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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 22:19

Fragments de vérité est le premier tome de la série Typos de Pierdomenico Baccalario ; il est paru aux éditions Flammarion en mai 2014 (252 pages, 13 €, ISBN 978-2-0812-8662-7). T.Y.P.O.S. 0.1 Verità (2012) est traduit de l'italien par Faustina Fiore.

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion pour ce roman jeunesse italien !

 

Pierdomenico Baccalario est né le 1er mars 1974 à Acqui Terme dans le Piémont (Italie). Auteur jeunesse prolifique, après avoir été avocat et journaliste, il est connu en France pour la série Ulysse Moore (12 tomes) mais il existe d'autres séries comme Candy circle (10 tomes), Century (4 tomes), I gialli di vicolo Voltaire (7 tomes), Will Moogley Agenzia Fantasmi (7 tomes)...

 

Typos, c'est une équipe. Deux filles : Gipsy et Morph. Deux garçons : Dusker et Arlequin.

Seth Lear, le fondateur de Typos, est en orbite géostationnaire.

Sybil Grace, professeur et médecin, s'occupe des quatre jeunes qui étudient à l'université Pawn College.

Ils vivent à Maximum City, 30 millions d'habitants.

« Un enfer de gens, de corruption et de mensonges » (page 22).

Gipsy, c'est Rehyna Bakos.

Morph, c'est Lena Yang, une métamorphique.

Dusker, c'est David Tudor ; il vit dans un bidonville.

Arlequin, c'est Roger Stampede Lear, le fils de Seth Lear.

Apprentis journalistes, ils veulent découvrir et publier la vérité. Alors, ils sont pourchassés par une firme dirigée par Ronda Cubash.

« Les hommes du Laboratoire ne faisaient pas partie de la police. Ils travaillaient pour une gigantesque corporation nommée K-Lab, la plus grande agence internationale de falsification d'informations. » (page 40).

Ces hommes sont menés par Marmaduke Pennifer, surnommé Cartablanca, agent spécial de K-Lab, unique rescapé de sa famille.

En ce moment, grâce aux informations de Reginald Fincher, médecin d'une ONG, Typos enquête sur Makbake, le président dictateur de l'Ambillie, en Afrique, qui va être reçu par Henry James Hoss, le maire de Maximum City, lors d'un concert de charité.

« Une rébellion, une guerre civile, une famine, une population mourant de faim. » (page 70).

« Le Laboratoire est la plus grande multinationale de mensonges du monde. » (page 130).

 

Avec ce roman, premier tome d'une trilogie, l'auteur montre bien les rouages qui permettent à un dictateur de contrôler son pays, d'affamer ses citoyens et de récupérer l'argent de l'aide internationale.

On se croirait presque dans notre monde, à notre époque, mais la désinformation, la manipulation et la corruption ont été encore plus loin et l'action se situe dans un monde futur plus ou moins proche du nôtre.

On a donc là une dystopie. Et Typos et son journal sont un contre-pouvoir très important (le seul ?) même s'ils touchent pour l'instant peu de lecteurs.

En tout cas, Fragments de vérité met en garde ses (jeunes mais pas que) lecteurs contre la désinformation, la manipulation des images et des infos : tout ce qu'on nous dit et tout ce qu'on nous montre, ce n'est pas forcément vrai, il faut souvent aller chercher la véritable info soi-même, ainsi nous devrions tous être des Typos !

Le récit est dynamique, rythmé, soutenu et je ne me suis pas ennuyée, j'aurais même voulu en savoir plus surtout sur les personnages et ce monde futuriste, mais il va falloir que j'attende le tome 2, Poison noir, qui est annoncé pour octobre.

 

 

Une lecture agréable, entraînante et intelligente, que je mets dans les challenges Anticipation, Geek, Jeunesse & young adults # 3, Lire sous la contrainte (trilogie de l'été), Le mélange des genres (catégorie SF, fantasy, imaginaire).

