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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 14:08

Pietra viva est un roman de Léonor de Récondo paru aux éditions Sabine Wespieser en août 2013 (228 pages, 20 €, ISBN 978-2-84805-152-9).

 

Je remercie Oliver et Price Minister pour ce 4e partenariat de la rentrée littéraire. Une note est demandée alors je donne 19/20.

 

Léonor de Récondo est née en 1976. Elle est violoniste (classique et baroque). Du même auteur : La grâce du cyprès blanc (Le temps qu'il fait, octobre 2010) et Rêves oubliés (Sabine Wespieser, janvier 2012).

 

Rome. Fin mars 1505.

Ce matin, Michelangelo Buonarroti, 30 ans, apprend qu'un moine est mort et que le père supérieur l'autorise à ouvrir le corps. « Andrea voudra rester pour voir ce qui demeure à l'intérieur du corps quand l'âme s'en est allée. » (page 12). Mais le corps est celui d'Andrea, jeune moine qui fascinait Michelangelo : Andrea, jeune, beau, fort, au regard « bleu sans peur » était « la beauté à l'état pur. La perfection des traits, l'harmonie des muscles et des os. » (page 15).

Michelangelo est bouleversé, il fuit Rome et se rend à Carrare où il achètera du marbre pour le pape Jules II qui lui a commandé un tombeau. « Là-bas, il oubliera. Il en est presque sûr. » (page 17). Mais Michelangelo n'oublie pas, il écrit des lettres à frère Guido qui ne répond pas à sa question : comment est mort frère Andrea ? Il est tant obsédé par le jeune moine qu'il le voit dans les rues du village... « Andrea, tu es la beauté que je ne saurai jamais atteindre avec mon ciseau. Tu es la preuve ultime de la supériorité de la nature sur mon art. Te voir me rappelle mon inutilité. » (page 98).

Quant à la carrière de Carrare, Michelangelo la connaît bien : ayant perdu sa mère enfant, il y allait avec sa nourrice qui rejoignait son époux. « Il allait voir les uns et les autres. Chacun lui montrait, lui expliquait ce qu'il faisait. […] À force de côtoyer leurs rires et la montagne, la fièvre de la pierre était entrée en lui et ne l'avait plus quitté. » (page 60). « […] en apprenant à maîtriser la pierre, il apprendrait à maîtriser le monde […] Et quand, la tête la première, il plongea dans son magma intérieur, il s'aperçut que sa chair était faite de pierre vive. De pietra viva. » (page 61).

Le soir, à la pension de Maria où il loge, Michelangelo lit Pétrarque que lui a offert son ami Lorenzo de Medici, mais il n'ose ouvrir la petite Bible que lui a laissée Andrea.

 

Ce roman est l'occasion de découvrir, en ce tout début de XVIe siècle, la vie de Michelangelo, ses pensées (il est tourmenté et assez égoïste), son Art (il est un génie et il le sait !), et aussi les carrières de Carrare, le difficile travail du marbre, les montagnes toscanes et ses habitants.

J'aime bien Cavallino qui s'occupe du cheval de Michelangelo et qui se prend pour un cheval. J'ai été émue par Michele, 6 ans, le plus jeune fils de Giovanni (un carrier) qui vient de perdre sa maman et se rapproche de Michelangelo qui parfois le repousse mais qui va retrouver grâce à lui des souvenirs d'enfance.

D'un côté, il y a le mental et la vie artistique du sculpteur, d'un autre côté, il y a la vie manuelle et dangereuse des carriers mais les deux sont liés et ils ne sont rien l'un sans l'autre.

Michelangelo aime la beauté, il l'admire, il s'en inspire, il en vit. « Le sculpteur se sent, à cet instant, entièrement libre. Et lorsqu'il se retourne vers la montagne qui, à quelques lieues de là, embrasse le paysage, une joie insoupçonnée éclate en lui. La beauté miraculeuse de la nature alentour lui signifie que tout est possible, qu'en créant, il devient maître de lui-même et de sa force. » (page 78). C'est pour des passages comme celui-ci que j'ai vraiment beaucoup apprécié ce récit (que d'autres ont malheureusement trouvé ennuyeux) plein de beauté, de grâce et de simplicité.

