Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 00:48

1869 la conquête de l'espace est une bande dessinée d'Alex Alice. C'est le premier tome de la trilogie Le château des étoiles. Il va paraître aux éditions Rue de Sèvres le 24 septembre 2014 (64 pages, 13,50 €, ISBN 979-2-36981-013-1).

 

Je remercie très fort Gilles Paris qui m'a envoyé cette magnifique bande dessinée fin août.

 

Alex Alice est né le 2 novembre 1974. En 1997, il sort diplômé de l'École supérieure de commerce de Paris et il se lance dans la bande dessinée avec des thèmes plutôt historiques, fantastiques et science-fiction. Et c'est dingue parce que je ne connaissais pas cet auteur ! Plus d'infos sur http://alexaliceblog.blogspot.fr/.

 

Rue de Sèvres, éditeur créé en 2013, est le projet bande dessinée de l'éditeur jeunesse L'école des loisirs. Sont prévues des bandes dessinées ados-adultes, tout public et jeunesse. Je n'ai pas trouvé de site mais il y a une page Facebook, https://fr-fr.facebook.com/ruedesevresBD.

 

En 1868, la mère de Séraphin disparaît à bord de son ballon. Elle était à la recherche de l'Éther.

Un an plus tard, son journal de bord, retombé sur terre, est retrouvé par le Roi Ludwig. Séraphin et son père se rendent donc en Bavière mais ils sont pourchassés par des espions.

Car la conquête de l'espace changerait la face du monde !

« Le temps de l'Empire était proche, le train de l'histoire en marche. » (page 18).

Au château du Roi Ludwig, pendant que son père travaille sur un engin spatial, Séraphin se fait deux amis : Hans qui a construit un ballon et Sophie, la bonne. Les trois jeunes gens vont devenir des chevaliers secrets, les chevaliers de l'Éther.

 

1869 la conquête de l'espace est d'abord paru en trois gazettes :

1. Le secret de l'Éther

2. Les chevaliers de l'Éther

3. Les conquérants de l'Éther

et ce sont ces trois journaux qui forment les trois chapitres de ce premier tome grand format (avec un cahier graphique supplémentaire pour l'édition collector).

 

Pour la suite, La conquête de l'espace, trois autres gazettes sont annoncées :

4. Les naufragés de la Lune

5. Les secrets de la face cachée

6. Le Roi-Lune

avant que celles-ci ne paraissent également en un deuxième tome de bande dessinée.

 

Magnifique ! Grandiose ! Sublime ! Les dessins sont vraiment très beaux, en aquarelle, de la pure poésie. L'histoire est passionnante, il y a de l'action, du mystère, des rebondissements. Mi-historique (le contexte, les personnages historiques et les théories scientifiques sont bien réels) mi-science fiction tendance steampunk (rétro-futuriste), cette bande dessinée qui fait rêver est tout simplement géniale ! Et c'est un très bel objet à avoir dans sa bibliothèque ou à offrir.

Alex Alice s'est laissé influencé par les pionniers de la science-fiction (Albert Robida, Jules Verne…), les films de space opéra et, selon ses dires, les œuvres de Hayao Miyazaki : tant mieux, j'en redemande ! Car je l'ai dévorée, cette bande dessinée, je l'ai même relue tellement j'ai adoré ! D'ailleurs, je ne mets pas de coup de cœur habituellement pour les bandes dessinées mais là, je vais un mettre un.

 

Toutes les infos sur le site officiel Le château des étoiles.

À noter la soirée de lancement avec l'auteur ce mercredi 24 septembre à Le dernier bar avant la fin du monde (avenue Victoria à Paris) : si vous y allez, vous nous raconterez !

 

Une lecture pour les challenges 1 % de la rentrée littéraire (c'est une BD mais elle mérite d'être dans la rentrée littéraire !), BD, Geek, Petit Bac 2014 (catégorie Bâtiment), Royal (pour le Roi Ludwig de Bavière) et XIXe siècle.

 

Partager cet article

Repost 0
12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 07:25

Le chant des esprits est un roman de Sarah Lark paru aux éditions L'Archipel le 20 août 2014 (570 pages, 23,95 €, ISBN 978-2-8098-1552-8). Das Lied der Maori (2008) est traduit de l'allemand par Jean-Marie Argelès.

 

Je remercie Pauline et les éditions de L'Archipel ; je ne m'attendais pas à recevoir la suite de Le pays du nuage blanc, de Sarah Lark et ça m'a fait une belle surprise !

 

Sarah Lark est née le 1er janvier 1958 à Bochum (Allemagne). Sous son vrai nom, Christiane Gohl, elle a écrit des romans jeunesse sur les chevaux, en particulier les séries Sophie, Julia et Reitschule Silberhuf. Elle utilise aussi les pseudonymes Ricarda Jordan et Elisabeth Rotenberg. Elle vit en Espagne dans une ferme où elle élève des chevaux.

 

Quelle joie de retrouver Gwyneira McKenzie-Warden et Hélène O'Keefe quarante ans après leur départ d'Angleterre (c'était en 1852) ! Mais ce deuxième tome est plus axé sur leurs petites-filles.

Elaine est la petite-fille d'Hélène O'Keefe. Elle a 16 ans et vit à Queenstown. Elle aide son père au magasin et sa mère à l'hôtel. Or, un nouveau client est arrivé : William Martyn, un Irlandais du Conemara.

