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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 04:03

Il faudra me passer sur le corps est le 2e tome de la série 43 rue du Vieux-Cimetière, un roman de Kate et M. Sarah Klise paru aux éditions Albin Michel Jeunesse dans la collection Witty en janvier 2013 (131 pages, 8,50 €, ISBN 978-2-226-24594-6). 43 Old Cemetery Road, Book 2 : Over my dead body (2010) est traduit de l'américain par Mickey Gaboriaud.

 

Pour plus d'infos sur l'auteur Catherine 'Kate' Klise et sur l'illustratrice M. (Mary) Sarah Klise, consultez la note de lecture de Trépassez votre chemin.

 

Le MIASME (Mouvement International Autoritaire pour la Sauvegarde Morale de nos Enfants), nouvellement fondé par Dick Tatter, veut enquêter sur Ignace Bronchon et lui enlever Lester.

« Une âme charitable lui a envoyé une lettre anonyme pour l'informer de notre situation. Qu'allons-nous faire ? » (page 25).

Ce petit dictateur (j'avais oublié de dire pour le tome 1 que les noms étaient des jeux de mots) veut aussi faire interdire Halloween et détruire tous les livres qui parlent de fantômes, de magie, etc. Heureusement Tom Set, le bibliothécaire de Livid City, refuse de brûler les livres !

Mais après une enquête bâclée et partiale de Dick Tatter, Bronchon est interné d'office (et à vie !) et Lester est envoyé à l'orphelinat.

Les parents de Lester ont autre chose à penser : ils sont en France et s'apprêtent à publier leur livre, Seuls les idiots (et les enfants) croient aux fantômes : le livre anti-fantômes par excellence – « best-seller garanti » – quels crétins, ces deux-là !

Bronchon, Adèle et Lester avaient promis à leurs lecteurs de nouveaux chapitres pour Halloween mais là, c'est impossible, et pire les lecteurs se retournent contre les auteurs pensant à une supercherie et réclament un remboursement.

Et Dick Tatter veut prouver que le fantôme d'Adèle n'existe pas. « Je tirerai cette affaire au clair, même si cela exige une inhumation. » (page 91).

 

En dehors des retranscriptions des émissions Agi-Tatter et des extraits de La Gazette de Livid City, le récit est toujours sous forme de lettres, ce que j'aime vraiment beaucoup. C'est un pur bonheur de lire cette série.

Et avec Dick Tatter et son MIASME, l'auteur montre que parfois des organisations ont trop d'importance et de pouvoir, et font n'importe quoi soit-disant pour le bien-être de quelqu'un (ici les enfants). Il y a aussi dans la population des gens qui adhèrent à n'importe quelle idée farfelue sans se poser de questions !

 

Une excellente lecture que je mets dans les challenges En toutes lettres, Jeunesse & young adults # 3, Romancières américaines et US.

 

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 02:06

Trépassez votre chemin est le premier tome de la série 43 rue du Vieux-Cimetière, un roman de Kate et M. Sarah Klise paru aux éditions Albin Michel Jeunesse dans la collection Witty en septembre 2012 (169 pages, 8,50 €, ISBN 978-2-226-24239-6). 43 Old Cemetery Road, Book 1 : Dying to meet you (2009) est traduit de l'américain par Mickey Gaboriaud.

 

Catherine 'Kate' Klise, née le 13 avril 1963 à Peoria dans l'Illinois, est l'auteur. Elle a étudié à l'Université Marquette à Milwaukee dans le Wisconsin (diplômé d'anglais) et a travaillé pendant quinze ans pour le magazine hebdomadaire People. Elle écrit surtout pour la jeunesse (son premier roman adulte, In the bag, n'est paru qu'en 2012). Elle habite dans une ferme du Missouri.

 

M. (Mary) Sarah Klise, née le 31 décembre 1962 également à Peoria, est l'illustratrice. Elle a aussi étudié à l'Université Marquette (diplômée d'histoire) et enseigne l'Art. Elle habite un cottage victorien à Berkeley en Californie et a un fils, Milo.

 

Plus d'infos sur les deux sœurs sur leur site officiel, http://www.kateandsarahklise.com/.

 

Tout commence lorsqu'Ignace Bronchon, 64 ans, habitant Chicago, « spécialiste des mystères, du grabuge et du macabre », auteur de la série jeunesse en douze volumes, Le dompteur de fantômes, décide de louer une maison pour l'été afin de « finir » son nouveau livre : en fait il ne l'a même pas commencé, il n'a pas écrit depuis vingt ans... Son éditrice de New York, Sandy Page-Haller, est en colère et a embauché un détective privé, Teddy Skray, pour enquêter sur Bronchon !

Après avoir contacté Debbie Cock de l'agence Immo Ralasway à San Francisco, Bronchon choisit le manoir victorien de « trente-deux pièces et demie » sis 43 rue du Vieux-Cimetière à Livid City, Illinois, États-Unis.

En fait, le manoir fut construit par Adèle I. Vranstock en 1874 : elle écrivait et illustrait des romans à énigmes mais aucun ne fut publié. La vieille dame célibataire et sans enfant est morte il y a quatre-vingt-dix-sept ans et la maison appartient à Lino et Inès Perrance depuis douze ans. Ce couple de professeurs, spécialistes du paranormal, est en ce moment en Europe pour des conférences. Leur fils de onze ans, Lester, vit au manoir avec son chat, Mistynoir.

« Selon la légende, peu avant sa mort, Vranstock aurait juré de hanter sa maison et la ville de Livid City pour l'éternité – ou bien, jusqu'à ce qu'un de ses livres soit publié. » Extrait de la Gazette de Livid City (page 33).

Bronchon n'est pas content : il a découvert non seulement que Lester vivait au deuxième étage de la maison (il n'aime pas particulièrement les enfants même s'il écrit des livres à leur intention) mais aussi qu'il y avait un chat (il est « extrêmement allergique » aux chats). De plus le manoir est délabré, tout biscornu et tarabiscoté ! « La personne qui a conçu cette baraque devait être à moitié maboule. » (page 34).

