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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 03:46

L'étonnante disparition de mon cousin Salim est un roman de Siobhan Dowd paru aux éditions Gallimard Jeunesse en avril 2009 (302 pages, 12,50 €, ISNBN 978-2-07-061822-4). Disponible en Folio junior (308 pages, 6,45 €, ISBN 978-2-07-064559-6). The London Eye mystery (2007) est traduit de l'anglais par Catherine Gibert.

 

Siobhan Dowd est née le 4 février 1960 à Londres (de parents irlandais). Elle a étudié les lettres classiques à l'université d'Oxford. Elle a rejoint le Pen Club International en 1984 et s'est battue pour les écrivains censurés et/ou enfermés (en Indonésie, au Guatemala...). En 2006, son premier roman pour la jeunesse est paru, Sans un cri, et a fait l'unanimité. L'étonnante disparition de mon cousin Salim est son deuxième roman jeunesse publié mais en fait le premier qu'elle ait écrit. Elle est morte le 21 août 2007 à Oxford (elle avait un cancer). Ses droits d'auteur sont versés à un fonds caritatif pour favoriser l'apprentissage de la lecture des enfants défavorisés et « améliorer l'accès des jeunes défavorisés au plaisir de la lecture », le Siobhan Dowd Trust. Plus d'infos sur http://www.siobhandowdtrust.com/.

 

Kat et Ted Spark sont frères et sœurs et ils aiment bien monter dans le London Eye. Ils y invitent leur cousin Salim qui n'a jamais essayé cette grande roue mais celui-ci ne ressort d'aucune nacelle après la demi-heure de tour !

« […] la nacelle a fini son tour. Les portes se sont ouvertes. Les passagers sont sortis par groupe de deux ou trois et sont partis dans des directions différentes, le visage souriant. Leurs chemins ne se croiseraient sans doute plus. Mais Salim ne figurait pas parmi eux. » (page 7).

Ted, qui veut être météorologiste, est très précis au niveau des dates, des horaires, du temps et il ne comprend pas la disparition de son cousin.

« Je sais que je suis un taré. Mon cerveau fonctionne selon un mode différent de celui des autres. Je vois des choses que les autres ne voient pas et inversement. » (page 31).

En fait, Ted n'est pas taré, il est autiste.

« Disons que le cerveau est un ordinateur, ai-je expliqué. Et que le mien fonctionne avec un système différent de celui des autres. Et des connexions différentes aussi. » (page 37).

Si Salim passe quelques jours à Londres, c'est parce que sa mère, tante Gloria pour Kat et Ted, divorcée de Rashid, un médecin indien, et ne supportant plus Manchester, a accepté un poste de conservateur de musée à New York et elle va y emmener son fils unique. Elle est simplement venue dire au revoir à sa sœur, Faith, et à son neveu et sa nièce.

Mais Ted s'est attaché à ce cousin qu'il ne connaissait que peu au point de se confier à lui.

« Cela ne me plaît pas d'être différent. Je n'aime pas être dans mon cerveau. J'ai parfois l'impression d'un grand espace vide où je serais seul. Sans rien d'autre à part moi. » (page 39).

C'est pourtant grâce à son cerveau – et à l'aide de sa sœur – que Ted va résoudre le mystère de la disparition de Salim ! Il élabore en effet huit théories plausibles et même une neuvième plus fantaisiste.

« J'ignorais ce qui avait dévié Salim de sa trajectoire. Or quelque chose l'avait dévié. » (page 193).

 

Ma phrase préférée

« Et je me dis que, plus tard quand je serai grand, j'aiderai les gens à se préparer aux catastrophes naturelles, je sauverai des vies, j'éviterai des dépenses inutiles, et je donnerai des conseils aux gouvernements pour se prémunir du temps. » (page 97).

 

En suivant la réflexion de Ted, différente de celle de sa sœur et des autres membres de la famille, le lecteur est plongé dans une autre façon de penser et il se sent proche de cet enfant autiste (empathie). Comme c'est Ted qui raconte, il y a une certaine naïveté et beaucoup de délicatesse mais Siobhan Dowd n'est jamais dans un récit simpliste. Cette histoire vaut surtout pour Ted – vraiment attachant – et la galerie de personnages qui l'entourent. Car il y a de l'humour, de la précision et une énigme à résoudre mais peu de suspense. Par contre, il y a deux fois une référence à Sherlock Holmes.

