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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 07:30

Le cinéma thaïlandais est peu connu et je n'ai vu que quelques films d'action.

 

Le pensionnat เด็กหอ réalisé en 2006 fut présenté au Festival du Film Asiatique de Deauville 2007. Il a reçu l'Ours de Cristal au 57ème Festival International du Film de Berlin et le Prix Cannes Junior en 2007. Il est sorti en DVD en juin 2008. Si vous voulez voir la bande annonce et en savoir plus, c'est sur le site officiel du film.

 

Songyos Sugmakanan ทรงยศ สุขมากอนันต์ est né le 20 août 1973, il a étudié la mise en scène et la photographie à l'université de Chulalongkorn. Il a travaillé comme scénariste de documentaires puis comme assistant avant de réaliser un court-métrage de 11 minutes en 2002 : Dore dek chore chang (Mon éléphant) et un film en 2003 avec ses amis étudiants (Vitcha Gojiew, Nithiwat Tharathorn, Witthaya Thongyooyong, Anusorn Trisirikasem and Komgrit Triwimol) : Fan Chan แฟนฉัน. Le pensionnat est le premier long métrage en solo de Songyos Sugmakanan. Son prochain film est Pidtermyai huajai wawoon ปิดเทอมใหญ่ หัวใจว้าวุ่น ou Hormones (site officiel en thaïlandais), une comédie dans le milieu étudiant qui sortira en 2008 sur les écrans de Thaïlande.

 

Le résumé

Tôn Chatri a onze ans, il préfère sortir avec ses deux copains la journée et regarder la télévision le soir plutôt que de faire ses devoirs ce qui met régulièrement son père en colère. Une nuit, Tôn éteint la télévision de justesse et surprend son père dans des ébats amoureux avec une jeune femme qui n'est pas sa mère... À la rentrée du deuxième semestre, c'est décidé, il ira dans un pensionnat. Tôn prend ça comme une punition injuste de la part de son père et Toh a l'impression d'être abandonné par son grand-frère. Les débuts au pensionnat sont difficiles (pas d'intimité, douche froide, professeur revêche) et pour l'impressionner encore plus certains garçons lui racontent des histoires de fantômes (un garçon qui s'est noyé il y a dix ans, une jeune fille qui s'est pendue). Mais Tôn se fait un ami, Wichien, solitaire et différent des autres.

 

Mon avis

Je suis presque sûre que le réalisateur a vu L'échine du diable ! Même si Le pensionnat est traité de façon « asiatique », oppression, noyade et fantastique le font ressembler à ce qui se passe dans l'orphelinat de ce très bon film espagnol. Mais cela n'empêche pas que Le pensionnat soit un beau film, réussi et heureusement différent. Il y a la douceur et la solitude de l'enfance, l'hermétisme du monde des adultes, et le bonheur de l'amitié et des découvertes.

 

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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 06:44

Blindness (L'aveuglement) est un film brésilien - japonais - canadien de 2 heures réalisé par Fernando Meireilles qui est sorti dans les salles en octobre 2008. Vous pouvez voir la bande annonce sur le site officiel.

 

José Saramago

J'ai voulu voir ce film parce que c'est José Saramago qui a écrit le roman dont est tiré ce long métrage : Ensaio sobre a cegueira (L'aveuglement) paru en 1995. Je n'ai pas lu ce livre (il faudra que je le fasse, il est reparu en poche chez Points en septembre) mais dernièrement j'ai lu Les intermittences de la mort (Le Seuil, janvier 2008) que j'ai chaleureusement recommandé autour de moi.

José Saramago, né le 16 novembre 1922, est un journaliste et un écrivain portugais engagé (communiste, altermondialiste) qui a reçu le Prix Nobel de Littérature en 1998. L'oeuvre de cet auteur éclectique contient des romans, de la poésie, des essais, des contes, des nouvelles, du théâtre, des journaux et même des opéras.

 

Fernando Meireilles

Fernando Meireilles est né le 9 novembre 1955 à São Paulo, il est donc Brésilien (mais le film est une coproduction brésilienne, japonaise et canadienne). Il est le réalisateur de La cité de Dieu (2002), La cité des hommes (2003) et The constant gardener d'après le roman La constance du jardinier de John Le Carré (2005).

