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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 04:06

The Agency 3 : les secrets du palais est un roman de Y.S. Lee paru aux éditions Nathan en mars 2013 (400 pages, 15,50 €, ISBN 978-2-09-252423-7). The Agency – The traitor in the tunnel (2011) est traduit de l'anglais par Lilas Nord.

 

Ying S. Lee est née à Singapour. Elle a grandi à Vancouver et à Toronto au Canada. Elle a étudié la littérature et la culture victoriennes, et a obtenu son doctorat en 2004. Des séjours et des recherches à Londres lui ont inspiré la série The Agency. Auparavant elle a écrit un document : Masculinity and the English working class. Elle est mariée, a un fils, et habite à Kingston en Ontario au Canada. Plus d'infos sur http://yslee.com/ (en anglais).

 

Février 1860.

Un clochard entre dans une fumerie d'opium.

Depuis six semaines, Mary Quinn est femme de chambre à Buckingham Palace sous les ordres de Mrs Shaw, une gouvernante exigeante et stricte.

Elle est au palais pour une mission confiée par la Reine elle-même : des objets (tabatière, figurines, bibelots) ont été volés malgré l'inventaire général et les mesures de sécurité.

« On ne soupçonnait personne en particulier : il n'y avait apparemment pas la moindre piste. » (pages 15-16).

Mary n'a toujours rien trouvé et le lendemain, sa mission se termine...

Mais dans la nuit, le Prince Albert Edward est ramené au château ivre et son ami – par ailleurs peu recommandable – Ralph Beaulieu-Buckworth a été tué dans une fumerie d'opium. Par un vieil opiomane du nom de Jin Hai Lang ! Ce Chinois serait-il le père de Mary ?

« Mary avança sans hésiter jusqu'à la porte secrète. Elle adorait ces moments où s'étendait devant elle un horizon infini d'action et d'aventure. » (page 115).

Mary va aussi revoir James Easton dont l'entreprise fait des travaux sous le palais, dans les égouts. Mais sept mois après leur dispute et leur séparation, que va-t-il se passer ?

 

Cela fait quelque temps maintenant que j'ai lu ce tome 3 de l'excellente série The Agency dont j'avais déjà dévoré Le pendentif de jade et Le crime de l'horloge et je dois vite en parler avant la fin du mois car le challenge British mystery se termine le 30 janvier (dommage...). Après les couvertures verte et orange, voici la couverture jaune, toujours aussi belle et le récit est toujours aussi inventif et bien ficelé. On se prend à croire que The Agency a vraiment existé et que ce roman est vraiment historique. Décidément, j'aime les romans de l'époque victorienne ! Surtout avec l'aventure, l'action et la romance des Secrets du palais.

Petite mention pour le thé qui est toujours là : après la bourgeoisie et le monde ouvrier, c'est l'aristocratie qui boit le thé ici, ce qui confirme que cette boisson est réellement très importante pour les Anglais toutes couches sociales confondues.

Le tome 4, Rivals in the city, bientôt disponible ?

 

Une lecture pour le challenge British mystery donc mais aussi Jeunesse & young adults # 3, Littérature du Commonwealth (Singapour et Canada), Petit Bac 2014 (catégorie bâtiment), Royal (niveau Reine Mère) et Victorien.

 

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 07:18

Allez, je n'avais pas participé l'année dernière mais cette année je me laisse tenter par le Challenge victorien d'Arieste ! Peut-être parce que les nouvelles conditions me plaisent plus et que le logo est superbe, l'époque victorienne étant celle du règne de la Reine Victoria (1837-1901).

 

Que présenter dans ce challenge ? Voici les consignes de l'organisatrice :

- des livres écrits par les sujets de sa très gracieuse Majesté la Reine Victoria, c'est-à-dire ceux qui faisaient partie de l'Empire Britannique sous son règne. Ainsi Oscar Wilde a beau être Irlandais, l'Irlande faisait à l'époque partie de l'Empire Britannique, de même pour Rudyard Kipling qui a grandi aux Indes.

