sur son blog qui est de plus en plus lu mais est-il pris au sérieux ou les lecteurs croient-ils à une énième fiction (rappel du personnage de Eddie le Fou dans First Wave). Les enfants sont confrontés à des choses qu'ils ne comprennent pas et se rendent bien compte que les adultes leur cachent des informations importantes voire leur mentent.


J'ai beaucoup aimé suivre cette série fantastique alors c'est dommage qu'il n'y ait qu'une saison et de ne pas connaître la suite et en savoir plus sur ces extraterrestres envahisseurs... Qu'est-il réellement arrivé à Tom il y a dix ans ? Qu'ont mis au monde les « humaines » enceintes ? Que va-t-il advenir de Mariel, enceinte elle aussi d'une portée de plusieurs petits ? Et de Larkin que Tom a dû emmener ? Que sait l'armée et que faisait-elle là ? Autant de questions sans réponse, finalement comme dans la vie !

 

par Catherine publié dans : Regarder communauté : Cinéma
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Vendredi 28 mars 2008

LaMome.gifJ'ai hésité avant de voir La Môme, un film de 2 h 10, réalisé par Olivier Dahan et sorti dans les salles en février 2007. D'abord parce que je n'aime pas les chansons d'Édith Piaf, eh oui, c'est mon droit. Ensuite parce que ce que je connais du personnage me déplaît, ses caprices, ses comportements excessifs voire méprisants à l'égard des autres. Mais je comprends qu'à son époque, cette gamine, chanteuse de rue, ait pu devenir une artiste : elle avait du coffre et une présence, elle permettait aux plus pauvres de rêver en pensant que tout était possible et qu'ils pouvaient eux aussi réussir, elle faisait s'encanailler les bourgeois et le monde du spectacle, elle a même fasciné l'Amérique !


L'avis général étant que le film est réussi, que l'actrice principale y est excellente et que le film méritait d'être récompensé (Golden Globe, Bafta, César, Oscar), je me suis résolue à le regarder.


Évidemment j'ai souffert de la bande son parce que la façon de chanter d'Édith Piaf, sa voix criarde qui fait d'elle la grand-mère de toutes les braillardes actuelles, sa gouaille à la limite de la vulgarité me déplaisent.


Le choix du réalisateur a été de montrer les différents épisodes de la vie d'Édith Giovanna Gassion, son enfance, sa réussite, sa fin, avec des allers-retours, des flashbacks et pas dans un ordre chronologique simple, ce qui rend le film moins linéaire, mais qui peut dérouter. C'est vrai que la gamine n'a pas eu une enfance rêvée, que son organisme a été fragilisé par les privations (c'est qu'après la Première Guerre Mondiale, beaucoup de gens se trouvaient démunis), qu'elle avait la rage de vivre et de réussir, qu'elle a été repérée par hasard dans la rue par Louis Leplée, un directeur de cabaret, etc.


Je confirme que le film est bien mené et intéressant à voir pour la reconstitution d'époque.

Mais Marion Cotillard, transformée en monstre Piaf, est moyenne (j'ai eu l'impression qu'elle jouait le rôle comme ça, sans plus de conviction, contrairement à ce que beaucoup ont écrit), cela ne méritait en tout cas pas un Oscar et je crois que les Américains regrettent de le lui avoir donné vu les propos douteux qu'elle a tenus !

Par contre, j'ai été surprise par la prestation de Sandrine Testud, actrice que je trouve généralement plutôt transparente, et qui a réussi une composition de demi-soeur, copine d'alcool et confidente, souffrant d'être continuellement reléguée au second plan, rabaissée et délaissée.

Quant à Gérard Depardieu, en tant que monstre sacré du cinéma français, il lui suffit certainement maintenant de faire une courte apparition pour gagner assez d'argent et c'est tant mieux !

Un dernier point, le film est assez égocentrique : Piaf a rencontré les grands artistes de l'époque (Montand, Mouloudji, Aznavour, etc.), elle en a même lancé quelques-uns alors où sont-ils ? On voit juste la brève rencontre avec Marlène Dietrich, dans un restaurant aux États-Unis. Son élégance et sa classe ne font pas photo à côté de la petite Française !


