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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 23:16

L'Ange sanglant : dans l'enfer de Jérôme Bosch est un thriller historique de Claude Merle paru aux éditions Ma en avril 2014 (240 pages, 17,90 €, ISBN 978-2-822-40300-9).

 

Je remercie Gilles Paris de m'avoir envoyé ce roman enrichissant sur les thèmes de l'Histoire et de l'Art (peinture).

 

Claude Merle est né en 1938. Il est historien et écrivain (littérature jeunesse et romans historiques).

 

Hertogenbosch, Hollande, XVIe siècle.

Katje, 16 ans, enceinte, est torturée et assassinée en pleine nuit. Elle était la servante de Jacob Dagmar, « un chirurgien adroit, mais suspecté d'hérésie et en guerre avec la guilde des médecins, à cause de son officine où il pratiquait l'alchimie et la dissection des corps interdites par l'Église. » (page 13).

D'autres crimes sont commis : Luis, un jeune gitan, est brûlé sur un bûcher ; Alexandre Van Heeswijk, un chasseur, est empalé...

Bien que suspecté, Jacob Dagmar va aider le bailli d'Hertogenbosch, Pieter Van Ringen, dans son enquête pour arrêter celui que tous surnomment l'Ange sanglant.

« Mais vous cherchez à comprendre ce dément.

– C'est la seule manière de le démasquer.

– Méfiez-vous, Jacob, grogna le policier. Vous suivez une pente dangereuse. » (page 41).

Les victimes ont toutes été droguées et ont rendu l'âme dans d'atroces souffrances. De plus, le tueur peint les suppliciés pendant leur tourment et les tableaux qu'il laisse ressemblent étrangement à ceux du maître Jérôme Bosch ; il écrit aussi des messages avec des versets de la Bible ou des extraits de La pierre étincelante de Jan Van Ruusbroec paru cent ans auparavant.

Qui est le tueur ? Un fanatique ? Un imitateur de Jérôme Bosch ?

 

J'ai passé un très bon moment de lecture avec ce thriller emmenant le lecteur du paradis à l'enfer comme dans les triptyques de Jérôme Bosch : à travers la vie quotidienne en Hollande au XVIe siècle, l'atelier d'un peintre reconnu et le cerveau d'un malade qui veut se venger !

Mais... « Tout n'est qu'apparence […]. » (page 82).

En tout cas, comme Jacob et Pieter, le lecteur veut « savoir avant de mourir » mais « ne pas mourir, pas encore. » (page 152).

L'Ange sanglant est un bon thriller historique, bien documenté, à dévorer d'une traite pour bien s'imprégner de l'ambiance !

Ce qui est intéressant aussi, c'est l'après-lecture, les recherches qu'on peut faire sur cette époque et les personnages.

 

Jérôme Bosch (Hieronymus van Aken) est né en 1450 à Bois le Duc (Pays-Bas bourguignons) et mort en 1516 dans la même ville. C'est un peintre néerlandais de la Renaissance obsédé par le péché et la damnation. Parmi ses tableaux les plus célèbres : les sept péchés capitaux, la nef des fous, le jardin des délices, les visions de l'au-delà... Plusieurs diptyques et triptyques. Vous pouvez voir ses œuvres sur Jheronimus Bosch Art Center.

Jean de Ruisbroek (Jan Van Ruusbroec ou Ruysbroeck) est né en 1293 à Ruisbroek (Brabant flamand) et mort en 1381 Groenendael (Brabant flamand). Il a étudié à Bruxelles, est devenu prêtre puis chanoine et écrivain et parmi ses œuvres, il y a effectivement Vanden blinkenden steen (La pierre étincelante).

 

 

Une lecture pour les challenges

L'art dans tous ses états (peinture)

et Thrillers et polars.

 

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 00:23

La palette de l'ange est un polar de Catherine Bessonart paru aux éditions de L'aube en mars 2014 (253 pages, 18,20 €, ISBN 978-2-8159-0924-2).

 

Catherine Bessonart est comédienne, scénariste et depuis peu auteur de polars. Son premier roman, Et si Notre-Dame la nuit..., a reçu en octobre 2013 le Prix Polar du meilleur roman francophone à Cognac.

 

Chrétien Bompard, 46 ans, commissaire à la P.J. de Paris, vient d'arrêter un meurtrier.

« Après chaque enquête, il était vidé ; il avait juste besoin d'un peu de temps pour se remettre en route. » (pages 12-13).

C'est en se baladant en soirée dans la forêt d'Orléans pour trouver un peu de calme qu'il découvre le corps d'un adolescent pendu à un arbre. Mais ce n'est pas un suicide, car non seulement le jeune Léonard a été poignardé mais Bompard est assommé et son téléphone portable est volé.

Bompard et son équipe (Fabbiani et Machnel) enquêtent sur d'autres meurtres avec des poignards de couleurs différentes (un propriétaire d'un sex shop, un prêtre, un clochard), et sur la disparition d'une femme enlevée par le tueur.

