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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 19:21

L'événement Samedi, c'est série entre dans le challenge Geek et c'est aujourd'hui le premier rendez-vous.

 

C'est grâce à Hilde que j'ai eu connaissance du test À quelle famille de Game of Thrones appartenez-vous ? Test de Canal+ qui diffuse en ce moment (mais je n'ai pas cette chaîne) la 3e saison de cette excellente série dont je vous ai déjà un peu parlé ici.

 

J'ai vu les deux premières saisons et je n'ai qu'un seul mot : extraordinaire ! Je vous conseille vivement cette série même si vous n'aimez pas spécialement la Fantasy car elle est vraiment différente des autres. Plus de médiéval, « d'Histoire » (comme si cela se déroulait dans un monde parallèle au nôtre en fait), des personnages tous différents et très intéressants (aucun ne laisse indifférent), pas de magie mais un peu de fantastique (plus particulièrement dans la saison 2), une ambiance et une musique qui collent bien au rythme de la série et aux images grandioses. Rien qu'en voyant le générique (ici), vous pouvez vous rendre compte des rouages qui existent entre les familles, les peuples, les diverses contrées, et donc ce qui en découle : amour, amitié, haine, jalousie, mariages arrangés, échanges commerciaux, complots, quête du trône, conflits, loyauté, traîtrise, guerre... L'âme humaine, quoi. Et puis, il y a les loups : ils sont tout simplement superbes. Et cet immense mur de glace avec derrière, tout au nord... Quoi exactement ?

La série est-elle fidèle aux romans de George R.R. Martin ? Je ne sais pas car je ne les ai pas lus mais j'ai d'ores et déjà acheté le premier tome de l'intégrale des éditions J'ai Lu.

 

Pour en revenir au test, j'ai donc répondu à 8 questions (elles portent sur notre personnalité et notre comportement) et il en résulte que je ferais partie de la Famille Stark (tant mieux !) : « Vous êtes un Stark. C'est l'une des plus vieilles maisons du royaume. Vous avez à cœur les valeurs de la famille et n'abandonnez jamais votre meute. Vos amis n'ont aucun souci à se faire : vous êtes une personne loyale et en qui on peut avoir confiance. Vous êtes brave mais parfois un peu naïf. Attention cependant à ne pas toujours croire ce qu'on vous dit, au risque de perdre la tête… Votre devise : « Winter is coming ». Votre blason : le Loup. »

 

Et vous ? Vous pouvez faire le test sur le site de Canal+ consacré à Game of Thrones.

Samedi, c'est série – 1 avec Game of Thrones

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 01:29

Au départ, les 5 sens est une idée d'Enna mais elle a décidé d'arrêter ce rendez-vous mensuel.

 

Vous pouvez consulter mes 5 sens d'octobre, novembre, décembre 2012, janvier, février, mars, avril, mai, juin, juillet, août, septembre, octobre, novembre et décembre 2013.

 

Enna m'a donné l'autorisation de continuer sans elle ce rendez-vous. Nouvelle année, nouveau logo avec le beau livre d'Élisabeth de Lambilly paru aux éditions Palette.

 

La vue

Mon mari n'aime pas la Fantasy mais il a bien accroché à la série Game of Thrones alors nous la regardons ensemble. Excellente série : personnages intéressants et fouillés, histoire dense, image superbe et ambiance incroyable. Du coup, j'ai acheté le premier tome paru en intégrale aux éditions J'ai Lu.

Le toucher

Nous avons acheté une brosse Furminator pour les chats, résultat : ils sont débarrassés de leurs poils morts, ils sont encore plus doux et je leur fais plein de bisous !

 

L'odorat

Les très bons vins de Noël et Nouvel An (celle qui a lu Les gouttes de Dieu et qui connaît le vocabulaire du vin, rires).

 

Le goût

Ah, les chocolats de Noël (gourmande un jour, gourmande toujours). Chez Alex Olivier, les coffrets sont en bambou, c'est très beau, et bien sûr les chocolats sont excellents ! (Il y a aussi des calissons, des pâtes de fruits...).

Les 5 sens de janvier 2014

L'ouïe

Dans La Revue dessinée, j'ai lu un article sur Moondog et ça m'a donné envie de réécouter cet artiste que j'apprécie beaucoup (je l'ai découvert il y a quelques années).

Moondog, pseudonyme de Louis Thomas Hardin, naît le 26 mai 1916 à Marysville (Kansas) dans une famille où la mère est institutrice et le père pasteur épiscopalien. À l'âge de 6 ans, il visite une réserve d'Indiens Arapahos avec son père et, assistant à une danse du soleil, il est fasciné par la musique et le rythme. Mais à l'âge de 16 ans, il devient aveugle à cause de l'explosion d'un bâton de dynamite. Il étudie quand même la musique (orgue, piano, violon...). Après ses études, en 1943, il vit à New York (pendant 30 ans) où il fréquente des artistes du classique et du jazz (Leonard Bernstein, Arturo Toscanini, Benny Goodman, Charlie Parker...). Extravagant et marginal, il fabrique lui-même ses vêtements et ressemble à un viking d'où son surnom : Le Viking de la 6e Avenue. Plus encore, il fabrique ses propres instruments de percussions (hüs, oo, ooo-ya-tsu, trimba...). En 1974, il est invité en Allemagne et, se sentant mieux en Europe, y passe le reste de sa vie. Il y meurt le 8 septembre 1999 laissant une vingtaine d'albums (enregistrés entre 1953 et 1995) et près de 400 compositions d'avant-garde classées en jazz, ragtime, musique minimaliste et expérimentale. Plus d'infos sur Moondog sur le site allemand (en anglais) et sur le site français (le site officiel américain étant vide). Bonne écoute ! J'espère que vous aimerez.