 

Le résumé du film

Un Japonais au volant de sa voiture devient aveugle subitement, créant un embouteillage. Un homme se propose de l'aider, le ramène chez lui mais lui vole son véhicule. Lorsque l'épouse japonaise rentre, elle conduit son mari chez un ophtalmologiste. Le lendemain matin, ce dernier ne voit plus rien non plus, il contacte la profession et il est conduit en quarantaine dans un sanatorium désaffecté et insalubre gardé par l'armée. Afin de rester avec lui, son épouse fait croire qu'elle est également devenue aveugle. De plus en plus d'humains contaminés par cette cécité blanche viennent les rejoindre mais certains se conduisent de façon abjecte (racket et viols en échange de nourriture) créant le chaos.

 

Quelques informations en vrac

Aucun des personnages n'est nommé autrement que le docteur, la femme du docteur, etc.

Le couple principal est l'ophtalmologiste interprété par Mark Ruffalo et son épouse interprétée par Julianne Moore.

Les Japonais interprétés par Yoshino Kimura (la femme) et par Yusuke Iseya (l'homme) parlent entre eux en japonais.

Le vieil homme noir borgne (Danny Glover) est aussi le narrateur.

Les scènes urbaines ont été tournées à São Paulo (Brésil) et les scènes de quarantaine dans la prison de Guelph (Ontario, USA).

 

Mon avis

Dans notre monde, de plus en plus d'êtres humains se conduisent comme des bêtes. Pourquoi ? Parce qu'ils n'ont pas d'éducation ? De repères ? Parce qu'ils sont pauvres ? Ou riches ? Parce qu'ils sont méchants ? Dérangés ? Dans Blindness, j'ai vu trois types de personnes devenues aveugles : celles qui continuent de vivre normalement et qui souhaitent aider, faire le bien (mais elles ont besoin de l'aide de la personne qui peut encore voir), celles qui essaient de vivre normalement mais qui ont des pulsions (soit dit en passant naturelles) à assouvir (elles ont aussi besoin de l'aide de la personne qui peut encore voir) et celles qui laissent aller leur méchanceté, leur soif de pouvoir et de puissance, leur envie d'avoir de l'emprise sur les autres, en particulier s'ils sont plus faibles (ici les femmes, comme souvent, mais ailleurs ça peut être les enfants, les animaux, l'Art). L'aveuglement était en compétition au Festival de Cannes en mai 2008 mais n'a pas reçu la Palme d'Or (le jury aurait-il été aveuglé ?) et c'est bien dommage car c'est certainement un des plus beaux films de l'année et des plus intéressant à tous les niveaux (scénario, image, son...).

 

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 07:04

Le dernier dimanche d'août, j'ai eu envie de voir un film amusant. J'avais le choix entre Appelez-moi Dave avec Eddie Murphy et Rien que pour vos cheveux avec Adam Chandler, j'ai choisi ce dernier.

 

Rien que pour vos cheveux (You don't mess with the Zohan) est une comédie d'action américaine de 1 h 53 réalisée par Dennis Dugan et sortie sur les écrans français le 27 août. Les acteurs principaux sont Adam Chandler (dans le rôle de Zohan, également scénariste et producteur du film), John Turturro (dans le rôle de Phantom) et Emmanuelle Chriqui (dans le rôle de Dalia).

 

Zohan est un soldat israélien d'élite qui arrête de dangereux terroristes. Mais un des derniers, surnommé Phantom, a été échangé par son gouvernement contre deux prisonniers et l'espion fan de Mariah Carey et de musique disco est las de cette guerre qui n'en finit pas. Pour concrétiser enfin son rêve de devenir coiffeur, Zohan fait croire qu'il est mort et part illégalement aux États-Unis. Malheureusement aucun salon de coiffure ne veut l'embaucher sauf celui de Dalia, et encore quelques heures par semaine pour ramasser les cheveux... Pourtant Zohan saura saisir sa chance et attirer de plus en plus de clientes grâce à un style très... personnel ! Jusqu'au jour où son passé le rattrape : comment un Israélien peut-il travailler dans le salon d'une jeune Palestinienne, dont il est en plus amoureux ?

