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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 22:00

La terre brûlée est le deuxième tome de la série L'épreuve de James Dashner. Il est paru aux éditions Pocket Jeunesse en août 2013 (415 pages, 18,50 €, ISBN 978-2-266-20013-4). The scorch trials (2010) est traduit de l'américain par Guillaume Fournier.

 

James Dasher : consulter L'épreuve – 1 : le labyrinthe.

 

Surtout, ne lisez pas ceci si vous souhaitez lire le tome 1 avant !

Thomas pense que les Blocards sont en sécurité, loin du labyrinthe et des Griffeurs. Cette première nuit, dans le dortoir, il fait un rêve : il a 4 ou 5 ans et il est avec sa mère ! Mais Teresa le contacte : « Tom, il y a un problème. » (page 11). En fait, ils sont entourés par les Fondus, des humains aux chairs brûlées et qui deviennent fous. Non seulement le contact avec Teresa est ensuite perdu mais ceux qui les ont aidés sont tous pendus dans le réfectoire et Teresa a disparu : à sa place, il y a Aris, un garçon qui était dans un autre labyrinthe, dans le groupe B avec seulement des filles.

« […] ces Épreuves que vous traversez sont de la plus haute importance. Continuez de réagir correctement aux variables, continuez à vous en sortir, et vous pourrez avoir la fierté de vous dire que vous avez joué un rôle dans la survie de l'espèce humaine. Et dans la vôtre, bien sûr. » (page 66).

Facile à dire, la nature est détruite, la terre brûlée par les éruptions solaires et l'humanité pratiquement éradiquée par une épouvantable maladie, la Braise !

Mais Thomas « n'abandonnerait jamais, surtout pas maintenant. Pas après tout ce qu'on leur avait infligé, à ses amis et à lui. » (page 82).

Les deux groupes, celui des garçons et celui des filles, mis en concurrence arriveront-ils vivants au Refuge avant les deux semaines fatidiques, avant que la Braise ne les ronge ? Ils doivent traverser un désert de chaleur brûlante avec des tempêtes phénoménales et une ville habitée par des fous furieux !

« Quel monde pourri [...] » (page 161).

 

Le tome 2 est à la hauteur du Labyrinthe et je l'ai dévoré en deux fois aussi (désolée, j'ai relevé moins d'extraits). Impossible de lâcher un roman comme celui-ci, l'été, en vacances ! Bon, certains garçons sont morts avant de quitter le labyrinthe (ou même après) et il y a donc de nouveaux personnages qu'il faut découvrir, apprivoiser (Aris et les filles du groupe B), et puis il y a d'autres questions encore sans réponse. C'est palpitant, toujours très rythmé et soutenu, et je regrette que la bibliothèque n'avait pas le tome 3… Il faut que je le trouve très vite, n'importe où, bibliothèque ou librairie, mais que je puisse le lire, le dévorer, enfin vous voyez ce que je veux dire !

 

Une lecture effectuée durant la Reading's week # 2 que je mets dans les challenges Les anciens sont de sortie (rentrée littéraire 2013), Anticipation, Geek, Jeunesse & young adults, Lire sous la contrainte (trilogie de l'été), Le mélange des genres (SF/fantasy/imaginaire), Mois américain.

 

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 22:44

Le labyrinthe est le premier tome de la série L'épreuve de James Dashner. Il est paru aux éditions Pocket Jeunesse en octobre 2012 et réédité en février 2014 (409 pages, 18,50 €, ISBN 978-2-266-20012-7). The maze runner (2009) est traduit de l'américain par Guillaume Fournier.

 

James Dashner est né le 26 novembre 1972 à Austell en Géorgie (États-Unis). C'est un romancier SF et fantasy avec des séries comme Infinity ring, The Jimmy Fincher saga, The mortality doctrine, The 13th reality. Plus d'infos sur http://jamesdashner.com/.

 

Thomas est dans la Boîte, un ascenseur métallique qui monte pendant plus d'une demi-heure mais lorsqu'il arrive à la surface, il ne se rappelle que de son prénom et n'a que de très vagues souvenirs.

« Des mains se tendirent pour l'empoigner par ses vêtements et le soulever.

[…]

– Content de te voir, tocard. Bienvenue au Bloc. » (page 9).

Une cinquantaine de garçons entre 15 et 18 ou 19 ans vivent au Bloc. Le dernier arrivé, Chuck qui va devenir le guide et l'ami de Thomas, n'est là que depuis un mois. D'autres sont là depuis deux ans.

Le Bloc, c'est « une esplanade grande comme plusieurs terrains de foot, ceinte de murs gigantesques en pierre grise. Couverts de lierre, hauts d'une centaine de mètre au moins, ils formaient un carré parfait. » (page 11). Mais chaque nuit, les murs se ferment et chaque matin, le labyrinthe des murs et des couloirs changent, ce qui rend impossible toute fuite du Bloc. D'autant plus que, la nuit, des Griffeurs, mi-bêtes mi-machines, tuent tous ceux qui ne sont pas rentrés au Bloc avant la fermeture.

Thomas est bien accepté par certains garçons et est rejeté par d'autres. Pourquoi ? Il n'a que de très vagues souvenirs mais il a l'impression de connaître ce labyrinthe.

« Comment un tel labyrinthe, avec des murs aussi énormes, si vastes que des dizaines de garçons n'avaient pas pu en trouver la sortie, pouvait-il exister ? Et, plus important, à quoi pouvait-il bien servir ? Que faisaient-ils là ? Et depuis combien de temps ? » (page 47).

