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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 21:59
Challenge Jeunesse & young adult # 4 avec Muti et Kaléa

Pour la 4e année consécutive, je m'inscris à ce super challenge : Jeunesse & young adult # 4.

 

Infos, logo et inscription chez Muti ou chez Kaléa.

 

L'objectif est toujours de lire de la littérature jeunesse et young adult du 1er octobre 2014 au 30 septembre 2015.

 

Il y a 7 catégories :

1. Aux frontières du rêve = au moins 10 ouvrages

2. Badine avec les royaumes de l'enfance = au moins 20 ouvrages

3. À pieds joints dans la marelle = au moins 35 ouvrages

4. A su garder son cœur de mioche = au moins 50 ouvrages

5. Peter Pan dans l'âme = au moins 65 ouvrages

6. Au pays des mille et un livres = au moins 80 ouvrages

7. Vit dans un conte de fées = 100 ouvrages et plus (pour les livrovores)

 

Comme d'habitude, je démarre doucement – Aux frontières du rêve – pour m'améliorer en cours d'année !

 

Mes lectures pour ce challenge

1.

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4.

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+ ?

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 21:58

Bon sang, je voulais regrouper juillet et août pour un article fin août mais je n'ai pas eu le temps et voilà que septembre se rajoute ! Tant pis, ça regroupe plus ou moins l'été ! Voici donc la revue « mensuelle » de juillet-août-septembre du compte Facebook du blog (voir pour novembre et décembre 2013, pour janvier, février, mars et avril, mai, juin 2014).

 

L'événement de l'été

J'ai été interviewée par Virginie du blog Book'inn sofa ; lire l'interview.

 

Quelques quiz

Quelle fleur suis-je ? Une rose ! Ce n'est pourtant pas ma fleur préférée…

Quel genre de chat suis-je ? Un American shorthair. Pourquoi pas.

Quel est mon emploi idéal ? Artiste. MDR ! Photographe alors ou écrivain parce que je n'ai pas vraiment d'autres activités créatives.

Quel oiseau suis-je ? Un hibou. Ça, d'accord, dit l'oiseau de nuit en moi !

 

Les hommages

Le 12 août, à Robin Williams (1951-2014), triste…

Le 18 août, à Pierre Vassiliu (1937-2014), qui c'est celui-là ?

Le 22 août, j'ai participé au Ray's Day en hommage à Ray Bradbury.

 

Grâce à FB, je suis au courant des marathons, challenges et défis. Mais il y en a tant que je ne peux pas tout suivre… Même si je me laisse tenter, souvent !

Je ne parle pas encore une fois des jeux auxquels je joue régulièrement, oui, je sais, c'est chronophage !

J'ai participé aux Matchs de la rentrée littéraire de Price Minister ; j'ai joué à quelques concours (parfois, je gagne puisque je reçois des livres qui ne sont pas des services de presse !) ; j'ai partagé des événements littéraires, culturels et quelques photos d'animaux qui mettent de bonne humeur pour la journée. J'ai surtout partagé cette vidéo géniale de Tonny Corcodilo :

 

Et pour finir, le 9 septembre, à la demande de Muriel, j'ai répondu au défi des 10 livres qui m'ont marquée : j'ai un peu triché parce que je ne voulais pas donner 10 titres précis, je voulais être plus large. Voici ce que j'ai répondu (pour ceux qui ne sont pas sur FB) :

« 1. les albums illustrés de mon enfance

2. les contes de mon enfance

3. les séries Oui-Oui et Jojo Lapin d'Enid Blyton toujours pendant l'enfance

4. les collections Rose, Verte, Rouge et Or pour mes premiers romans

5. la découverte des bandes dessinées en particulier Philémon de Fred mais aussi Tintin, Astérix, Lucky Luke, Yoko Tsuno, etc.

6. la découverte des romans policiers avec Les trois petits cochons et autres titres d'Agatha Christie

7. la découverte de la littérature romanesque avec les sœurs Brontë entre autres

8. la découverte de la littérature classique avec Flaubert, Balzac, Stendhal, Maupassant, Zola, et les auteurs russes

9. la découverte de la SF et du fantastique avec Ray Bradbury, Isaac Asimov, Philip K. Dick

10. la découverte de la littérature asiatique, chinoise d'abord puis japonaise et des autres pays.

Voilà les lectures qui ont marqué mon enfance et mon adolescence et qui ont fait de moi la lectrice éclectique et curieuse que je suis ! »

 

Je vous souhaite un beau mois d'octobre, un bel automne, et je vous donne rendez-vous à la fin du mois pour la revue d'octobre.

