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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 07:24

DestinMiyuki.jpgLe destin blanc de Miyuki est un album illustré de Kochka et Judith Gueyfier paru aux éditions Milan en mai 2010 (48 pages, 13,90 €, ISBN 978-2-7459-4387-3).

 

Kochka est née en 1964 au Liban (mère libanaise, père français) et vit en France depuis 1976. Après avoir étudié le Droit et exercé comme avocat, elle décide de se consacrer à la littérature jeunesse.

 

Judith Gueyfier est née en 1981. Elle a étudié les arts appliqués et le graphisme. Elle est illustratrice. Plus d'infos sur son site http://www.judithgueyfier.com/ et son blog http://judithgueyfier.over-blog.com/.

 

Au pays de Soleil Levant, il y a deux royaumes et deux rois qui se chamaillent : Takechi et Chikao.

Un jour, Jin (4 ans), la dernière née de Chikao, est enlevée par un homme de Takechi. Après avoir bu une potion, elle oublie tout de son passé et Takachi la renomme Aïko « petit amour ».

Mais Chikao et son royaume ne se sont jamais remis de cette perte : tout est devenu blanc.

Pendant ce temps Aïko est élevée par un brave couple de paysans et, à l'âge de 16 ans, elle épouse Takechi.

Miyuki « silence de neige profonde » est leur fille.

Dès l'âge de 4 ans, Miyuki fait des rêves bizarres qui lui racontent l'histoire d'une autre fillette appelée Jin.

 

Voici un album somptueux servi par une belle histoire romantique et des illustrations superbes. Ce conte japonais montre à la fois toute la fragilité et toute la force de l'enfance. Il est d'ailleurs préconisé par l'éditeur pour les 4 à 8 ans mais les enfants plus grands et les parents sauront apprécier le texte subtil, les illustrations pleine page et le message d'espoir.

 

Un album illustré pour les challenges Beaux livres, Je lis aussi des albums – 2012, Sur les pages du Japon, Le tour des genre en 365 jours, ABC critiques 2012-2013 (lettre K), sans oublier mon Dragon 2012. (je rajouterai les logos ce soir).

BeauxLivresEiluned CA2012big SurPagesJaponSept.jpg
TourGenres ABC2012-2013 ChallengeDragonFeu

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Publié par Catherine - dans album illustré conte Japon
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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 04:16

TatsumiCoeurCinemaTatsumi est un film d'animation de 96 minutes réalisé par Eric Khoo en 2011 et sorti dans les salles en septembre 2011 (Singapour) et février 2012 (France).

Vous pouvez cliquer sur l'affiche ci-contre et sur les illustrations ci-dessous.

 

Eric Khoo est né le 27 mars 1965 à Singapour et a étudié le cinéma à Sydney (Australie). Il est réalisateur, scénariste et producteur depuis son retour à Singapour, en 1990, mais il me semble que je n'avais encore jamais vu de films de lui : lacune réparée !

 

 

9 février 1995, c'est le 7e anniversaire de la mort d'Osamu Tezuka, le père du manga. Yoshihiro Tatsumi qui l'a connu lorsqu'il avait 15 ans et le Maître 22 ans (c'était l'ère Shôwa) est trop ému et quitte la cérémonie. Mais c'est l'occasion pour lui de se remémorer ses années de jeunesse, sa vie et ses mangas.

Ainsi le film raconte la vie du mangaka Yoshihiro Tatsumi, créateur du gekiga, en même temps que l'histoire du Japon au XXe siècle et les œuvres de l'auteur.

 

Yoshihiro Tatsumi ヨシヒロ 辰巳 est né à Ôsaka le 10 juin 1935 ; il se souvient qu'à la fin de la guerre, il avait 10 ans.

 

Histoire en noir et blanc : Enfer

Août 1945, Koyanagi, un photographe prend des photos des ruines et des survivants de Hiroshima. Il voit l'horreur.

Plus tard, en 1971, période de révolte des étudiants, l'homme fait encore des cauchemars et, au chômage, il peine à faire vivre sa femme et son fils. Il décide de vendre une photo prise en 1945 qu'il n'avait jamais montrée à personne. On y voit les ombres de deux corps imprimées sur le mur de leur maison pendant l'explosion : un fils dévoué massant les épaules de sa mère. Koyanagi devient célèbre, est promu ambassadeur de l'organisation No more Hiroshima et une statue est faite par un grand artiste.

