Lire - essais & docs

Jeudi 12 novembre 2009

Lorsque Céline m'a contactée pour me proposer de recevoir Mon dernier round, du général Bigeard, j'ai hésité et puis je me suis dit : pourquoi pas ? Oui, pourquoi ne pas lire quelque chose de totalement différent de ce que je lis généralement ? Pourquoi ne pas lire le témoignage de cet homme de plus de 90 ans qui a vécu tellement de choses et qui a sûrement tant à dire. Je remercie donc Céline et les éditions du Rocher pour ce livre-document.

 

Contre toute attente, me voici donc à lire Mon dernier round, du général Marcel Bigeard, paru le 22 octobre 2009 aux éditions du Rocher dans la collection Document (273 pages, 19 €, ISBN 978-2-268-06673-8).

 

« 'Mon dernier round' c'est mon combat final » dit Bigeard ; c'est en tout cas, à 93 ans, son quinzième livre, dans lequel il « porte un regard sans concession sur la France d'aujourd'hui. Sa seule passion : La France. »

 

Une enfance pauvre mais pas malheureuse (il est né en 1916 à Toul), employé de banque dès l'âge de 14 ans, sa rencontre avec Gaby, sa soif d'apprendre, son service militaire en 1936 (il est antimilitariste), la deuxième guerre mondiale et son appel sous les drapeaux, etc. Jusqu'à la dénonciation des casseroles du XXè siècle qu'on trimballe avec fracas : consommation à outrance, pollution, énormes salaires de patrons qui coulent leur entreprise, argent facile avec malversations et détournements, criminels et trafiquants en liberté, affaires politiques et financières douteuses, drogues et dopage, attaques des pirates des mers et surtout intégrisme et terrorisme islamiste international qu'il analyse pays par pays (il y a d'ailleurs parfois des listes de lieux et de nombres de victimes un peu rébarbatives mais qui font froid dans le dos tant il y en a).

 

Ce qui m'a plu finalement dans le livre de ce baroudeur qui n'a « jamais eu recours à la torture » (page 113) c'est son honnêteté (ce n'est pas de la 'grande littérature' mais il écrit comme il parle), sa connaissance du XXè siècle, son respect des autres (même et surtout de l'ennemi), son amour pour les pays et les populations dont il parle (Algérie, Afghanistan, Iran...) car ce sont les civils (surtout femmes, enfants et vieillards mais aussi animaux) qui pâtissent des attentats terroristes, et sa simplicité même si je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'il écrit (vente d'armement français...).

 

Je conclus en disant que je ne méprise pas l'armée et les militaires (j'ai même du respect pour les Casques bleus, ces soldats de la paix) mais, non, je ne me lèverai pas le 14 juillet pour regarder le défilé à la télévision !

 

Quelques extraits

« Quand le mauvais exemple est donné par les responsables d'en haut, comment enseigner aux jeunes le respect des valeurs ? » (page 16).

« Pour progresser dans l'entreprise et dans la société il faut le vouloir, et savoir se fixer un objectif. Mais il faut aussi savoir saisir sa chance. » (page 30).

« J'ai toujours été un homme fidèle. Fidèle à ma banque, fidèle à mes principes, fidèle à ma femme et fidèle à la France. » (page 31).

« J'ai vu trop de morts pour aimer la guerre. » (page 71).

Par Catherine
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Mercredi 28 octobre 2009

Dans le cadre du challenge de la rentrée littéraire 2009, il était proposé de lire un document en plus des romans. J'ai eu l'occasion de recevoir Les objets bavards et je remercie Céline et les éditions du Rocher de m'avoir fait parvenir ce livre qui a éveillé ma curiosité.


Les objets bavards, de la Barbie au caméscope est un recueil de chroniques de Sophie Carquain à paraître aux éditions du Rocher le 29 octobre, demain donc (174 pages, 14,50 €, ISBN 978-2-268-06702-5). Il est illustré par Karen Petrossian, Olivier Mazaud et Bernard Perchey.