 

Encore un roman de cette rentrée littéraire pour lequel j'ai un coup de cœur : la période et le thème y sont pour quelque chose bien sûr, mais c'est surtout l'écriture fine de Léonor de Récondo, l'ambiance poétique (presque lyrique) qu'elle insuffle dans ses courts chapitres (pas envie de s'arrêter, envie d'en lire un autre, toujours) et l'émotion qui se dégage du récit qui m'ont totalement charmée.

 

Dans ce roman, il y a un échange de lettres entre Michelangelo et Frère Guido et je voulais partager cet extrait pour le challenge En toutes lettres : « Soudain, la lecture d'une fragile lettre, quelques mots sur du papier, a immobilisé le temps. » (page 71).

Une lecture pour les challenges 1 % de la rentrée littéraire 2013, L'art dans tous ses états (sculpture), Bookineurs en couleurs (la couverture est jaune pâle) et bien sûr Il viaggio (Italie).

 

PS du 19 décembre 2013 : L'article avec le bilan de ce partenariat et les classements des livres par popularité et par satisfaction est sur le site de PriceMinister et je suis très contente pour Pietra viva !

Pietra viva, de Léonor de Récondo

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 00:12

Comme j'aime l'Italie, c'est avec plaisir que j'ai participé au challenge Il viaggio créé par Nathalie en 2012.

Ce challenge s'est terminé le 31 octobre 2013 mais il a été repris par Eimelle et il est devenu illimité (bonne nouvelle !).

L'objectif est toujours le même : lire au moins un livre soit se déroulant en Italie soit écrit par un auteur italien.

Les trois logos (ci-dessous) n'ont pas changé et il y en a un nouveau (ci-contre).

De plus, le challenge se marie très bien avec In italiano da Maria e Georgia qui est prolongé jusqu'au 31 octobre 2014.

Infos et inscription chez Eimelle qui a rajouté une catégorie Italianissima pour les coups de cœur sur l'Italie (films, musique, photos de voyage...).

Mes lectures pour ce challenge

1. Pietra viva, de Léonor de Récondo (roman français qui se déroule à Rome puis à Carrare) CoeurPetit

...

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Publié par Coccinelle - dans challenges & défis Italie
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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 16:48

InItaliano.jpgMarie et George viennent de créer le challenge In italiano (en italien) et les albums illustrés (les BD aussi) sont autorisés, ouf ! Mon niveau d'italien étant très faible, je me sens incapable de lire un roman en italien, mais un album illustré, ça peut le faire et ça complète le challenge Il viaggio. Je me suis donc inscrite dans la petite catégorie et je ferai mieux si je peux ! Car j'ai largement le temps, le challenge durant  jusqu'au 31 octobre 2013.

(Cliquez sur le logo pour le voir en taille réelle).

Plus d'informations et inscription chez George ou chez Marie.

7 novembre 2013 : George et Marie décident de prolonger le challenge jusqu'au 31 octobre 2014. Les infos et inscription chez George et chez Marie.

 

Voici les quatre niveaux :

Moderato : 1 livre (le niveau que j'ai choisi pour commencer)

Allegro : 2 livres

Vivace : 3 livres

Prestissimo : 4 livres ou plus.

 

Les livres lus pour ce challenge

1. A sbagliare le storie, de Gianni Rodari et Alessandro Sanna

Niveau Moderato honoré !

2. Uno e sette, de Gianni Rodari et Vittoria Facchini

Niveau Allegro honoré !

+ ?

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 00:00

GalileeDelahaye.jpegGalilée, la tête dans les étoiles est une biographe de Thierry Delahaye parue aux éditions Flammarion jeunesse en mars 2012 (151 pages, 5,10 €, ISBN 978-2-0812-6501-1). La couverture ainsi que quelques illustrations d'inventions sont de Marcelino Truong.

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion pour ce livre à la fois littéraire et scientifique qui me faisait bien envie.

 

Thierry Delahaye est né à Marseille. Avant d'écrire pour la jeunesse, il a écrit des ouvrages pratiques et des documentaires.

 

Marcelino Truong est né aux Philippines le 5 février 1957 d'un père vietnamien et d'une mère française. Il a vécu aux États-Unis, au Vietnam, en Grande-Bretagne et en France (actuellement à Paris). Il est illustrateur et peintre.

