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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 02:43

Georgia est un roman de Julien Delmaire paru aux éditions Grasset en août 2013 (248 pages, 17 €, ISBN 978-2-246-80895-4).

 

Julien Delmaire est né en 1977. Il est slameur, auteur pour le théâtre, il anime des ateliers d'écriture et il est chroniqueur (Institut français, revue Cultures Sud). Georgia est son premier roman.

 

« Du fond de la soute, la mort n'a guère de remontrances, elle veut seulement que l'on se souvienne, au milieu du chant monotone des paraboles, du tintamarre des métros bondés, qu'un nègre avait voulu exister en dehors de sa terre natale, et qu'il n'obtint, en écho, qu'une cartouche de mépris. » (page 14).

Venance est conduit dans un centre de rétention administratif, « une bâtisse anodine cernée de hautes lignes barbelées » (page 16).

« c'est un homme, il est enfermé et il a peur. » (page 17).

C'est un cadavre qui est renvoyé par avion.

 

Un village sénégalais, au bord d'un fleuve. Venance bébé est attaqué par des oiseaux, c'est de là que vient sa peur des volatiles. Quelques années après, le fleuve lui prend son petit frère. Quant au frère aîné, il est recherché par la police car il a rejoint des voyous. Ne reste que Venance pour la fierté de la famille. C'est pourquoi le jeune homme achète un visa pour la France.

« Les hommes n'ont pas de racines, l'exil n'est pas un arrachement, plutôt un démâtage, une flottaison hasardeuse, un poison que l'homme s'inocule pour confondre la mort. […] Venance fuyait un monde qu'il ne pouvait plus habiter. L'Europe lui offrait le privilège de n'être enfin personne. » (page 55).

Alors qu'il a étudié pendant deux ans avec succès, Venance ne peut entrer en troisième année, il est dénoncé par une secrétaire.

« Il s'effrita, vira taciturne, puis absolument asocial, […]. Il devint l'étranger, non pas le noble fils de l'Ailleurs, mais le parfait indésirable. Le quotidien de Venance fut une embuscade permanente, un animal blessé se réfugia en lui. » (page 57).

Cependant, il travaille comme plongeur dans un restaurant et espère avoir des papiers en règle.

 

C'est à partir de là que je me suis ennuyée... Les problèmes du restaurant, bof... J'ai passé. Après, Venance rencontre Georgia et j'ai continué ma lecture dans l'espoir d'un rebondissement. Georgia qui écoute Joy Division, qui boit du rhum et du lapsang souchong. Mais ça n'a pas suffit à m'intéresser surtout qu'après, c'est la décadence, la déchéance...

 

Autant Alain Mabanckou m'a enchantée avec Tais-toi et meurs (coup de cœur 2012) et Fatou Diomé m'avait émue avec Celles qui attendent (coup de cœur 2010) autant j'ai été déçue par Georgia... Pas d'humour, pas de rythme, pas d'espoir, trop de noirceur...

 

« Un jeune homme salua Diallo, un métis à dreadlocks, une sorte de poète, un brave type, qui réfléchit sur le monde et parfois daigne y poser les pieds. » (pages 179-180) : clin d'œil de l'auteur à lui-même ?

 

Une lecture pour les challenges 1 % de la rentrée littéraire 2013, Bookineurs en couleurs (couverture jaune), Petit Bac 2013 (catégorie Prénom) et Premier roman.

 

Mais peut-être aurez-vous envie de lire ce roman ? Voici ce qu'en dit l'auteur :

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 03:41

La couleur des yeux est un album illustré d'Yves Pinguilly et Florence Koenig paru en août 2013 aux éditions Autrement Jeunesse dans la collection Fil rouge (40 pages, 5,20 €, ISBN 978-2-7467-3446-3).

 

Je remercie Brigitte et les éditions Autrement pour cet album illustré très coloré.

 

Yves Pinguilly naît le 5 avril 1944 à Brest (Finistère, Bretagne) et grandit à Nantes (Loire-Atlantique, Pays de la Loire). Après avoir voyagé de part le monde, il revient en France et devient bibliothécaire. Il écrit depuis 1979 et se consacre à l'écriture depuis 1982 (romans, contes, albums, théâtre, poésie). Plus d'infos sur http://www.yvespinguilly.fr/.

 

Florence Koenig naît en 1948 à Paris. Elle est illustratrice. Plus d'infos sur http://www.florencekoenig.com/.

 

Dans un village, il y a deux enfants : Issa un garçon et Fati une fillette aveugle.

Un matin, Issa invite Fati à venir pêcher avec lui.

Mais c'est tellement dommage que Fati ne puisse pas voir le soleil, la terre rouge, les baobabs, les oiseaux...

« Elle ne savait rien de la forme moqueuse des ombres toujours un peu plus grandes, mais elle devinait la grosse bouche du soleil qui tétait le ciel avec gourmandise. » (page 10).