Comme son avoué, Fred Dossier, lui écrit qu'il ne peut rien faire contre la clause Lester/Mistynoir alors que le bail est signé et lui explique qu'il est ruiné, Ignace Bronchon n'a pas d'autre solution que d'écrire le treizième tome du Dompteur de fantômes. Il décide de placer les nouvelles aventures de Bartholomew Brown, son célèbre détective spécialiste des fantômes, dans ce manoir du 43 rue du Vieux-Cimetière.

Or Lester a réussi ce que ses parents n'ont jamais réussi : il est en contact avec le fantôme d'Adèle !

 

Voilà, le décor est planté et je peux vous dire qu'il y a une super ambiance dans ce roman épistolaire puisqu'en dehors des extraits de la Gazette et des extraits du roman que Bronchon tente d'écrire, il n'y a que des lettres, y compris entre Bronchon qui a mauvais caractère (au premier étage) et Lester qui est l'innocence même (au deuxième étage). Chaque lettre a sa propre typographie selon la personne qui l'écrit et le lecteur, qui connaît la présence d'Adèle, le fantôme, s'amuse beaucoup en lisant tous ces échanges. Ce livre est original d'autant plus qu'il est illustré avec humour et se lit très bien, d'une traite quoi !

 

« Mais tout d'abord, je m'interroge : de qui est-ce l'histoire ? Bartholomew Brown ? Je ne crois pas. Suis-je attachée à ce personnage ? Pas vraiment. Il est trop plat. Trop rigide. Complètement irréaliste. » Extrait d'une lettre d'Adèle datée du 4 juillet à Bronchon (page 81).

 

La littérature jeunesse a évolué et un auteur qui avait du succès il y a plus de vingt ans doit évoluer aussi s'il veut attirer ses anciens lecteurs et de nouveaux lecteurs à lire son livre (hum, lorsqu'il sera terminé et publié) ! En même temps, le processus de création est loin d'être facile et Bronchon recommence plusieurs fois le début de son roman tout en se demandant ce qu'il va bien pouvoir imaginer pour la suite. Écrire, c'est du travail bien sûr, mais s'il n'y a pas la petite étincelle, si en plus l'auteur est acariâtre et égocentrique, les personnages et le récit seront, comme le dit Adèle, plats et irréalistes, bref le livre ne sera pas agréable à lire...

 

En tout cas, chers lecteurs, ne dites rien à Eddie Torial, le rédacteur en chef de La Gazette de Livid City, il écrit tout ! « Nous rapportons vos secrets, vos secrets nous rapportent ! » (pages 32, 85, 109 et 128). Ah, ces journalistes...

 

Le passage que j'aime bien

« Le gamin va illustrer notre livre. Il est très doué. Nous avons du pain sur la planche mais ça va être super. Cela fait des années que je n'ai pas été autant excité par un projet. C'est peut-être même la première fois. » Extrait de la lettre de Bronchon à Fred Dossier (page 103).

 

Une lecture charmante (j'ai hâte de lire les tomes suivants !) que je mets dans les challenges En toutes lettres (finalement, je lis plus de romans épistolaires que ce que je pensais), Jeunesse & young adults # 3Petit Bac 2013 (catégorie lieu), Romancières américaines et US.
Comme le manoir est victorien (1874) et que le fantôme est celui d'une Lady de la fin du XIXe siècle, je tente également ma chance avec les challenges Victorien et XIXe siècle.

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 00:40

La poule qui voulait vivre sa vie est un roman de Hwang Sun-mi paru aux éditions Flammarion Chan-ok dans la colllection Matins calmes en octobre 2012 (142 pages, 12 €, ISBN 978-2-6899-72-5). Madang-eul naon amtak (마당을 나온 암탉, 2000) est traduit du coréen par Lim Yeong-hee et Françoise Nagel.

 

Hwang Sun-mi (황선미), née en 1963, a étudié la littérature à l'Université des Arts de Séoul (Corée du Sud) où elle enseigne maintenant. Auteur de plusieurs romans jeunesse depuis 1995, elle a reçu le prix Tamna et elle est renommée « pour ses sujets profonds et sa description fine de la psychologie des personnages. » (source : éditeur).

 

« C'est ça, un rêve. Garder dans son cœur un souhait quasiment irréalisable, une force mystérieuse grâce à laquelle on ne souffre jamais de la solitude, même quand on se retrouve seul. » et « Réaliser un rêve est un miracle que chacun de nous peut accomplir. » (préface de l'auteur, page 7).

 

Petite-Feuille est une poule qui vit depuis un an dans un poulailler industriel mais depuis sa cage, elle peut voir l'acacia dans la cour et ça lui donne de l'espoir. Elle pond des œufs petits et sales mais ça n'empêche pas la fermière de les prendre, sauf le dernier qui n'avait même pas de coquille et que le fermier a jeté. Petite-Feuille aimerait ne plus pondre pour les fermiers et être libre car son rêve est d'élever des poussins.

« À quoi bon rêver ? Rien de tout cela n'arriverait jamais. » (page 21).

Comme Petite-Feuille semble malade et ne pond plus, le fermier l'expulse du poulailler et la jette dans une fosse avec d'autres poules en fin de vie. Grâce à Vagabond, un colvert sauvage, Petite-Feuille s'en sort et n'est pas dévorée par la belette.

« D'habitude, elle [la belette] ne laisse jamais échapper sa proie. Tu es la première à sortir saine et sauve du fossé. » (page 27).

Ainsi Petite-Feuille est une miraculée et Vagabond la conduit dans la basse-cour mais la poule n'est pas acceptée par les animaux qui vivent en plein air, ils se moquent d'elle et lui ordonnent de partir. Près de l'étang, Petite-Feuille découvre un œuf aux reflets bleus et décide de le couver : elle aura son poussin !

« Il fallait le garder au chaud, sinon il mourrait. » (page 49).

Bizarrement Vagabond prend soin d'elle mais une nuit, épuisé, il est dévoré par la belette et Petite-Feuille se retrouve seule avec l'œuf qui éclot au matin.

