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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 04:03

Il faudra me passer sur le corps est le 2e tome de la série 43 rue du Vieux-Cimetière, un roman de Kate et M. Sarah Klise paru aux éditions Albin Michel Jeunesse dans la collection Witty en janvier 2013 (131 pages, 8,50 €, ISBN 978-2-226-24594-6). 43 Old Cemetery Road, Book 2 : Over my dead body (2010) est traduit de l'américain par Mickey Gaboriaud.

 

Pour plus d'infos sur l'auteur Catherine 'Kate' Klise et sur l'illustratrice M. (Mary) Sarah Klise, consultez la note de lecture de Trépassez votre chemin.

 

Le MIASME (Mouvement International Autoritaire pour la Sauvegarde Morale de nos Enfants), nouvellement fondé par Dick Tatter, veut enquêter sur Ignace Bronchon et lui enlever Lester.

« Une âme charitable lui a envoyé une lettre anonyme pour l'informer de notre situation. Qu'allons-nous faire ? » (page 25).

Ce petit dictateur (j'avais oublié de dire pour le tome 1 que les noms étaient des jeux de mots) veut aussi faire interdire Halloween et détruire tous les livres qui parlent de fantômes, de magie, etc. Heureusement Tom Set, le bibliothécaire de Livid City, refuse de brûler les livres !

Mais après une enquête bâclée et partiale de Dick Tatter, Bronchon est interné d'office (et à vie !) et Lester est envoyé à l'orphelinat.

Les parents de Lester ont autre chose à penser : ils sont en France et s'apprêtent à publier leur livre, Seuls les idiots (et les enfants) croient aux fantômes : le livre anti-fantômes par excellence – « best-seller garanti » – quels crétins, ces deux-là !

Bronchon, Adèle et Lester avaient promis à leurs lecteurs de nouveaux chapitres pour Halloween mais là, c'est impossible, et pire les lecteurs se retournent contre les auteurs pensant à une supercherie et réclament un remboursement.

Et Dick Tatter veut prouver que le fantôme d'Adèle n'existe pas. « Je tirerai cette affaire au clair, même si cela exige une inhumation. » (page 91).

 

En dehors des retranscriptions des émissions Agi-Tatter et des extraits de La Gazette de Livid City, le récit est toujours sous forme de lettres, ce que j'aime vraiment beaucoup. C'est un pur bonheur de lire cette série.

Et avec Dick Tatter et son MIASME, l'auteur montre que parfois des organisations ont trop d'importance et de pouvoir, et font n'importe quoi soit-disant pour le bien-être de quelqu'un (ici les enfants). Il y a aussi dans la population des gens qui adhèrent à n'importe quelle idée farfelue sans se poser de questions !

 

Une excellente lecture que je mets dans les challenges En toutes lettres, Jeunesse & young adults # 3, Romancières américaines et US.

 

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 02:06

Trépassez votre chemin est le premier tome de la série 43 rue du Vieux-Cimetière, un roman de Kate et M. Sarah Klise paru aux éditions Albin Michel Jeunesse dans la collection Witty en septembre 2012 (169 pages, 8,50 €, ISBN 978-2-226-24239-6). 43 Old Cemetery Road, Book 1 : Dying to meet you (2009) est traduit de l'américain par Mickey Gaboriaud.

 

Catherine 'Kate' Klise, née le 13 avril 1963 à Peoria dans l'Illinois, est l'auteur. Elle a étudié à l'Université Marquette à Milwaukee dans le Wisconsin (diplômé d'anglais) et a travaillé pendant quinze ans pour le magazine hebdomadaire People. Elle écrit surtout pour la jeunesse (son premier roman adulte, In the bag, n'est paru qu'en 2012). Elle habite dans une ferme du Missouri.

 

M. (Mary) Sarah Klise, née le 31 décembre 1962 également à Peoria, est l'illustratrice. Elle a aussi étudié à l'Université Marquette (diplômée d'histoire) et enseigne l'Art. Elle habite un cottage victorien à Berkeley en Californie et a un fils, Milo.

 

Plus d'infos sur les deux sœurs sur leur site officiel, http://www.kateandsarahklise.com/.

 

Tout commence lorsqu'Ignace Bronchon, 64 ans, habitant Chicago, « spécialiste des mystères, du grabuge et du macabre », auteur de la série jeunesse en douze volumes, Le dompteur de fantômes, décide de louer une maison pour l'été afin de « finir » son nouveau livre : en fait il ne l'a même pas commencé, il n'a pas écrit depuis vingt ans... Son éditrice de New York, Sandy Page-Haller, est en colère et a embauché un détective privé, Teddy Skray, pour enquêter sur Bronchon !

Après avoir contacté Debbie Cock de l'agence Immo Ralasway à San Francisco, Bronchon choisit le manoir victorien de « trente-deux pièces et demie » sis 43 rue du Vieux-Cimetière à Livid City, Illinois, États-Unis.

En fait, le manoir fut construit par Adèle I. Vranstock en 1874 : elle écrivait et illustrait des romans à énigmes mais aucun ne fut publié. La vieille dame célibataire et sans enfant est morte il y a quatre-vingt-dix-sept ans et la maison appartient à Lino et Inès Perrance depuis douze ans. Ce couple de professeurs, spécialistes du paranormal, est en ce moment en Europe pour des conférences. Leur fils de onze ans, Lester, vit au manoir avec son chat, Mistynoir.

« Selon la légende, peu avant sa mort, Vranstock aurait juré de hanter sa maison et la ville de Livid City pour l'éternité – ou bien, jusqu'à ce qu'un de ses livres soit publié. » Extrait de la Gazette de Livid City (page 33).