 

Une lecture dans les challenges God save the livre, Jeunesse & young adults # 3, Lire sous la contrainte (titre long), Littérature du Commonwealth, Petit Bac 2013 (catégorie Prénom), Premier roman et Voisins voisines.

 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 06:22

Titanic2.1.jpgVous vous rappelez que j'avais beaucoup aimé Titanic 2.0 : la mort rouge, de Colin Bateman ? Cannibal City est la suite tant attendue et je remercie Brigitte et les éditions Casterman de m'avoir envoyé ce deuxième tome.

 

Titanic 2.1 : Cannibal City est un roman de Colin Bateman paru aux éditions Casterman le 18 avril 2012 (289 pages, 15 €, ISBN 978-2-203-04840-9). Titanic 2020 Cannibal City est traduit de l'anglais par Benjamin Peylet.

 

Colin Bateman est né en juin 1962 à Bangor en Irlande du Nord. Il est journaliste et écrivain.

Plus d'infos sur son site, http://www.colinbateman.com/.

 

Après l'épidémie de la mort rouge et des millions de morts dans le monde, le Titanic de 2020 continue sa route en essayant d'aider du mieux possible les survivants et de se ravitailler.

« Le capitaine Smith, son commandant en second Jeffers, le reste de l'équipage du Titanic et la plupart des passagers n'ignoraient pas que le navire constituait un endroit particulièrement sûr, doté de tout le confort moderne et qui, en dépit des occasionnelles pénuries de nourriture, des pannes de courant, des maladies contagieuses, des rapides mutineries et des protestations bruyantes, était à peu près ce qu'il se faisait de mieux en termes d'abri dans ce monde troublé. Pour cette raison, et parce que c'était son devoir, le capitaine Smith s'efforçait de prêter assistance aux habitants des communautés croisées sur leur route. […]. » (page 24).

Le paquebot navigue vers New York maintenant connue sous le nom de... Cannibal City !

Lorsque le Titanic accoste à Tucker's Hole, le plus important est de soigner les blessés, de voir si certains passagers veulent débarquer pour retrouver des membres de leur famille ou si quelques habitants – non contaminés – souhaitent vivre à bord. Claire et Jimmy descendent à terre afin de réaliser un reportage pour le Titanic Times mais ils ne s'adressent pas la parole car Claire ne supporte pas d'avoir perdu Babe, une jeune truie à laquelle elle s'était attachée.

Poursuivis par un homme habillé comme un prêtre, Claire et Jimmy fuient dans la forêt et sont séparés. Claire, blessée, est récupérée par les hommes d'équipage, mais Jimmy a disparu ! Son chemin va croiser celui de Roni, 12 ans : elle a fui New York, elle est seule et survit dans un hôtel.

Pendant que Jimmy rencontre Daniel Blackthorne, le nouveau « président » des États-Unis dans un train et se fait enrôler dans son armée à Fort Hope, Claire se rend compte que l'homme qui l'a blessée, le Révérend Calvin Cleaver, est à bord du Titanic !

« Le Titanic apportait tout ensemble l'espoir et la jalousie, un grand soulagement et le souvenir amer de la civilisation disparue. » (page 48).

 

En cette période anniversaire du naufrage du Titanic (nuit du 14 au 15 avril 1912), j'ai dévoré ce roman rythmé et passionnant ! Comme pour le premier tome, il y a de l'aventure, de l'action, du suspense, de l'humour aussi. Des personnages attachants pour lesquels on tremble. Et un aperçu politique et social de ce que l'humanité pourrait devenir si quelque chose de ce genre arrivait réellement.

C'est à coup sûr un roman de SF qui plaira aux ados et aux adultes !

 

Un roman pour les challenges Littérature jeunesse & young adults, Voisins Voisines avec l'Irlande, et le tout nouveau R.M.S. Titanic !

JeunesseYoungAdults VoisinsVoisines2012 TitanicRMS


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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 04:20

HollyHedgehog1.jpgHolly Hedgehog's holidays est un album illustré de Louise Marsan et Louise Mendoche paru aux éditions Dadoclem dans la collection La marmite-o-langues en octobre 2008 (46 pages, 8,50 €, ISBN 978-2-916637-04-4).

 

Louise Marsan est l'auteur. Elle est née en 1972 à Dublin, en Irlande. Elle vit en Savoie où elle est assistante dans l'enseignement de l'anglais.

