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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 04:12

Les aurores montréales est un recueil de nouvelles de Monique Proulx paru aux éditions du Boréal en avril 1996 (244 pages, 15,50 €, ISBN 978-2-89052752-2).

 

Monique Proulx est née le 17 janvier 1952 à Québec mais elle vit à Montréal depuis 1984. Elle est romancière, nouvelliste, scénariste et elle a reçu de nombreux prix littéraires.

 

Les nouvelles de ce recueil datent un peu (elles ont apparemment été écrites entre 1989 et 1994) mais elles me semblent toujours d'actualité (même si je ne peux pas l'affirmer à 100 % car je ne connais pas du tout la ville de Montréal). Elles parlent en tout cas toutes de Montréal et de la vie à Montréal. « Montréal a changé, c'est la faute de Montréal. » (page 231).

 

De l'exil et des difficultés d'adaptation : Gris et blanc (enfant du Costa Rica), Jaune et blanc (jeune femme de Chine), Rose et blanc (fille d'immigrés italiens), Noir et blanc et La classe laborieuse (couple de Haïtiens), Rouge et blanc (Indien, il n'est pas en exil donc mais il ne reconnaît pas sa propre terre), Sans domicile fixe.

Le blanc revient souvent !

 

Des relations entre enfants et parents : Le passage (une jeune fille « même pas majeure » quitte ses parents pour aller vivre à Montréal avec son copain étudiant), Le futile et l'essentiel (une femme très bavarde rend visite à sa fille à Montréal), Noir et blanc (racisme et violence).

 

Des relations entre hommes et femmes : Léa et Paul, par exemple (intéressant avec plusieurs flashback non chronologiques), Les femmes sont plus fines, Madame Bovary, Dépaysement, Oui or no.

 

De la relation entre l'humain et l'animal : Gris et blanc (Manu, le chien qui manque à l'enfant), Jouer avec un chat (Pierrot et sa chatte, Grosse Chose).

 

Des différences dans le comportement ou l'attitude : Allô, Les transports en commun, Tenue de ville, Rue Sainte-Catherine, Baby, L'enfance de l'art (courte et percutante), Les aurores montréales, Fucking bourgeois.

C'est bizarre, en listant ces nouvelles, je me rends compte que ce sont celles-ci que j'ai le moins aimées !

 

Clin d'œil à la culture et à la littérature québécoises : Leçon d'histoire (au théâtre), Français, Françaises (auteurs québécois).

 

Une nouvelle inclassable : Ça ; elle ne fait qu'une page et je ne l'ai pas comprise…

 

Mes nouvelles préférées

Gris et blanc : un enfant écrit à son chien, Manu, resté à Puerto Quepos (Costa Rica) pour lui raconter sa nouvelle vie dans cette ville grise et parfois blanche, et lui dire combien il lui manque.

Le futile et l'essentiel : Fabienne rend visite à sa fille Martine qui pressent que « cette semaine sera infernale » car sa mère est volubile et cancanière. « Et tout ce temps, tandis qu'elle parcourait et dévorait insatiable la ville, les mots s'étaient éjectés de sa bouche à une vitesse sidérale, elle parlait et la réalité se rapetissait comme aspirée de l'intérieur, elle parlait et la vie devenait une anecdote désespérante de laquelle tout sublime était à jamais évacué, à jamais. » (page 47).

Jaune et blanc : une jeune Chinoise écrit à sa grand-mère restée en Chine et lui décrit le foisonnement de cette ville dans laquelle elle était perdue à son arrivée.

Madame Bovary : Diane, mariée et mère de famille, écrit à un journaliste dont elle aime les chroniques afin de le rencontrer (et plus si affinités) mais il la mouche dans une chronique suivante.

Noir et blanc : après avoir vu en famille le film Malcolm X, un chauffeur de taxi haïtien écrit à Malcolm X pour lui dire son mécontentement sur la violence et le racisme qui n'est pas à sens unique. « Les faits parlent d'eux-mêmes, et l'homme est un loup pour l'homme, qu'il soit noir, jaune, ou vert martien... » (page 141).

Français, Françaises : un directeur littéraire français vient à Montréal pour rencontrer des auteurs québécois « uniquement distribués au Québec » (page 181) et ceux-ci espèrent beaucoup des éditeurs français mais l'homme préfère s'installer à Montréal réduisant leurs espoirs à néant.

