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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 04:39

Le rossignol et l'empereur de Chine est un album illustré de Kochka et Qu Lan paru aux éditions Flammarion/Chan-ok en avril 2013 (32 pages, 13,25 €, ISBN 978-2-916899-85-5).

 

Kochka est l'auteur. Née au Liban en 1964, elle vit en France depuis 1976, présentement dans la Sarthe. Déjà lu d'elle : Le destin blanc de Miyuki.

 

Qu Lan est l'illustratrice. Née le 6 décembre 1977 à Suzhou en Chine, elle vit en Charente depuis 2002. Elle est peintre, illustratrice et a déjà publié Le chat bonheur. Plus d'infos sur http://www.lan-artwork.com/.

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion/Chan-ok pour ce très bel album illustré.

 

« Il était une fois... » un empereur de Chine qui aimait les belles choses et la perfection. Au-delà des jardins du palais, il y avait une forêt dans laquelle vivait un rossignol gris. « Son apparence était commune mais son chant était magnifique ! » (page 7).

Lorsque l'empereur sut qu'il avait en son domaine un tel joyau, il exigea que l'oiseau chantât pour lui.

Le rossignol fut emmené au palais et l'empereur pleura en l'entendant chanter, mais le petit oiseau fut enfermé et bien que la cage fut dorée, il préférait plus que tout sa liberté...

Heureusement l'empereur reçut un jour en cadeau un très beau rossignol mécanique d'or et d'argent qui pouvait chanter sans se fatiguer !

Le rossignol s'enfuit et il est banni du palais.

Mais la mécanique chante-t-elle aussi bien que le vrai rossignol et va-t-elle tenir ?

 

Kochka s'est bien sûr inspirée du beau conte de Hans Christian Andersen, Le rossignol et l'empereur. Un conte réaliste paru en 1843 : une métaphore qui montre que personne, même le plus riche ou le plus puissant, ne peut s'approprier ce qu'il ne possède pas. Elle a allégé le texte, l'a rendu même plus poétique, et les illustrations de Qu Lan (pleine page ou double page) sont magnifiques. Un très bel album donc, à avoir dans sa bibliothèque ou à offrir.

 

Une lecture pour Des contes à rendre bien sûr mais aussi pour Animaux du monde (rossignol), Je lis aussi des albumsPetit Bac 2013 (catégorie Animal) et Royal (empereur).

 

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Publié par Coccinelle - dans album illustré conte Chine
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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 23:23

Les deux bossus est un recueil de contes d'Osamu Dazai paru aux éditions Philippe Picquier dans la collection Contes et légendes d'Asie en octobre 1997 (191 pages, 15 €, ISBN 2-87730-344-6). Otogi-zôshi  お伽草紙 (1945) est traduit du japonais par Sylvain Chupin et illustré par Jean-Pierre Cagnat.

DAZAI Osamu 太宰 治 est né le 19 juin 1909 à Aomori (nord de l'île de Honshû) au Japon. Son vrai nom est Shuji Tsushima (津島 修治). Il est un des plus célèbres écrivains japonais du XXe siècle ; il est connu pour son style « watakushi shôsetsu » ou « shishôsetsu », style issu du naturalisme japonais (milieu naturel et réalisme) qui incorpore des éléments autobiographiques dans un récit écrit à la première personne du singulier. Il est aussi connu comme un homme aimant manier l'ironie, à la fois pessimiste et fantaisiste. Il est né dans une famille riche qui comptait déjà sept enfants mais son père était souvent absent pour ses voyages et sa mère était très malade. Après le suicide de l'écrivain Akutagawa Ryûnosuke en 1927, il abandonna ses études (littérature française) à l'Université impériale de Tokyo, sombra dans une vie de débauche et s'intéressa au marxisme. Mais, après son mariage et un accord avec sa famille, il reprit ses études et devint le grand écrivain que l'on connaît (il commença à être publié en 1935) mais rien ne lui fut épargné : addiction à un médicament contenant de la morphine, désintoxication, adultère de son épouse avec son meilleur ami, tentatives de suicide, divorce, guerre. Il mourut avec sa maîtresse le 13 juin 1948 (suicide par noyade) à Tokyo. Pour ceux qui ont le bonheur de lire le japonais, ses œuvres sont disponibles sur Aozora bunko.

Introduction

Pendant la guerre, un homme se réfugie dans l'abri antiaérien avec son épouse, leur fille de cinq ans et leur fils de deux ans. Pour calmer les angoisses de la fillette, il lui lit des contes avec un livre d'images.