Bronchon n'est pas content : il a découvert non seulement que Lester vivait au deuxième étage de la maison (il n'aime pas particulièrement les enfants même s'il écrit des livres à leur intention) mais aussi qu'il y avait un chat (il est « extrêmement allergique » aux chats). De plus le manoir est délabré, tout biscornu et tarabiscoté ! « La personne qui a conçu cette baraque devait être à moitié maboule. » (page 34).

Comme son avoué, Fred Dossier, lui écrit qu'il ne peut rien faire contre la clause Lester/Mistynoir alors que le bail est signé et lui explique qu'il est ruiné, Ignace Bronchon n'a pas d'autre solution que d'écrire le treizième tome du Dompteur de fantômes. Il décide de placer les nouvelles aventures de Bartholomew Brown, son célèbre détective spécialiste des fantômes, dans ce manoir du 43 rue du Vieux-Cimetière.

Or Lester a réussi ce que ses parents n'ont jamais réussi : il est en contact avec le fantôme d'Adèle !

 

Voilà, le décor est planté et je peux vous dire qu'il y a une super ambiance dans ce roman épistolaire puisqu'en dehors des extraits de la Gazette et des extraits du roman que Bronchon tente d'écrire, il n'y a que des lettres, y compris entre Bronchon qui a mauvais caractère (au premier étage) et Lester qui est l'innocence même (au deuxième étage). Chaque lettre a sa propre typographie selon la personne qui l'écrit et le lecteur, qui connaît la présence d'Adèle, le fantôme, s'amuse beaucoup en lisant tous ces échanges. Ce livre est original d'autant plus qu'il est illustré avec humour et se lit très bien, d'une traite quoi !

 

« Mais tout d'abord, je m'interroge : de qui est-ce l'histoire ? Bartholomew Brown ? Je ne crois pas. Suis-je attachée à ce personnage ? Pas vraiment. Il est trop plat. Trop rigide. Complètement irréaliste. » Extrait d'une lettre d'Adèle datée du 4 juillet à Bronchon (page 81).

 

La littérature jeunesse a évolué et un auteur qui avait du succès il y a plus de vingt ans doit évoluer aussi s'il veut attirer ses anciens lecteurs et de nouveaux lecteurs à lire son livre (hum, lorsqu'il sera terminé et publié) ! En même temps, le processus de création est loin d'être facile et Bronchon recommence plusieurs fois le début de son roman tout en se demandant ce qu'il va bien pouvoir imaginer pour la suite. Écrire, c'est du travail bien sûr, mais s'il n'y a pas la petite étincelle, si en plus l'auteur est acariâtre et égocentrique, les personnages et le récit seront, comme le dit Adèle, plats et irréalistes, bref le livre ne sera pas agréable à lire...

 

En tout cas, chers lecteurs, ne dites rien à Eddie Torial, le rédacteur en chef de La Gazette de Livid City, il écrit tout ! « Nous rapportons vos secrets, vos secrets nous rapportent ! » (pages 32, 85, 109 et 128). Ah, ces journalistes...

 

Le passage que j'aime bien

« Le gamin va illustrer notre livre. Il est très doué. Nous avons du pain sur la planche mais ça va être super. Cela fait des années que je n'ai pas été autant excité par un projet. C'est peut-être même la première fois. » Extrait de la lettre de Bronchon à Fred Dossier (page 103).

 

Une lecture charmante (j'ai hâte de lire les tomes suivants !) que je mets dans les challenges En toutes lettres (finalement, je lis plus de romans épistolaires que ce que je pensais), Jeunesse & young adults # 3Petit Bac 2013 (catégorie lieu), Romancières américaines et US.
Comme le manoir est victorien (1874) et que le fantôme est celui d'une Lady de la fin du XIXe siècle, je tente également ma chance avec les challenges Victorien et XIXe siècle.

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 00:58

La petite marchande de rêves et un roman de Maxence Fermine paru aux éditions Michel Lafon en octobre 2012 (171 pages, 9,95 €, ISBN 978-2-7499-1753-5).

 

Maxence Fermine est né le 17 mars 1968 à Albertville en Savoie. J'ai déjà présenté Le tombeau d'étoiles, Opium et Tango massaï.

 

Ce matin-là, comme ses parents partent au travail et que lui est en vacances, Malo s'ennuie : la vue sur la Seine et Notre-Dame, il connaît... En plus, il est inquiet : le soir, son anniversaire aura lieu dans un lieu inconnu, l'Auberge des Trois Brigands...

« Quant tout est préparé, il n'y a plus beaucoup de place pour la fantaisie, avait-il fait remarquer à sa mère avec justesse. » (page 19).

Alors que Malo est dans le taxi qui le conduit à l'auberge pour son goûter d'anniversaire, la voiture est percutée par un bus sur le Pont-Neuf et tombe dans la Seine. Le chauffeur, légèrement blessé, peut sortir du véhicule mais Malo disparaît « dans un autre univers » (page 25).

Là, Malo rencontre Arthur, un chêne tricentenaire et Mercator, un matou de deux-cent-treize ans, tous deux pouvant parler. Le chat annonce au garçon qu'il est au Royaume des Ombres, qu'il doit se méfier des Spectres et il lui offre une boussole magique.

« Lorsqu'on disparaît pour la première fois, on fait un rêve.

La deuxième fois, on ne rêve plus.

La troisième fois, on ne vit plus que dans les rêves des gens qu'on a connus. » (pages 46-47).

En fait, le goûter d'anniversaire a lieu dans l'auberge comme s'il n'y avait pas eu d'accidents, et Malo fait la connaissance de Lili, une fille colorée dans ce monde en noir et blanc.

« Si tu veux devenir mon ami, tu dois d'abord quitter tes habits de tristesse... » (page 68).

Lili vend des boîtes de couleurs pour la Petite Boutique des rêves de la rue du Chat-qui-pêche mais Dom Perlet, le propriétaire, est un spectre.

« Les gens ne changent pas. Seul le monde autour de soi change... » (page 143).