 

Drôles ou tristes, tendres ou cruelles, réelles ou imaginaires, émouvantes ou déroutantes, ces 27 histoires ont toutes un intérêt, une manière bien à elles de raconter Montréal, ses habitants et ses différentes couleurs. Ce fut pour moi une belle découverte car je n'avais jamais lu Monique Proulx.

Plusieurs de ces nouvelles sont écrites sous forme de lettres : Gris et blanc, Jaune et blanc, Rose et blanc, Noir et blanc, Rouge et blanc, Blanc, et la lettre au journaliste dans Madame Bovary.

 

Le mot de la fin pour l'Amérindien qui ne reconnaît plus son pays, dans Rouge et blanc. « Cette terre bruyante peuplée de créatures bavardes et ces forêts sans arbres sont tout ce qui nous reste : il faut apprendre à y enfouir de nouvelles racines ou accepter de disparaître. » (pages 195-196).

 

Une lecture pour Québec en septembre que je mets aussi dans les challenges 1 mois, 1 plume, En toutes lettres, Littérature francophone, Le mélange des genres (nouvelles), Petit Bac 2014 (catégorie Lieu) et Tour du monde en 8 ans.

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 00:56

Les étranges talents de Flavia de Luce est un roman d'Alan Bradley paru aux éditions du Masque dans la collection MsK en mai 2010 (372 pages, 17 €, ISBN 978-2-7024-3503-8). The sweetness at the bottom of the pie (2009) est traduit de l'anglais (Canada) par Hélène Hiessler.

 

Alan Bradley, né en 1938 à Toronto (Ontario, Canada), est incroyable : il a écrit ce premier roman à l'âge de 70 ans ! (Il a écrit quelques nouvelles avant). Il a d'ailleurs reçu le Debut Dagger Award et d'autres prix littéraires pour ce roman.

 

Flavia, 11 ans, vit au manoir de Buckshaw (près du village de Bishop's Lacey, en Angleterre) avec son père, Haviland de Luce, veuf, et ses deux sœurs : Ophélia, 17 ans, et Daphné, 13 ans. Celles-ci la maltraitent et lui font croire qu'elle a été adoptée avant que leur mère, Harriet, ne meure dans un accident d'alpinisme. Mais ce n'est pas parce qu'elle est la plus jeune que Flavia se laisse faire ! Comme elle est douée en chimie, elle a l'autorisation d'utiliser l'ancien laboratoire d'oncle Tarquin décédé en 1928 et elle réserve quelques surprises à ses aînées.

« Le laboratoire d'oncle Tar resta fermé à clé durant des années dans une immobilité poussiéreuse jusqu'à ce que mes « étranges talents », selon le terme de Père, se manifestent et qu'on m'autorise à me l'approprier. » (page 18).

Mais le matin du 2 juin 1950, un oiseau mort sur le perron avec un timbre poste collé sur le bec effraie son père. Et le lendemain matin, Flavia découvre dans le potager le cadavre d'un homme avec lequel son père s'est disputé la veille. Elle prévient Arthur Dogger, l'homme à tout faire de la maison.

« On pourrait croire que j'eus peur, mais non. Pas le moins du monde. C'était de loin la chose la plus intéressante que j'avais vue de toute ma vie. » (page 37).

Influencée par Madame Mullet, la cuisinière qui fait des tartes à la crème horribles, grande lectrice de romans policiers, Flavia décide d'enquêter. D'autant plus, qu'elle doit innocenter son père arrêté par l'inspecteur Hewitt.

« Il y a des questions à poser et d'autres qu'il vaut mieux garder pour soi. » (page 150) mais « […] le silence peut parfois coûter très cher. » (page 224).

 

Les étranges talents de Flavia de Luce est un très agréable mystery dans lequel Flavia va tout étudier minutieusement y compris le passé de son père et il n'est pas reluisant. Mais elle est vive, intelligente, intrépide, drôle (c'est elle la narratrice) et il y a plusieurs références à Sherlock Holmes et à la littérature : les sœurs de Flavia lisent beaucoup et piochent des livres dans la bibliothèque de leur mère (j'ai relevé plusieurs titres que je mettrai ci-dessous).

Dommage que l'auteur ne s'attarde pas trop sur le manoir mais je pense que la pièce la plus importante pour Flavia est le laboratoire et lui est bien décrit. Il y a aussi la campagne anglaise, très agréable à vélo, et le village de Bishop's Lacey (j'ai vérifié, il existe vraiment).

Comme il n'y a pas de tomaison, je pensais que ce roman était un volume unique mais en fait deux autres titres sont parus au Masque : La mort n'est pas un jeu d'enfant (septembre 2011) et La mort dans une boule de cristal (octobre 2012). Depuis mai 2013, la série est rééditée aux éditions 10/18 dans la collection Grands détectives. Site officiel de la série : http://www.flaviadeluce.com/.

