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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 22:30

Goggles ゴーグル est un manga de Tetsuya Toyoda paru aux éditions Ki-oon dans la collection Latitudes (*) en octobre 2013 (231 pages, 14 €, ISBN 978-2-35592-582-5). Parution au Japon aux éditions Kodansha en octobre 2012. Traduction du japonais par Yohan Leclerc.

 

Je remercie Rakuten-Price Minister de m'avoir envoyé cette bande dessinée dans le cadre de La BD fait son festival. Il faut donner une note alors je note 18/20.

 

TOYODA Tetsuya 豊田 徹也 est né en 1967 dans la préfecture d'Ibaraki. Il dessine depuis l'enfance mais n'a commencé à publier dans Afternoon qu'en 2003. Du même auteur : Undercurrent (Kana, 2008).

 

(*) Latitudes est une nouvelle collection de Ki-oon pour des seinen en grand format. Les précédents grands formats étaient pour Emma et Bride stories, deux excellentes séries de Kaoru Mori.

 

Goggles est un one-shot, un recueil de six nouvelles qui a reçu le prix Afternoon présidé par Jirô Taniguchi. Il a été sélectionné pour Angoulême 2014.

 

Slider スライダー (première publication : Afternoon, janvier 2008)

En allant chercher une balle de base-ball tombée dans une maison abandonnée, Kôhei, jeune chômeur, se retrouve face au dieu de la misère. « Celui dont on dit qu'il suffit de le regarder pour sombrer dans la pauvreté ?! Ah ! » (page 16). Pour vérifier que le vieil homme dit vrai, Kôhei décide de le montrer au riche patron qui l'a licencié.

Ce que j'en dis : Le base-ball est un des sports favoris des Japonais. Il y a trois générations de garçons : un chômeur, un jeune intérimaire, un écolier et les trois vivent une espèce d'insouciance malgré la crise économique. Les dessins sont réalistes mais il y a un petit côté fantastique dans cette première histoire.

 

Mr. Bojangles ミスター・ボージャングル (première publication : Afternoon, avril 2011)

Une jeune femme qui va se marier engage un détective privé (Yamazaki) pour retrouver un vieux monsieur : un voisin qui s'est occupé d'elle lorsqu'elle était enfant, seule avec sa mère. Il se faisait appeler Mr. Bo. « Il discutait de films, de pièces, de livres, d'œuvres d'art ou de disques dont je n'avais jamais entendu parler... Je l'admirais beaucoup ! » (page 67).

Ce que j'en dis : Une histoire pleine de nostalgie, avec des personnages attachés au passé en même temps qu'au présent.

 

Goggles ゴーグル (première publication : Afternoon, septembre 2003)

Le jeune Kôichi se balade et cherche du travail. « Soit tu joues au pachinko, soit tu cherches un boulot, mais concentre-toi sur un truc à la fois ! » (page 100). Mais Monsieur Murata – chez qui il loge – a ramené chez eux « la fille d'une connaissance » qui a une dizaine d'années. Mutique, Hiroko ne communique pas et porte des lunettes de moto ayant appartenu à son grand-père.

Ce que j'en dis : Une histoire intime et cruelle servie par des personnages attachants.

 

Nouvelles acquisitions à la bouquinerie Tsukinoya 古書月の屋買取行 (première publication : Hôsho Gekkan, janvier 2007)

Elle est libraire, lui est disquaire ; ils se partagent un magasin de vente d'occasions et rentrent de Yamanashi où ils ont fait de nouvelles acquisitions.

Ce que j'en dis : J'ai été surprise car ce récit est très court (3 pages) ! C'est une histoire amusante mais qui montre bien la difficulté de gagner sa vie lorsqu'on a une petite activité qui nécessite du temps et de la motivation. À noter que les deux protagonistes sont Kanae et Satoru issus de Undercurrent.

 

Aller voir la mer 海を見に行く (première publication : Afternoon, novembre 2012)

Hiroko et son grand-père partent à moto pour voir la mer avant d'aller manger un gâteau. « J'enfonce des portes ouvertes, mais à mon âge, je me dis... que la violence ne résout jamais rien finalement... » (page 163).