- des films se passant à l'époque victorienne et toujours dans le cadre géographique de l'Empire britannique, adaptations de livres ou non. Sont acceptées les adaptations en dessins animés comme Alice au pays des Merveilles et le Livre de la Jungle.

- des livres plus récents mais se passant à l'époque victorienne (toujours dans l'Empire Britannique) comme par exemple les romans d'Anne Perry ou bien ceux de Gyles Brandreth sur Oscar Wilde.

- des livres traitant de cette époque (livres d'histoire, biographies…).

- des expositions, des documentaires, des bâtiments, de la mode...

- nouveauté de cette édition : les livres ou les films faisant référence à un classique victorien mais qui ne se passent pas à l'époque victorienne comme par exemple Le portrait du mal de Graham Masterton qui s'inspire du livre Le portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde.

- autre nouveauté : pour les auteurs qui compliquent un peu la tâche car leur œuvre est située en partie dans l'époque victorienne, en partie en dehors (notamment Arthur Conan Doyle), toutes les œuvres sont acceptées quelle que soit la date de publication.

- des livres à l'atmosphère victorienne mais ne se passant pas tout à fait dans l'époque victorienne au sens historique, comme les romans steampunks.

- autre nouveauté : les Dimanches victoriens avec un billet victorien le deuxième dimanche de chaque mois (thème libre sauf en cas de lecture commune).

Voici les catégories :

Hester Latterly = 1 à 5 billets

Agnes Grey = 6 à 10 billets

Charlotte Pitt = 11 à 15 billets

Margaret Hale = 16 à 20 billets

Jane Eyre = plus de 20 billets.

 

Et le challenge court du 1er juin 2013 au 1er septembre 2014.

 

C'est un aperçu bien complet de ce challenge mais plus d'infos et inscription chez Arieste.

 

En juillet 2014, Arieste nous prévient [ici] que le challenge est repris par Camille.

 

Je vais choisir la catégorie Hester Latterly et je verrai bien si je fais plus.

 

Mes articles

1. Rose et la princesse disparue, de Holly Webb (se déroule en octobre 1843)

2. Rose et le masque vénitien, de Holly Webb (se déroule en décembre 1843)

3. The Agency 2 – Le crime de l'horloge, de Y.S. Lee (se déroule en 1854)

4. Dorian Gray, le portrait interdit, d'Oscar Wilde et Nicole Audrey Spector (Oscar Wilde 1854-1900)

5. Le pays du nuage blanc, de Sarah Lark (se déroule entre 1852 et 1877 en Angleterre et en Nouvelle-Zélande)

Catégorie Hester Latterly honorée !

6. 43 rue du Vieux-Cimetière - 1 : Trépassez votre chemin, de Kate et M. Sarah Klise (se déroule dans un manoir victorien construit en 1874 et hanté) + Tome 2 + Tome 3

7. The Agency 3 : les secrets du palais, de Y.S. Lee (se déroule en 1860 en Angleterre)

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 04:04

The Agency – 2 : Le crime de l'horloge est un roman de Y.S. Lee paru aux éditions Nathan en janvier 2011 (384 pages, 15,50 €, ISBN 978-2-09-252422-0). The Agency # 2 The body at the tower (2010) est traduit de l'anglais par Lilas Nord.

 

Ying S. Lee est née à Singapour. Elle a grandi à Vancouver et à Toronto au Canada. Elle a étudié la littérature et la culture victoriennes, et a obtenu son doctorat en 2004. Des séjours et des recherches à Londres lui ont inspiré la série The Agency. Plus d'infos sur http://yslee.com/ (en anglais).

 

Un an après Le pendentif de jade, les entraînements et les leçons de Mary continuent à l'Agency et elle assure de petites missions.

« À moins que ce n'est été différent parce que tu l'avais choisi, et que, cette fois, on te l'impose. Le jeu de l'esprit, de la mémoire et des émotions est si complexe, soupira Anne. » (page 29).