 

La couverture est superbe et le topo est tout simple : le jour de son onzième anniversaire, Malo, un garçon parisien plutôt rêveur et solitaire disparaît. Il va rencontrer, dans un monde onirique, divers personnages (humains ou pas), Arthur, Mercator, Lili, l'arbre-sec, des enfants, Melchior (un autre chat), Dom Perlet, le Clown blanc au Cirque d'hiver, Septimus (le vieux magicien), Otto Portret (le peintre de la Tour Eiffel), Barnabé le Clochard céleste, qui correspondent à des Ombres (les gens malades ou dans le coma) et à des Spectres (les gens morts).

Je me suis demandée pourquoi Lili avait entraîné Malo dans la Petite Boutique des rêves : avait-elle l'intention de le piéger comme elle l'était aussi par le méchant magicien (même si elle semble désolée et qu'elle l'aide durant cette nuit) ou voulait-elle seulement de l'aide ?

La petite marchande de rêves est un conte fantastique, joliment illustré (par des dessins de dix jeunes talents qui ont participé à un concours) mais, même si j'ai pris plaisir à le lire, je l'ai trouvé un peu trop léger... Il y a bien quelques messages disséminés : les humains devraient plus observer ce qui les entoure, écouter la nature, et le personnage le plus important à mon avis, Barnabé le Clochard céleste qui a tout compris à la vie (mais peut-on vivre comme des clochards en se contentant de contempler le monde et les étoiles ?). J'aurais aimé m'attacher à Malo, à Lili, mais ce ne fut pas le cas, et la fin est un peu rapide, presque bâclée (que devient Lili ?), en tout cas sans émotion (pour moi). Je n'ai pas retrouvé le côté magique et plaisant des séries anglaises Rose et Lily de Holly Webb ou Madame Pamplemousse de Rupert Kingfisher ou Wilma Tenderfoot d'Emma Kennedy.

J'aime beaucoup les romans de Maxence Fermine habituellement, j'en ai lu plusieurs depuis les merveilleux Neige et Le violon noir parus en 1999 mais La petite marchande de rêves m'a un peu déçue... Je me rabattrai donc sur les deux ou trois romans que je n'ai pas encore lus et peut-être, si l'envie me prend, que je lirai la suite des aventures de Malo et Lili, La poupée de porcelaine, un roman paru en mai 2013.

 

Une lecture que je mets dans les challenges Animaux du monde et Totem (pour les chats), Jeunesse & young adults # 3 et bien sûr Des contes à rendre.

 

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 03:33

La geste d'Alban est une série de Jean-Luc Marcastel dans le cadre de ses Chroniques d'Occitània. L'ombre de Montsalvy, le 2e tome, est paru en juin 2013 aux éditions du Matagot dans la collection Nouvel Angle (416 pages, 16,90 €, ISBN 978-2-91632-352-7).

 

Jean-Luc Mercastel est né en 1969 à Aurillac (Cantal, Auvergne). Il a étudié l'histoire et a été professeur. Il est auteur de fantasy et s'imagine « entre un Dumas on the web et un Lucas des âges sombres ».

Du même auteur : la série Louis le Galoup en 5 tomes aux éditions du Matagot et la saga Frankia en 3 tomes aux éditions Mnémos.

Plus d'infos sur le blog de l'auteur, http://jean-lucmarcastel.blogspot.fr/.

 

Jean-Mathias Xavier illustre Louis le Galoup et La geste d'Alban. Il a travaillé dans l'animation (décorateur, story-boardeur...) et la réalisation (spots publicitaires, bandes-annonces).

Plus d'infos sur http://jean-mathias-illustrateur.over-blog.com/.

 

Je remercie Doria des éditions Matagot pour m'avoir envoyé les volumes 1 et 2 de La geste d'Alban.

 

« […] le fondateur de leur ordre, Ebrart de Sommières, avait choisi la Couvertoirade, pour forger des hommes durs, capables d'affronter les pires des maucréatures engendrées par la main du malin... » (page 17).

Après l'attaque de la malebeste, Alban retrouve Enguerrand de Trencavel mais Aymeric blessé est inconscient.

« Alban avait senti se poser sur lui les regards défiants, hostiles, presque haineux, pour certains, des autres Traquebestes. Il n'avait tout d'abord pas compris, puis la vérité s'était imposée à lui. Pour ces hommes, en cet instant, il était le brècheux... L'ennemi. » (page 21).

Alban fait la connaissance d'Asemar de Caylus, Commandeur de l'ordre des Traquebestes.

Mais avant d'arriver à la Couvertoirade, Alban a voyagé avec la troupe de saltimbanques qui a quitté Tournemire avec lui et ils ont fait une halte à la forteresse et abbaye de Montsalvy.

Cet endroit fait froid dans le dos « Car c'était derrière ces murs, quand on ne les avait pas lapidés, pendus ou rôtis en place publique qu'on enfermait ceux de sa sorte... C'est là, reclus et isolés du monde, cachés au regard des hommes qui ne voulaient pas les voir, qu'on retenait ses semblables, les gâchés, les maudits, les tourmentés... les brècheux. » (page 49).

Dans la nuit, lors de la tempête, la troupe est attaquée par des dracs, des bêtes suceuses de sang, petites mais très costaudes. Puis, lorsqu'ils arrivent épuisés au pied de la forteresse, Ugolin leur ouvre la porte et les conduit chez Madame Lutz, une charmante aubergiste qui le lendemain, recueille également deux fugitifs, Marie et Thibault.

Messire Richard les invite à une soirée où ils doivent se produire mais il se passe des choses étranges à Montsalvy... Certains disent même que les brècheux y seraient créés par le père Lacerta...

« C'est ainsi, j'en ai peur, qu'on rend justice en bien des lieux de ces terres navrées, Madame, répondit Jorge d'une voix sombre. Le puissant impose sa loi au faible et le faible n'a d'autre choix que de se soumettre. C'est malheureusement chose aussi vieille que le monde. » (page 254).