Bon, eh bien, voilà, je l'ai vu, je pourrai en parler en connaissance de cause, et je vous conseille de le voir si vous pouvez supporter d'entendre les chansons archi-connues de la Môme Piaf, devenue Édith Piaf. Pour ses fans, cela ne posera aucun problème, ils seront sûrement comblés, à moins qu'eux aussi ne soient déçus par Marion Cotillard.


Tout sur le film sur http://www.tfmdistribution.com/lamome/lamome.htm et sur http://www.piaf-lamome.com/.

par Catherine publié dans : Regarder communauté : Cinéma
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Mercredi 12 mars 2008

ManToMan.gifMan to Man est un film de 122 minutes de Régis Wargnier (sur un scénario de William Boyd) sorti dans les salles en avril 2005. C'est une coproduction européenne (France, Angleterre, Allemagne). Il a été projeté en avant-première à la Berlinale de Berlin en 2005. Les acteurs principaux sont Joseph Fiennes dans le rôle de Jamie Dodd, Kristin Scott-Thomas dans le rôle d'Elena van den Ende, Lomama Boseki dans le rôle de Toko, Cécile Bahiya dans le rôle de Likola, Iain Glen dans le rôle d'Alexander Auchinleck et Hugh Bonneville dans le rôle de Fraser McBride.

Régis Wargnier
naît le 18 avril 1948 à Paris et commence sa carrière au cinéma en 1972. Il est très connu pour « Indochine » (en 1993 : Oscar du meilleur film étranger et César de la meilleure actrice pour Catherine Deneuve). Son dernier film est « Pars vite et reviens tard », une adaptation du polar de Fred Vargas. En avril 2007, il est élu à l'Académie des Beaux-Arts où il occupe le siège de Henri Verneuil, décédé en 2002.

Man to Man

En 1870, le professeur Jamie Dodd est chargé par Alexander et Fraser, ses deux collègues, de ramener deux pygmées, une femelle et un mâle, pour prouver à l'Académie des Sciences d'Édimbourg qu'ils sont le chaînon manquant entre le singe et l'homme. En Afrique, il rencontre Elena van den Ende, une veuve aventurière qui souhaite rentrer en Europe et s'enrichir en exposant ces nains sauvages comme des bêtes de foire. Au fur et à mesure qu'il les étudie, Jamie acquiert la conviction que, malgré leur petite taille et leurs différences, ils sont des humains, ressentant des sentiments, capables de réfléchir, et pas des animaux. Il se heurte à Alexander et Fraser qui ne pensent qu'à briller à l'Académie. Pendant ce temps, Likola et Toko dépérissent dans un zoo...

Les images sont superbes et intenses, aussi bien celles de l'Afrique (forêt, cascade) que celles de l'Écosse (on a vraiment l'impression d'être à la fin du XIXème siècle). La musique interprétée par l'Orchestre Symphonique de Londres a beaucoup d'ampleur et correspond bien aux images très colorées. Ce n'est pas un film à grand spectacle, il n'y a pas d'effets spéciaux, c'est plutôt une fable humaine. Les acteurs sont excellents, en particulier Lomama Boseki et Cécile Bahiya. Ils savent qu'ils jouent dans un bon film, empli de véritables émotions, et qui fait réfléchir sur le statut que l'on donne aux autres.

Un des plus beaux moments est celui où Toko imite Jamie et lui montre son ombre, immense, en disant « Jamie » puis la sienne, minuscule, en disant « Toko ». Un autre, plus cruel, est celui où Toko grimpe sur le mat du bateau, il est de l'autre côté de la voile, on ne voit que son ombre, on ne peut pas voir la couleur de sa peau. La fin est vraiment émouvante, mais je ne vous la raconte pas !

Pour ceux qui veulent voir ce film, il est sorti en DVD chez TF1 Vidéo.

par Catherine publié dans : Regarder communauté : Cinéma
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Mercredi 5 mars 2008

Produit par Kiev Film Studio, L'exploit de l'éclaireur est réalisé par Boris Barnet sur un scénario de Mikhaïl Bleiman, Konstantin Issaev et Mikhaïl Makliarski.
Son titre original est Podvig razvedtchika.

Moi qui aime le cinéma russe, j'ai été contente de pouvoir regarder ce long métrage d'espionnage sur Arte. Dédié aux éclaireurs soviétiques, ce film de 87 minutes tourné en 1948 est présenté comme un film culte de la jeunesse soviétique et le film fétiche de Poutine, rien que ça !