Mais il y a deux morts en deux jours : deux chutes mortelles du haut de la Tour St. Stephen, le beffroi du Parlement, alors que le chantier en cours de construction est fermé au public. Une rumeur de fantôme commence à circuler, inspirée de l'histoire d'un homme tué dans l'incendie de 1834.

Pour sa mission, Marie se déguise en garçon et se fait embaucher sur le chantier.

« Quelqu'un la regardait. Mary pouvait le sentir, comme la chaleur d'une tache de soleil sur sa nuque. Mais quand elle se retourna pour comprendre ce qui se passait, elle ne vit personne : juste un homme grand et maigre qui quittait le chantier. » (page 83).

Ce qu'elle ne sait pas, c'est que James Easton est revenu des Indes, handicapé par la malaria, et qu'il inspecte le chantier.

 

Quelques extraits

« Comment comptez-vous y arriver autrement ?

En faisant plus d'efforts.

Oooh, oui – rien qu'à la force de votre stupidité et de votre entêtement sans pareils. » (page 185).

« Suivre un cortège funéraire était plus étrange qu'il n'y paraissait. » (page 195).

« Le mauvais goût n'est pas un crime. » (page 281).

 

Dans cette Angleterre du XIXe siècle, Angleterre victorienne, Mary va être confrontée aux dures conditions de travail des ouvriers, à un monde pauvre, avec des enfants orphelins qui doivent travailler non seulement pour vivre mais aussi pour nourrir leurs petits frères et sœurs.

Elle va aussi être confronté aux journalistes qui veulent à tout prix des informations pour remplir les journaux.

« […] nous, les messieurs de la presse, bien que modestes, aidons à forger l'opinion publique tout en étanchant la soif de connaissance et de progrès du public. » (page 141).

Elle va bien sûr se mettre encore en danger et faire frémir James Easton.

De l'action, des rebondissements, un peu de romantisme, ce tome 2 est à la hauteur du premier qui montrait la bourgeoisie dans toute sa splendeur et sa bassesse. Un point commun entre la bourgeoisie et le monde ouvrier : le thé.

Le tome 3, Les secrets du palais, est paru en mars 2013 avec une couverture jaune : j'ai hâte de le lire.

 

Une lecture pour les challenges Jeunesse & young adults # 2 et pour l'Angleterre : Mois anglais, Voisins Voisines 2013. Et pour le nouveau Challenge victorien.

 

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 03:27

Douze minutes avant minuit est un roman de Christopher Edge paru aux éditions Flammarion le 2 mai 2013 (332 pages, 13 €, ISBN 978-2-0812-8659-7). Twelve minutes to midnight (2012) est traduit de l'anglais par Laurence Kiefé.

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion pour ce roman que j'ai reçu avant sa parution et avec lequel j'ai passé un très bon moment de lecture.

 

Christopher Edge a grandi à Manchester et a, selon lui, passé beaucoup de temps à la bibliothèque. Il vit maintenant à Gloucester et, avant de devenir écrivain, a travaillé comme professeur d'anglais, rédacteur en chef et éditeur. Comme je n'avais jamais entendu parler de cet auteur, je pensais que Douze minutes avant minuit était son premier roman, mais pas du tout ! Plus d'infos et tous ses livres sur http://www.christopheredge.co.uk/.

 

Londres. Ovation au Grand Théâtre : Montgomery Flinch vient de lire sa nouvelle histoire terrifiante qui paraîtra le lendemain dans le numéro de décembre 1899 du Frisson illustré, un magazine littéraire. Mais Montgomery Flinch n'est pas celui que l'on croit ! Monty Maples est en fait un acteur payé par Miss Penelope Tredwell (qui se fait passer pour sa nièce) et son tuteur, Mr William Wigram. Les parents de Penny étant morts aux Indes, l'adolescente de 13 ans a hérité de tout, journal Le Frisson illustré compris. « Penny occupait à elle toute seule les postes de rédactrice en chef, d'auteur vedette et d'éditeur, masquant sa véritable identité derrière d'innombrables pseudonymes. » (page 29).