 

Ma phrase préférée

« L'endroit où l'on vit forge le cœur et le caractère dit-on. Cela, Alban en était persuadé. » (page 84).

 

Après L'enfant monstre, j'étais impatiente de continuer La geste d'Alban.

J'ai appris un mot, aganit (page 312) : vu la phrase, j'ai compris sa signification mais c'est un mot gascon que je ne connaissais pas et qui signifie affamé.

J'ai été moins horrifiée à la lecture de ce tome 2 : on s'habitue à tout même aux horribles bêtes !

L'aventure est toujours aussi passionnante, il y a du suspense, des rebondissements, des nouveaux personnages, de nouvelles malebestes et beaucoup d'inquiétude.

À la fin du livre, il y a un cahier spécial avec la carte de l'Occitània, un glossaire, des croquis qui permettent de découvrir les nouveaux personnages et la suite des Chroniques des Maljours, rédigées cette fois par Ebrart d'Anduze, « le fendeur de Tarasques », premier maître de l'ordre entre 1059 et 1078.

Jean-Luc Marcastel est un génie car j'ai vraiment eu l'impression d'être dans ce Moyen-Âge.

Je ne sais pas si cette série sera une trilogie ou en cinq tome comme Louis le Galoup mais j'ai hâte que la suite paraisse !

En plus, je ne l'ai pas dit pour le premier tome, mais les livres sont très beaux et très bien illustrés.

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde (bêtes maléfiques), Geek (fantasy), Jeunesse & young adults # 3 et bien sûr Moyen-Âge.

 

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 03:03

La geste d'Alban est une série de Jean-Luc Marcastel dans le cadre de ses Chroniques d'Occitània. L'enfant monstre, le premier tome, est paru en septembre 2011 aux éditions du Matagot dans la collection Nouvel Angle (448 pages, 16,90 €, ISBN 978-2-35450-179-2).

 

Jean-Luc Mercastel est né en 1969 à Aurillac (Cantal, Auvergne). Il a étudié l'histoire et a été professeur. Il est auteur de fantasy et s'imagine « entre un Dumas on the web et un Lucas des âges sombres ».

Du même auteur : la série Louis le Galoup en 5 tomes aux éditions du Matagot et la saga Frankia en 3 tomes aux éditions Mnémos.

Plus d'infos sur le blog de l'auteur, http://jean-lucmarcastel.blogspot.fr/.

 

Jean-Mathias Xavier illustre Louis le Galoup et La geste d'Alban. Il a travaillé dans l'animation (décorateur, story-boardeur...) et la réalisation (spots publicitaires, bandes-annonces).

Plus d'infos sur http://jean-mathias-illustrateur.over-blog.com/.

 

Je remercie Doria des éditions Matagot pour m'avoir envoyé les volumes 1 et 2 de La geste d'Alban et je regrette de ne pas avoir lu Louis le Galoup.

 

« Tous autant que nous sommes, seigneur ou manant, beau ou laid, héros ou lâche, le temps passe et nous entraîne, bon gré mal gré, du berceau au tombeau... » (page 10).

Frère Agulin mène un convoi à la commanderie de la Couvertoirade mais les recrues pour l'ordre des Traquebestes sont prises dans une tempête sur le plateau du Larzac et peinent à trouver leur chemin... Elles sont de plus attaquées par des bêtes énormes et quand les Frères Jòrdi et Nadal arrivent avec les chevaliers, c'est trop tard mais il y a deux survivants : Alban, un enfant bancal dont les cheveux ont blanchi, et son ami ainsi que deux cadavres de matagots et c'est la première fois que les frères peuvent voir ces « monstrueux prédateurs ».

Mais il faut conter la geste d'Alban depuis le début.

Alban Peyre-Arse (17 ans, il me semble) est le fils aîné de Garmon de Peyre-Arse, seigneur de Tournemire. Veuf de dame Serena, morte en mettant au monde Alban, Garmon s'est remarié avec dame Jacint qui lui a donné un autre fils, Enric (13 ans). Garmon a promis à dame Serena mourante d'élever Alban et d'en faire son héritier mais comme il est laid et difforme (il est surnommé le Brècheux), dame Jacint intrigue pour qu'Enric soit l'héritier.

De toute façon, personne n'aime Alban qui cache depuis toujours son visage défiguré derrière un masque de cuir, qui communique avec les animaux et dont le seul ami est Lop, un loup qui effraie les habitants de Tournemire (j'ai pleuré à sa mort qui fut horrible).

Pour sauver leur fief, Garmon et Alban vont combattre une maucréature ou malebeste : plusieurs noms sont utilisés pour nommer les créatures humaines ou animales touchées par la Grande Brèche phosphorescente et maléfique : « La Brèche change les corps et les âmes des êtres qui s'exposent à son souffle... » (page 76).

Le combat est rude et déséquilibré.

« Il la comprenait, cette beste qui ne se reconnaissait pas parmi les siens, ni ne se reconnaissait elle-même. Seule, isolée, difforme, sans aucun congénère pour partager ses jours, elle était condamnée à errer sans fin, jusqu'à ce que les humains finissent par la tuer pour avoir commis le plus impardonnable des crimes : mettre en doute leur souveraineté... » (page 56).

Garmon, gravement blessé, et Alban, affaibli, sont sauvés par Frère Enguerrand de Trencavel, « chevalier et maistre veneur de l'ordre des Traquebestes » (page 82).

Ce chevalier va aiguiller Alban sur deux choix : veut-il hériter de Tournemire alors que personne ne veut de lui ou préfère-t-il mettre à profit ses capacités et devenir un Traquebeste ?

« – Selon vous tout est écrit, alors, il n'y a qu'à se résigner ?