« Il se pencha sur la boîte d'ébène qu'il ouvrit avec précaution. Il caressa de ses doigts effilés le velours noir avant d'effleurer la palette de couteaux désormais incomplète. » (page 53).

De plus, Bombard doit soutenir son ex-femme, Mathilde, qui a un cancer du sein.

Heureusement qu'il peut se détendre auprès de Luigi, son meilleur ami, un nain illustrateur de livres pour enfants qui aime jouer au baby-foot.

« Un serial killer est d'une manière générale très attaché au rituel, à la répétition ; soit il y a quelque chose de récurrent dans le physique des victimes, soit dans les lieux, souvent dans le mode opératoire. » (page 103).

Alors, un serial killer, un assassin qui tient sa vengeance ou « un barje qui fait ça à l'instinct » (page 107) ?

 

Hum, ça aurait pu être bien, le topo était accrocheur, mais je me suis ennuyée dès le début et j'ai mis une plombe pour lire ce polar... Oui, je l'ai lu en entier car je voulais connaître le dénouement mais ça m'a pris plus de deux semaines !

Il y a des passages dont je n'ai pas bien saisi l'utilité – comme la mouche sur le pare-brise – et des digressions que j'ai trouvé tellement longues – comme le passage de la page 189 chapitre 40 : les policiers ne comprennent pas pourquoi cette page a été arrachée de la Bible du prêtre mais ça blablate quand même de la page 183 à la page 190 – qu'à partir de là, j'ai lu en diagonale.

Je ne me suis attachée ni aux personnages ni à l'intrigue... Je ne lirai pas le précédent roman ni les suivants. Finalement, la seule chose que j'ai apprécié dans ce livre est la couverture noire et jaune qui représente la collection Aube noire.

Décevant pour moi donc mais sûrement que d'autres lecteurs aimeront !

 

Je remercie quand même Virginie de m'avoir envoyé ce roman.

 

Une lecture que je mets dans les challenges Le mélange des genres (roman noir/policier/thriller), Paris, je t'aime (ça bouge bien dans Paris) et Thrillers et polars.

 

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 04:05

L'orphelinat du bout du monde est le premier tome de Le Surnatureur, une série d'Éric Sanvoisin. Il est paru aux éditions Milan dans la collection Grands romans en 2009 (250 pages, épuisé, ISBN 978-2-74593-617-2).

 

Éric Sanvoisin est né le 16 juin 1961 à Valence (Drôme). Il est bibliothécaire à Saint Brieuc (Bretagne) et auteur de livres pour la jeunesse parus chez plusieurs éditeurs (Nathan, Magnard, Milan, Casterman...). Plus d'infos sur son blog, http://sanvoisin.over-blog.com/.

 

« Il adorait la lecture, silencieuse ou à voix haute. Il lisait beaucoup, de préférence la nuit, quand le calme le plus profond enveloppait les moindres recoins de l'orphelinat. » (page 12). « Ce qu'Alexandre adorait tout particulièrement, dans les livres, c'était leur capacité à l'extraire de sa triste condition. Grâce à eux, il se sentait pousser des ailes et le monde semblait s'ouvrir, vaste, sans limites ; il oubliait un peu sa vie à l'orphelinat et son maudit fauteuil roulant. » (page 14).

 

Quand il avait 3 ans, Alexandre a perdu ses jambes dans un accident de voiture. Dix ans après, il a perdu ses parents dans le crash de leur avion (mais leurs corps n'ont jamais été retrouvés). Son oncle et tuteur, Sidonius Legrand, frère aîné de son père, qui gère l'entreprise depuis la disparition des parents, l'a placé à l'orphelinat Crésus. Alexandre ne s'y plaît pas.

« […] une prison. Prison dorée […] le confort tant vanté un leurre. Le seul vrai confort , aux yeux d'Alexandre, se nommait liberté. » (page 22).

Après s'être isolé, l'adolescent se rapproche d'un garçon orphelin qui s'est cogné le front contre la porte de sa chambre et s'est évanoui. D'ailleurs « quatre élèves ont eu un malaise et, depuis, sont réveillés chaque nuit par les mêmes cauchemars. Des yeux terrifiants les menacent jusqu'au plus profond de leur sommeil. » (page 80).

John Major, un détective privé annonce à Alexandre que l'avion privé de ses parents a explosé en vol : c'est donc un attentat et la thèse de l'accident est remise en cause. Il a aussi découvert des choses sur une organisation secrète qui existe de façon très discrète depuis le XIIIe siècle, la Surnature.

Alexandre pense qu'il se passe des choses bizarres à l'orphelinat Crésus et que c'est lié à ses parents mais à qui peut-il se confier ? Au gentil professeur de français, Jean-Baptiste Brindavoine, plutôt qu'au professeur de maths, Antonin Balrogue ? À sa dévouée auxiliaire de vie scolaire (AVS), Samantha Beaufeuillage plutôt qu'à la directrice, Mademoiselle de Saint-Agathon ? Ou à ses nouveaux amis, Jules-Henri Métivier et Ève Lombargini ?