Après la représentation, le journal reçoit une lettre du Dr Charles Morris, directeur du Royal Bethlem Hospital, établissement psychiatrique plus connu sous le nom de Bedlam. Depuis 6 mois, les patients entrent en transe et écrivent des choses bizarres dans un état catatonique. « Toutes les nuits, douze minutes avant minuit, de plus en plus de patients se lèvent et tous succombent à cet insatiable besoin d'écrire. Et lorsqu'ils se réveillent le lendemain matin, ils n'ont aucun souvenir de ce qu'ils ont fait. » (page 42). Pour comprendre, Penny, « Montgomery Flinch » et William Wigram veulent lire « les Écrits de minuit » depuis le début mais tous les feuillets ont disparu !

La petite troupe va enquêter, aidé du jeune Alfie, l'assistant de l'imprimeur du journal, et se frotter à Lady Isabella Cambridge, une jeune veuve passionnée par les araignées d'Abyssinie, architarbi somnerus, araignée tisseuse de rêves. Mais Montgomery Flinch est dans la ligne de mire de Robert Barrett, un journaliste de La Gazette qui a des doutes sur son identité.

 

Ma phrase préférée

« La folie est encore à venir. Nous sommes à l'orée d'un siècle de démence – toute raison perdue alors que le monde bascule dans les guerres, les famines, les épidémies et les catastrophes. » (page 320).

 

Une Penelope, surnommée Penny, l'Angleterre de la fin du XIXe siècle, un garçon qui apporte de l'aide et un journal, ça me dit quelque chose ! Eh oui, Penelope Green, héroïne de Béatrice Bottet ! Mais les âges de ces deux Penelope sont différents (13/17 ans) et leurs aventures le sont aussi : fantastique pour Penelope Tredwell, histoire et condition féminine sur les cinq continents pour Penelope Green. Tant mieux car les deux séries se dévorent !

Il y a des clins d'œil à Sherlock Holmes et son créateur, Arthur Conan Doyle qui apparaît d'ailleurs ainsi que plusieurs autres écrivains britanniques de cette fin de XIXe siècle (H.G. Wells, Rudyard Kipling, Max Pemberton, H. Rider Haggard...) : ils veulent tous participer au nouveau Prix littéraire de la Société des Périodiques illustrés et des Magazines littéraires extrêmement bien doté (20 000 livres sterling) créé par Lady Isabella Cambridge sensée être morte dans l'incendie de sa maison, et le piège va se refermer sur eux.

Comme c'est de la littérature jeunesse, cette histoire est terrifiante, mais pas trop, juste ce qu'il faut. Lisez plutôt ce qu'en dit The Gardian : « This is perfect for anyone wanting a chilling read which is scary but not so much that it gives you nightmares. » (C'est parfait pour ceux qui veulent une lecture effrayante mais pas au point de vous donner des cauchemars).

 

J'ai lu ce roman très original d'une traite et j'ai eu un peu peur (l'araignée n'est pas mon animal préféré !) car tout est bien raconté, dosé et j'ai trouvé fort agréable de me retrouver au milieu de tous ces célèbres écrivains et de passer du XIXe au XXe siècle. Ça m'a fait penser à Le roman de Bergen, de Gunnar Staalesen.

En fait, j'ai lu plusieurs romans d'auteurs anglais ces derniers mois et la littérature jeunesse anglaise est vraiment au top !

Voulez-vous lire le premier chapitre de Twelve minutes to midnight en anglais ? C'est sur issuu.com.

Bon à savoir : le tome 2 des aventures de Penelope Dreadful (en anglais) / Tredwell (en français), Shadows of the silver screen, est paru en janvier 2013 en Angleterre. Et le tome 3, The black crow conspiracy, est annoncé pour janvier 2014. Comme j'ai hâte de les lire !