– Non... Mais à faire au mieux avec ce qu'on nous a donné sans passer son temps à se plaindre de ce que l'on n'a pas. » (page 167).

« Nous les hommes, contrairement aux bêtes, savons, au fond de nous, ce qui est bon ou mauvais, si nos choix sont dictés par la sagesse ou l'égoïsme... comme nous savons aussi nous mentir, et mentir aux autres, pour nous justifier... Puisses-tu ne jamais te mentir à toi-même. » (page 200).

Alban, constamment tourmenté, va rencontrer Aymeric de Monpeslier, un trobador drôle mais un peu en manque d'inspiration, et Lamia, une danseuse mystérieuse et dangereuse, qui vont influer sur sa décision.

 

La phrase qui m'a fait sourire : « Seigneur, songea-t-il, que vos enfants sont laids. » (page 350).

 

La geste est un récit à la fois historique et légendaire et vous allez voir que le Moyen-Âge de Jean-Luc Marcastel n'est pas tout à fait celui que l'on connaît !

À la fin, il y a un cahier spécial avec la carte de l'Occitània, un glossaire, des croquis et, pour mieux comprendre le cataclysme survenu en 999, avec l'apparition de la Grande Brèche, Les chroniques des Maljours, rédigées entre 1039 et 1055, avant la naissance d'Alban, par le Père Pastor de l'abbaye de Sant Guilhèm dau Desèrt. Elles sont difficiles à lire car les caractères sont petits et gothiques mais très intéressantes, je dirais même indispensables pour la compréhension de l'histoire.

J'ai dévoré ce livre mais j'avoue que toutes ces bêtes plus qu'énormes m'ont quelque peu horrifiée. Quelle imagination ! Et quel rendu à la lecture ! J'avais l'impression d'y être et ce n'était pas vraiment réjouissant ! En effet, cette geste est narrée par un conteur et le lecteur a l'impression d'être dans le public à la veillée. Pas de temps morts, des frissons, des inimitiés, des amitiés et du suspense à revendre.

J'ai hâte de lire la suite pour découvrir comment Alban est devenu le « Lion blanc d'Occitània » ! Et pas seulement car les autres personnages sont attachants et leur sort me chaut également.

 

La vidéo de présentation du livre avec une intervention de l'auteur et le début du roman (46 pages) sur http://www.matagot.com/alban/.

Une lecture pour les challenges Animaux du monde (loup et bêtes maléfiques), Geek (fantasy), Jeunesse & young adults # 3 et bien sûr Moyen-Âge.

 

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 00:20

Le secret de Misty Bay, premier tome de la série Les Invisibles, est un roman de Giovanni del Ponte paru aux éditions Prisma en mai 2011 (220 pages, 12,90 €, ISBN 978-2-81040-167-3). Gli Invisibili – Il segreto di Misty Bay (2009) est traduit de l'italien par Françoise Langrognet.

 

Giovanni del Ponte est né le 7 août 1965 à Turin (Italie). Il a grandi avec les dessins animés, les films, les séries, la lecture, les bandes dessinées, tout ce qu'il a aimé et qui l'inspire pour écrire ses romans. Sa série fantastique, Les Invisibles, a reçu plusieurs prix.

Plus d'infos sur http://www.giovannidelponte.com/fr (site multilingue) et sur http://www.editions-prisma.com/les-invisibles/.

 

Damon, Greta, Mark, Ken, Devlin et Susan, les Invisibles, luttent contre Angus Scrimm, un puissant sorcier.

En se réveillant, Douglas Macleod demande à l'hôtesse de l'air s'il peut voir la fin du film mais celle-ci lui répond qu'il a dû rêver car il n'y a pas eu de film diffusé dans l'avion.

Douglas a 12 ans ; il est passionné de lectures, de BD et de cinéma. Enfant, il a perdu sa mère subitement et son père s'est réfugié dans le travail. Il va passer l'été à Misty Bay, en Californie, chez son oncle maternel, Kendred Halloway.

Robert Kershaw, journaliste, enquête depuis des années sur des enfants sauvés par les Invisibles. Il a enfin découvert un nom : Greta, et un lieu : la côte de Monterey en Californie.

Avant de récupérer son neveu, Kendred (Ken) était à l'enterrement d'une amie d'enfance, Susan Cooper et il est inquiet car sa petite-fille, Crystal Cooper, qu'elle élevait a disparu.

Douglas rencontre Peter Peaky, un garçon de son âge, et ils deviennent amis.

 

Voilà, les personnages sont en place et l'aventure peut commencer !

 

« Un cauchemar. Oncle Ken faisait un cauchemar, voilà tout.

Devait-il le réveiller ?

– Non !

Douglas s'immobilisa. […]

Et encore :

– Les Invisibles... Non... Les Invisibles...

Douglas se sentit glacé.

Comment était-ce possible ? Les Invisibles, c'était le nom de cette bande d'enfants, dans le film dans l'avion... et dans son rêve aussi. Non, c'était impossible !

– Non, c'est fini, Damon... fini... !

Douglas ne put en supporter davantage.

– Oncle Ken, oncle Ken, réveille-toi ! lui cria-t-il en lui secouant le bras.

– Quoi ?... Que se passe-t-il ?

– Tu as dû faire un cauchemar, tu parlais de quelque chose d'invisible...

– Quelque chose... d'invisible ?

L'étonnement de l'oncle Ken ne dura qu'un instant. Il battit des paupières et regarda fixement son neveu. Il sourit.

– Excuse-moi, Douglas, si je t'ai réveillé. C'était un cauchemar, bien sûr, ne t'inquiète pas !

– Mais... mais...

Le garçon paraissant un peu ébranlé, l'oncle Ken se leva et le prit par la main.

– Calme-toi, Douglas. Viens dans la cuisine, nous allons boire une tasse de lait au miel. C'était un mauvais rêve, et les rêves ne peuvent nous faire du mal. Ce ne sont que des produits de notre imagination. » (pages 38-39).