Les deux bossus

« Il était une fois, il y a bien, bien longtemps » un vieillard de 70 ans qui était encore enjoué et en pleine forme malgré une énorme bosse sur la joue droite (il la considérait comme un compagnon, voire un petit-fils, à qui il pouvait parler). Il vivait sur l'île de Shikoku et était grand amateur de saké mais son épouse, taciturne, le rabrouait tout le temps à tel point qu'il devint morose et sombra dans l'alcool. Lorsqu'il faisait beau, il se promenait sur le mont Tsurugi et ramassait des branchages. « Quelle vue splendide ! » (page 14). Mais un soir, pris par la pluie, il se réfugia dans une cavité avec quelques animaux et fut témoin d'une étrange scène dans la clairière. Le lendemain, il alla raconter la scène à un autre vieillard qui lui aussi portait une énorme bosse mais à l'autre joue et qui en était fort mécontent.

Ce conte déformé par l'auteur est ici typique du tragi-comique ! Je vous laisse découvrir ce qu'il advint des deux bosses des deux vieillards !

Monsieur Urashima

Urashima Tarô vit avec sa famille dans le village de Mizunoe au nord de Kyôto. Comme il est l'aîné et donc l'héritier des biens familiaux, il est « stable et d'une courtoisie irréprochable » mais sa famille ne le comprend pas toujours. « C'est dans l'explosion de la curiosité que réside l'aventure, aussi bien finalement que dans sa maîtrise. L'un et l'autre ne vont pas sans périls. Car l'homme est marqué par les destin. » (page 43). Cependant, homme de goût, il aspire à vivre noblement sans importuner personne et ne comprend pas pourquoi les autres sont si critiques. Un jour, il est interpellé par une tortue qu'il avait sauvée : pour le remercier, elle veut lui faire visiter le légendaire Palais du Dragon et rencontrer la jolie Otohime qui joue du koto. Mais comme il refuse, la tortue se fâche : « […], vous autres, le spectacle de la vraie vie, cela vous soulève le cœur. » (page 54).

Urashima Tarô va apprendre ce qu'est la véritable noblesse d'âme et le renoncement à la sainteté. Il va dévoiler sa véritable nature. Ce conte est un peu l'équivalent japonais du mythe grec de la boîte de Pandore.

Le Mont Crépitant

Au bord du lac Kawaguchi, un des cinq lacs du Mont Fuji, un raton qui s'en est pris à une vieille femme subit les foudres d'un lapin. Mais à cause de la censure sur les livres pour la jeunesse, dans la version moderne, le raton se contente de griffer la vieille femme et les tortures que lui fait subir le lapin ne sont du coup plus du tout justifiées ! « Une vengeance doit être exécutée loyalement, car les dieux sont les alliés de la justice. » (page 111). L'auteur pense à une chose : et si le lapin était en fait une adolescente vierge, doucereuse et redoutable qui attirait le raton sur le Mont Crépitant ?

Un détournement de conte amusant et coquin qui explique bien la répulsion entre deux êtres mais qui ne m'a pas convaincue.

Le moineau à la langue coupée

C'est l'histoire d'un homme de 40 ans dans la région de Sendai qui est un bon à rien ; d'ailleurs il ne fait rien et ressemble déjà à un vieillard. Il est quand même marié, depuis 10 ans, à une femme qui a maintenant 33 ans mais il n'a pas d'enfant. « Autant dire qu'il ne remplissait aucun de ses devoirs envers la société. » (page 162). Pourtant, lorsque son épouse est dehors, un moineau, que l'homme appelle Rumi, entre dans la maison. Un jour, l'oiseau se met à parler mais la femme, en colère, lui arrache la langue et le malheureux moineau s'enfuit. Alors l'homme qui n'avait jamais rien fait de sa vie, va chaque jour dans le bois de bambous pour retrouver le moineau à la langue coupée.

Dans ce conte étrange, la personne qui a le cœur pur est récompensé même s'il a déçu sa famille, la société et son épouse.

Les otogi-zôshi 御伽草子 sont des contes issus du Japon médiéval et dont les auteurs sont inconnus (un peu comme les contes récoltés par les frères Grimm). Ces contes illustrés sont environ 350 et datent de l'époque de Muromachi (1392-1573).

Dans ce recueil, Osamu Dazai modifie les contes de deux façons. La première, c'est parce que le père de famille les raconte à sa fille de mémoire et en s'inspirant d'un album illustré (et les images n'ont peut-être rien à voir avec le conte d'origine). La deuxième, c'est que l'auteur fait des digressions (par exemple sur la tortue et son habitat dans Monsieur Urashima). Du coup, le lecteur a l'impression de lire quelque chose de différent et d'être dans la complicité de l'auteur.

L'auteur explique aussi pourquoi Momotarô n'est pas dans le recueil : « si je n'ai pas les moyens de me reporter un tant soit peu à la réalité, je suis un auteur sans imagination, incapable d'écrire ne serait-ce qu'une ligne ou un mot. Ainsi, au moment de me mettre à raconter l'histoire de Momotarô, me suis-je trouvé sans ressources, dans l'impossibilité de donner corps à ce héros absolument invincible dont je ne connais pas d'exemple. » (pages 156-157).

