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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 23:25

Dorian Gray, le portrait interdit : sexe, alcool & perversion dans le Londres du XIXe siècle est un roman d'Oscar Wilde et Nicole Audrey Spector paru aux éditions Ma dans la collection Pôle roman en juillet 2013 (224 pages, 14,90 €, ISBN 978-2-822-402248). Fifty shades of Dorian Gray (2013) est traduit de l'américain par Múira Muirfinn.

 

Je remercie Gilles Paris qui m'a envoyé ce roman même si je suis sceptique concernant de genre de littérature revisitée.

 

Nicole Audrey Spector, qui vit à Brooklyn (NY), est écrivain, éditeur et écrit pour le New Yorker.

 

Oscar Wilde (son nom complet est Oscar Fingal O'Flahertie Wills Wilde) est né le 16 octobre 1854 à Dublin (Irlande) dans une famille bourgeoise protestante et il est mort le 30 novembre 1900 à Paris. Il était écrivain, poète et dramaturge. Doué, cultivé, adulé, décrié, emprisonné, le dandy vécut en Angleterre, aux États-Unis et en France avant de retourner à Londres et d'épouser Constance Lloyd qui lui donnera deux enfants, Cyril et Vyvyan. Plus d'infos sur les sites « officiels » d'Oscar Wilde en français et en anglais.

 

Rosemary Hall, « belle, intelligente et têtue », a repoussé tous les prétendants au mariage (bah, à seulement 20 ans, elle a bien le temps, non ?) et veut se consacrer à la peinture.

« Quel soulagement d'être seule, au calme, afin de pouvoir se consacrer à sa passion et mener une vie artistique ! » (page 4).

Elle refuse même de tomber amoureuse.

« La souffrance nous attend tous, une souffrance terrible en échange de ce que les dieux nous ont donné. » (page 8).

Mais elle a rencontré, deux mois auparavant, chez une amie, un beau jeune homme de 18 ans qui depuis l'obsède : Dorian Gray.

« Il était merveilleusement beau, avec ses lèvres écarlates finement dessinées, ses yeux d'un gris profond, sa soyeuse chevelure dorée. » (page 21).

Rosemary se confie à sa meilleure amie, Helen Wotton, 28 ans, mariée et dévoreuse d'hommes mais, lorsque celle-ci rencontre Dorian, elle le séduit et lui tient un discours sur la beauté et la jeunesse qui va influencer le jeune homme fragile.

« Le seul moyen de se débarrasser d'une tentation est d'y céder. Essayez de lui résister, et votre âme aspire maladivement aux choses qu'elle s'est défendues, avec en plus le désir pour ce que des lois monstrueuses ont rendu monstrueux et illégal. » (page 27).

Difficile de résister puisque Rosemary revoit souvent Dorian dans son atelier pour peindre son portrait.

« Comme c'est triste... comme c'est triste ! Je deviendrai vieux, horrible et hideux, mais ce portrait restera jeune pour toujours. Il ne prendra jamais un jour de plus qu'aujourd'hui... Si seulement ça pouvait être le contraire ! Si je pouvais rester éternellement jeune et si le portrait pouvait vieillir à ma place ! Pour cela... oui, pour cela je donnerais tout ! Il n'est rien au monde que je ne donnerais pas ! Je donnerais même mon âme ! » (page 40).

De son côté, Rosemary se brouille avec son père lorsqu'il lui apprend que sa mère n'est pas morte, qu'elle s'est enfuie avec un Américain et qu'elle a un demi-frère. C'est la même histoire que Dorian vient de raconter à Hélène ! Celle-ci va alors entraîner Dorian dans une vie dissolue et, une nuit, après le théâtre, Dorian se rend compte que quelque chose a changé dans le tableau.

« Dans la lumière tamisée qui pénétrait à travers les rideaux de soie crème, le visage lui apparut légèrement changé. L'expression semblait différente. On aurait dit qu'une touche de cruauté flottait sur ses lèvres. C'était vraiment étrange. » (page 122).

« Son vœu ne pouvait pas avoir été exaucé ! De telles choses étaient impossibles. Cette seule évocation semblait monstrueuse. Et pourtant, le portrait était là, devant lui, avec une touche de cruauté sur les lèvres. » (page 123).

Dorian est incrédule mais la transformation du tableau continue. Le portrait vieillit à la place de Dorian qui va rester jeune et beau (enfin pendant quelques temps).