C'est donc avec grand plaisir que je lirai à l'occasion les autres titres !

 

Les œuvres relevées dans ce roman au cas où j'aurais envie d'en lire quelques-unes (en vrac !) :

Le château d'Otrante, de Horace Walpole (1764)

Vie et aventures de Nicholas Nickleby, de Charles Dickens (1839)

Le rameau d'or, de James George Frazer (1890)

La courtisane hollandaise, de John Marston (1605)

Anne… La maison aux pignons verts, de Lucy Maud Montgomery (1908)

Les vacances de Jane, de Lucy Maud Montgomery (1937)

Penrod, de Booth Tarkington (1914)

Les épouvantables révélations, de Maria Monk (1836)

La maison d'Âpre-Vent, de Charles Dickens (1853)

Pelham ou les aventures d'un gentleman, d'Edward Bulwer-Lytton (1828)

Le prisonnier de Zenda, d'Anthony Hope (1894)

 

Une lecture effectuée lors de la Reading's week # 3 que je mets dans les challenges 1 mois, 1 plume, Arche de Noé (oiseau et chat sur la couverture), Jeunesse & young adults # 3, Littérature du Commonwealth, Mois américain (le Canada anglophone est inclus), Petit Bac 2014 (catégorie Prénom), Premier roman, Thrillers et polars # 3.

 

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 04:06

The Agency 3 : les secrets du palais est un roman de Y.S. Lee paru aux éditions Nathan en mars 2013 (400 pages, 15,50 €, ISBN 978-2-09-252423-7). The Agency – The traitor in the tunnel (2011) est traduit de l'anglais par Lilas Nord.

 

Ying S. Lee est née à Singapour. Elle a grandi à Vancouver et à Toronto au Canada. Elle a étudié la littérature et la culture victoriennes, et a obtenu son doctorat en 2004. Des séjours et des recherches à Londres lui ont inspiré la série The Agency. Auparavant elle a écrit un document : Masculinity and the English working class. Elle est mariée, a un fils, et habite à Kingston en Ontario au Canada. Plus d'infos sur http://yslee.com/ (en anglais).

 

Février 1860.

Un clochard entre dans une fumerie d'opium.

Depuis six semaines, Mary Quinn est femme de chambre à Buckingham Palace sous les ordres de Mrs Shaw, une gouvernante exigeante et stricte.

Elle est au palais pour une mission confiée par la Reine elle-même : des objets (tabatière, figurines, bibelots) ont été volés malgré l'inventaire général et les mesures de sécurité.

« On ne soupçonnait personne en particulier : il n'y avait apparemment pas la moindre piste. » (pages 15-16).

Mary n'a toujours rien trouvé et le lendemain, sa mission se termine...

Mais dans la nuit, le Prince Albert Edward est ramené au château ivre et son ami – par ailleurs peu recommandable – Ralph Beaulieu-Buckworth a été tué dans une fumerie d'opium. Par un vieil opiomane du nom de Jin Hai Lang ! Ce Chinois serait-il le père de Mary ?

« Mary avança sans hésiter jusqu'à la porte secrète. Elle adorait ces moments où s'étendait devant elle un horizon infini d'action et d'aventure. » (page 115).

Mary va aussi revoir James Easton dont l'entreprise fait des travaux sous le palais, dans les égouts. Mais sept mois après leur dispute et leur séparation, que va-t-il se passer ?

 

Cela fait quelque temps maintenant que j'ai lu ce tome 3 de l'excellente série The Agency dont j'avais déjà dévoré Le pendentif de jade et Le crime de l'horloge et je dois vite en parler avant la fin du mois car le challenge British mystery se termine le 30 janvier (dommage...). Après les couvertures verte et orange, voici la couverture jaune, toujours aussi belle et le récit est toujours aussi inventif et bien ficelé. On se prend à croire que The Agency a vraiment existé et que ce roman est vraiment historique. Décidément, j'aime les romans de l'époque victorienne ! Surtout avec l'aventure, l'action et la romance des Secrets du palais.

Petite mention pour le thé qui est toujours là : après la bourgeoisie et le monde ouvrier, c'est l'aristocratie qui boit le thé ici, ce qui confirme que cette boisson est réellement très importante pour les Anglais toutes couches sociales confondues.

Le tome 4, Rivals in the city, bientôt disponible ?