Une lecture pour le challenge Écrivains japonais que je mets aussi dans Animaux du monde (tortue, raton, lapin, moineau), Des contes à rendre, Des livres et des îles (Honshu et Shikoku Japon), Fant'classique, Je lis des nouvelles et des novellas (qui incluent les contes) Lire sous la contrainte et Petit Bac 2013 (chiffre/nombre), Tour du monde en 8 ans, Un classique par mois.

 

 

 

 

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 04:38

ContesAmoureux.jpgPetits contes amoureux est un album illustré de Gudule et Samuel Ribeyron paru aux éditions Milan jeunesse en janvier 2009 (64 pages, 13 €, ISBN 978-2-7459-3077-4).

 

 

Gudule – ou Anne Guduël mais de son vrai nom Anne Liger-Belair – est née le 1er août 1945 à Bruxelles (Belgique). Elle a étudié les Arts décoratifs et a été journaliste avant de publier son premier livre en 1987. Plus d'infos sur http://gudule.over-blog.com/.

 

Samuel Ribeyron est né à Vienne (Isère) et a étudié à l'École Émile Kohl à Lyon. Il est auteur, illustrateur, peintre, sculpteur et réalisateur (animation). Plus d'infos sur son site officiel et sur son blog.

 

La plus belle chose au monde (Égypte)

Aïcha, la fille du cadi, a trois prétendants. Lequel va-t-elle choisir, le prince, le commerçant ou le jardinier ?

 

Princesse Tabo-ada (Madagascar)

Grâce à un génie, le roi et la reine ont pu avoir un enfant, une fille. À cause du parfum qu'elle dégage, ils l'ont appelé Tabo-ada (c'est le nom d'une fleur). Le problème, c'est qu'elle est vraiment laide alors les parents l'obligent à vivre recluse.

 

Les quatre vies de Balaam et Oumi (Inde)

Balaam et Oumi sont amis d'enfance. Mais Oumi a fait un rêve et refuse la demande en mariage de Balaam.

 

Le cœur d'un petit cordonnier (Orient)

Moustapha est un petit cordonnier. Il demande la main d'Aïssata. Mais elle veut épouser un riche bourgeois.

 

La perle des abîmes (Bretagne)

Gaëlle-Anne est amoureuse du pirate Morgan le Noir, mais bien sûr son père, le roi d'Armor, est contre cette union. La jeune fille fuit alors avec son amant en Jamaïque.

 

Les deux magiciens (Sologne)

Nanet est un ancien soldat qui revient de la guerre sans une égratignure mais aussi sans un sou. Un seigneur l'embauche comme domestique à la condition qu'il ne sache ni lire ni écrire. Bien sûr Nanet sait lire, écrire et compter mais il préfère ne rien dire.

 

Histoire du petit bossu qui avait du miel dans sa bosse (Bulgarie)

Un petit bossu rejeté par les humains dégage une si bonne odeur que les insectes butinent sur sa bosse et que des abeilles s'y installent. Il décide de découvrir le monde et rencontre une petite fée en larmes.

 

La sagesse du juge (Syrie)

Malgré leur pauvreté, Youssouf et Nabila s'aiment et sont heureux. Et quand on est heureux, on chante ! Mais leur voisin, Hadj Sélim, « homme riche et cruel » est dérangé par leurs chants.

 

La mariée et le vagabond (Roumanie)

Mikos est un beau jeune homme qui préfère vagabonder au lieu de travailler. Arrivé dans un village où on célèbre une noce, il s'invite au mariage pour profiter du bon repas.

 

Le vrai courage (Turquie)

Le sultan veut marier sa fille de 15 ans, Zénobia. Mais elle n'est intéressée par aucun des prétendants : elle veut un mari courageux et elle lance un défi... impossible à tenir !

 

Un très beau recueil de contes, de contrées différentes et donc dépaysant, mais qui ont tous un point commun, l'amour. Gudule a amoureusement compilé et adapté ces contes qui sont superbement illustrés par Samuel Ribeyron dont j'ai déjà lu Beau voyage.

Vous pouvez feuilleter 6 pages sur le site de l'éditeur.

 

Un album illustré pour les challenges Des contes à rendre, Je lis aussi des albums – 2013, Littérature francophone (Belgique) et Petit Bac 2013  (catégorie Sentiment).

ContesChallenge Jelisalbums2013 LittFrancophone PetitBac2013

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Publié par Catherine - dans album illustré conte
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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 05:10

VilainCanard1.jpgCoeurCinemaLe vilain petit canard (Гадкий утёнок = Gadkij utënok) est un film d'animation de 1 h 14 réalisé par Garri Bardine en 2010. Il est adapté du conte d'Andersen, sur la musique de Tchaïkovski interprétée par l'Orchestre philharmonique national de Russie. Il est sorti en DVD chez Arte éditions en 2012.