 

Une lecture pour le Cercle de lecture de Tête de Litote et les challenges Animaux du monde pour les araignées (brrr...), Jeunesse & young adults # 2, La Belle Époque, Petit Bac 2013 (catégorie chiffre / nombre), et pour l'Angleterre : British mysteries (l'histoire se déroule dans l'Angleterre victorienne), Cercle de lecture de Tête de Litote (la ronde 9 d'avril-mai est pour l'Angleterre), God save the livre, Voisins voisines ainsi que Thrillers et polars. Dommage que le Mois anglais ne soit pas en mai, mais en juin...

 

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 04:18

Agency1.jpgThe Agency – 1 : Le pendentif de jade est un roman de Y.S. Lee paru aux éditions Nathan en mai 2010 (377 pages, 14,90 €, ISBN 978-2-09-252421-3). The Agency – A spy in the house (2009) est traduit de l'anglais par Lilas Nord.

 

Ying S. Lee est née à Singapour. Elle a grandi à Vancouver et à Toronto au Canada. Elle a étudié la littérature et la culture victoriennes, et a obtenu son doctorat en 2004. Des séjours et des recherches à Londres lui ont inspiré la série The Agency. Auparavant elle a écrit un document : Masculinity and the English working class. Elle est mariée, a un fils, et habite à Kingston en Ontario au Canada.

Plus d'infos sur http://yslee.com/ (en anglais).

 

Août 1853. Mary Lang, une orpheline de 12 ans, est condamnée à la pendaison pour « crime de cambriolage ». Elle est sauvée in extremis par une gardienne de la prison d'Old Bailey et Anne Treleaven, « directrice de l'Institution pour Jeunes Filles de Miss Scrimshaw ».

 

Avril 1858. Les espoirs mis sur Mary Quinn n'ont pas déçu Anne Treleaven et Felicity Frame. Mary est devenue une jolie jeune femme bien élevée qui s'est passionnée pour ce qu'elle apprenait à l'Institution. Elle y est même devenue enseignante depuis un an. Mais elle s'ennuie un peu, elle aimerait un travail encore plus intéressant ! Elle va être gâtée : les deux femmes lui proposent dans le plus grand secret de rejoindre L'Agency : « une organisation secrète qui exige de ses membres une discrétion absolue. Être agent secret, c'est s'exposer à de nombreux risques prévisibles, sans compter tous les dangers imprévus. Réfléchis bien avant de prendre ta décision. » (page 36). C'est tout réfléchi ! Mary dit oui bien sûr et, après un petit entraînement, se lance dans sa première mission. Elle entre comme dame de compagnie au service des Thorold, à Chelsea, pour leur fille, Angelica. Elle doit en fait observer Henry Thorold soupçonné de trafic d'objets précieux volés en Inde. Mary doit se méfier car le jeune secrétaire, Michael Gray, est peut-être le complice de son patron.

Après quatre jour dans la maison des Thorold à supporter Miss Angelica (une vraie peste), la chaleur et la puanteur de la Tamise, Mary assiste à une réception. Elle fait la connaissance de George Easton, le prétendant d'Angelica, et de son frère, James Easton.

 

« Georges lui lança un regard noir.

On voit bien que tu n'y connais rien, à l'amour.

Si c'est ça, l'amour, dit James en montrant le sous-main, j'aime autant passer mon tour. Si tu continues, tu vas finir par nous écrire des poèmes.

Son frère rougit comme une tomate, James éclata de rire.

Non ? C'est pas vrai ! Oh, mon pauvre vieux.

Ça y est ? Tu as fini de te moquer de moi ?

Ah, ça jamais ! Bon, et si nous parlions de ce nouveau chemin de fer à Calcutta. » (pages 96-97).

 

Mary et James vont enquêter ensemble. Oh, évidemment, elle ne lui dit pas la vérité à son sujet et ne lui parle pas de L'Agency !