Ce que j'en dis : Ça fait bizarre de voir Hiroko et son grand-père après avoir lu Goggles. Mais, c'est la fin de l'été, il y a une douceur dans l'air et de la tendresse entre eux. L'auteur a écrit cette histoire comme une préquelle à Goggles.

 

Tonkatsu とんかつ (première publication : Afternoon, octobre 2012)

Chiaki Suwa est inspectrice au service des investigations de la banque Natsume. Elle est chargée d'interroger monsieur Sakai qui travaillait au service des prêts. Mais la mémoire du vieil homme semble défaillante et il voudrait manger « un tonkatsu qu'il a mangé autrefois et qu'il ne parvient pas à oublier... » (page 190).

Ce que j'en dis : Les mangas culinaires fonctionnent bien au Japon. J'aime beaucoup le tonkatsu ! C'est du porc pané, frit et servi avec du chou émincé. Cette histoire est drôle mais elle montre deux visions différentes du Japon, celle du vieil homme et celle de la jeune femme émancipée. Pourtant chacun d'eux a perdu un être cher il y a peu de temps. « À la recherche du tonkatsu perdu ? » (page 201) : rires.

 

Goggles est un recueil réussi et aucune histoire ne dépareille. Elles sont indépendantes mais parlent toutes de problèmes familiaux et/ou de problèmes liés au travail. Les personnages sont beaux et expressifs. Les dessins réalistes et détaillés sont surprenants. Dans la postface, l'auteur donne une petite explication pour chacune des histoires. Je suis très contente d'avoir lu Goggles et je crois bien que j'ai Undercurrent sur une étagère : j'aimerais bien le relire.

 

J'ai lu ce manga pour le challenge Un samedi par mois, c'est manga mais je le mets aussi dans Le mélange des genres (BD et roman graphique).

 

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 11:23

Cryozone est une bande dessinée de Thierry Cailleteau et Denis Bajram parue aux éditions Delcourt dans la collection Néopolis en mai 2005 (64 pages, 22,50 €, ISBN 978-2-84789-648-0).

 

Thierry Cailleteau, le scénariste, est né le 6 septembre 1959 à Rouen. Il a aussi été directeur éditorial aux éditions Vents d'Ouest et a travaillé sur des jeux vidéo. Il est connu pour les séries Aquablue et Wayne Shelton entre autres.

 

Denis Bajram, le dessinateur, est né le 1er février 1970 à Paris (son père est d'origine albanaise). Il a étudié aux Beaux-Arts et aux Arts-Déco à Paris. Il est cofondateur et directeur éditorial des éditions Quadrant solaire. Il travaille aussi sur des jeux vidéo. Plus d'infos sur http://www.bajram.com/.

 

31 décembre 2059, l'UNSS Neil Alden Armstrong est le premier vaisseau à quitter la Terre pour coloniser une autre planète à l'extérieur du système solaire, Sulus dans le système 51 Pegasi. À son bord, 9 600 humains en cryosommeil dans des caissons Cryotek et 400 membres d'équipage de permanence pour six mois à tour de rôle.

Après dix ans de voyage sur vingt prévus, tout semble bien se passer à bord et les personnes actives célèbrent le nouvel an avant de réveiller 400 autres personnes et de repartir en cryosommeil. Erika Bjornsen, mise enceinte par le professeur Langenthal, psychologue de la mission, refuse de se faire avorter et provoque une explosion. Dans une alcôve de la partie du vaisseau en feu, Lise Caron, médecin en chef, découvre des caissons individuels différents et non répertoriés, des modèles militaires ; elle libère un homme.

« Cet homme est la propriété de Cryotek ! Secret industriel ! » (page 19).

Le survivant dit s'appeler Slobodan Kopp et avoir testé la nouvelle molécule CM-666 au lieu de la CM-661 habituelle.

Dans le vaisseau, les humains réveillés trop vite, en procédure d'urgence de dix heures au lieu de seize, meurent ou se transforment en zombies avides de chair fraîche.