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 04:21

Le val de la morte embrassée est un roman de Michel Honaker paru aux éditions Flammarion en octobre 2013 (266 pages, 13 €, ISBN 978-2-0812-8665-8).

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion pour cet agréable roman.

 

Michel Honaker naît en 1958 à Mont de Marsan dans les Landes. Il publie des nouvelles dès la fin des années 70 puis des romans et depuis le début des années 90 également de la littérature jeunesse. Ses genres de prédilection sont : science-fiction, anticipation, fantastique, espionnage, roman policier, aventure. J'ai déjà lu Les otages du Dieu-Dragon (Yakusa Gokudo, 1) en avril 2013.

 

Jubella Sinocare, jeune journaliste encore inconnue, est invitée par Lord Blake Denholm dans son manoir du XIXe siècle (Shoreham, West-Sussex, Angleterre).

« Magnat de la presse, de l'édition, grand patron ayant sauvé nombre d'entreprises de la ruine, le personnage s'était brutalement retiré de la vie publique vingt ans plus tôt sans la moindre explication. Il n'avait depuis accordé aucune interview, ne s'était laissé approché par personne, et vivait reclus en jouissant de sa rente, et de son titre, dans sa propriété entourée de verdure. » (page 6).

La jeune femme est accueillie par Ivan Gabor, l'étrange majordome hongrois qui la conduit auprès de Sa Seigneurie. Le vieux Lord – qui vit seul depuis la mort de son épouse, Lady Camilla – s'avère être raffiné et amateur d'art. Ça tombe bien : Jubella adore les toiles de William Turner et passe son temps libre à la Tate Gallery !

Mais le Lord lui révèle qu'il est un « prince charmant » c'est-à-dire qu'il « possède un charme », le pouvoir magique de réveiller les princesses mortes, comme dans les contes de fées : il est en fait un Éveilleur, le dernier même, et il pense qu'il va être assassiné comme l'ont été les autres avant lui. Pour prouver ses dires, il lui montre un tableau inconnu de Turner, Le val de la morte embrassée, que sa famille possède en secret depuis plus de deux cents ans.

« Un prince charmant en danger de mort..., songea Jubella. Encore une histoire de fou que je ne vendrai à personne. » (page 26).

Mais dans la nuit, Jubella voit une étrange lumière dans le parc du manoir et au petit matin, Chris Morris de Scotland Yard et de nombreux inspecteurs sont là car Lord Denholm a été retrouvé mort par Ivan, et le tableau a disparu.

Jubella rencontre Daniel Byrne, photographe-reporter qui sait pas mal de choses car il a grandi dans le coin, et Jim Fairchild, historien local qui était le meilleur ami de Denholm. Elle apprend par Ivan, avant qu'il ne meure comme son maître, que les ennemis des Éveilleurs sont les Vicaires, dirigés par une Méchante Reine.

« Ce sont eux, les tueurs. Ceux qui éliminent les Éveilleurs. Vous êtes en grand danger. Et moi aussi. Ils ne laisseront jamais des profanes révéler le secret de leur existence. » (page 70).

 

Le val de la morte embrassée est un bon thriller fantastique très rythmé, mêlant mystère et action qui se lit d'une traite. Le lecteur suit avec attention Jubella de la campagne anglaise à Londres (où la jeune femme se retrouve propulsée journaliste du Guardian grâce à son amie Patty Hegg), puis de Paris (où elle rencontre Even Clarke et Vitali Kordo, propriétaire d'une péniche-galerie) à Prague (pour le dénouement de l'histoire). Londres, Paris, Prague, trois capitales emblématiques au niveau historique et culturel, avec poursuites et dangers comme dans les films d'action. L'art (la peinture) et les contes de fée ont une grande importance et je trouve que ces sujets sont traités de façon originale, surprenante même. J'ai été charmée et conquise car, après tout, pourquoi ne pas croire au prince charmant ?

 

Ma phrase préférée

« Le baiser est le symbole de la vie, depuis la nuit des temps. Le symbole aussi de la pureté, de l'absolu. » (page 138).

 

Une lecture pour les challenges 1 % de la rentrée littéraire 2013L'art dans tous ses états (peinture, William Turner), Jeunesse & young adults # 3Thrillers et polars et bien sûr Des contes à rendre !

 

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 04:13

Jusqu'à ce que la morsure nous sépare est le 3e tome de la série 43 rue du Vieux-Cimetière, un roman de Kate et M. Sarah Klise paru aux éditions Albin Michel Jeunesse dans la collection Witty en mai 2013 (137 pages, 8,50 €, ISBN 978-2-226-24757-5). 43 Old Cemetery Road, Book 3 : Till death do us bark (2011) est traduit de l'américain par Mickey Gaboriaud.

 

Pour plus d'infos sur l'auteur Catherine 'Kate' Klise et sur l'illustratrice M. (Mary) Sarah Klise, consultez la note de lecture de Trépassez votre chemin.

 

Lester est heureux d'avoir été adopté par Ignace Bronchon et le fantôme d'Adèle Vranstock, mais il aimerait en plus de son chat, Mistynoir, avoir un chien. Or, en revenant de la bibliothèque, un chien le suit jusqu'au manoir ! C'est Secret, le lévrier irlandais du riche Placid McAbbey qui vient de mourir à l'âge de 95 ans.