« La Nouvelle-Zélande est un paradis pour les gens entreprenants. » (page 20).

Kura est la petite-fille de Gwyn. Elle a 15 ans. Fille de Marama, une Maorie, et de Paul Warden, elle est métis et très belle. Et, même si Gwyn et James ont eu un fils, Jack, maintenant 13 ans, Kura est l'héritière de Kiward Station (près de Christchurch). Mais elle se fiche de la propriété, elle veut devenir chanteuse d'opéra !

En décembre 1893, Kura et William se marient à Kiward Station. Quelques mois après, Elaine épouse Thomas Sideblossom, fils unique de John Sideblossom (qui avait voulu violer Fleurette, voir le tome 1) et se rend avec son époux à Lionel Station.

Mais les choses ne vont pas se passer comme le rêvaient les deux cousines…

 

Quelques extraits

« Diable, miss Heather, c'est un bébé, pas une poupée ! La tête n'est pas vissée, il faut la soutenir. Et l'enfant ne vous mordra pas si vous la posez sur votre épaule. Il ne risque pas non plus d'exploser, ce n'est pas la peine de le tenir comme un bâton de dynamite. » (page 220).

« […] la vie d'une prostituée n'avait rien d'enviable, et celle d'une épouse encore moins. » (page 318).

« Elle prit une profonde inspiration. – Je ne suis pas Lainie Keefer, originaire d'Auckland, mais Elaine O'Keefe, de Queenstown. J'étais mariée à Thomas Sideblossom, de Lionel Station. Et je l'ai tué d'un coup de feu. » (page 466).

 

Très intéressant ce tome ! J'y ai appris beaucoup de choses sur la culture maorie, en particulier sur le haka (chant), sur les mines et le nouveau métier de représentant de commerce (William vend des machines à coudre Singer, une petite révolution pour les femmes, blanches ou maories).

J'ai bien apprécié Timothy (Tim) Lambert et Caleb Biller, chacun héritier des mines de leur père.

Ce chant des esprits m'a, comme Le pays du nuage blanc, transportée, j'étais en Nouvelle-Zélande et difficile d'en revenir (de lâcher le livre) !

« […] elle prit plaisir à contempler les Alpes et enfin les vignobles dominant la ville. » (page 522). J'ai relevé cette phrase parce que le même jour, j'ai goûté un vin néo-zélandais !

De l'histoire, de l'action, du romanesque, tout ce qu'il faut pour faire une belle saga avec des personnages hauts en couleur et la découverte de la culture maorie.

 

Une lecture pour les challenges 1 % de la rentrée littéraire 2014, XIXe siècle (se déroule en 1893-1894) et pour l'Allemagne : Tour du monde en 8 ans, L'Union européenne en 28 livres, Voisins voisines.

 

Partager cet article

Repost 0
9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 00:56

Les étranges talents de Flavia de Luce est un roman d'Alan Bradley paru aux éditions du Masque dans la collection MsK en mai 2010 (372 pages, 17 €, ISBN 978-2-7024-3503-8). The sweetness at the bottom of the pie (2009) est traduit de l'anglais (Canada) par Hélène Hiessler.

 

Alan Bradley, né en 1938 à Toronto (Ontario, Canada), est incroyable : il a écrit ce premier roman à l'âge de 70 ans ! (Il a écrit quelques nouvelles avant). Il a d'ailleurs reçu le Debut Dagger Award et d'autres prix littéraires pour ce roman.

 

Flavia, 11 ans, vit au manoir de Buckshaw (près du village de Bishop's Lacey, en Angleterre) avec son père, Haviland de Luce, veuf, et ses deux sœurs : Ophélia, 17 ans, et Daphné, 13 ans. Celles-ci la maltraitent et lui font croire qu'elle a été adoptée avant que leur mère, Harriet, ne meure dans un accident d'alpinisme. Mais ce n'est pas parce qu'elle est la plus jeune que Flavia se laisse faire ! Comme elle est douée en chimie, elle a l'autorisation d'utiliser l'ancien laboratoire d'oncle Tarquin décédé en 1928 et elle réserve quelques surprises à ses aînées.

« Le laboratoire d'oncle Tar resta fermé à clé durant des années dans une immobilité poussiéreuse jusqu'à ce que mes « étranges talents », selon le terme de Père, se manifestent et qu'on m'autorise à me l'approprier. » (page 18).

Mais le matin du 2 juin 1950, un oiseau mort sur le perron avec un timbre poste collé sur le bec effraie son père. Et le lendemain matin, Flavia découvre dans le potager le cadavre d'un homme avec lequel son père s'est disputé la veille. Elle prévient Arthur Dogger, l'homme à tout faire de la maison.

« On pourrait croire que j'eus peur, mais non. Pas le moins du monde. C'était de loin la chose la plus intéressante que j'avais vue de toute ma vie. » (page 37).

Influencée par Madame Mullet, la cuisinière qui fait des tartes à la crème horribles, grande lectrice de romans policiers, Flavia décide d'enquêter. D'autant plus, qu'elle doit innocenter son père arrêté par l'inspecteur Hewitt.

« Il y a des questions à poser et d'autres qu'il vaut mieux garder pour soi. » (page 150) mais « […] le silence peut parfois coûter très cher. » (page 224).