 

Louise Mendoche est l'illustratrice. Elle est née en 1984 à Valence (Drôme). Elle étudie le dessin animé à l'École des métiers du cinéma d'animation à Angoulême.

 

À Primrose Hill, Holly Hedgehog propose à son amie, Belinda Hedgehog, de partir en vacances. Elle choisit la France. Après quelques recherches sur Internet, Holly Hedgehog découvre en Ardèche une maison appelée Le Hérisson. Parfait ! Les deux hérissons vont partir avec leurs amis, Peter Hamster, Jenny Hen, Walter Heron. Tous se préparent et embarquent dans l'avion (*) mais un ouragan oblige le chat-pilote à atterrir sur une île perdue au milieu de l'océan...

 

HollyHedgehog2.jpgEn fait, cet album se décline en trois couleurs (blanc, noir et orange) et il est bilingue : il est sous-titré Les vacances de Holly Hérisson.

Le texte noir est en anglais : il est en plus gros caractères pour inciter à la lecture en anglais, mais les enfants se sentent libres de passer d'une langue à l'autre.

Le texte orange est en français : il est un peu plus petit mais il est quand même bien visible grâce à sa couleur.

(*) J'ai révisé la différence entre aeroplane (Grande-Bretagne) et airplane (États-Unis).

En tout cas, quelles vacances, mes amis ! Je me suis bien amusée et je vous rassure, je n'ai pas eu besoin de la traduction.

J'ai bien pensé à Hérisson, la blogueuse qui aime les hérissons et qui gère le challenge Je lis aussi des albums dans lequel je place ce petit album illustré. Je le mets aussi dans le challenge Animaux du monde de Sharon et dans le challenge Voisins Voisines (puisque Louise Marsan est une auteur contemporaine irlandaise). Tiens, je le mets aussi dans le challenge Naufragés d'Adalana auquel je profite pour m'inscrire !

 

Dans la collection La marmite-o-langues, il y a d'autres titres bilingues anglais mais aussi allemand, corse, espagnol et italien. Plus d'infos sur La marmite-o-langues.

 

CA2012big ChallengeAnimaux VoisinsVoisines2012 ChallengeNaufrages9

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 00:51

Titanic2.0.jpgTitanic 2.0 : la mort rouge est un roman de Colin Bateman paru aux éditions Casterman le 13 avril 2011 (302 pages, 15 €, ISBN 978-2-203-03151-7). Titanic 2020 (2007) est traduit de l'anglais par Antoine Pinchot.

 

Je remercie Brigitte et les éditions Casterman de m'avoir envoyé ce roman qui m'intriguait bien.

 

Colin Bateman, Irlandais du Nord né en 1962, est journaliste et auteur de romans policiers satiriques parus en français dans la Série noire de Gallimard. Il a aussi écrit des romans pour la jeunesse et des scénarios de téléfilms.

 

Vous savez tous ce qui est arrivé au Titanic, paquebot annoncé insubmersible mais qui a coulé dans la nuit du 14 au 15 avril 1912 offrant à l'océan glacial mille cinq cents corps et des dizaines de milliers de tonnes d'acier et de matériel. Il avait été construit au chantier naval de Belfast (Irlande) et l'arrière-arrière-grand-père de Jimmy Armstrong qui avait participé à la construction était à bord lors du naufrage. Depuis, les Armstrong sont une famille poissarde et Jimmy, 13 ans, est surnommé ironiquement Jimmy la chance !

 

On est en 2020, à Belfast, et le nouveau Titanic est pratiquement prêt à partir. La classe de Jimmy va le visiter avant le départ. Renvoyé du collège à cause d'une bagarre générée par un copain, Jimmy n'a pas pu faire la visite... Pour le consoler, son grand-père lui donne la pièce fétiche de l'arrière-arrière-grand-père qu'il vient de retrouver au grenier : et si leur ancêtre avait souffert de malchance parce qu'avant d'embarquer sur le Titanic, il avait laissé cette pièce à son descendant ? Jimmy monte à bord du Titanic en pleine nuit et veut lancer la pièce dans l'océan. Mais après avoir bu du Champagne dans une cabine (c'est la première fois qu'il en boit), il s'endort et se réveille alors que le paquebot est en plein océan !