« Mary garda le silence. James était loin d'être au bout de ses surprises... Mais elle avait promis de ne rien dire. Et, à vrai dire, elle n'en avait pas la moindre envie. S'il apprenait ce qui s'était passé ce matin, il n'aurait plus aucune raison de poursuivre l'enquête avec elle, alors qu'il lui était très utile. Et puis elle avait commencé à apprécier sa compagnie, en dépit de son arrogance. » (page 266).

« Ce que vous pouvez être idiote pour une fille intelligente ! » (page 350).

 

Par ce roman aventure-action-amour-espionnage, l'auteur montre la bourgeoisie londonienne de l'Angleterre victorienne : les hommes d'affaires qui se sont enrichis, l'étiquette, les bonnes manières, le thé, la domesticité, les relations entre les gens. Elle dénonce les bateaux plein à craquer, tellement plein qu'ils coulaient avec les marchandises et les marins chinois à bord (qu'est-ce qu'un Chinois pour un Anglais du XIXe siècle ?), ou alors les propriétaires malins faisaient croire que leurs bateaux avaient coulé pour arnaquer l'assurance.

 

En lisant ce roman, j'ai tout de suite pensé à Penelope Green de Béatrice Bottet : 1. La chanson des enfants perdus ; 2. L'affaire Bluewaters. Mary Quinn est du même tonneau que Penelope Green, sauf que Mary est agent secret et Penelope journaliste. Mais elles ont de nombreux points communs : elles sont orphelines et vivent dans la deuxième moitié du XIXe siècle à Londres, elles sont énergiques, volontaires et autonomes, elles veulent faire bouger la condition des filles et des femmes, elles se mettent en danger lors de leurs enquêtes et ont toutes deux un « chevalier servant », James Easton pour Mary et Cyprien Bonaventure pour Penelope. Cependant contrairement à Penelope qui veut poursuivre ouvertement l'œuvre journalistique de son père, Mary est entourée de mystère car elle a un secret qu'elle garde bien enfoui.

 

L'Angleterre du XIXe siècle, l'Angleterre victorienne, c'est un pur régal ! Je veux dire que j'aime beaucoup les romans de cette époque ou qui se déroulent à cette période, car il y a un charme à nul autre pareil. En plus, ici, il y a de beaux personnages, une chouette intrigue, du mystère et une pointe de romance avec une belle qualité d'écriture.

 

Si vous voulez vous faire une idée, vous pouvez lire les 36 premières pages sur le site de l'éditeur. Quant à moi, j'ai hâte de lire le tome 2, Le crime de l'horloge !

 

Une lecture pour les challenges Littérature jeunesse & young adults (qui se termine le 20 de ce mois, dommage...), Premier roman et Le crime n'a pas de frontière.

JeunesseYoungAdults PremierRoman1 ChallengeCrime

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 10:10

Le mystère des pavots blancs est le troisième tome des enquêtes d'Enola Holmes écrites par Nancy Springer.

Mai 2008, Nathan, collection grand format, 201 pages, 13,50 €, ISBN 978-2-09-251302-6

Traduit de l'américain par Rose-Marie Vassallo, The case of the bizarre bouquets – an Enola Holmes mystery, 2008

 

Mars 1889, un certain Mr Kippersalt, interné à l'asile psychiatrique Colney Hatch, prétend être le Dr Watson mais l'infirmière ne l'écoute pas : depuis trente ans qu'elle travaille dans cet hôpital, elle a en effet entendu de nombreuses fantaisies ! Enola quant à elle cherche un nouveau pseudonyme depuis qu'elle sait que son frère connaît les précédents (voir L'affaire Lady Alistair) mais Sherlock Holmes est sur une autre affaire : son assistant, le Dr John Watson a disparu. Enola, devenue maître du déguisement, découvre que l'épouse, Mary Watson, reçoit d'étranges bouquets et s'intéresse aussi à Pertelote qui tient boutique à la place de son époux à Holywell Street.

 

Basé sur un détail du passé du Dr Watson, ce troisième tome plutôt centré sur la psychiatrie par l'intermédiaire du destin d'une pauvre malheureuse, fait encore la part belle aux fleurs qui suivent Enola depuis le début.