 

Cette intégrale contient les deux tomes de la bande dessinée :

Tome 1 – Sueurs froides (mars 1996, ISBN 978-2-84055-058-7),

Tome 2 – Syndrome Z (avril 1998, ISBN 978-2-84055-174-4),

et un cahier de 16 pages intitulé Le making-of avec des croquis, des planches, des illustrations...

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette intégrale SF horreur en me disant que ça faisait longtemps que je n'avais pas nourri le challenge Zombie attack !

Ce qui m'a plu, c'est le fait que tout est plausible, on a une explication sur le pourquoi du comment les humains se transforment en zombies. Encore un exemple de la folie humaine...

Les dessins sont beaux, réalistes, le récit et la peur sont bien dosés.

L'histoire se déroule en huis-clos dans un vaisseau spatial, brrr..., j'en frissonne encore !

Et la fin est spectaculaire et donne à réfléchir.

 

Une lecture pour le challenge Zombie attack donc mais aussi Anticipation, Geek et Le mélange des genres (catégorie BD).

 

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 17:45

Koko est un manga de Kôno Fumiyo paru aux éditions Glénat dans la collection Kids en mars 2010 (144 pages, 9,15 €, ISBN 978-2-7234-6720-9). Kokko-san こっこさん a été publié au Japon en feuilleton entre 1999 et 2001 puis aux éditions Ohzora Publishing en février 2005.

 

Kôno Fumiyo こうの史代 est née le 28 septembre 1968 à Hiroshima (Japon). Elle a commencé à dessiner très jeune et a étudié les Sciences à l'université de Hiroshima. Puis elle a déménagé à Tokyo pour devenir mangaka. Elle a reçu le Prix Tezuka en 2005. Du même auteur : Le pays des cerisiers (Kana, 2006).

 

En rentrant de l'école, Yayoï trouve un coq abandonné et le ramène chez elle. Sa mère n'est pas d'accord pour le garder mais la fillette promet de s'occuper de l'animal, de le nourrir et de tout nettoyer. Finalement Yayoï et sa famille (le père, la mère et la sœur aînée) adoptent Koko. Mais le coq chante au lever du soleil et fait plein de bêtises !

 

De jolies petites histoires, toutes aussi tendres et amusantes les unes que les autres (il y a 16 chapitres de 7 pages chacun et un de 9 pages) qui montrent avec humour et simplicité la vie quotidienne d'une famille japonaise, les activités d'une écolière, les difficultés d'avoir un animal à la maison mais aussi ce que ça apporte, patience, amitié, bonheur.

Ce manga plutôt destiné aux enfants de 6 à 10 ans est vraiment mignon et peut évidemment être lu par des adultes. ^^

Faites vite tourner les pages en observant l'œuf en bas à droite et vous découvrirez le folioscope (dessin animé).

 

Une lecture pour Un samedi par mois, c'est manga ! que je mets aussi dans les challenges Animaux du monde et Geek (semaine thématique On bulle !).

 

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 19:46

J'avais lu le tome 1 de Genkaku Picasso il y a plus d'un an et je n'avais pas encore parlé des tomes 2 et 3.

 

Genkaku Picasso – 2 est paru aux éditions Tonkam en novembre 2011 (292 pages, 7,99 €, ISBN 978-2-7595-0682-8).

 

Genkaku Picasso – 3 est paru aux éditions Tonkam en février 2012 (324 pages, 7,99 €, ISBN 978-2-7595-0683-5).

 

Publié entre octobre 2008 et janvier 2009 dans Jump Square, Genkaku Picasso 幻覚ピカソou げんかくぴかそ est traduit du japonais par Jacques Lalloz.

 

FURUYA Usamaru 古屋兎丸 est né le 25 janvier 1968 à Tokyo. Il a étudié la peinture à l'huile à l'Université des Beaux-Arts Tama de Tokyo. Il est aussi très intéressé par la sculpture et la danse Butô. De cet auteur, j'ai déjà lu le poétique La musique de Marie (2004), l'intéressant Le cercle du suicide (2005), le surprenant Je ne suis pas un homme – 1 (2011) et j'ai vu la série Tokyo magnitude 8 (2009) que Furuya a ensuite dessinée en manga.