 

Tout le monde connaît l'histoire du Vilain petit canard (conte de Hans Christian Andersen, 1842). Ici, elle est poussée à son paroxysme et arrache des larmes !

 

Il était une fois une basse-cour où vivaient joyeusement des poules et coqs, des canards et canes, des oies, des dindons et dindes... Cette basse-cour était très vivante, très productive et les réveils se faisaient en fanfare, façon Chœurs de l'Armée rouge.

Un matin, un coq découvrit un énorme œuf et le poussa jusqu'au tas que couvait une poule. Mais l'oiseau qui en sortit ne ressemblait à aucun autre... Il était grand et tout le monde le trouva laid ; de plus, il se dandinait et chantait très mal.

Évidemment il fut moqué, humilié, et malgré tous ses efforts pour se faire aimer et les dangers de l'extérieur, il fut violemment chassé de la basse-cour.

 

Comme il est poignant le moment où, rejeté pour la nuit, le vilain petit canard se retrouve seul, dans le noir, tremblant et apeuré, et qu'il chante sa peine, lui qui ne demande qu'à aimer ses frères oiseaux et à en être aimer. Il va découvrir la liberté et ses dangers car la liberté s'acquiert et se garde précieusement.

 

VilainCanard2.jpgLe vilain petit canard est un film très émouvant, réalisé en pâte à modeler, image par image, mais le résultat est différent des autres studios (américains et anglais en particulier) car il y a comme des imperfections ce qui donne tout son cachet et sa poésie au film ! De plus le ver de terre apporte de l'humour tout au long du récit.

 

Garri Bardine  naîtle 11 septembre 1941 à Orenbourg en Russie. Diplômé de l'École du théâtre d'Art de Moscou Nemirovitch-Dantchenko, il débute sa carrière en tant qu'acteur puis réalisateur (théâtre de marionnettes, courts-métrages). Il crée son propre studio, Stayer, en 1991. Le vilain petit canard est son premier long métrage et il a nécessité 6 ans de travail. Plus d'infos sur http://www.bardin.ru/ en russe et en anglais.

 

Piotr Ilitch Tchaïkovski naît le 7 mai 1840 à Votkinsk. C'est un célèbre compositeur russe de la période romantique. Il est éclectique : symphonies, concertos, suites, ballets, opéras, musique de chambre, avec un mélange de musique classique occidentale et de musique folklorique russe. Il meurt le 6 novembre 1893 à Saint-Pétersbourg, chez son frère, Modeste, qui est écrivain.

Pour Le vilain petit canard, les musiques sont issues du Lac des cygnes et de Casse-Noisette  et elles se fondent à merveille dans le film et dans l'histoire.

 

HiverRusse2

Un article que je mets

dans les challenges

Un hiver en Russie

et Des contes à rendre !.

ContesLogo2


 

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Publié par Catherine - dans cinéma animation conte Russie
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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 05:45

Etoile.gifL'étoile (Звезда) est un conte de Vikenti Veressaïev paru en Russie en 1903.

 

Vikenti Veressaïev (Вике́нтий Вике́нтьевич Вереса́ев) de son vrai nom Vikenti Vikentievitch Smidovitch (Викéнтий Викéнтьевич Смидо́вич) est né le 4 janvier 1867 à Toula en Russie (à moins de 200 km au sud de Moscou). Fils de médecin, il a étudié la philologie et la médecine. Il exerça la médecine et vécut en parallèle une carrière de romancier, nouvelliste, poète, critique (une étude sur Tolstoï et Dostoïevski) et traducteur (après un voyage en Grèce, en 1910, il traduisit L'Iliade et L'Odyssée en russe). Vikenti Veressaïev est un auteur réaliste, il reçut le Prix Staline littéraire en 1945 et décéda la même année, le 3 juin à Moscou.

Quelques-unes de ses œuvres : Sans route (1895), Notes d'un médecin (1901), Récits de guerre (1906), Dans l'impasse (1923), Les sœurs (1933)... et des récits biographiques sur Gogol et Pouchkine.

 

L'étoile ne commence pas par « Il était une fois... » mais par « C'était dans les temps anciens, dans une contrée lointaine et inconnue. »

Dans ce monde, il faisait tout le temps nuit, « une nuit noire éternelle » avec des « brouillards méphitiques ». Malgré l'inhospitalité de ce monde, des humains y vivaient et lorsque, parfois, le vent se montrait, les humains pouvaient voir le ciel étoilé et c'était la fête ! Ainsi les étoiles recevaient prières, chansons et étaient étudiées par les savants qui, les voyant se rapprocher de la terre, annoncèrent qu'un jour (mais dans très longtemps), leurs descendants ne vivraient plus dans cette nuit noire.