Issa et Fati ont chacun une ligne mais, alors qu'Issa s'est absenté pour un besoin impérieux, Fati sent une secousse dans sa main et se rend compte qu'elle a attrapé un poisson.

C'est sûrement un sonson et celui-ci se met à parler car il « préférerait retourner dans l'eau au lieu de cuire au soleil » (page 16) mais Fati ne sait pas que c'est le petit poisson qui parle, elle pense qu'Issa lui fait une blague.

Mais le sonson lui promet que si elle le remet dans l'eau du marigot, il lui fera « don du plus beau des cadeaux » (pages 19). Alors Fati lui demande de pouvoir « voir le monde » avec ses deux yeux.

En déposant sur ses yeux deux écailles du poisson, Fati recouvre la vue mais elle a maintenant les yeux bleus et les habitants du village la traite de sorcière et elle doit fuir avec Issa qui a essayé de la protéger.

« Ils ont peur. Ils sont captifs de leur peur et la peur ça éteint un peu le cœur... » (page 30).

 

La couleur des yeux est un joli conte traditionnel africain, vraiment très coloré, mais pas facile à lire ! Page 5 : texte blanc sur fond bleu, pages 7, 8, 10, 19, 20, 26, 30 et 34 : texte noir sur fond rouge... Ce sont mes yeux qui ont souffert ! Cependant le texte est vraiment beau et ça vaut le coup de s'accrocher !

Le lecteur appréhende les thèmes de la différence, de la peur de l'autre et de l'amour dans un univers chatoyant et ensoleillé.

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde (poisson), Des contes à rendre, Je lis aussi des albums et Petit Bac 2013 (catégorie Partie du corps humain).

Lien de la vidéo ci-dessous : http://www.ina.fr/video/1961880001.

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Publié par Coccinelle - dans album illustré Afrique conte
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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 04:28

J'avais zappé le Challenge Voyage dans l'Égypte antique créé par Soukee en avril 2013 ! Je m'y suis pourtant inscrite à ce moment-là en commentaire mais, comme je n'avais pas enregistré le logo du challenge, je l'ai oublié... Oubli réparé avec ce billet !

 

L'objectif est de « se plonger ensemble dans l'antiquité égyptienne, soit avec des livres qui se déroulent à cette époque (l'antiquité égyptienne se déroulant de -3510 à -31) soit avec des livres qui font référence à cette période (vestiges, expéditions scientifiques, archéologiques, etc.) », nous dit Soukee. Et de rajouter : « En bref, toute fiction (roman, nouvelle, BD, contes...) qui se déroule dans l'antiquité égyptienne ou à une autre époque mais qui y fait référence entre dans le cadre de ce challenge ! ».

 

Le challenge est illimité dans le temps et Soukee a imaginé 3 catégories avec 3 petits logos :

 

Niveau Momie : lire au moins 2 livres
Niveau Ibis : lire au moins 5 livres
Niveau Pharaon : 10 livres voire plus.

 

Inscription, infos et bibliographie chez Soukee.

 

Mes lectures pour ce challenge

1. L'Égyptologue, d'Arthur Phillips (article qui bénéficie de la rétroactivité, j'y ai rajouté le logo).

2. La tiare de Néfertiti (Penelope Green, 4), de Béatrice Bottet (France) CoeurPetit

Niveau momie honoré.

3. Sennefer – 1 : les larmes de Kémi, de Cédric Chaillol (France)

+ ?

 

Hors livres (jeux, films, séries...)

1. Gardens of time : l'Égypte ancienne (jeu)

...

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Publié par Coccinelle - dans challenges & défis Afrique
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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 23:14

L'énorme crocodile est un roman de Roald Dahl illustré par Quentin Blake et paru aux éditions Gallimard jeunesse dans la collection Folio benjamin en octobre 2001 et réédité en février 2006 (44 pages, 11,20 €, ISBN 2-07-054810-4).

The enormous crocodile (1978) est traduit de l'anglais par Odile George et Patrick Jusserand.

 

Roald Dahl est l'auteur. Il naît le 13 septembre 1916 à Llandaff au Pays de Galles, de parents norvégiens. Il vit en Afrique (Tanzanie, Kenya) et devient pilote de chasse pendant la Seconde guerre mondiale. C'est aux États-Unis que sa vocation d'écrivain naît lorsqu'il rencontre Cecil Scott Forester et Ian Fleming. Il commence à écrire en 1942 et son premier livre est publié en 1943. Il est surtout connu pour ses romans et nouvelles pour la jeunesse. Il meurt le 23 novembre 1990 à Oxford en Angleterre. Plus d'infos sur le site officiel http://www.roalddahl.com/.

 

Quentin Blake est l'illustrateur. Il est né le 16 décembre 1932 à Londres en Angleterre. Il est illustrateur et auteur. Plus d'infos sur le site officiel http://quentinblake.com/.


Dans une rivière d'Afrique, deux crocodiles, Énorme et Pas-si-Gros, se prélassent.

Pas-si-Gros ne mange que du poisson mais Énorme mangerait bien un « joli petit garçon bien juteux » !