Thomas veut devenir coureur et explorer le labyrinthe mais, alors qu'un Bleu arrive chaque mois, le lendemain de son arrivée, une fille sort de la Boîte et tombe dans le coma.

À partir de ce moment-là, tout change ! Mais « Quelles que soient les épreuves qui les attendaient, ils les affronteraient ensemble. » (page 391).

 

C'est en voyant la bande annonce du film au printemps que j'ai eu envie de lire cette série !

Depuis, une deuxième bande annonce sur laquelle on peut voir plus d'images est sortie.

Le roman a été à la hauteur de mes attentes, je n'arrivais pas à le lâcher (bon, je l'ai lu en deux fois quand même), c'était comme si j'étais avec les Blocards et je me suis jetée dans le labyrinthe… nan, je voulais dire sur le tome 2 ! Le coup de cœur de cet été ! J'avais très envie de SF, de fantastique, j'ai été servie ! Des personnages intéressants, avec chacun un caractère et des aptitudes différents, une intrigue parfaite et un rythme soutenu, bref une excellente dystopie destinée aux adolescents (et aux adultes, hein, y a pas de raison !).

 

The maze runner / L'épreuve est une trilogie :

The maze runner (2009) – Le labyrinthe (2012),

The scorch trials (2010) – La terre brûlée (2013),

The death cure (2011) – Le remède mortel (2014),

avec une préquelle, The kill order (2012), pas encore traduit en français.

 

Je vous parle du tome 2 tout bientôt et il faut absolument que je trouve le tome 3 rapidement !

 

Une lecture effectuée durant la Reading's week # 2 que je mets dans les challenges 1 mois, 1 plume (je ne connaissais pas du tout cet auteur), Les anciens sont de sortie (rentrée littéraire 2012), Anticipation, Geek, Jeunesse & young adults, Lire sous la contrainte (trilogie de l'été), Le mélange des genres (SF/fantasy/imaginaire), Mois américain, Petit Bac 2014 (catégorie Lieu, aménagé).

 

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 17:21

Le terrier est une nouvelle de Franz Kafka écrite en 1923 (six mois avant la mort de l'auteur) et parue posthume en 1931. Der Bau, traduit de l'allemand par Dominique Miermont (éditions Mille et une nuit, 2002) est considéré comme un conte animalier.

 

Il est possible de lire Der Bau en allemand sur DigiBib.org et Gutenberg-Spiegel.

 

Biographie et bibliographie de Franz Kafka sur l'article du Challenge Kafka qui se termine demain.

 

Le terrier est écrit à la première personne, ce qui est rare chez Kafka. Le « je » est une taupe qui vit dans un terrier, symbolisant le lieu idéal (calme et confiné) pour l'auteur.

Dans ce terrier, il y a de nombreux tunnels et de la nourriture un peu partout, la vie devrait donc y être parfaite.

« La chose la plus merveilleuse dans mon terrier, c'est le silence. »

Mais la taupe, angoissée et paranoïaque comme pas possible, vit dans la terreur...

« Et ainsi je peux jouir pleinement et sans souci des moments que je passe ici, ou plutôt je le pourrais, mais c'est impossible. »

… Non seulement d'ennemis de l'extérieur qui pourraient s'introduire dans son terrier mais aussi d'ennemis de l'intérieur qu'elle croit entendre.

« Il y a aussi des ennemis dans les entrailles de la Terre. Je ne les ai jamais vus, ils sont légendaires, mais j'y crois. »

La taupe sait qu'un jour elle sera piégée (car il n'y a aucune sécurité nulle part et il est impossible de pouvoir tout contrôler en même temps) et condamnée à mourir (peut-être de façon effroyable).

Alors le terrier, abri ou piège ?

Le terrier est en tout cas angoissant aussi pour le lecteur !

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde (taupe), Des contes à rendre (conte animalier), Fant'classique, Kafka, Petit Bac 2014 (catégorie Lieu) et Un classique par mois (pour une fois que je n'attends pas la fin du mois !).

 

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 22:28

Dans la colonie pénitentiaire est une nouvelle de Franz Kafka écrite en 1914 et publiée en 1919. Vous pouvez livre ce texte sur ebooksgratuits.com. Il est possible de lire In der Strafkolonie en allemand sur DigiBib.org, Gutenberg-Spiegel et Zeno.org.

 

Biographie et bibliographie de Franz Kafka sur l'article du Challenge Kafka qui se termine le 3 juin (déjà ?!).

 

Un chercheur en voyage d'études est invité dans la colonie pénitentiaire pour assister à l'exécution d'un soldat condamné.

Un officier prépare « l'appareil », ingénieuse invention de l'ancien commandant, et se met à expliquer avec grand plaisir son fonctionnement au voyageur.

Le nouveau commandant est contre ce genre d'exécution : la machine ira-t-elle au bout de sa fonction ?

 

Le soldat condamné « pour indiscipline et offense à son supérieur » s'est en fait endormi devant la porte de son capitaine alors qu'à chaque heure, il est sensé se lever et saluer. C'est bien maigre pour condamner quelqu'un, vous ne trouvez pas ?