 

Ma phrase préférée

« Les mots étaient si clairs, si vivants et si cruels ! Quelle magie ils dissimulaient ! » (page 185).

 

En lisant ce roman, j'ai eu l'impression de participer au challenge Harlequin (rires), actes sexuels en plus ! Bref, rien de nouveau sous le soleil de la déchéance et de la décadence. Je reste d'ailleurs sceptique quant à cette lecture : ce n'est pas mal écrit (traduit en tout cas) même s'il y a beaucoup de points d'exclamation et ce n'est pas désagréable à lire (en même temps, c'est court), mais c'est tellement loin de l'œuvre originale... Le portrait de Dorian Gray (1891) est le seul roman d'Oscar Wilde puisqu'il a écrit de la poésie, des nouvelles, des contes, des essais et des pièces de théâtre. Alors, lisons plutôt l'œuvre originale ! Parce que là, j'ai vraiment l'impression que c'est pour surfer sur la vague Fifty shades et pour faire de l'argent. Et pour aborder Oscar Wilde différemment (en particulier dans sa vie de mari et de père) et intelligemment, il y a la série de l'Anglais Giles Brandreth dont j'ai déjà présenté Oscar Wilde et le jeu de la mort.

 

Je crois que, dans la même collection, j'ai aussi reçu Jane Eyrotica, de Charlotte Brontë et Karena Rose : je le lirai à l'occasion et j'essaierai de vous en parler mais je crains que ce soit dans la même veine...

 

Une lecture pour les challenges L'art dans tous ses états (peinture), Premier roman (dans une interview pour Piatkus Books, l'auteur dit que Fifty shades of Dorian Gray est son premier roman) et Victorien.

 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 04:47

11000Verges.jpgLes onze mille verges, ou les amours d'un hospodar est un roman de Guillaume Apollinaire paru en 1907 (couverture originale ci-contre, 120 pages).

 

Guillaume Apollinaire est né le 26 août 1880 à Rome en Italie. Il était Polonais et citoyen de l'Empire russe mais fut naturalisé Français en 1914 : il se battit pour la France durant la première guerre mondiale et affaibli par sa blessure de guerre, il mourut de la grippe espagnole le 9 novembre 1918 à Paris. Il est un des grands auteurs francophones du début du XXe siècle : poésie (dont calligrammes), romans, contes, essais, pièces de théâtre.

 

Le prince Mony Vibescu vit à Bucarest. Il a une sexualité bien remplie mais rêve de Paris et surtout des Parisiennes !

Son arrière-grand-père a été hospodar, équivalent de sous-préfet, et ce titre s'est transmis avec le nom mais Mony préfére se faire appeler Prince.

Après une visite chez Brandi Fornoski, le vice-consul de Serbie, Mony décide de partir à Paris. « Mon cher Brandi, j'en ai assez d'être enculé par toi, j'en ai assez des femmes de Bucarest, j'en ai assez de dépenser ici ma fortune avec laquelle je serais si heureux à Paris. Avant deux heures je serai parti. J'espère m'y amuser énormément et je te dis adieu. Mony, prince Vibescu, hospodar héréditaire. »

À Paris, Mony rencontre Culculine d'Ancône et son amie Alexine Mangetout (quels noms !), Mariette (la femme de chambre de son hôtel) entre autres et s'en donne à cœur joie.

Lorsqu'il apprend la mort de Brandi, Mony retourne à Bucarest avec son valet Cornabœux car il est l'héritier de son ami défunt. À bord de l'Orient-Express, il rencontre Estelle Ronange, une actrice française qui va jouer à Vienne.

 

Mony déclare : « Que les onze mille vierges ou même onze mille verges me châtient si je mens ! ». Je pense que le titre vient de cette phrase. Car Mony va être châtié... Il est las de la façon dont son ami le traite à Bucarest mais à Paris, il se fait mettre par un cocher venu rechercher son fouet chez Alexine, et à son hôtel par le masseur (« proprement »), le coiffeur (« artistiquement ») et le manucure-pédicure (« vigoureusement »). Il se fait aussi agresser, violenter, fouetter, torturer... Finalement, il prend plaisir à tout ça (grand bien lui fasse). Mais ce n'est rien par rapport à ce qu'il fait subir aux autres (femmes, enfants et hommes).