Mais le mythe n'est pas aussi beau qu'il n'y paraît...

« J'ai vu l'enfer, enfermé dans mon propre cœur ».

Tatsumi1

 

Retour à l'auteur (et à la couleur).

Yoshihiro Tatsumi commence à dessiner des mangas à l'âge de 12 ans.

Il n'a pas une vie facile et on a l'impression que rien ne lui est épargné : guerre, privations, père très absent, famille de quatre enfants pas riche. Son frère aîné est malade des poumons mais il n'y a pas assez d'argent pour hôpital alors il reste à la maison et s'aigrit. Parfois le frère bat Tatsumi qui doit marcher 40 minutes chaque jour pour aller au collège. Il dessine toutes les nuits et envoie ces mangas un peu partout. Heureusement de nouveaux magazines voient le jour et son premier manga est publié !

En 1950, c'est la guerre de Corée, et un journaliste du journal Mainichi lui rend visite pour l'interviewer car il rédige un article sur les jeunes génies du manga. Il lui donne l'occasion de rencontrer Osamu Tezuka, son idole, dans sa maison d'Ôsaka : « Je réalisai que je n'avais jusqu'ici dessiné que dans le but de rencontrer le Maître Tezuka ».

Tatsumi2

 

Histoire en noir et blanc : Cher Monkey

Un pauvre ouvrier, forçat de l'usine, vit seul avec un petit singe.

Un matin, il est expulsé du train qui l'emmène au travail par la foule qui descend. Il se rend alors au parc de Ueno qu'il n'a pas vu depuis des années. « Il y a cinq ans, j'étais arrivé à Ueno la poitrine gonflée d'espoir ».

Devant l'enclos aux singes troublés par sa présence, il rencontre une jeune femme, Reiko.

Il retrouve enfin le sourire et décide de demander sa démission mais son bras gauche est arraché par une machine. L'entreprise lui donne 300 000 yens d'indemnités et sa démission est acceptée.

La fin est horrible...

 

Nouveau retour à l'auteur (et à la couleur).

En 1951, Yoshihiro Tatsumi fait vivre la famille avec l'argent que les mangas lui rapportent : il reçoit un billet de 500 yens qui vient juste d'être émis. Mais il découvre avec horreur que son frère malade, jaloux, a déchiré ses planches !

En 1954, son premier album, L'île aux enfants, paraît.

À l'été 1956, il prend son indépendance et emménage dans un petit appartement avec trois illustrateurs des éditions Hinomaru : ils vont travailler sur la revue Ombres.

Tatsumi3

 

Il y a encore trois histoires de Yoshihiro Tatsumi (Juste un homme, Occupé, Goodbye) sur les thèmes de la vieillesse et de la retraite, la sexualité, la prostitution, la dure réalité de la vie, je ne vous les raconte pas, je vous laisse les découvrir.

 

Mais l'auteur est confronté à un problème : les mangas racontant des histoires pour adultes sont sur les mêmes étagères que les mangas pour enfants et les parents sont mécontents. Yoshihiro invente alors le terme de Gekiga et quitte Ôsaka pour Tokyo. « Nous, soussignés, avons décidé de créer l'Atelier Gekiga. Nous visons un nouveau genre de manga destiné à des lecteurs adultes, caractérisé par un dessin réaliste et des descriptions psychologiques nuancées. » (extrait du Manifeste de l'Atelier Gekiga).

 

À travers ce film excellent (la narration et l'esthétique sont superbes), on découvre un auteur talentueux, lucide, émouvant, inventif et transporté par son imagination et sa volonté de créer.

« Je ne savais rien faire d'autre que dessiner, et je vivais tout juste de mes illustrations. Faire face à une feuille blanche, un crayon à la main, pour dessiner sans relâche est un travail difficile et solitaire ».

À la fin du film, l'auteur a 75 ans et dit que, même s'il n'a plus la force de donner naissance à de nombreuses œuvres, il voudrait encore dessiner de nouveaux mondes. Espérons que tel sera le cas !