BorisBarnet.jpgBoris Barnet
est un cinéaste russe, né à Moscou le 18 juin 1902 (il avait un grand-père anglais) et mort par suicide à Riga le 8 janvier 1965.
Acteur dans quelques-uns de ses films mais aussi dans des films de Vsevolod Poudovkine comme La fièvre des échecs (1925) et Tempête sur l'Asie (1928)
Réalisateur d'une petite trentaine de films entre 1927 et 1963, dont La jeune fille au carton à chapeau (1927), Okraïna - Le faubourg (1933), Au bord de la mer bleue (1936), Novgorodtsy (1943), Lyana (1955), Annouchka (1959), Alyonka (1961), etc.

Les principaux acteurs de L'exploit de l'éclaireur
Pavel Kadotchnikov : Fedotov/Eckert
Dmitry Milioutenko : Berejnoï
P. Arjanov Dobrovolski : Stubing
Boris Barnet : Général von Kuhn
Viktor Khalatov : Friedrich Pommer

L'histoire de L'exploit de l'éclaireur
À peine rentré du front, le commandant Alexei Fedotov, un bel officier de l'Armée Rouge, se rend auprès de son épouse bien aimée (il y a un portrait de Staline au-dessus de leur sofa !) mais il doit assister à l'interrogatoire d'un espion au sujet de la protection d'Hitler. Alors que l'espion réussit à fuir lors de son transfert, Fedotov est investi d'une importante mission en Prusse Orientale. De leur côté, les Allemands renvoient l'espion surveiller les Bolcheviks dans sa patrie d'origine, l'Ukraine.

Ce film en noir et blanc qui bénéficie d'une très belle image et d'extraordinaires contrastes, joue sur l'importance des regards, sur l'héroïsme et sur un astucieux scénario d'espionnage : le chassé croisé entre Fedotov/Eckert, l'espion soviétique et Berejnoï, l'espion allemand d'origine ukrainienne, avec enlèvements, meurtres, traîtrise et même un peu d'humour.

Lequel des deux va être le plus rusé et accomplir avec succès sa mission ?

Pour ceux qui ont manqué sa diffusion, L'exploit de l'éclaireur est rediffusé le lundi 10 mars à 14 h 55 sur Arte.

par Catherine publié dans : Regarder communauté : Cinéma
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Lundi 25 février 2008
IrisWhite.gifIris White, l'aventurière est une série de 6 épisodes de 52 minutes chacun, écrits par Alain Wieder et réalisés en 2006 par Jean-Claude Guidicelli avec des illustrations de Luc Desportes. Série produite par France 5, La Compagnie des Taxi-Brousse, Lobster Films.

La voix du narrateur est celle de Pierre Arditi, la voix de l'héroïne est celle de Sandrine Bonnaire.

Voici les titres des 6 épisodes : Les fourchettes du tsarévitch, Le vol de l'Inca, Les seigneurs de l'Afrique, La bataille du Pôle, L'impératrice et le dragon, Le manuscrit hindou.

L'aventurière, c'est Iris, née le 1er avril 1900 à Saint-Pétersbourg, dans une famille russe, d'une mère Comtesse mariée à un militaire. Elle apprend vite que le colonel russe n'est pas son père puisque sa mère fut enceinte en France, de l'homme qui est en fait venu en Russie pour être son précepteur.

Iris devient une belle jeune femme glamour qui vit tout le XXème siècle et rencontre les personnages marquants de ce monde. Par exemple, dans le 1er épisode, elle sauve le célèbre bébé dans le landau à Odessa, elle rencontre le tsarévitch dont elle reçoit des fourchettes en argent, puis elle participe à la Révolution avant de fuir la Russie, via la Pologne, l'Allemagne et gagne les États-Unis après un bref séjour en France. Aux États-Unis, elle rencontre White, un riche héritier, passionné d'aviation, blessé pendant la deuxième guerre mondiale, qu'elle épouse.

C'est une série très originale mêlant des images d'archives dont certaines sont inédites (représentant la vérité historique) à la bande dessinée (représentant la fiction). Ainsi il est aisé de comprendre l'Histoire et de s'attacher à Iris et aux personnages qui jalonnent son existence, c'est-à-dire celle du XXème siècle. La bande dessinée m'a fait pensé à deux oeuvres : Adèle Blanc-Sec de Tardi et Corto Maltese de Hugo Pratt.