 

Picasso continue d'aider ses camarades de classe lorsqu'il voit un halo de fumée sombre autour d'eux.

Dans le tome 2, il y a Ota qui s'est inventé une petite amie, Kotoné et Manba qui ont du mal à communiquer, Yosuke Hishida qui se prend pour Jeanne d'Arc, Moé Sakura qui rêve de tuer les personnages d'un monde qu'elle adore.

Dans le tome 3, Yûto Honda est un bon élève qui ne vient plus au lycée (hikikomori), et Picasso va se rendre compte qu'il a déjà rencontré Akané grâce à une rose bleue.

 

Usamaru Furuya continue d'explorer l'âme humaine et les traumatismes de l'enfance-adolescence qui font dérailler une fois adulte si le problème n'est pas identifié et résolu.

Dans la postface, à la fin du tome 3, il explique ses motivations à réaliser cette trilogie et la difficulté qu'il a rencontrée à faire un shônen, lui qui venait de la revue Garô et était habitué à un public averti avec ses mangas gekiga et seinen.

Justement pour ceux qui veulent un très bon shônen différent des séries action-aventure pour ados, et en plus en série courte (3 tomes), Genkaku Picasso est parfait. Les dessins sont vraiment réussis, les histoires sont poignantes, et pas répétitives (comme je le craignais) car toutes sont différentes et finalement liées les unes aux autres car les humains sont liés aussi les uns aux autres qu'ils le veulent ou non.

Le message de Furuya est simple : faire face car les problèmes et les traumatismes venus de l'enfance et de l'adolescence sont présents en chacun de nous et il faut les affronter (seul ou avec de l'aide) pour s'en défaire et vivre enfin en adulte responsable, respectueux et heureux.

 

Une lecture pour le challenge Un samedi par mois, c'est manga que je mets aussi dans Cartable et tableau noir # 2 (presque tout se passe au lycée) et Geek.

 

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 14:05

L'enfant de l'orage – 1 : Pierres de sang est le premier tome de la série de Manuel Bichebois et Didier Poli aux Humanoïdes associés (novembre 2003, 50 pages, 12,90 €, ISBN 978-2-73166-270-2).

 

Manuel Bichebois, né en 1973 et diplômé de Polycréa (école de design), est le scénariste de cette trilogie. Il a d'abord travaillé pour le jeu vidéo (Kalisto Entertainment) avant de se lancer dans la bande dessinée avec Didier Poli.

 

Didier Poli, né à Lyon en 1971, est le dessinateur. Il a étudié les Arts appliqués à Émile Cohl et a travaillé pour l 'animation et le jeu vidéo (c'est à Kalisto Entertainment qu'il a rencontré Manuel Bichebois).

 

Alors qu'on enterre « le plus aimé des rois », le narrateur souhaite raconter une histoire car il est « le seul à détenir l'exacte vérité ».

Moskip est en train de soigneusement dépecer le cerf qu'il vient d'abattre lorsqu'il entend des pleurs de nouveau-né.

Une femme est morte foudroyée contre un arbre et a mis au monde un fils encore attaché à elle. Moskip récupère le bébé et trouve des pierres roses très légères.

Son épouse, Gladhin, qui ne peut pas avoir d'enfant, accueille le nourrisson avec joie et l'appelle Laïth « parce qu'il sera la lumière de [sa] vie ».

Laïth devient donc en ce jour un Däfow du village de Tildwen habité par des chasseurs et des arboristes.

Les années ont passé, Laïth a grandi avec les enfants du village, il a adopté un petit borali. Il est juste un peu différent : il court plus vite, il rentre quand il pleut.

Et puis, un jour, les garçons chassent et Daeb est renversé par un sanglier : Laïth le ramène à la vie sous les yeux ébahis de Tuhitep et Wando.

À partir de cet instant, la vie de Laïth bascule.

Et pour échapper à Algärd de la république de Frätt, Moskip blessé et Laïth se réfugient à Medillum, cité – réputée imprenable – du roi Bronthë dans le royaume d'Onfidhen.

Mais Dalün, le gentil médecin qui soigne le bras de Moskip, parle de Laïth au professeur Fïnrhas...