 

Un mauvais rêve, hein ? Des produits de notre imagination ? Je pense que vous avez comme moi fait le rapprochement : Ken, Susan, Damon... Et pour Douglas, Peter et Crystal, ça ne va pas être un rêve ou le produit de leur imagination !

D'ailleurs, le lendemain, Mark Warrick est retrouvé mort. Puis c'est au tour de la voyante de la ville, pour laquelle Douglas avait vu une publicité en arrivant, et qui s'appelait Greta Rowlands. Tous les deux, comme Susan Cooper, sont morts chez eux, « de mort naturelle », mais leurs vêtements étaient trempés de pluie et d'eau de mer...

Douglas va découvrir qu'il est un « portail ». Crystal, télépathe et hypnotiseuse, Douglas et Peter vont devoir comprendre ce qui s'est passé soixante ans auparavant avec la bande des Invisibles et pourquoi cette horrible histoire recommence maintenant.

 

Quelques extraits

« Les histoires, Douglas... Si tu savais comme elles sont importantes ! Elles renferment le sens des choses, des personnes... » (pages 40-41).

« Il pensa à tout ce qu'il aurait pu avoir. À tout, justement. Ainsi, il aurait une nouvelle jeunesse, une nouvelle vie, la richesse, la puissance... Il pourrait satisfaire le moindre caprice, posséder des livres introuvables jusqu'alors, connaître les plus grands mystères. » (page 162).

« […] la magie est subtile, flatteuse, elle fait croire que l'on possède d'incroyables facultés que d'autres n'ont pas. Mais en même temps, elle vous pénètre et s'empare de votre âme. » (pages 200-201).

 

Un premier tome prometteur et divertissant, avec la présentation de personnages attachants, d'un site agréable, une atmosphère étrange, une intrigue fournie et un vieux grimoire disparu, le Malartium, pour une aventure pleine de magie et de fureur.

Mais on sent que ce n'est pas terminé et on veut la suite ! Je me laisserai d'ailleurs bien tenter par les tomes suivants, La sorcière de Dark Falls (paru en novembre 2011) et Le château de Doom Rock (paru en mars 2012) en attendant les autres titres à paraître.

 

Une lecture pour les challenges Jeunesse & young adults # 2, Premier roman, Tour du monde en 8 ans et Voisins voisines (Italie).

 

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 23:09

Sarah est une série de bande dessinée de Christophe Bec et Stephano Raffaele. Le premier tome, Les ombres de Salamanca, est paru aux éditions Les Humanoïdes Associés en mai 2013 (64 pages, 13,10 €, ISBN 978-2-73169-026-2).

 

Christophe Bec est un auteur de BD né le 24 août 1969 à Rodez en Aveyron (Midi-Pyrénées). Il a découvert la BD dès l'enfance et a étudié à Angoulême.

Plus d'infos sur http://bec-processus.over-blog.com/, son site officiel depuis 2003.

 

Stephano Raffaele est un dessinateur de BD né le 15 mars 1970 à Milan en Italie. Il vit maintenant à Cagliari en Sardaigne. Lui aussi a découvert la BD durant son enfance.

Plus d'infos sur http://www.stefanoraffaele.com/ (j'aime beaucoup ses dessins, les visages de ses personnages et les bâtiments).

 

Bud et Matthew arrivent à Little Valley, un coin perdu. Bud a dépensé ses 5 200 $ d'économie pour acheter une parcelle dans l'espoir de trouver de l'or. Mais le village est abandonné, la mine de Bud est en ruine et lorsqu'ils pénètrent à l'intérieur, Matthew se fait tuer par un bipède bizarre aux yeux rouges.

Sarah Stevenson a quitté New York, elle ne supporte plus la ville, elle est partie rejoindre son mari David (il travaille comme garde forestier) dans une maison isolée dans la forêt de Pennsylvanie. Mais elle est traumatisée par ce qu'elle a vécu enfant (séquestration et viol) et 18 ans d'analyse n'ont abouti qu'à une rechute et une nouvelle dépression alors qu'elle est sûrement enceinte.

« Refuser d'affronter ses démons, c'est accepter qu'ils nous hantent. » (page 7).

Entre les deux lieux, il y a la petite ville de Salamanca, pas très accueillante... Une ville ravagée par un feu intentionnel dans les années 50, moribonde depuis et qui cache un lourd passé.

 

Ce premier tome est très agréable à lire, avec ses dessins réalistes et son histoire intrigante. La créature aux yeux rouges fait un peu peur mais j'ai très envie de lire la suite de cette trilogie : tome 2 : La créature de la cave (juin 2013) et tome 3 : Les démons de Little Valley.

J'ai beaucoup aimé les vieux bâtiments, en particulier le St. Julian Asylum à Rochester (illustration ci-dessous).

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 23:37

Lily et la magie défendue est un roman de Holly Webb paru aux éditions Flammarion en juin 2013 (300 pages, 13 €, ISBN 978-2-0812-9974-0). Lily Book 1 (2011) est traduit de l'anglais par Faustina Fiore.

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion pour ce premier tome de la nouvelle série de Holly Webb car j'ai beaucoup aimé la série Rose.

 

Holly Webb est une romancière jeunesse anglaise. Plus d'infos sur son site officiel, http://www.holly-webb.com/.

 

Les parents de Lily (10 ans) sont magiciens. Sa sœur aînée, Georgiana surnommée Georgie (12 ans), a hérité de ce don mais pas Lily.

Lily, Georgie et leur mère vivent reléguées au manoir de Merrythought sur une île au large de l'Angleterre. Leur père, Peyton Powers, est emprisonné sur le continent depuis dix ans.

Mais leur mère se fiche que la magie ait été interdite par la reine en 1865 et elle forme Georgie comme une élue qui est « sensée devenir très puissante » (page 18).