Pour l'Italie, auteur italien :

Il viaggio, Tour du monde en 8 ans, L'Union européenne en 28 livres et Voisins voisines.

 

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 17:21

L'été à Pékin est un roman d'Élise Fontenaille paru aux éditions du Rouergue dans la collection Dacodac en avril 2010 (45 pages, 5 €, ISBN 978-2-8126-0122-4).

 

Élise Fontenaille est née à Nancy (Meurthe et Moselle) en 1962. Elle a publié de nombreux romans jeunesse et a reçu plusieurs prix.

 

« Aujourd'hui, c'est la pire journée de ma vie » (page 7) : voici comment débute ce court roman.

Pauline vit la rentrée des classes toute seule car sa meilleure amie, Nikita, est partie à Pékin, en Chine, avec son père, journaliste.

Il reste à Pauline, Mesrine, le canari que Nikita lui a confié.

« Ne sois pas triste, Pauline, deux ans ça passe vite ! Je t'écrirai tous les jours. » (page 8).

Pourtant, au bout de quelques jours, les nouvelles s'estompent… Nikita a de nouveaux amis au Lycée français et s'éclate bien à Pékin.

« Avec sa nouvelle vie, elle ne va pas tarder à m'oublier, Nikita. » (page 15).

Mais Pauline va tout faire pour que Nikita ne l'oublie pas et pour lui rendre visite l'été suivant.

 

Un roman jeunesse agréable à lire ; sur l'amitié, la réconciliation (avec Clarisse), la satisfaction de travailler et d'apprendre de nouvelles choses (les maths pour l'école et le chinois pour le plaisir).

« Depuis que je me suis mise à travailler, il se passe une chose étrange : je ne sens plus le temps passer. » (page 23). « [...] je ne suis plus jalouse, je n'ai plus le temps. » (page 24).

Quelques infos disparates sur la Chine (habitat, nourriture, Jeux Olympiques).

 

Une petite lecture pour les challenges A reading's week, Cartable et tableau noir, Jeunesse & young adults # 3 et Petit Bac 2014 (catégorie Lieu).

 

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 23:33

Avec maman est un roman d'Alban Orsini paru aux éditions Chiflet & Cie en février 2014 (382 pages, 14,50 €, ISBN 978-2-35164206-1).

 

Alban Orsini est né en 1980. Il y a peu d'infos sur ce chroniqueur et écrivain français mais vous pouvez le suivre sur son blog, L'ataraxe et sur Vents contraires. Octobre 2014, nouvelle url de L'ataraxe.

 

Avec maman, c'est plus qu'un roman, c'est « la première fiction par SMS » ! Et je ne pense pas qu'elle ne soit destinée qu'aux ados, elle peut aussi bien être lue et appréciée par des adultes.

Tout commence en février 1993 quand la maman envoie son premier SMS avec son smartophone. Suivront des échanges légers et amusants entre la mère et son fils, jeune adulte, parti travailler, en lui laissant le chat, Grisouille, qu'elle n'aime pas particulièrement (elle lui fera croire qu'il s'est enfuit ou qu'il est mort).

Elle cherche sur Booble, elle envoie des buses, elle souhaite systématiquement bon week-end même les jours de semaine, elle le dérange au travail, elle veut tout savoir sur sa vie et sur sa copine.

Au début, j'étais un peu septique, je me demandais si ça allait tenir sur autant de pages, et puis, j'ai souri plusieurs fois, j'ai même ri et finalement je n'ai pas vu le temps passer ! Je me suis bien attachée aux deux personnages (il y a la mémé aussi) et je pense qu'Avec maman est un vrai roman (écrit en bon français), témoin de son temps, avec une vraie histoire pleine de tendresse.

 

« Qu'est-ce que tu fais ?

– Je bosse.

– Et là, qu'est-ce que tu fais ?