Non seulement le condamné ne connaît pas la sentence et ne sait même pas qu'il est condamné (quelle justice expéditive !) mais la machine est un énorme engin de torture qui s'acharne pendant douze heures sur le corps du malheureux qui y est attaché ! Qui a envie de voir un tel spectacle ? Mais tous les habitants de l'île, même les enfants, venaient y assister avant que le nouveau commandant ne l'interdise !

Le voyageur – on sait qu'il est européen – réfléchit : il voudrait intervenir, dire quelque chose car « L'iniquité de la procédure et l'inhumanité de l'exécution ne faisaient aucun doute. » mais il n'est qu'invité de la colonie pénitentiaire, étranger de surcroît et, malgré les belles idées éclairées que sa culture a engendrées, il est sur cette île seul et totalement isolé.

Quant à l'officier, nostalgique de son ancien commandant, est lui aussi seul à défendre la conception et l'utilisation de la machine. « C'était le bon temps, camarade ! ». Et il se doute bien que le nouveau commandant utilisera tout ce que dira le chercheur pour l'interdire sous prétexte qu'ailleurs c'est différent, que l'accusé est interrogé avant d'être condamné, qu'il est averti de sa condamnation. Sa peur de changer, d'évoluer, de modifier sa pensée vont le pousser au pire.

 

Ma phrase préférée : « Mais comme l'homme devient alors silencieux, à la sixième heure ! L'intelligence vient au plus stupide. » L'intelligence ? Au bout de six heures de torture...

 

Je me suis demandé de quel pays était originaire le voyageur et à quel pays pensait Franz Kafka pour localiser sa colonie pénitentiaire (peut-être en Asie ?) : c'est quand même un peu frustrant de ne pas savoir...

Écrit en octobre 1914, soit moins de trois mois après le début de la Première guerre mondiale, Dans la colonie pénitentiaire montre peut-être les craintes de l'auteur concernant les guerres modernes et les totalitarismes.

En tout cas, la machine est en marche, et tant qu'elle ne sera pas détruite, le monde et les humains continueront eux aussi leur marche vers la folie, que ce soit en 1914, en 1939 ou à notre époque.

Il existe plusieurs adaptations (cinéma, théâtre, opéra, bande dessinée) de La colonie pénitentiaire mais je ne les connais pas.

 

Une lecture dérangeante mais indispensable que je place dans les challenges Fant'classique, Kafka, Petit Bac 2014 (catégorie Lieu) et Un classique par mois.

 

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 10:40

Pour quelques milliards et une roupie est un roman de Vikas Swarup paru aux éditions Belfond en avril 2014 dans la collection Littérature étrangère (406 pages, 21,90 €, ISBN 978-2-71445417-1). The accidental apprenctice (2013) est traduit de l'anglais (Inde) par Roxane Azimi.

 

Vikas Swarup est né en 1963 à Allahabad (Inde). Il a étudié l'Histoire, la psychologie et la philosophie. Il est diplomate (depuis 2009, il est consul général de l'Inde à Osaka-Kobe au Japon) et écrivain : Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire (2006) qui fut déjà un coup de cœur, et Meurtre dans un jardin indien (2010) que j'ai zappé à sa parution mais que je veux lire. Plus d'infos sur http://www.vikasswarup.net/.

 

Je remercie les éditions Belfond et Babelio car j'ai reçu ce roman dans le cadre d'une opération Masse critique.

 

Sapna Sinha, jeune femme de 23 ans, a abandonné ses études à la mort de son père (professeur) et accepté un poste de vendeuse chez Gulati & Fils, un magasin d'électroménager, électronique et informatique. Elle doit en effet ramener de l'argent pour s'occuper de sa mère et de sa sœur de 20 ans, Neha, avec lesquelles elle vit à Rohini dans la banlieue de Delhi.

Le vendredi, à la pause déjeuner, elle va prier au temple du dieu singe Hanuman pour expier la mort de sa sœur de 15 ans, Alka, dont elle se sent responsable.

« Le temple est bondé, […] Le sol de marbre est frais sous mes pieds nus, et l'air embaume le mélange capiteux de sueur, de santal, de fleurs et d'encens. » (page 11).

C'est là qu'elle est abordée par Vinay Mohan Acharya, un monsieur de 68 ans, veuf et sans enfant, qui lui propose de devenir PDG de son groupe à condition qu'elle réussisse sept épreuves pour sept critères fondamentaux mais dont il ne peut rien dire.

« J'ai cherché en long et en large, mais je n'ai trouvé personne qui convienne. Mes cadres sont d'excellents exécutants, mais je n'en vois aucun qui aurait la stature d'un vrai dirigeant. » (pages 17-18). « Il y a un je-ne-sais-quoi dans vos yeux, une étincelle que je n'ai encore vu nulle part ailleurs. […] Vous seule possédiez cet irrésistible mélange de désespoir et de détermination que je recherche. » (page 18).

Bien que son avenir soit bouché, Sapna refuse d'abord : elle n'a pas les compétences requises et n'a pas envie de diriger une entreprise. Le besoin d'argent la décide finalement à accepter l'offre d'Acharya mais elle a l'impression d'être « un jouet entre les mains d'un richissime homme d'affaires. » (page 116). Heureusement, elle est soutenue par son voisin, dont elle est secrètement amoureuse, Karan Kant.

« Rien n'est plus rassurant qu'un ami qui est toujours là quand on a besoin de lui et sur qui on peut compter en toute circonstance. » (page 163).