Espoir et patience font vivre...

Mais un jour, la voix d'Adéïle, « jeune homme indocile et déraisonnable  » se fit entendre : pourquoi espérer pour des descendants très lointains alors qu'eux avaient besoin de la lumière des étoiles, ici et maintenant ? Quelques jeunes hommes et jeunes filles le suivirent au grand désarroi de leurs parents.

Lorsque, par miracle, Adéïle revint – seul – avec une étoile, ce fut l'euphorie malgré la perte des autres jeunes gens, mais ce bonheur ne dura pas. En effet, comment vivre en voyant toutes « les difformités de la vie » ?

 

Ce conte oriental (*) fut publié en France dans la Revue bleue (année 49, n° 2) en 1911 dans une traduction de Jacques Povolozky. Il est disponible sur la Bibliothèque russe et slave dans la section Littérature russe et sur Wikisource.

(*) L'auteur parle du « grand Brahma », il se réfère donc à l'Hindouisme, Brahmâ étant le dieu-créateur de l'Hindouisme, le premier de la Trimûrti (Trinité) composée également de Shiva et Vichnou.

Sous le couvert d'une histoire fantastique : un jeune homme risque sa vie (et celles de ses compagnons de route) pour décrocher une étoile et apporter la lumière, Vikenti Veressaïev montre la noirceur non seulement de la vie humaine mais aussi de l'âme humaine.ClubLN

Un conte qui fait réfléchir, comme tous les contes, n'est-ce pas ?

L'humain souffre de vivre dans le noir et rêve de clarté, mais ensuite il souffre aussi de vivre dans la lumière et aspire à plus d'ombre. Cruel dilemme, impossible à régler, mais il y aura toujours des voix qui se feront entendre, des voix d'humains qui voudront aller plus loin, savoir, connaître, comprendre, bousculer la sagesse établie, et si ces voix n'existent pas, la Nature le fera, ça prendra beaucoup plus de temps mais ce qui doit arriver arrivera quand même. Il y a une notion d'inéluctable et les humains ne sont pas maîtres de leur destin quels que soient leurs pensées, leurs actes et leur sagesse.

C'est la première fois que je lis cet auteur et j'aimerais beaucoup lire d'autres de ses textes car cette Étoile est une belle découverte.

 

Une lecture pour les challenges ABC 2012-2013 (lettre V), Des contes à rendre, Je lis des nouvelles et des novellas, Un classique par mois, Voisins Voisines 2013 et bien sûr Un hiver en Russie.

ABC2012-2013 ContesChallenge NouvellesChallenge3
ClassiqueMois1 VoisinsVoisines2013 HiverRusse2

 

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 18:44

Aujourd'hui, avec le très beau Doodle de Google, j'apprends qu'on célèbre les 200 ans des Contes des frères Grimm : Jacob (4 janvier 1785 - 20 septembre 1863) et Wilhelm (24 février 1786 - 16 décembre 1859).

DoodleGrimm.jpg

Wilhelm Grimm a publié son premier livre, des traductions d'anciennes légendes danoises (Altdänische Heldenlieder) en 1811. Le premier ouvrage commun des deux frères, sur le Chant de Hildebrand est publié en 1812. Il est suivi, en décembre de la même année, d'un premier recueil de Contes de l'enfance et du foyer (Kinder- und Hausmärchen) tiré à 900 exemplaires. (source Wikipédia).

Ce premier recueil contient 86 contes ; le deuxième recueil publié en 1814 contient 70 contes. Au fur et à mesure des rééditions et jusqu'en 1857, les histoires sont améliorées et des contes sont rajoutés pour arriver en tout à 210 contes. Le recueil intégral est, depuis 2005, au Registre international Mémoire du monde de l'Unesco.

Malgré leur nom, Contes de l'enfance, ces histoires furent considérées comme ne convenant pas aux enfants à cause de leur violence, de la sexualité bien présente et des informations scientifiques que les enfants ne pouvaient comprendre. C'est pourquoi les récits ont été transformés, édulcorés et, en 1825, les frères Grimm ont fait paraître la Petite édition (Kleine Ausgabe) avec une sélection de 50 contes pour les jeunes lecteurs, livre qui a été réédité dix fois de 1825 à 1858.

Autre information intéressante : certains contes d'origine française, comme ceux de Charles Perrault (12 janvier 1628 - 16 mai 1703) ou plus largement d'origine européenne ont influencé les frères Grimm qui les ont modifiés pour les faire entrer dans le mythe nordique-germanique.

Avec cette célébration, il m'est venu l'idée d'un challenge sur les contes ! Il y a déjà eu des challenges comme « Réglons nos contes » en 2010 (de juin à décembre) géré par BloodySéléna mais je crois qu'il est resté confidentiel ou « Once upon a time » pour les contes de fées en 2011 géré par Pimpi et qui se termine.