 

Une lecture pour le challenge British mystery donc mais aussi Jeunesse & young adults # 3, Littérature du Commonwealth (Singapour et Canada), Petit Bac 2014 (catégorie bâtiment), Royal (niveau Reine Mère) et Victorien.

 

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 04:16

Les écureuils sont des sans-abri est un roman de Simon Girard paru aux éditions Coups de Tête en avril 2013 (181 pages, 12,50 €, ISBN 978-2-89671-010-2).

 

Je remercie Audrey de m'avoir envoyé ce livre (malheureusement, je n'ai pas aimé...).

 

Simon Girard est né en Allemagne « il y a 32 ans » mais vit à Montréal (Québec, Canada).

Du même auteur : Dawson kid (2007), Tuer Lamarre (2009), Sauver des vies (2011).

 

Mars 2009. Le narrateur a 30 ans. Il est écrivain et décide de partir de Montréal pour rejoindre Vancouver avec quelques affaires et un sac rempli de son premier roman qu'il vendra aux gens qu'il rencontrera.

 

Le thème me paraissait intéressant. Mais le périple de cet écrivain n'est pas une réussite... Il va jusqu'à Hull, sans vendre un seul livre, et une vieille dame le ramène à Montréal et le présente à Caroline, sa petite fille, qui elle veut partir dans le sud.

« Si j'ai fini le premier jet de mon deuxième roman à la fin du voyage, je considérerai que c'est une réussite. » (page 21).

 

Bof... L'écrivain se perd, en profite pour perdre le lecteur, et au bout du troisième écureuil mort, j'ai arrêté ma lecture (page 58). J'ai attendu un peu mais je n'ai pas envie d'y revenir. Alors, voilà, c'est tout... Dites-moi si vous l'avez lu et si je suis passée à côté de quelque chose !

 

Les éditions Coups de Tête (Montréal) éditent des romans différents, « des romans qui décoiffent » et leurs couvertures sont très belles. peut-être lirai-je autre chose...

 

Une lecture pour Québec en septembre évidemment et pour les challenges ABC 2012-2013 (lettre G), Animaux du monde (écureuils), Petit Bac 2013 (catégorie Animal).

 

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 06:30

J'avais bien aimé Mon Québec en septembre l'année dernière (même si je n'avais publié que trois articles) alors quand Karine, du blog Mon coin lecture, a annoncé en juillet Québec en septembre, je me suis réinscrite.

 

Inscription, infos et logos chez Karine.

Tous les articles sont acceptés du moment qu'ils concernent le Québec : livres, BD, photos de voyage, musique, documentaires, artistes, histoire, langage, expressions... Quelques lectures communes sont prévues.

 

Mes articles pour ce challenge

Littérature : Les écureuils sont des sans-abri, de Simon Girard (2013).

Musique : Les Cowboys fringants.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 04:04

The Agency – 2 : Le crime de l'horloge est un roman de Y.S. Lee paru aux éditions Nathan en janvier 2011 (384 pages, 15,50 €, ISBN 978-2-09-252422-0). The Agency # 2 The body at the tower (2010) est traduit de l'anglais par Lilas Nord.

 

Ying S. Lee est née à Singapour. Elle a grandi à Vancouver et à Toronto au Canada. Elle a étudié la littérature et la culture victoriennes, et a obtenu son doctorat en 2004. Des séjours et des recherches à Londres lui ont inspiré la série The Agency. Plus d'infos sur http://yslee.com/ (en anglais).

 

Un an après Le pendentif de jade, les entraînements et les leçons de Mary continuent à l'Agency et elle assure de petites missions.

« À moins que ce n'est été différent parce que tu l'avais choisi, et que, cette fois, on te l'impose. Le jeu de l'esprit, de la mémoire et des émotions est si complexe, soupira Anne. » (page 29).

Mais il y a deux morts en deux jours : deux chutes mortelles du haut de la Tour St. Stephen, le beffroi du Parlement, alors que le chantier en cours de construction est fermé au public. Une rumeur de fantôme commence à circuler, inspirée de l'histoire d'un homme tué dans l'incendie de 1834.

Pour sa mission, Marie se déguise en garçon et se fait embaucher sur le chantier.

« Quelqu'un la regardait. Mary pouvait le sentir, comme la chaleur d'une tache de soleil sur sa nuque. Mais quand elle se retourna pour comprendre ce qui se passait, elle ne vit personne : juste un homme grand et maigre qui quittait le chantier. » (page 83).