Sophie Carquain est journaliste (au Figaro, il me semble) et auteur de livres jeunesse (romans, petites histoires, contes, leçons de vie...).


Déjà, le format du livre, presque carré (17 x 19 cm), m'a plu car il se tient bien en main et peut se consulter souvent, en attendant quelqu'un, pendant la pub, dans une salle d'attente, etc. C'est aussi un joli cadeau pour qui aime les objets et les anecdotes.


Pour l'auteur, les objets sont des « chatouilleurs d'enfance » à tel point que « les choses comptent dans nos vies plus qu'on ne le croit. » (page 7). Comment ne pas être d'accord avec elle quand on voit de quelle façon on est attaché à certains objets ? Cadeaux, souvenirs, qui rappellent par leur simple présence une personne, un éclat de rire, un bon moment, un voyage... En fait, rajoute-t-elle dans la préface, les objets n'ayant pas d'âme, on y met la nôtre, ils deviennent bavards et elle va les faire parler dans cet ouvrage !


Alors, le contenu : 45 objets passés au crible par Sophie Carquain, un peu de sociologie, un peu de psychologie, une pointe d'humour et vous comprendrez pourquoi on aime le barbecue, on maltraite la Barbie plus que les autres poupées, on perd ses clés ou son ticket de métro, le lacet craque au mauvais moment, on préfère le bol ou le mug, l'étole ou l'écharpe, le hamac ou le rocking-chair, le lit ou le divan, etc.


Je pensais que les chroniques seraient inégales mais en fait, même celles sur les objets auxquels je suis moins (ou pas du tout) attachée m'ont plu, elles m'ont divertie, m'ont appris deux ou trois choses, et j'ai passé un aussi bon moment de lecture qu'avec un roman. J'espère qu'il en sera de même pour vous.

J'ai particulièrement apprécié le barbecue, casse-noix et coupe-sifflet, la cravate, les jeux de société en famille, le lacet qui craque, les poupées russes, le roue du hamster, le ticket perdu et le caméscope.


PS : J'ai bu un café dans une tasse, alors... What's up, doc ?

Par Catherine
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Mercredi 1 juillet 2009

20 000 euros sur Ségo ! est une sotie (voir plus bas) de Christophe Donner parue en mars 2009 aux éditions Grasset (247 pages, 12 €, ISBN 978-2-246-75201-1) dans la collection Littérature française.


L'auteur

Parisien, né en 1956, Christophe Donner est cinéaste, journaliste, écrivain, critique littéraire et passionné de courses de chevaux. Plus d'infos sur l'auteur (et les chevaux !) sur son blog, Parier c'est Donner et sur son site, Christophe Donner, écrivain.


Le livre

Henri est écrivain. Il prépare un livre sur les courses de chevaux mais il est tellement présent sur les hippodromes qu'il n'a pas trop le temps d'écrire. D'ailleurs parier et jouer aux courses, c'est son dada depuis qu'il a quinze ans, mais là, il est un peu à sec et son épouse, Dora, insiste pour changer les fenêtres de leur maison. Problème : le montant du devis s'élève à 40 000 euros... « Il faut que tu fasses quelque chose a dit ma femme. - Quoi ? - Écris un livre, elle a dit. - Mais je suis déjà en train d'écrire un livre. - Un livre qui rapporte des sous ! » (pages 8-9).

Intrigué par le chiffre 6 au PS : six motions et six prétendants (Aubry, Caresche, Delanoë, Hamon, Pupunat et Royal) comme dans une course de six partants, Henri a une idée lumineuse. Il contacte donc son éditeur et lui promet un livre sur le congrès de Reims. Et hop ! 20 000 euros dans son escarcelle. Il décide de parier sur Ségo bien qu'il ne soit pas du tout proche d'elle et de sa politique (il a voté pour Sarko aux présidentielles, mais attention, ses parents et son oncle Léo étaient communistes).