L'illustration se transforme en l'auteur et pendant le générique de fin, défilent des photos de Yoshihiro Tatsumi, de l'enfance jusqu'à l'âge adulte. C'est bouleversant de voir l'auteur en vrai, et de « vadrouiller » pendant tout le film entre sa vie et les histoires qu'il a inventées mais qui sont tellement réelles, tellement dramatiques.

Tatsumi4

 

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce film n'est pas japonais mais singapourien (et c'est le premier film d'animation de Singapour que je vois !). Il s'inspire du manga autobiographique Gekiga hyôryû (Une vie dans les marges) et de cinq œuvres de l'auteur.

 

L'œuvre majeure de Yoshihiro Tatsumi

1954 : こどもじま Kodomojima (L'île aux enfants), Tsuru shobô

1956 : 黒い吹雪 Kuroi fubuki (Blizzard noir), Hi-no-maru bunko

1970 : 人喰魚 Hitokuigyo (Poisson cannibale), Hiro shobô

2002 : 大発見 Daihakken (Grande découverte), Seirinkôgeisha et en France : Coups d'éclat, Les larmes de la bête et Goodbye, Vertige Graphic, 2003, 2004 et 2005

ChallengeDragonFeu2008 : 大発掘 Daihakketsu (Grandes fouilles), Seirinkôgeisha et en France : L'Enfer, Cornélius, 2008

2008 : 劇画漂流 Gekiga hyôryû (Un rescapé du gekiga), Seirinkôgeisha et en France : Une vie dans les marges, Cornélius, 2011

Ànoter que j'ai lu Coups d'éclat (2003),Les larmes de la bête (2004)et Goodbye (2005) à leurparution aux éditions Vertige Graphic et que ce sont pour moi des chefs-d'œuvres.

Par contre je n'ai pas lu Une vie dans les marges mais je le ferai dès que l'occasion se présentera !

 

Je mets cet article dans le challenge Dragon 2012.

 

La bande annonce française en VOST

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Publié par Catherine - dans cinéma animation Japon
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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 04:23

Kosaburo1945.jpgCoupCoeur2011Kosaburo, 1945 est un roman de Nicole Roland paru aux éditions Actes Sud dans la collection Un endroit où aller en février 2011 (138 pages, 16,30 €, ISBN 978-2742794829).

 

Nicole Roland est professeur de lettres dans un lycée à Namur (Belgique). Kosaburo, 1945 est son premier roman.

 

Le narrateur est Kosaburo. Il aurait voulu être peintre, ou poète, ou calligraphe, mais c'est la guerre. Il a donc quitté l'université et se prépare à se battre, pour l'empereur, pour sa famille, pour son pays.

Mitsuko est son amie d'enfance, c'est aussi la femme qu'il aime en secret.

« Et la guerre venait de déchirer sans bruit la page qu'ils auraient pu écrire. » (page 4).

Il prépare un cadeau, un « livre de l'oreiller » : un petit coffret en bois laqué contenant des poèmes, des dessins que les amoureux s'offrent traditionnellement.

« Mais ils en étaient là : la guerre fracassait tous les rêves. » (page 6).

Mitsuko a un jeune frère, Akira qui étudie la littérature française. L'adolescent ayant fuit dans un monastère, c'est le déshonneur pour sa famille.

À partir de ce moment, Mitsuko devient la narratrice : elle prend la place de son frère. Elle apprend les préceptes des samouraïs, s'entraîne avec Kosaburo et va devenir pilote d'élite.

Car, tels les typhons qui s'étaient déchaînés en 1281, empêchant par deux fois l'invasion du Japon par les Mongols, les jeunes pilotes devaient être les « vents divins » (kamikaze) et repousser l'ennemi.

« Des noms sur une liste, voilà ce que nous étions. Et c'était mieux ainsi. » (page 92).

En plus de l'entraînement très difficile, Mitsuko a bien sûr peur d'être découverte mais elle est prête à aller jusqu'au bout et à se sacrifier même si tout cela lui semble vain.

« Nous étions tombés bien bas, si les meilleurs pilotes étaient sacrifiés. Il n'y avait plus d'espoir. » (pages 112-113).