Ce qu'elle ne sait pas, c'est que James Easton est revenu des Indes, handicapé par la malaria, et qu'il inspecte le chantier.

 

Quelques extraits

« Comment comptez-vous y arriver autrement ?

En faisant plus d'efforts.

Oooh, oui – rien qu'à la force de votre stupidité et de votre entêtement sans pareils. » (page 185).

« Suivre un cortège funéraire était plus étrange qu'il n'y paraissait. » (page 195).

« Le mauvais goût n'est pas un crime. » (page 281).

 

Dans cette Angleterre du XIXe siècle, Angleterre victorienne, Mary va être confrontée aux dures conditions de travail des ouvriers, à un monde pauvre, avec des enfants orphelins qui doivent travailler non seulement pour vivre mais aussi pour nourrir leurs petits frères et sœurs.

Elle va aussi être confronté aux journalistes qui veulent à tout prix des informations pour remplir les journaux.

« […] nous, les messieurs de la presse, bien que modestes, aidons à forger l'opinion publique tout en étanchant la soif de connaissance et de progrès du public. » (page 141).

Elle va bien sûr se mettre encore en danger et faire frémir James Easton.

De l'action, des rebondissements, un peu de romantisme, ce tome 2 est à la hauteur du premier qui montrait la bourgeoisie dans toute sa splendeur et sa bassesse. Un point commun entre la bourgeoisie et le monde ouvrier : le thé.

Le tome 3, Les secrets du palais, est paru en mars 2013 avec une couverture jaune : j'ai hâte de le lire.

 

Une lecture pour les challenges Jeunesse & young adults # 2 et pour l'Angleterre : Mois anglais, Voisins Voisines 2013. Et pour le nouveau Challenge victorien.

 

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 05:09

ConstellationChien.jpgLa Constellation du Chien est une pièce de Pascal Chevarie parue aux éditions Lansman (Québec) en janvier 2011 (45 pages, 9 €, ISBN 978-2-87282-812-8).

 

Pascal Chevarie est né en 1975 aux îles de la Madeleine, un archipel québécois dans le golfe du Saint-Laurent. Il a étudié la littérature et le théâtre à l'Université de Laval, et l'écriture dramatique à l'École nationale de théâtre du Canada. Il est auteur, scénariste, adaptateur, assistant de mise en scène, conseiller dramaturgique et écrit plutôt pour la jeunesse.

Du même auteur : Terra nostra (2001-2006), Naufrages (2004), Mika, l'enfant pleureur (2004-2005), Iana et le mur (2005), Tour de lune (2006), La défonce (2002-2007), Les enfants du sabbat (adaptation d'un roman, 2005).

 

Un champ. Plutôt un terrain vague en fait. Un pylône électrique et le ciel étoilé.

Éleonore (surnommée Léo) Brenham raconte. Elle a 15 ans.

Émile Lemieux a 12 ans. Il arrive sur son vélo et s'adresse au ciel. Il espère le retour de Laïka.

Il y a un poème (pages 20-21) magnifique, un poème qui m'a arraché des larmes. Extrait :

« Ils l'ont lancée comme ça, un trois novembre

pour voir si ça se pouvait

envoyer quelqu'un dans l'espace.

Quelqu'un ? Ben... Laïka.

C'était une chienne, c'est pour ça.

Une toute petite chienne qu'ils ont trouvé dans la rue.

Les Russes. »

Émile subit des violences à l'école de la part des plus grands qui s'en prennent aux plus petits, aux plus « faibles ». Mais Émile connaît la grandeur de l'univers, il connaît toutes les étoiles qu'il observe avec sa lunette astronomique. Il s'est donc réfugié dans son monde, dans ses rêves et il est persuadé que Laïka va revenir cette nuit.

« Personne sait ce qui est impossible ou pas » (page 25).

« Foutaises ! Elle est morte depuis belle lurette, ta Laïka !

Dis pas ça ! Elle va venir. Je le sais. Puis on va partir ensemble. » (page 26).

Éleonore continue de raconter car, effectivement, il s'est passé quelque chose cette nuit-là.

 

La Constellation du Chien a été écrite en 2007 à Limoges (France) car l'auteur a passé trois mois en résidence à la Maison des auteurs de Limoges.

 

En ce moment, je lis peu de théâtre mais cette pièce m'a beaucoup touchée, aussi bien au niveau d'Émile que de Laïka : enfant et animal, tous deux victimes de la cruauté du « plus fort ». Je n'en dis pas plus, je vous laisse découvrir le livre ou la pièce ou les deux si vous en avez l'occasion. Émotion assurée.