Pour commencer, c'est avec son ami Sharooz, Iranien rencontré à Longchamp, qu'Henri va écouter Ségo et « ses amis chanteurs de gauche » au meeting du Zénith. Sharooz : « les travailleurs sont des cons, ils ne se rendent pas compte qu'ils sont exploités, mais heureusement les socialistes sont là pour leur faire prendre conscience. » (page 27). J'ai adoré le passage avec Bernie Bonvoisin, le chanteur du groupe Trust (pages 30 à 32). Et puis le mot fraternité peut-il rimer avec amertume, ressentiment, mépris, jalousie, aigreur ? (lire page 35). Narcissisme, hystérie, cynisme... Rire de tout.

La suite est vraiment drôle car Henri n'a pas sa langue dans la poche et il dit (écrit) non seulement ce qu'il pense, ce qu'il voit, mais il rapporte aussi des faits, des paroles d'adhérents pas toujours contents, et les six candidats en prennent pour leur grade, ainsi que Sarko, les consultants, les journalistes, les partisans, et surtout Ségo parce qu'après tout, c'est sur elle qu'il va miser (et attention, il ne joue pas, il parie) : « C'est la honte », « ça serait horrible » (qu'elle gagne), « Ridicule. Elle était ridicule. » (page 69), « Ah non, pas elle ! Coupez ça ! [...]. » (page 71), « Ségolène a tendu son doigt pour mieux faire comprendre les mots compliqués qui cachent les choses très simples. Avec son doigt tendu elle a essayé de nous faire entrer les choses simples de l'économie dans notre tête de linotte. Elle a refait toute l'histoire de la crise. Et après, elle est passée aux punitions [...] » (page 147), etc. C'est qu'avant Reims, et pour se familiariser avec les candidats, Henri écume les meetings avec sa nièce, Alice, qui elle soutient Benoît Hamon et qui craint pour son avenir car elle est tombée amoureuse d'un gars qui soutient Ségo...


F. m'avait dit que ce livre n'était pas très intéressant, peut-être parce qu'il sait que je ne suis pas attirée par la politique... Eh bien, je l'ai pourtant trouvé pertinent, parce que c'est le récit de l'âme politique, le désir du pouvoir, l'hypocrisie, les coups bas, les discours qui ressemblent à des bavardages sans queue ni tête (parce qu'on y a « mis bout à bout des phrases chocs, des bons mots, des anecdotes, des citations »), la triche et la fin que l'on sait.


Quelques mots sur la sotie

Sotie (ou sottie) de sottise, farce satirique jouée par des sots et des sottes au XIVè et XVè siècles, pièce politique dès le XVIè siècle (normalement suivie d'une moralité). La sotie de Christophe Donner est donc une comédie politique moderne, non pas jouée par des acteurs sur une scène de théâtre, mais jouée par de vraies personnes (les candidats) devant des spectateurs (partisans, journalistes, parieurs) et miracle de la technologie devant des téléspectateurs ce qui fait que les sots sont vraiment très nombreux et touchent encore plus de sots !

Par Catherine
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Mardi 24 mars 2009

Le jour où l'abeille disparaîtra..., de Jean-Christophe Vié avec la collaboration de Marc Traverson ; Arthaud, janvier 2008, 219 pages, 15 €, ISBN 978-2-7003-0117-5.


Le jour où l'abeille disparaîtra, l'homme n'aura plus que quatre années à vivre. Depuis que j'ai vu Phénomènes (The happening) le film de M. Night Shyamalan où cette phrase attribuée à Albert Einstein est en exergue, j'ai eu envie d'en savoir plus sur la disparition des abeilles.

C'est pourquoi j'ai été un peu déçue à la lecture de ce livre dont le contenu n'a rien à voir avec le titre... Mais attention, cela ne signifie pas que cet essai n'est pas intéressant !