 

C'est après avoir vu la photo – datant de 1945 – du visage d'un pilote japonais dans un journal que Nicole Roland a voulu écrire ce roman. « […] des traits fins, un regard fixe et la désinvolture des lunettes relevées sur le bonnet d'aviateur. Autour de son cou, une écharpe de soie blanche se déployait dans le vent. » (page 2).

Endoctrinement, exaltation, loyauté, bravoure, honneur, soumission patriotique sont des notions très présentes dans ce récit. Mais ce qui est vrai pour la nation japonaise – les « valeureux guerriers » qui se sacrifient sont les « boucliers » de la nation – est vrai pour toutes les nations qui durant les guerres envoient leurs soldats combattre pour « protéger » le pays, les civils et les dirigeants.

La tension est grandissante avec l'entraînement, les premiers combats, les premiers avions ennemis abattus, et enfin les sacrifices, mais il y a une telle tranquillité, presque de la douceur dans les phrases de Nicole Roland.

Le récit est agréable, bien documenté, et entrecoupé de beaux poèmes, d'extraits du Dit du Genji ou du Bushido. Et un point important : l'auteur ne porte pas de jugement, j'ai l'impression qu'elle aime ses personnages, en particulier Kosaburo et Mitsuko.

Ils avaient vingt ans et ils sont morts... Pour qui, pour quoi... « Nous avions vingt ans, nous avions mille ans et sur notre cœur palpitait l'éclat d'une armure invisible. » (page 35).

J'ai été surprise par la fin, ainsi ce roman est un roman-tombeau...

Nicole Roland, une romancière à suivre.

 

SurPagesJaponAout Une lecture pour les challenges Dragon 2012 et Sur les pages du Japon (thème libre en août), pour les défis Premier roman et Cent pages et, comme l'auteur est Belge, pour le challenge Voisins Voisines aussi.


J'en profite pour remercier Alphalire car j'ai lu ce roman en ligne (vous pouvez faire de même en vous inscrivant, c'est gratuit et il y a 12 premiers romans à lire). ChallengeDragonFeu PremierRoman1
DefiCentPages VoisinsVoisines2012 ClubLN

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 19:27

Encore presque au dernier moment pour Sur les pages du Japon, avec en ce mois de juin : la carte.

SurPagesJaponJuin.jpg

 

Alors suivez le guide (moi !) et faites une petite visite à Tendô, la « ville du Shôgi » ! Avec des pièces de Shôgi un peu partout, un musée et beaucoup d'artisans. Je rappelle que le Shôgi est un jeu traditionnel japonais, un peu comme le jeu d'échecs mais avec des pièces différentes.

 

Tendô en japonais : 天童

ShinkansenYamagata.JPG

C'est une ville d'environ 63 000 habitants dans la préfecture de Yamagata au nord de Tôkyô.

Cette ville est jumelée avec Marostica, une ville italienne de la province de Vénétie (nord-est de l'Italie).

Si vous pratiquez le japonais, voici le site officiel de la ville de Tendô.

Et quelques photos de Tendô, desservie par la ligne de Shinkansen Yamagata (cette ligne passe par Fukushima). Vous les voyez les Shinkansen (trains à grande vitesse) ? Ils sont beaux, ils sont propres, et on y voyage au calme.

 

TendoShogi2.JPG

 

 

Cliquez sur les images !

TendoShogi1

Remarquez le Tourisut infomation !

TendoShogi3

TendoShogi5

Musée

TendoShogi6.JPG

Boutique

TendoShogi4

TendoShogi8.JPG

Club de Shôgi

TendoShogi7.JPG

Une autre spécialité de Tendô : la poire française !

J'en ai déjà parlé ici (photo en bas à gauche).

 

J'espère que le voyage vous a plu !

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 04:00

SurPagesJaponMai

Hier, je publiais des photos de cuisine japonaise pour le challenge Sur les pages du Japon car le thème de mai est la cuisine japonaise.

Aujourd'hui, je présente plus particulièrement le bentô, très souvent mangé dans le train lors d'un trajet plus ou moins long.

Du coup, je place cet article dans le nouveau challenge En train de lire (pas que la lecture mais tout ce qui concerne les trains, les gares...).

TrainChallenge

 

Le bentô est un repas rapide, complet et économique.