« La vie était un perpétuel renouvellement. Certains mouraient, d'autres naissaient. Il arrivait même qu'on fut confronté aux deux événements en même temps. » (page 67).

Petite-Feuille va appeler « son poussin » Capuchon et l'élever comme une vraie mère-poule !

« Je suis une poule vagabonde désormais. » (page 93).

 

Il y a un petit côté Chicken run à cette histoire de poule qui refuse de pondre des œufs pour les humains et qui veut être libre. J'ai aussi pensé au Vilain petit canard réalisé par Garri Bardine d'après le célèbre conte de Hans Christian Andersen pour le rejet de la basse-cour, l'incompréhension et les moqueries des autres, la découverte de l'extérieur et la liberté, et également à Voler ! du moine Jaeyeon (qui est aussi un roman sud-coréen) pour le canard qui veut voler et être libre malgré les dangers.

Quoi de plus naturel que le rêve de liberté ? C'est le rêve universel aussi bien pour les humains que pour les animaux quelle que soit leur captivité ! Et puis dans ce roman (dont la couverture est très belle), il y a tellement de beauté et de sensibilité que les larmes me sont montées aux yeux. Même la cruauté est toute relative : il faut bien que la belette se nourrisse et nourrisse ses petits ! Ainsi, ce qui paraît cruel pour les uns est naturel et normal pour les autres.

Une belle leçon de vie, d'amour et de liberté !

 

En faisant des recherches sur Hwang Sun-mi, je découvre que son roman a été adapté en film d'animation en 2011 par Oh Sung-yoon sous le titre Leafie, a hen into the wild. Voici les vidéos (interviews des doubleurs et bande-annonce) et même si on ne comprend pas le coréen, c'est vraiment beau à regarder.

Une lecture pour les challenges Animaux du monde (poules, canards, chien, belettes), Jeunesse & young adults # 3Lire sous la contrainte (titre long), Petit Bac 2013 (catégorie Animal) et Tour du monde en 8 ans (Corée du Sud). Je mettrais bien aussi ce beau roman dans le challenge Des contes à rendre car il ressemble à un conte philosophique.

 

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 00:58

La petite marchande de rêves et un roman de Maxence Fermine paru aux éditions Michel Lafon en octobre 2012 (171 pages, 9,95 €, ISBN 978-2-7499-1753-5).

 

Maxence Fermine est né le 17 mars 1968 à Albertville en Savoie. J'ai déjà présenté Le tombeau d'étoiles, Opium et Tango massaï.

 

Ce matin-là, comme ses parents partent au travail et que lui est en vacances, Malo s'ennuie : la vue sur la Seine et Notre-Dame, il connaît... En plus, il est inquiet : le soir, son anniversaire aura lieu dans un lieu inconnu, l'Auberge des Trois Brigands...

« Quant tout est préparé, il n'y a plus beaucoup de place pour la fantaisie, avait-il fait remarquer à sa mère avec justesse. » (page 19).

Alors que Malo est dans le taxi qui le conduit à l'auberge pour son goûter d'anniversaire, la voiture est percutée par un bus sur le Pont-Neuf et tombe dans la Seine. Le chauffeur, légèrement blessé, peut sortir du véhicule mais Malo disparaît « dans un autre univers » (page 25).

Là, Malo rencontre Arthur, un chêne tricentenaire et Mercator, un matou de deux-cent-treize ans, tous deux pouvant parler. Le chat annonce au garçon qu'il est au Royaume des Ombres, qu'il doit se méfier des Spectres et il lui offre une boussole magique.

« Lorsqu'on disparaît pour la première fois, on fait un rêve.

La deuxième fois, on ne rêve plus.

La troisième fois, on ne vit plus que dans les rêves des gens qu'on a connus. » (pages 46-47).

En fait, le goûter d'anniversaire a lieu dans l'auberge comme s'il n'y avait pas eu d'accidents, et Malo fait la connaissance de Lili, une fille colorée dans ce monde en noir et blanc.

« Si tu veux devenir mon ami, tu dois d'abord quitter tes habits de tristesse... » (page 68).

Lili vend des boîtes de couleurs pour la Petite Boutique des rêves de la rue du Chat-qui-pêche mais Dom Perlet, le propriétaire, est un spectre.

« Les gens ne changent pas. Seul le monde autour de soi change... » (page 143).

 

La couverture est superbe et le topo est tout simple : le jour de son onzième anniversaire, Malo, un garçon parisien plutôt rêveur et solitaire disparaît. Il va rencontrer, dans un monde onirique, divers personnages (humains ou pas), Arthur, Mercator, Lili, l'arbre-sec, des enfants, Melchior (un autre chat), Dom Perlet, le Clown blanc au Cirque d'hiver, Septimus (le vieux magicien), Otto Portret (le peintre de la Tour Eiffel), Barnabé le Clochard céleste, qui correspondent à des Ombres (les gens malades ou dans le coma) et à des Spectres (les gens morts).

Je me suis demandée pourquoi Lili avait entraîné Malo dans la Petite Boutique des rêves : avait-elle l'intention de le piéger comme elle l'était aussi par le méchant magicien (même si elle semble désolée et qu'elle l'aide durant cette nuit) ou voulait-elle seulement de l'aide ?

La petite marchande de rêves est un conte fantastique, joliment illustré (par des dessins de dix jeunes talents qui ont participé à un concours) mais, même si j'ai pris plaisir à le lire, je l'ai trouvé un peu trop léger... Il y a bien quelques messages disséminés : les humains devraient plus observer ce qui les entoure, écouter la nature, et le personnage le plus important à mon avis, Barnabé le Clochard céleste qui a tout compris à la vie (mais peut-on vivre comme des clochards en se contentant de contempler le monde et les étoiles ?). J'aurais aimé m'attacher à Malo, à Lili, mais ce ne fut pas le cas, et la fin est un peu rapide, presque bâclée (que devient Lili ?), en tout cas sans émotion (pour moi). Je n'ai pas retrouvé le côté magique et plaisant des séries anglaises Rose et Lily de Holly Webb ou Madame Pamplemousse de Rupert Kingfisher ou Wilma Tenderfoot d'Emma Kennedy.