 

C'est vraiment un film très drôle, idéal pour terminer l'été, un bon divertissement, digne représentant du cinéma burlesque parce que rire, ça fait du bien, tout le monde le sait. Sauf que souvent les films comiques ne me font pas rire... Mais là, ça rigolait bien dans la salle. Et puis tourner en dérision le conflit entre Arabes et Israéliens, il fallait le faire parce qu'aux États-Unis, si tu veux vivre ton rêve : devenir coiffeur, chauffeur de taxi, vendeur de chaussures, c'est bon, il y a de la place pour toi à condition de vivre dans la bonne entente et sans haine. Finalement, ce film ne restera pas dans les annales du cinéma mais il fait rire et il porte un message humaniste.

 

Bande-annonce et infos sur le site officiel.

 

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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 07:47

Suite à la sortie en salles de Phénomènes, j'entends plusieurs personnes dénigrer M. Night Shyamalan en disant que plus il fait des films et plus ils sont nuls. Je ne suis pas d'accord même si je suis consciente que certains sont plus inspirés que d'autres. Quant au fait qu'il aurait attrapé la grosse tête, premièrement on n'en sait rien puisqu'on ne le connaît pas et deuxièmement, il ne serait pas le premier ! Et qu'est-ce que ça peut faire ?

 

Que sait-on de M. Night Shyamalan ?

NightShyamalan.jpgDe son vrai nom Manoj Nelliyattu Shyamalan മനോജ് നൈറ്റ് ശ്യാമളന, il est né le 6 août 1970 à Pondichéry (Inde) mais a grandi à Philadelphie (Pennsylvanie). Il a un frère aîné. Bien que ses parents soient hindouistes, il a étudié dans des établissements privés catholiques puis l'Art à New York. Il a obtenu son diplôme en 1992, à 22 ans, et l'année d'après il se mariait avec Bhavna Vaswani, avec laquelle il a deux filles. C'est donc un cinéaste jeune et de plus éclectique puisqu'il est réalisateur, scénariste, producteur et acteur. En 16 ans de carrière, il a réalisé 8 longs métrages, ainsi qu'une cinquantaine de courts-métrages durant son adolescence, après avoir reçu une caméra super8 (courts-métrages visibles petit à petit dans les DVD de ses films).

Plus d'infos sur son site officiel.

 

Sa filmographie

1992 Praying with anger (Prier avec colère) : drame autobiographique tourné à Chennai (Inde), projeté au Festival International du Film de Toronto et élu premier film de l'année à l'American Film Institute de Los Angelès

1995 Wide awake (Éveil à la vie) : film dramatique projeté en 1998 et qui a concouru en 1999 au Young Artist Award

1999 scénariste de Stuart Little réalisé par Rob Minkoff - The sixth sens (Sixième sens) avec Bruce Willis, caméo de Shyamalan

2000 Unbreakable (Incassable) avec Bruce Willis, Samuel L. Jackson et Angela Eckert, caméo de Shyamalan

2002 Signs (Signes) avec Mel Gibson, Joaquin Phoenix et Angela Eckert

2004 The woods ou The village (Le village) avec Joaquin Phoenix et Bryce Dallas Howard, caméo de Shyamalan

Acteur dans The buried secret of M. Night Shyamalan (Le secret enfoui de M. Night Shyamalan), moyen métrage de 45 minutes

2006 Lady in the water (La jeune fille de l'eau) avec M.Night Shyamalan et Bryce Dallas Howard

2007 Acteur dans Entourage, téléfilm de 40 minutes

2008 The happening (Phénomènes) avec Mark Wahlberg et Zooey Deschanel, caméo de Shyamalan (au téléphone) et prochainement Avatar : the last airbender

 

Voici le lien vers le site officiel de Phénomènes, son dernier film dont je vous parlerai une prochaine fois.

 

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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 07:02

LaMome.gifJ'ai hésité avant de voir La Môme, un film de 2 h 10, réalisé par Olivier Dahan et sorti dans les salles en février 2007. D'abord parce que je n'aime pas les chansons d'Édith Piaf, eh oui, c'est mon droit. Ensuite parce que ce que je connais du personnage me déplaît, ses caprices, ses comportements excessifs voire méprisants à l'égard des autres. Mais je comprends qu'à son époque, cette gamine, chanteuse de rue, ait pu devenir une artiste : elle avait du coffre et une présence, elle permettait aux plus pauvres de rêver en pensant que tout était possible et qu'ils pouvaient eux aussi réussir, elle faisait s'encanailler les bourgeois et le monde du spectacle, elle a même fasciné l'Amérique !