 

Mi fantasy (plutôt au village) mi steampunk (plutôt à la cité), cette bande dessinée a reçu le Sanglier de bronze 2003 (prix du meilleur jeune talent du Festival BD de Nîmes).

Elle m'a beaucoup plu et m'a donné très envie de lire la suite. Les images sont belles, les personnages attachants et le scénario est... du tonnerre !

Tome 2 : La croisée des vents. Tome 3 : Où portent les courants. Intégrale disponible depuis le 14 septembre 2010.

 

Une lecture pour les challenges Geek et Petit Bac 2014 (catégorie, hum... j'ai le choix entre matière et sphère familiale... je vais prendre matière).

 

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 16:58

Les gouttes de Dieu – 1 (神の雫 Kami no Shizuku) est un manga de Tadashi Agi et Shu Okimoto paru aux éditions Glénat dans la collection Seinen en avril 2008 (240 pages, 9,15 €, ISBN 978-2-7234-6340-9). Ce manga est paru au Japon dès novembre 2004 dans le magazine Weekly Morning et en 2005 aux éditions Kodansha.

 

AGI Tadashi (亜樹 直), né le 22 juillet 1962 à Tokyo, est le scénariste. Son vrai nom est Kibayashi Shin (樹林 伸) ; il est scénariste (manga et cinéma) et utilise d'autres pseudonymes. Plus d'infos sur http://d.hatena.ne.jp/agitadashi/ (en japonais).

 

OKIMOTO Shu (オキモト・シュウ), née en 1965 dans la préfecture de Yamaguchi, est la dessinatrice. Son vrai nom est Okimoto Hideko et elle est caricaturiste.

 

Yutaka Kanzaki est un célèbre œnologue connu mondialement. Pour Miyabi Shinohara, apprentie sommelière dans un restaurant, c'est un héros.

Shizuku Kanzaki est un jeune commercial aux Bières Taiyo. « Vraiment, le commerce et toi, ça fait deux. » (page 35), se moque un collègue. Shizuki est contrarié de sa promotion à la section Vins car son père l'a initié au vin au point de l'en dégoûter et il a l'impression de ne pas connaître le vin.

Le même jour, une avocate, Maître Ryôko Kiryû, appelle Shizuki et lui annonce la mort de son père (67 ans, un cancer).

Avant de mourir, Kanzaki a absolument voulu boire un vin français de Bourgogne : un Richebourg Grand Cru Henri Jayer 1959 du village de Vosne-Romanée.

C'est justement un Richebourg que Shizuki a décanté hier soir, dans un restaurant, pour un client revêche de Miyabi Shinohara !

En tout cas, dans son testament, Kanzaki a concocté une série d'énigmes avec douze vins qu'il aimait (surnommés les douze apôtres) et qui permettront de découvrir un treizième vin, « son vin idéal qu'il a appelé les Gouttes de Dieu » (page 66). Celui qui résoudra les énigmes en un an recevra l'héritage.

Et si Shizuki n'hérite pas de tout, simplement en tant qu'unique parent, c'est parce qu'il se découvre un frère, Issei Tômine, un arriviste qui comptait mettre la main sur la collection de vins et qui a été adopté par Kanzaki une semaine avant sa mort ! Frère et donc rival pour la succession ! Or Issei est... œnologue.

 

Ce premier tome des Gouttes de Dieu est un très beau manga, soigné et intéressant, qui met en place les personnages phares y compris le vin bien sûr. Le lecteur apprend ce qu'il faut savoir sur les merveilles du vin et son vocabulaire (domaine, appellation, terroir, cépage, millésime, décantation, arôme, robe, bouquet, dégustation, dégustation à l'aveugle...) et ses relations avec les fleurs, les fruits, la musique... Bien sûr le discours est tout à fait sérieux mais le manga reste une fiction bien agréable à lire. J'ai lu que ce manga sur le vin (le premier à sa parution) fait l'unanimité aussi bien chez les connaisseurs du vin que chez les néophytes.