– Comme il y a dix minutes, je bosse.

– Ben dis donc, qu'est-ce qu'il a l'air ennuyeux ton travail…

– ? »

(page 105).

 

Si vous voulez découvrir les SMS d'Avec maman, allez sur http://avecmaman.tumblr.com/ parce que ça continue un peu sur Internet !

 

Une lecture pour les challenges Geek, Jeunesse & young adults # 3, Le mélange des genres (catégorie (auto)biographie et témoignage), Petit Bac 2014 (catégorie Sphère familiale), Premier roman et Rentrée littéraire d'hiver 2014.

 

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 13:21

L'affaire des pièces volées est le premier tome de Maisie Hitchins, la nouvelle série de Holly Webb. Il est paru aux éditions Flammarion – Castor Poche le 18 juin 2014 (159 pages, 7,10 €, ISBN 978-2-0813-0832-9) et il est illustré par Marion Lindsay. Maisie Hitchins – The case of the stolen sixpence (2013) est traduit de l'anglais par Faustina Fiore.

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion pour cet agréable roman jeunesse.

 

Je ne présente plus l'Anglaise Holly Webb qui est déjà sur ce blog avec ses deux séries pour la jeunesse Rose (pré-ados) et Lily (ados). Plus d'infos sur son site officiel, http://www.holly-webb.com/, avec déjà son nouveau roman, Maya's secret !

 

Marion Lindsay est l'illustratrice. Elle vit à Cambridge au nord de Londres. Plus d'infos sur http://www.marionlindsay.co.uk/ et sur http://marionlindsayillustration.wordpress.com/.

 

Maisie Hitchins, presque dix ans, vit chez sa grand-mère, propriétaire d'une pension au 31 rue Albion à Londres.

Maisie est fascinée par les policiers, en particulier par le célèbre détective Gilbert Carrington qui vit pas loin de chez elle. De plus, Sarah-Ann, la jeune employée de maison de sa grand-mère, est fiancée à un agent de police.

« Ce doit être formidable, se dit Maisie. Suivre des empreintes, trouver des indices, pourchasser des criminels... » (page 10).

Un soir, en rentrant avec du poisson, Maisie sauve un chiot que quelqu'un a voulu noyer et, bien que sa grand-mère ne veuille pas d'animal dans la maison, elle le ramène en cachette et l'installe dans sa chambre au sous-sol.

« Peut-être que tu me sauveras la vie, un jour. Tu pourrais être mon fidèle assistant. Je crois que je vais t'appeler Eddie... » (page 25).

Le rêve d'enquêter de Maisie va se réaliser doublement : elle doit trouver qui a essayé de noyer Eddie et qui a volé les piècettes du boucher, Monsieur Harrowby, car elle est persuadée que George, le livreur à bicyclette, est innocent.

« Elle avait deux mystères à résoudre... » (page 76).

Maisie Hitchins – L'affaire des pièces volées, de Holly Webb

Maisie est une héroïne attachante, travailleuse (même si elle aime bien rêver) et honnête. Elle a un petit côté Wilma Tenderfoot : héroïne d'une autre romancière anglaise, Emma Kennedy, qui souhaite aussi devenir détective et qui a aussi recueilli un chien. Mais il n'y a pas de magicien et de magie dans Maisie Hitchins : on est dans Londres au XIXe siècle et la fillette a arrêté l'école pour aider sa grand-mère à la pension de famille (ménage, commissions, aide en cuisine). Maisie a-t-elle perdu ses parents ? On ne le sait pas et elle n'en parle pas mais on apprend qu'elle a une grand-tante dans le Devon (page 149).

Pour Maisie et son amie Alice, qui vient prendre des cours de français auprès de Madame Lorimer, au deuxième étage, le fait de vouloir noyer un chiot est un comportement horrible même si Maisie se doute bien que ce genre de choses arrivent sûrement souvent...