 

Quel riche roman très agréable à lire ! Dans cette fable moderne, j'ai retrouvé avec grand plaisir l'ambiance et l'humour des Fabuleuses aventures d'un Indien... Mais Pour quelques milliards et une roupie n'est pas qu'un roman divertissant : il donne à réfléchir sur l'Inde moderne, toujours prise dans un carcan de traditions difficiles (impossibles ?) à faire disparaître... Pauvreté, bidonvilles, ateliers clandestins, travail des enfants, trafic d'organes, mariage forcé, système des castes encore présent bien qu'aboli dans la Constitution de l'Inde (en 1949 !), discriminations, corruption, et puis quelque chose de nouveau : l'obsession de la gloire et de la célébrité pour la jeunesse (exemple de Neha qui veut devenir chanteuse).

Sapna n'est pas au bout de ses peines et regrette parfois d'avoir signé ce contrat un peu fou ! J'ai frémis avec elle, j'ai voulu l'encourager ou la mettre en garde, je veux dire qu'en tant que lecteur, j'ai vraiment eu l'impression de vivre avec Sapna ces épreuves toutes plus ardues les unes que les autres et, comme elle, je ne pouvais pas m'arrêter !

 

Quelques extraits

« Les morts ne meurent pas. Ils se métamorphosent en fantômes, flottent dans l'air, hantent nos pensées, squattent nos rêves. » (pages 63-64).

« Les morts ne meurent pas. Tant qu'on se souvient d'eux, ils continuent à vivre dans nos cœur. » (page 75).

« Les choses ont la valeur qu'on leur donne. » (page 140).

« On ne choisit pas sa famille, mais on a toujours le choix de réparer ce qui a été cassé. » (page 199).

« Le malheur des uns ne doit pas faire le bonheur des autres. » (page 280).

 

Pour quelques milliards et une roupie est un très bon roman que je mets dans les challenges Lire sous la contrainte (conjonction de coordination), Littérature du Commonwealth (Inde), Petit Bac 2014 (catégorie Objet avec la roupie), Le riz et la mousson (bien que Val ait décidé de l'arrêter) et Tour du monde en 8 ans (Inde).

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 02:50

La métamorphose est une nouvelle de Franz Kafka d'abord publiée dans la revue Weiße Blätter (numéro d'octobre 1915) puis parue chez Kurt Wolff Verlag (la même année, 1915, mais avec la mention 1916 sur la couverture). Die Verwandlung fut traduit de l'allemand par Alexandre Vialatte et parut aux éditions Gallimard en 1938.

Vous pouvez lire La métamorphose en édition de poche (Folio classique entre autres), en édition bilingue (Folio bilingue) ou en version numérique.

 

Franz Kafka (1883-1924) : en lire plus sur lui et son œuvre ici.

 

« En se réveillant un matin après des rêves agités, Gregor Samsa se retrouva, dans son lit, métamorphosé en un monstrueux insecte. Il était sur le dos, un dos aussi dur qu'une carapace, et, en relevant un peu la tête, il vit, bombé, brun, cloisonné par des arceaux plus rigides, son abdomen sur le haut duquel la couverture, prête à glisser tout à fait, ne tenait plus qu'à peine. Ses nombreuses pattes, lamentablement grêles par comparaison avec la corpulence qu'il avait par ailleurs, grouillaient désespérément sous ses yeux. »

 

Voici comment débute La métamorphose. Et ce n'est pas un rêve : Gregor Samsa, représentant de commerce depuis cinq ans (depuis son retour de l'armée), est bien chez ses parents, dans sa chambre, et il est transformé en cafard !

Gregor travaille mais, comme il n'a pas pris le premier train de cinq heures, son employeur a envoyé le fondé de pouvoir chez lui à sept heures. Ce que ses parents, sa sœur et le fondé de pouvoir entendent de l'autre côté de la porte ressemble à « une voix d'animal » et ce qu'ils voient lorsque celle-ci s'ouvre enfin les horrifie. D'ailleurs, l'envoyé du patron s'enfuit et il ne sera plus question de travail ou de vie sociale pour Gregor...

Mais finalement, qu'était la vie de Gregor, sa vie d'humain ? Une vie pour ses parents et leur dette à rembourser ? Une vie pour son patron et son travail ? Une vie de cafard et c'est pourquoi il se serait transformé ?

Gregor comprend ce qui se dit et a l'impression de répondre mais en fait il ne peut plus communiquer. Que va devenir sa famille sans lui ? « […] il était tout brûlant de honte et de chagrin ».

Malgré leur aversion, les parents et la sœur s'occupent de lui (surtout la sœur, Grete), du moins un minimum et pendant un temps... Car l'odeur et la présence de cette chose – qui n'est plus ni le fils ni le frère travaillant pour faire vivre la famille – sont gênantes.

Gregor est devenu inutile... encombrant même.

 

Voilà, j'avais envie de me replonger dans l'œuvre de Kafka depuis longtemps mais je n'avais encore rien lu pour le challenge Kafka qui se termine le 3 juin 2014. La métamorphose s'est imposée car je l'avais lue à l'adolescence (c'est-à-dire il y a plus de trente ans !) et elle fait partie de ses plus célèbres titres. Lee Rony l'a aussi lue pour le challenge.