 

L'avis général étant que le film est réussi, que l'actrice principale y est excellente et que le film méritait d'être récompensé (Golden Globe, Bafta, César, Oscar), je me suis résolue à le regarder.

 

Évidemment j'ai souffert de la bande son parce que la façon de chanter d'Édith Piaf, sa voix criarde qui fait d'elle la grand-mère de toutes les braillardes actuelles, sa gouaille à la limite de la vulgarité me déplaisent.

 

Le choix du réalisateur a été de montrer les différents épisodes de la vie d'Édith Giovanna Gassion, son enfance, sa réussite, sa fin, avec des allers-retours, des flashbacks et pas dans un ordre chronologique simple, ce qui rend le film moins linéaire, mais qui peut dérouter. C'est vrai que la gamine n'a pas eu une enfance rêvée, que son organisme a été fragilisé par les privations (c'est qu'après la Première Guerre Mondiale, beaucoup de gens se trouvaient démunis), qu'elle avait la rage de vivre et de réussir, qu'elle a été repérée par hasard dans la rue par Louis Leplée, un directeur de cabaret, etc.

 

Je confirme que le film est bien mené et intéressant à voir pour la reconstitution d'époque.

Mais Marion Cotillard, transformée en monstre Piaf, est moyenne (j'ai eu l'impression qu'elle jouait le rôle comme ça, sans plus de conviction, contrairement à ce que beaucoup ont écrit), cela ne méritait en tout cas pas un Oscar et je crois que les Américains regrettent de le lui avoir donné vu les propos douteux qu'elle a tenus !

Par contre, j'ai été surprise par la prestation de Sandrine Testud, actrice que je trouve généralement plutôt transparente, et qui a réussi une composition de demi-soeur, copine d'alcool et confidente, souffrant d'être continuellement reléguée au second plan, rabaissée et délaissée.

Quant à Gérard Depardieu, en tant que monstre sacré du cinéma français, il lui suffit certainement maintenant de faire une courte apparition pour gagner assez d'argent et c'est tant mieux !

Un dernier point, le film est assez égocentrique : Piaf a rencontré les grands artistes de l'époque (Montand, Mouloudji, Aznavour, etc.), elle en a même lancé quelques-uns alors où sont-ils ? On voit juste la brève rencontre avec Marlène Dietrich, dans un restaurant aux États-Unis. Son élégance et sa classe ne font pas photo à côté de la petite Française !

 

Bon, eh bien, voilà, je l'ai vu, je pourrai en parler en connaissance de cause, et je vous conseille de le voir si vous pouvez supporter d'entendre les chansons archi-connues de la Môme Piaf, devenue Édith Piaf. Pour ses fans, cela ne posera aucun problème, ils seront sûrement comblés, à moins qu'eux aussi ne soient déçus par Marion Cotillard.

 

Tout sur le film sur http://www.tfmdistribution.com/lamome/lamome.htm et sur http://www.piaf-lamome.com/.

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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 07:46

ManToMan.gifMan to Man est un film de 122 minutes de Régis Wargnier (sur un scénario de William Boyd) sorti dans les salles en avril 2005. C'est une coproduction européenne (France, Angleterre, Allemagne). Il a été projeté en avant-première à la Berlinale de Berlin en 2005. Les acteurs principaux sont Joseph Fiennes dans le rôle de Jamie Dodd, Kristin Scott-Thomas dans le rôle d'Elena van den Ende, Lomama Boseki dans le rôle de Toko, Cécile Bahiya dans le rôle de Likola, Iain Glen dans le rôle d'Alexander Auchinleck et Hugh Bonneville dans le rôle de Fraser McBride.

Régis Wargnier naît le 18 avril 1948 à Paris et commence sa carrière au cinéma en 1972. Il est très connu pour « Indochine » (en 1993 : Oscar du meilleur film étranger et César de la meilleure actrice pour Catherine Deneuve). Son dernier film est « Pars vite et reviens tard », une adaptation du polar de Fred Vargas. En avril 2007, il est élu à l'Académie des Beaux-Arts où il occupe le siège de Henri Verneuil, décédé en 2002.