Iris est bien sûr un personnage imaginaire et ses aventures sont exotiques, romanesques voire rocambolesques. J'adore !

Quand la sortie en DVD est-elle prévue ? Que je puisse voir les épisodes que j'ai ratés... !
par Catherine publié dans : Regarder communauté : Passion Histoire
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Lundi 4 février 2008
BrothersSusanneBier.gifBrothers (Brødre) est un drame (1 h 50) de la cinéaste danoise Susanne Bier, réalisé en 2004 (sortie en DVD en novembre 2006). Classé en cinéma d'auteur, ce film est représentatif du cinéma danois actuel : vies de femmes, drames familiaux, violence.

Susanne Bier, née le 15 avril 1960, a étudié l'Art, l'architecture puis le cinéma et elle a tourné une petite dizaine de films : Freud quitte la maison (Freud flyttar hemifran) en 1992, Affaires de famille (Det bli’r i familien) en 1993, Sekten en 1997, The one and the only (Livet är en schlager) en 2000, Open hearts (Elsker dig for evigt) en 2002, Brothers (Brødre) en 2004, After the wedding (Efter brylluppet) en 2007, Nos souvenirs brûlés (Things we lost in the fire) avec  Halle Berry, Benicio Del Toro et David Duchovny (sortie en janvier 2008), The duchess avec Keira Knightley, Ralph Fiennes et Charlotte Rampling (sortie prévue en novembre 2008).

Brothers ou comment une guerre qui ne la concerne pas directement a une incidence concrète sur la vie d'une Européenne, épouse et mère de famille.
Michael (Ulrich Thomsen) est commandant dans l'armée danoise, il doit diriger une mission de sauvetage en Afghanistan pour libérer un opérateur radio, mais son hélicoptère est touché et Sarah (Connie Nielsen), sa femme, apprend sa disparition. Sarah se retrouve donc seule avec leurs deux filles, Natalia (Sarah Juel Werner) et Camilla (Rebecca Løgstrup). Mais Jannik (Nikolaj Lie Kaas), le frère cadet de Michael, qui vient de sortir de prison après 3 ans écopés pour un braquage de banque, compte bien se faire une place dans leur maison et dans la vie de Sarah.

Il y a beaucoup de sensibilité dans ce film, beaucoup de violence aussi, et c'est cela qui m'a intéressée. Mais ce n'est pas de la violence gratuite pour faire des entrées et mettant mal à l'aise le spectateur, c'est une violence maîtrisée par la réalisatrice et utilisée pour montrer les sentiments et la psychologie des personnages. En effet, le film montre en parallèle les déplacements de Michael (couleurs de l'été afghan) et la vie quotidienne de Sarah (grisaille de l'hiver à Copenhague) mais aussi les problèmes de communication entre frères, l'alcoolisme, les souffrances de la solitude. Il montre aussi d'un côté la rédemption d'un voyou qui payé sa dette à la société et de l'autre la culpabilité d'un homme qui a dû survivre en milieu hostile.

Brothers a reçu plusieurs prix.
En 2004 : Prix de la Critique au Festival de Hambourg, Coquillages d'argent de la meilleure actrice pour Connie Nielsen et du meilleur acteur pour Ulrich Thomsen au Festival International du film de San Sebastian.
En 2005 : Prix du Public du Festival de Sundance, Prix du meilleur long métrage de fiction au Festival International de Films de Femmes à Créteil, Prix Spécial du Jury au Festival International du Film à Indianapolis.
par Catherine publié dans : Regarder communauté : Cinéma
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Lundi 19 novembre 2007
PierreGranierDeferre.jpgPierre Granier-Deferre était un grand cinéaste français qui avait dirigé les plus grands acteurs des années 60 à 80 : Alain Delon, Patrick Dewaere, Jean Gabin, Guy Marchand, Philippe Noiret, Romy Schneider, Simone Signoret, Jean-Louis Trintignant, Lino Ventura, etc.

Il est mort vendredi 16 novembre, il avait fêté ses 80 ans le 22 juillet 2007.

Dans les années 50, après ses études de cinéma, il est devenu assistant de :

1951 : André Heinrich sur Terreur en Oklahoma, André Berthomieu sur Le roi des camelots et sur Chacun son tour, Georges Lacombe sur La nuit est mon royaume, Jean-Paul Le Chanois sur Sans laisser d'adresse

1952 : André Berthomieu sur Allô... je t'aime, Guy Lefranc sur Elle est moi

1953 : André Berthomieu sur Belle mentalité

1954 : Marcel Carné sur L'air de Paris, Jean-Paul Le Chanois sur Papa, maman, la bonne et moi...