Les aliments sont joliment présentés dans une boîte-coffret qu'on peut acheter partout mais surtout dans les gares pour manger dans le train.

On peut aussi le faire soi-même pour manger à l'école, au travail, en pique-nique, dans un trajet... Et il y a d'ailleurs de très jolies boîtes.

Le bentô contient du riz (presque toujours), de la viande ou du poisson et/ou des œufs, des légumes et des condiments, parfois de la sauce, et bien sûr des baguettes.

Bento1.JPG
Bento2.JPG Bento3.JPG
Bento4.JPG Bento5.JPG

 


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Publié par Catherine - dans déguster photographie Japon
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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 04:20

SurPagesJaponMai.jpg

Avant-dernier jour pour honorer le challenge Sur les pages du Japon ce mois-ci ! Le thème de mai est la cuisine japonaise. Comme je n'ai ni le temps ni l'envie de cuisiner japonais en ce moment, je vais tout simplement partager avec vous quelques photos et j'espère qu'elles vous plairont.  Et demain, un autre article sur les bentôs dans le train.

 

MakiSushis.JPG LegumesJaponais.JPG
Maki sushis Légumes et œuf
PatesJaponaises.JPG RepasJaponais1.JPG
Pâtes Repas « sandwichs »
RepasJaponais2.JPG RepasJaponais3.JPG
Repas complet Repas complet
RizCurry.JPG Tonkatsu.JPG
Riz au curry Tonkatsu

 

Les boissons principales (en dehors du thé) : la bière et le saké.

BieresJaponaises1 BieresJaponaises2.JPG
AlcoolsKyoto.JPG Sake.JPG

 

Il y a même des desserts ! Des gâteaux aux poires (variété française) et des glaces par exemple.

GateauxPoires.JPG GlacesJaponaises.JPG

 

Et je voudrais finir cet article avec deux aliments célèbres : le daikon et le bœuf de Kobe.

Le daikon est un gros radis qu'on trouve au Japon, en Chine et en Corée. Il peut être consommé en condiment ou en tant que légume, frais, rapé, séché...
Daikon.JPG
Le bœuf de Kobe (Wagyû) donne une des meilleures viandes de bœuf au monde, tendre et savoureuse, et évidemment plus chère.
BoeufKobe.JPG


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Publié par Catherine - dans Japon photographie déguster
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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 16:11

SauceSoja.jpgL'incroyable histoire de la sauce soja est une bande dessinée de Fumio Obata parue aux éditions La Pastèque (Montréal) en février 2012 (118 pages, 21,40 €, ISBN 978-2-922585-93-3).

 

Je remercie Babelio (opération Masse critique) et Élisabeth des éditions La Pastèque de m'avoir envoyé cette bande dessinée.

 

Fumio Obata est né en 1975 à Tokyo. Il a étudié le graphisme et le design à Londres (Angleterre) et Glasgow (Écosse). Il travaille pour le cinéma d'animation et L'incroyable histoire de la sauce soja est sa première bande dessinée. Plus d'infos sur http://www.fumioobata.co.uk/ et sur http://fumioworld.blogspot.fr/.

 

Cet ouvrage, mélange de manga japonais et de bande dessinée européenne, est un recueil de six histoires indépendantes les unes des autres mais qui montrent six tranches de vie, six états différents de la condition humaine.

 

L'incroyable histoire de la sauce soja (pages 5 à 7), qui donne son titre au recueil, est en couleur. C'est en fait la nouvelle la plus courte. Fumio, 8 ans, vit au Japon et adore lire des mangas. L'enfant va aider des extraterrestres à repartir dans leur vaisseau spatial. « Je n'avais jamais entendu dire que la sauce soja pouvait servir de carburant pour les ovnis, mais pourquoi pas ! J'ai dépensé toutes mes économies pour acheter beaucoup de sauce soja. » (page 7). De l'humour et un cadeau en retour !