 

J'ai pris bien du plaisir à lire ce roman fantastique à suspense et j'aurais aimé percé le mystère, ou plutôt les mystères : la disparition des parents, l'orphelinat, les pouvoirs d'Alexandre, les êtres maléfiques qui l'entourent... Malheureusement, l'auteur considère ce livre comme « mort » (je ne l'ai pas trouvé sur le site de l'éditeur) et je crains qu'il n'y ait jamais de suite... Du coup, j'ai hésité à en parler avant, mais c'est du gâchis car il vaut vraiment le coup : siouplaît, m'sieur l'auteur, la suite !

 

Une lecture pour les challenges ABC critiques 2013-2014 (lettre S), Cartable et tableau noir, Jeunesse & young adults, Le mélange des genres (catégorie roman jeunesse), Petit Bac 2014 (catégorie bâtiment).

 

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 03:45

Mémé est un roman de Philippe Torreton paru aux éditions L'iconoclaste en janvier 2014 (144 pages, 13 €, ISBN 978-2-913-36661-9).

 

Philippe Torreton est né le 13 octobre 1965 à Rouen (Seine Maritime, Normandie). Il est comédien (théâtre et cinéma) et auteur d'un essai sur son métier, Comme si c'était moi (Seuil, 2004) et d'un Petit lexique amoureux du théâtre (Stock, 2009) ; Mémé est donc son premier roman.

 

Ma grand-mère n'était pas malade et ne vivait pas dans une maison humide de Normandie avec un jardin mais j'ai trouvé des points communs avec la grand-mère du roman : l'édredon glacé (je l'appréciais bien l'été !), la machine à coudre à pédale (j'avais appris à l'utiliser !), l'appellation contrôlée « mémé », l'amour et les valeurs qu'elle m'a transmis, et les sentiments qui me liaient à elle (je n'en avais qu'une, l'autre était déjà morte). Des souvenirs qui ont ressurgi à la lecture de ce roman largement autobiographique du comédien Philippe Torreton mais ces souvenirs et ces émotions, ne sont-ils pas presque universels ?

« Je veillais sur ma grand-mère, pendant qu'elle veillait sur moi, ce fut mon premier emploi, gardien de nuit de mémé. » (page 12).

« Je ne voulais pas qu'elle meure avant mes vingt ans, car à vingt ans on est grand, on est un homme et un homme c'est dur à la peine, mémé il faut tenir ! À vingt ans, j'ai repoussé la « date de mort acceptable » à trente. Quand elle a arrêté de respirer pour de bon, j'en avais quarante et je n'étais toujours pas devenu un homme. » (page 13).

« Elle avait toujours quelque chose qui faisait du bien […]. » (page 31).

Homme du spectacle, Philippe Torreton raconte avec émotion comment sa mémé, née en mars 1914, aurait voulu faire de la musique mais elle a dû travailler à la ferme de ses parents puis en usine pour élever ses trois filles.

« Jeune, on t'a donné le nécessaire, adulte tu n'avais que l'utile et à la fin de ta vie il ne te restait que l'indispensable. » (page 50).

« Ton silence rendait le monde bavard et inaudible. » (page 61).

Une grand-mère qui a vécu proche de la nature, en consommant les produits de la ferme et en ne gâchant rien.

« Ils ne savent plus quoi inventer... un soupir... et tu retournais à ton épluchage de poulet froid. » (page 78).

L'auteur évoque la douceur de sa mémé, la tendresse des souvenirs, tout ce qu'elle lui a apporté avec des choses simples, naturelles, et la tristesse du manque.

« J'aimerais encore maintenant ouvrir la porte de sa cuisine et l'embrasser […]. » (page 93).

« Elle est née sans plastique, sans téléphone, sans radio, sans télé, sans mails, sans cliniques ni pédiatres, sans congés de maternité. Elle est née sous un ciel sans ces rails de nuages qui trahissent l'avion de ligne, […]. » (page 105).

Un joli roman, sincère, tendre, nostalgique et parfois drôle, pour tous ceux qui aiment leur mémé même si elle n'est plus là...

« Ça tient pas le coup les hommes, les mémés sont plus solides. » (page 116).

 

Une lecture pour les challenges

ABC critiques 2013-2014 (lettre T),

Le mélange des genres

(autobiographie/témoignage),

Petit Bac 2014 (catégorie

sphère familiale),

Premier roman et

Rentrée littéraire d'hiver 2014.

 

 

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 03:47

La tête de l'emploi est un roman de David Foenkinos paru aux éditions J'ai Lu dans la collection Grand format le 8 janvier 2014 (286 pages, 13,50 €, ISBN 978-2-290-07744-3).

 

Je remercie Mathilde et les éditions J'ai Lu de m'avoir envoyé ce roman de la rentrée littéraire d'hiver.

 

David Foenkinos... Dois-je encore le présenter ? Il est né en 1974 à Paris, a étudié à la Sorbonne et il est un des grands écrivains français de ce début de XXIe siècle. Coup de cœur pour Lennon en 2010. Coup de cœur pour Les souvenirs en 2011. J'ai prévu de lire ses autres titres et j'en attends sûrement beaucoup !