Jean-Christophe Vié, vétérinaire et biologiste, raconte ses expériences, en particulier en Guyane (Amérique) et en Guinée-Bissau (Afrique). Il explique la diversité et les milieux naturels, l'utilité de protéger les différentes espèces et de préserver cette diversité, etc.

Le chapitre sur les océans est particulièrement instructif.


Dans la même collection

L'Humanité disparaîtra, bon débarras et Sortie de secours d'Yves Paccalet.


Pour en revenir aux abeilles, j'ai vu samedi un documentaire inédit de 51 minutes sur France 5 : Disparition des abeilles, la fin d'un mystère réalisé par Natacha Calestrémé qui passe en revue les différentes possibilités de disparitions en Europe et aux États-Unis (un acarien, un champignon, les pesticides et fongicides qui se mélangent, les OGM, un virus et même les ondes électromagnétiques). Cette excellente enquête sera rediffusée le mercredi 1er avril à 01:48 et le samedi 4 avril à 03:55.

Par Catherine
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Lundi 7 juillet 2008

Chema Madoz, de Christian Caujolle est un livre de 80 pages paru aux éditions Assouline dans la collection Mémoire de la Photographie en 1999 (ISBN 2-84323-126-4).


Christian Caujolle est né en 1953 et a étudié à l'école normale supérieure de Saint Cloud. Il est spécialiste de littérature hispanique. Passionné de photographie, il a créé l'Agence Vu et a écrit sur plusieurs photographes dont Sebastião Salgado (un photographe extraordinaire), Raymond Depardon et ici Chema Madoz.


Chema Madoz, pseudonyme de Jose Maria Rodriguez Madoz, est né à Madrid (Espagne) le 20 janvier 1958 où il a étudié l'histoire de l'Art (au début des années 80) à l'université Complutense. Il a travaillé avec un Bronica, un Mamiya et utilise maintenant un Hasselblad. Il a reçu le prix Kodak de la photographie européenne en 1991 et le 16ème Higashikawa (Hokkaido) Overseas Photographer Price en 2000. Plus d'informations sur son site officiel.


Le livre

Un format idéal, pas trop grand, pas trop petit et une qualité de papier qui permet un beau rendu des photographies.


Les photos

Ce sont des « nature-morte » et des « trompe-l'oeil » composées grâce à un détournement d'objets quotidiens et à l'association d'objets qui ont - ou n'ont rien - à voir les uns avec les autres. Beaucoup d'humour et d'imagination au service d'idées incroyables, présentées de façon surréaliste et servies par du très beau noir et blanc.


Ma photo préférée : le mur de livres encastrés

Le must de l'humour noir : le cercueil-horloge

La plus originale : les cheveux-vagues et les épingles-pluie

La plus dépouillée : l'allumette sur la table


Et pour vous ?


D'autres photos sur Chema Madoz fotó (en espagnol) ou sur le même site en anglais et sur la galerie d'hispanart.com (en espagnol).

Par Catherine
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Vendredi 20 juin 2008

Jean-Loup Chiflet, né en 1942, est éditeur, écrivain et traducteur. Il a écrit de nombreux livres sur les expressions idiomatiques, les mots et sur la traduction anglais-français avec la célèbre série des « Sky... ! ».

 

Sont parus dans la collection Mots et Cie qu'il a créée

1999 Nouilles ou pâtes : le bon sens des mots, Ad aeroportum ! A l'aéroport ! : le latin d'aujourd'hui, Le cafard laqué : les mots-portemanteaux

2000 Sky Blake ! Ciel Blake ! : dictionnaire français-anglais des expressions courantes, L'almanach Chiflet, Wit spirit : l'humour anglo-saxon

2001 Roger au pays des mots (illustré par Cabu), On ne badine pas avec l'humour : de l'humour et de sa nécessité, Et si on appelait un chat un chat, Wit spirit n° 2 : l'humour anglo-saxon