 

 

Un livre pour les challenges Des livres et des îles, Cent pages, Tour des genres en 365 jours (théâtre), Jeunesse & young adult # 2 et Littérature francophone (Québec).

DesLivresEtIles DefiCentPages
TourGenres Jeunesse2012-13 LittFrancophone


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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 04:02

Ostied-chat001.jpgSylvie-Anne Ménard – de son nom d'artiste Zviane – est née en 1983 à Longueuil au Québec.

 

Elle a d'abord étudié la musique : elle est compositrice et professeur de théorie musicale.

 

Elle s'est tournée vers la bande dessinée au début des années 2000 : elle a créé un blog BD, a participé à des fanzines et a été remarquée par des professionnels de la BD québécois et français. Elle a maintenant publié de nombreux albums et reçus plusieurs prix.

 

Plus d'infos sur :

son site : http://www.zviane.com/,

son blog BD : http://www.zviane.com/prout/,

son blog BD feuilleton, L'ostie d'chat : http://legolaslove.canalblog.com/.

 

L'ostie d'chat est un feuilleton en bande dessinée.

Après le suicide de Steve, ses colocs ont décidé de garder son chat, Legolas, ou Lego : « c'est moins laid » (page 4).

Puis les colocs se sont séparés, suivant chacun leur vie, études, travail, vie familiale, installation à l'étranger...

Jean-Séb ne veut plus garder le chat (page 1 ci-dessus, cliquez pour la voir en taille réelle).

Jasmin (dit Jas) qui rêve de faire de la musique récupère le matou, surnommé L'ostie d'chat.

Tranches de vie, gags, concernant le chat et les humains (toute une galerie de personnages) ; attention vocabulaire québécois parfois !

C'est à découvrir sur plus de 500 pages et quelques planches bonus.

 

Parution de la bande dessinée en trilogie par Iris et Zviane aux éditions Delcourt dans la collection Shampooing.

(Vous pouvez cliquer sur les couvertures pour les voir en taille un peu plus grande).

OstiedchatBD1.jpg OstiedchatBD2 OstiedchatBD3
tome 1 : 24 août 2011 (159 pages) tome 2 : 1er février 2012 (160 pages) tome 3 : 9 mai 2012 (189 pages)

 

Ceci est mon 3e et dernier article pour Mon Québec en septembre organisé par Karine. Il entre aussi dans les challenges Animaux du monde (chat), ABC critiques 2012-2013 (lettre Z), Tour du monde en 8 ans (Québec, Canada) et Tour du monde des genres en 365 jours (illustré, BD).

QuebecSeptembre1 ChallengeAnimaux ABC2012-2013
TourMonde8ans TourGenres

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 04:23

TableAutres

La table des autres est un roman de Michael Ondaatje paru aux éditions de l'Olivier le 23 août 2012 (262 pages, 22,50 €, ISBN 978-2-87929-818-4). The cat's table (2011) est traduit de l'anglais (Canada) par Michel Lederer.

 

Michael Ondaatje est né le 12 septembre 1943 à Colombo (île de Ceylan devenue Sri Lanka). Ses parents ayant divorcé, il a rejoint sa mère en Angleterre à l'âge de 11 ans. Il y découvrit la littérature, la poésie, et y étudia avant de s'installer au Canada. Devenu poète et romancier, il connut un grand succès lorsque Le patient anglais (1992) fut adapté au cinéma (1996).

 

J'ai reçu La table des autres dans le cadre de l'opération On vous lit tout ! organisée par Libfly et la librairie Le Furet du Nord.

Je suis vraiment désolée car non seulement j'ai pris du retard pour le commencer (ma note de lecture aurait dû être publiée sur mon blog avant le 4 juillet et sur Libfly durant la deuxième semaine d'août...) mais en plus je n'arrive pas à avancer dans ma lecture !

Dimanche, ça a fait trois semaines que je me suis embarquée avec Michael sur l'Oronsay au port de Colombo (île de Ceylan) et je n'ai lu qu'une centaine de pages... J'ai essuyé une tempête et je suis arrivée à la première escale, Aden (page 103) mais je vais abandonner là ma lecture pour voguer vers d'autres horizons.

Je crois que c'est écrit trop petit et que je suis un peu inquiète parce que j'ai reçu de nombreux livres et je ne suis pas sûre de tout lire dans les temps (je suis même sûre de ne pas pouvoir tout lire dans les temps !).

Mais ne vous y trompez pas : La table des autres est un très bon roman et je suis vraiment déçue de ne pas le terminer (mais trois semaines, ça fait trop, je ne peux pas continuer !).