 

Plus encore sur www.enolaholmes.fr !

 

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 07:06

L'affaire Lady Alistair est le deuxième tome des enquêtes d'Enola Holmes écrites par Nancy Springer.

Septembre 2007, Nathan, collection grand format, 267 pages, 13,50 €, ISBN 978-2-09-251301-9

Traduit de l'américain par Rose-Marie Vassallo, The case of the left-handed Lady – an Enola Holmes mystery, 2007


Janvier 1889, Mycroft et Sherlock n'ont toujours pas trouvé trace ni de leur mère ni de leur soeur. De son côté, Enola a ouvert dans l'East End de Londres une agence de « recherches toutes disparitions » sous le nom du Dr Ragostin et se fait passer soit pour Ivy Meshle la secrétaire du docteur, soit pour Mrs Ragostin son épouse, soit pour une bonne soeur qui arpente les rues pour distribuer des petites choses aux pauvres. Elle communique avec sa mère par annonces interposées mais se doute que son frère a éventé leur système de codage floral des messages. Pour le moment elle enquête sur la disparition de la jeune Lady Alistair : fugue seule, fugue amoureuse ou enlèvement ? Alors qu'un inconnu a essayé de l'étrangler, que le Dr Watson est venu lui rendre visite et que son frère la poursuit, elle va s'enfoncer dans les bas-quartiers où même les malheureux agressent plus faibles qu'eux et où la révolte sociale naît sous les cris de quelques excités marxistes ou anarchistes.


Plus fourni en intrigue que le premier tome et plus intéressant au niveau historique et social, ce roman - qui décrit bien la vie des pauvres de Londres et le début des revendications sociales - se lit d'une traite et appelle à découvrir la suite : Le mystère des pavots blancs.


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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 07:40

La double disparition est le premier tome des enquêtes d'Enola Holmes écrites par Nancy Springer.

Février 2007, Nathan, collection grand format, 250 pages, 13,50 €, ISBN 978-2-09-251300-2.

Traduit de l'américain par Rose-Marie Vassallo,The case of the missing marquess – an Enola Holmes mystery, 2006


Juillet 1888, Enola Holmes, la soeur cadette de Mycroft et Sherlock Holmes s'apprête à fêter ses 14 ans dans la maison familiale, le manoir de Ferndell Hall. Mais Lady Eudoria Vernet Holmes a disparu en laissant à sa fille ses cadeaux d'anniversaire : un nécessaire à dessin, un livre sur le langage des fleurs et un recueil de messages codés à décrypter. L'adolescente mesure d'autant mieux la solitude qui l'étreint que son prénom Enola se dit à l'envers Alone, c'est-à-dire seule. De plus, son frère aîné qu'elle n'a pas vu depuis dix ans - date de l'enterrement de leur père - veut se débarrasser d'elle en la mettant en pension afin qu'elle apprenne les bonnes manières que leur mère fantasque et suffragette ne lui a jamais enseignées. Ne pensant qu'à sa liberté, Enola s'enfuit à bicyclette avec quelques biens et de l'argent que sa mère avait caché pour elle. C'est donc sur une double disparition que le célèbre Sherlock Holmes va devoir enquêter mais c'est Enola, l'héroïne que le lecteur suit dans sa fuite et dans la résolution de l'affaire Basilwether. Affaire qui va lui donner l'idée de créer à Londres - sous un pseudonyme bien sûr – une agence de « recherches toutes disparitions ».


Bien que l'intrigue ne soit pas aussi approfondie que dans les enquêtes de Sherlock Holmes écrites par Arthur Conan Doyle, ce roman destiné aux adolescents et adultes se lit avec plaisir et donne envie de connaître la suite : L'affaire Lady Alistair et Le mystère des pavots blancs. Il met aussi en avant la vie des gens aisés à la campagne, le langage des fleurs et la passion de l'époque pour le spiritisme.

 

 

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