Si Gregor, jeune homme travailleur aimant sa famille, se métamorphose en cafard, n'est-ce pas parce qu'il avait somme toute une vie de cafard en étant humain ? Enfermé dans sa vie, enfermé dans son travail, enfermé dans le remboursement de la dette de ses parents, enfermé dans sa chambre ? Aucune explication n'est donnée dans le récit sur la terrible transformation subie durant cette nuit-là par Gregor. C'est la fatalité, personne n'y peut rien. Mais le drame ne s'arrête pas là car c'est toute la famille qui se métamorphose par son comportement : la famille est horrifiée, distante, dégoûtée voire haineuse et préfère avoir le minimum de relations avec le « monstrueux insecte » ; Gregor se replie sur lui-même puisqu'il ne peut plus communiquer, vit enfermé dans la plus grande solitude et s'enfonce dans le désespoir jusqu'à ne plus se nourrir et mourir.

La métamorphose est-il un récit fantastique ou un récit réaliste plein d'humour noir ? Je me le demande encore et, en fait, il y a plus de cent interprétations de ce récit alors chacun peut sûrement le (com)prendre différemment !

J'espère lire d'autres titres de Kafka avant le 3 juin et honorer comme ils le méritent cet auteur et ce challenge.

 

Une lecture pour le challenge Kafka bien sûr mais aussi Animaux du monde (cafard), Fant'classiqueLe mélange des genres (classique étranger) et Un classique par mois.

 

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 01:13

M. Pénombre libraire ouvert jour et nuit est un roman de Robin Sloan paru aux éditions Michel Lafon en février 2014 (342 pages, 19,95 €, ISBN 978-2-7499-2162-4). Mr. Penumbra's 24-hour bookstore (2012) est traduit de l'américain par Philippe Mothe.

 

Robin Sloan a grandi près de Detroit (Michigan, États-Unis) et a étudié l'économie. Il a travaillé dans le monde de la communication et a cofondé Oats, une revue littéraire de l'université du Michigan. Mr. Penumbra est son premier roman et il s'est inspiré d'une nouvelle qu'il avait écrite en 2009. Plus d'infos sur http://www.robinsloan.com/.

 

À sa sortie de l'école d'Art, Clay Jannon a été embauché comme créateur à New Bagel mais il a perdu cet emploi qui lui plaisait bien à cause de la crise économique. Il passe son temps à lire sur Internet et à se balader.

« San Francisco est un super terrain de promenade si on a de bonnes jambes. Cette ville étant un carré ponctué de collines abruptes et bordé d'eau sur trois côtés, des vues magnifiques vous surprennent à chaque coin de rue. » (pages 14-15).

Et un jour, il voit l'offre d'emploi de vendeur de nuit dans cette librairie qu'il ne connaît pas, celle de M. Pénombre (Ajax de son prénom), ouverte jour et nuit. Il doit respecter des règles précises, tenir un registre un peu spécial et il se rend vite compte que certains « clients », comme messieurs Tyndall et Fedorov ou madame Lapin, ont des demandes précises dans le « Fonds du fonds ».

« Est-ce un cercle de lecture ? Quels sont leurs liens ? Leur arrive-t-il de payer ? » (page 28).

Clay ne sait pas dans quelles recherches il s'est lancé : qu'est le « Sacré Caractère » ?...

« […] tout ce qui se passe ici relève de bien autre chose que de l'excentricité d'un vieillard isolé. » (page 62).

Mais il y entraîne Neel Shah, son ami d'enfance, entrepreneur, Mathew Mittelbrand, son colocataire, inventeur de génie, et Kat Potente, une programmeuse de Google qu'il a rencontrée une nuit à la librairie et dont il est tombé amoureux.

« Que voulez-vous dire, M. Pénombre va être brûlé ?

– Pas lui, le livre... Son livre ! précise Tyndall. C'est pareil, pire même ! Mieux vaut la chair que la page. […]

Je suis vraiment tombé dans une secte. » (pages 135-136).

 

Je vais vous dire une chose : ce roman est pour les Geeks ! Pour Clay et Neel, c'est comme dans les jeux de rôle auxquels ils jouaient adolescents mais là, c'est pour de vrai, et pour Kat, c'est pareil, c'est comme dans le monde numérique mais en vrai.

« Lui, c'est le guerrier, toi, le mage et moi, le roublard. Cette conversation n'a jamais eu lieu. » (page 195).

Dans ce roman dont la première partie se passe à San Francisco (la librairie) et la deuxième partie à New York (la quête), ça parle d'Internet, de Google, de programmation, de stockage de données, de décodage, il y a des références à la SF et au fantastique (dragons), parfait pour les Geeks, je vous dis !

Mais cette incroyable aventure englobe bien d'autres choses, en particulier l'Histoire et l'Art, comme les premiers livres imprimés par Aldo Manuce (1449-1515) à Venise en Italie (un peu après Gutenberg 1400-1468).

Aldo Manuzio (ou Alde Manuce, ou Alde l'Ancien) fut un imprimeur, libraire et typographe humaniste qui a vraiment existé au XVe siècle. Ainsi que Griffo Gerritzoon (1450-1518) qui a créé le Gerritzoon, « le caractère le plus célèbre de l'Histoire » (tiens, je pensais que c'était Garamond !), et de nouvelles technologies.

La quatrième de couverture dit que l'auteur « a créé ce roman d'aventures pour le XXIe siècle, où le pouvoir des livres anciens et celui des nouvelles technologies s'allient pour rendre la vie meilleure. » Je ne sais pas si ça rend la vie meilleure, mais j'ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture, intrigante mais pas ténébreuse, et effectivement cette plongée intéressante dans les livres anciens et la nouvelle technologie de l'informatique.