Du coup Lily est délaissée mais un jour elle se rend compte que ses dessins « prennent vie ». Par exemple, Lily a dessiné le carlin qui pose dans les bras de la grand-tante Arabel depuis soixante ans, eh bien le carlin a disparu du tableau et est devenu une vraie petite chienne qui parle et qui s'appelle Henrietta. « C'était un nom original, un peu pompeux, mais qui convenait parfaitement à l'étrange petite créature. » (page 48).

Lily et Georgie ont l'impression d'être en danger : Georgie ne progresse pas ce qui rend leur mère folle de rage et Lily préfère qu'elle ne sache pas qu'elle développe enfin des pouvoirs de magie. Une nuit, Peter, le seul enfant qui habite l'île, les aide à partir en barque. Ainsi, Lily, Georgie et Henrietta fuient et se réfugient à Londres. « C'est étrange d'être ailleurs, n'est-ce pas ? » (page 135).

Elles vont trouver refuge dans un théâtre où le propriétaire, Daniel, fait des tours de magie : « puisque c'est interdit, c'est fascinant, vous comprenez. » (page 210).

Il leur parle de ce qui s'est passé il y a dix ans. « Tout le monde ne croit pas que la magie devrait être interdite. Toute une race mise hors la loi à cause d'un seul criminel ? Ce n'est pas très juste. […] Les magiciens étaient riches, et assez impopulaires, même après avoir repoussé l'invasion talésienne. Se débarrasser d'eux était une manœuvre intelligente de la part de la reine Sophia – ou de la personne qui la conseillait. » (page 211).

Mais, l'étrange Marten, âme damnée de leur mère, poursuit les fillettes.

 

L'action se déroule en 1890 et cette série, prévue en 4 tomes, est annoncée comme la suite de la série Rose. Encore une fois, Holly Webb utilise l'enfance et la magie dans une Angleterre un peu différente de celle de l'Histoire réelle. Et ça fonctionne bien ! Je dirais même que cette série fantastique est encore mieux que Rose car les relations entre les deux sœurs (et avec leur mère) sont très intéressantes et l'intensité dramatique est encore plus forte. Bref, j'ai été emballée par Lily, Georgiana et Henrietta, et je compte bien lire la suite !

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde (pour Henrietta, le carlin), British mysteries, Des livres et des îles, God save the livre, Jeunesse & young adults # 2 et Voisins voisines 2013.

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 04:15

L'énigme du poison putride, deuxième tome de la série Wilma Tenderfoot, d'Emma Kennedy est paru aux éditions Casterman en septembre 2012 (303 pages, 13,95 €, ISBN 978-2-203-04845-4).

Wilma Tenderfoot and the case of the putrid poison (2010) est traduit de l'anglais par Corinne Daniellot.

Les illustrations sont de Nancy Peña.

 

Emma Kennedy est née le 28 mai 1967 à Corby dans le Northamptonshire (Angleterre). Elle a étudié à Oxford. Elle est comédienne (théâtre, télévision) et a écrit pour le théâtre et des essais. Le premier tome de Wilma Tenderfoot est son premier roman.

Plus d'infos sur http://www.emmakennedy.net/ .

 

Nancy Peña est née le 13 août 1979 à Toulouse. Elle est illustratrice et auteur de bandes dessinées.

Plus d'infos sur http://nancy.ultra-book.com/ et http://nancypena.canalblog.com/.

 

Après L'énigme des cœurs gelés, je n'ai pas attendu très longtemps pour lire le deuxième tome de cette série originale.

 

Wilma a commencé son apprentissage chez le détective Théodore P. Lebon depuis une semaine et elle vit officiellement à la Claire Chaumière : quelle joie, quelle fierté ! De plus, elle reçoit une lettre pour étudier à l'Académie d'Investigation et d'Espionnage mais elle ne pourra y être élève que si elle trouve l'entrée. Le grand détective l'encourage : « Fais de ton mieux. Et si tu as un trou, respire un grand coup et pense avec logique. » (page 22). Non seulement, Wilma – toujours accompagnée de son chien beagle, Pétrin – trouve l'entrée mais en plus, elle aide la nouvelle directrice, Kitty Lambard. Pour la féliciter, Lebon et l'inspecteur Lecitron (qui adore les croustilles sucrées de Madame Frisquet, la gouvernante de Lebon) invitent la fillette au Théâtre des Vaillantes Variétés. C'est la première fois que Wilma met les pieds dans une salle de spectacle ! Mais, dès le début de la représentation, la voyante Sabbatica meurt sur scène. Quoi de mieux qu'une nouvelle enquête pour Wilma et Pétrin ? D'autant plus qu'au fur et à mesure des représentations, les acteurs continuent de tomber, sûrement empoisonnés, et que le méchant Barbu d'Anvers a racheté le théâtre au baron von Vermicel.

« Apprentie détective se révélait un travail difficile. En plus, il y avait un tas de mots bizarres. Mais même si elle était minuscule, Wilma était très déterminée. » (page 97).

 

On retrouve donc Wilma, Pétrin, le détective Lebon, l'inspecteur Lecitron, Madame Frisquet, le docteur Augrenu, la médecin légiste Penbert, les méchants (Barbu d'Anvers, Tully, le jeune Janty qui a perdu son père dans le premier tome) et on fait la connaissance de toute une galerie de personnages dans le théâtre, un univers totalement inconnu pour Wilma qui va se lier d'amitié avec Miette, la jeune habilleuse d'une des actrices. Enfin une amie !

« Nous n'allons pas laisser Barbu d'Anvers nous démoraliser si aisément ! Tout cela fait partie de son plan. Il veut perturber notre enquête pour protéger son investissement. Ce qu'il veut, c'est que les meurtres continuent, parce que c'est bon pour ses affaires. C'est triste, mais rien n'enthousiasme davantage les foules que l'idée d'assister à d'affreux complots. Plus nous mettrons de temps à résoudre cette enquête, plus il gagnera d'argent. » (page 180).