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 04:12

Les aurores montréales est un recueil de nouvelles de Monique Proulx paru aux éditions du Boréal en avril 1996 (244 pages, 15,50 €, ISBN 978-2-89052752-2).

 

Monique Proulx est née le 17 janvier 1952 à Québec mais elle vit à Montréal depuis 1984. Elle est romancière, nouvelliste, scénariste et elle a reçu de nombreux prix littéraires.

 

Les nouvelles de ce recueil datent un peu (elles ont apparemment été écrites entre 1989 et 1994) mais elles me semblent toujours d'actualité (même si je ne peux pas l'affirmer à 100 % car je ne connais pas du tout la ville de Montréal). Elles parlent en tout cas toutes de Montréal et de la vie à Montréal. « Montréal a changé, c'est la faute de Montréal. » (page 231).

 

De l'exil et des difficultés d'adaptation : Gris et blanc (enfant du Costa Rica), Jaune et blanc (jeune femme de Chine), Rose et blanc (fille d'immigrés italiens), Noir et blanc et La classe laborieuse (couple de Haïtiens), Rouge et blanc (Indien, il n'est pas en exil donc mais il ne reconnaît pas sa propre terre), Sans domicile fixe.

Le blanc revient souvent !

 

Des relations entre enfants et parents : Le passage (une jeune fille « même pas majeure » quitte ses parents pour aller vivre à Montréal avec son copain étudiant), Le futile et l'essentiel (une femme très bavarde rend visite à sa fille à Montréal), Noir et blanc (racisme et violence).

 

Des relations entre hommes et femmes : Léa et Paul, par exemple (intéressant avec plusieurs flashback non chronologiques), Les femmes sont plus fines, Madame Bovary, Dépaysement, Oui or no.

 

De la relation entre l'humain et l'animal : Gris et blanc (Manu, le chien qui manque à l'enfant), Jouer avec un chat (Pierrot et sa chatte, Grosse Chose).

 

Des différences dans le comportement ou l'attitude : Allô, Les transports en commun, Tenue de ville, Rue Sainte-Catherine, Baby, L'enfance de l'art (courte et percutante), Les aurores montréales, Fucking bourgeois.

C'est bizarre, en listant ces nouvelles, je me rends compte que ce sont celles-ci que j'ai le moins aimées !

 

Clin d'œil à la culture et à la littérature québécoises : Leçon d'histoire (au théâtre), Français, Françaises (auteurs québécois).

 

Une nouvelle inclassable : Ça ; elle ne fait qu'une page et je ne l'ai pas comprise…

 

Mes nouvelles préférées

Gris et blanc : un enfant écrit à son chien, Manu, resté à Puerto Quepos (Costa Rica) pour lui raconter sa nouvelle vie dans cette ville grise et parfois blanche, et lui dire combien il lui manque.

Le futile et l'essentiel : Fabienne rend visite à sa fille Martine qui pressent que « cette semaine sera infernale » car sa mère est volubile et cancanière. « Et tout ce temps, tandis qu'elle parcourait et dévorait insatiable la ville, les mots s'étaient éjectés de sa bouche à une vitesse sidérale, elle parlait et la réalité se rapetissait comme aspirée de l'intérieur, elle parlait et la vie devenait une anecdote désespérante de laquelle tout sublime était à jamais évacué, à jamais. » (page 47).

Jaune et blanc : une jeune Chinoise écrit à sa grand-mère restée en Chine et lui décrit le foisonnement de cette ville dans laquelle elle était perdue à son arrivée.

Madame Bovary : Diane, mariée et mère de famille, écrit à un journaliste dont elle aime les chroniques afin de le rencontrer (et plus si affinités) mais il la mouche dans une chronique suivante.

Noir et blanc : après avoir vu en famille le film Malcolm X, un chauffeur de taxi haïtien écrit à Malcolm X pour lui dire son mécontentement sur la violence et le racisme qui n'est pas à sens unique. « Les faits parlent d'eux-mêmes, et l'homme est un loup pour l'homme, qu'il soit noir, jaune, ou vert martien... » (page 141).

Français, Françaises : un directeur littéraire français vient à Montréal pour rencontrer des auteurs québécois « uniquement distribués au Québec » (page 181) et ceux-ci espèrent beaucoup des éditeurs français mais l'homme préfère s'installer à Montréal réduisant leurs espoirs à néant.