 

Les étranges talents de Flavia de Luce est un très agréable mystery dans lequel Flavia va tout étudier minutieusement y compris le passé de son père et il n'est pas reluisant. Mais elle est vive, intelligente, intrépide, drôle (c'est elle la narratrice) et il y a plusieurs références à Sherlock Holmes et à la littérature : les sœurs de Flavia lisent beaucoup et piochent des livres dans la bibliothèque de leur mère (j'ai relevé plusieurs titres que je mettrai ci-dessous).

Dommage que l'auteur ne s'attarde pas trop sur le manoir mais je pense que la pièce la plus importante pour Flavia est le laboratoire et lui est bien décrit. Il y a aussi la campagne anglaise, très agréable à vélo, et le village de Bishop's Lacey (j'ai vérifié, il existe vraiment).

Comme il n'y a pas de tomaison, je pensais que ce roman était un volume unique mais en fait deux autres titres sont parus au Masque : La mort n'est pas un jeu d'enfant (septembre 2011) et La mort dans une boule de cristal (octobre 2012). Depuis mai 2013, la série est rééditée aux éditions 10/18 dans la collection Grands détectives. Site officiel de la série : http://www.flaviadeluce.com/.

C'est donc avec grand plaisir que je lirai à l'occasion les autres titres !

 

Les œuvres relevées dans ce roman au cas où j'aurais envie d'en lire quelques-unes (en vrac !) :

Le château d'Otrante, de Horace Walpole (1764)

Vie et aventures de Nicholas Nickleby, de Charles Dickens (1839)

Le rameau d'or, de James George Frazer (1890)

La courtisane hollandaise, de John Marston (1605)

Anne… La maison aux pignons verts, de Lucy Maud Montgomery (1908)

Les vacances de Jane, de Lucy Maud Montgomery (1937)

Penrod, de Booth Tarkington (1914)

Les épouvantables révélations, de Maria Monk (1836)

La maison d'Âpre-Vent, de Charles Dickens (1853)

Pelham ou les aventures d'un gentleman, d'Edward Bulwer-Lytton (1828)

Le prisonnier de Zenda, d'Anthony Hope (1894)

 

Une lecture effectuée lors de la Reading's week # 3 que je mets dans les challenges 1 mois, 1 plume, Arche de Noé (oiseau et chat sur la couverture), Jeunesse & young adults # 3, Littérature du Commonwealth, Mois américain (le Canada anglophone est inclus), Petit Bac 2014 (catégorie Prénom), Premier roman, Thrillers et polars # 3.

 

Partager cet article

Repost 0
3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 22:00

La terre brûlée est le deuxième tome de la série L'épreuve de James Dashner. Il est paru aux éditions Pocket Jeunesse en août 2013 (415 pages, 18,50 €, ISBN 978-2-266-20013-4). The scorch trials (2010) est traduit de l'américain par Guillaume Fournier.

 

James Dasher : consulter L'épreuve – 1 : le labyrinthe.

 

Surtout, ne lisez pas ceci si vous souhaitez lire le tome 1 avant !

Thomas pense que les Blocards sont en sécurité, loin du labyrinthe et des Griffeurs. Cette première nuit, dans le dortoir, il fait un rêve : il a 4 ou 5 ans et il est avec sa mère ! Mais Teresa le contacte : « Tom, il y a un problème. » (page 11). En fait, ils sont entourés par les Fondus, des humains aux chairs brûlées et qui deviennent fous. Non seulement le contact avec Teresa est ensuite perdu mais ceux qui les ont aidés sont tous pendus dans le réfectoire et Teresa a disparu : à sa place, il y a Aris, un garçon qui était dans un autre labyrinthe, dans le groupe B avec seulement des filles.

« […] ces Épreuves que vous traversez sont de la plus haute importance. Continuez de réagir correctement aux variables, continuez à vous en sortir, et vous pourrez avoir la fierté de vous dire que vous avez joué un rôle dans la survie de l'espèce humaine. Et dans la vôtre, bien sûr. » (page 66).

Facile à dire, la nature est détruite, la terre brûlée par les éruptions solaires et l'humanité pratiquement éradiquée par une épouvantable maladie, la Braise !

Mais Thomas « n'abandonnerait jamais, surtout pas maintenant. Pas après tout ce qu'on leur avait infligé, à ses amis et à lui. » (page 82).

Les deux groupes, celui des garçons et celui des filles, mis en concurrence arriveront-ils vivants au Refuge avant les deux semaines fatidiques, avant que la Braise ne les ronge ? Ils doivent traverser un désert de chaleur brûlante avec des tempêtes phénoménales et une ville habitée par des fous furieux !

« Quel monde pourri [...] » (page 161).

 

Le tome 2 est à la hauteur du Labyrinthe et je l'ai dévoré en deux fois aussi (désolée, j'ai relevé moins d'extraits). Impossible de lâcher un roman comme celui-ci, l'été, en vacances ! Bon, certains garçons sont morts avant de quitter le labyrinthe (ou même après) et il y a donc de nouveaux personnages qu'il faut découvrir, apprivoiser (Aris et les filles du groupe B), et puis il y a d'autres questions encore sans réponse. C'est palpitant, toujours très rythmé et soutenu, et je regrette que la bibliothèque n'avait pas le tome 3… Il faut que je le trouve très vite, n'importe où, bibliothèque ou librairie, mais que je puisse le lire, le dévorer, enfin vous voyez ce que je veux dire !