Lester est fou de joie mais Adèle boude car elle est une dame à chats, Bronchon a de plus en plus d'allergies alors que Mistynoir a disparu et Secret aboie toute les nuits empêchant tout le voisinage de dormir...

Kitty et Rex, les deux enfants de McAbbey, s'installent à Crésus Villa mais la sœur et le frère ne se sont jamais entendu et n'étaient pas très aimants avec leur père qui avait, les dix dernières années de sa vie, reporté son amour sur Secret. McAbbey était pourtant un homme gentil, généreux et apprécié de tous. Les deux rejetons intéressés uniquement par la richesse devront résoudre une énigme sous forme de poème (*) pour pouvoir hériter.

« Votre père vous connaissait bien. Il savait parfaitement que vous ne partagiez pas sa passion pour les antiquités, les œuvres d'art et les livres rares. C'est pour cela qu'il vous a fait la faveur de s'en débarrasser peu avant sa mort. » (lettre de l'avocate, Claire Komdel-Hodresch, page 60).

Lester s'enfuit avec Secret...

 

(*) Ces poèmes sont des limericks ; il y a des explications sur ce genre de poème en cinq vers à la fin du livre (pages 136-137). J'avoue que je ne savais pas ce qu'était un limerick (ou alors si je l'ai su, j'avais oublié) !

 

Bon sang, qu'est-ce qu'elle est bien, cette série ! J'ai englouti les trois tomes en peu de temps et, maintenant, il me faut absolument le 4e, Le fantôme du bureau de poste. Comme pour les deux premiers tomes, de l'humour, de l'originalité (lettres, illustrations), de nouveaux personnages. C'est vraiment très bien fait et je me suis laissée prendre au jeu avec grand plaisir. Je ne peux que vous recommander cette série !

 

Une lecture que je mets dans les challenges En toutes lettres, Jeunesse & young adults # 3, Romancières américaines et US.


 

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 04:03

Il faudra me passer sur le corps est le 2e tome de la série 43 rue du Vieux-Cimetière, un roman de Kate et M. Sarah Klise paru aux éditions Albin Michel Jeunesse dans la collection Witty en janvier 2013 (131 pages, 8,50 €, ISBN 978-2-226-24594-6). 43 Old Cemetery Road, Book 2 : Over my dead body (2010) est traduit de l'américain par Mickey Gaboriaud.

 

Pour plus d'infos sur l'auteur Catherine 'Kate' Klise et sur l'illustratrice M. (Mary) Sarah Klise, consultez la note de lecture de Trépassez votre chemin.

 

Le MIASME (Mouvement International Autoritaire pour la Sauvegarde Morale de nos Enfants), nouvellement fondé par Dick Tatter, veut enquêter sur Ignace Bronchon et lui enlever Lester.

« Une âme charitable lui a envoyé une lettre anonyme pour l'informer de notre situation. Qu'allons-nous faire ? » (page 25).

Ce petit dictateur (j'avais oublié de dire pour le tome 1 que les noms étaient des jeux de mots) veut aussi faire interdire Halloween et détruire tous les livres qui parlent de fantômes, de magie, etc. Heureusement Tom Set, le bibliothécaire de Livid City, refuse de brûler les livres !

Mais après une enquête bâclée et partiale de Dick Tatter, Bronchon est interné d'office (et à vie !) et Lester est envoyé à l'orphelinat.

Les parents de Lester ont autre chose à penser : ils sont en France et s'apprêtent à publier leur livre, Seuls les idiots (et les enfants) croient aux fantômes : le livre anti-fantômes par excellence – « best-seller garanti » – quels crétins, ces deux-là !

Bronchon, Adèle et Lester avaient promis à leurs lecteurs de nouveaux chapitres pour Halloween mais là, c'est impossible, et pire les lecteurs se retournent contre les auteurs pensant à une supercherie et réclament un remboursement.

Et Dick Tatter veut prouver que le fantôme d'Adèle n'existe pas. « Je tirerai cette affaire au clair, même si cela exige une inhumation. » (page 91).

 

En dehors des retranscriptions des émissions Agi-Tatter et des extraits de La Gazette de Livid City, le récit est toujours sous forme de lettres, ce que j'aime vraiment beaucoup. C'est un pur bonheur de lire cette série.

Et avec Dick Tatter et son MIASME, l'auteur montre que parfois des organisations ont trop d'importance et de pouvoir, et font n'importe quoi soit-disant pour le bien-être de quelqu'un (ici les enfants). Il y a aussi dans la population des gens qui adhèrent à n'importe quelle idée farfelue sans se poser de questions !

 

Une excellente lecture que je mets dans les challenges En toutes lettres, Jeunesse & young adults # 3, Romancières américaines et US.

 

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 02:06

Trépassez votre chemin est le premier tome de la série 43 rue du Vieux-Cimetière, un roman de Kate et M. Sarah Klise paru aux éditions Albin Michel Jeunesse dans la collection Witty en septembre 2012 (169 pages, 8,50 €, ISBN 978-2-226-24239-6). 43 Old Cemetery Road, Book 1 : Dying to meet you (2009) est traduit de l'américain par Mickey Gaboriaud.

 

Catherine 'Kate' Klise, née le 13 avril 1963 à Peoria dans l'Illinois, est l'auteur. Elle a étudié à l'Université Marquette à Milwaukee dans le Wisconsin (diplômé d'anglais) et a travaillé pendant quinze ans pour le magazine hebdomadaire People. Elle écrit surtout pour la jeunesse (son premier roman adulte, In the bag, n'est paru qu'en 2012). Elle habite dans une ferme du Missouri.