 

Drôles ou tristes, tendres ou cruelles, réelles ou imaginaires, émouvantes ou déroutantes, ces 27 histoires ont toutes un intérêt, une manière bien à elles de raconter Montréal, ses habitants et ses différentes couleurs. Ce fut pour moi une belle découverte car je n'avais jamais lu Monique Proulx.

Plusieurs de ces nouvelles sont écrites sous forme de lettres : Gris et blanc, Jaune et blanc, Rose et blanc, Noir et blanc, Rouge et blanc, Blanc, et la lettre au journaliste dans Madame Bovary.

 

Le mot de la fin pour l'Amérindien qui ne reconnaît plus son pays, dans Rouge et blanc. « Cette terre bruyante peuplée de créatures bavardes et ces forêts sans arbres sont tout ce qui nous reste : il faut apprendre à y enfouir de nouvelles racines ou accepter de disparaître. » (pages 195-196).

 

Une lecture pour Québec en septembre que je mets aussi dans les challenges 1 mois, 1 plume, En toutes lettres, Littérature francophone, Le mélange des genres (nouvelles), Petit Bac 2014 (catégorie Lieu) et Tour du monde en 8 ans.

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 19:06

20 ans avec mon chat est un roman d'INABA Mayumi paru aux éditions Philippe Picquier en mars 2014 (198 pages, 17,50 €, ISBN 978-2-8097-0989-6). ミーのいない朝 Mii no inai asa (1999) est traduit du japonais par Élisabeth Suetsugu.

 

Inaba Mayumi (稲葉真弓) est née le 8 mars 1950 dans la préfecture d'Aichi. En faisant des recherches sur elle, j'ai découvert qu'elle est décédée le 30 août 2014 d'un cancer du pancréas (paix à son âme, elle est partie rejoindre Mî). Poète, romancière et nouvelliste, elle a reçu plusieurs prix dont le premier en 1966 pour un concours de poésie puis en 1973 pour son premier récit. Elle a utilisé le pseudonyme de KURATA Yuko fin des années 80-début des années 90 pour écrire de la Fantasy. Elle a aussi travaillé pour le cinéma dans les années 90-2000. Pour l'instant, son site officiel, http://inabamayumi.web.fc2.com/, est encore en ligne.

 

« Année 1977, dans l'été finissant. […] J'ai fait la rencontre d'un chat, ou plutôt d'une boule de poils, toute vaporeuse, comme une pelote de laine. C'était un chaton, un tout petit bébé chat. » (page 7).

La narratrice, originaire de Nagoya, travaille dans un bureau de décoration à Shinjuku à Tôkyô. Un soir, en rentrant du travail, elle entend, malgré le vent, de petits miaulements et découvre sur la grille d'un collège, près de la Tamagawa (c'est une rivière), un chaton blanc, noir et marron, une femelle. Son seul souvenir de chat lui vient de l'enfance : Shiro, le chat blanc de sa tante Tsune, mais elle prend le chaton avec elle et l'appelle Mî car ses miaulements font « mii mii ».

C'est le début d'un grand changement dans sa vie ! Le lait, les sardines et la bonite, le choix du nom, les premiers jeux, les balades dans le jardin de la maison de Fuchû, le déménagement dans la maison de Kokubunji, les matous qui séduisent Mî, le départ de son mari à Ôsaka pour son travail… Mais la vie continue, avec bonheur, car Mî est là.

« Comme elle semblait heureuse, parfaitement détendue ! Moi, je passais un chiffon sur les traces de pas qu'elle avait laissées dans le couloir et je regardais sans me lasser le chat endormi, roulé en boule, comme si la queue et la tête étaient nouées. » (page 46).

La jeune femme – qui n'avait jamais pris de photos – achète un appareil.

« Les jours de congé, je passais mon temps à prendre des photos de Mî. Dans son sommeil, l'oreille dressée, immobile sur le mur, dégringolant d'une branche de pêcher qu'elle venait à peine de réussir à escalader, sautant doucement sur ma table et me regardant, la joue pressée sur l'abat-jour tiède… Mon appareil photo était devenu un instrument à découper le temps de ma vie qui s'écoulait, le seul instrument au monde. Les heures sereines passées avec Mî. » (page 70).

Plus tard, l'auteur déménagera avec Mî dans un immeuble de Shinagawa, près de la rivière Meguro, dans un petit appartement au 4e étage (qu'elle achètera pour pouvoir garder la chatte avec elle) mais la vie ne sera plus pareille car il n'y aura plus de véranda, plus de jardin, plus d'arbres...