Énorme se dispute avec Pas-si-Gros qui le contredit et quitte la rivière boueuse car il a « dressé des plans secrets et mis au point des ruses habiles ».

En chemin, Énorme rencontre Double-Croupe l'hippopotame, Trompette l'éléphant et Jojo-la-Malice le chimpanzé qui sont horrifiés par ses plans machiavéliques.

Lorsqu'il attrape la queue de Dodu-de-la-Plume, Énorme dévore sans vergogne les magnifiques plumes de l'oiseau.

Et il arrive enfin à la ville où les enfants jouent, inconscients du danger : il a maintenant « une faim de loup » !

Heureusement les autres animaux veillent.

 

Le style de Roald Dahl plus les illustrations de Quentin Blake : un pur bonheur ! On ne peut que frémir et rire devant les tentatives de ce crocodile... pas très intelligent ! Et on découvre les animaux d'Afrique, de beaux animaux qui n'hésitent pas à s'entraider et à sauver les enfants. Cette histoire possède toute la magie du conte et donne vraiment envie de lire d'autres œuvres de Roald Dahl.

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde, Cent pages (qui se termine le 21 juin), Des contes à rendre, Je lis des nouvelles et des novellas (court roman), Jeunesse & young adults # 2, Petit Bac 2013 (Catégorie Animal) et pour l'Angleterre : God save the livre, Mois anglais, Voisins Voisines 2013.

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 04:27

TaisToiMeurs.jpgCoupCoeur2012Tais-toi et meurs est un roman d'Alain Mabanckou paru aux éditions La Branche dans la collection Vendredi 13 en septembre 2012 (221 pages, 15 €, ISBN 978-2-35306-055-9).

 

Je remercie Gilles Paris de m'avoir envoyé ce roman et je tiens à m'excuser pour le retard car je l'ai lu à l'automne mais j'ai pris du retard dans la rédaction de mes notes de lecture.

 

Alain Mabanckou est né le 24 février 1966 à Pointe Noire en République du Congo. Auteur de romans, poèmes et essais, il a reçu de nombreux prix et son œuvre a été récompensée par l'Académie française en 2012. Pour la collection Vendredi 13, il se lance ici dans le polar. Plus d'infos sur http://www.alainmabanckou.net/.

 

Julien Makambo est Congolais.

« Dans notre langue du Congo-Brazzaville, le lingala, Makambo signifie « les ennuis ». J'ignore ce qui avait piqué mes parents pour m'attribuer un tel nom […]. » (page 13).

Il est en France depuis 4 ans sous le nom de José Montfort. En fait, il est à Fresnes depuis un an et demi et écrit son histoire dans son journal.

« Ma vie n'est pas une fiction, et mon histoire relève bien de la réalité. » (page 15).

Ce fameux vendredi 13, le jour où il a été arrêté, Julien/José a été le témoin de la défenestration d'une jeune femme.

« Maître, je vous l'ai dit mille fois : moi j'étais en bas, dans la rue, et paf, cette fille est tombée du cinquième étage à quelques mètres de moi ! Je vous jure que je n'étais pas entré dans l'immeuble, et c'est la première fois que je mettais les pieds dans cette rue ! » (page 19).

S'il était dans la rue du Canada, à ce moment-là, c'est parce que Pedro le lui avait demandé... Pedro qui l'avait accueilli à son arrivée en France et qui l'avait pris sous son aile.

« Pedro est pour moi un grand frère. Cela a son poids, en Afrique, où le grand frère a toujours raison. » (page 48).

Sauf, qu'en France, le grand frère a piégé Julien/José...

 

Mes passages préférés

« Comment oublier le premier jour de mon arrivée en France ? L'Europe était là, devant moi. Cet espace qui nous obsédait depuis le pays était enfin une réalité. » (page 52).

« Dans quel monde nous sommes si les Martiniquais commencent à frauder dans le métro comme les Africains, hein ? » (pages 73-74).

« Pour se rendre compte de la généralisation de la crise il n'y avait qu'à voir comment certains bars congolais […] étaient à moitié vides. » (page 151).

 

Génial, Alain Mabanckou ! C'était la première fois que je le lisais ! Eh oui ! Et je peux vous dire que ce n'est pas la dernière ! Bien sûr, je connaissais l'auteur, je l'avais vu dans des émissions (peut-être La grande librairie), j'avais lu des articles et je voyais ses livres en librairie mais je n'avais jamais eu l'occasion d'en lire un seul avant Tais-toi et meurs.

Déjà le titre est attirant, il explique bien la mentalité de Pedro qui a piégé le candide Julien : tu m'as obéi, heureusement, maintenant tu es en prison, alors tais-toi et meurs, et si tu parles quand tu sors, t'es mort. Alors Julien ne parle pas, ou très peu, il écrit ; de toute façon personne ne le croit, il est le coupable idéal.