Je lirai sans doute la suite, petit à petit, mais ce qui me gêne, c'est la longueur de la série : les tomes 31 et 32 sont annoncés en France pour respectivement le 22 janvier et le 19 mars 2014 mais la série en est à 40 tomes au Japon. 40 tomes... C'est trop long !

J'apprends qu'il existe un site français consacré à ce manga, avec un blog, un forum et une boutique : http://www.lesgouttesdedieu.fr/.

 

Et voici ma première participation pour le nouveau challenge de Miss Bouquinaix, Un samedi par mois, c'est manga.

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Publié par Coccinelle - dans bande dessinée manga
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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 13:34

J'ai repéré La Revue dessinée il y a plus d'un an lorsque les premiers articles sont parus annonçant son arrivée pour début 2013 sur l'idée du dessinateur Franck Bourgeron et de cinq autres amis auteurs de bandes dessinées (Olivier Jouvray, Kris, Virginie Ollagnier, Sylvain Ricard et David Servenay).

 

Le site officiel http://www.larevuedessinee.fr/ enrichi avec du contenu supplémentaire ainsi que le blog http://larevuedessinee.blogspot.fr/ et la page Facebook https://www.facebook.com/larevuedessinee.

 

La Revue dessinée, c'est un trimestriel avec des « enquêtes, reportages et documentaires en bande dessinée » (sous-titre de la couverture) dans la même optique que les revues populaires du XIXe siècle, Le Journal illustré, Le petit Journal (lire l'éditorial page 5).

 

Le premier numéro (automne 2013) est paru le 12 septembre et il est temps que j'en parle car le numéro 2 est prévu pour le 9 décembre !

 

Pour ce numéro 1 : 228 pages en couleurs avec 22 contributeurs (vous les trouverez sur le site de la revue), 13 sujets traités et quelques rubriques (éditorial, communauté, coups de cœur, etc.), tout cela pour le prix raisonnable de 15 €.

 

Autant d'auteurs, autant de styles différents pour des sujets diversifiés : historiques, sociaux, politiques, économiques, scientifiques, écologiques, culturels... Ça me fait penser à la bande dessinée publiée dans la revue XXI.

Tous les sujets m'ont intéressée même ceux que je ne connais pas spécialement comme la Marine en terres australes ou l'agriculture en Nord Pas de Calais ou le gaz de schiste en Amérique. Mais les trois qui m'ont le plus accrochée sont :

1. Face B, d'Arnaud Le Gouëfflec et Nicolas Moog (pages 110 à 115) sur Moondog, un artiste que j'apprécie énormément et dont j'aurais déjà dû parler sur le blog...

2. Belge Congo, de Jean-Philippe Stassen (pages 10 à 27), une belle approche des Congolais de Belgique. Ça me fait penser que j'ai vu cet auteur avec Emmanuel Guibert à la Fête du livre de Bron en février pour une intervention sur le thème « Quand la BD dessine le monde », ce qui correspond parfaitement à La Revue dessinée, mais que je n'ai pas publié la vidéo...

3. Passion byte, de Hervé Bourhis et Adrien Ménielle (pages 54 à 61), l'histoire (à suivre) de l'informatique avec beaucoup d'humour.

À la fin des articles dessinés, il y a une page pour « en savoir + » qui en peu de place dit quand même beaucoup de choses (noms, dates, livres...) et pour certains sujets, il y a un flashcode qui renvoie à un contenu enrichi sur le site de la revue.

 

Voilà, donc, une belle revue, originale, attrayante et accessible, sur plein de thèmes différents tous plus intéressants les uns que les autres, que je ne peux que vous conseiller. J'ai hâte de découvrir le numéro 2 !

Présentation de La Revue dessinée.

Certains sujets présentés dans cette vidéo ne sont pas traités dans le n° 1 de La Revue dessinée.

Présentation du n° 2 de La Revue dessinée à paraître en décembre 2013.

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Publié par Coccinelle - dans bande dessinée magazine
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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 03:47

Depuis septembre 2010, je participe avec plus ou moins de régularité (parfois je n'ai pas le temps de lire des bandes dessinées ou de chroniquer celles que j'ai lues...) au Top BD des blogueurs créé par Yaneck de Chroniques de l'invisible (c'est le nouveau lien car il a changé de plate-forme de blog).