Une lecture originale dans un moment creux (en lecture) qui me remet le pied à l'étrier !

 

Ma phrase préférée

« Vous savez, je crois sérieusement que ce monde n'est qu'une mosaïque de petites sectes déjantées, chacune avec ses lieux secrets, ses archives, ses règles. » (page 302).

 

Une lecture pour les challenges ABC critiques 2013-2014 (lettre S), Geek, Le mélange des genres (SF/fantasy/imaginaire), Petit Bac 2014 (catégorie moment/temps), Premier roman, Rentrée littéraire d'hiver 2014 et US.

 

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 06:21

Le tunnel est un roman d'Ernesto Sábato paru aux éditions du Seuil en 1978 (réédition en 1995). Je l'ai lu en poche aux éditions Points (140 pages, 5,50 €, ISBN 978-2-02-023928-8). El túnel (1948) est traduit de l'espagnol (Argentine) par Michel Bibard.

 

Ernesto Sábato est né le 24 juin 1911 à Buenos Aires (Argentine). Il a étudié les Sciences (il était physicien) et la philosophie à La Plata (université de Buenos Aires). Il a aussi étudié à La Sorbonne (Paris, France) et au Massachusetts Institute of Technology dit M.I.T. (Cambridge, États-Unis). Au début des années 1940, il a enseigné les sciences à La Plata mais dès 1945, il abandonna l'enseignement pour l'écriture : il devint journaliste et écrivain. Le tunnel est son premier roman. Suivront d'autres romans, des recueils, des entretiens et ses mémoires. Il a reçu la Légion d'honneur (France) en 1979 et le Prix Miguel de Cervantes (Espagne) en 1984 entre autres. Sa femme, Matilde Kusminsky Richter, épousée en 1936, est décédée en 1998. Il a consacré les dernières années de sa vie à la peinture. Il est mort le 30 avril 2011 à Buenos Aires, moins de deux mois avant d'avoir atteint 100 ans.

 

Juan Pablo Castel, artiste peintre connu, a tué la femme qu'il aime, Maria Inbarne.

Pourquoi ? Parce qu'il était désemparé, jaloux, se sentait incompris et était pris par le doute au sujet de la jeune femme.

« La vanité se rencontre là où l'on s'y attend le moins : aux côtés de la bonté, de l'abnégation, de la générosité. » (page 13).

« Il y a eu quelqu'un qui pouvait me comprendre. Mais c'est, précisément, la personne que j'ai tuée. » (page 15).

Printemps 1946. Juan Pablo Castel expose ses toiles. Il méprise ceux qui disent aimer ses œuvres mais ne voient pas vraiment ce qu'il peint. Parmi la foule, une jeune femme : elle regarde obstinément un détail important dans une peinture, un détail que tout le monde fait mine d'ignorer. Le peintre est fou de joie, il aurait enfin trouvé, à trente-huit ans, celle dont il rêve depuis si longtemps ! Il ne pense plus qu'à elle, pendant des semaines, il en devient obsédé et fait tout pour la revoir.

« Il fallait que je la retrouve. Je me surpris à dire tout haut, à plusieurs reprises : il le faut, il le faut ! » (page 37).

Les retrouvailles se font par hasard une première fois et après que Castel ait forcé le destin une deuxième fois. « Mais je ne sais pas ce que vous gagnerez à me voir. Je fais du mal à tous ceux qui m'approchent. » le prévient Maria Inbarne (page 45). Pourtant, elle ne le prévient pas qu'elle est mariée à monsieur Allende, un homme devenu aveugle, et qu'elle se rend souvent à Mar del Plata dans l'estancia (maison de campagne) de Luis Hunter qui est soi-disant son cousin.

Castel est fou de rage lorsqu'il apprend l'existence de l'époux aveugle et d'un éventuel amant. « Qu'est-ce que c'est que cette abominable comédie ? » (page 53).

 

Mes passages préférés

« Ma tête est un labyrinthe obscur. Parfois, il y a comme des éclairs qui illuminent certaines galeries. » (page 40). On comprend mieux le titre !

« Tout me paraissait éphémère, transitoire, inutile, sans contours. Ma tête n'allait pas bien et Maria m'apparaissait sans cesse comme une forme incertaine et mélancolique. » (page 112).

 

Juan Pablo Castel est un homme instable, inassouvi malgré son art et sa notoriété, obsédé par la jeune inconnue qu'il n'a aperçue que peu de temps. Il est en prison lorsqu'il rédige ce récit malheureux et on pourrait le plaindre s'il ne répétait tant de fois qu'il n'est pas vaniteux. Il est sûrement sincère mais un peu vaniteux quand même !

En apprenant des choses sur la jeune femme qui est devenue sa maîtresse ou en se triturant l'esprit avec des suppositions et des conclusions sorties de son imagination débordante, Juan Pablo Castel devient de plus en plus agité et son côté sombre apparaît. Il violente même parfois Maria dans l'espoir de trouver dans ses yeux « des preuves d'amour, de véritable amour. » (page 69). Il veut que la jeune femme lui appartienne, à lui et rien qu'à lui ! Il est étouffant et le lecteur le ressent bien à la lecture de ce roman court mais intense. Le roman d'ailleurs se compose de 39 chapitres en 140 pages donc vous voyez comme les chapitres sont courts, percutants et comme le lecteur avide (curieux ?) ne peut arrêter sa lecture, il doit continuer de lire et ce jusqu'à l'inévitable.