 

Giulia et Vincenzo Galilei, des bons vivants, de la petite noblesse, sont les parents de Galileo Galilei, né le 15 février 1564 à Pise en Toscane. Le garçon grandit moitié en ville moitié à la campagne. Il aura six frères et sœurs. Il reçoit une éducation religieuse dans un monastère pendant 5 ans (latin), puis une éducation plus libre (grec, musique...). Comme son père passionné de tout mais principalement de musique (il fut luthier), Galilée a un esprit curieux, il est intrigué par la science, l'astronomie, le mouvement, les phénomènes physiques. Après 5 ans de médecine à l'université de Pise, il se dirige grâce à Ostilio Ricci vers les mathématiques et la géométrie à l'université de Florence. Ce qui l'intéresse le plus, c'est observer, faire des expériences et comprendre. Il devient professeur (à Pise puis à Padoue), savant, inventeur, astronome, mathématicien, philosophe, écrivain et est accusé d'hérésie par l'Église catholique – comme l'ont été avant lui Nicolas Copernic et Giordano Bruno – car il défend l'héliocentrisme (la Terre tourne autour du Soleil et n'est donc pas le centre de l'univers). Pourtant il est soutenu par un ami, Maffeo Barberini devenu le pape Urbain VIII qui pense que « La science et la religion pourraient se compléter, et non se combattre. » (page 96).

 

Voilà pour un court résumé car je ne veux pas refaire la biographie de ce grand homme dont tout le monde a déjà entendu au moins une fois le nom, Galilée. Je connaissais déjà son histoire, j'ai déjà lu d'autres livres, j'ai vu des documentaires (lien) mais j'ai trouvé que c'était toujours aussi passionnant !

 

« Il apprendra le chant et le solfège, et les harmoniques, et l'art d'écraser de la résine de pin pour préparer la colle d'ébéniste, et de choisir les melons au marché, de cuisiner la soupe au fenouil froide et les saucisses à la polenta. Et aussi l'arboriculture et le commerce des étoffes, la taille de la vigne et la coupe des tissus. Ou, mieux encore, la médecine, car il faut bien faire vivre sa famille et j'ai hâte qu'il me remplace dans ce rôle. Je pourrai enfin ne me soucier que de ma musique. » (page 15).

Galilée a effectivement appris et étudié beaucoup de choses, et même la médecine, mais c'est la science, les mathématiques, l'astronomie et l'invention de toutes sortes d'objets qui s'emparèrent de sa vie. Quant à sa famille, il eut une compagne, Marina Gamba (la vie maritale était autorisée à cette époque), une Vénitienne qui lui donna trois enfants dont deux filles qui entrèrent au couvent.

 

J'ai bien aimé l'humour des étudiants sur la tour penchée. « Aux beaux jours, et ils sont nombreux en Toscane, les étudiants se promènent bras dessus bras dessous sur les rives du fleuve, ou remontent les rues qui mènent au Campo dei Miracoli, le Champ des Miracles. Là, se dresse la tour penchée dont tous les Pisans se moquent gentiment ; depuis deux siècles que sa construction est achevée, l'édifice s'enfonce dans le sable. Les jeunes gens disent en riant qu'elle sera tombée avant la fin de leurs études. » (page 21). Pourtant, près de 500 ans après, elle est toujours là, la Tour de Pise !

 

La phrase à méditer : « Je n'ai jamais rencontré d'homme si ignorant qu'il n'eut quelque chose à m'apprendre, répète-t-il à ses étudiants. » (page 42). Espérons que Galilée parlait des femmes aussi, pas sûre...

Mais, bon, on ne lui en voudra pas vu qu'il a inventé, jusqu'à sa mort le 8 janvier 1642, plusieurs instruments de navigation et nombre d'objets très utiles comme le compas (1597), la pompe à eau (1604), la lunette astronomique (1609) d'après celle du Hollandais Hans Lippershey, le microscope (1624) entre autres.

 

Ma phrase préférée est : « L'Europe est conquise ; il reste à convaincre Rome. » (page 77).

 

Un livre super intéressant à mettre entre les mains des petits comme des grands curieux ! Ils y découvriront l'Italie de la deuxième moitié du XVIe siècle et de la première moitié du XVIIe siècle, c'est-à-dire juste après la Renaissance italienne. En plus de la vie de Galilée, les relations familiales, les études des jeunes gens, la science, l'Art, la recherche, les puissants, l'Église, les croyances de l'époque… : tout y est abordé. De plus la vie à Pise, Florence et Rome y est bien décrite, y compris la gastronomie (la mère de Galilée était une excellente cuisinière et Galilée était un bon vivant).