 

La boîte (page 9 à 45) est en faux noir et blanc avec des tons verts. C'est la nouvelle la plus longue du recueil. Elle fait un peu froid dans le dos. Dans un parc, tout est calme : un employé se repose en lisant le journal, une vielle dame tricote sur un banc, un monsieur promène son chien et un groupe d'enfants jouent au ballon. En courant après le ballon, une fillette trouve une boîte. Son contenu ? Peu importe. Jalousie, envie de posséder la boîte et violente bagarre dans l'indifférence générale... Ce qui est incroyable, c'est que cette histoire est sans parole, tout est dans le regard et l'attitude des enfants et des adultes. Très bien fait.

 

L'embobineur (pages 47 à 56) est en couleur. Tim vit avec son grand-père, responsable du Jim's cinema. Régulièrement Monsieur Fred vient voir un film : celui dans lequel il peut revoir son épouse, Lisa, décédée il y a sept ans. Souvenirs, nostalgie et... tromperie !

 

Cyclope (page 57 à 64) est en noir et blanc. Que feriez-vous et que ressentiriez-vous si un matin vous vous réveilliez normalement – avec vos deux yeux – et que tous les autres n'avaient plus qu'un œil au milieu du front ? C'est ce qui est arrivé à Fumio il y a trois mois. Il a rencontré une jeune femme comme lui avec qui il se sent bien. Mais peut-on vivre heureux lorsque tous les autres sont différents. « Vous sentez-vous bien dans votre milieu ? Pouvez-vous dire que jamais vous n'avez l'impression d'y être un étranger ? » (page 58). Une histoire sur la différence et l'acceptation de la différence... ou pas !

 

L'écran (page 65 à 98) est en noir et blanc. C'est la deuxième plus longue nouvelle du recueil. Un homme laisse sa console de jeux pour partir avec son épouse en voiture. Une fillette prend le relai et s'amuse avec un jeu de voitures. Deux histoires en parallèle ou une seule histoire ?

Qui conduit, qui contrôle ? Une réflexion angoissante sur la réalité et le virtuel. Encore une histoire sans parole où les regards et les attitudes des trois personnes sont très importantes.

 

ChallengeDragonFeuÉquation (page 99 à 118) est en couleur. Un professeur de mathématiques essuie les moqueries de ses élèves. « Eh bien, je suis désolé, monsieur mais... je suis en train d'organiser mes vacances d'été. Vous ne pouvez pas demander à quelqu'un d'autre ? » (page 103). Excédé, le professeur entre dans une colère noire. Jusqu'où peut-on aller ? Quelle(s) limite(s) ne peut-on pas dépasser ?

 

Un nouvel article pour le Dragon 2012.

 

Une réussite que ce beau recueil (format 20 x 26 cm) dans lequel chaque histoire est dessinée différemment. Un auteur extrêmement doué donc, tant au niveau des scénarios que des dessins. Et on le sent vraiment inspiré à la fois par le manga et par la bande dessinée européenne. Il développe la violence de manière presque détournée, mais je vous rassure : il n'y a pas que de la violence dans ses histoires ! C'est surtout un album pour se poser des questions sur l'individu, la société et le vivre ensemble. Des notions développées aussi dans cette vidéo que Fumio Obata a réalisée en 2006 lorsqu'il était en résidence à la Maison des auteurs d'Angoulême.

 

 

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Publié par Catherine - dans bande dessinée Japon
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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 23:47

OiseauxEspoir.jpgLes oiseaux de l'espoir est un album illustré de Judith Loske paru chez Minedition en 2011 (44 pages, 14 €, ISBN 978-2-35413-138-8). Sadako Kraniche (2010) est traduit de l'allemand par Julie Duteil. Il est possible de feuilleter le livre sur le site de l'éditeur.

 

Judith Loske est née en 1988 à Datteln (Rhénanie du Nord-Westphalie) en Allemagne. Elle a étudié l'illustration et elle est une toute jeune diplômée (2010). Les oiseaux de l'espoir est son premier livre. Plus d'infos sur http://www.judith-loske.de/.

 

Août 1945, Japon.

Sadako Sasaki est une petite fille de 2 ans qui aime s'amuser, en compagnie de son chat noir : ils essaient d'attraper des grillons.

Puis un énorme nuage noir, la chaleur, le feu, des cendres grises.

Sadako a survécu, mais 10 ans plus tard, elle tombait malade...