« Et c'est ainsi que commença son incroyable aventure, à cause d'une mission idiote confiée par son grand-père, alors qu'il essayait de se soustraire à la colère de ses parents. » (page 17).

À bord du Titanic 2.0, il y a les hommes de la capitainerie, les membres d'équipage, le couple Stanford (propriétaire du bateau) et leur fille, Claire, une adolescente gâtée et capricieuse.

Jimmy ne peut échapper longtemps aux hommes du capitaine Smith et devra travailler avec Scoop Robinson, le journaliste chargé du Titanic Times. C'est comme ça qu'il apprend pour le tremblement de terre à San Diego et la maladie inconnue qui décime la population de Californie et gagne du terrain non seulement aux États-Unis mais aussi dans le monde entier. Or Le Titanic 2.0 doit faire escale à Miami pour que montent à bord les mille cinq cents passagers qui ont payé à prix d'or leur croisière !

« Et nous voguons droit vers cet enfer. » (page 110).

À Miami, les passagers embarquent, enfin ceux qui sont encore en vie, mais nombre d'entre eux sont contaminés... C'est l'enfer sur terre, ce sera l'enfer à bord. Et il en est de même aux escales (il faut bien que le bateau se ravitaille en carburant et en nourriture), Porto Rico, l'île Saint-Thomas...

« Le monde était plongé en plein cauchemar. » (page 142).

 

 Excellent ! Vraiment excellent ! J'ai adoré ce roman d'aventure et de science-fiction (ados-adultes) avec lequel je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. L'histoire est originale et je n'ai pas eu le mal de mer (ouf !). Les personnages sont intéressants (pas caricaturaux) : j'ai particulièrement aimé Jimmy bien sûr mais aussi Scoop Robinson, le journaliste alcoolique qui porte un prénom prédestiné. Jimmy, son copain Ty, Claire, et même les Stanford, ils vont évoluer, changer. Quant au cuisinier, Pedroza, avec ses couteaux, il est terrifiant !

TitanicRMSEt puis, on voit la vie à bord d'un paquebot, la capitainerie, la cuisine, les ponts, etc. J'imagine bien cette histoire en long métrage d'animation.

En tout cas, on verra bien en 2020 si un nouveau Titanic existe et même si la traversée coûte les yeux de la tête, il faudra monter à bord si on veut rester en vie !

 

Et que vois-je ? Une suite ! Titanic 2.1 : cannibal city est annoncé pour 2012, va falloir attendre... Ou le lire en anglais (il est paru en juin 2008).

 

 

PS du 2 mai 2012 : dans le challenge R.M.S. Titanic d'ELP.

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 00:12

LivreChoses1.jpgLe livre des choses perdues est un roman de John Connolly paru aux éditions L'Archipel en octobre 2009 (349 pages, 18,50 €, ISBN 978-2-8098-0154-5). The book of lost things est traduit de l'anglais (Irlande) par Pierre Brévignon. Je remercie Ulike.net de me l'avoir envoyé car il m'a beaucoup plu.

 

John Connolly est né le 31 mai 1968 à Dublin (Irlande). Il est journaliste mais aussi écrivain de romans policiers depuis 1999 (avec la série de Charlie Parker). Plus d'informations sur le site officiel de John Connolly et sur The book of lost things (évidemment tout est en anglais).

 

David a 12 ans lorsque sa mère meurt d'une longue maladie, les laissant seuls lui et son père, professeur de mathématiques à l'université. Le corps est enterré début janvier et moins de 6 mois après, David rencontre Rose, la nouvelle amie de son père. Depuis, il a des crises : il perd connaissance et aucun médecin n'a pu dire de quoi il souffrait. Mais David sait qu'il voit des choses, et aussi un homme biscornu, et qu'il entend parler les livres. Serait-il influencé par ses lectures et les paroles de sa mère ? « Les histoires sont vivantes [...] Elles se mettent à vivre dès qu'on les raconte. [...] Elles s'enracinent dans l'imagination du lecteur et peuvent le métamorphoser. [...] Elles veulent qu'on leur donne la vie. » (page 13).