 

M. (Mary) Sarah Klise, née le 31 décembre 1962 également à Peoria, est l'illustratrice. Elle a aussi étudié à l'Université Marquette (diplômée d'histoire) et enseigne l'Art. Elle habite un cottage victorien à Berkeley en Californie et a un fils, Milo.

 

Plus d'infos sur les deux sœurs sur leur site officiel, http://www.kateandsarahklise.com/.

 

Tout commence lorsqu'Ignace Bronchon, 64 ans, habitant Chicago, « spécialiste des mystères, du grabuge et du macabre », auteur de la série jeunesse en douze volumes, Le dompteur de fantômes, décide de louer une maison pour l'été afin de « finir » son nouveau livre : en fait il ne l'a même pas commencé, il n'a pas écrit depuis vingt ans... Son éditrice de New York, Sandy Page-Haller, est en colère et a embauché un détective privé, Teddy Skray, pour enquêter sur Bronchon !

Après avoir contacté Debbie Cock de l'agence Immo Ralasway à San Francisco, Bronchon choisit le manoir victorien de « trente-deux pièces et demie » sis 43 rue du Vieux-Cimetière à Livid City, Illinois, États-Unis.

En fait, le manoir fut construit par Adèle I. Vranstock en 1874 : elle écrivait et illustrait des romans à énigmes mais aucun ne fut publié. La vieille dame célibataire et sans enfant est morte il y a quatre-vingt-dix-sept ans et la maison appartient à Lino et Inès Perrance depuis douze ans. Ce couple de professeurs, spécialistes du paranormal, est en ce moment en Europe pour des conférences. Leur fils de onze ans, Lester, vit au manoir avec son chat, Mistynoir.

« Selon la légende, peu avant sa mort, Vranstock aurait juré de hanter sa maison et la ville de Livid City pour l'éternité – ou bien, jusqu'à ce qu'un de ses livres soit publié. » Extrait de la Gazette de Livid City (page 33).

Bronchon n'est pas content : il a découvert non seulement que Lester vivait au deuxième étage de la maison (il n'aime pas particulièrement les enfants même s'il écrit des livres à leur intention) mais aussi qu'il y avait un chat (il est « extrêmement allergique » aux chats). De plus le manoir est délabré, tout biscornu et tarabiscoté ! « La personne qui a conçu cette baraque devait être à moitié maboule. » (page 34).

Comme son avoué, Fred Dossier, lui écrit qu'il ne peut rien faire contre la clause Lester/Mistynoir alors que le bail est signé et lui explique qu'il est ruiné, Ignace Bronchon n'a pas d'autre solution que d'écrire le treizième tome du Dompteur de fantômes. Il décide de placer les nouvelles aventures de Bartholomew Brown, son célèbre détective spécialiste des fantômes, dans ce manoir du 43 rue du Vieux-Cimetière.

Or Lester a réussi ce que ses parents n'ont jamais réussi : il est en contact avec le fantôme d'Adèle !

 

Voilà, le décor est planté et je peux vous dire qu'il y a une super ambiance dans ce roman épistolaire puisqu'en dehors des extraits de la Gazette et des extraits du roman que Bronchon tente d'écrire, il n'y a que des lettres, y compris entre Bronchon qui a mauvais caractère (au premier étage) et Lester qui est l'innocence même (au deuxième étage). Chaque lettre a sa propre typographie selon la personne qui l'écrit et le lecteur, qui connaît la présence d'Adèle, le fantôme, s'amuse beaucoup en lisant tous ces échanges. Ce livre est original d'autant plus qu'il est illustré avec humour et se lit très bien, d'une traite quoi !

 

« Mais tout d'abord, je m'interroge : de qui est-ce l'histoire ? Bartholomew Brown ? Je ne crois pas. Suis-je attachée à ce personnage ? Pas vraiment. Il est trop plat. Trop rigide. Complètement irréaliste. » Extrait d'une lettre d'Adèle datée du 4 juillet à Bronchon (page 81).

 

La littérature jeunesse a évolué et un auteur qui avait du succès il y a plus de vingt ans doit évoluer aussi s'il veut attirer ses anciens lecteurs et de nouveaux lecteurs à lire son livre (hum, lorsqu'il sera terminé et publié) ! En même temps, le processus de création est loin d'être facile et Bronchon recommence plusieurs fois le début de son roman tout en se demandant ce qu'il va bien pouvoir imaginer pour la suite. Écrire, c'est du travail bien sûr, mais s'il n'y a pas la petite étincelle, si en plus l'auteur est acariâtre et égocentrique, les personnages et le récit seront, comme le dit Adèle, plats et irréalistes, bref le livre ne sera pas agréable à lire...

 

En tout cas, chers lecteurs, ne dites rien à Eddie Torial, le rédacteur en chef de La Gazette de Livid City, il écrit tout ! « Nous rapportons vos secrets, vos secrets nous rapportent ! » (pages 32, 85, 109 et 128). Ah, ces journalistes...

 

Le passage que j'aime bien

« Le gamin va illustrer notre livre. Il est très doué. Nous avons du pain sur la planche mais ça va être super. Cela fait des années que je n'ai pas été autant excité par un projet. C'est peut-être même la première fois. » Extrait de la lettre de Bronchon à Fred Dossier (page 103).

 

Une lecture charmante (j'ai hâte de lire les tomes suivants !) que je mets dans les challenges En toutes lettres (finalement, je lis plus de romans épistolaires que ce que je pensais), Jeunesse & young adults # 3Petit Bac 2013 (catégorie lieu), Romancières américaines et US.
Comme le manoir est victorien (1874) et que le fantôme est celui d'une Lady de la fin du XIXe siècle, je tente également ma chance avec les challenges Victorien et XIXe siècle.