« En montant dans le camion qui attendait dans la cour du sanctuaire, je n'ai pu m'empêcher de jeter un coup d'œil dans le jardin. Ce grand jardin que Mî aimait tant, où elle avait joué, où nous avions pris ensemble des bains de soleil, ce jardin où fleurissait un pêcher. » (page 100).

 

20 ans avec mon chat, c'est une vie de chat bien remplie mais aussi une vie de femme, de couple (pour un certain temps), d'écrivain et de Tokyoïtes ! Car ce n'est pas facile de trouver dans la capitale japonaise un appartement – et encore moins une maison – dont le propriétaire accepte un animal mais l'auteur refusera toujours de se séparer de Mî : elle est pour elle un trésor, un alter-ego, l'amour de sa vie !

« Je ressentais bien plus que par le passé une intimité avec cette chatte que ma main connaissait si bien à présent, elle qui s'abandonnait contre moi, moi qui m'abandonnais contre elle, j'avais l'impression qu'un courant passait entre nous comme un échange mystérieux. » (page 158).

Mayumi Inaba deviendra écrivain, un peu sans s'en rendre compte, un peu grâce à Mî.

« Écrire… C'était pour moi le moment le plus précieux. » (page 43) et « Sans que je m'en aperçoive, j'avais fini par devenir écrivain. » (page 161).

« […] après que mon mari s'était endormi, j'allumais la lampe de mon bureau et je restais des heures devant le papier. Alors, un autre monde naissait, ailleurs que celui de la vie de tous les jours, et il me semblait que les mots détenaient un pouvoir illimité. » (page 44).

Oui, les mots détiennent un pouvoir illimité et ce récit autobiographique tellement beau le prouve ! Il est plein de douceur, de joies, de jeux, de balades et de tendresse. Il permet de découvrir Tôkyô et la vie tokyoïte sur plusieurs décennies. Il est aussi, vers la fin (chapitres 4 et 5), plein de douleurs et de tristesse et, même si je savais ce qui devait arriver au bout des vingt ans, j'ai terminé ce livre en larmes !

Est-ce que l'auteur a eu un autre chat après la mort de Mî (été 1997) ? Elle ne le dit pas… Ou peut-être dans un autre livre ? Je vais en tout cas suivre les parutions concernant Mayumi Inaba car c'est son premier livre traduit en français mais elle en a écrit de nombreux autres et a reçu plusieurs prix (Kawabata Yasunari, Tanizaki, MEXT Award for Arts…).

Vous aimez le Japon ? Ce livre est pour vous ! Vous aimez les chats ? Ce livre est pour vous ! Vous aimez les récits de vie vraiment bien écrits ? Ce livre est pour vous ! Et pour finir, je veux remercier mon chéri qui m'a offert ce livre, il sait ce que j'aime.

 

Il est possible de lire les 58 premières pages sur le site de l'éditeur en pdf.

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde, Arche de Noé et Totem pour le chat ; 1 mois, 1 plume (découverte d'un auteur), Écrivains japonais d'hier et d'aujourd'hui, Le mélange des genres (autobiographie et témoignage), Petit Bac 2014 (j'aurais pu le mettre dans la catégorie Animal mais je vais le mettre dans la catégorie Moment / temps qu'il est plus difficile d'honorer), Rentrée littéraire d'hiver 2014 (parution le 6 mars) et Tour du monde en 8 ans (Japon).

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 04:05

Scarlett mène l'enquête est un roman de Fleur Hitchcock paru aux éditions Flammarion en septembre 2014 (287 pages, 13 €, ISBN 978-2-0813-0813-8). Dear Scarlett (2013) est traduit de l'anglais par Catherine Guillet.

 

Je remercie Brigitte et Flammarion pour cette agréable lecture jeunesse !

 

Fleur Hitchcock est née à Chobham dans le Surrey (Angleterre). Elle a étudié l'anglais, les arts appliqués et plus tard l'écriture pour la jeunesse. Dear Scarlett est son premier roman ; Saving Sophia a suivi à l'été 2014.

 

Scarlett McNally vit avec sa mère, Carole, son demi-frère, Syd, et un chat, Houdini. Elle vient d'avoir onze ans et un notaire lui apporte une boîte de la part de son père mort il y a cinq ans.

« Bon anniversaire, Scarlett. Cette boîte est à vous. » (page 8).