 

Pour me faire pardonner, je vais faire de ce roman un livre-voyageur et pour savoir si vous êtes intéressés, voici un aperçu du contenu.

 

OnVousLitMichael a 11 ans et ses parents sont divorcés. Il quitte son père et son île de Ceylan pour embarquer seul à bord de l'Oronsay. Il part rejoindre sa mère en Angleterre. Sur le bateau, il rencontre une cousine de 17 ans, Emily de Saram, et une tante, Flavia Prins, qui voyagent en première classe. Sa minuscule cabine est en bas, sous la ligne de flottaison, et n'a pas de hublot. La table où il mange est très loin de celle du commandant, la plus éloignée en fait, la table des autres.

Mais il se fait deux copains, d'à peu près son âge, Ramadhin et Cassius, ce qui est idéal pour ne pas s'ennuyer et découvrir l'Oronsay, l'équipe, les passagers.

Le roman est centré sur la traversée qui dure vingt-et-un jours. Mais Michael se souvient aussi de son enfance dans le village de Boralesgamuwa. Et, comme il écrit ce récit plus tard à l'âge adulte, il parle aussi un peu de sa vie adulte et de ses filles.

Pour l'instant, Michael, Ramadhin et Cassius découvrent l'Oronsay et le monde des adultes : un prisonnier qui prend l'air après minuit lorsque les passagers sont tous retournés dans leur cabine, une jeune Australienne qui fait du patin à roulettes sur le pont à l'aube, la musique jazz grâce à monsieur Mazappa qui est pianiste, la littérature grâce à monsieur Fonseka, le jardin botanique dans la cale grâce à monsieur Daniels, etc.

 

Je me rends compte que je n'ai même pas noté d'extraits pendant ma lecture... Alors je vais partager le paragraphe où Michael se décrit : « Qu'étais-je à cette époque ? Je ne me rappelle aucune empreinte extérieure et n'ai donc aucune perception de moi-même. Si j'avais à inventer une photo datant de mon enfance, ce serait celle d'un garçon pieds nus, en culotte courte et chemise de coton, courant en compagnie de quelques amis du village, le long du mur piqué d'humidité qui, à Boralesgamuwa, séparait la maison et le jardin de la circulation de la High Level Road. Ou celle de moi tout seul qui les attend, dos à la maison, le regard tourné vers la route poussiéreuse. » (page 33).

 

Michael est un enfant curieux, sensible, observateur et le récit de cette vie (voyage, apprentissage, immigration) est très détaillé et agréable à lire (malgré ma lenteur...).

 

Si vous souhaitez continuer la traversée, d'Aden à Port Saïd et Gibraltar jusqu'en Angleterre, et lire ce roman, dites-le en commentaire !

 

Un roman pour les challenges Dragon 2012, 1 % de la rentrée littéraire 2012, ABC 2012-2013 et Tour du monde en 8 ans.

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 04:18

Agency1.jpgThe Agency – 1 : Le pendentif de jade est un roman de Y.S. Lee paru aux éditions Nathan en mai 2010 (377 pages, 14,90 €, ISBN 978-2-09-252421-3). The Agency – A spy in the house (2009) est traduit de l'anglais par Lilas Nord.

 

Ying S. Lee est née à Singapour. Elle a grandi à Vancouver et à Toronto au Canada. Elle a étudié la littérature et la culture victoriennes, et a obtenu son doctorat en 2004. Des séjours et des recherches à Londres lui ont inspiré la série The Agency. Auparavant elle a écrit un document : Masculinity and the English working class. Elle est mariée, a un fils, et habite à Kingston en Ontario au Canada.

Plus d'infos sur http://yslee.com/ (en anglais).

 

Août 1853. Mary Lang, une orpheline de 12 ans, est condamnée à la pendaison pour « crime de cambriolage ». Elle est sauvée in extremis par une gardienne de la prison d'Old Bailey et Anne Treleaven, « directrice de l'Institution pour Jeunes Filles de Miss Scrimshaw ».