LivreChoses2En tout cas, alors que les enfants sont évacués (on est en 1939), David reste près de son père qui lui annonce que Rose est enceinte. Lorsqu'ils s'installent dans la maison de la jeune femme, à 80 kilomètres au nord de Londres, David apprend que son père travaille maintenant à déchiffrer des codes secrets pour le gouvernement et qu'il a un demi-frère, Georgie. Rose l'installe à l'étage dans une chambre pleine d'étagères et de livres ayant appartenu à son oncle, Jonathan Tulvey disparu à l'âge de 14 ans avec Anna, une orpheline de 7 ans. David se réfugie alors dans la lecture.

Mais une nuit, attiré par la voix de sa mère, il entre dans un tronc d'arbre creux et se retrouve dans un autre monde, un monde où il est poursuivi par des Sires-Loups car le Petit Chaperon Rouge a fauté avec un loup donnant naissance à des êtres cruels mi-loups mi-humains, où des harpies et des trolls repoussants dévorent tout ce qu'ils trouvent, où Boucle d'Or a été dévorée par les ours, où des nains communistes détestent une Blanche-Neige insupportable... Et surtout où il doit trouver un roi possédant le Livre des choses perdues qui lui permettra (peut-être...) de rentrer chez lui. David est aidé dans sa quête par le Garde Forestier puis par le Chevalier Roland et son cheval Scylla.

 

Ce conte fantastique est une agréable lecture, dans la lignée de Coraline ou Nobody Owens de Neil Gaiman et j'ai passé un très bon moment avec David. Ce roman, bien que sombre, peut être lu par des ados car plusieurs thèmes pouvant les toucher sont abordés, la mort d'un parent (là, de la mère), la jalousie (vis-à-vis du demi-frère), le fait d'accepter ou non une belle-mère, et puis la quête de sa propre identité et de ce qu'on veut faire de sa vie, de ce qu'on veut devenir.

 

PS de juin 2010 : Prix du roman pour la jeunesse à la 9e édition des Imaginales (2010).

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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 02:48
Les cendres d'Angela : une enfance irlandaise, de Frank McCourt est un roman paru en 1996 aux États-Unis (sous le titre Angela's ashes) et en 1997 en France aux éditions Belfond (430 pages, ISBN 2-7144-33235) dans la collection Littérature étrangère (traduit de l'américain par Daniel Bismuth).

Frank McCourt est né à Brooklyn le 19 août 1930 dans une famille d'origine irlandaise qui retourne en Irlande alors qu'il a 4 ans. En 1949, il repart aux États-Unis, à Manhattan, prend des cours du soir, exerce divers métiers. Dix ans après, il enseigne l'anglais et se produit sur scène dans A couple of blaguards avec son frère, Malachy. Il est membre du National Arts club.

Mon résumé
Angela Sheehan est enceinte, elle doit donc épouser Malachy McCourt mais en 1930, à New York, à l'époque de la prohibition, un homme faignant et ivrogne ne
peut pas trouver de travail afin d'élever décemment ses enfants, Francis, Malachy et Margaret. À la mort de Margaret, le couple décide de rentrer en Irlande mais la vie y est bien pire d'autant plus que Malachy est un gars du nord et qu'il est rejeté par la famille catholique d'Angela. Évidemment il boit l'allocation chômage. Sa femme et ses enfants sont obligés de mendier. Les nouveaux bébés, des jumeaux, meurent...

Mon humble avis
C'est son enfance durant laquelle rien ne lui a été épargné que Franck McCourt raconte dans ce très beau récit autobiographique qui a reçu le National Book Critics Award en 1996 et le prix Pulitzer en 1997. Il y décrit (parfois avec humour) l'amour qu'il porte à sa famille, l'école, le catéchisme, le soin qu'il prend de ses frères, son premier amour en la personne de Theresa Carmody, les Anglais et la guerre, son père qui disparaît, la solitude, la pauvreté, l'humidité du taudis dans lequel la famille vit à Limerick, la maladie, la souffrance, la mort toujours présente, et sa haine pour Laman Griffin avec qui sa mère s'est installée mais aussi le profond espoir qu'un avenir meilleur lui est réservé : bref, une enfance irlandaise.


Les cendres d'Angela, une enfance irlandaise a été réédité en 2000 lorsqu'est parue la suite des souvenirs de Frank McCourt : C'est comment l'Amérique ?.
Puis est paru en 2006 le dernier tome de ce qui est en fait une trilogie : Teacher man, un jeune prof à New York.

Les cendres d'Angela est aussi un film réalisé par Alan Parker en 1999.

[Répertorié sur Blog-O-Book.]

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