 

« Un jour, mes parents ont eu l'étrange idée de faire un enfant : moi. » (première phrase du roman, page 9).

Bernard est un enfant unique. Ses parents, Raymond et Martine, se sont rencontrés en 1953 et ils ont maintenant 80 ans. Bernard a toujours ressenti de l'incompréhension vis-à-vis d'eux et de leur façon de vivre.

« Ils vivent leur vie le plus discrètement possible, comme pour se faire oublier de la mort. Le secret de la longévité, c'est sûrement ça : ne pas faire de bruit. » (page 16).

Maintenant Bernard a 50 ans et il a réussi sa vie, normal, il avait la tête de l'emploi ! Il a gravi les échelons dans la banque (la BNP) où il a commencé comme stagiaire pour devenir conseiller financier. Son épouse, Nathalie, une belle femme, est psychologue. Leur fille, Alice, part à São Paulo pour un stage d'un an (voire deux).

Bien sûr, Bernard est fier de la réussite de sa fille mais il est aussi triste de son départ, et c'est à partir de ce jour-là que sa vie va s'écrouler, parce que justement, il a la tête de l'emploi !

Alice partie, Nathalie annonce à Bernard qu'elle a besoin d'être seule, de prendre du recul... (On sait que, souvent, c'est le début de la fin !).

« Je ne peux pas m'imaginer sans Nathalie. » (page 34). « Je quittais notre appartement comme un homme, alors que je voulais pleurer comme un enfant. » (page 60).

Pour couronner le tout, à cause de la crise (qui a bon dos), Bernard se retrouve au guichet à la banque comme un simple employé.

« […] on venait de me voler ma vie. Je n'avais plus rien. Et ce n'était que le début. » (page 81).

Bernard est sous le choc, humilié, seul...

« Je dus admettre que je n'avais plus le choix, il ne me restait qu'une seule solution. Une destination qui serait parfaite pour parachever le désastre : mes parents. » (page 93).

Ainsi, pratiquement 30 ans après son départ, Bernard retrouve sa chambre d'ado qui n'a pas bougé !

 

Bernard n'aime pas son prénom mais, rappelons-le, il a la tête de l'emploi : tout lui a souri dans les années 80 et 90, les études, un bon travail, une vie sociale enviable, une épouse belle et intelligente, une fille belle et intelligente, mais, à 50 ans, il se retrouve tout à coup seul, confronté au désintérêt de tous (qui prend de ses nouvelles ?) et démuni (plus de toit, plus de travail, plus de salaire) avec ce qui en découle : une totale perte de confiance et le retour inévitable chez ses parents.

L'auteur en profite pour traiter le monde du travail, sa difficulté, la mauvaise gestion des « ressources » humaines en plus des relations dans le couple et entre parents et enfants. La crise, elle n'est pas seulement dans le travail, elle est partout, chez des adultes qui n'ont pas vraiment grandi, dans les couples et elle détruit des vies.

Ce roman m'a fait rire, m'a émue, m'a enchantée, et même si d'aucuns diront qu'il est léger et pas inoubliable, je reste dans le coup de cœur pour David Foenkinos et pour ce que j'apprécie : sa délicate écriture, sa façon touchante et sincère de parler de l'amour, de la vie et sa tendresse pleine d'humour pour ses personnages.

 

Mes passages préférés

« On pleurait, on riait. On s'aimait, on se quittait. La vie était tragique et pleine de promesses. Mais je savais que mon avenir sans Nathalie serait terrible. » (page 134).

« On espère toujours quelque chose qui ne peut pas exister. » (page 173).

Une lecture pour les challenges Lire sous la contrainte (nom + nom) et Rentrée littéraire d'hiver 2014.

 

 

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 04:38

Herbe noire est un roman de Pierre Willi paru aux éditions Krakoen dans la collection Polar en janvier 2014 (264 pages, 14,80 €, ISBN 978-2-367940366).

 

Je remercie Gilles G. et les éditions Krakoen pour ce roman de la rentrée littéraire d'hiver.

 

Pierre Willi, né en 1956, est auteur, peintre et navigateur ; il est originaire du Nord mais vit dans le Périgord. Herbe noire est son septième roman mais je ne connaissais pas cet auteur. Plus d'infos sur http://pierrewilli.eklablog.com/.

 

Paulin, 13 ans, est en internat chez les sœurs. Lors des vacances, il rentre à la ferme dans le hameau de Treunouille. C'est un coin isolé, entre Poitiers et Guéret, dans la Haute-Vienne, avec un étang, une petite rivière et quatre fermes dont celle de ses parents, Denise et Raymond Tersanne.

« Ici, c'est pas le bout du monde, non, on se retrouverait plutôt en plein centre... Le centre du Centre. » (page 6).

Il retrouve les enfants des voisins, les Delambre : Nadège, surnommée Nana, 14 ans, et son frère Gérard, 16 ans. Nana a arrêté de parler depuis des années. Il y a aussi Gabriel, qui a une moto, et vit normalement à la ville.