 

Le résumé
En 1870, le professeur Jamie Dodd est chargé par Alexander et Fraser, ses deux collègues, de ramener deux pygmées, une femelle et un mâle, pour prouver à l'Académie des Sciences d'Édimbourg qu'ils sont le chaînon manquant entre le singe et l'homme. En Afrique, il rencontre Elena van den Ende, une veuve aventurière qui souhaite rentrer en Europe et s'enrichir en exposant ces nains sauvages comme des bêtes de foire. Au fur et à mesure qu'il les étudie, Jamie acquiert la conviction que, malgré leur petite taille et leurs différences, ils sont des humains, ressentant des sentiments, capables de réfléchir, et pas des animaux. Il se heurte à Alexander et Fraser qui ne pensent qu'à briller à l'Académie. Pendant ce temps, Likola et Toko dépérissent dans un zoo...
 
Mon avis
Les images sont superbes et intenses, aussi bien celles de l'Afrique (forêt, cascade) que celles de l'Écosse (on a vraiment l'impression d'être à la fin du XIXème siècle). La musique interprétée par l'Orchestre Symphonique de Londres a beaucoup d'ampleur et correspond bien aux images très colorées. Ce n'est pas un film à grand spectacle, il n'y a pas d'effets spéciaux, c'est plutôt une fable humaine. Les acteurs sont excellents, en particulier Lomama Boseki et Cécile Bahiya. Ils savent qu'ils jouent dans un bon film, empli de véritables émotions, et qui fait réfléchir sur le statut que l'on donne aux autres.
Un des plus beaux moments est celui où Toko imite Jamie et lui montre son ombre, immense, en disant « Jamie » puis la sienne, minuscule, en disant « Toko ». Un autre, plus cruel, est celui où Toko grimpe sur le mat du bateau, il est de l'autre côté de la voile, on ne voit que son ombre, on ne peut pas voir la couleur de sa peau. La fin est vraiment émouvante, mais je ne vous la raconte pas !

Pour ceux qui veulent voir ce film, il est sorti en double DVD chez TF1 Vidéo et la bande annonce en VO sous-titrée est disponible sur Comme au Cinéma.

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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 08:19

Produit par Kiev Film Studio, L'exploit de l'éclaireur est réalisé par Boris Barnet sur un scénario de Mikhaïl Bleiman, Konstantin Issaev et Mikhaïl Makliarski.
Son titre original est Podvig razvedtchika.

Moi qui aime le cinéma russe, j'ai été contente de pouvoir regarder ce long métrage d'espionnage sur Arte. Dédié aux éclaireurs soviétiques, ce film de 87 minutes tourné en 1948 est présenté comme un film culte de la jeunesse soviétique et le film fétiche de Poutine, rien que ça !

BorisBarnet.jpgBoris Barnet est un cinéaste russe, né à Moscou le 18 juin 1902 (il avait un grand-père anglais) et mort par suicide à Riga le 8 janvier 1965.
Acteur dans quelques-uns de ses films mais aussi dans des films de Vsevolod Poudovkine comme La fièvre des échecs (1925) et Tempête sur l'Asie (1928)
Réalisateur d'une petite trentaine de films entre 1927 et 1963, dont La jeune fille au carton à chapeau (1927), Okraïna - Le faubourg (1933), Au bord de la mer bleue (1936), Novgorodtsy (1943), Lyana (1955), Annouchka (1959), Alyonka (1961), etc.

Les principaux acteurs de L'exploit de l'éclaireur
Pavel Kadotchnikov : Fedotov/Eckert

Dmitry Milioutenko : Berejnoï
P. Arjanov Dobrovolski : Stubing
Boris Barnet : Général von Kuhn
Viktor Khalatov : Friedrich Pommer

L'histoire de L'exploit de l'éclaireur
À peine rentré du front, le commandant Alexei Fedotov, un bel officier de l'Armée Rouge, se rend auprès de son épouse bien aimée (il y a un portrait de Staline au-dessus de leur sofa !) mais il doit assister à l'interrogatoire d'un espion au sujet de la protection d'Hitler. Alors que l'espion réussit à fuir lors de son transfert, Fedotov est investi d'une importante mission en Prusse Orientale. De leur côté, les Allemands renvoient l'espion surveiller les Bolcheviks dans sa patrie d'origine, l'Ukraine.

Ce film en noir et blanc qui bénéficie d'une très belle image et d'extraordinaires contrastes, joue sur l'importance des regards, sur l'héroïsme et sur un astucieux scénario d'espionnage : le chassé croisé entre Fedotov/Eckert, l'espion soviétique et Berejnoï, l'espion allemand d'origine ukrainienne, avec enlèvements, meurtres, traîtrise et même un peu d'humour.