Tais-toi et meurs est un roman noir, un indicateur de la communauté noire à Paris, les nouveaux arrivants doivent entrer dans le rang et obéir aux règles fixées par ceux qui sont là depuis plus longtemps et qui gèrent tout, de leur arrivée à leur mort. Fringues et pompes en croco, boîtes de nuit, combines, vols... Pas d'échappatoire !

Une pointe de cynisme et une bonne dose de malchance, voici donc l'histoire de Julien Makambo de la tribu des Bembés ! Une histoire que j'ai dévorée avec un immense plaisir car je n'ai pas pu lâcher ce roman pourtant il n'y a pas un suspense insoutenable, juste un homme qui raconte... Mais quelle histoire !

 

 

Une lecture dans les challenges

1 % de la rentrée littéraire 2012,

Le crime n'a pas de frontière,

Thrillers et polars, sans oublier

le Cercle de lecture de Tête de Litote

(histoire du peuple noir en mars)

et Littérature francophone.

ChallengeCrime ThrillersPolars
Rentreelitt2012-1 CercleLecture2013 LittFrancophone

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 04:15

CargoBerlin.jpgUn cargo pour Berlin est un roman de Fred Paronuzzi paru aux éditions Thierry Magnier en janvier 2011 (109 pages, 8 €, ISBN 978-2-84420-885-9).

 

Fred Paronuzzi est né le 2 juin 1967 à Ugine en Savoie. Il a enseigné le français à l'étranger (Écosse, Canada, Slovaquie) et enseigne maintenant l'anglais dans un lycée en Savoie. Un cargo pour Berlin est son 5e roman.

 

De nuit, deux adolescents, Nour et Tariq son ami d'enfance, fuient, à bord d'un camion brinquebalant, leur village algérien (Saïda) pour le Maroc... et pourquoi pas l'Europe ?

Avec eux, à bord du camion, deux Noirs, Jean-Baptiste et Léopold. Ils veulent aller à Paris.

« Jean-Baptiste raconte la sécheresse. Les nuages traversant le ciel sans jamais crever. Les récoltes brûlées par le soleil. Il dit la misère, l'impuissance, la colère inutile, le désespoir. » (page 25).

Tariq, lui, rêve d'aller à Berlin.

Nour, elle, ne sait pas... Elle a encore la tête remplie de son aventure avec Idriss, son premier amour à qui elle s'est innocemment donnée.

Mais Idriss, envoyé à la campagne car il a raté son bac, a abusé de sa naïveté de provinciale. Et maintenant, elle doit fuir, déguisée en garçon et se faisant appeler Youness. Fuir pour éviter le mariage forcé avec un vieux veuf qui a déjà six enfants.

« Mais il ne suffit pas de fuir, pour se défaire du passé, ce serait trop facile. » (page 33).

 

Les chapitres s'intercalent avec Nour et Youness.

Dans ceux intitulés N, Nour utilise « je » et raconte sa vie chez Madame Baraoui, sa prof qui lui avait donné un travail d'été pour qu'elle puisse aller au lycée à la rentrée.

Dans ceux intitulés Y, Nour/Youness utilise « ils » et raconte la vie de Youness et Tariq à Tanger, ville portuaire marocaine où ils rencontrent Ahmed, surnommé Harraga News, et Madame El Fathi.

Ainsi le lecteur a deux états d'esprit : celui de Nour, l'adolescente innocente qui se souvient de la vie dans son village et de son amour pour Idriss, et celui de Youness, le « garçon » exilé qui explique ce qui se passe à Tanger et le rêve d'ailleurs.

Un cargo pour Berlin est un roman pour la jeunesse, court mais profond, idéal pour comprendre la condition féminine dans certains pays et ce qui pousse les jeunes à quitter leur famille, leur pays pour un avenir incertain et un exil douloureux.

 

JeunesseYoungAdultsDefiCentPages« Là-bas, j'étais devenue une étrangère. Ici, je suis en exil, prise en étau entre ce passé, écrasant, et un présent hasardeux. Ma famille me manque. Leur absence est une blessure qui ne cicatrise pas. » (page 104).

 

Un roman bouleversant pour le challenge Littérature jeunesse & young adults et le défi Cent pages.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 13:51

PaysanSoussou.jpgL'oiseau qui avait enterré sa mère dans sa tête : carnets d'un paysan Soussou est un livre de N'Fassory Bangoura avec Philippe Geslin paru aux éditions Ginkgo dans la collection Mémoire d'homme en novembre 2011 (144 pages, 15 €, ISBN 978-2-84679-098-7). Il est possible de voir les 24 premières pages (texte et photos) sur le site de l'éditeur.

 

Je remercie Marine et les éditions Ginkgo de m'avoir envoyé ce beau livre en même temps que Léodine l'Africaine, d'Albert Russo.

 

Philippe Geslin est un ethnologue suisse. Il a étudié les Soussous « vivant dans les mangroves, au sud de Conakry » en Guinée. Il signe l'avant-propos de ce livre.