« Nana, si elle ne parle plus, elle continue de s'exprimer. Je veux dire qu'elle parle avec les gestes, le visage, les yeux, mais seulement quand elle veut et à qui elle veut. […] Un jour, on va se barrer tous les deux, loin, très loin. Le plus loin possible ! Je ne sais pas encore où ni comment, mais je sais qu'on va se barrer. On ne va pas rester là, à se laisser pourrir doucement sur pied comme les autres. Finir comme eux ? Non ! Ce n'est pas possible. » (page 35-36).

Réprimandes chez les sœurs, réprimandes chez ses parents...

« Cette année, les vacances, elles commencent mal. J'ai bien l'impression que ça va être un été pourri. » (page 62).

 

Autant le dire tout de suite : ce roman a sûrement un fort potentiel mais je n'ai pas aimé le style ! Trop de mots inventés (vasouille, sandouiches...), des fautes de grammaire (malgré que...) et un décor un peu trop noirci pour être plausible.

Des paysans ruinés et inactifs suite à des années de surproduction, violents et alcooliques.

Des ados – entre 13 et 18 ans – désœuvrés, qui consomment cigarettes, alcools, drogues, qui jouent avec le sexe et avec des armes à feu (chargées).

« Les rêves et la réalité sont tellement mélangés, tellement dans tous les sens, que je renonce à reconstruire ma mémoire de la veille. D'ailleurs, peut-être que je rêve encore ? » (page 105-106).

Non seulement ce serait plutôt un cauchemar qu'un rêve mais en plus Paulin ne va pas rêver longtemps...

« On est partis. On ne reviendra plus. » (page 137). « Où va-t-on ? […] – Le plus loin possible. – Autant dire jusque nulle part. – T'as une meilleure idée ? – Non. – Alors, allons-y. » (page 152).

Le sous-titre, sur la couverture, prévient « Obligés de fuir, ils ne sont jamais revenus » et effectivement, la fuite (les cent dernières pages à peu près) m'a plus intéressée que le début du roman, plutôt rural. Mais, même s'il y a une ambiance dans Herbe noire (et elle est plutôt sombre), ce roman m'a un peu ennuyée... Cependant, si vous aimez les tragédies et les road movies sanglants, ce livre noir peut vous plaire.

Mon passage préféré : « Ah, la famille, Paulin, la famille ! C'est comme une toxine qu'on a dans le sang. » (page 174).

 

Une lecture pour les challenges ABC critiques 2013-2014 (lettre W), Bookineurs en couleurs (couverture noire), Rentrée littéraire d'hiver 2014 et Thrillers et polars 2013-2014.

 

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 00:31

Second portrait d'Irena est un roman de Laura Berg paru aux éditions Naïve Livres le 6 février 2014 (138 pages, 17 €, ISBN 978-2-35021-339-2).

 

Je remercie Benjamin de m'avoir fait découvrir les éditions Naïve Livres avec ce roman de la rentrée littéraire d'hiver.

 

Laura Berg est née en 1982 à Paris. Elle a étudié aux Beaux-Arts de Rennes et à l'École de la photographie à Arles. Elle a séjourné à Poznan, en Pologne, où elle a commencé à écrire Second portrait d'Irena, son premier roman. Elle est photographe et vit à Nantes.

 

Depuis quatorze ans, Darius Baranowicz vit à Paris, en France. Sa compagne, Irena, qu'il prenait plaisir à photographier, l'a quitté : elle est rentrée en Pologne et il est resté seul avec ses maigres affaires et son appareil photo.

Un jour, Halina, sa sœur l'appelle : Leszek Zagraw, le compagnon de leur mère, est mort d'un cancer. Darius doit revenir à Poznan, dans le quartier de Solasc, mais ce voyage ne l'enchante guère.

« Zagraw venait de mourir mais, comme autrefois, je le sentais ricaner dans mon dos. » (page 11).

Darius retrouve son pays natal, la maison familiale et ses habitants, sa mère, une excentrique à l'esprit large, sa sœur, son neveu Pavel qui n'est plus un enfant, l'oncle Mikolaj qui a vieilli et qui devient aveugle, le chien... Et tout un tas de gens qui vivent plus ou moins aux crochets de sa mère, dont Haruko une jolie étudiante japonaise.

Lorsqu'il se rend chez le notaire, Darius apprend qu'il hérite de la maison 12 rue Sokola et Irena (maintenant mariée et mère d'un enfant) du terrain qui la jouxte. Pourquoi eux alors que Zagraw a un neveu ?

 

Peut-on ne pas être nostalgique de son pays natal ? Oui, selon Darius Baranowicz ! Un pays gris, froid, pollué... Bref, un pays triste et pas accueillant. « L'hiver en Pologne ressemble à un long crépuscule. » (page 20). Par contre, Darius est nostalgique d'Irena et de leur relation : flash back, souvenirs... Il avait 17 ans et elle 15. Mais Darius n'est pas du tout à l'aise. « Je serrais des mains, j'embrassais des joues en essayant de me rappeler les prénoms de tous ces gens. » (page 36).