Je propose donc Des contes à rendre ! Et je vous rassure : vous n'aurez aucun compte à me rendre puisque ce challenge est illimité (c'est le premier challenge illimité que je crée) et n'a pas de minimum (ou de maximum) de lecture ! Simplement, j'ai voulu créer 3 catégories : une pour les parrains de ce challenge, les frères Grimm, une pour les contes européens et une pour les contes du monde entier. Vous pouvez participer à une, deux ou les trois catégories, et vous pouvez bien sûr mettre vos articles dans d'autres challenges.

Albums illustrés, bandes dessinées, recueils en tout genre, essais sur les contes, toutes les lectures comptent ! Vous pouvez aussi parler de films, de séries, d'animation, de documentaires... Et pour vous encourager, n'hésitez pas à compter aussi vos articles d'avant !

 

Catégorie 100 % Grimm : vous pouvez lire un seul conte, une sélection de votre choix, ou les 210 contes. Vous les trouverez entre autres sur http://www.grimmstories.com/fr/grimm_contes/index en plusieurs langues. Vous pouvez aussi parler du film Les frères Grimm réalisé par Terry Gilliam en 2005 ou de la série télévisée Grimm créée par David Greenwalt et Jim Kouf en 2011, etc.

ContesLogo1.jpg

Catégorie Perrault, Grimm, Andersen & Cie : vous pouvez lire autant de contes européens que vous le souhaitez. Vous pouvez aussi parler de leurs adaptations comme la Belle et la Bête, Blanche-Neige, le Chat-Botté, le Petit chaperon rouge, le Vilain petit canard, etc.

ContesLogo2.jpg 

Catégorie La cour des contes : vous pouvez lire autant de contes du monde entier que vous le souhaitez, y compris les contes modernes et parler des adaptations comme Mulan, Shrek, les Trois brigands, etc. (Si cette illustration vous plaît, vous pouvez retrouver cet univers ici ainsi que dans les images précédentes et suivantes.)

ContesChallenge.jpg

 

Inscription, liens à déposer, des questions... ? Laissez un commentaire !

 

L'index du blog ; la liste des participants ; le groupe Facebook ; les liens des participants.

 

 

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Publié par Coccinelle - dans challenges & défis conte
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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 05:44

ContesSazanami.jpgDix petits contes à lire en compagnie est un recueil d'Iwaya Sazanami paru aux éditions MeMo en novembre 2010 (76 pages, 25 €, ISBN 978-2-35289-054-6). Nippon mukashi-banashi (1894-1896) est traduit du japonais par Marine Pénicaud avec la collaboration de Valérie Rouzeau.

 

Iwaya Sazanami 巌谷 小波 est le pseudonyme d'Iwaya Sueo né à Tokyo le 6 juin 1870 et décédé le 5 septembre 1933. À l'âge de 17 ans, il devient membre du Ken-yû-sha (les Amis de l'écritoire), un des premiers cercles de littérature moderne. Il est le précurseur de la littérature enfantine au Japon car il est le premier homme de lettres à écrire spécifiquement pour la jeunesse (après avoir écrit trois romans destinés aux adultes) dès 1891 avec Koganemaru. Il est l'éditeur d'un des tout premiers magazines destinés à la jeunesse, Shônen Sekai, entre 1895 et 1914, ainsi que de la version pour les filles, Shôjo Sekai, de 1906 à 1931, tous deux publiés par Hakubunkan. Il est aussi conteur, créateur de théâtre pour les enfants, journaliste, poète (haïku), éditeur et professeur (à l'Université de Berlin et à Waseda à Tokyo). En 1926, le roi du Danemark l'a fait Chevalier de l'Ordre de Dannebrog « pour sa contribution à la diffusion des contes occidentaux au Japon » (page 75).

 

Ilya Green est l'illustratrice de ce recueil. Elle est née en Provence en 1976, a grandi dans le Lubéron, a étudié les Lettres et les Beaux-Arts, et vit à Marseille. Plus d'infos sur http://www.ilya-green.com/ et http://ilya-green.blogspot.fr/.

 

Les fraises de décembre La mère ordonne à O-Yuki (Neige) d'aller chercher des fraises à sa petite sœur O-Hana (Fleur) mais c'est décembre et il y a trente centimètres de neige...

Le fantôme du cerf-volant Tarokichi (Tarô l'espiègle ou Tarô le fortuné) se met en colère car il n'arrive pas à faire voler le cerf-volant que sa mère lui a offert et, lorsque le papier se coince dans l'arbre, l'enfant lui lance des pierres et le déchire.

Le chien tambour Yukio (Neige) a un chien blanc, Shiro, et Sumizô (Charbon) a un chien noir, Kuro, mais les deux garçons ne s'entendent pas et leurs chiens non plus. Un jour Shiro et Kuro se battent, se poursuivent et Shiro disparaît. Au bout d'un mois, inconsolable, Yukio demande à sa mère un tambour.