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 00:58

La petite marchande de rêves et un roman de Maxence Fermine paru aux éditions Michel Lafon en octobre 2012 (171 pages, 9,95 €, ISBN 978-2-7499-1753-5).

 

Maxence Fermine est né le 17 mars 1968 à Albertville en Savoie. J'ai déjà présenté Le tombeau d'étoiles, Opium et Tango massaï.

 

Ce matin-là, comme ses parents partent au travail et que lui est en vacances, Malo s'ennuie : la vue sur la Seine et Notre-Dame, il connaît... En plus, il est inquiet : le soir, son anniversaire aura lieu dans un lieu inconnu, l'Auberge des Trois Brigands...

« Quant tout est préparé, il n'y a plus beaucoup de place pour la fantaisie, avait-il fait remarquer à sa mère avec justesse. » (page 19).

Alors que Malo est dans le taxi qui le conduit à l'auberge pour son goûter d'anniversaire, la voiture est percutée par un bus sur le Pont-Neuf et tombe dans la Seine. Le chauffeur, légèrement blessé, peut sortir du véhicule mais Malo disparaît « dans un autre univers » (page 25).

Là, Malo rencontre Arthur, un chêne tricentenaire et Mercator, un matou de deux-cent-treize ans, tous deux pouvant parler. Le chat annonce au garçon qu'il est au Royaume des Ombres, qu'il doit se méfier des Spectres et il lui offre une boussole magique.

« Lorsqu'on disparaît pour la première fois, on fait un rêve.

La deuxième fois, on ne rêve plus.

La troisième fois, on ne vit plus que dans les rêves des gens qu'on a connus. » (pages 46-47).

En fait, le goûter d'anniversaire a lieu dans l'auberge comme s'il n'y avait pas eu d'accidents, et Malo fait la connaissance de Lili, une fille colorée dans ce monde en noir et blanc.

« Si tu veux devenir mon ami, tu dois d'abord quitter tes habits de tristesse... » (page 68).

Lili vend des boîtes de couleurs pour la Petite Boutique des rêves de la rue du Chat-qui-pêche mais Dom Perlet, le propriétaire, est un spectre.

« Les gens ne changent pas. Seul le monde autour de soi change... » (page 143).

 

La couverture est superbe et le topo est tout simple : le jour de son onzième anniversaire, Malo, un garçon parisien plutôt rêveur et solitaire disparaît. Il va rencontrer, dans un monde onirique, divers personnages (humains ou pas), Arthur, Mercator, Lili, l'arbre-sec, des enfants, Melchior (un autre chat), Dom Perlet, le Clown blanc au Cirque d'hiver, Septimus (le vieux magicien), Otto Portret (le peintre de la Tour Eiffel), Barnabé le Clochard céleste, qui correspondent à des Ombres (les gens malades ou dans le coma) et à des Spectres (les gens morts).

Je me suis demandée pourquoi Lili avait entraîné Malo dans la Petite Boutique des rêves : avait-elle l'intention de le piéger comme elle l'était aussi par le méchant magicien (même si elle semble désolée et qu'elle l'aide durant cette nuit) ou voulait-elle seulement de l'aide ?

La petite marchande de rêves est un conte fantastique, joliment illustré (par des dessins de dix jeunes talents qui ont participé à un concours) mais, même si j'ai pris plaisir à le lire, je l'ai trouvé un peu trop léger... Il y a bien quelques messages disséminés : les humains devraient plus observer ce qui les entoure, écouter la nature, et le personnage le plus important à mon avis, Barnabé le Clochard céleste qui a tout compris à la vie (mais peut-on vivre comme des clochards en se contentant de contempler le monde et les étoiles ?). J'aurais aimé m'attacher à Malo, à Lili, mais ce ne fut pas le cas, et la fin est un peu rapide, presque bâclée (que devient Lili ?), en tout cas sans émotion (pour moi). Je n'ai pas retrouvé le côté magique et plaisant des séries anglaises Rose et Lily de Holly Webb ou Madame Pamplemousse de Rupert Kingfisher ou Wilma Tenderfoot d'Emma Kennedy.

J'aime beaucoup les romans de Maxence Fermine habituellement, j'en ai lu plusieurs depuis les merveilleux Neige et Le violon noir parus en 1999 mais La petite marchande de rêves m'a un peu déçue... Je me rabattrai donc sur les deux ou trois romans que je n'ai pas encore lus et peut-être, si l'envie me prend, que je lirai la suite des aventures de Malo et Lili, La poupée de porcelaine, un roman paru en mai 2013.

 

Une lecture que je mets dans les challenges Animaux du monde et Totem (pour les chats), Jeunesse & young adults # 3 et bien sûr Des contes à rendre.

 

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 03:33

La geste d'Alban est une série de Jean-Luc Marcastel dans le cadre de ses Chroniques d'Occitània. L'ombre de Montsalvy, le 2e tome, est paru en juin 2013 aux éditions du Matagot dans la collection Nouvel Angle (416 pages, 16,90 €, ISBN 978-2-91632-352-7).

 

Jean-Luc Mercastel est né en 1969 à Aurillac (Cantal, Auvergne). Il a étudié l'histoire et a été professeur. Il est auteur de fantasy et s'imagine « entre un Dumas on the web et un Lucas des âges sombres ».

Du même auteur : la série Louis le Galoup en 5 tomes aux éditions du Matagot et la saga Frankia en 3 tomes aux éditions Mnémos.