D'après ce que tout le monde dit, son père, Richard, était un cambrioleur, un voleur et allait souvent en prison.

« Je pourrais être aussi un cambrioleur. » (page 32).

Dans la boîte, Scarlett trouve une trousse à outils, des crochets, des photos et des cartes postales, Autant en emporte le vent en poche et une pellicule photos.

« […] on ne sait pas vraiment ce qu'il a volé, ni à qui. » (page 46).

C'est oncle Derek, en fait Derek Green est officier de police et sort avec Carole depuis un an, il est aussi le père d'Ellie, c'est donc lui qui dit la vérité à Scarlett.

« En réalité, il partait pour des missions top secrètes dans le monde entier. La prison lui servait de couverture pendant ces périodes-là. Une couverture parfaite. » (page 59).

Scarlett se confie à Ellie puisqu'elles partagent la même chambre.

« […] je ne peux le dire à personne, je sais que mon père n'était pas un cambrioleur mais un vrai héros. » (page 82).

Elle décide de suivre l'exemple de son père et de faire de bonnes actions comme… libérer les trois manchots du zoo de Dampington.

 

C'est bizarre que les aventures de Scarlett ne soit pas déclinées en série mais ce tome unique – à la très belle couverture – se suffit à lui-même ! Il est drôle, captivant, pétillant et se lit agréablement bien même si l'histoire est un peu plus compliquée que ne le dit le résumé. Action, aventures et rebondissements sont donc au rendez-vous pour ces deux jeunes héroïnes modernes et attachantes. Scarlett mène l'enquête est un roman idéal pour permettre aux jeunes lecteurs de découvrir sans crainte la littérature policière.

 

Une lecture pour les challenges 1 mois, 1 plume, 1 % de la rentrée littéraire 2014, ABC critiques 2014-2015 (lettre H), Arche de Noé (chat sur la couverture), Cartable et tableau noir (plusieurs événements se passent à l'école), Jeunesse & young adults # 3, Petit Bac 2014 (catégorie Prénom), Premier roman, Thrillers et polars # 3, et God save the livre, L'Union européenne en 28 livres et Voisins voisines (pour l'Angleterre).

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 18:37

Quel plaisir de voir ce soir sur le blog de Price Minister, le retour des matchs de la rentrée littéraire 2014.

 

Quatre blogueuses ont chacune choisi trois livres : un français, un étranger et un premier roman. Et Gilles, l'expert livres du groupe Price Minister Rakuten a fait de même.

 

Magali du blog Des galipettes entre les lignes a choisi :

Le roi disait que j'étais le diable, de Clara Dupont-Monod

Goat mountain, de David Vann

Constellations, d'Adrien Bosc

 

Sophie du blog Délivrer des livres a choisi :

Trente-six chandelles, de Marie-Sabine Roger

Petits oiseaux, de Yôko Ogawa

Le cercle des femmes, de Sophie Brocas

 

Stéphie du blog Mille et une frasques a choisi :

Sous les couvertures, de Bertrand Guillot

Ces instants-là, de Herbjørg Wassmo

Zou !, de Anne-Véronique Herter

 

Caroline du blog Cultur'elle a choisi :

Le royaume, d'Emmanuel Carrère

Un monde flamboyant, de Siri Hustvedt

Louise, de Julie Gouazé

 

Gilles de Price Minister Rakuten a choisi :

Peine perdue, d'Olivier Adam

Retour à Little Wing, de Nickolas Butler

Le complexe d'Eden Bellwether, de Benjamin Wood

 

Que du bon, n'est-ce pas ? J'ai choisi Petits oiseaux, de Yôko Ogawa et je vous dirai si c'est OK pour moi ! Peut-être avez-vous encore le temps de participer ? C'est limité aux 800 premiers inscrits mais certains livres seront voyageurs (pour les blogueurs inscrits en attente).

 

En tout cas, merci à Magali, Sophie, Stéphie, Caroline, Gilles, Oliver et Price Minister ! Et bonnes lectures à tous !

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Publié par Coccinelle - dans lecture Rentrée littéraire
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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 00:48

1869 la conquête de l'espace est une bande dessinée d'Alex Alice. C'est le premier tome de la trilogie Le château des étoiles. Il va paraître aux éditions Rue de Sèvres le 24 septembre 2014 (64 pages, 13,50 €, ISBN 979-2-36981-013-1).

 

Je remercie très fort Gilles Paris qui m'a envoyé cette magnifique bande dessinée fin août.