 

N'Fassory Bangoura est un paysan Soussou de 37 ans. Il vit dans le village de Wonkifong, et plus précisément dans le hameau de Wondewola, dans la province de Soumbouya. Il a été le guide et l'informateur de Philippe Geslin. Il a décidé que lui aussi allait écrire et prendre des photos !

 

Je trouve géniale la démarche de N'Fassory Bangoura ! Puisque des Blancs viennent étudier, écrire, prendre des photos, lui aussi va écrire (un mélange de français et de soussou), observer « ses Blancs » et noter leurs comportements, prendre des photos et parler de son village, sa famille, sa vie, ses états d'âme. Ce sont ses cahiers et ses photos envoyés à Philippe Geslin qui sont ici publiés. Et c'est un brillant témoignage de la vie dans un village de Guinée.

Le titre est inspiré d'un conte Soussou sur Mamadouba Kindounyi, le premier oiseau (animal ?) de la Terre.

Des textes, des poèmes, des bons mots, des anecdotes, des photos en noir et blanc de sa famille, des gens de son village et des environs, au repos ou au travail, des paysages (rizières, bananiers, palmiers, mangrove).

C'est vraiment très beau et très intéressant. Et c'est une Afrique qui vit bien, loin des conflits.

 

Voici quelques extraits.

« Chaque soir il faut que j'écrive ce que je vois. » (page 45).

« Ils m'ont donné un appareil photographique. Moi N'Fassory, j'ai un appareil […]. (page 54).

« Il est venu vers nous, c'est notre étranger. » (page 62).

« C'est moi qui ai écrit ce papier. Qu'il soit mes yeux. L'écrit est bien. L'instruction est bonne, mais elle n'est pas également répartie dans le monde. » (page 69).

« Je veux l'instruction. Je veux lire. Je veux être instruit. Qui peut recevoir l'instruction ? La ponctualité peut instruire l'homme. La relation peut instruire l'homme. Le premier gain c'est l'esprit. Mais avoir le bon esprit est difficile. » (page 71).

« Pendant 25 ans il n'y a pas eu de travail à Wondewolia. Tous ses habitants vivaient sur d'autres terres, en dehors du hameau. Après 25 années, les palétuviers, ont envahi nos anciennes rizières. Nous les avons défrichées. Nous sommes retournés chez nous. Nous avons construit des digues pour retenir l'eau de mer et récolter du riz. » (page 81).

« J'étais content aujourd'hui. Pourquoi ? Mon Blanc m'a écrit. Je suis content. J'ai su qu'il pensait à moi. Moi aussi je nourris quelque chose pour lui, je prie Dieu pour lui. » (page 114).

 

Et mes photos préférées (cliquez sur les vignettes).

PaysanSoussou1.jpg PaysanSoussou2.jpg PaysanSoussou3.jpg
Pirogues page 32
N'Fassory page 91
Grande case page 113

 

BeauxLivresEiluned3e ouvrage pour le challenge Beaux livres d'Eiluned

qui me permet d'honorer la catégorie « Amateur de jolies choses »

et de continuer en « Amoureux de la beauté ».

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 15:31

Leodine.pngLéodine l'Africaine est un roman d'Albert Russo paru chez Ginkgo éditeur en septembre 2011 dans la collection Lettres d'ailleurs et d'ici (206 pages, 15 €, ISBN 978-2-84679-095-6).

 

Je remercie Marine D. et les éditions Ginkgo de m'avoir envoyé ce roman intéressant et dépaysant.

 

Albert Russo est né dans les années 40 au Congo belge (Zaïre) et a grandi en Rhodésie (Zimbabwe). Mère anglaise, père italien, Africain blanc ! Il partage sa vie entre l'Afrique, l'Europe et les États-Unis et écrit dans deux langues, français et anglais. Il a écrit plusieurs « romans africains » et il est considéré comme « l'écrivain par excellence du métissage ».

 

Léodine vit avec sa mère et n'a jamais connu son père – américain – mort dans un accident d'avion.

Elle raconte l'histoire de sa famille.

Sa grand-mère maternelle, Belge, avait quitté le Congo pour passer les années de guerre en Europe avec ses enfants. À l'époque, Astrid (la mère de Léodine) avait 16 ans et avait rencontré un GI du Minnesota, Gregory Burton. Ils se sont aimés, mariés, puis le jeune couple est parti vivre aux États-Unis, à Duluth, mais Astrid ne supportait pas la vie dans le Middle-West et elle est retournée au Congo. C'est là que Léodine est née, à Elisabethville. Gregory devait rejoindre son épouse et sa fille : il n'est jamais arrivé...

Un jour, Léodine apprend par hasard que sa grand-mère paternelle était une esclave affranchie donc une Noire. Sa vie bascule.

« J'avais tout à coup l'impression que l'on venait de m'arracher quelque chose dans la région du ventre, ou était-ce plus haut ? Il me semblait aussi que je me vidais lentement de mon sang et, qu'à la place, on m'injectait un poison. Ce qui me déconcerta plus que tout c'est que, dans le même corps, je me sentais subitement autre, comme si celui-ci avait cessé de m'appartenir. » (page 29).