Je ne peux en dire plus sans dévoiler les tenants et les aboutissants alors c'est à vous maintenant de découvrir ce roman, petit par la taille mais intense dans le récit et les relations entre les personnes !

Je vous laisse avec ma phrase préférée : « Tu es parti parce que tu as eu la trouille ! Tu avais peur que les choses t'échappent. Seulement, ici, la beauté est indissociable de la laideur. Ça marche ensemble. » (page 66).

 

Une excellente lecture pour les challenges Littérature sous la contrainte (nom + nom), Petit Bac 2014 (catégorie Prénom), Premier roman et Rentrée littéraire d'hiver 2014.

 

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 01:38

L'été des lucioles est un roman de Gilles Paris à paraître aux éditions Héloïse d'Ormesson le 23 janvier 2014 (222 pages, 17 €, ISBN 978-2-35087-243-8).

 

Je remercie Gilles et les éditions Héloïse d'Ormesson pour ce beau roman.

 

Gilles Paris naît le 5 avril 1959 à Suresnes (Hauts de Seine). Il travaille dans le monde de l'édition et de la communication. Il a déjà publié trois romans : Papa et maman sont morts (1991), Autobiographie d'une courgette (2002) et Au pays des kangourous (2012) dans lesquels il fait à chaque fois intervenir un enfant de 9 ans. Plus d'infos sur son site officiel, http://www.gillesparis.net/.

 

Ce livre est le premier de l'année 2014 que je reçois, je suis ravie et j'ai envie de le lire tout de suite ! Parce que j'ai une tendresse particulière pour les lucioles depuis que j'ai vu (rien à voir avec le livre !) Le tombeau des lucioles, d'Isao Takahata il y a plus de vingt ans. Pourtant, je suis un peu gênée vis-à-vis des livres reçus en 2012 et 2013 (peut-être même qu'il en reste deux ou trois de 2011 !) mais c'est décidé, je le lis et, comme c'est un très beau roman, j'en parle avant sa parution !

 

Victor Beauregard est un enfant de 9 ans qui décide d'écrire un roman. Il habite à Bourg en Bresse avec ses deux mamans, Claire et Pilar, sa grande sœur, Alicia, 14 ans, qui ne pense qu'aux garçons, et sa tortue, Katouta.

Claire, sa maman, est libraire. Pilar, venue d'Argentine, peint des tableaux inspirés de son enfance et elle est devenue sa deuxième maman.

Les parents de Victor sont séparés – mais pas divorcés – depuis qu'il a 2 ans et son papa lui manque.

François, le père qui « ne veut pas grandir », reçoit Alicia et Victor régulièrement, dans son appartement à Paris mais il voyage beaucoup car il est photographe pour guides touristiques.

Pour les vacances d'été, la petite famille descend sur la côte méditerranéenne à Roquebrune-Cap-Martin où le père a hérité de l'appartement de sa sœur aînée, Félicité, morte dans un accident de voiture, mais il n'y vient jamais et l'été se passe toujours sans lui... Pourquoi ?, se demande Victor.

 

Le clin d'œil de l'auteur aux lectrices (avec les mots de Victor, c'est trop mignon)

« Maman est libraire. Elle écrit des petits mots tout en fluo pour les livres qu'elle a aimés, un Post-it jaune qu'elle colle sur la couverture pour attirer le regard du client. Maman tient aussi un blog où elle raconte l'histoire des livres, avec le prix, le nombre de pages et un mot pour les définir. C'est souvent « humain » ou « passionnant ». Et elle y annonce, un mois avant, les signatures des écrivains qu'elle va chercher à la gare tous les samedis. C'est simple, maman lit tout le temps, sauf sous la douche et quand elle dort. » (page 12).

 

Ce roman, c'est la magie de l'été, avec de nouveaux amis (Gaspard, Tom et Nathan, les jumeaux, Rosita, la gardienne de la résidence et Hedwige, la baronne qui a perdu sa famille), la mer et les baignades, les balades sur le chemin des douaniers surplombant la mer, les papillons, les cigales et la nuit avec les lucioles, les orages de chaleur et les gouttes de pluie qui sèchent avant de tomber au sol tellement il fait chaud, et surtout le premier amour (Justine de Vallon-Tonnerre).

C'est doux, c'est tendre et poétique, c'est drôle aussi ; ça m'a fait penser à deux romans coups de cœur de 2012, deux romans dont un garçon est aussi le narrateur avec tendresse et humour : Au pays des kangourous du même auteur (avec Simon, 9 ans) et Arsène, de Juliette Arnaud (avec Georges, 11 ans) mais les histoires sont différentes (quoique ça parle aussi de la famille et des relations humaines) et j'ai bien senti qu'il y avait un mystère.

Victor, en petit garçon attachant, à la fois naïf et mature, a bien quelques certitudes sur le monde des grands mais ce monde est pour lui « comme un grand point d'interrogation » (page 24) et il ne comprend « pas toujours les grandes personnes » (page 53).