 

Alex Alice est né le 2 novembre 1974. En 1997, il sort diplômé de l'École supérieure de commerce de Paris et il se lance dans la bande dessinée avec des thèmes plutôt historiques, fantastiques et science-fiction. Et c'est dingue parce que je ne connaissais pas cet auteur ! Plus d'infos sur http://alexaliceblog.blogspot.fr/.

 

Rue de Sèvres, éditeur créé en 2013, est le projet bande dessinée de l'éditeur jeunesse L'école des loisirs. Sont prévues des bandes dessinées ados-adultes, tout public et jeunesse. Je n'ai pas trouvé de site mais il y a une page Facebook, https://fr-fr.facebook.com/ruedesevresBD.

 

En 1868, la mère de Séraphin disparaît à bord de son ballon. Elle était à la recherche de l'Éther.

Un an plus tard, son journal de bord, retombé sur terre, est retrouvé par le Roi Ludwig. Séraphin et son père se rendent donc en Bavière mais ils sont pourchassés par des espions.

Car la conquête de l'espace changerait la face du monde !

« Le temps de l'Empire était proche, le train de l'histoire en marche. » (page 18).

Au château du Roi Ludwig, pendant que son père travaille sur un engin spatial, Séraphin se fait deux amis : Hans qui a construit un ballon et Sophie, la bonne. Les trois jeunes gens vont devenir des chevaliers secrets, les chevaliers de l'Éther.

 

1869 la conquête de l'espace est d'abord paru en trois gazettes :

1. Le secret de l'Éther

2. Les chevaliers de l'Éther

3. Les conquérants de l'Éther

et ce sont ces trois journaux qui forment les trois chapitres de ce premier tome grand format (avec un cahier graphique supplémentaire pour l'édition collector).

 

Pour la suite, La conquête de l'espace, trois autres gazettes sont annoncées :

4. Les naufragés de la Lune

5. Les secrets de la face cachée

6. Le Roi-Lune

avant que celles-ci ne paraissent également en un deuxième tome de bande dessinée.

 

Magnifique ! Grandiose ! Sublime ! Les dessins sont vraiment très beaux, en aquarelle, de la pure poésie. L'histoire est passionnante, il y a de l'action, du mystère, des rebondissements. Mi-historique (le contexte, les personnages historiques et les théories scientifiques sont bien réels) mi-science fiction tendance steampunk (rétro-futuriste), cette bande dessinée qui fait rêver est tout simplement géniale ! Et c'est un très bel objet à avoir dans sa bibliothèque ou à offrir.

Alex Alice s'est laissé influencé par les pionniers de la science-fiction (Albert Robida, Jules Verne…), les films de space opéra et, selon ses dires, les œuvres de Hayao Miyazaki : tant mieux, j'en redemande ! Car je l'ai dévorée, cette bande dessinée, je l'ai même relue tellement j'ai adoré ! D'ailleurs, je ne mets pas de coup de cœur habituellement pour les bandes dessinées mais là, je vais un mettre un.

 

Toutes les infos sur le site officiel Le château des étoiles.

À noter la soirée de lancement avec l'auteur ce mercredi 24 septembre à Le dernier bar avant la fin du monde (avenue Victoria à Paris) : si vous y allez, vous nous raconterez !

 

Une lecture pour les challenges 1 % de la rentrée littéraire (c'est une BD mais elle mérite d'être dans la rentrée littéraire !), BD, Geek, Petit Bac 2014 (catégorie Bâtiment), Royal (pour le Roi Ludwig de Bavière) et XIXe siècle.

 

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 22:23

Les Japonais ne savent pas parler le japonais (日本人の知らない日本語 Nihonjin no shiranai nihongo) est un manga de Hebizo & Umino Nagiko paru aux éditions Media Factory - Clair de Lune en avril 2014 (144 pages, 13,90 €, ISBN 978-2-353253647). Ce manga paru en 2009 au Japon est traduit du japonais par Florence Guichard.

 

Hebizo (蛇蔵) est auteur et illustratrice.

Plus d'infos sur http://hebizou.blog56.fc2.com/.

 

Umiko Nagiko (海野凪子) est scénariste. Elle est professeur de japonais.

Plus d'infos sur http://uminonagiko.blog73.fc2.com/.