J'aime beaucoup les romans de Maxence Fermine habituellement, j'en ai lu plusieurs depuis les merveilleux Neige et Le violon noir parus en 1999 mais La petite marchande de rêves m'a un peu déçue... Je me rabattrai donc sur les deux ou trois romans que je n'ai pas encore lus et peut-être, si l'envie me prend, que je lirai la suite des aventures de Malo et Lili, La poupée de porcelaine, un roman paru en mai 2013.

 

Une lecture que je mets dans les challenges Animaux du monde et Totem (pour les chats), Jeunesse & young adults # 3 et bien sûr Des contes à rendre.

 

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 03:46

L'étonnante disparition de mon cousin Salim est un roman de Siobhan Dowd paru aux éditions Gallimard Jeunesse en avril 2009 (302 pages, 12,50 €, ISNBN 978-2-07-061822-4). Disponible en Folio junior (308 pages, 6,45 €, ISBN 978-2-07-064559-6). The London Eye mystery (2007) est traduit de l'anglais par Catherine Gibert.

 

Siobhan Dowd est née le 4 février 1960 à Londres (de parents irlandais). Elle a étudié les lettres classiques à l'université d'Oxford. Elle a rejoint le Pen Club International en 1984 et s'est battue pour les écrivains censurés et/ou enfermés (en Indonésie, au Guatemala...). En 2006, son premier roman pour la jeunesse est paru, Sans un cri, et a fait l'unanimité. L'étonnante disparition de mon cousin Salim est son deuxième roman jeunesse publié mais en fait le premier qu'elle ait écrit. Elle est morte le 21 août 2007 à Oxford (elle avait un cancer). Ses droits d'auteur sont versés à un fonds caritatif pour favoriser l'apprentissage de la lecture des enfants défavorisés et « améliorer l'accès des jeunes défavorisés au plaisir de la lecture », le Siobhan Dowd Trust. Plus d'infos sur http://www.siobhandowdtrust.com/.

 

Kat et Ted Spark sont frères et sœurs et ils aiment bien monter dans le London Eye. Ils y invitent leur cousin Salim qui n'a jamais essayé cette grande roue mais celui-ci ne ressort d'aucune nacelle après la demi-heure de tour !

« […] la nacelle a fini son tour. Les portes se sont ouvertes. Les passagers sont sortis par groupe de deux ou trois et sont partis dans des directions différentes, le visage souriant. Leurs chemins ne se croiseraient sans doute plus. Mais Salim ne figurait pas parmi eux. » (page 7).

Ted, qui veut être météorologiste, est très précis au niveau des dates, des horaires, du temps et il ne comprend pas la disparition de son cousin.

« Je sais que je suis un taré. Mon cerveau fonctionne selon un mode différent de celui des autres. Je vois des choses que les autres ne voient pas et inversement. » (page 31).

En fait, Ted n'est pas taré, il est autiste.

« Disons que le cerveau est un ordinateur, ai-je expliqué. Et que le mien fonctionne avec un système différent de celui des autres. Et des connexions différentes aussi. » (page 37).

Si Salim passe quelques jours à Londres, c'est parce que sa mère, tante Gloria pour Kat et Ted, divorcée de Rashid, un médecin indien, et ne supportant plus Manchester, a accepté un poste de conservateur de musée à New York et elle va y emmener son fils unique. Elle est simplement venue dire au revoir à sa sœur, Faith, et à son neveu et sa nièce.

Mais Ted s'est attaché à ce cousin qu'il ne connaissait que peu au point de se confier à lui.

« Cela ne me plaît pas d'être différent. Je n'aime pas être dans mon cerveau. J'ai parfois l'impression d'un grand espace vide où je serais seul. Sans rien d'autre à part moi. » (page 39).

C'est pourtant grâce à son cerveau – et à l'aide de sa sœur – que Ted va résoudre le mystère de la disparition de Salim ! Il élabore en effet huit théories plausibles et même une neuvième plus fantaisiste.

« J'ignorais ce qui avait dévié Salim de sa trajectoire. Or quelque chose l'avait dévié. » (page 193).

 

Ma phrase préférée

« Et je me dis que, plus tard quand je serai grand, j'aiderai les gens à se préparer aux catastrophes naturelles, je sauverai des vies, j'éviterai des dépenses inutiles, et je donnerai des conseils aux gouvernements pour se prémunir du temps. » (page 97).

 

En suivant la réflexion de Ted, différente de celle de sa sœur et des autres membres de la famille, le lecteur est plongé dans une autre façon de penser et il se sent proche de cet enfant autiste (empathie). Comme c'est Ted qui raconte, il y a une certaine naïveté et beaucoup de délicatesse mais Siobhan Dowd n'est jamais dans un récit simpliste. Cette histoire vaut surtout pour Ted – vraiment attachant – et la galerie de personnages qui l'entourent. Car il y a de l'humour, de la précision et une énigme à résoudre mais peu de suspense. Par contre, il y a deux fois une référence à Sherlock Holmes.

 

Une lecture dans les challenges God save the livre, Jeunesse & young adults # 3, Lire sous la contrainte (titre long), Littérature du Commonwealth, Petit Bac 2013 (catégorie Prénom), Premier roman et Voisins voisines.

 

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 03:19

La tiare de Néfertiti est le tome 4 de Penelope Green, l'excellente série de Béatrice Bottet. Il est paru aux éditions Casterman en septembre 2013 (307 pages, 15 €, ISBN 978-2-203-06376-1).

 

Je remercie Brigitte et les éditions Casterman pour ce tome 4 qui se déroule en Égypte, super !

 

Plus d'infos sur Béatrice Bottet sur mes précédentes notes de lecture : La belle qui porte malheur (Rose-Aimée, 1) et Le marin perdu dans la brume (Rose-Aimée, 2), Le grimoire maléfique, La chanson des enfants perdus (Penelope Green, 1), L'affaire Bluewaters (Penelope Green, 2) et L'éventail de Madame Li (Penelope Green, 3).