C'est que, dans le Congo de l'après-guerre, les Blancs vivent avec les Blancs et les Noirs vivent avec les Noirs. Même si les enfants des Blancs peuvent avoir des amis Noirs.

Léodine va se rapprocher, à l'insu de sa mère, d'une camarade de classe noire, Yolande et de son frère, Mario-Tendé.

 

« Le Mwani Ndeze ponctuait ses réminiscences de proverbes bantous, tous plus savoureux les uns que les autres, tous empreints de bon sens ou de sagesse. Je me souviens, entre autres, de ces quelques perles :

[…]

Le morceau de bois resterait des années dans l'eau qu'il ne se transformerait pas en crocodile. » (page 110).

Je ne cite que mon proverbe préféré mais il y en a plus d'une vingtaine d'autres.

 

« Les souvenirs sont-ils autre chose qu'une suite d'illusions, la déformation plus ou moins voulue du passé ? » (page 159).

 

Albert Russo a grandi en Afrique, il aime ce continent. Il en a vu aussi les bouleversements et les tragédies depuis la deuxième moitié du XXe siècle. On sent en lui beaucoup de tendresse pour l'Afrique et les Africains. On sent aussi dans le récit de Léodine la beauté de l'Afrique, des paysages, des humains, des animaux, et une douceur de vivre disparue.

Léodine va entrer dans l'adolescence, et c'est à ce moment-là qu'elle apprend qui était sa grand-mère paternelle. Pour elle, c'est vraiment difficile, elle devra comprendre qui elle est, qu'elles sont ses origines et s'accepter comme elle est.

Lorsqu'elle se rappelle le voyage avec sa mère et le nouveau compagnon de celle-ci au Rwanda et dans la région des Grands Lacs, c'est grandiose : l'Afrique, les lacs, les animaux sont magnifiques. Mais l'adolescente va vivre une expérience horrible : c'est comme s'il y avait toujours l'irruption de la violence dans cette Afrique paradisiaque qui n'existe plus par la faute des hommes, Blancs ou Noirs.

 

JeunesseYoungAdultsCe roman initiatique plein de souvenirs m'a dépaysée et passionnée, et j'espère qu'il en sera de même pour vous. Vous pouvez lire les 30 premières pages sur le site de l'éditeur.

 

VoisinsVoisines2012Comme Léodine l'Africaine est l'histoire d'une adolescente, je me demande bien si je ne peux pas mettre ce roman dans le challenge Littérature jeunesse & young adults, pour la même raison que j'avais mis le Journal (1918-1920), de Nelly Ptachkina, une adolescente russe.

Je le mets aussi dans le challenge Voisins Voisines puisque l'auteur est Belge avec des origines anglaises et italiennes.

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 04:57

Egyptologue.jpgL'Égyptologue est un roman d'Arthur Phillips paru en mars 2007 au Cherche-Midi dans la collection Ailleurs (558 pages, 22 €, ISBN 978-2-7491-0532-1). The Egyptologist (2004) est traduit de l'américain par Édith Ochs.

 

Arthur Phillips est né le 23 avril 1969 à Minneapolis (Minnesota). Il a étudié l'Histoire à Harvard, a ensuite vécu en Hongrie, puis a étudié le jazz à Boston (Massachusetts). Depuis 2002, il a publié cinq romans mais L'Égyptologue est le premier publié en France. Plus d'infos sur http://www.arthurphillips.info/.

 

1922 : journaux de Ralph M. Trilipush concernant ses souvenirs et ses recherches en Égypte, lettres et câbles envoyés à sa fiancée Margaret Finneran et les réponses reçues de Boston où elle vit avec son père en se faisant soigner (elle est opiomane) et en attendant le mariage avec Trilipush, ce noble anglais qui fouille en Égypte comme le célèbre Howard Carter.

1954-1955 : lettres envoyées d'une maison de retraite de Sydney par Harold Ferrell à Laurence Macy III. Ferrell est le détective privé australien qui a enquêté sur la disparition de Paul Caldwell en 1918 pour l'héritage Davies (sa plus grande affaire). Il a soupçonné Trilipush d'avoir tué le capitaine Marlowe et Paul Caldwell mais il n'a jamais pu le prouver. Macy est l'héritier de Margaret Finneran qui vient de rendre l'âme.

 

Je n'avais jamais entendu parler d'Atoum-Hadou ! Selon Ralph M. Trilipush, son nom signifie « Atoum-est-en-érection » et il serait le dernier roi de la treizième dynastie égyptienne (donc après Djedeneferre Dudimose). Ce souverain était inconnu jusqu'à ce que Trilipush découvre des textes pornographiques rédigés par Atoum-Hadou, textes qu'il a traduits et qu'il vient de faire publier. Son tombeau, gardé secret depuis plus de 3 500 ans, serait dans la Vallée des Rois de Deir el-Bahari. Mais au moment où Trilipush, blessé et abandonné, met à jour le tombeau de ce pharaon dont personne ne croit qu'il ait existé ailleurs que dans l'esprit de l'égyptologue, Howard Carter découvre la tombe du pharaon Toutankhamon et ses trésors.