 

Une lecture effectuée durant la Reading's week # 2 que je mets dans les challenges Les anciens sont de sortie (rentrée littéraire 2013), Anticipation, Geek, Jeunesse & young adults, Lire sous la contrainte (trilogie de l'été), Le mélange des genres (SF/fantasy/imaginaire), Mois américain.

 

Partager cet article

Repost 0
1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 22:44

Le labyrinthe est le premier tome de la série L'épreuve de James Dashner. Il est paru aux éditions Pocket Jeunesse en octobre 2012 et réédité en février 2014 (409 pages, 18,50 €, ISBN 978-2-266-20012-7). The maze runner (2009) est traduit de l'américain par Guillaume Fournier.

 

James Dashner est né le 26 novembre 1972 à Austell en Géorgie (États-Unis). C'est un romancier SF et fantasy avec des séries comme Infinity ring, The Jimmy Fincher saga, The mortality doctrine, The 13th reality. Plus d'infos sur http://jamesdashner.com/.

 

Thomas est dans la Boîte, un ascenseur métallique qui monte pendant plus d'une demi-heure mais lorsqu'il arrive à la surface, il ne se rappelle que de son prénom et n'a que de très vagues souvenirs.

« Des mains se tendirent pour l'empoigner par ses vêtements et le soulever.

[…]

– Content de te voir, tocard. Bienvenue au Bloc. » (page 9).

Une cinquantaine de garçons entre 15 et 18 ou 19 ans vivent au Bloc. Le dernier arrivé, Chuck qui va devenir le guide et l'ami de Thomas, n'est là que depuis un mois. D'autres sont là depuis deux ans.

Le Bloc, c'est « une esplanade grande comme plusieurs terrains de foot, ceinte de murs gigantesques en pierre grise. Couverts de lierre, hauts d'une centaine de mètre au moins, ils formaient un carré parfait. » (page 11). Mais chaque nuit, les murs se ferment et chaque matin, le labyrinthe des murs et des couloirs changent, ce qui rend impossible toute fuite du Bloc. D'autant plus que, la nuit, des Griffeurs, mi-bêtes mi-machines, tuent tous ceux qui ne sont pas rentrés au Bloc avant la fermeture.

Thomas est bien accepté par certains garçons et est rejeté par d'autres. Pourquoi ? Il n'a que de très vagues souvenirs mais il a l'impression de connaître ce labyrinthe.

« Comment un tel labyrinthe, avec des murs aussi énormes, si vastes que des dizaines de garçons n'avaient pas pu en trouver la sortie, pouvait-il exister ? Et, plus important, à quoi pouvait-il bien servir ? Que faisaient-ils là ? Et depuis combien de temps ? » (page 47).

Thomas veut devenir coureur et explorer le labyrinthe mais, alors qu'un Bleu arrive chaque mois, le lendemain de son arrivée, une fille sort de la Boîte et tombe dans le coma.

À partir de ce moment-là, tout change ! Mais « Quelles que soient les épreuves qui les attendaient, ils les affronteraient ensemble. » (page 391).

 

C'est en voyant la bande annonce du film au printemps que j'ai eu envie de lire cette série !

Depuis, une deuxième bande annonce sur laquelle on peut voir plus d'images est sortie.

Le roman a été à la hauteur de mes attentes, je n'arrivais pas à le lâcher (bon, je l'ai lu en deux fois quand même), c'était comme si j'étais avec les Blocards et je me suis jetée dans le labyrinthe… nan, je voulais dire sur le tome 2 ! Le coup de cœur de cet été ! J'avais très envie de SF, de fantastique, j'ai été servie ! Des personnages intéressants, avec chacun un caractère et des aptitudes différents, une intrigue parfaite et un rythme soutenu, bref une excellente dystopie destinée aux adolescents (et aux adultes, hein, y a pas de raison !).

 

The maze runner / L'épreuve est une trilogie :

The maze runner (2009) – Le labyrinthe (2012),

The scorch trials (2010) – La terre brûlée (2013),

The death cure (2011) – Le remède mortel (2014),

avec une préquelle, The kill order (2012), pas encore traduit en français.

 

Je vous parle du tome 2 tout bientôt et il faut absolument que je trouve le tome 3 rapidement !

 

Une lecture effectuée durant la Reading's week # 2 que je mets dans les challenges 1 mois, 1 plume (je ne connaissais pas du tout cet auteur), Les anciens sont de sortie (rentrée littéraire 2012), Anticipation, Geek, Jeunesse & young adults, Lire sous la contrainte (trilogie de l'été), Le mélange des genres (SF/fantasy/imaginaire), Mois américain, Petit Bac 2014 (catégorie Lieu, aménagé).

 

Partager cet article

Repost 0
2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 17:21

Le terrier est une nouvelle de Franz Kafka écrite en 1923 (six mois avant la mort de l'auteur) et parue posthume en 1931. Der Bau, traduit de l'allemand par Dominique Miermont (éditions Mille et une nuit, 2002) est considéré comme un conte animalier.

 

Il est possible de lire Der Bau en allemand sur DigiBib.org et Gutenberg-Spiegel.