 

Nagiko est professeur de japonais pour les étrangers au Japon (shugakusei). Elle raconte sous forme d'anecdotes son expérience. « Que ressent-on en enseignant la langue japonaise à des étrangers ? » (page 4) : les questions auxquelles il est difficile de répondre, l'écriture (ou plutôt les écritures), le langage honorifique, les façons d'apprendre le japonais, les règles, les coutumes, les particules, etc., et même des choses que les Japonais ne savent pas !

 

Sous-titré « Bien entendu, c'est faux ! Je plaisante ! C'est un essai version manga sur la redécouverte de la langue japonaise », ce manga atypique est destiné à un lectorat japonisant. En effet, les lecteurs qui n'ont pas étudié le japonais n'y comprendront pas grand-chose et ne trouveront pas ce manga amusant. Ce qui serait dommage car cet ouvrage très instructif est une mine d'or. Au niveau des dessins, ils sont mi-réalistes mi-chibi ; les seize premières pages sont en couleur, ensuite c'est en noir et blanc. À la fin de chaque chapitre, il y a un test. Alors, en route pour le japonais !

 

Je remercie F. pour ce manga vraiment intéressant. Il ne me reste plus qu'à acheter les deux autres tomes de la trilogie car j'ai l'impression qu'ils sont parus en même temps que ce premier tome, en avril 2014.

 

Avec un peu de retard, je présente ce manga pour Un samedi par mois, c'est manga (déjà que j'ai zappé juin et août…) et je le mets aussi dans les challenges BD, Geek et Petit Bac 2014 (catégorie Verbe).

 

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Publié par Coccinelle - dans bande dessinée manga Japon
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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 19:48

Un coup de tonnerre est un recueil de nouvelles de Ray Bradbury.

Parues à l'origine aux États-Unis entre 1948 et 1964, ces nouvelles ont été éditées par Denoël entre 1954 et 1965 puis par Gallimard en 1992 avec un supplément et par Gallimard Jeunesse en 1997.

J'ai lu l'édition spéciale Folio Jeunesse rééditée en 2004 avec des illustrations de Michel Politzer et un supplément de 32 pages (avec des jeux, quiz, infos pédagogiques et littéraires) réalisé par Christian Grenier et illustré par Marc Lagarde.

 

Ray Bradbury est né le 22 août 1920 à Waukegan dans l'Illinois (États-Unis) et il est mort le 5 juin 2012 à Los Angeles en Californie laissant une œuvre abondante (romans, nouvelles, poésie, théâtre) en science-fiction, anticipation, fantastique voire horreur et gothique. Ses œuvres ont été adaptées au cinéma, à la télévision, en bande dessinée. Plus d'infos sur le site officiel, http://www.raybradbury.com/.

 

Un coup de tonnerre (A sound of thunder, 1952)

2055. La société La chasse à travers les âges propose de voyager dans le temps pour chasser le Tyrannausorus rex, le Lézard du Tonnerre. Dans la machine, cinq personnes voyagent plus de soixante millions d'année avant. Mais personne ne doit rien toucher, ni la faune ni la flore ni même le sol afin de ne pas mettre ne péril le futur.

« Garantissez-vous qu'on en revienne vivant ? – Nous ne garantissons rien, répondit l'employé, sauf les dinosaures. » (page 9). « Signez ce papier. Quoi qu'il arrive, nous ne sommes pas responsables. Ces dinosaures sont affamés. » (page 11).

 

Ils avaient la peau brune et les yeux dorés (Dark they were, and golden-eyed, 1949)

La famille Bittering – un couple, Harry et Cora, et leurs trois enfants, Dan, Laura et David – et d'autres colons arrivent sur Mars. Harry s'y sent mal à l'aise et veut retourner sur Terre mais c'est impossible.

« Pense. Oblige-toi à penser. Pense à n'importe quoi. Mais chasse de ton esprit la Terre, la guerre atomique et les fusées détruites. » (pages 35-36). « Jamais il ne pourrait se libérer de sa peur. Elle lui serrait la gorge, elle lui broyait le cœur. Elle mouillait son bras, sa tempe, sa paume tremblante. » (page 41).

 

Vacance (The vacation, 1963)

« Ce serait tellement agréable... » (page 59) avait dit l'homme à son épouse. Depuis le couple et leur jeune fils, Jim, voyagent dans un vieux wagonnet. Il n'y a plus qu'eux sur Terre.

 

« Jeunes amis, faites pousser des champignons dans votre cave » (Boys ! Raise giant mushrooms in your cellar !, 1962)

Un samedi comme les autres chez Hugh et Cynthia Fortnum. Leur fils, Tom, a reçu un colis : ce sont les champignons qu'il veut faire pousser dans la cave.