 

Jacques de Un amour de BD (un blog consacré à la BD à découvrir) va utiliser ce top BD pour élaborer tous les deux mois un Top'actu BD des blogueurs qui contiendra 5 BD parues le trimestre précédant le top'actu.

 

Peut-être que tout ça va me donner envie de lire plus de bandes dessinées !

 

Les infos sur l'article Top'actu BD des blogueurs.

 

Top n° 1 - septembre, octobre, novembre 2013 (cliquez sur le bandeau).

 

Top n° 2 - novembre, décembre 2013 - janvier 2014 (cliquez sur le bandeau).

 

 

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Publié par Coccinelle - dans bande dessinée
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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 04:59

Yanaka, histoires de chats (tome 1) est un manga de Megumi Wakatsuki paru aux éditions Komikku en octobre 2013 (153 pages, 7 €, ISBN 979-10-91610-30-8). Yanyaka sanpo (やにゃかさんぽ) est traduit du japonais par Sahé Cibot.

 

Megumi Wakatsuki (わかつきめぐみ) est née un 6 février à Niigata ; elle a grandi à Kanazawa dans la préfecture d'Ishikawa. Elle est l'auteur de plusieurs mangas en particulier shôjo (publiés depuis 1982 au Japon).

Plus d'infos sur Yanyaka sanpo – paru en avril 2011 – sur le site de l'éditeur japonais, http://www.hakusensha.co.jp/yanyaka/. Le tome 2 est paru en mars 2013.

 

La quatrième de couverture nous dit « Un manga / guide de voyage sur un des plus beaux quartiers de la capitale japonaise ». Pourtant Yanaka est un quartier que je ne connais pas ! Je m'en suis approchée au sud-est (parc d'Ueno) mais je n'ai pas été si au nord de Tokyo. Il sera sûrement en bonne position lors de mon prochain séjour au Japon (un jour...). En attendant, je le découvre grâce à ce manga mignon et amusant.

 

C'est la nuit, un chaton noir (avec une tache blanche en forme de pétale de cerisier sur le dos) abandonné erre en pleurant dans le cimetière de Yanaka. Il est recueilli par Daisuke, un gros matou, qui lui disant « enfant d'Edo » induit le chaton en erreur : celui-ci appellera ensuite Daisuke monsieur Edo. Le quartier étant celui de Yanaka, c'est le nom que monsieur Edo veut donner au chaton mais il prononce Yanyaka (nya signifie miaou en japonais).

« Yanaka.

Yanyaka ?

Je te dis Yanaka avec un « na » !

Ya... Yanyaka ?

Tu as un problème d'audition ou quoi ? Je te dis Ya-na-ka !!! Ah ! Tu commences à m'agacer ! » (page 6).

Ainsi le chaton a maintenant un nom, Yanyaka ! Et il va découvrir son nouvel habitat et les traditions du quartier (bouddhisme, foire aux livres d'occasion...) avec monsieur Edo, tata Mikè (c'est comme ça qu'il appelle l'épouse de monsieur Edo) et son nouvel ami : Yashichi surnommé Nûbô, puis plus tard les petites Hina, Fumi, Myo, Yori, Ine et Mutsu qui vont l'appeler Yanyanya ou Nyâni.

« Monsieur Edo d'un côté, tata Mikè de l'autre, je suis bien au chaud. C'est cette chaleur, mon cadeau de Noël. » (page 48).

« Tu en sais des choses, Nûbô.

C'est parce que j'aime l'endroit où je vis. » (page 85).

 

 

Les chapitres (moins de 10 pages) correspondent à un lieu de Yanaka : le cimetière, le mur Tsuijibei, le parc mémorial Okakura Tenshin, un temple, un sanctuaire, le cèdre de l'Himalaya, les cerisiers en fleurs... À la fin des chapitres : un paragraphe avec le journal de Yanyaka en haut et un paragraphe avec l'explication de monsieur Edo en bas. Idéal pour se familiariser avec ce quartier et avoir envie de le visiter en vrai ! Et à la fin, une postface de l'auteur qui raconte sa découverte de Yanaka et sa vie de mangaka.