Plus d'infos sur le blog de l'auteur, http://jean-lucmarcastel.blogspot.fr/.

 

Jean-Mathias Xavier illustre Louis le Galoup et La geste d'Alban. Il a travaillé dans l'animation (décorateur, story-boardeur...) et la réalisation (spots publicitaires, bandes-annonces).

Plus d'infos sur http://jean-mathias-illustrateur.over-blog.com/.

 

Je remercie Doria des éditions Matagot pour m'avoir envoyé les volumes 1 et 2 de La geste d'Alban.

 

« […] le fondateur de leur ordre, Ebrart de Sommières, avait choisi la Couvertoirade, pour forger des hommes durs, capables d'affronter les pires des maucréatures engendrées par la main du malin... » (page 17).

Après l'attaque de la malebeste, Alban retrouve Enguerrand de Trencavel mais Aymeric blessé est inconscient.

« Alban avait senti se poser sur lui les regards défiants, hostiles, presque haineux, pour certains, des autres Traquebestes. Il n'avait tout d'abord pas compris, puis la vérité s'était imposée à lui. Pour ces hommes, en cet instant, il était le brècheux... L'ennemi. » (page 21).

Alban fait la connaissance d'Asemar de Caylus, Commandeur de l'ordre des Traquebestes.

Mais avant d'arriver à la Couvertoirade, Alban a voyagé avec la troupe de saltimbanques qui a quitté Tournemire avec lui et ils ont fait une halte à la forteresse et abbaye de Montsalvy.

Cet endroit fait froid dans le dos « Car c'était derrière ces murs, quand on ne les avait pas lapidés, pendus ou rôtis en place publique qu'on enfermait ceux de sa sorte... C'est là, reclus et isolés du monde, cachés au regard des hommes qui ne voulaient pas les voir, qu'on retenait ses semblables, les gâchés, les maudits, les tourmentés... les brècheux. » (page 49).

Dans la nuit, lors de la tempête, la troupe est attaquée par des dracs, des bêtes suceuses de sang, petites mais très costaudes. Puis, lorsqu'ils arrivent épuisés au pied de la forteresse, Ugolin leur ouvre la porte et les conduit chez Madame Lutz, une charmante aubergiste qui le lendemain, recueille également deux fugitifs, Marie et Thibault.

Messire Richard les invite à une soirée où ils doivent se produire mais il se passe des choses étranges à Montsalvy... Certains disent même que les brècheux y seraient créés par le père Lacerta...

« C'est ainsi, j'en ai peur, qu'on rend justice en bien des lieux de ces terres navrées, Madame, répondit Jorge d'une voix sombre. Le puissant impose sa loi au faible et le faible n'a d'autre choix que de se soumettre. C'est malheureusement chose aussi vieille que le monde. » (page 254).

 

Ma phrase préférée

« L'endroit où l'on vit forge le cœur et le caractère dit-on. Cela, Alban en était persuadé. » (page 84).

 

Après L'enfant monstre, j'étais impatiente de continuer La geste d'Alban.

J'ai appris un mot, aganit (page 312) : vu la phrase, j'ai compris sa signification mais c'est un mot gascon que je ne connaissais pas et qui signifie affamé.

J'ai été moins horrifiée à la lecture de ce tome 2 : on s'habitue à tout même aux horribles bêtes !

L'aventure est toujours aussi passionnante, il y a du suspense, des rebondissements, des nouveaux personnages, de nouvelles malebestes et beaucoup d'inquiétude.

À la fin du livre, il y a un cahier spécial avec la carte de l'Occitània, un glossaire, des croquis qui permettent de découvrir les nouveaux personnages et la suite des Chroniques des Maljours, rédigées cette fois par Ebrart d'Anduze, « le fendeur de Tarasques », premier maître de l'ordre entre 1059 et 1078.

Jean-Luc Marcastel est un génie car j'ai vraiment eu l'impression d'être dans ce Moyen-Âge.

Je ne sais pas si cette série sera une trilogie ou en cinq tome comme Louis le Galoup mais j'ai hâte que la suite paraisse !

En plus, je ne l'ai pas dit pour le premier tome, mais les livres sont très beaux et très bien illustrés.

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde (bêtes maléfiques), Geek (fantasy), Jeunesse & young adults # 3 et bien sûr Moyen-Âge.

 

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 03:03

La geste d'Alban est une série de Jean-Luc Marcastel dans le cadre de ses Chroniques d'Occitània. L'enfant monstre, le premier tome, est paru en septembre 2011 aux éditions du Matagot dans la collection Nouvel Angle (448 pages, 16,90 €, ISBN 978-2-35450-179-2).

 

Jean-Luc Mercastel est né en 1969 à Aurillac (Cantal, Auvergne). Il a étudié l'histoire et a été professeur. Il est auteur de fantasy et s'imagine « entre un Dumas on the web et un Lucas des âges sombres ».

Du même auteur : la série Louis le Galoup en 5 tomes aux éditions du Matagot et la saga Frankia en 3 tomes aux éditions Mnémos.

Plus d'infos sur le blog de l'auteur, http://jean-lucmarcastel.blogspot.fr/.

 

Jean-Mathias Xavier illustre Louis le Galoup et La geste d'Alban. Il a travaillé dans l'animation (décorateur, story-boardeur...) et la réalisation (spots publicitaires, bandes-annonces).

Plus d'infos sur http://jean-mathias-illustrateur.over-blog.com/.

 

Je remercie Doria des éditions Matagot pour m'avoir envoyé les volumes 1 et 2 de La geste d'Alban et je regrette de ne pas avoir lu Louis le Galoup.