Au chapitre 22, Castel rêve qu'un magicien le transforme en oiseau et qu'il ne peut plus communiquer avec ses amis. Comment expliquer ce rêve ? Sort-il tout simplement de l'esprit dérangé du peintre ? A-t-il envie de liberté ? Mais il est libre ! Ou alors son subconscient voudrait se défaire de sa liaison avec Maria, femme mariée ? Allez comprendre, l'artiste a une logique bizarre, bien à lui. Mais la passion est cruelle et dévore même les meilleurs.

Ce récit tragique (la vie ?) est comme un tunnel dans lequel il est impossible de faire demi-tour : on ne peut pas revenir en arrière, on se cogne contre les murs de chaque côté, on ne peut qu'avancer, aller de l'avant quoi qu'il en coûte. C'est sûrement cet effet oppressant qui fait de cette histoire un roman noir, un roman sur la solitude et la folie meurtrière.

La présentation de 8 pages de Jean-Marie Saint-Lu est d'ailleurs bienvenue et intéressante car elle permet de mieux appréhender et comprendre le texte d'Ernesto Sábato, auteur argentin que j'ai découvert avec grand plaisir et dont j'aimerais lire d'autres romans, en particulier Héros et tombes (Sobre héroes y tumbas, 1961) et L'ange des ténèbres (Abaddón el exterminador, 1974) puisqu'avec Le tunnel, il s'agit d'un triptyque romanesque disponible aux éditions du Seuil dans un coffret de trois livres (plus de 1 000 pages).

 

J'ai lu Le tunnel dans le cadre de la lecture commune (*) pour le Mois argentin mais j'avais déjà repéré ce roman depuis des mois, il ne manquait que l'occasion de le lire !

Une lecture pour le Mois argentin donc, qui entre aussi dans les challenges Amérique du Sud – Amérique latine, Le mélange des genres (classique étranger), Petit Bac 2014 (catégorie Bâtiment/construction pour tunnel), Premier roman, Tour du monde en 8 ans (Argentine) et Un classique par mois.

 

(*) Les liens des autres participants : Denis et Valentyne. Et Marilyne qui l'a lu en janvier.

 

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 03:20

Code 1879 : les enquêtes du généalogiste est un roman de Dan Waddell paru aux éditions du Rouergue en 2010 mais je l'ai lu en Babel noir (n° 57) paru en janvier 2012 (368 pages, 8,70 €, ISBN 978-2-330-00268-8). The blood detective (2008) est traduit de l'anglais par Jean-René Dastugue.

 

Dan Waddell est un journaliste et auteur anglais né en 1972. Il vit à Londres. C'est en découvrant un secret de famille après la naissance de son fils (en 2003) qu'il comprend que le passé est important et influence les vie. Il utilise le pseudonyme de Dan James et a écrit deux livres pour la jeunesse (pour devenir détective comme Sherlock Holmes et pour devenir détective en généalogie). Plus d'infos sur http://www.danwaddell.net/.

 

Un matin, près de Ladbroke Grove, un homme est retrouvé mort.

L'inspecteur principal Grant Foster (plus de vingt ans dans la police) et son équipe de la Criminelle Ouest de Kensington (lieutenant Heather Jenkins, capitaine Andy Drinkwater...) mènent l'enquête.

« C'est assez moche, sir. » (page 12).

La victime, James Darbyshire, un trader de 31 ans, a été amputé des mains, a un poignard dans le cœur et une inscription gravée sur la poitrine : 1A137.

« Notre tueur essaie de nous dire quelque chose. Lorsque nous saurons ce que c'est, nous nous serons sérieusement rapprochés du moment de son arrestation. » (page 34).

Nigel Barnes, orphelin qui ne sait absolument rien sur sa famille, est devenu généalogiste et gagne sa vie en faisant des recherches sur les familles des autres.

« On éprouve une vraie sensation de réussite lorsque l'on aide les gens à surmonter ces obstacles, à retrouver des parents et des ancêtres dont ils ne savent rien. » (page 53).

Le généalogiste va être emmené à aider la police sur l'enquête et essayer de comprendre ce que représente le dernier numéro composé par Darbyshire avant de rendre l'âme : 1879.

« Il avait hâte de commencer les recherches, intrigué par ce qu'il allait découvrir. » (page 92).

Mais d'autres victimes sont découvertes et leur lien semble être dans le passé.

« Je ne peux pas m'empêcher de penser que si nous voulons avoir une petite chance de venir à bout du présent, il faut que nous en sachions le plus possible sur le passé. Ce n'est qu'à ce moment-là que les choses deviendront claires. » (page 180).

 

Mes passages préférés

« Vraiment, dit Foster. Il trouvait les infos dont il avait besoin sur Internet. Il méprisait les journaux, leurs manipulations, leurs mensonges, leurs duperies. » (page 163).

« Le passé est un être vivant : il est toujours là. La plupart d'entre nous l'ignorent, mais il est là. On ne peut pas l'effacer et l'oublier. » (page 236).