 

Biographie et bibliographie de Franz Kafka sur l'article du Challenge Kafka qui se termine demain.

 

Le terrier est écrit à la première personne, ce qui est rare chez Kafka. Le « je » est une taupe qui vit dans un terrier, symbolisant le lieu idéal (calme et confiné) pour l'auteur.

Dans ce terrier, il y a de nombreux tunnels et de la nourriture un peu partout, la vie devrait donc y être parfaite.

« La chose la plus merveilleuse dans mon terrier, c'est le silence. »

Mais la taupe, angoissée et paranoïaque comme pas possible, vit dans la terreur...

« Et ainsi je peux jouir pleinement et sans souci des moments que je passe ici, ou plutôt je le pourrais, mais c'est impossible. »

… Non seulement d'ennemis de l'extérieur qui pourraient s'introduire dans son terrier mais aussi d'ennemis de l'intérieur qu'elle croit entendre.

« Il y a aussi des ennemis dans les entrailles de la Terre. Je ne les ai jamais vus, ils sont légendaires, mais j'y crois. »

La taupe sait qu'un jour elle sera piégée (car il n'y a aucune sécurité nulle part et il est impossible de pouvoir tout contrôler en même temps) et condamnée à mourir (peut-être de façon effroyable).

Alors le terrier, abri ou piège ?

Le terrier est en tout cas angoissant aussi pour le lecteur !

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde (taupe), Des contes à rendre (conte animalier), Fant'classique, Kafka, Petit Bac 2014 (catégorie Lieu) et Un classique par mois (pour une fois que je n'attends pas la fin du mois !).

 

Partager cet article

Repost 0
31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 22:28

Dans la colonie pénitentiaire est une nouvelle de Franz Kafka écrite en 1914 et publiée en 1919. Vous pouvez livre ce texte sur ebooksgratuits.com. Il est possible de lire In der Strafkolonie en allemand sur DigiBib.org, Gutenberg-Spiegel et Zeno.org.

 

Biographie et bibliographie de Franz Kafka sur l'article du Challenge Kafka qui se termine le 3 juin (déjà ?!).

 

Un chercheur en voyage d'études est invité dans la colonie pénitentiaire pour assister à l'exécution d'un soldat condamné.

Un officier prépare « l'appareil », ingénieuse invention de l'ancien commandant, et se met à expliquer avec grand plaisir son fonctionnement au voyageur.

Le nouveau commandant est contre ce genre d'exécution : la machine ira-t-elle au bout de sa fonction ?

 

Le soldat condamné « pour indiscipline et offense à son supérieur » s'est en fait endormi devant la porte de son capitaine alors qu'à chaque heure, il est sensé se lever et saluer. C'est bien maigre pour condamner quelqu'un, vous ne trouvez pas ?

Non seulement le condamné ne connaît pas la sentence et ne sait même pas qu'il est condamné (quelle justice expéditive !) mais la machine est un énorme engin de torture qui s'acharne pendant douze heures sur le corps du malheureux qui y est attaché ! Qui a envie de voir un tel spectacle ? Mais tous les habitants de l'île, même les enfants, venaient y assister avant que le nouveau commandant ne l'interdise !

Le voyageur – on sait qu'il est européen – réfléchit : il voudrait intervenir, dire quelque chose car « L'iniquité de la procédure et l'inhumanité de l'exécution ne faisaient aucun doute. » mais il n'est qu'invité de la colonie pénitentiaire, étranger de surcroît et, malgré les belles idées éclairées que sa culture a engendrées, il est sur cette île seul et totalement isolé.

Quant à l'officier, nostalgique de son ancien commandant, est lui aussi seul à défendre la conception et l'utilisation de la machine. « C'était le bon temps, camarade ! ». Et il se doute bien que le nouveau commandant utilisera tout ce que dira le chercheur pour l'interdire sous prétexte qu'ailleurs c'est différent, que l'accusé est interrogé avant d'être condamné, qu'il est averti de sa condamnation. Sa peur de changer, d'évoluer, de modifier sa pensée vont le pousser au pire.

 

Ma phrase préférée : « Mais comme l'homme devient alors silencieux, à la sixième heure ! L'intelligence vient au plus stupide. » L'intelligence ? Au bout de six heures de torture...

 

Je me suis demandé de quel pays était originaire le voyageur et à quel pays pensait Franz Kafka pour localiser sa colonie pénitentiaire (peut-être en Asie ?) : c'est quand même un peu frustrant de ne pas savoir...

Écrit en octobre 1914, soit moins de trois mois après le début de la Première guerre mondiale, Dans la colonie pénitentiaire montre peut-être les craintes de l'auteur concernant les guerres modernes et les totalitarismes.

En tout cas, la machine est en marche, et tant qu'elle ne sera pas détruite, le monde et les humains continueront eux aussi leur marche vers la folie, que ce soit en 1914, en 1939 ou à notre époque.

Il existe plusieurs adaptations (cinéma, théâtre, opéra, bande dessinée) de La colonie pénitentiaire mais je ne les connais pas.

 

Une lecture dérangeante mais indispensable que je place dans les challenges Fant'classique, Kafka, Petit Bac 2014 (catégorie Lieu) et Un classique par mois.