 

« Tous autant que nous sommes, seigneur ou manant, beau ou laid, héros ou lâche, le temps passe et nous entraîne, bon gré mal gré, du berceau au tombeau... » (page 10).

Frère Agulin mène un convoi à la commanderie de la Couvertoirade mais les recrues pour l'ordre des Traquebestes sont prises dans une tempête sur le plateau du Larzac et peinent à trouver leur chemin... Elles sont de plus attaquées par des bêtes énormes et quand les Frères Jòrdi et Nadal arrivent avec les chevaliers, c'est trop tard mais il y a deux survivants : Alban, un enfant bancal dont les cheveux ont blanchi, et son ami ainsi que deux cadavres de matagots et c'est la première fois que les frères peuvent voir ces « monstrueux prédateurs ».

Mais il faut conter la geste d'Alban depuis le début.

Alban Peyre-Arse (17 ans, il me semble) est le fils aîné de Garmon de Peyre-Arse, seigneur de Tournemire. Veuf de dame Serena, morte en mettant au monde Alban, Garmon s'est remarié avec dame Jacint qui lui a donné un autre fils, Enric (13 ans). Garmon a promis à dame Serena mourante d'élever Alban et d'en faire son héritier mais comme il est laid et difforme (il est surnommé le Brècheux), dame Jacint intrigue pour qu'Enric soit l'héritier.

De toute façon, personne n'aime Alban qui cache depuis toujours son visage défiguré derrière un masque de cuir, qui communique avec les animaux et dont le seul ami est Lop, un loup qui effraie les habitants de Tournemire (j'ai pleuré à sa mort qui fut horrible).

Pour sauver leur fief, Garmon et Alban vont combattre une maucréature ou malebeste : plusieurs noms sont utilisés pour nommer les créatures humaines ou animales touchées par la Grande Brèche phosphorescente et maléfique : « La Brèche change les corps et les âmes des êtres qui s'exposent à son souffle... » (page 76).

Le combat est rude et déséquilibré.

« Il la comprenait, cette beste qui ne se reconnaissait pas parmi les siens, ni ne se reconnaissait elle-même. Seule, isolée, difforme, sans aucun congénère pour partager ses jours, elle était condamnée à errer sans fin, jusqu'à ce que les humains finissent par la tuer pour avoir commis le plus impardonnable des crimes : mettre en doute leur souveraineté... » (page 56).

Garmon, gravement blessé, et Alban, affaibli, sont sauvés par Frère Enguerrand de Trencavel, « chevalier et maistre veneur de l'ordre des Traquebestes » (page 82).

Ce chevalier va aiguiller Alban sur deux choix : veut-il hériter de Tournemire alors que personne ne veut de lui ou préfère-t-il mettre à profit ses capacités et devenir un Traquebeste ?

« – Selon vous tout est écrit, alors, il n'y a qu'à se résigner ?

– Non... Mais à faire au mieux avec ce qu'on nous a donné sans passer son temps à se plaindre de ce que l'on n'a pas. » (page 167).

« Nous les hommes, contrairement aux bêtes, savons, au fond de nous, ce qui est bon ou mauvais, si nos choix sont dictés par la sagesse ou l'égoïsme... comme nous savons aussi nous mentir, et mentir aux autres, pour nous justifier... Puisses-tu ne jamais te mentir à toi-même. » (page 200).

Alban, constamment tourmenté, va rencontrer Aymeric de Monpeslier, un trobador drôle mais un peu en manque d'inspiration, et Lamia, une danseuse mystérieuse et dangereuse, qui vont influer sur sa décision.

 

La phrase qui m'a fait sourire : « Seigneur, songea-t-il, que vos enfants sont laids. » (page 350).

 

La geste est un récit à la fois historique et légendaire et vous allez voir que le Moyen-Âge de Jean-Luc Marcastel n'est pas tout à fait celui que l'on connaît !

À la fin, il y a un cahier spécial avec la carte de l'Occitània, un glossaire, des croquis et, pour mieux comprendre le cataclysme survenu en 999, avec l'apparition de la Grande Brèche, Les chroniques des Maljours, rédigées entre 1039 et 1055, avant la naissance d'Alban, par le Père Pastor de l'abbaye de Sant Guilhèm dau Desèrt. Elles sont difficiles à lire car les caractères sont petits et gothiques mais très intéressantes, je dirais même indispensables pour la compréhension de l'histoire.

J'ai dévoré ce livre mais j'avoue que toutes ces bêtes plus qu'énormes m'ont quelque peu horrifiée. Quelle imagination ! Et quel rendu à la lecture ! J'avais l'impression d'y être et ce n'était pas vraiment réjouissant ! En effet, cette geste est narrée par un conteur et le lecteur a l'impression d'être dans le public à la veillée. Pas de temps morts, des frissons, des inimitiés, des amitiés et du suspense à revendre.

J'ai hâte de lire la suite pour découvrir comment Alban est devenu le « Lion blanc d'Occitània » ! Et pas seulement car les autres personnages sont attachants et leur sort me chaut également.

 

La vidéo de présentation du livre avec une intervention de l'auteur et le début du roman (46 pages) sur http://www.matagot.com/alban/.

Une lecture pour les challenges Animaux du monde (loup et bêtes maléfiques), Geek (fantasy), Jeunesse & young adults # 3 et bien sûr Moyen-Âge.

 

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 00:20

Le secret de Misty Bay, premier tome de la série Les Invisibles, est un roman de Giovanni del Ponte paru aux éditions Prisma en mai 2011 (220 pages, 12,90 €, ISBN 978-2-81040-167-3). Gli Invisibili – Il segreto di Misty Bay (2009) est traduit de l'italien par Françoise Langrognet.