 

Un livre pour les challenges Littérature jeunesse & young adults, Il viaggio et Cent pages.

JeunesseYoungAdults IlViaggio3-Botte DefiCentPages

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 23:05

TardivementVotre.jpgTardivement vôtre est un roman de Jean Buffin paru à The book édition en janvier 2011 dans la collection Au-delà du lac (315 pages, 22 €, ISBN 978-88-905571-0-1).

 

J'ai reçu ce livre car j'étais parmi les 5 gagnants du 10 janvier sur Vendredi Lecture. Je remercie donc l'équipe de Vendredi Lecture et l'auteur.

 

Jean Buffin est un poète et romancier français. Tardivement vôtre est son premier roman. Plus d'infos sur Au-delà du lac.

 

Hôpital de Dresde, mars 1998. Un chirurgien recoud la joue d'Albert Lissoire. Cet ancien professeur devenu policier, a été attaqué dans le train Leipzig-Dresde et, après l'avoir assommé, son agresseur lui a volé une bague avec un rubis. Mais après le repas de midi, le policier se rend dans la chambre d'Anastasia Huber avec une seringue : la vieille dame est « un témoin à éliminer ».

Londres, printemps 2008. Une débutante, Mélanie Nightingale, est missionnée à Rome par Sir William de Solicitors & Advocates. « Il s'agirait de partir dans les prochains jours pour vérifier une liste qui vous sera préalablement fournie... Pas d'autre information, vous n'aurez pas accès au dossier : c'est... confidentiel. » (page 18).

Lac de Côme, juillet 2008. Gisel achète des bijoux volés.

Munich, septembre 2008. Claudia, une jeune artiste créatrice de bijoux, s'apprête à partir en Californie.

Albert Lissoire enquête depuis des années sur une affaire de bijoux (vols, trafics...). « C'était sa dernière affaire, la plus longue et compliquée, la plus importante. » (page 232).

 

IlViaggio3-BotteIl faut lire ce thriller pour comprendre les relations – je dirais même plutôt les imbrications – entre ces dames, Lissoire et les truands.

Au début, j'ai eu un peu de mal avec tous ces personnages ! Mais je me suis attachée à « l'héroïne » : Mélanie Nightingale, jeune Anglaise qui part pour sa première mission à Rome.

Une grosse partie du roman se déroule d'ailleurs dans cette belle ville bien décrite et dont on suit le rythme de vie alors j'en profite pour mettre cette lecture dans le challenge Il viaggio.

Du suspense, de l'action, des rebondissements : vous laisserez-vous envoûter par l'éclat du rubis et des bijoux, par la dolce vita en Italie et les nuits chaudes sur la plage en Californie ?

Seul hic : attendre la suite...

 

15e roman pour le challenge Thriller (qui se termine le 15 juin), 1er pour le nouveau challenge Le crime n'a pas de frontière (ce qui est vraiment le cas dans ce roman) et 8e pour le défi Premier roman.

ChallengeThriller ChallengeCrime PremierRoman1

 

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 04:53

Aaah, un nouveau challenge sur l'Italie !

 

C'est Il viaggio et il est organisé par Nathalie du blog Chez Mark et Marcel que je connais mais dont je ne suis pas une habituée (par manque de temps, hein !).

 

Toutes les infos, inscriptions, logos, bibliographies sur Il viaggio. Je me note simplement que le challenge se termine le 31 octobre 2013.

 

IlViaggio1-Emmaus.JPG IlViaggio2-Torino.jpg IlViaggio3-Botte.jpg

 

J'avais déjà participé à un challenge sur l'Italie en 2011, le Giro in Italia organisé par Nane (le suivi de ce challenge est sur Ma bulle de bonheur).

 

Mon voyage en Italie

1. Tardivement vôtre, de Jean Buffin (Rome)

2. Le sang du Suaire, de Sam Christer (Turin)

3. Galilée, la tête dans les étoiles, de Thierry Delahaye (Pise, Florence, Padoue, Rome)

4. A sbagliare le storie, de Gianni Rodari et Alessandro Sanna (album illustré)

5. Uno e sette, de Gianni Rodari et Vittoria Facchini (album illustré)

6. Blanche comme le lait, rouge comme le sang, d'Alessandro d'Avenia (premier roman)

 

Novembre 2013 : le challenge est terminé mais il est repris par Eimelle et il devient illimité. Mon article ici.