 

Partager cet article

Repost 0
27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 10:40

Pour quelques milliards et une roupie est un roman de Vikas Swarup paru aux éditions Belfond en avril 2014 dans la collection Littérature étrangère (406 pages, 21,90 €, ISBN 978-2-71445417-1). The accidental apprenctice (2013) est traduit de l'anglais (Inde) par Roxane Azimi.

 

Vikas Swarup est né en 1963 à Allahabad (Inde). Il a étudié l'Histoire, la psychologie et la philosophie. Il est diplomate (depuis 2009, il est consul général de l'Inde à Osaka-Kobe au Japon) et écrivain : Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire (2006) qui fut déjà un coup de cœur, et Meurtre dans un jardin indien (2010) que j'ai zappé à sa parution mais que je veux lire. Plus d'infos sur http://www.vikasswarup.net/.

 

Je remercie les éditions Belfond et Babelio car j'ai reçu ce roman dans le cadre d'une opération Masse critique.

 

Sapna Sinha, jeune femme de 23 ans, a abandonné ses études à la mort de son père (professeur) et accepté un poste de vendeuse chez Gulati & Fils, un magasin d'électroménager, électronique et informatique. Elle doit en effet ramener de l'argent pour s'occuper de sa mère et de sa sœur de 20 ans, Neha, avec lesquelles elle vit à Rohini dans la banlieue de Delhi.

Le vendredi, à la pause déjeuner, elle va prier au temple du dieu singe Hanuman pour expier la mort de sa sœur de 15 ans, Alka, dont elle se sent responsable.

« Le temple est bondé, […] Le sol de marbre est frais sous mes pieds nus, et l'air embaume le mélange capiteux de sueur, de santal, de fleurs et d'encens. » (page 11).

C'est là qu'elle est abordée par Vinay Mohan Acharya, un monsieur de 68 ans, veuf et sans enfant, qui lui propose de devenir PDG de son groupe à condition qu'elle réussisse sept épreuves pour sept critères fondamentaux mais dont il ne peut rien dire.

« J'ai cherché en long et en large, mais je n'ai trouvé personne qui convienne. Mes cadres sont d'excellents exécutants, mais je n'en vois aucun qui aurait la stature d'un vrai dirigeant. » (pages 17-18). « Il y a un je-ne-sais-quoi dans vos yeux, une étincelle que je n'ai encore vu nulle part ailleurs. […] Vous seule possédiez cet irrésistible mélange de désespoir et de détermination que je recherche. » (page 18).

Bien que son avenir soit bouché, Sapna refuse d'abord : elle n'a pas les compétences requises et n'a pas envie de diriger une entreprise. Le besoin d'argent la décide finalement à accepter l'offre d'Acharya mais elle a l'impression d'être « un jouet entre les mains d'un richissime homme d'affaires. » (page 116). Heureusement, elle est soutenue par son voisin, dont elle est secrètement amoureuse, Karan Kant.

« Rien n'est plus rassurant qu'un ami qui est toujours là quand on a besoin de lui et sur qui on peut compter en toute circonstance. » (page 163).

 

Quel riche roman très agréable à lire ! Dans cette fable moderne, j'ai retrouvé avec grand plaisir l'ambiance et l'humour des Fabuleuses aventures d'un Indien... Mais Pour quelques milliards et une roupie n'est pas qu'un roman divertissant : il donne à réfléchir sur l'Inde moderne, toujours prise dans un carcan de traditions difficiles (impossibles ?) à faire disparaître... Pauvreté, bidonvilles, ateliers clandestins, travail des enfants, trafic d'organes, mariage forcé, système des castes encore présent bien qu'aboli dans la Constitution de l'Inde (en 1949 !), discriminations, corruption, et puis quelque chose de nouveau : l'obsession de la gloire et de la célébrité pour la jeunesse (exemple de Neha qui veut devenir chanteuse).

Sapna n'est pas au bout de ses peines et regrette parfois d'avoir signé ce contrat un peu fou ! J'ai frémis avec elle, j'ai voulu l'encourager ou la mettre en garde, je veux dire qu'en tant que lecteur, j'ai vraiment eu l'impression de vivre avec Sapna ces épreuves toutes plus ardues les unes que les autres et, comme elle, je ne pouvais pas m'arrêter !

 

Quelques extraits

« Les morts ne meurent pas. Ils se métamorphosent en fantômes, flottent dans l'air, hantent nos pensées, squattent nos rêves. » (pages 63-64).

« Les morts ne meurent pas. Tant qu'on se souvient d'eux, ils continuent à vivre dans nos cœur. » (page 75).

« Les choses ont la valeur qu'on leur donne. » (page 140).

« On ne choisit pas sa famille, mais on a toujours le choix de réparer ce qui a été cassé. » (page 199).

« Le malheur des uns ne doit pas faire le bonheur des autres. » (page 280).

 

Pour quelques milliards et une roupie est un très bon roman que je mets dans les challenges Lire sous la contrainte (conjonction de coordination), Littérature du Commonwealth (Inde), Petit Bac 2014 (catégorie Objet avec la roupie), Le riz et la mousson (bien que Val ait décidé de l'arrêter) et Tour du monde en 8 ans (Inde).