 

L'Égyptologue est un roman atypique car il est composé de journaux et de correspondances.

 

Les souvenirs de la Grande Guerre, les différences entre Anglais (des « invertis »), Américains (« des commerçants ou des touristes stupides ») et Australiens (« des péquenauds qui sentent le mouton ») ; leurs comportements avec les Égyptiens qui ne s'intéressent pas aux pharaons et au peuple égyptien ancien sauf pour piller et gagner de l'argent ; les recherches, longues, coûteuses, souvent infructueuses... Et puis la vérité qui se fait jour, peu à peu : un grand moment d'égyptologie !

 

50etats50billetsLa phrase qui m'a le plus intriguée est une pensée de Trilipush : « Ne tolérer aucun héritage d'un passé intolérable. » (page 390).

 

15e article pour 50 États, 50 billets de Sofynet.

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 05:26

MonPatientSF.jpgCoupCoeur2006.pngMon patient Sigmund Freud est un roman de Tobie Nathan paru aux éditions Perrin en mars 2006. Je l'ai lu en poche : éditions Points, collection Les grands romans, parution en octobre 2011 (472 pages, 8 €, ISBN 978-2-7578-2567-9).

 

Tobie Nathan est né en 1948 au Caire (Égypte). Après des études en France (il écrit en français), il devient professeur universitaire en psychologie. Il est ethnopsychiatre et auteur (romans, théâtre, textes scientifiques). Plus d'infos sur le blog de Tobie Nathan.

 

Je remercie Libfly de m'avoir envoyé ce deuxième roman dans le cadre d'Un poche, un(e) mordu(e), une critique (le premier roman reçu pour cette opération était Le baiser de la pieuvre, de Patrick Grainville).

 

Décembre 2003, en Afrique. Leopold Caro est psychologue et psychanalyste, en coopération universitaire à Bujumbura (Burundi). Alors qu'il se rend à un colloque à Dakar (Sénégal), il se retrouve coincé à l'aéroport de Lagos (Nigéria). Il y rencontre Jack Bean, comme lui en transit : l'homme est triste car il a raté l'enterrement de sa mère à Tel Aviv (Israël). Jack raconte alors à Leopold que son ancêtre, Isaac Rabinovitch né le 13 juin 1887 à Odessa (Ukraine) et exilé à Vienne (Autriche) a étudié la médecine et a bien connu Sigmund Freud. « C'était un proche, un intime, peut-être l'ami le plus cher de Sigmund Freud ! – Vous vous rendez compte qu'il s'agit d'un document exceptionnel ? » (page 24). Un feu s'est déclaré dans l'aéroport et les voyageurs sont parqués dehors en plein soleil. Jack autorise Leopold à faire une copie de son dossier Zahav (L'or) sur une clé USB. « Et le temps poursuit son cours. C'est lui le véritable maître en Afrique : le temps qui finit par avoir raison de tout ! » (page 22). Durant son voyage et son retour au Burundi, Leopold lit le journal d'Isaac Rabinovitch, devenu Jack Bean.

Été 1908, à Vienne. Isaac Rabinovitch, jeune étudiant en médecine de 21 ans, rencontre Hanna von Kessler dont il tombe éperdument amoureux malgré la différence d'âge et Otto Gross qui va le psychanalyser. « Je vous crois surtout névrosé, Rabinovitch. Vous savez ce que c'est, un névrosé ? C'est quelqu'un qui préfère les plaisirs de l'enfance à ceux de la maturité. Voilà ce que c'est ! » (page 85). Lors d'une soirée, le jeune homme découvre la sexualité, une sexualité très libre. Il rencontre les pionniers de la psychanalyse et devient un proche de Freud, son élève, son confident, son psychanalyste.

Janvier 2004. De retour à Bujumbura avec sa maîtresse, Preciose, une authentique descendante des anciens rois du Burundi, Leopold continue la lecture du journal d'Isaac Rabinovitch mais il est contacté par Gamliel Bean qui lui apprend que son père a été assassiné peu après leur rencontre à l'aéroport de Lagos.

Leopold est-il lui aussi en danger ?

 

Afin que vous compreniez mieux ce roman qui suit en parallèle la vie de Leopold Caro et la vie d'Isaac Rabinovitch, et qui s'annonce comme un thriller – mais pas que – je vous laisse lire quelques extraits qui vous feront sentir plus proches de chacun des deux hommes.

 

Du côté d'Isaac Rabinovitch dit Jack Bean

« Sous l'impulsion initiale du maître, je veux dire de Sigmund Freud, ce groupe avait enfin identifié la nature du mal. Le mal, c'était la névrose, et sa cause, la 'répression sexuelle'. » (page 32).