Ce roman est parmi les plus connus d'Apollinaire et il est classé dans les classiques de la littérature érotique. Je comprends que la littérature érotique puisse émoustiller mais là, ça parle trop de tétons, de vit, de gland, de couilles, de con, de clitoris, de fesses, de cul, de foutre, de pets, d'étrons, de baise, de sodomie... Il y en a partout, on a l'impression que la vie se limite à ça. Et quand, lors d'une orgie chez Natacha Kolowitch, un garçon de 11 ans et une fillette de 8 ans sont violés, j'ai préféré stoppé ma lecture. Plus loin, c'est encore pire, avec le viol d'un bébé danois...

Est-ce qu'il y a des gens qui aiment lire ça ? Est-ce que les gens savent que ça parle de viols, de pédophilie, d'inceste (un général et son fils de 12 ans), de nécrophilie, de coprophilie, de zoophilie, de torture ?

En fait, très rapidement, le récit n'a plus ni queue ni tête (sans jeu de mots), ça dégouline de bave, de foutre, de merde, et ça devient simplement un tour d'Europe de la baise voire de meurtres.

ClassiqueMois1Tout ça est plus pornographique et obscène qu'érotique. Franchement je préfère lire un bon polar et je ne pense pas reparler de ce genre de littérature avant longtemps !

 

Une lecture que j'avais faite pour la catégorie « Inavouable » du challenge Le tour des genres en 365 jours : j'avais finalement présenté un autre livre mais comme je suis en panne de classique ce mois-ci pour le challenge Un classique par mois, je ressors cette note de lecture ! Que je place aussi dans les challenges La Belle Époque, Cent pages, Je lis des nouvelles et des novellas, Lire sous la contrainte (chiffre, nombre), Littérature francophone, Petit Bac 2013 (catégorie Corps humain ou Chiffre/nombre).

ChallengeBelleEpoque DefiCentPages NouvellesChallenge2
LireContrainte6 LittFrancophone PetitBac2013


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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 18:32

AnneSerre.jpgPetite table, sois mise ! est un roman (apparemment autobiographique) d'Anne Serre paru aux éditions Verdier le 22 août 2012 (64 pages, 6,80 €, ISBN 978-2-86432-688-5).

 

Anne Serre est née en 1960 à Bordeaux et a étudié les Lettres à Paris. Elle est auteur de nouvelles et de romans. Chez le même éditeur : Le mat (2005).

 

La narratrice se rappelle que, la première fois qu'elle a vu son père déguisée en femme, elle avait 7 ans et que sa mère était tout le temps nue chez eux, même devant les visiteurs parce qu'il n'y a pas de pudeur à avoir.

Vous vous dites que voici un livre avec une histoire originale et que ça peut être amusant.

Je vous détrompe tout de suite et je dois – malheureusement – vous dévoiler le contenu de ce livre : il s'agit de la sexualité entre des adultes (parents et habitués comme le médecin, l'agent d'assurance...) avec leurs trois filles. C'est bien plus que de l'impudeur !

Et je dis non ! La sexualité entre adultes consentants, évidemment d'accord, chacun fait ce qu'il veut dans son intimité. Mais la sexualité avec des enfants, les siens ou ceux des autres, c'est immonde !

Quel intérêt de raconter les caresses, léchouilles, pénétrations de ces fillettes par leurs parents et les proches du couple, et de se réjouir du plus gros cul de l'une bien plus agréable à sodomiser ? Et en plus, les fillettes aiment cette éducation et en redemandent même si elles savent bien qu'il faut garder ça secret !

À quoi sert ce genre de livres ? Qu'est-ce que l'auteur veut ? Choquer ? Provoquer ? Donner des idées à certains ? Se faire du fric ? Expliquer que dans des couples respectables, il existe ce genre de choses ? Je ne peux pas vous répondre car, vous vous en doutez, je n'ai pas lu ce livre en entier, mais en tout cas, ce n'est pas une dénonciation de ce genre de pratiques : l'auteur souhaite briser les tabous et se réjouit de son éducation qu'elle veut partager avec ce soi-disant 'conte enchanté'.

Pourquoi je parle de ce livre ? Parce que c'est le dernier jour pour présenter une lecture inavouable pour le Tour des genres en 365 jours (il se termine aujourd'hui) et que je n'ai pas eu le temps de lire Les onze mille verges, de Guillaume Apollinaire. Il entre aussi dans les challenges 1 % de la rentrée littéraire 2012, Cent pages et Petit Bac 2013 (pour la catégorie objet).

TourGenres Rentreelitt2012-1 DefiCentPages PetitBac2013

 

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