Les poupées de papier et Takasago – Sazanami a une collection de poupées. Une nuit, il est réveillé par des voix : ce sont les poupées du couple impérial et le vieux couple Takasago qui se plaignent de leurs conditions !

Deux hirondelles et une carpe en papier – En mai, deux hirondelles sortent de leur nid et elles sont apeurées en voyant une énorme carpe flotter au vent la bouche ouverte. Lorsqu'elles se rendent compte que la carpe est un fanion en papier, elles se moquent d'elle.

La mouche et l'éventail – Les mouches sont des insectes pénibles et malsains ; heureusement il y a l'éventail pour les chasser. Mais un jour l'éventail se laisse berner par une mouche.

La lune, la pluie et le vent – La pluie et le vent, jalousant la lune que les humains admirent, s'allient contre elle mais les humains récupèrent leurs offrandes et ferment tous leurs volets.

Jirô-la-paresse – Jirô a dix ans et il est tellement paresseux qu'il dort tout le temps, ne se lave pas, ne va pas à l'école et ne se lève même pas pour manger ou célébrer le jour de l'an. Sa mère et son frère aîné inventent un moyen de le faire changer.

La sirène – Un jeune homme en âge de se marier n'a aucune prétendante. Lorsqu'il pêche une sirène, il est si ému qu'il préfère la remettre à l'eau. Peu de temps après, une jeune femme lui demande l'hospitalité et accepte de l'épouser à la condition de pouvoir prendre un bain d'eau salée chaque semaine sans qu'il ne vienne la déranger.

Drôle de pinceau ! Un peintre exceptionnellement doué mais pauvre peint un bonze qui, aussi pauvre que lui, le paye avec un pinceau. Un vieux pinceau, mais spécial car il rend réelles les choses dessinées.

 

Divinités, fantômes, transformations, êtres fantastiques... Voici dix contes japonais qui font réfléchir, rêver et qui représentent bien l'âme du Japon d'autant plus que les illustrations sont très belles. Je connaissais les deux derniers contes sous d'autres formes comme Le secret de la grue blanche à la place de la sirène et Duc Yi aime le dragon pour le peintre. Bien sûr, l'auteur a été influencé par les contes occidentaux et utilise parfois le célèbre « Il était une fois... ». Les chutes des histoires sont comme une morale ou plutôt le bon état d'esprit de ce qu'il faut être pour vivre bien et rendre heureux autour de soi. Certains contes sont plus drôles comme Jirô-la-paresse ou plus horribles comme Le chien tambour mais ils sont tous différents et donc bien agréables à lire.

 

SurPagesJaponOctJe suis in extremis pour honorer le challenge Sur les pages du Japon avec ce mois-ci le fantastique. Je place aussi cette lecture dans les challenges Dragon 2012, Cent pages, ABC critiques 2012-2013 (lettre S), Fant'classique, Jeunesse & young adults, Tour des genres en 365 jours (classique), Tour du monde en 8 ans (Japon) et Animaux du monde (chiens, hirondelles, mouches).

ChallengeDragonFeu DefiCentPages ABC2012-2013 FantClassique
Jeunesse2012-13 TourGenres TourMonde8ans ChallengeAnimaux

 

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 07:24

DestinMiyuki.jpgLe destin blanc de Miyuki est un album illustré de Kochka et Judith Gueyfier paru aux éditions Milan en mai 2010 (48 pages, 13,90 €, ISBN 978-2-7459-4387-3).

 

Kochka est née en 1964 au Liban (mère libanaise, père français) et vit en France depuis 1976. Après avoir étudié le Droit et exercé comme avocat, elle décide de se consacrer à la littérature jeunesse.

 

Judith Gueyfier est née en 1981. Elle a étudié les arts appliqués et le graphisme. Elle est illustratrice. Plus d'infos sur son site http://www.judithgueyfier.com/ et son blog http://judithgueyfier.over-blog.com/.

 

Au pays de Soleil Levant, il y a deux royaumes et deux rois qui se chamaillent : Takechi et Chikao.

Un jour, Jin (4 ans), la dernière née de Chikao, est enlevée par un homme de Takechi. Après avoir bu une potion, elle oublie tout de son passé et Takachi la renomme Aïko « petit amour ».

Mais Chikao et son royaume ne se sont jamais remis de cette perte : tout est devenu blanc.

Pendant ce temps Aïko est élevée par un brave couple de paysans et, à l'âge de 16 ans, elle épouse Takechi.

Miyuki « silence de neige profonde » est leur fille.

Dès l'âge de 4 ans, Miyuki fait des rêves bizarres qui lui racontent l'histoire d'une autre fillette appelée Jin.