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Publié par Coccinelle - dans challenges & défis Italie
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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 05:51

LassetDieKinder.jpgCet épisode de Commisaire Brunetti : enquêtes à Venise intitulé Le cantique des innocents (Lasset die Kinder zu mir kommen en allemand) a été diffusé sur France 3 le dimanche 29 mai 2011 à 20 h 35 et peut être vu gratuitement jusqu'à la fin de la semaine sur Pluzz.fr (il dure 1 h 30).

Plus d'infos sur France 3 – Commissaire Brunetti.

 

Amenée d'urgence dans un hôpital, une jeune femme accouche et le médecin lui dit que le bébé n'a pas survécu. En fait, la jeune femme est en situation illégale et le bébé est parti à l'adoption.

Gustavo et Bianca Pedrolli ont adopté Alfredo il y a un an, grâce à une agence privée de Vérone. Mais Pedrolli, pédiatre renommé, est brutalisé chez lui et arrêté en pleine nuit par les carabiniers qui ont forcé sa porte, sous les ordres du capitaine Eduardo Marvilli (un Sicilien, on n'aime pas trop ça à Venise).

Cette même nuit, une femme albanaise, Rosafa Kraznik a appelé au secours les carabiniers mais elle a été assassinée.

Le couple Pedrolli aurait-il adopté Alfredo illégalement ? Et Alfredo serait-il le fils que recherchait Rosafa ?

Brunetti et son adjoint Vianello vont enquêter sur cette affaire.

 

CantiqueInnocents.jpgL'enquête est somme toute classique – quoique la police doit travailler avec les carabiniers ce qui n'a pas l'air courant – mais c'est agréable à regarder car Venise et la cuisine sont bien mis en valeur !

Il y a aussi des petits moments en famille, car Brunetti est marié à Paola et ils ont deux enfants, adolescents, Chiara et Raffi. Et son appartement avec terrasse est superbe !

Je ne sais pas si c'est un des meilleurs épisodes ou pas car je n'ai auparavant vu que le premier, Mort à la Fenice, qui m'avait bien plu aussi.

Si Le cantique des innocents est l'épisode n° 11 dans la série des enquêtes télévisées réalisées par Sigi Rothemund, il est le n° 16 dans la série des romans ; il est paru en 2007 sous le titre Suffer the little children et en français en 2010 aux éditions Calmann-Lévy.

Donna Leon, l'auteur des Commissaire Brunetti est née dans le New Jersey (États-Unis) mais vit à Venise depuis plus de 20 ans. Plus d'infos sur Grove Atlantic. Ses romans sont publiés en français aux éditions Calmann-Lévy puis en poche aux éditions Points Policier.

 

GiroInItaliaAlors on a une romancière américaine qui vit à Venise et des romans qui se déroulent dans cette même ville d'Italie.

On a une série qui est allemande mais tournée à Venise.

C'est donc OK pour le challenge Giro in Italia et je n'ai plus qu'à lire les enquêtes de l'inspecteur Brunetti et à regarder les autres enquêtes !

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 00:05

LeMondeMag79.jpgGiroInItaliaJe voudrais parler de Le Monde magazine n° 79, supplément au Monde n° 20576 du samedi 19 mars 2011 parce qu'il y a un dossier très intéressant pour les 150 ans de l'Italie (pages 20 à 35) et que ça peut être utile dans le challenge Giro in Italia.

 

Il y a d'abord une longue interview de l'écrivain Umberto Eco, plus particulièrement sur ce que signifie être italien aujourd'hui et au niveau historique (pages 20 à 28).

 

Ensuite il y a Aux quatre coins de la péninsule avec de très belles photos de quatre photographes sur quatre lieux singuliers de l'Italie : Predoi, Otrante, Lampedusa et Asinara (page 30 à 35).

 

Et bien sûr il y a l'actualité avec le Japon, la Libye, les 100 ans de Gallimard et le Magazine weekend (culture, voyage, style, goût...) avec encore un peu d'Italie :

La Venise de Donna Leon (pages 60-61),

Palerme/Sicile dans le dossier Voyages - weekends de printemps (page 88).