2002 Mais que fait l'académie ? : le guide des mots qui devraient exister, Schtroumpfez-vous français ?, J'ai un mot à vous dire : un mot se raconte, Antigone de la nouille et autres perles de librairies

2003 Réflexions faites... et autres libres pensées, Le Mokimanké : le dico des mots qui existent enfin ! (avec Nathalie Kristy), Il n'y a que braille qui m'aille... : à vue de mots (avec Sophie Massieu), À bribes abattues... : fantaisies et facéties littéraires (avec Patrice Delbourg)

2004 Malheur au bonheur, L'agenda du V.I.P., Name of a pipe ! Nom d'une pipe ! : dictionnaire français-anglais des expressions courantes 2, Petit dictionnaire des mots retrouvés (préfacé par Jean d'Ormesson)

2005 Au plaisir des sens : jouons avec les définitions

 

Sont parus chez Chiflet et Cie

2005 Le Diconoclaste : dictionnaire espiègle et saugrenu, So irresistible ! : deux siècles d'humour anglo-saxon, Au secours, Houellebecq revient ! (de Éric Naulleau avec Christophe Absi et Jean-Loup Chiflet en intervieweurs), Loftum Vaticanum : le vade-mecum du conclave

2006 So incredible ! : toujours plus d'humour anglo-saxon

2007 Comment survivre aux fêtes de fin d'année, So golf : humour anglo-saxon

2008 Suites et fins

 

Sont parus chez d'autres éditeurs

1978 Sky my husband (Garnier)

1979 La théière de Chardin : jeux de noms (avec Gilbert de Goy, illustré par Clab, Garnier)

1982 La Khoménie du pouvoir (avec Sipa-Press, Scorpio)

1986 Culture + : le livre pour tester vos connaissances (Carrère-RTL), Mon carnet FM (Carrère)

1987 Psycho + : livre-jeu (Carrière-NRJ), Les meilleures histoires de bonne manière (Carrère), Junior le livre-jeu des 10-15 ans (Carrère)

1988 FDG : le guide du futur directeur général (avec Marie Garagnoux, Hermé), Culture + : préparez le bac en jouant (avec Marie Garagnoux et Patrick Michel-Dansac, Carrère), Suites et fins, etc. (Carrère), Sky my teacher ! : cours d'anglais très particulier (Carrère)

1991 Sky my kids ! (Payot), Sky my wife ! (Seuil)

1992 Un si gentil petit garçon (Payot)

1994 L'anglais saugrenu (Payot)

1995 Sky my friend ! : petit traité de la mésentente cordiale (avec Michael Sadler, Robert Laffont)

1997 Sky Mr Allgood : parlons français avec Monsieur Toubon (Mille et Une Nuits), J'apprends l'anglais avec la reine (illustré par Clab, Payot), Mr Bluff et l'art de parler en public (adaptation du livre de Chris Steward et Mike Wilkinson, Anne Carrière)

1998 La femme du train (Anne Carrière), Rien à foot (illustré par Cabu, Mille et Une Nuits), Sky my kids ! Ciel mes enfants ! (illustré par Clab, Points), Le nouveau guide du V.I.P. (L'Archipel), Mr Bluff et la psychanalyse (Anne Carrière), Sky my dico ! (illustré par Clab, Le Robert)

1999 L'art de parler en public (avec Chris Steward et Mike Wilkinson, France Loisirs), Victoria & son temps (avec Alain Beaulet, Mango), Mr Bluff et l'économie (avec Stuart Trow et Christophe Gharbi, France Loisirs), Mr Bluff et la philosophie (avec Robert James Hankinson et Michèle Garène, France Loisirs)

2001 Sky my wife ! Ciel ma femme ! (Points), Sky my husband ! Ciel mon mari ! (Points)

2006 Le coup de Chiflet, The New Yorker : la France et les Français (1925-2006), Quarante ans et après... : le livre de ma vie (Hors Collection)

2007 Les mots qui me font rire et autres cocasseries de la langue française (Points)

Par Catherine
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Mardi 25 mars 2008
Il y a des personnes dont on entend parler seulement lorsqu'elles décèdent. En ce qui me concerne, c'est le cas pour Hugo Claus. Si j'ai lu ou entendu quelque chose sur cet écrivain, je l'ai oublié !