Partager cet article

Repost 0
28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 02:50

La métamorphose est une nouvelle de Franz Kafka d'abord publiée dans la revue Weiße Blätter (numéro d'octobre 1915) puis parue chez Kurt Wolff Verlag (la même année, 1915, mais avec la mention 1916 sur la couverture). Die Verwandlung fut traduit de l'allemand par Alexandre Vialatte et parut aux éditions Gallimard en 1938.

Vous pouvez lire La métamorphose en édition de poche (Folio classique entre autres), en édition bilingue (Folio bilingue) ou en version numérique.

 

Franz Kafka (1883-1924) : en lire plus sur lui et son œuvre ici.

 

« En se réveillant un matin après des rêves agités, Gregor Samsa se retrouva, dans son lit, métamorphosé en un monstrueux insecte. Il était sur le dos, un dos aussi dur qu'une carapace, et, en relevant un peu la tête, il vit, bombé, brun, cloisonné par des arceaux plus rigides, son abdomen sur le haut duquel la couverture, prête à glisser tout à fait, ne tenait plus qu'à peine. Ses nombreuses pattes, lamentablement grêles par comparaison avec la corpulence qu'il avait par ailleurs, grouillaient désespérément sous ses yeux. »

 

Voici comment débute La métamorphose. Et ce n'est pas un rêve : Gregor Samsa, représentant de commerce depuis cinq ans (depuis son retour de l'armée), est bien chez ses parents, dans sa chambre, et il est transformé en cafard !

Gregor travaille mais, comme il n'a pas pris le premier train de cinq heures, son employeur a envoyé le fondé de pouvoir chez lui à sept heures. Ce que ses parents, sa sœur et le fondé de pouvoir entendent de l'autre côté de la porte ressemble à « une voix d'animal » et ce qu'ils voient lorsque celle-ci s'ouvre enfin les horrifie. D'ailleurs, l'envoyé du patron s'enfuit et il ne sera plus question de travail ou de vie sociale pour Gregor...

Mais finalement, qu'était la vie de Gregor, sa vie d'humain ? Une vie pour ses parents et leur dette à rembourser ? Une vie pour son patron et son travail ? Une vie de cafard et c'est pourquoi il se serait transformé ?

Gregor comprend ce qui se dit et a l'impression de répondre mais en fait il ne peut plus communiquer. Que va devenir sa famille sans lui ? « […] il était tout brûlant de honte et de chagrin ».

Malgré leur aversion, les parents et la sœur s'occupent de lui (surtout la sœur, Grete), du moins un minimum et pendant un temps... Car l'odeur et la présence de cette chose – qui n'est plus ni le fils ni le frère travaillant pour faire vivre la famille – sont gênantes.

Gregor est devenu inutile... encombrant même.

 

Voilà, j'avais envie de me replonger dans l'œuvre de Kafka depuis longtemps mais je n'avais encore rien lu pour le challenge Kafka qui se termine le 3 juin 2014. La métamorphose s'est imposée car je l'avais lue à l'adolescence (c'est-à-dire il y a plus de trente ans !) et elle fait partie de ses plus célèbres titres. Lee Rony l'a aussi lue pour le challenge.

Si Gregor, jeune homme travailleur aimant sa famille, se métamorphose en cafard, n'est-ce pas parce qu'il avait somme toute une vie de cafard en étant humain ? Enfermé dans sa vie, enfermé dans son travail, enfermé dans le remboursement de la dette de ses parents, enfermé dans sa chambre ? Aucune explication n'est donnée dans le récit sur la terrible transformation subie durant cette nuit-là par Gregor. C'est la fatalité, personne n'y peut rien. Mais le drame ne s'arrête pas là car c'est toute la famille qui se métamorphose par son comportement : la famille est horrifiée, distante, dégoûtée voire haineuse et préfère avoir le minimum de relations avec le « monstrueux insecte » ; Gregor se replie sur lui-même puisqu'il ne peut plus communiquer, vit enfermé dans la plus grande solitude et s'enfonce dans le désespoir jusqu'à ne plus se nourrir et mourir.

La métamorphose est-il un récit fantastique ou un récit réaliste plein d'humour noir ? Je me le demande encore et, en fait, il y a plus de cent interprétations de ce récit alors chacun peut sûrement le (com)prendre différemment !

J'espère lire d'autres titres de Kafka avant le 3 juin et honorer comme ils le méritent cet auteur et ce challenge.

 

Une lecture pour le challenge Kafka bien sûr mais aussi Animaux du monde (cafard), Fant'classiqueLe mélange des genres (classique étranger) et Un classique par mois.

 

Partager cet article

Repost 0
22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 01:13

M. Pénombre libraire ouvert jour et nuit est un roman de Robin Sloan paru aux éditions Michel Lafon en février 2014 (342 pages, 19,95 €, ISBN 978-2-7499-2162-4). Mr. Penumbra's 24-hour bookstore (2012) est traduit de l'américain par Philippe Mothe.

 

Robin Sloan a grandi près de Detroit (Michigan, États-Unis) et a étudié l'économie. Il a travaillé dans le monde de la communication et a cofondé Oats, une revue littéraire de l'université du Michigan. Mr. Penumbra est son premier roman et il s'est inspiré d'une nouvelle qu'il avait écrite en 2009. Plus d'infos sur http://www.robinsloan.com/.