 

« La ville s'était appelée Akhet Aton, « la cité de l'horizon d'Aton ». Ce n'était plus qu'un désert vaguement bosselé de monticules qui avaient été des maisons, des palais, des boutiques, des bâtiments administratifs, des tavernes, des temples. Au loin, des montagnes arides, nues, formant comme un immense amphithéâtre. Derrière, le Nil indifférent. Aucune végétation. » (premières phrases du roman, page 5).

« Akhet Aton... Une ville merveilleusement conçue et construite, une ville dans laquelle ont vécu des habitans d'une des civilisations les plus riches du monde au summum de son raffinement, puis une ville honnie. Ensuite abandonnée. Et enfin oubliée pendant trois mille ans... » (page 8).

 

Martha Moreley et Robert Jennings fouillent sur le site désertique et inhospitalier d'Akhet Aton, la Cité de l'horizon du Disque. La riche Anglaise a envoyé une lettre à Mr Grayson au Early Morning News car elle a une Incroyable Révélation à faire à Penelope Green. C'est l'occasion pour Penny de faire des articles sur l'Égypte et la condition des femmes dans ce pays. Malheureusement, Jasper Grayson est remplacé provisoirement par Max Thorn qui ne veut pas de femmes journalistes... « L'Égypte n'est plus d'actualité, Miss Green, je regrette. » (page 87). Mais Mr Grayson prend le voyage de Penelope et Cyprien sous sa coupe. Les deux jeunes aventuriers embarquent donc à bord du Nitocris. :!; (Ces trois derniers signes sont un message d'Edwyn !). Escales à Gibraltar, à Malte et arrivée à Alexandrie avec deux jours d'avance puis direction Le Caire.

« Ces pilleurs de tombeaux sont des barbares et détruisent les plus belles pièces, celles qui nous en racontent le plus. » (page 48).

Cyprien n'est pas ému par les pyramides. « C'était un exploit d'avoir bâti sans grue ni outils modernes ces tas de pierres géométriques, certes, mais pas d'enjolivures, de sculptures ou de colonnes pour agrémenter l'ensemble. Pas même de choses intéressantes à voir quand ils furent à l'intérieur. Les pyramides lui semblèrent sérieuses et austères, vaguement menaçantes. » (page 116). « Non, ça ne lui avait pas plu. Il n'en démordit pas. Comment pouvait-on donc trouver de l'intérêt à se faire égyptologue ? » (page 117). Sacré Cyprien, il aime les grands espaces, la mer, l'océan ! Mais, pour lui qui a perdu la mémoire, le nom de Martha Moreley a réveillé en lui un vague souvenir et il espère pouvoir interroger l'archéologue. « Jamais jusqu'à présent cet oubli de sa jeunesse – de son enfance plutôt – ne l'avait tourmenté. Mais cette nuit, il se sentait comme mutilé d'une partie de lui-même. Ce simple nom avait ouvert devant lui le gouffre de l'amnésie. » (page 60).

Martha Moreley embauche deux jumeaux, les frères Asherton, Gerald est peintre et Brendan est photographe, et récupère Penelope et Cyprien à l'Hôtel Shepheard. « Que le dieu du disque solaire nous accorde un séjour riche de belles découvertes. » (page 134). Mais le groupe est surveillé par Lionel Coulton, le neveu de Martha Moreley, et Douglas Pigott qui veulent s'emparer de trésors...

 

Encore une incroyable aventure pour Penelope Green et Cyprien Bonaventure !

La couverture est très belle, assortie au pays que nous allons visiter avec eux, elle fait bien penser au soleil et au désert.

L'auteur raconte vraiment bien la vie sur un chantier de fouilles, « la soif, la chaleur, les pénibles escalades jusqu'aux tombes, les délicats travaux de déblaiement, de restauration, d'examen pièce par pièce de nos trouvailles, et leur description. » (page 135). Être patient, relever avec précision les hiéroglyphes pour ensuite les décrypter, classer et répertorier tous les objets, ne rien abîmer...

L'Égypte et ses merveilles, ça fait rêver ! On va découvrir Akhet Aton, une cité mythique !

Et même s'il y a moins de dangers et de rebondissements dans ce quatrième tome que dans les précédents, j'aime bien qu'il soit centré en partie sur Cyprien et que celui-ci découvre des choses sur son enfance et ses parents.

Et puis, on rencontre Leïla Nahla, « la princesse du désert », et ses dromadaires, une femme belle, forte, libérée et respectée par tous y compris par les hommes ; Zineb, une jeune esclave nubienne qui ose tenir tête à son nouveau maître (un homme cruel) ; et on découvre Le Caire, immense ville cosmopolite avec ses ruelles, ses grandes maisons aux hauts murs et sa « cité des morts » (le cimetière).

J'attends toujours avec impatience les nouveaux tomes de cette série excellente et charmante. Où ira Penelope dans le prochain tome ? Inde ? Afrique noire ? Amérique du sud ?

 

Une lecture pour les challenges 1 % de la rentrée littéraire 2013, Bookineurs en couleurs (jaune), Jeunesse & young adults # 3, Royal (niveau Reine mère), Voyage dans l'Égypte antique et XIXe siècle.

 

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 02:35

Super Furet est un roman d'Élisa Vix et Chiara Dattola paru aux éditions du Rouergue dans la collection zig zag en septembre 2012 (96 pages, 7 €, ISBN 978-2-8126-0400-3).

 

Élisa Vix est l'auteur. Elle est née en 1967 à Paris. Elle est maman, vétérinaire et écrivain.

Plus d'infos sur http://elisa.vix.perso.sfr.fr/.

 

Chiara Dattola est l'illustratrice. Elle a travaillé ici avec de l'encre de Chine noire.

Plus d'infos sur son site, http://www.chiaradattola.com/ et son blog, http://dattola.blogspot.fr/.

 

Noémie a dix ans, elle est en CM2. Après l'école, elle est avec ses amies, Léa et Jeanne.

Il y a un voleur dans la classe : le porte-clés (une petite peluche de cheval) de Jeanne a disparu pendant la récréation.