Et je me note un livre conseillé : Palerme est un oignon de Roberto Alajmo (Fosse aux ours, 2009).

 

Journal Le Monde Magazine n° 79 - supplément au Journal Le Monde n° 20576

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Publié par Catherine - dans magazine Italie
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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 14:59

CoupCoeur2010.pngÀ ma bibliothèque, j'ai vu ce petit roman dans les nouveautés et j'ai sauté dessus parce que ça se déroule en Italie et que je peux le présenter dans le Giro in Italia. Je ne connaissais pas du tout et ce fut une très bonne surprise.

 

ItalieFusaro.jpgL'Italie si j'y suis est un roman de Philippe Fusaro paru aux éditions La fosse aux ours (pas de site) le 19 août 2010 (175 pages, 16 €, ISBN 978-2-35707-013-4).

 

Philippe Fusaro est né en 1971 et il est libraire. Sont déjà parus aux éditions La fosse aux ours : Colosse d'argile en 2004 et Palermo solo en 2007.

 

Le narrateur est Sandro. Il s'appelle Sandro parce que son père aimait ce poète romain d'après-guerre. « J'avais le sentiment d'avoir été touché par la grâce. » mais « Avec le temps, j'ai compris que la grâce n'était pas nette. » (page 11).

Ce soir-là, Sandro rentre chez lui et sa compagne a tout jeté par la fenêtre du 2e étage : ses vêtements, ses disques, ses livres... « Les objets de ma vie sont éparpillés sur le trottoir [...]. » (page 15).

Elle (on ne saura pas son nom, comme si elle n'était pas importante) n'en peut plus, ne sait plus où elle en est, si elle l'aime encore, a besoin de faire le point, patati, patata, et lui laisse Marino, leur fils, pour l'été.

Au même moment, le voisin écoute L'Italie de Christophe. C'est le déclic pour Sandro : il va partir avec Marino, oui, en Italie ! « Tu vas voir, ce sera super, un voyage rien que tous les deux. Entre hommes. » (page 26).

Marino : on ne sait pas son âge mais il doit avoir 8 ou 10 ans. « Marino porte son déguisement de cosmonaute malgré la chaleur. […] Ce costume, mon père l'a rapporté d'un voyage à Moscou et depuis, Marino ne le quitte plus [...]. » (page 24). De plus il discute avec un ami imaginaire qui n'est autre que le cosmonaute Youri Gagarine.

 

Je me suis dit, c'est quoi ce loser qui porte des chaussures en croco et qui conduit une Alfa Roméo Giuletta Spider ? Mais le récit est super bien écrit, Sandro est vraiment un gars attachant et Marino est mignon comme tout !

 

« Je vais conduire jusqu'où ? Je ne sais pas.

Je vais conduire jusqu'à l'aube.

Je vais conduite jusqu'à l'épuisement. »

(page 77).

 

Lyon, tunnel de Fréjus, Turin, Portofino, Lucca, Livourne, Punta Ala, Scandiano, Trieste, Cattolica, Rimini, Ascoli, Piceno, Rome, Naples, Torre del Greco, Vésuve, Positano, Mondello, Palerme, Trapani, Otrante, Sicile... Vous pouvez suivre le périple sur la carte (cliquez dessus).

ItalieCarte
« Plus nous descendons vers le Sud et moins j'éprouve l'envie de remonter. » (page 100).

« Ma place est ici, en Italie. » (page 103).

 

Sandro et Marino s'entendent comme larrons en foire et on se demande parfois qui prend soin de l'autre.

 

Puis, c'est la côte adriatique, Ostuni, Polignono a mare où ils prennent une auto-stoppeuse, Dolores qui veut se rendre à Bari d'où elle prendra le train pour Naples puis le bateau pour Stromboli. La vie de Sandro et de Marino va en être transformée.

 

C'est l'histoire d'une rupture, d'un voyage et d'une rencontre. Le récit d'une aventure exceptionnelle. D'un été qu'aucun n'oubliera ! Et d'une belle découverte pour moi ! J'ai lu ce roman peu de temps après Rosa candida et je l'ai trouvé encore plus beau, peut-être parce qu'il est plus proche de moi, de mon vécu (je connais un peu l'Italie, mais seulement le nord, Val d'Aoste, Piémont, Lombardie voire un peu plus à l'Est, et j'aimerais bien faire le même voyage qu'eux).