Hugo Claus était pourtant un des plus grand écrivains belges, francophone mais de langue flamande.
Né le 5 avril 1929 à Bruges, ce fils d'imprimeur, éclectique, était auteur (romans, nouvelles, théâtre, poésie), réalisateur et peintre.

Ses premiers poèmes sont publiés en 1948 (il a 19 ans) et son premier roman De metsiers (La chasse aux canards) en 1950. Mais il ne connaît le succès en France qu'en 1985 avec Le chagrin des Belges (publié en 1983 en Belgique sous le titre Het verdriet van België).

Si quelqu'un a lu ce roman ou d'autres livres de Hugo Claus, merci d'en parler en commentaire.

Hugo Claus est mort le 19 mars, de façon assistée, en accord avec lui-même, sa famille et ses amis, comme l'autorise la loi belge. Paix à son âme.
Par Catherine
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Vendredi 21 mars 2008
Cela fait bien deux mois que j'ai lu ce livre et que je voulais vous le présenter ! (La couverture est magnifique).

Homo disparitus, de Alan Weisman est un essai paru chez Flammarion en mai 2007 (397 pages, 19,90 €, illustré en noir et blanc, ISBN 2-0812-0493-5). Titre original : The world without us ; traduit de l'américain par Christophe Rosson.

Oserais-je dire que cet essai scientifique se lit comme un roman ? Pourquoi pas puisque ce livre reste une fiction, comme un roman. Le roman de la Terre, sans nous, sans les Humains.

Alors qu'Yves Paccalet exposait différentes façons pour l'Humanité de disparaître, Alan Weisman imagine que les Humains ont tous disparu (pour une raison ou une autre, peu importe) et que la planète est encore là. Qu'adviendra-t-il des animaux, des plantes, des mers et océans ? Si comme moi, vous pensiez que tout rentrerait dans l'ordre et que la Nature reprendrait ses droits, détrompez-vous ! En effet, les infrastructures construites par les humains (ponts, routes, métros, tunnels, barrages, certains immeubles) vont rester un bon bout de temps, les centrales (électriques, hydro-électriques, nucléaires) et les usines automatisées vont continuer à fonctionner mais que se passera-t-il en cas de panne, de fuite ou de surchauffe ? Il ne faut pas oublier les matériaux peu ou pas dégradables comme les déchets nucléaires, le plastique, le polymère, le plomb, l'aluminium, l'inox, les composés chimiques, etc.

J'ai trouvé ce livre passionnant et en plus, j'ai appris des choses sur le passé (Préhistoire, Antiquité) et sur le présent (géologie, faune, site de Varosha à Chypre, cité souterraine de Derinkuyu en Cappadoce en Turquie). En tout cas, j'ai été surprise d'apprendre que ce qu'il restera de notre passage sur Terre en tout dernier lieu sera les ondes de radios et de télévision qui voyageront dans l'Espace ! Pour l'éternité ?

À la fin de l'ouvrage, il y a une bibliographie conséquente (21 pages) et un index alphabétique (13 pages).
Par Catherine
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Lundi 16 avril 2007
Comme je suis une papivore et que je suis toujours à la recherche de nouvelles choses dans le monde de la lecture, je voudrais vous parler du site Europeana mis en ligne le 22 mars 2007 à l'occasion du Salon du Livre de Paris.

Pour commencer un peu de vocabulaire !