« Le Mammouth-des-clairières, espèce sylvatique, pousse garantie, une mine d'or dans votre cave ! » (page 70).

Hugh Fortnum rencontre son ami Roger Willis : celui-ci a peur de quelque chose sans savoir quoi et le lendemain, il disparaît.

 

La sirène (The fog horn, 1951)

McDunn et son apprenti, Johnny (le narrateur), vivent et travaillent dans un phare. Au sommet de ce phare, une sirène mugit, c'est la sirène de la Baie solitaire.

« L'Océan, vois-tu, est la plus damnée mare de neige fondue qu'on ait jamais inventée. Il roule et brasse mille formes et couleurs sans que deux d'entre elles s'y ressemblent. Et parfois des choses étranges s'y passent. » (page 96).

 

L'enfant invisible (Invisible boy, 1945)

Ses parents s'étant absentés, Charles vit chez sa tante, Vieille Dame. Mais elle est une sorcière et elle veut rendre l'enfant invisible.

« Elle avait enfoncé une aiguille dans sa maigre épaule, avait recueilli trois gouttes de sang, craché par-dessus son bras droit, marché sur un grillon écrasé et, au même moment, tendu sa main crochue […]. » (page 110).

 

L'homme (The man, 1949)

Le capitaine Hart et le lieutenant Martin atterrissent à bord de leur fusée sur la Planète 43 du Système stellaire 3 mais personne ne vient les accueillir.

« Peut-être cherchons-nous la tranquillité et la paix ? En tout cas, il n'y en a pas sur la Terre. » (page 126).

 

La fusée (The rocket, 1950)

Fiorello, mariée à Maria, père de cinq enfants, possède un petit chantier de ferraille et rêve de monter dans une des fusées qu'il regarde passer la nuit.

« Pense à ce que tu pourras voir, […]. Les météores, comme des poissons. L'univers. La Lune. Celui qui ira doit savoir raconter. Et tu sais parler. » (page 147).

 

Dans ce recueil, pas de vilain petit canard ! Les huit nouvelles de science-fiction sont excellentes voire parfaites ! Bien écrites, bien dosées, inquiétantes sans être effrayantes. Elles jouent sur les défauts du genre humain, sur ses peurs et sur ce qui est inexplicable ou inéluctable. Angoissantes à souhait donc ! L'homme est une histoire plus ésotérique et La fusée est plus tendre. Je ne saurais dire laquelle de ces huint nouvelles est ma préférée tant elles ont toutes leur raison d'être. Pour chaque nouvelle, j'ai voulu choisir au moins un extrait. Lisez les nouvelles de Ray Bradbury et vous ne serez pas déçus mais un conseil, quand même : faites attention aux champignons !

 

J'ai un peu de retard pour publier cette note de lecture car j'avais lu ce livre durant le Ray's Day (le 22 août). Je le mets dans les challenges ABC critiques 2014-2015 (lettre B), Animaux du monde (Tyrannosaure), Anticipation, Arche de Noé (je « sauve » les dinosaures !), Fant'classique, Geek, Jeunesse & young adults # 3, Le mélange des genres (roman SF / fantastique / imaginaire), Mois américain et Un classique par mois.

 

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 22:25

Après deux participations pas réussies à 100 %, en 2012-2013 (il me manquait 3 lettres) et en 2013-2014 (je n'ai pas encore fait le bilan), j'ai quand même bien envie de rempiler pour le challenge ABC Critiques 2014-2015 !

 

Toutes les infos pour cette 5e édition qui dure du 13 septembre 2014 au 13 septembre 2015, logo et inscription sur le forum de Babelio.

 

 

Ma liste (sera complétée au fur et à mesure de mes lectures)

A avec

B avec Bradbury, Ray auteur de Un coup de tonnerre

C avec

D avec Desaubry, Jeanne auteur de Poubelle's Girls

E avec

F avec

G avec Gouazé, Julie auteur de Louise

H avec Hitchcock, Fleur auteur de Scarlett mène l'enquête

I avec Inaba, Mayumi auteur de 20 ans avec mon chat

J avec

K avec

L avec

M avec

N avec

O avec

P avec Proulx, Monique auteur de Les aurores montréales

Q avec

R avec

S avec

T avec Triaureau, Caroline auteur de Agatha Doyle au service de sa majesté

U avec

V avec

W avec

X avec

Y avec

Z avec

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Publié par Coccinelle - dans challenges & défis
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