« L'inconscient est ce qui lie les êtres d'une même communauté à leur insu. […] : l'inconscient est cet espace où chacun ressemble à l'autre ; où tous constituent un tout. » (page 36).

« J'ai connu le monde d'avant les deux guerres – c'était le mien ! C'était notre monde, celui que nous avons perdu, nous autres qui sommes nés avant ce siècle. Un monde de tranquille insouciance où les morts reconnaissaient les vivants comme des leurs et les protégeaient. » (page 45).

« Vous voilà attrapé par le même microbe que nous tous, mon jeune ami. Vous serez psychiatre et vous vous engagerez dans la psychanalyse, je vous le prédis ! » (Freud à Rabinovitch, page 232).

 

Du côté de Leopold Caro

« Ils se sont affranchis de leurs traditions pour entrer dans la modernité, et là ils ont rencontré l'individualité la plus obtuse, une véritable sauvagerie. Ils vous riront au nez tous ces diplomates... Oui, la jalousie ! L'envie et la jalousie ! L'autre jour, je proposais aux deux seuls linguistes du pays de prononcer une conférence ensemble. Le plus vieux a refusé, arguant que l'autre, son cadet de quelques années, ne viendrait que pour piller ses idées (…]. Quant au plus jeune, il a évidemment refusé de paraître en public aux côtés d'un homme qu'il juge compromis dans le gouvernement […]. Jalousie... Envie et jalousie ! Je finis par croire que les Viennois du début du XXe siècle, ceux que décrit Jack Bean dans son journal, avaient tout compris. » (page 77).

« Si la psychanalyse s'est imposée en Europe, c'est bien parce qu'elle proposait une sorte de révolution culturelle – et cette révolution était avant tout sexuelle ! » (page 80).

« Il est clair qu'on ne peut pas tuer Gustave, comme on ne peut pas se débarrasser des exigences des morts, comme on ne peut faire taire la voix du vent... » (page 157). À savoir que Gustave est un énorme crocodile apparu en 1993 et qui vit dans la rivière Ruzizi.

 

PocheMordu.jpgLors de sa parution, en 2006, ce roman correspondait au 150e anniversaire de la naissance de Sigmund Freud (né le 6 mai 1856 en Moravie, à l'époque autrichienne et maintenant tchèque), médecin, neurologue et père de la psychanalyse. Freud accusait « l'hypocrisie sexuelle bourgeoise » car il pensait qu'elle était « la cause principale des névroses. » (page 237).

« Vienne, 10 novembre 1933. Lorsque je suis arrivé chez Freud cet après-midi, à 18 heures, j'ai croisé dans la rue, à deux pas de la maison, une bande de miliciens fascistes en uniforme qui hurlait un chant nazi. Pourquoi tarde-t-il tant à fuir ce pays qui commence déjà à marcher au pas de la dictature ? » (page 435).

Sigmund Freud est mort le 23 septembre 1939 à Londres où il s'est finalement réfugié avec sa famille. Sa maison londonienne est devenue le Freud Museum.

Avec Isaac Rabinovitch, le lecteur découvre la Vienne du XIXe siècle, celle où vécut Sigmund Freud, Otto Gross et tant d'autres. « Je me sens si fier d'avoir rencontré les plus grands psychanalystes de Vienne ; les plus célèbres : Adler, Graf, Heller, Hitschmann, Rank, Sadger, Tausk, Wittles et surtout Stekel. Oui, Stekel ! Je suis encore ébloui par ce petit bonhomme qui cache son intelligence derrière un masque de jovialité presque vulgaire. » (page 134). Vous le savez peut-être, en 1909, Freud a fait un voyage aux États-Unis avec Carl Gustav Jung : je me rappelle très bien de L'interprétation des meurtres, de Jed Rubenfeld et j'ai eu l'idée de créer une liste de lecture intitulée Littérature psy sur Libfly.

Avec Leopold Caro, le lecteur découvre l'Afrique de ce début de XXIe siècle : une Afrique qui se veut moderne mais qui est encore proche de son passé et de ses traditions pour le meilleur et pour le pire (guerres ethniques, massacres...).

Le journal de Jack Bean renfermerait-il quelque secret ? Après la première guerre mondiale, il y eut deux courses en Europe : une pour le socialisme, une pour la psychanalyse, et « quiconque s'intéressant à la psychanalyse sait que les documents authentiques concernant Sigmund Freud sont interdits de consultation – certains mêmes jusqu'en 2113 : ses notes cliniques, ses lettres, tout est conservé à Washington, dans des coffres, sous clé – comme si ces archives contenaient un secret militaire de la première importance ; comme si le salut de l'Occident dépendait du maintien de cette chape de plomb. » (page 25).

Les deux mondes sont passionnants, si éloignés l'un de l'autre, mais en fait si proches.

 

ChallengeThrillerChallengeBelleEpoqueJ'espère que vous serez tentés par ce roman fascinant et très bien documenté !

 

Je le place dans les challenges Thriller de Cynthia et La Belle Époque de Carnet de SeL.

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