1955 : Jean-Paul Le Chanois sur Village magique et sur Les évadés

1957 : Maurice Delbez sur A pied, à cheval et en voiture

1958 : André Berthomieu sur En légitime défense, Denys de La Patellière sur Les grandes familles

1959 : Denys de La Patellière sur Les yeux de l'amour

1960 : Denys de La Patellière sur Un taxi pour Tobrouk (j'aime beaucoup ce film).

LeChat.gif
Son premier film est Le petit garçon de l'ascenceur (qu'il me semble n'avoir jamais vu !) : 1962, noir et blanc, 90 min.

En 1981, il a obtenu le Prix Louis-Delluc pour Une étrange affaire avec Nathalie Baye (César de la meilleure actrice dans un second rôle), Gérard Lanvin (Prix Jean Gabin) et Michel Piccoli (Ours d'Argent du meilleur acteur au Festival de Berlin) : belle brochette d'acteurs et de récompenses !

Pierre Granier-Deferre a scénarisé de nombreux films et épisodes de séries. Il a réalisé plus de 25 longs métrages dont Le Chat que j'ai revu il y a peu. Le Chat, adapté d'un roman de Georges Simenon, fut réalisé en 1971 avec Jean Gabin et Simone Signoret, magistraux en couple de vieillards qui s'engueulent tout le temps mais ne peuvent vivre l'un sans l'autre. Pierre Granier-Deferre admirait Georges Simenon et avait d'ailleurs réalisé des épisodes de Maigret (avec Bruno Cremer).

Un de ses enfants, Denys Granier-Deferre, né en 1949, est également réalisateur mais aussi scénariste et acteur.


PS : Ceci est le centième article publié dans ce blog.
par Catherine publié dans : Regarder communauté : Cinéma
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Lundi 13 août 2007
4Fantastiques2.gifVous avez envie de passer un bon moment pendant une heure et demie, avec des acteurs sympas, un scénario pas trop compliqué (mais un scénario existant tout de même) et des effets spéciaux à couper le souffle ? Faites comme moi, allez voir Les 4 Fantastiques et le Surfer d'Argent.

Les 4 Fantastiques et le Surfer d'Argent, c'est un film de Tim Story, le même qui avait déjà réalisé Les 4 Fantastiques en 2005 (mais le scénario de ce film n'était pas épais...).

Dans le rôle des 4 Fantastiques, les mêmes :
Michael Chiklis est Ben Grimm alias La Chose.
Ioan Gruffudd est le scientifique Reed Richards alias Monsieur Fantastique.
Chris Evans est Johnny Storm alias La Torche.
Jessica Alba est Sue Storm (la soeur de Johnny) alias La Femme Invisible.

Et le nouveau personnage :
Doug Jones est Norrin Radd alias Le Surfer d'Argent.

Un petit résumé ?

Reed Richards / Monsieur Fantastic et Sue Storm / La Femme Invisible vont enfin pouvoir convoler (mariage surmédiatisé). De son côté, Ben
Grimm / La Chose a trouvé l'amour en la personne de Alicia Masters. Johnny Storm / La Torche se sent un peu délaissé et file du mauvais coton. Mais de graves événements surviennent depuis qu'un être mystérieux venu de l'espace a jeté son dévolu sur la Terre. Cet individu est un homme qui vole sur un surf, l'homme et le surf étant argentés et le surf semblant indissociable du corps. Les 4 Fantastiques, l'armée et le méchant Docteur Victor Doom alias Fatalis qui s'est joint à eux vont-ils pouvoir arrêter le Surfer d'Argent et empêcher que la Terre soit totalement détruite et avalée par Galactus ?

Les BD / comics

Créés par Stan Lee et Jack Kirby, publiés par Marvel, Les 4 Fantastiques paraissent depuis 1961. Ils sont en effet apparus dans la revue Fantastic Four n° 1
en novembre 1961.