Lequel des deux va être le plus rusé et accomplir avec succès sa mission ?

Pour ceux qui ont manqué sa diffusion, L'exploit de l'éclaireur est rediffusé le lundi 10 mars à 14 h 55 sur Arte.

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 12:38

IIrisWhite.gifIris White, l'aventurière est une série de 6 épisodes de 52 minutes chacun, écrits par Alain Wieder et réalisés en 2006 par Jean-Claude Guidicelli avec des illustrations de Luc Desportes. Série produite par France 5, La Compagnie des Taxi-Brousse, Lobster Films.

La voix du narrateur est celle de Pierre Arditi, la voix de l'héroïne est celle de Sandrine Bonnaire.

Voici les titres des 6 épisodes : Les fourchettes du tsarévitch, Le vol de l'Inca, Les seigneurs de l'Afrique, La bataille du Pôle, L'impératrice et le dragon, Le manuscrit hindou.

L'aventurière, c'est Iris, née le 1er avril 1900 à Saint-Pétersbourg, dans une famille russe, d'une mère Comtesse mariée à un militaire. Elle apprend vite que le colonel russe n'est pas son père puisque sa mère fut enceinte en France, de l'homme qui est en fait venu en Russie pour être son précepteur.

Iris devient une belle jeune femme glamour qui vit tout le XXème siècle et rencontre les personnages marquants de ce monde. Par exemple, dans le 1er épisode, elle sauve le célèbre bébé dans le landau à Odessa, elle rencontre le tsarévitch dont elle reçoit des fourchettes en argent, puis elle participe à la Révolution avant de fuir la Russie, via la Pologne, l'Allemagne et gagne les États-Unis après un bref séjour en France. Aux États-Unis, elle rencontre White, un riche héritier, passionné d'aviation, blessé pendant la deuxième guerre mondiale, qu'elle épouse.

C'est une série très originale mêlant des images d'archives dont certaines sont inédites (représentant la vérité historique) à la bande dessinée (représentant la fiction). Ainsi il est aisé de comprendre l'Histoire et de s'attacher à Iris et aux personnages qui jalonnent son existence, c'est-à-dire celle du XXème siècle. La bande dessinée m'a fait pensé à deux oeuvres : Adèle Blanc-Sec de Tardi et Corto Maltese de Hugo Pratt.

Iris est bien sûr un personnage imaginaire et ses aventures sont exotiques, romanesques voire rocambolesques. J'adore !


Quand la sortie en DVD est-elle prévue ? Que je puisse voir les épisodes que j'ai ratés... !

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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 19:09
BrothersSusanneBier.gifBrothers (Brødre) est un drame (1 h 50) de la cinéaste danoise Susanne Bier, réalisé en 2004 (sortie en DVD en novembre 2006). Classé en cinéma d'auteur, ce film est représentatif du cinéma danois actuel : vies de femmes, drames familiaux, violence.

Susanne Bier, née le 15 avril 1960, a étudié l'Art, l'architecture puis le cinéma et elle a tourné une petite dizaine de films : Freud quitte la maison (Freud flyttar hemifran) en 1992, Affaires de famille (Det bli’r i familien) en 1993, Sekten en 1997, The one and the only (Livet är en schlager) en 2000, Open hearts (Elsker dig for evigt) en 2002, Brothers (Brødre) en 2004, After the wedding (Efter brylluppet) en 2007, Nos souvenirs brûlés (Things we lost in the fire) avec  Halle Berry, Benicio Del Toro et David Duchovny (sortie en janvier 2008), The duchess avec Keira Knightley, Ralph Fiennes et Charlotte Rampling (sortie prévue en novembre 2008).

Brothers ou comment une guerre qui ne la concerne pas directement a une incidence concrète sur la vie d'une Européenne, épouse et mère de famille.
Michael (Ulrich Thomsen) est commandant dans l'armée danoise, il doit diriger une mission de sauvetage en Afghanistan pour libérer un opérateur radio, mais son hélicoptère est touché et Sarah (Connie Nielsen), sa femme, apprend sa disparition. Sarah se retrouve donc seule avec leurs deux filles, Natalia (Sarah Juel Werner) et Camilla (Rebecca Løgstrup). Mais Jannik (Nikolaj Lie Kaas), le frère cadet de Michael, qui vient de sortir de prison après 3 ans écopés pour un braquage de banque, compte bien se faire une place dans leur maison et dans la vie de Sarah.