 

Giovanni del Ponte est né le 7 août 1965 à Turin (Italie). Il a grandi avec les dessins animés, les films, les séries, la lecture, les bandes dessinées, tout ce qu'il a aimé et qui l'inspire pour écrire ses romans. Sa série fantastique, Les Invisibles, a reçu plusieurs prix.

Plus d'infos sur http://www.giovannidelponte.com/fr (site multilingue) et sur http://www.editions-prisma.com/les-invisibles/.

 

Damon, Greta, Mark, Ken, Devlin et Susan, les Invisibles, luttent contre Angus Scrimm, un puissant sorcier.

En se réveillant, Douglas Macleod demande à l'hôtesse de l'air s'il peut voir la fin du film mais celle-ci lui répond qu'il a dû rêver car il n'y a pas eu de film diffusé dans l'avion.

Douglas a 12 ans ; il est passionné de lectures, de BD et de cinéma. Enfant, il a perdu sa mère subitement et son père s'est réfugié dans le travail. Il va passer l'été à Misty Bay, en Californie, chez son oncle maternel, Kendred Halloway.

Robert Kershaw, journaliste, enquête depuis des années sur des enfants sauvés par les Invisibles. Il a enfin découvert un nom : Greta, et un lieu : la côte de Monterey en Californie.

Avant de récupérer son neveu, Kendred (Ken) était à l'enterrement d'une amie d'enfance, Susan Cooper et il est inquiet car sa petite-fille, Crystal Cooper, qu'elle élevait a disparu.

Douglas rencontre Peter Peaky, un garçon de son âge, et ils deviennent amis.

 

Voilà, les personnages sont en place et l'aventure peut commencer !

 

« Un cauchemar. Oncle Ken faisait un cauchemar, voilà tout.

Devait-il le réveiller ?

– Non !

Douglas s'immobilisa. […]

Et encore :

– Les Invisibles... Non... Les Invisibles...

Douglas se sentit glacé.

Comment était-ce possible ? Les Invisibles, c'était le nom de cette bande d'enfants, dans le film dans l'avion... et dans son rêve aussi. Non, c'était impossible !

– Non, c'est fini, Damon... fini... !

Douglas ne put en supporter davantage.

– Oncle Ken, oncle Ken, réveille-toi ! lui cria-t-il en lui secouant le bras.

– Quoi ?... Que se passe-t-il ?

– Tu as dû faire un cauchemar, tu parlais de quelque chose d'invisible...

– Quelque chose... d'invisible ?

L'étonnement de l'oncle Ken ne dura qu'un instant. Il battit des paupières et regarda fixement son neveu. Il sourit.

– Excuse-moi, Douglas, si je t'ai réveillé. C'était un cauchemar, bien sûr, ne t'inquiète pas !

– Mais... mais...

Le garçon paraissant un peu ébranlé, l'oncle Ken se leva et le prit par la main.

– Calme-toi, Douglas. Viens dans la cuisine, nous allons boire une tasse de lait au miel. C'était un mauvais rêve, et les rêves ne peuvent nous faire du mal. Ce ne sont que des produits de notre imagination. » (pages 38-39).

 

Un mauvais rêve, hein ? Des produits de notre imagination ? Je pense que vous avez comme moi fait le rapprochement : Ken, Susan, Damon... Et pour Douglas, Peter et Crystal, ça ne va pas être un rêve ou le produit de leur imagination !

D'ailleurs, le lendemain, Mark Warrick est retrouvé mort. Puis c'est au tour de la voyante de la ville, pour laquelle Douglas avait vu une publicité en arrivant, et qui s'appelait Greta Rowlands. Tous les deux, comme Susan Cooper, sont morts chez eux, « de mort naturelle », mais leurs vêtements étaient trempés de pluie et d'eau de mer...

Douglas va découvrir qu'il est un « portail ». Crystal, télépathe et hypnotiseuse, Douglas et Peter vont devoir comprendre ce qui s'est passé soixante ans auparavant avec la bande des Invisibles et pourquoi cette horrible histoire recommence maintenant.

 

Quelques extraits

« Les histoires, Douglas... Si tu savais comme elles sont importantes ! Elles renferment le sens des choses, des personnes... » (pages 40-41).

« Il pensa à tout ce qu'il aurait pu avoir. À tout, justement. Ainsi, il aurait une nouvelle jeunesse, une nouvelle vie, la richesse, la puissance... Il pourrait satisfaire le moindre caprice, posséder des livres introuvables jusqu'alors, connaître les plus grands mystères. » (page 162).

« […] la magie est subtile, flatteuse, elle fait croire que l'on possède d'incroyables facultés que d'autres n'ont pas. Mais en même temps, elle vous pénètre et s'empare de votre âme. » (pages 200-201).

 

Un premier tome prometteur et divertissant, avec la présentation de personnages attachants, d'un site agréable, une atmosphère étrange, une intrigue fournie et un vieux grimoire disparu, le Malartium, pour une aventure pleine de magie et de fureur.

Mais on sent que ce n'est pas terminé et on veut la suite ! Je me laisserai d'ailleurs bien tenter par les tomes suivants, La sorcière de Dark Falls (paru en novembre 2011) et Le château de Doom Rock (paru en mars 2012) en attendant les autres titres à paraître.

 

Une lecture pour les challenges Jeunesse & young adults # 2, Premier roman, Tour du monde en 8 ans et Voisins voisines (Italie).

 

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