 

Voici un album somptueux servi par une belle histoire romantique et des illustrations superbes. Ce conte japonais montre à la fois toute la fragilité et toute la force de l'enfance. Il est d'ailleurs préconisé par l'éditeur pour les 4 à 8 ans mais les enfants plus grands et les parents sauront apprécier le texte subtil, les illustrations pleine page et le message d'espoir.

 

Un album illustré pour les challenges Beaux livres, Je lis aussi des albums – 2012, Sur les pages du Japon, Le tour des genre en 365 jours, ABC critiques 2012-2013 (lettre K), sans oublier mon Dragon 2012. (je rajouterai les logos ce soir).

BeauxLivresEiluned CA2012big SurPagesJaponSept.jpg
TourGenres ABC2012-2013 ChallengeDragonFeu

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Publié par Catherine - dans album illustré conte Japon
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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 04:30

ASbagliareLeStorie.jpgA sbagliare le storie est un album illustré de Gianni Rodari et Alessandro Sanna paru aux éditions Emme en 2003 (première édition en 1993, 36 pages, 14,50 €, ISBN 88-7927-641-7).

 

Gianni Rodari est né le 23 octobre 1920 à Omegna dans le Piémont. Il a été professeur et a étudié le violon. Journaliste, poète et écrivain, il est plutôt connu pour ses livres de littérature enfantine, œuvre pour laquelle il a reçu le Prix Hans Christian Andersen en 1970. Il est mort le 14 avril 1980 à Rome.

Plus d'infos et textes sur http://www.giannirodari.it/.

 

Alessandro Sanna est né en 1975 à Noraga près de Vérone. Il est peintre, illustrateur et graphiste. Il a reçu le Prix Andersen du meilleur livre d'art en 2006 et du meilleur illustrateur en 2009.

Plus d'infos et illustrations sur http://www.alessandrosanna.com/.

 

Pour le challenge In italiano, j'ai lu cet album illustré en italien et pour vous le prouver, voici la vidéo dans laquelle je lis les premières pages (mon niveau est faible et mon accent n'est pas parfait, vous me pardonnerez !). Je suis contente car j'ai réussi à tout lire et je n'ai cherché la traduction que de quelques mots.

 

 

Comme vous le voyez, cet album – inspiré du célèbre Petit chaperon rouge – joue avec les couleurs, en particulier le vert et le rouge mais pas que. Il joue aussi avec l'histoire : le petit chaperon rencontre une girafe ; ah bon, ce n'est pas plutôt un loup ? Bon, un loup, d'accord. Le petit chaperon... jaune, vert, rose, euh... noir !

La fillette s'énerve et doit constamment rectifier l'histoire. Pourquoi son grand-père raconte-t-il n'importe quoi ?

 

Le livre a été traduit en français par Quel cafouillage ! paru aux éditions Kaléidoscope en février 2005 et à L'école des loisirs en janvier 2007.

 

Un album illustré pour les challenges Je lis aussi des albums – 2012, Il viaggio et In italiano.

CA2012big IlViaggio3-Botte InItaliano

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 04:16

NaissanceDragon.jpgLa naissance du Dragon est un album illustré de Wang Fei paru aux éditions Picquier Jeunesse en août 2006 (40 pages, 14,50 €, ISBN 2-87730-874-X ).

 

Les auteurs

Wang Fei : histoire, calligraphies et sceaux.

Marie Sellier : texte. Elle est journaliste et auteur pour la jeunesse. Plus d'infos sur son site, http://charte.repertoire.free.fr/s/sellier.html.

Catherine Louis : illustrations. Elle est née en 1963 à La Neuveville (Suisse). Plus d'infos sur son site, http://www.catherinelouis.ch/.

 

Il y a longtemps en Chine, les tribus avaient chacune un esprit protecteur.

Les pêcheurs : le poisson.

Les montagnards : l'oiseau.

Les cavaliers des plaines : le cheval.

Les habitants des plateaux : le serpent.

Et ceux des rizières : le buffle.

Mais ces tribus se faisaient toutes la guerre...

Leurs enfants, excédés, se sont unis et se sont mis sous la protection d'un autre animal, vif, libre, rapide, rusé, fort : le Dragon.

 

Un superbe conte richement illustré, bilingue (calligraphies), avec de très beaux sceaux, et une double page pour chaque catégorie de population (pêcheurs, montagnards...).

Et la « naissance » du Dragon, devenu symbole de la paix, de prospérité et du renouveau en Chine.

 

Les 10 premières pages sont visibles sur http://www.editions-picquier.fr/beaulivre/bl_25/.

 

Un album illustré pour les challenges L'art dans tous ses états, Beaux livres, Je lis aussi des albums – 2012, Animaux du monde et Dragon 2012. ChallengeArt BeauxLivresEiluned
CA2012big ChallengeAnimaux ChallengeDragonFeu

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Publié par Catherine - dans album illustré conte Chine
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