 

J'ai vu ce roman sur plusieurs blogs et il m'a vraiment fait envie ; malheureusement je n'ai pas eu le temps de le lire pour la lecture commune du 31 janvier dans le cadre du challenge British mysteries... Je n'ai maintenant qu'une hâte, c'est de lire le deuxième tome, Depuis le temps de vos pères, paru en 2012 aux éditions du Rouergue et en janvier 2013 en Babel noir. En effet, Code 1879 est passionnant ! L'intrigue avec le généalogiste est originale (même si je ne m'intéresse pas plus que ça à la généalogie), il y a de l'humour et du suspense, c'est vraiment British et c'est parfait pour passer un excellent moment de lecture. L'éditeur dit que Code 1879 est le « premier volet d'une série originale qui interroge le passé pour mieux démasquer les monstres de notre temps » et c'est vraiment intéressant. J'ai fait durer le plaisir car je n'avais pas envie que le livre se termine !

 

Une lecture pour les challenges Petit Bac (catégorie moment/temps, 1879 étant une année), Thrillers et polars, XIXe siècle ;

et pour l'Angleterre : British mysteries, God save the livre, Tour du monde en 8 ans et Voisins voisines.

 

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 03:47

La tête de l'emploi est un roman de David Foenkinos paru aux éditions J'ai Lu dans la collection Grand format le 8 janvier 2014 (286 pages, 13,50 €, ISBN 978-2-290-07744-3).

 

Je remercie Mathilde et les éditions J'ai Lu de m'avoir envoyé ce roman de la rentrée littéraire d'hiver.

 

David Foenkinos... Dois-je encore le présenter ? Il est né en 1974 à Paris, a étudié à la Sorbonne et il est un des grands écrivains français de ce début de XXIe siècle. Coup de cœur pour Lennon en 2010. Coup de cœur pour Les souvenirs en 2011. J'ai prévu de lire ses autres titres et j'en attends sûrement beaucoup !

 

« Un jour, mes parents ont eu l'étrange idée de faire un enfant : moi. » (première phrase du roman, page 9).

Bernard est un enfant unique. Ses parents, Raymond et Martine, se sont rencontrés en 1953 et ils ont maintenant 80 ans. Bernard a toujours ressenti de l'incompréhension vis-à-vis d'eux et de leur façon de vivre.

« Ils vivent leur vie le plus discrètement possible, comme pour se faire oublier de la mort. Le secret de la longévité, c'est sûrement ça : ne pas faire de bruit. » (page 16).

Maintenant Bernard a 50 ans et il a réussi sa vie, normal, il avait la tête de l'emploi ! Il a gravi les échelons dans la banque (la BNP) où il a commencé comme stagiaire pour devenir conseiller financier. Son épouse, Nathalie, une belle femme, est psychologue. Leur fille, Alice, part à São Paulo pour un stage d'un an (voire deux).

Bien sûr, Bernard est fier de la réussite de sa fille mais il est aussi triste de son départ, et c'est à partir de ce jour-là que sa vie va s'écrouler, parce que justement, il a la tête de l'emploi !

Alice partie, Nathalie annonce à Bernard qu'elle a besoin d'être seule, de prendre du recul... (On sait que, souvent, c'est le début de la fin !).

« Je ne peux pas m'imaginer sans Nathalie. » (page 34). « Je quittais notre appartement comme un homme, alors que je voulais pleurer comme un enfant. » (page 60).

Pour couronner le tout, à cause de la crise (qui a bon dos), Bernard se retrouve au guichet à la banque comme un simple employé.

« […] on venait de me voler ma vie. Je n'avais plus rien. Et ce n'était que le début. » (page 81).

Bernard est sous le choc, humilié, seul...

« Je dus admettre que je n'avais plus le choix, il ne me restait qu'une seule solution. Une destination qui serait parfaite pour parachever le désastre : mes parents. » (page 93).

Ainsi, pratiquement 30 ans après son départ, Bernard retrouve sa chambre d'ado qui n'a pas bougé !

 

Bernard n'aime pas son prénom mais, rappelons-le, il a la tête de l'emploi : tout lui a souri dans les années 80 et 90, les études, un bon travail, une vie sociale enviable, une épouse belle et intelligente, une fille belle et intelligente, mais, à 50 ans, il se retrouve tout à coup seul, confronté au désintérêt de tous (qui prend de ses nouvelles ?) et démuni (plus de toit, plus de travail, plus de salaire) avec ce qui en découle : une totale perte de confiance et le retour inévitable chez ses parents.

L'auteur en profite pour traiter le monde du travail, sa difficulté, la mauvaise gestion des « ressources » humaines en plus des relations dans le couple et entre parents et enfants. La crise, elle n'est pas seulement dans le travail, elle est partout, chez des adultes qui n'ont pas vraiment grandi, dans les couples et elle détruit des vies.

Ce roman m'a fait rire, m'a émue, m'a enchantée, et même si d'aucuns diront qu'il est léger et pas inoubliable, je reste dans le coup de cœur pour David Foenkinos et pour ce que j'apprécie : sa délicate écriture, sa façon touchante et sincère de parler de l'amour, de la vie et sa tendresse pleine d'humour pour ses personnages.

 

Mes passages préférés

« On pleurait, on riait. On s'aimait, on se quittait. La vie était tragique et pleine de promesses. Mais je savais que mon avenir sans Nathalie serait terrible. » (page 134).

« On espère toujours quelque chose qui ne peut pas exister. » (page 173).

Une lecture pour les challenges Lire sous la contrainte (nom + nom) et Rentrée littéraire d'hiver 2014.

 

 

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