 

Amoureux des chats, amoureux du Japon, ce manga est fait pour vous ! Il est mignon, agréable à lire et pas répétitif car il se passe quelque chose de nouveau à chaque chapitre. Par contre, la visite de ce quartier va-t-elle intéresser les plus jeunes ? Je serais curieuse d'avoir leurs avis ! Et les vôtres aussi bien sûr !

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde et Totem (pour les chats) et Petit Bac 2013 (catégorie Lieu).

 

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Publié par Coccinelle - dans bande dessinée manga Japon chat
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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 03:27

Le rat géant du Sumatra (Sherlock Holmes 6) est une bande dessinée d'André-Paul Duchâteau et Bruno Di Sano parue aux éditions Lefrancq dans la collection BDétectives en 1995 (48 pages, disponible d'occasion, ISBN 2-87153-215-X).

 

André-Paul Duchâteau, l'auteur, est né le 8 mai 1925 à Tournai (Belgique). Il est journaliste et rédacteur en chef (journal Tintin), directeur littéraire (Lombard, BDétectives de Lefrancq), nouvelliste, romancier (romans policiers), scénariste de bandes dessinées (Ric Hochet, Rouletabille, Challenger, Sherlock Holmes...).

Plus d'infos sur http://www.digibulles.com/Duchateau/.

 

Bruno Di Sano, l'illustrateur, est né le 14 octobre 1951 à Saint-Nicolas près de Liège (Belgique). Il a été mécanicien automobile avant de se consacrer totalement à l'illustration (parfois coquine) et la bande dessinée.

 

Après sa dernière enquête, Sherlock Holmes est épuisé. Il dort tranquillement pendant que John Watson rédige leurs dernières aventures. Mais il se met à hurler « Le rat... Le rat... Le rat ! Empêchez-le ! » et, se levant précipitamment, il abat d'un coup de feu un rat qui court dans la pièce. Peu après, un Asiatique disant s'appeler Mr Sumatra se présente à Bakerstreet et perd connaissance en voyant le rat mort.

Dans un bouge, Shorty payé pour attaquer Holmes, meurt de la morsure d'un autre rat.

Qui en veut à Sherlock Holmes ?

Celui-ci découvre au port un bateau qui porte le nom de Sumatra et, à bord, un laboratoire et un rat géant !

« Ce rat... Ce rat géant dans la cale du Sumatra !... Quel savant fou a pu créer ce monstre ? Et dans quel but abominable ? » (page 22).

 

Wiggins, le gamin des rues coincé sur un bateau ; le professeur Moriarty, ennemi juré de Sherlock Holmes qui veut prendre possession de l'Angleterre ; des rats énormes, du suspense et des rebondissements, bref une belle aventure à lire exclusivement en bande dessinée il me semble car je n'ai pas trouvé dans quel recueil des aventures de Sherlock Holmes était cette histoire (à ce sujet, lire l'article de la Société Sherlock Holmes de France).

 

Un petit clin d'œil aux chats :

« Une porte fermée ! Comme les chats, j'ai horreur des portes closes ! » (page 15).

 

Les bandes dessinées adaptées de Sherlock Holmes aux éditions Lefrancq :

1. La sangsue rouge (1990, BDétectives n° 4)

2. Le chien des Baskerville (1991, BDétectives n° 16)

3. La béquille d'aluminium (1993, BDétectives n° 24)

4. Jack l'Éventreur (1994, BDétectives n° 29)

5. La bande mouchetée (1995, BDétectives n° 34)

6. Le rat géant du Sumatra (1995, BDétectives n° 31)

7. L'étoile sanglante (1997, BDétectives n° 37)

8. La vieille Russe (1997, BDétectives n° 40)

9. Le signe des quatre (1998, BDétectives n° 42)

 

Une lecture pour les challenges Petit Bac 2013 (catégorie Animal), Totem (rat), XIXe siècle et bien sûr Le Signe des Trois – Sherlock Holmes.

 

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Publié par Coccinelle - dans bande dessinée
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