Pour guérir, alors qu'elle est hospitalisée, elle fait sur les conseils de son frère 1 000 grues de papier (origami), les oiseaux de l'espoir.

 

L'originalité de ce magnifique album est que le narrateur est le chat de Sadako.

Bien sûr c'est une histoire vraie : Sadako Sasaki est née le 7 janvier 1943 à Hiroshima et elle a souffert d'une leucémie 10 ans après l'explosion de « Little Boy ».

Après sa mort, ses camarades se sont cotisés et ont fait ériger le Monument de la Paix des Enfants dans le Parc de la Paix : c'est une statue de Sadako avec une grue en papier dans la main.

 

Les illustrations (double-page) sont magnifiques.

 Présentation de « washi paper » (papier de forme carrée utilisé pour l'origami) sur les pages de devant (voir illustration ci-dessous à gauche) et explications sur les pages à la fin de l'album.

 

Grosse émotion... Ayez une boîte de mouchoirs à côté de vous pendant la lecture !

 

ChallengeAnimaux
ChallengeDragonFeu CA2012big BeauxLivresEiluned

En plus des challenges Animaux du monde (chat et « oiseaux »), Dragon 2012 et Je lis aussi des albums, je me demande bien si je ne pourrais pas mettre cet album illustré dans le challenge Beaux livres parce que c'est réellement un beau livre (voyez par vous-même, cliquez sur les images ci-dessous).

 

OiseauxEspoir1.jpg OiseauxEspoir2.jpg OiseauxEspoir3.jpg

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Publié par Catherine - dans album illustré Japon
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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 03:32

Voici enfin les photos concernant le Japon au Salon du livre de Paris 2012 !

Alors, qu'est-ce que j'ai vu ? Cliquez sur toutes les vignettes !

SalonLivre2012-015.JPG SalonLivre2012-019.JPG
Le Pavillon japonais
Une expo de photographies (mars 2011)
SalonLivre2012-016.JPG SalonLivre2012-017.JPG SalonLivre2012-018.JPG
Ikebana Cérémonie du thé (préparation)
Origami

SalonLivre2012-020Des milliers...

SalonLivre2012-024

... de livres !

SalonLivre2012-025.JPG

Du manga en veux-tu en voilà !

SalonLivre2012-013 SalonLivre2012-021
SalonLivre2012-022 SalonLivre2012-023.JPG SalonLivre2012-037.JPG
SalonLivre2012-039.JPG SalonLivre2012-040.JPG SalonLivre2012-043.JPG

 

Et Kenzaburô Ôé

(mon article demain)

SalonLivre2012-052.JPG

 

ChallengeDragonFeu Un article placé dans le challenge Dragon 2012 et les 10 jours japonais de Choco.
10JoursJaponais

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 04:09

VoieChat.jpgLa voie du chat est un film de 90 minutes réalisé par Myriam Tonelotto en 2009. Je remercie F. de nous avoir fortement conseillé ce film dont nous n'avions jamais entendu parler.

 

Une jeune femme rentre chez elle. Elle est inquiète car son chat noir a disparu depuis dix jours. Tout à coup, le chat noir apparaît dans la psyché et l'autre chat de la maison traverse le miroir ! La jeune femme est surprise, d'autant plus que son double apparaît de l'autre côté du miroir : c'est son salon mais pas à la même époque ! Elle traverse à la suite du chat.

Dans « son » salon, intellectuels et artistes de la fin du XIXe siècle boivent le thé et chacun donnent son avis sur le chat et sa relation avec les humains : Chateaubriand, Théophile Gautier, Victor Hugo, le peintre Steinlen (affiche du chat noir)...

Philippe Kaenel va nous apprendre que le chat est « un animal post-révolutionnaire » qui représente la liberté et c'est pourquoi les contemporains de la Belle Époque ont encensé ce félin. Il va apparaître dans l'Art, avec des peintres influencés par le japonisme. Nombreux écrivains vivent alors avec un chat, symbole d'indépendance.

 

Un extrait

« Veuillez m'excuser, auriez-vous aperçu mon stylo ?

Mais vous êtes Natsume Soseki ? J'ai adoré votre roman, Je suis un chat ! Le point de vue de votre chaton noir sur la société japonaise de l'ère Meiji est d'une ironie féroce.