« Tu sais Wilma, être détective, c'est avant tout savoir se servir de ses yeux et de ses oreilles. Et bien sûr, faire preuve d'astuce. » (page 284).

La fillette pense aussi à enquêter sur son abandon et sa famille s'il lui en reste mais avec tous ces meurtres, ceci n'est pas prioritaire.

Ce tome est encore très agréable à lire, rempli d'humour, de mystères, de rebondissements et vraiment original dans le style et le rythme.

J'ai hâte de lire le tome suivant : L'énigme du fantôme maudit (tome 3, avril 2013).

 

Comme pour le premier tome, il y a un folioscope : en tournant les pages du livre, vous verrez en bas à droite, le petit chien Pétrin bouger. Cette fois-ci, il danse avec son tutu et son chapeau pointu. Que le spectacle commence !

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde (chien), Bookineurs en couleurs (couverture rouge), God save the livreJeunesse & young adults # 2, Mois anglais et Voisins Voisines 2013 (Angleterre).

 

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 03:55

L'énigme des cœurs gelés, premier tome de la série Wilma Tenderfoot, d'Emma Kennedy est paru aux éditions Casterman en avril 2012 (311 pages, 13,95 €, ISBN 978-2-203-04841-6).

Wilma Tenderfoot and the case of the frozen hearts (2009) est traduit de l'anglais par Corinne Daniellot.

Les illustrations sont de Nancy Peña.

 

Emma Kennedy est née le 28 mai 1967 à Corby dans le Northamptonshire (Angleterre). Elle a étudié à Oxford. Elle est comédienne (théâtre, télévision) et a écrit pour le théâtre et des essais. Le premier tome de Wilma Tenderfoot est son premier roman.

Plus d'infos sur http://www.emmakennedy.net/ .

 

Nancy Peña est née le 13 août 1979 à Toulouse. Elle est illustratrice et auteur de bandes dessinées.

Plus d'infos sur http://nancy.ultra-book.com/ et http://nancypena.canalblog.com/.

 

Connaissez-vous l'île de Cooper ? C'est une île par là, entre l'Angleterre et la France. À vrai dire, elle ressemble un peu à un papillon : sur l'aile de gauche, Bas, la partie pauvre, et sur l'aile de droite, Haut, la partie riche dans laquelle les habitants de Bas n'ont pas le droit d'aller. Dans le sud de Bas, l'Institution pour Petits Malchanceux, c'est-à-dire l'orphelinat, tenu par l'horrible Madame Skratch. Et dans cet orphelinat : Wilma Tenderfoot, déposée il y a 10 ans, un soir d'orage « si violent qu'il avait fendu en deux l'unique arbre de la cour » (page 12).

Wilma rêve de devenir un grand détective comme son héros, Théodore P. Lebon. Elle peut enfin quitter Bas car elle va travailler comme domestique chez la vieille Barbara Ronchard au Donjon Hurlant, au nord de Haut. Mais la maison est aussi horrible que son habitante, elle est humide, moisie, et Wilma vit à la cave où elle a trouvé un petit chien abandonné, un Beagle, qui s'appelle Pétrin.

Pendant ce temps-là, Alan Kastoran – qui adore manger les tartes au citron meringué et les petits oignons de sa tante – a découvert un très gros diamant auquel il donne son nom. Il en fait don au musée de l'île mais il s'avère que le diamant avait été volé et le jeune homme et sa tante sont assassinés : leurs cœurs ont gelé.

C'est l'occasion pour Wilma de mener l'enquête ! « Rien ni personne n'arrête Wilma Tenderfoot ! » (page 81). Elle va se mesurer à la fraternité des Affreux Criminels, et en particulier au vilain Barbu d'Anvers et son adjoint Tully. Et recevoir les judicieux conseils du grand détective de l'île car il faut « toujours traiter une scène de crime avec précaution. Que ce soit pour le vol d'une toute petite chose, comme un trombone, ou pour le meurtre d'une chose énorme, comme un hippopotame, c'est la règle. » (page 152).

 

Vous ne pariez pas sur la réussite d'une orpheline de 10 ans bavarde et complètement inexpérimentée ? Détrompez-vous, lecteurs de peu de foi ! Ce premier tome est plein d'aventures, de découvertes, de surprises, de rebondissements, et aussi d'humour.

L'auteur s'adresse parfois aux lecteurs, comme « Mais attention, c'est une énigme si terrifiante que si vous êtes de constitution fragile, je ne peux que vous conseiller de reposer immédiatement ce livre... » (page 11) et « Je vous l'avais bien dit, que le pire était à venir. Vous ne trouvez pas ça terrifiant, vous ? » (page 266).

Vous avez remarqué comme, depuis Harry Potter, les orphelins ont la cote en littérature jeunesse ? Surtout dans la littérature anglaise : Madeleine de la série Madame Pamplemousse, Penelope Tredwell, Rebecca et Douglas qui recherchent leurs parents, Rose, mais pas que : Mary de The Agency, Nina Volkovitch, Penelope Green, etc.

Et donc, avec Wilma Tenderfoot, un très bon moment de lecture, vraiment original !

Un petit détail : en tournant les pages du livre, vous verrez en bas à droite, le petit chien Pétrin courir. Ça s'appelle un folioscope.

J'ai hâte de lire les tomes suivants : L'énigme du poison putride (tome 2, septembre 2012) et L'énigme du fantôme maudit (tome 3, avril 2013).

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde (chien), God save the livre, Jeunesse & young adults # 2, Mois anglais, Petit Bac 2013 (catégorie Partie du corps humain), Premier roman et Voisins Voisines 2013 (Angleterre).

 

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