L'été des lucioles est un roman vivant, vivifiant, spontané et sincère qui réchauffe le cœur en plein hiver et, même si je n'ai jamais passé de vacances familiales au bord de la mer, c'est un peu de mon enfance qui a ressurgi à certains moments, à certains questionnements de Victor, car qui n'a pas connu de secret de famille, des séparations, des deuils, des choses cachées qu'on a envie de savoir et de comprendre ?

Et pour conclure, comme dirait Claire, la maman libraire, c'est un roman humain et passionnant !

 

Mes phrases préférées

« À part les nains, tout le monde peut grandir en taille. Ça, c'est ce que l'œil voit. Mais grandir à l'intérieur, c'est plus compliqué. » (page 30).

« Je déteste me déguiser. C'est nul. Je n'ai pas envie d'être quelqu'un d'autre. » (page 83).

« Les secrets, Victor, c'est comme les coquillages qui refusent de s'ouvrir. On ne sait jamais ce qu'il y a à l'intérieur. » (Hedwige, page 106).

« Un jour, Victor, nous quitterons nos mamans. Nous irons vivre ailleurs, à Paris ou n'importe où, et nous essaierons de faire mieux. » (Alicia, page 155).

« Je suis un petit garçon extraordinaire. Je n'ai peur de rien. Ou presque. » (page 173).

 

Découvrez Gilles Paris et L'été des lucioles dans l'émission Dans quelle étagère le jeudi 23 janvier à 9 h 05 sur France 2 avec rediffusion le lendemain à 5 h 50. (source TéléObs).

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde (lucioles et papillons), Bookineurs en couleurs (couverture bleue), Petit Bac 2014 (catégorie animal) et Rentrée littéraire d'hiver 2014 (premier roman 2014, un coup de cœur, je la sens bien cette année !).

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 01:25

Les larmes de Kémi est le premier tome de la série Sennefer de Cédric Chaillol. Il est paru aux éditions du Matagot en février 2013 (336 pages, 15 €, ISBN 978-2-916-32350-3).

 

Je remercie Doria et les éditions du Matagot pour ce roman.

 

Cédric Chaillol est né en 1977. J'ai l'impression que Sennefer est son premier roman car ses autres titres : Aliénations (2004), Panthéon S.A. (2004), L'errance du prosélyte (2005), Le neuvième convive (2007) et Place nette (2007) sont des nouvelles (de science-fiction).

 

Égypte, 15e siècle avant notre ère ; Kémi « la ville des rois, le centre de la création » (page 264) ; règne du jeune Touthmès après vingt ans de régence de la reine Hatshepsout.

« Manie l'ironie si bon te semble, dit le prêtre. Je sers des intérêts qui te dépassent et je ne m'attends pas à ce que tu saisisses la noblesse de mon combat. » (page 17).

Sennefer est un jeune scribe de 16 ans issu d'une famille de paysans. Il travaille depuis dix mois à l'administration fluviale à Ouaset.

« Quinze mètres carrés de terre battue, une tablette de bois qui écorchait ses genoux, une natte pour les longues soirées de labeur, une lampe à huile tremblotante et quatre murs défraîchis occupés par des coffres, des casiers et des étagères chargées de formulaire, de constats, de listes, d'autorisations, de consignes, de règlements. Son univers. » (page 23).

Son grand-père, Tiya, avait été un vénérable mais son père, Houy, a été condamné pour corruption et il a apporté la disgrâce sur sa famille. Ainsi, Sennefer a perdu son poste aux contentieux fonciers.

Une nuit, Sennefer se rend compte que le manifeste de débarquement du navire Le regard de Maât lui est revenu vierge : «Pas de contrôle, pas d'inventaire, rien. Je n'ai aucun moyen de savoir si ce bateau a bien débarqué sa cargaison, ni même s'il a réellement accosté. » (page 39). Mais, comme il est consciencieux, il va enquêter avec son ami de 19 ans, Pahy de Nekheb.

Or, le bateau a déchargé à mille coudées, aux Trois portes, le temple d'Amon et les deux jeunes gens découvrent que Rahouy, le capitaine du bateau a transporté illégalement un cadavre à bord du regard de Maât.

« Servir la vérité était la plus noble des tâches quelle que soit l'importance de la fausseté à rectifier. » (page 61) alors Sennefer va devoir s'allier avec son ennemi, Nesamon, mais Sennefer et Pahy vont vivre mille dangers car « l'ennemi est organisé, il a des yeux partout et connaît bien notre cité. » (page 122).

 

Des scribes, un pharaon, le Nil, des papyrus, des onguents... C'est toute la magie de l'Égypte ! Avec en prime des Nubiens, des Asiatiques, un dangereux désert et un complot ! Vous l'aurez compris, Les larmes de Kémi, même s'il n'est pas révolutionnaire, est un roman d'aventure et d'action agréable. Je lirai donc la suite avec plaisir.

À la fin du livre, il y a 36 pages d'annexes avec les protagonistes, une carte, une partie histoire sur la 18e dynastie (l'âge d'or des pharaons conquérants), « les visages du pouvoir » et les dieux, tout cela est bien utile et intéressant.

 

Un de mes passages préférés

« Oui, le chaos pouvait à nouveau submerger Kémi, malgré les efforts des prêtres et les pouvoirs de Pharaon et rien n'était plus terrifiant que ces instants de doute. Aucun rempart ne semblait plus assez solide, aucune tour assez haute. La pierre s'effriterait sous les doigts, la chair se corromprait sur les os, le ciel s'ouvrirait pour déverser sur les villages et les récoltes des nuées de mouches et de scorpions. » (page 179).

 

Une lecture pour les challenges Jeunesse & young adults # 3Petit Bac 2014 (catégorie Lieu pour Kémi), Premier romanRoyal (deuxième niveau) et Voyage dans l'Égypte antique.

 

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 04:21

Le val de la morte embrassée est un roman de Michel Honaker paru aux éditions Flammarion en octobre 2013 (266 pages, 13 €, ISBN 978-2-0812-8665-8).

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion pour cet agréable roman.

 

Michel Honaker naît en 1958 à Mont de Marsan dans les Landes. Il publie des nouvelles dès la fin des années 70 puis des romans et depuis le début des années 90 également de la littérature jeunesse. Ses genres de prédilection sont : science-fiction, anticipation, fantastique, espionnage, roman policier, aventure. J'ai déjà lu Les otages du Dieu-Dragon (Yakusa Gokudo, 1) en avril 2013.

 

Jubella Sinocare, jeune journaliste encore inconnue, est invitée par Lord Blake Denholm dans son manoir du XIXe siècle (Shoreham, West-Sussex, Angleterre).

« Magnat de la presse, de l'édition, grand patron ayant sauvé nombre d'entreprises de la ruine, le personnage s'était brutalement retiré de la vie publique vingt ans plus tôt sans la moindre explication. Il n'avait depuis accordé aucune interview, ne s'était laissé approché par personne, et vivait reclus en jouissant de sa rente, et de son titre, dans sa propriété entourée de verdure. » (page 6).

La jeune femme est accueillie par Ivan Gabor, l'étrange majordome hongrois qui la conduit auprès de Sa Seigneurie. Le vieux Lord – qui vit seul depuis la mort de son épouse, Lady Camilla – s'avère être raffiné et amateur d'art. Ça tombe bien : Jubella adore les toiles de William Turner et passe son temps libre à la Tate Gallery !

Mais le Lord lui révèle qu'il est un « prince charmant » c'est-à-dire qu'il « possède un charme », le pouvoir magique de réveiller les princesses mortes, comme dans les contes de fées : il est en fait un Éveilleur, le dernier même, et il pense qu'il va être assassiné comme l'ont été les autres avant lui. Pour prouver ses dires, il lui montre un tableau inconnu de Turner, Le val de la morte embrassée, que sa famille possède en secret depuis plus de deux cents ans.

« Un prince charmant en danger de mort..., songea Jubella. Encore une histoire de fou que je ne vendrai à personne. » (page 26).

Mais dans la nuit, Jubella voit une étrange lumière dans le parc du manoir et au petit matin, Chris Morris de Scotland Yard et de nombreux inspecteurs sont là car Lord Denholm a été retrouvé mort par Ivan, et le tableau a disparu.

Jubella rencontre Daniel Byrne, photographe-reporter qui sait pas mal de choses car il a grandi dans le coin, et Jim Fairchild, historien local qui était le meilleur ami de Denholm. Elle apprend par Ivan, avant qu'il ne meure comme son maître, que les ennemis des Éveilleurs sont les Vicaires, dirigés par une Méchante Reine.

« Ce sont eux, les tueurs. Ceux qui éliminent les Éveilleurs. Vous êtes en grand danger. Et moi aussi. Ils ne laisseront jamais des profanes révéler le secret de leur existence. » (page 70).

 

Le val de la morte embrassée est un bon thriller fantastique très rythmé, mêlant mystère et action qui se lit d'une traite. Le lecteur suit avec attention Jubella de la campagne anglaise à Londres (où la jeune femme se retrouve propulsée journaliste du Guardian grâce à son amie Patty Hegg), puis de Paris (où elle rencontre Even Clarke et Vitali Kordo, propriétaire d'une péniche-galerie) à Prague (pour le dénouement de l'histoire). Londres, Paris, Prague, trois capitales emblématiques au niveau historique et culturel, avec poursuites et dangers comme dans les films d'action. L'art (la peinture) et les contes de fée ont une grande importance et je trouve que ces sujets sont traités de façon originale, surprenante même. J'ai été charmée et conquise car, après tout, pourquoi ne pas croire au prince charmant ?

 

Ma phrase préférée

« Le baiser est le symbole de la vie, depuis la nuit des temps. Le symbole aussi de la pureté, de l'absolu. » (page 138).

 

Une lecture pour les challenges 1 % de la rentrée littéraire 2013L'art dans tous ses états (peinture, William Turner), Jeunesse & young adults # 3Thrillers et polars et bien sûr Des contes à rendre !

 

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