L'Italie si j'y suis est un beau roman que je vous conseille si vous avez envie de passer un bon moment, de rêver et de vous dépayser (eh oui, il n'y a pas toujours besoin d'aller bien loin !).

GiroInItaliaEt puis, je me demande bien si l'héroïne de ce roman n'est pas l'Italie finalement, car il y a énormément de références littéraires, musicales, gastronomiques. D'ailleurs, l'auteur cite Pensiero stupendo de Patty Pravo et j'ai voulu écouter ! « E tu, e noi, e lei, fra noi, vorrei, non so, se lei, ono, le mani, le sue, pensiero stupendo, nasce un poco strisciando, si patrebbe trattare di bisogno d'amore, meglio non dire... » (page 133-134). Ce n'est pas du tout mon style de musique mais vous pouvez écouter ce titre sur la chaîne officielle de atj72 sur YouTube.

 

Je présente ce roman pour le Giro in Italia et je me dis que c'est dommage que Nane ait limité à la littérature, le cinéma et la gastronomie. Ce qui est déjà pas mal mais elle n'a pas pensé à la musique (j'aurais bien présenté quelques artistes italiens), la peinture, et d'autres choses qui auraient pu représenter l'Italie (peut-être qu'à la demande générale, Nane va rajouter ?!).

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 08:03

Bon, je voulais terminer les challenges et défis de 2010 (quelques-uns vont jusqu'en avril, juin ou septembre 2011) et ne pas m'engager dans trop de nouveaux défis en 2011.

C'était sans compter sur l'ingéniosité de certaines blogueuses... Ah, les tentatrices !

Mais je vais rester raisonnable car je n'ai envie de m'inscrire qu'aux défis qui ne sont pas que littéraires (Sherlock Holmes, Agatha Christie, Une année en Russie 2) ou qui sont faciles et rapides (Découvrons un auteur avec Pimprenelle, en janvier la Comtesse de Ségur).

 

GiroInItalia.jpgIl y en a un qui entre dans la catégorie des défis multiples (littérature, cinéma, gastronomie) et qui n'est pas trop contraignant : seulement deux livres, un film et une recette (au minimum). C'est Giro in Italia créé le 9 décembre par Nane du joli blog Aux bonheurs de Nane. Et c'est aussi pour le plus grand bonheur des amoureux de l'Italie, ce pays si romantique, que ce défi existe ! En plus le logo est beau. Merci à Nane !

 

Les informations sur le défi sont ici (il dure de décembre 2010 à décembre 2011) et les participants avec la liste de leurs billets sont ici.

 

Il me faudra donc :

« lire au moins un livre d'un auteur italien (peu importe qu'il se déroule en Italie ou pas)

lire au moins un livre dont les héros sont italiens et/ou dont l'action se déroule en Italie

regarder un film italien (réalisateur italien ou se déroulant en Italie)

cuisiner un plat et/ou un dessert italien ».

 

Je n'ai pas encore décidé ce que je vais lire, regarder ou cuisiner, je verrai au fur et à mesure, mais Nane a publié des listes d'auteurs, de films et de recettes pour ceux qui n'ont pas trop d'idées.

 

Alors, c'est super tentant, non ?

 

La liste de mes articles publiés pour ce défi sera ci-dessous.

Romans italiens : Le ciel volé : dossier Renoir, d'Andrea Camilleri. Cinacittà, de Tommaso Pincio. Mon frère italien, de Giovanni Arpino.

Romans dont l'action se déroule (tout ou partie) en Italie : L'Italie si j'y suis, de Philippe Fusaro. La vie cachée de Katarina Bishop, vols en haute société, d'Ally Carter.

Bande dessinée d'auteur italien : Les cahiers ukrainiens, d'Igort.

Magazine : Le Monde Magazine n° 79 (150 ans d'Italie).

Films italiens ou se déroulant en Italie : Commissaire Brunetti, enquêtes à Venise : le cantique des innocents. Commissaire Montalbano.

Gastronomie italienne : Ma salade italienne, tomates mozarella.

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Publié par Coccinelle - dans challenges & défis Italie
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