 

À sa sortie de l'école d'Art, Clay Jannon a été embauché comme créateur à New Bagel mais il a perdu cet emploi qui lui plaisait bien à cause de la crise économique. Il passe son temps à lire sur Internet et à se balader.

« San Francisco est un super terrain de promenade si on a de bonnes jambes. Cette ville étant un carré ponctué de collines abruptes et bordé d'eau sur trois côtés, des vues magnifiques vous surprennent à chaque coin de rue. » (pages 14-15).

Et un jour, il voit l'offre d'emploi de vendeur de nuit dans cette librairie qu'il ne connaît pas, celle de M. Pénombre (Ajax de son prénom), ouverte jour et nuit. Il doit respecter des règles précises, tenir un registre un peu spécial et il se rend vite compte que certains « clients », comme messieurs Tyndall et Fedorov ou madame Lapin, ont des demandes précises dans le « Fonds du fonds ».

« Est-ce un cercle de lecture ? Quels sont leurs liens ? Leur arrive-t-il de payer ? » (page 28).

Clay ne sait pas dans quelles recherches il s'est lancé : qu'est le « Sacré Caractère » ?...

« […] tout ce qui se passe ici relève de bien autre chose que de l'excentricité d'un vieillard isolé. » (page 62).

Mais il y entraîne Neel Shah, son ami d'enfance, entrepreneur, Mathew Mittelbrand, son colocataire, inventeur de génie, et Kat Potente, une programmeuse de Google qu'il a rencontrée une nuit à la librairie et dont il est tombé amoureux.

« Que voulez-vous dire, M. Pénombre va être brûlé ?

– Pas lui, le livre... Son livre ! précise Tyndall. C'est pareil, pire même ! Mieux vaut la chair que la page. […]

Je suis vraiment tombé dans une secte. » (pages 135-136).

 

Je vais vous dire une chose : ce roman est pour les Geeks ! Pour Clay et Neel, c'est comme dans les jeux de rôle auxquels ils jouaient adolescents mais là, c'est pour de vrai, et pour Kat, c'est pareil, c'est comme dans le monde numérique mais en vrai.

« Lui, c'est le guerrier, toi, le mage et moi, le roublard. Cette conversation n'a jamais eu lieu. » (page 195).

Dans ce roman dont la première partie se passe à San Francisco (la librairie) et la deuxième partie à New York (la quête), ça parle d'Internet, de Google, de programmation, de stockage de données, de décodage, il y a des références à la SF et au fantastique (dragons), parfait pour les Geeks, je vous dis !

Mais cette incroyable aventure englobe bien d'autres choses, en particulier l'Histoire et l'Art, comme les premiers livres imprimés par Aldo Manuce (1449-1515) à Venise en Italie (un peu après Gutenberg 1400-1468).

Aldo Manuzio (ou Alde Manuce, ou Alde l'Ancien) fut un imprimeur, libraire et typographe humaniste qui a vraiment existé au XVe siècle. Ainsi que Griffo Gerritzoon (1450-1518) qui a créé le Gerritzoon, « le caractère le plus célèbre de l'Histoire » (tiens, je pensais que c'était Garamond !), et de nouvelles technologies.

La quatrième de couverture dit que l'auteur « a créé ce roman d'aventures pour le XXIe siècle, où le pouvoir des livres anciens et celui des nouvelles technologies s'allient pour rendre la vie meilleure. » Je ne sais pas si ça rend la vie meilleure, mais j'ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture, intrigante mais pas ténébreuse, et effectivement cette plongée intéressante dans les livres anciens et la nouvelle technologie de l'informatique.

Une lecture originale dans un moment creux (en lecture) qui me remet le pied à l'étrier !

 

Ma phrase préférée

« Vous savez, je crois sérieusement que ce monde n'est qu'une mosaïque de petites sectes déjantées, chacune avec ses lieux secrets, ses archives, ses règles. » (page 302).

 

Une lecture pour les challenges ABC critiques 2013-2014 (lettre S), Geek, Le mélange des genres (SF/fantasy/imaginaire), Petit Bac 2014 (catégorie moment/temps), Premier roman, Rentrée littéraire d'hiver 2014 et US.

 

Partager cet article

Repost 0

Coccinelle Présente...

  • : La culture se partage
  • La culture se partage
  • : « On ne doit jamais manquer de répéter à tout le monde les belles choses qu'on a lues » Sei Shônagon in « Notes de Chevet ». Lues, mais aussi aimées, vues, entendues, etc.
  • Contact

Mes challenges

 

 

 

height="188"

 

height="200"

 

Recherche

Blog+

     

 

     

 

     

 

  bonial – catalogues, promos en ligne sans papier

 

 

TBACorange.gif

 

 

SpiralGraphics.jpg

Archives

Présente sur

Edwyn, Faiel & Cie

EdwynAV1 FaielAV1bis

 

Les défis et challenges

La page du challenge Des contes à rendre

Les partenaires
Mon profil sur Babelio.com
LivraddictLogo2.png
Matagot.jpeg
ClubLibfly.jpg
EntreeLivreLogo.png
VendrediLecture.

Où êtes-vous ?

Locations of visitors to this page

 


Tops blogs ebuzzing

Ebuzzing - Top des blogs
Ebuzzing - Top des blogs - Culture
Ebuzzing - Top des blogs - Littérature
PageRank Actuel
.
Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -