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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 19:33

Michaël du blog Vues de Budapest - Hongrie et moi vous proposons un challenge Automne hongrois.

 

Sur le même principe que le Printemps coréen, l'objectif de ce challenge est de découvrir – et de parler de – la Hongrie et de tout ce qui concerne ce pays : lecture (romans, nouvelles, essais, documents, bandes dessinées, albums illustrés...), cinéma, musique (classique et contemporaine, de tous les genres), gastronomie, histoire, langue, arts, sports, voyages et photos, etc.

Challenge Automne hongrois avec Coccinelle et Michaël

Le challenge est libre et un seul article (hors l'article qui annoncerait le challenge sur votre blog) suffit pour l'honorer. Vous pouvez faire un article de présentation si vous le souhaitez, faire un lien vers cet article et/ou l'article de Michaël, utiliser un des logos (réalisés par Michaël), c'est comme vous voulez. Vous pouvez aussi rejoindre le groupe Facebook.

 

L'inscription est possible tout au long du challenge en commentaire ici ou sur le blog de Michaël ; de même pour nous donner vos liens.

 

Si l'on tient compte de notre automne, le challenge serait du 23 septembre au 20 décembre 2014 mais l'automne commence plus tôt en Hongrie et donc le challenge va durer du 1er août au 1er décembre 2014 (soit quatre mois).

 

Un tirage au sort sera effectué entre les participants ayant publié au moins 3 articles et le/la gagnante recevra un colis de produits hongrois : merci à Michaël !

 

Vous pouvez laisser le lien de vos articles sur un des récapitulatifs d'articles : Vues de Budapest - Hongrie ou La culture se partage.

 

Alors, qui en est ?

 

1. Coccinelle de La culture se partage.

2. Michaël de Vues de Budapest - Hongrie avec l'article de présentation.

3. Marilyne de Lire & merveilles.

4. Sharon de Des livres et Sharon.

5. Mina de Bavardages et futilités.

6. Enna de Enna lit, Enna vit.

7. Moka de Au milieu des livres.

sans oublier les membres du groupe Facebook.

Challenge Automne hongrois avec Coccinelle et Michaël

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 21:54

AgotaKristof.jpgC'est avec tristesse que j'apprends ce soir la mort d'Agota Kristof : née le 30 octobre 1935 dans le village de Csikvánd (en Hongrie), elle vient de mourir – le 27 juillet 2011 – à Neuchâtel (en Suisse où elle s'était réfugiée en 1956).

 

Encore une grande dame de la littérature qui s'en va...

Paix à son âme.

 

Je me rappelle le choc littéraire et émotionnel en 1986 à la lecture de Le grand cahier ! Après ce roman, j'ai continué avec la suite de la « trilogie des jumeaux », La preuve (1988) et Le troisième mensonge (1991) et deux pièces de théâtre (mais je ne me rappelle plus lesquelles).

 

Vous avez vu l'intégrale (plus de 1 000 pages) parue en mars 2011 ?

C'est le genre de livres que j'aime avoir dans ma bibliothèque et je crois que je vais relire Agota Kristof d'ici peu !

 

Je vous conseille de lire/découvrir cette romancière, poétesse et dramaturge – qui écrivait en français.

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 07:08

PALsechesMonsieurVilmos.jpgAttention, cette bande dessinée que je présente aujourd'hui pour le challenge BD PAL sèches de Mo est un peu spéciale : elle ne contient que 14 pages et a été faite par des jeunes Hongrois qui étudient le français depuis à peine plus de 3 ans. J'ai voulu honorer leur travail en la présentant sur mon blog, d'autant plus qu'elle est réussie (il y a bien quelques fautes d'accords sur des adjectifs au féminin...) et qu'elle m'a bien plu. Elle a de plus reçu le 1er prix du concours « Dix mots en toute latitude 2011 » organisé par la librairie Latitudes et l'Institut français de Budapest.

 

Alors, cette bande dessinée, c'est tout simplement l'histoire d'un homme, Monsieur Vilmos (un fabricant de chaises), et de deux chaises, Karcsi et Feri. Il fallait y penser !

 

Ce qui est intéressant dans cette bande dessinée, en dehors du fait qu'elle a été conçue en français par des adolescents hongrois, c'est que le narrateur est la chaise (Karcsi) au moment où un petit garçon (Marc) s'assoit sur elle dans un grenier. Ce qui signifierait que les objets ont une âme et qu'ils ont besoin d'être touchés, aimés (les chaises ont d'ailleurs chacune un nom, donc une identité).

Il y a peu de personnages : Monsieur Vilmos, un sans-abri (Béla) et les deux chaises, mais ils transmettent beaucoup de choses au petit garçon (Marc) et aux lecteurs, le souvenir, la mémoire, la jalousie, le fait d'avoir été blessée (physiquement et psychologiquement), le besoin d'amour et le pardon. Tout ça dans une œuvre artisanale de 14 pages, il fallait le faire !

Alors je félicite chaleureusement Gergely Kiss (dessin), Fanni Ozorai (scénario), Máté Varga (mise en page) et... leur professeur de français Michaël (eh oui, je vous ai déjà parlé de lui !).

 

Cette bande dessinée colorée et originale est à découvrir absolument alors lisez cette histoire ! Elle est disponible au format pdf sur le site de la librairie Latitudes.

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 06:53

Le faon est un roman de Magda Szabó paru chez Viviane Hamy en janvier 2008 (220 pages, 21 €, ISBN 978-2-87858-236-5). Az őz est traduit du hongrois par Suzanne Cannard.

 

Il y a quelques mois, je vous parlais de la littérature hongroise avec Magda Szabó. Voici maintenant un de ses premiers romans, Le faon publié en 1959.

 

Eszter est une comédienne célèbre mais sa biographie officielle est fausse : « Je ne sais que mentir ou me taire. Ma biographie est un mensonge. » (page 14). Pourtant après s'être blessée le pied droit, des souvenirs remontent à la surface et elle raconte son enfance, dans les années 30, son adolescence, la guerre, ses années d'études, ses débuts au théâtre avec Pipo, ses aventures et l'homme qu'elle aime.

Bien sûr, elle est née dans une famille aristocrate, mais ruinée, et ses parents étaient vraiment pauvres. Elle n'avait même pas l'uniforme scolaire réglementaire et elle portait les vieilles chaussures de sa tante Irma qui lui faisaient horriblement mal aux pieds. C'était pourtant son arrière-grand-père, Mozes Encsy, qui avait fondé le collège qu'elle ne fréquentait que parce qu'elle avait pu recevoir une bourse...

« Un jour que nous étions dans une telle détresse que nous n'avions rien à donner à dîner à Père, je volai des œufs. Il ne restait que des haricots et des pois chiches, qu'il ne digérait pas. » (page 27).

Après la destruction de leur maison suite à un bombardement, Eszter et ses parents ont dû quitter la propriété familiale et vivre sans domestique dans une petite maison. « Père n'acceptait de défendre que les causes qui lui semblaient justes, de telle sorte qu'il ne gagnait quasiment rien. » (page 28). Qu'à cela ne tienne, si son mari ne veut pas plaider et préfère s'occuper de ses plantes, la mère décide de donner des leçons de piano. Pour ne pas que sa mère abîme ses mains, Eszter s'occupe de la maison, de son père, de ses devoirs, elle en a gardé une haine de la musique.

Puis, elle est tombée amoureuse mais le garçon, Karoly l'a battue . Elle a jalousé Angela qui possédait un faon et cette jalousie a perduré (d'où le titre) : « Aujourd'hui, elle n'est plus belle, [...] elle connaîtra la pauvreté. Et elle redeviendra poussière. » (page 40). Elle a fait face à la mort, celle de la mère de Gizi tuée par le mari trompé, celle de son père, à l'indifférence de ses parents : « [...] je savais que j'avais peu compté pour eux tant ils représentaient tout l'un pour l'autre. » (page 77).

Eszter a compris très tôt les choses de la vie : « La bonté m'a toujours paru suspecte. Je n'ai jamais cru que la bonté fut naturelle. J'estimais qu'une bonne action payait un service rendu ou attendu. » (page 86).

Et puis elle apprend que l'homme qu'elle aime, Lörinc, est marié avec Angela. Angela qui était une parfaite élève, une gentille fille prête à toujours rendre service, Angela qui était la fille du juge mais dont la famille avait dû quitter précipitamment la ville après la mort du fils, Emil. Angela qu'Eszter avait jalousée, aimée et détestée à la fois... « Ce serait affreux si Angela s'apercevait de quelque chose. La pauvre petite chérie ne sait rien encore. Elle a reposé sa tasse et ma regardée. J'ai reposé la mienne en souriant : Il faudrait la mettre au courant. [...] Elza [...] comprit que si elle voulait l'aider, il ne lui restait qu'à se taire. » (page 151). « Es-tu folle ? [...] Tu ne t'es donc pas encore aperçue, Eszter, que c'est toi que j'aime et non pas Angela ? » (page 167).

 

Les souvenirs d'Eszter, à la fois nostalgique et cynique, dans un récit d'une grande sincérité qu'elle rédige à l'homme aimé mais qui lui échappe comme si elle n'était pas digne de lui, pas digne à cause de sa pauvreté, de ses mensonges, de sa jalousie, symbolisée par le faon.

Une lecture enrichissante et puissante, qui montre la Hongrie, la guerre, la vie et l'âme humaine, mais aussi une lecture pas facile (j'ai laissé traîné le livre parfois, parce que j'avais besoin de lire autre chose, de plus serein, de plus léger).

J'avais déjà lu Rue Katalin et à l'occasion, je le relirai pour vous en parler ou alors je lirai La porte ou La balade d'Iza ou Le vieux puits mais pas dans l'immédiat (PàL archi-pleine !).

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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 08:00

MagdaSzabo1MagdaSzabo2Magda Szabó est née le 5 octobre 1917 à Debrecen, capitale du comté de Hadjú-Bihar (dans l'est de la Hongrie près de la frontière avec la Roumanie). Fille d'une famille bourgeoise protestante, elle a étudié à l'université de sa ville le hongrois et le latin (mais elle parlait aussi l'allemand, l'anglais et le français) puis a enseigné au lycée protestant pour filles de Debrecen. Mariée en 1947 à l'écrivain Tibor Szobotka (1913-1982), elle a publié ses premiers recueils de poèmes et fut immédiatement considérée comme un espoir de la littérature hongroise. Mais en 1949, le prix Baumgarten lui est retiré « pour des raisons politiques » et elle est licenciée du Ministère de la religion et de l'éducation où elle travaillait depuis 1945. Elle a alors disparu de la scène littéraire puisqu'entre 1949 et 1956, ses livres (ainsi que ceux de son mari) furent interdits de publication par le régime stalinien. Durant ces années, elle a recommencé à enseigner et a aussi effectué des traductions. Cependant en 1959, elle a reçu le prix Attila Jozsef et elle fut à nouveau publiée et reconnue au niveau littéraire d'autant plus que de nombreux prix sont venus s'y ajouter : Lajos Kossuth en 1978, Pro Urbe Budapest en 1983, Csokonai en 1987, Getz en 1992, Betz Corporation pour La porte en 1993, Déry en 1996, Agnes Nemes Nagy en 2000, Fémina étranger pour La porte en 2003, Mondello en 2005, Cévennes du meilleur roman européen pour Rue Katalin en 2007, année de sa mort (le 19 novembre à Kerepes, elle était en train de lire, elle avait « un livre à la main »).

 

La petite info en plus

Hermann Hesse disait qu'elle était le « poisson d'or » de la littérature hongroise.

 

Ses romans traduits en français chez Viviane Hamy

La ballade d'Iza (Pilátus), janvier 2005, 286 pages, réédition dans la collection Bis à paraître le 4 mars 2009 (déjà publié en 1963 au Seuil sous le titre La ballade de la vierge)

Le faon (Az őz), janvier 2008, 220 pages (déjà publié en 1959 au Seuil)

La porte (Az ajtó), août 2003, 286 pages, réédition dans la collection Bis en janvier 2005 (déjà publié en 1987)

Rue Katalin (Katalin utca), septembre 2006, 250 pages (déjà publié en 1967 au Seuil)

 

 

À paraître chez Viviane Hamy le 25 février 2009

 

L'instant (La Créüside), 360 pages - A pillanat (Creusais), 1990

Le vieux puits (Souvenirs d'enfance), 260 pages - Ókút, 1970

 

Autres romans précédemment traduits en français

Fresque (Freskó), 1958 au Seuil (roman écrit pendant ses années de silence littéraire)

Dites à Sophie (Mondják meg Zsófikának), 1958

Bleu-île (Sziget-kék), 1959 (Flammarion)

Lala, princesse du pays des fées (Tündér Lala), 1965 (Flammarion)

Les parents perdus (Mózes egy, huszonkettő), 1967 (Seuil)

 

Les ouvrages non traduits en français

Bárány, 1947 (recueil de poèmes, son premier livre) Az órák és a farkasok, 1975
Vissza az emberig, 1949 Szilfán halat, 1975
Ki hol lakik, 1957 Az a szép, fényes nap, 1976
Bárány Boldizsár, 1958 Régimódi történet, 1977
Neszek, 1958 Kívül a körön, 1980
Marikáék háza, 1959 Erőnk szerint, 1980
Vörös tinta, 1959 Megmaradt Szobotkának, 1983
Disznótor, 1960 Béla király, 1984
Álarcosbál, 1961 Az ajtó, 1987
Születésnap, 1962 Az öregség villogó csúcsain, 1987
A Danaida, 1964 Záróvizsga, 1987
Hullámok, 1965 A félistenek szomorúsága, 1992
Eleven képét a világnak, 1966 A lepke logikája, 1996
Fanni hagyományai, 1966 Szüret, 1996
Alvók futása, 1967 A csekei monológ, 1999
Zeusz küszöbén, 1968 Mézescsók Cerberusnak, 1999
Abigél, 1970 (roman adapté au cinéma en 1978) Merszi, Möszjő, 2000
Kiálts, város !, 1971 Für Elise, 2002
A szemlélők, 1973 Békekötés, 2006

 

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