Il y a beaucoup de sensibilité dans ce film, beaucoup de violence aussi, et c'est cela qui m'a intéressée. Mais ce n'est pas de la violence gratuite pour faire des entrées et mettant mal à l'aise le spectateur, c'est une violence maîtrisée par la réalisatrice et utilisée pour montrer les sentiments et la psychologie des personnages. En effet, le film montre en parallèle les déplacements de Michael (couleurs de l'été afghan) et la vie quotidienne de Sarah (grisaille de l'hiver à Copenhague) mais aussi les problèmes de communication entre frères, l'alcoolisme, les souffrances de la solitude. Il montre aussi d'un côté la rédemption d'un voyou qui payé sa dette à la société et de l'autre la culpabilité d'un homme qui a dû survivre en milieu hostile.

Brothers a reçu plusieurs prix.
En 2004 : Prix de la Critique au Festival de Hambourg, Coquillages d'argent de la meilleure actrice pour Connie Nielsen et du meilleur acteur pour Ulrich Thomsen au Festival International du film de San Sebastian.
En 2005 : Prix du Public du Festival de Sundance, Prix du meilleur long métrage de fiction au Festival International de Films de Femmes à Créteil, Prix Spécial du Jury au Festival International du Film à Indianapolis.

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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 00:12
PierreGranierDeferre.jpgPierre Granier-Deferre était un grand cinéaste français qui avait dirigé les plus grands acteurs des années 60 à 80 : Alain Delon, Patrick Dewaere, Jean Gabin, Guy Marchand, Philippe Noiret, Romy Schneider, Simone Signoret, Jean-Louis Trintignant, Lino Ventura, etc.

Il est mort vendredi 16 novembre, il avait fêté ses 80 ans le 22 juillet 2007.

Dans les années 50, après ses études de cinéma, il est devenu assistant de :

1951 : André Heinrich sur Terreur en Oklahoma, André Berthomieu sur Le roi des camelots et sur Chacun son tour, Georges Lacombe sur La nuit est mon royaume, Jean-Paul Le Chanois sur Sans laisser d'adresse

1952 : André Berthomieu sur Allô... je t'aime, Guy Lefranc sur Elle est moi

1953 : André Berthomieu sur Belle mentalité

1954 : Marcel Carné sur L'air de Paris, Jean-Paul Le Chanois sur Papa, maman, la bonne et moi...

1955 : Jean-Paul Le Chanois sur Village magique et sur Les évadés

1957 : Maurice Delbez sur A pied, à cheval et en voiture

1958 : André Berthomieu sur En légitime défense, Denys de La Patellière sur Les grandes familles

1959 : Denys de La Patellière sur Les yeux de l'amour

1960 : Denys de La Patellière sur Un taxi pour Tobrouk (j'aime beaucoup ce film).

LeChat.gifSon premier film est Le petit garçon de l'ascenceur (qu'il me semble n'avoir jamais vu !) : 1962, noir et blanc, 90 min.

En 1981, il a obtenu le Prix Louis-Delluc pour Une étrange affaire avec Nathalie Baye (César de la meilleure actrice dans un second rôle), Gérard Lanvin (Prix Jean Gabin) et Michel Piccoli (Ours d'Argent du meilleur acteur au Festival de Berlin) : belle brochette d'acteurs et de récompenses !

Pierre Granier-Deferre a scénarisé de nombreux films et épisodes de séries. Il a réalisé plus de 25 longs métrages dont Le Chat que j'ai revu il y a peu. Le Chat, adapté d'un roman de Georges Simenon, fut réalisé en 1971 avec Jean Gabin et Simone Signoret, magistraux en couple de vieillards qui s'engueulent tout le temps mais ne peuvent vivre l'un sans l'autre. Pierre Granier-Deferre admirait Georges Simenon et avait d'ailleurs réalisé des épisodes de Maigret (avec Bruno Cremer).

Un de ses enfants, Denys Granier-Deferre, né en 1949, est également réalisateur mais aussi scénariste et acteur.


PS : Ceci est le centième article publié dans ce blog.

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