Ah ?... Non, je n'ai rien écrit de tel ! Mais c'est une bonne idée, je vais y réfléchir. »

 

VoieChatTama.jpgPuis la jeune femme, poursuivant ses deux chats, se retrouve en kimono, sur une plage du sud du Japon. On est au XXe siècle. Ikoma Hideo explique que les chats et les humains sont victimes de la maladie de Minamata apparue en 1953, à cause du mercure rejeté par l'usine Chisso depuis les années 20. Les images de chats bavant et devenus fous sont... insupportables !

Ensuite, on va à Kishigawa, dans l'ouest du Japon, où Tama officie comme chef de gare : Tama est une chatte de 9 ans !

 

Vous l'aurez compris, le Japon tient une grande place dans ce film. Mais nous suivons aussi la jeune femme et ses deux chats en Angleterre, au poste d'aiguillage de Hebden Bridge où il y a des chats « cheminots contre les souris et les rats » ; puis aux États-Unis où Jürgen, un ingénieur allemand a inventé une Catcam qui permet aux gens de savoir ce que leur chat fait la journée.

Un bref passage dans le salon, au XIXe siècle. Dans la rue, des suffragettes défilent. Malheureusement, les intellectuels prêts à défendre la liberté et l'indépendance du chat, pensent différemment pour la femme...

De retour aux États-Unis : à Wabasha, dans le Minnesota, un hôtel centenaire, l'Hotel Anderson Historic House, est devenu un « cathouse » et propose aux clients de louer un chat pour la nuit !

 

Et de nouveau au Japon, où le chat est devenu un des symboles de la consommation, une évolution due au fait que les amoureux des chats (on dit ailurophile, j'ai appris un mot !) ont transformé la notion de liberté en affirmation de soi et le chat en quelque chose de kawaii (mignon). À Tokyo, des boutiques spécialisées félines, des chats déguisés et customisés (sans commentaire...), de l'acupuncture pour les chats avec le célèbre docteur Ishino (pourquoi pas si ça soigne les chats qui ont des problèmes de transit intestinal ou urinaires), le « meowlingual » (un gadget), un cat-café... Dans les rues, des maneki-neko faisant signe aux passants, des chats errants... Dans le parc d'Ueno, des chats et des chatons qui tiennent compagnie aux sans-abri (et je peux vous dire que ces sans-abri qui prennent soin des chats sont très émouvants, je les ai vus, en vrai).

Encore un passage aux États-Unis, à Providence, à la clinique Steer House qui accueillent les malades d'Alzeimher, et où le chat Oscar fait partie de l'équipe de soins ! Ainsi ce documentaire montre que les chats accompagnent les humains à tous les moments de leur vie et jusqu'à la fin de leur vie...

 

Une partie animation (pour la fiction) et une partie filmée (pour le documentaire).

Au début, j'ai été surprise par les dessins : ils bougent tout le temps, comme s'ils clignotaient. Mais le film est tellement intéressant que je me suis vite habituée ! Je l'ai même regardé une deuxième fois.

Myriam Tonelotto, la réalisatrice, a travaillé en collaboration avec Jérôme Jouvray (directeur de l'animation), Marc Hansmann (musique et son, montage), Sandra Denis (voix) et Lionel Dersot (coordination avec le Japon) entre autres.

Ce film met à l'honneur les chats, les relations qu'ils entretiennent avec les humains, leur liberté, leur place au XIXe et XXe siècles et dans la société moderne.

Il met très en avant la Belle Époque (alors challenge Belle Époque) et le Japon (alors challenge Dragon 2012 et les 10 jours japonais de Choco).

ChallengeBelleEpoque ChallengeDragonFeu 10JoursJaponais

 

Le site officiel du film (cliquez sur la bannière ci-dessous).

VoieChatBandeau.jpg

La bande annonce sur YouTube.

 

Plus de vidéos sur la chaîne de La voie du Chat

http://www.youtube.com/user/laVoieDuChat

PS du 7 avril 2012

Je vous invite à consulter les commentaires car Myriam Tonelotto, la réalisatrice, a laissé un commentaire long et intéressant avec des infos inédites et deux liens.

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Publié par Catherine - dans cinéma animation chat Japon
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