Le Surfer d'Argent, créé par les mêmes auteurs et également édité par Marvel, apparaît pour la première fois dans la revue Fantastic Four n° 48 en mars 1966.
Quatre intégrales en couleur ont été éditées en France par Soleil de juin 2001 à novembre 2002 puis un tome 0 en juillet 2003. C'est mon comic préféré !
par Catherine publié dans : Regarder communauté : Cinéma
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Mercredi 1 août 2007
Après Ulrich Mühe le 22 juillet, trois autres personnalités du cinéma sont décédées en ce début de semaine...

MichelSerrault.gifMichel Serrault le 29 juillet à l'âge de 79 ans.
Il était un grand acteur français, et ce depuis plus de 50 ans, aimé et respecté de la profession et du public. Il savait faire le pitre mais aussi jouer dans de grands films (Le viager, Garde à vue, Mortelle randonnée), il s'est aussi distingué au théâtre (La cage aux folles, L'avare) et à la télévision (Le bourgeois gentilhomme, Le passe-muraille, L'affaire Dominici, Monsieur Léon). Son dernier rôle dans Pars vite et reviens tard (d'après le roman de Fred Vargas) me fait dire qu'effectivement il est parti trop vite mais qu'heureusement il reviendra sur les écrans de télévision se rappeler aux bons souvenirs des spectateurs.IngmarBergman.gif

Ernst Ingmar Bergman le 30 juillet alors qu'il venait de fêter son 89ème anniversaire.
Il était non seulement le plus grand cinéaste suédois mais aussi un des plus grands cinéastes au monde : réalisateur, scénariste et metteur en scène au théâtre depuis plus de 60 ans. Je me rappelle avoir vu avec intérêt certains de ses films dans des séances de ciné-club, en particulier ceux des années 70 (Cris et chuchotements, Scènes de la vie conjugale, Sonate d'automne). Le site officiel.

MichelangeloAntonioni.gifMichelangelo Antonioni le 30 juillet sans avoir fêté ses 95 ans.
Ce cinéaste italien a commencé sa carrière durant la période néoréaliste (scénariste pour Fellini et Rossellini) avant de réaliser des longs métrages (dès les années 50) mais il n'est devenu célèbre mondialement que dans les années 60 lorsque son film L'avventura fut primé au festival de Cannes. Je connais peu les oeuvres d'Antonioni (pas passionnée par le cinéma italien, c'est certainement une lacune, je sais !), mais il a tourné en Angleterre (Blow up), aux Etats-Unis (Profession reporter) et en Chine (Chung Kuo), ainsi qu'avec le réalisateur allemand Wim Wenders (Par-delà les nuages).

J'ai remarqué que chaque année, pendant l'été, des grands noms du cinéma disparaissent... R.I.P.
par Catherine publié dans : Regarder communauté : Cinéma
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Mercredi 25 juillet 2007
UlrichMuhe.gifJe n'aurais pas pensé à parler de la série Le dernier témoin si l'acteur principal Ulrich Mühe n'était décédé le 22 juillet (d'un cancer).

Depuis début juin, ARTE diffuse tous les lundis soirs deux épisodes de cette série policière allemande qui connaît le succès depuis 1998 sur la ZDF.

Sur le site d'ARTE, il est possible de lire :

- une interview de Gregor Edelmann, créateur et scénariste de la série, qui a écrit des articles sur le Professeur Wolfgang Bonte, "père de la médecine légale moderne en Allemagne" ce qui signifie que chacun des épisodes est inspiré de la réalité.

- un portrait d'Ulrich Mühe (né en RDA) qui est par ailleurs l'agent de la Stasi dans La vie des autres (Das Leben der Anderen), film réalisé en 2006 et récompensé plusieurs fois (prix du film allemand, prix du film européen, festivals de Bavière, de Locarno, Oscar du meilleur film étranger).

Mais je reviens à la série, Le dernier témoin (Der letzte Zeuge, 73 épisodes réalisés entre 1998 et 2007), où Ulrich Mühe joue le rôle du Docteur Robert Kolmaar, un médecin légiste rigoureux et efficace, écartelé entre son travail qui le passionne, sa fille adolescente (Anna) qu'il adore mais qui va faire de plus en plus de bêtises, son ex-femme (Irina) dont il pense être toujours amoureux (du moins dans les premiers épisodes) et sa nouvelle collègue (Judith Sommer) dont il s'éprend tout en étant parfois odieux.

Une série crue et à l'humour corrosif, à voir d'autant plus qu'elle permet de patienter en attendant l'horaire de la saison 3 de Lost !
par Catherine publié dans : Regarder communauté : Cinéma
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