Et « ce n'est pas la première fois que des objets disparaissent dans la classe » (page 7).

De retour chez elle, Noémie retrouve son frère aîné, Max, qui se met devant la console de jeu, et dans sa chambre, Mouche, son furet. « Mouche n'est pas un furet ordinaire... Mouche est un furet qui comprend tout ! » (page 13).

Alors que Noémie raconte les vols à Mouche, celui-ci se met dans le cartable. Les animaux sont interdits à l'école mais « tendre un piège au voleur, c'est pas bête » (page 15).

Le soir, dans la chambre de Noémie, Mouche désigne sur la photo de classe Étienne, un élève arrivé en début d'année mais les filles n'ont pas de preuves et la maîtresse le chouchoute, on ne sait pour quelle raison.

 

Sous des dehors simples, l'auteur s'attaque à un sujet grave : un enfant maltraité par la nouvelle femme de son père. Les trois copines et Mouche vont mener l'enquête et découvrir la vérité. Elles ne vont pas accuser ou dénoncer le garçon mais l'aider.

La narratrice est Noémie : non seulement c'est agréable pour le jeune lecteur de lire l'histoire avec les mots de la fillette (c'est assez drôle) mais en plus il se sent concerné par le problème auquel les enfants font face.

Les romans de la collection zig zag sont destinés aux enfants à partir de 8 ans et sont conçus pour que les lecteurs puissent relier le texte et l'image.

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde (furet), Jeunesse & young adults # 3, Lire sous la contrainte (10 lettres) et Petit Bac 2013 (catégorie Animal). J'oubliais le challenge Cartable et tableau noir qui est prolongé d'un an !

 

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 03:33

La geste d'Alban est une série de Jean-Luc Marcastel dans le cadre de ses Chroniques d'Occitània. L'ombre de Montsalvy, le 2e tome, est paru en juin 2013 aux éditions du Matagot dans la collection Nouvel Angle (416 pages, 16,90 €, ISBN 978-2-91632-352-7).

 

Jean-Luc Mercastel est né en 1969 à Aurillac (Cantal, Auvergne). Il a étudié l'histoire et a été professeur. Il est auteur de fantasy et s'imagine « entre un Dumas on the web et un Lucas des âges sombres ».

Du même auteur : la série Louis le Galoup en 5 tomes aux éditions du Matagot et la saga Frankia en 3 tomes aux éditions Mnémos.

Plus d'infos sur le blog de l'auteur, http://jean-lucmarcastel.blogspot.fr/.

 

Jean-Mathias Xavier illustre Louis le Galoup et La geste d'Alban. Il a travaillé dans l'animation (décorateur, story-boardeur...) et la réalisation (spots publicitaires, bandes-annonces).

Plus d'infos sur http://jean-mathias-illustrateur.over-blog.com/.

 

Je remercie Doria des éditions Matagot pour m'avoir envoyé les volumes 1 et 2 de La geste d'Alban.

 

« […] le fondateur de leur ordre, Ebrart de Sommières, avait choisi la Couvertoirade, pour forger des hommes durs, capables d'affronter les pires des maucréatures engendrées par la main du malin... » (page 17).

Après l'attaque de la malebeste, Alban retrouve Enguerrand de Trencavel mais Aymeric blessé est inconscient.

« Alban avait senti se poser sur lui les regards défiants, hostiles, presque haineux, pour certains, des autres Traquebestes. Il n'avait tout d'abord pas compris, puis la vérité s'était imposée à lui. Pour ces hommes, en cet instant, il était le brècheux... L'ennemi. » (page 21).

Alban fait la connaissance d'Asemar de Caylus, Commandeur de l'ordre des Traquebestes.

Mais avant d'arriver à la Couvertoirade, Alban a voyagé avec la troupe de saltimbanques qui a quitté Tournemire avec lui et ils ont fait une halte à la forteresse et abbaye de Montsalvy.

Cet endroit fait froid dans le dos « Car c'était derrière ces murs, quand on ne les avait pas lapidés, pendus ou rôtis en place publique qu'on enfermait ceux de sa sorte... C'est là, reclus et isolés du monde, cachés au regard des hommes qui ne voulaient pas les voir, qu'on retenait ses semblables, les gâchés, les maudits, les tourmentés... les brècheux. » (page 49).

Dans la nuit, lors de la tempête, la troupe est attaquée par des dracs, des bêtes suceuses de sang, petites mais très costaudes. Puis, lorsqu'ils arrivent épuisés au pied de la forteresse, Ugolin leur ouvre la porte et les conduit chez Madame Lutz, une charmante aubergiste qui le lendemain, recueille également deux fugitifs, Marie et Thibault.

Messire Richard les invite à une soirée où ils doivent se produire mais il se passe des choses étranges à Montsalvy... Certains disent même que les brècheux y seraient créés par le père Lacerta...

« C'est ainsi, j'en ai peur, qu'on rend justice en bien des lieux de ces terres navrées, Madame, répondit Jorge d'une voix sombre. Le puissant impose sa loi au faible et le faible n'a d'autre choix que de se soumettre. C'est malheureusement chose aussi vieille que le monde. » (page 254).

 

Ma phrase préférée

« L'endroit où l'on vit forge le cœur et le caractère dit-on. Cela, Alban en était persuadé. » (page 84).

 

Après L'enfant monstre, j'étais impatiente de continuer La geste d'Alban.

J'ai appris un mot, aganit (page 312) : vu la phrase, j'ai compris sa signification mais c'est un mot gascon que je ne connaissais pas et qui signifie affamé.

J'ai été moins horrifiée à la lecture de ce tome 2 : on s'habitue à tout même aux horribles bêtes !

L'aventure est toujours aussi passionnante, il y a du suspense, des rebondissements, des nouveaux personnages, de nouvelles malebestes et beaucoup d'inquiétude.

À la fin du livre, il y a un cahier spécial avec la carte de l'Occitània, un glossaire, des croquis qui permettent de découvrir les nouveaux personnages et la suite des Chroniques des Maljours, rédigées cette fois par Ebrart d'Anduze, « le fendeur de Tarasques », premier maître de l'ordre entre 1059 et 1078.