BNF = Bibliothèque Nationale de France
Gallica = Bibliothèque Numérique de la BNF
The European Library = Bibliothèque Européenne située au Pays-Bas et qui regroupe les bibliothèques nationales des pays européens

Afin de contrer books.google.com, la France a décidé en 2006 de développer une Bibliothèque Numérique Européenne qui s'incrit dans The European Library et qui permet aussi de développer Gallica.

Et voici Europeana, un prototype qui symbolise "la contribution française à la Bibliothèque Numérique Européenne".

Pour le moment Europeana contient 12 000 documents en version intégrale et libres de droits provenant non seulement de la BNF mais aussi de la Országos Széchényi Könyvtár, c'est-à-dire la Bibliothèque Nationale de Hongrie et de la Biblioteca Nacional de Portugal.

Le site est tout simple et il est possible de rechercher sur ou dans un livre, lire, imprimer ou télécharger des documents, créer sa propre bibliothèque personnelle en choisissant :

Selon plusieurs critères
- Epoque de publication : du 16è au 20è siècles
- Langue : allemand, anglais, espagnol, français, hongrois, italien, latin, portugais
- Provenance : France, Hongrie, Portugal (les trois pays fondateurs)

Selon plusieurs thèmes
- Généralités : encyclopédies, savoir, informatique par exemple
- Philosophie et psychologie : logique, éthique, métaphysique par exemple
- Religion : théologie, églises et ordres, confessions et sectes par exemple
- Economie et société : Droit, politique, économie, social, éducation, folklore par exemple
- Langues : linguistique et différentes langues vivantes (ou mortes : latin, grec)
- Sciences : astronomie, biologie, botanique, chimie, mathématiques, physique, zoologie par exemple
- Techniques : agriculture, artisanat, gestion, ingénierie, médecine par exemple
- Arts et loisirs : architecture, dessin, musique, peinture, photographie, sculpture, sport par exemple
- Littérature : américaine, anglaise, germanique, francophone, italienne, espagnole, etc.
- Histoire et géographie : biographies, généalogie, Antiquité, voyages, etc.

Il est alors possible de lire à l'écran des livres anciens, introuvables ou qu'il n'est pas possible de consulter dans les médiathèques au vu de leur état. C'est donc utile mais il y a encore peu de titres et je suis vraiment habituée au livre en tant qu'objet. C'est cependant une initiative à suivre et à utiliser si le livre qu'on rêve de lire et qu'on ne trouve nulle part est en ligne !
Par Catherine
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Jeudi 15 mars 2007
Lorsque j'ai appris le décès de Lucie Aubrac, je me suis rappelée avoir lu un livre qu'elle avait écrit il y a quelques années.

Lucie Aubrac, née le 29 juin 1912 est célèbre pour son passé de résistante avec son mari Raymond Aubrac, durant la seconde guerre mondiale.
Elle est morte hier, le 14 mars 2007, soit quelques mois avant d'atteindre 95 ans.

La Résistance expliquée à mes petits-enfants est un petit livre de 62 pages (ISBN 2-7028-5073-1) paru en janvier 2000 aux éditions du Seuil.

Lucie Aubrac a d'abord parlé à ses petits-enfants puis elle a été dans les établissements scolaires pour répondre aux questions que se posaient des milliers d'enfants et d'adolescents sur la guerre et la Résistance. Elle raconte avec des mots simples la guerre et l'armée allemande, l'occupation de la France avec les restrictions et les horreurs, la collaboration de certains et la Résistance d'autres. Elle explique le rôle de la Résistance, l'importance de la radio, des journaux, des boîtes aux lettres et les dangers encourus. Elle explique aussi pourquoi et comment des Français ont choisi de devenir des saboteurs et des terroristes (espérons que les enfants n'ont pas pris ça au pied de la lettre !) pour sauver leur pays et les Français de l'envahisseur.

Voilà, hommage à une grande dame qui nous quitte.
Par Catherine
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