 

Avril 1858. Les espoirs mis sur Mary Quinn n'ont pas déçu Anne Treleaven et Felicity Frame. Mary est devenue une jolie jeune femme bien élevée qui s'est passionnée pour ce qu'elle apprenait à l'Institution. Elle y est même devenue enseignante depuis un an. Mais elle s'ennuie un peu, elle aimerait un travail encore plus intéressant ! Elle va être gâtée : les deux femmes lui proposent dans le plus grand secret de rejoindre L'Agency : « une organisation secrète qui exige de ses membres une discrétion absolue. Être agent secret, c'est s'exposer à de nombreux risques prévisibles, sans compter tous les dangers imprévus. Réfléchis bien avant de prendre ta décision. » (page 36). C'est tout réfléchi ! Mary dit oui bien sûr et, après un petit entraînement, se lance dans sa première mission. Elle entre comme dame de compagnie au service des Thorold, à Chelsea, pour leur fille, Angelica. Elle doit en fait observer Henry Thorold soupçonné de trafic d'objets précieux volés en Inde. Mary doit se méfier car le jeune secrétaire, Michael Gray, est peut-être le complice de son patron.

Après quatre jour dans la maison des Thorold à supporter Miss Angelica (une vraie peste), la chaleur et la puanteur de la Tamise, Mary assiste à une réception. Elle fait la connaissance de George Easton, le prétendant d'Angelica, et de son frère, James Easton.

 

« Georges lui lança un regard noir.

On voit bien que tu n'y connais rien, à l'amour.

Si c'est ça, l'amour, dit James en montrant le sous-main, j'aime autant passer mon tour. Si tu continues, tu vas finir par nous écrire des poèmes.

Son frère rougit comme une tomate, James éclata de rire.

Non ? C'est pas vrai ! Oh, mon pauvre vieux.

Ça y est ? Tu as fini de te moquer de moi ?

Ah, ça jamais ! Bon, et si nous parlions de ce nouveau chemin de fer à Calcutta. » (pages 96-97).

 

Mary et James vont enquêter ensemble. Oh, évidemment, elle ne lui dit pas la vérité à son sujet et ne lui parle pas de L'Agency !

« Mary garda le silence. James était loin d'être au bout de ses surprises... Mais elle avait promis de ne rien dire. Et, à vrai dire, elle n'en avait pas la moindre envie. S'il apprenait ce qui s'était passé ce matin, il n'aurait plus aucune raison de poursuivre l'enquête avec elle, alors qu'il lui était très utile. Et puis elle avait commencé à apprécier sa compagnie, en dépit de son arrogance. » (page 266).

« Ce que vous pouvez être idiote pour une fille intelligente ! » (page 350).

 

Par ce roman aventure-action-amour-espionnage, l'auteur montre la bourgeoisie londonienne de l'Angleterre victorienne : les hommes d'affaires qui se sont enrichis, l'étiquette, les bonnes manières, le thé, la domesticité, les relations entre les gens. Elle dénonce les bateaux plein à craquer, tellement plein qu'ils coulaient avec les marchandises et les marins chinois à bord (qu'est-ce qu'un Chinois pour un Anglais du XIXe siècle ?), ou alors les propriétaires malins faisaient croire que leurs bateaux avaient coulé pour arnaquer l'assurance.

 

En lisant ce roman, j'ai tout de suite pensé à Penelope Green de Béatrice Bottet : 1. La chanson des enfants perdus ; 2. L'affaire Bluewaters. Mary Quinn est du même tonneau que Penelope Green, sauf que Mary est agent secret et Penelope journaliste. Mais elles ont de nombreux points communs : elles sont orphelines et vivent dans la deuxième moitié du XIXe siècle à Londres, elles sont énergiques, volontaires et autonomes, elles veulent faire bouger la condition des filles et des femmes, elles se mettent en danger lors de leurs enquêtes et ont toutes deux un « chevalier servant », James Easton pour Mary et Cyprien Bonaventure pour Penelope. Cependant contrairement à Penelope qui veut poursuivre ouvertement l'œuvre journalistique de son père, Mary est entourée de mystère car elle a un secret qu'elle garde bien enfoui.

 

L'Angleterre du XIXe siècle, l'Angleterre victorienne, c'est un pur régal ! Je veux dire que j'aime beaucoup les romans de cette époque ou qui se déroulent à cette période, car il y a un charme à nul autre pareil. En plus, ici, il y a de beaux personnages, une chouette intrigue, du mystère et une pointe de romance avec une belle qualité d'écriture.

 

Si vous voulez vous faire une idée, vous pouvez lire les 36 premières pages sur le site de l'éditeur. Quant à moi, j'ai hâte de lire le tome 2, Le crime de l'horloge !

 

Une lecture pour les challenges Littérature jeunesse & young adults (qui se termine le 20 de ce mois, dommage...), Premier roman et Le crime n'a pas de frontière.

JeunesseYoungAdults PremierRoman1 ChallengeCrime

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