Jean-Luc Marcastel est un génie car j'ai vraiment eu l'impression d'être dans ce Moyen-Âge.

Je ne sais pas si cette série sera une trilogie ou en cinq tome comme Louis le Galoup mais j'ai hâte que la suite paraisse !

En plus, je ne l'ai pas dit pour le premier tome, mais les livres sont très beaux et très bien illustrés.

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde (bêtes maléfiques), Geek (fantasy), Jeunesse & young adults # 3 et bien sûr Moyen-Âge.

 

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 03:03

La geste d'Alban est une série de Jean-Luc Marcastel dans le cadre de ses Chroniques d'Occitània. L'enfant monstre, le premier tome, est paru en septembre 2011 aux éditions du Matagot dans la collection Nouvel Angle (448 pages, 16,90 €, ISBN 978-2-35450-179-2).

 

Jean-Luc Mercastel est né en 1969 à Aurillac (Cantal, Auvergne). Il a étudié l'histoire et a été professeur. Il est auteur de fantasy et s'imagine « entre un Dumas on the web et un Lucas des âges sombres ».

Du même auteur : la série Louis le Galoup en 5 tomes aux éditions du Matagot et la saga Frankia en 3 tomes aux éditions Mnémos.

Plus d'infos sur le blog de l'auteur, http://jean-lucmarcastel.blogspot.fr/.

 

Jean-Mathias Xavier illustre Louis le Galoup et La geste d'Alban. Il a travaillé dans l'animation (décorateur, story-boardeur...) et la réalisation (spots publicitaires, bandes-annonces).

Plus d'infos sur http://jean-mathias-illustrateur.over-blog.com/.

 

Je remercie Doria des éditions Matagot pour m'avoir envoyé les volumes 1 et 2 de La geste d'Alban et je regrette de ne pas avoir lu Louis le Galoup.

 

« Tous autant que nous sommes, seigneur ou manant, beau ou laid, héros ou lâche, le temps passe et nous entraîne, bon gré mal gré, du berceau au tombeau... » (page 10).

Frère Agulin mène un convoi à la commanderie de la Couvertoirade mais les recrues pour l'ordre des Traquebestes sont prises dans une tempête sur le plateau du Larzac et peinent à trouver leur chemin... Elles sont de plus attaquées par des bêtes énormes et quand les Frères Jòrdi et Nadal arrivent avec les chevaliers, c'est trop tard mais il y a deux survivants : Alban, un enfant bancal dont les cheveux ont blanchi, et son ami ainsi que deux cadavres de matagots et c'est la première fois que les frères peuvent voir ces « monstrueux prédateurs ».

Mais il faut conter la geste d'Alban depuis le début.

Alban Peyre-Arse (17 ans, il me semble) est le fils aîné de Garmon de Peyre-Arse, seigneur de Tournemire. Veuf de dame Serena, morte en mettant au monde Alban, Garmon s'est remarié avec dame Jacint qui lui a donné un autre fils, Enric (13 ans). Garmon a promis à dame Serena mourante d'élever Alban et d'en faire son héritier mais comme il est laid et difforme (il est surnommé le Brècheux), dame Jacint intrigue pour qu'Enric soit l'héritier.

De toute façon, personne n'aime Alban qui cache depuis toujours son visage défiguré derrière un masque de cuir, qui communique avec les animaux et dont le seul ami est Lop, un loup qui effraie les habitants de Tournemire (j'ai pleuré à sa mort qui fut horrible).

Pour sauver leur fief, Garmon et Alban vont combattre une maucréature ou malebeste : plusieurs noms sont utilisés pour nommer les créatures humaines ou animales touchées par la Grande Brèche phosphorescente et maléfique : « La Brèche change les corps et les âmes des êtres qui s'exposent à son souffle... » (page 76).

Le combat est rude et déséquilibré.

« Il la comprenait, cette beste qui ne se reconnaissait pas parmi les siens, ni ne se reconnaissait elle-même. Seule, isolée, difforme, sans aucun congénère pour partager ses jours, elle était condamnée à errer sans fin, jusqu'à ce que les humains finissent par la tuer pour avoir commis le plus impardonnable des crimes : mettre en doute leur souveraineté... » (page 56).

Garmon, gravement blessé, et Alban, affaibli, sont sauvés par Frère Enguerrand de Trencavel, « chevalier et maistre veneur de l'ordre des Traquebestes » (page 82).

Ce chevalier va aiguiller Alban sur deux choix : veut-il hériter de Tournemire alors que personne ne veut de lui ou préfère-t-il mettre à profit ses capacités et devenir un Traquebeste ?

« – Selon vous tout est écrit, alors, il n'y a qu'à se résigner ?

– Non... Mais à faire au mieux avec ce qu'on nous a donné sans passer son temps à se plaindre de ce que l'on n'a pas. » (page 167).

« Nous les hommes, contrairement aux bêtes, savons, au fond de nous, ce qui est bon ou mauvais, si nos choix sont dictés par la sagesse ou l'égoïsme... comme nous savons aussi nous mentir, et mentir aux autres, pour nous justifier... Puisses-tu ne jamais te mentir à toi-même. » (page 200).

Alban, constamment tourmenté, va rencontrer Aymeric de Monpeslier, un trobador drôle mais un peu en manque d'inspiration, et Lamia, une danseuse mystérieuse et dangereuse, qui vont influer sur sa décision.

 

La phrase qui m'a fait sourire : « Seigneur, songea-t-il, que vos enfants sont laids. » (page 350).

 

La geste est un récit à la fois historique et légendaire et vous allez voir que le Moyen-Âge de Jean-Luc Marcastel n'est pas tout à fait celui que l'on connaît !

À la fin, il y a un cahier spécial avec la carte de l'Occitània, un glossaire, des croquis et, pour mieux comprendre le cataclysme survenu en 999, avec l'apparition de la Grande Brèche, Les chroniques des Maljours, rédigées entre 1039 et 1055, avant la naissance d'Alban, par le Père Pastor de l'abbaye de Sant Guilhèm dau Desèrt. Elles sont difficiles à lire car les caractères sont petits et gothiques mais très intéressantes, je dirais même indispensables pour la compréhension de l'histoire.

J'ai dévoré ce livre mais j'avoue que toutes ces bêtes plus qu'énormes m'ont quelque peu horrifiée. Quelle imagination ! Et quel rendu à la lecture ! J'avais l'impression d'y être et ce n'était pas vraiment réjouissant ! En effet, cette geste est narrée par un conteur et le lecteur a l'impression d'être dans le public à la veillée. Pas de temps morts, des frissons, des inimitiés, des amitiés et du suspense à revendre.

J'ai hâte de lire la suite pour découvrir comment Alban est devenu le « Lion blanc d'Occitània » ! Et pas seulement car les autres personnages sont attachants et leur sort me chaut également.

 

La vidéo de présentation du livre avec une intervention de l'auteur et le début du roman (46 pages) sur http://www.matagot.com/alban/.

Une lecture pour les challenges Animaux du monde (loup et bêtes maléfiques), Geek (fantasy), Jeunesse & young adults # 3 et bien sûr Moyen-Âge.

 

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 16:12

Le challenge Jeunesse & young adults # 2 n'était pas encore terminé que l'annonce de la nouvelle édition paraissait chez Kalea et chez Muti.

 

 

Voici donc le challenge Jeunesse & young adults # 3 qui court du 1er octobre 2013 au 30 septembre 2014 mais attention les inscriptions ne se font que durant les trois premiers mois du challenge c'est-à-dire jusqu'au 31 décembre 2013.

 

 

L'objectif est toujours de lire de la littérature jeunesse & young adults (romans et recueils de nouvelles mais pas les albums illustrés et les bandes dessinées).

 

 

Nouveaux logos, nouvelles catégories (à la hausse), toutes les infos et inscription chez Kalea et chez Muti.

 

 

Catégorie 1 : Aux frontières du rêve = au moins 10 livres

 

Catégorie 2 : Badine avec les royaumes de l'enfance = au moins 20 livres

 

Catégorie 3 : À pieds joints dans la marelle = au moins 35 livres

 

Catégorie 4 : A su garder son cœur de mioche = au moins 50 livres

 

Catégorie 5 : Peter Pan dans l'âme = au moins 65 livres

 

Catégorie 6 : Au pays des mille et un livres = au moins 80 livres

 

Catégorie 7 : Vit dans un conte de fées = au moins 100 livres et plus

 

 

Mes lectures pour ce challenge

1. La geste d'Alban – 1 : l'enfant monstre, de Jean-Luc Marcastel (France)

2. La geste d'Alban – 2 : l'ombre de Montsalvy, de Jean-Luc Marcastel (France)

3. Super Furet, d'Élisa Vix et Chiara Dattola (France)

4. La tiare de Néfertiti (Penelope Green, 4), de Béatrice Bottet (France)

5. L'étonnante disparition de mon cousin Salim, de Siobhan Dowd (Angleterre-Irlande)

6. La petite marchande de rêves, de Maxence Fermine (France)

7. La poule qui voulait vivre sa vie, de Hwang Sun-mi (Corée du Sud)

 

Nouveaux logos, nouvelles catégories (à la hausse), toutes les infos et inscription chez Kalea et chez Muti.

 

Catégorie 1 : Aux frontières du rêve = au moins 10 livres

Catégorie 2 : Badine avec les royaumes de l'enfance = au moins 20 livres

Catégorie 3 : À pieds joints dans la marelle = au moins 35 livres

Catégorie 4 : A su garder son cœur de mioche = au moins 50 livres

Catégorie 5 : Peter Pan dans l'âme = au moins 65 livres

Catégorie 6 : Au pays des mille et un livres = au moins 80 livres

Catégorie 7 : Vit dans un conte de fées = au moins 100 livres et plus

 

8. 43 rue du Vieux-Cimetière – 1 : Trépassez votre chemin, de Kate et M. Sarah Klise (États-Unis)

9. 43 rue du Vieux-Cimetière – 2 : Il faudra me passer sur le corps, de Kate et M. Sarah Klise (États-Unis)

10. 43 rue du Vieux-Cimetière – 3 : Jusqu'à ce que la morsure nous sépare, de Kate et M. Sarah Klise (États-Unis)

Catégorie Aux frontières du rêve honorée.

11. Sennefer – 1 : les larmes de Kémi, de Cédric Chaillol (France)

12. The Agency 3 : les secrets du palais, de Y.S. Lee (Singapour/Canada)

13. L'éléphant du magicien, de Kate DiCamillo (États-Unis)

14. L'orphelinat du bout du monde (Le Surnatureur 1), d'Éric Sanvoisin (France)

15. Rose et le fantôme du miroir, de Holly Webb (Angleterre)

16. Maisie Hitchins – L'affaire des pierres volées, de Holly Webb (Angleterre)

17. Avec maman, d'Alban Orsini (France)

18. L'été à pékin, d'Élise Fontenaille (France)

19. Typos 1 : Fragments de vérité, de Pierdomenico Baccalario (Italie)

20. The Magician's Nephew (The Chronicles of Narnia, book 1), de C.S. Lewis (Irlande)

Catégorie Badine avec les royaumes de l'enfance honorée.

21. L'épreuve – 1 : le labyrinthe, de James Dashner (États-Unis)

22. L'épreuve – 2 : la terre brûlée, de James Dashner (États-Unis)

23. Les étranges talents de Flavia de Luce, d'Alan Bradley (Canada)

24. Scarlett mène l'enquête, de Fleur Hitchcock (Angleterre)

 

Mon petit bilan

Je peux mieux faire !

Tout d'abord, je n'ai pas donné mes liens dans les temps…

Ensuite, j'ai lu 30 romans pour la session # 1 et 37 pour la session # 2 alors je suis un peu déçue de ne pas avoir fait mieux cette année…

J'espère m'améliorer durant la session # 4 !

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