Quant à George, il doit absolument prouver son innocence et récupérer son emploi car il doit nourrir sa mère et son petit frère. C'est vraiment une question de survie pour lui et sa famille depuis que son père est mort. Il en est de même pour Sally, l'employée de la boucherie : elle travaille pour faire vivre sa mère et sa petite sœur malade.

Avec Mademoiselle Lottie Lane, la locataire du troisième étage, comédienne de théâtre, qui apprend à Maisie à se maquiller et à se déguiser (en garçon, en vieille femme) et le professeur Tobin, le nouveau locataire du premier étage, qui offre à Maisie une loupe, il y a de jolis clins d'œil à Sherlock Holmes !

 

Maisie Hitchins est une nouvelle série bien agréable à lire, avec une belle galerie de personnages, tous différents, un chiot tout mignon, de jolies illustrations et une pointe d'humour. Cette série permet aux plus jeunes (à partir de 9 ans) de découvrir Londres et la vie au XIXe siècle, une période durant laquelle beaucoup d'enfants n'allaient pas à l'école, devaient travailler (souvent pour subvenir aux besoins de leur famille) et parfois étaient maltraités, livrés à eux-mêmes ou injustement accusés.

 

J'ai hâte de lire les autres titres de Maisie Hitchins ! Un deuxième tome est annoncé en France en octobre 2014 mais d'autres sont déjà parus en Angleterre : The case of the vanishing emerald (mai 2013, en même temps que le premier tome), The case of the phantom cat (août 2013), The case of the feathered mask (février 2014) et The case of the secret tunnel (mai 2014). Apparemment Maisie va devenir une vraie détective !

 

Enfin une lecture pour le Mois anglais avant qu'il ne se termine ! Et aussi pour les challenges Animaux du monde (pour Eddie, le chiot), God save the livre – édition 2014, Jeunesse & young adults # 3, Le mélange des genres (roman jeunesse), Petit Bac 2014 (catégorie Objet pour les pièces de monnaie) et bien sûr XIXe siècle.

 

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 04:21

Rose et le fantôme du miroir est un roman de Holly Webb paru aux éditions Flammarion en octobre 2012 (279 pages, 13 €, ISBN 978-2-0812-6534-9). Rose and the silver ghost (2011) est traduit de l'anglais par Faustina Fiore.

 

Holly Webb est Anglaise et a travaillé dans l'édition avant de se consacrer à l'écriture. Ses thèmes de prédilection sont la jeunesse et les animaux. Plus d'infos sur http://www.holly-webb.com/.

 

Au retour de Venise (voir Rose et le masque vénitien), tout le monde craint une guerre contre la Talisie.

Miss Fell, qui est une puissante magicienne, s'installe chez Mr Fountain. Elle est étonnée que Rose soit à la fois apprentie et employée ; elle pense qu'elle est une demoiselle et qu'elle doit recevoir une éducation ; elle demande à la fillette de renoncer à son travail de domestique et de s'installer près de la chambre d'Isabella.

Du coup Bella pense que Rose est une Fell. D'autant plus que Rose a vu dans le petit miroir de Miss Fell un visage qui ressemble au sien mais en plus âgé. Sa mère ? Miranda Fell qui s'est enfuie il y a douze ans avec John Garnett, un apprenti jardinier, serait-elle encore en vie ?

« Nous sommes trois magiciens contre un seul. Nous ne pouvons pas être à ce point démunis ! Nous devrions être capables de nous en sortir. Il ne peut pas être si doué que ça, sinon il serait bien plus célèbre. » (page 216).

Mais les Talisiens vont envahir le pays.

 

Une charmante série que Rose, et voilà, c'est le dernier tome ! Je l'ai dévoré d'une traite et, du coup, je n'ai noté qu'un seul extrait. Une histoire toute simple qui termine bien la série. Maintenant, j'ai hâte de lire la suite de Lily et la magie défendue, la nouvelle série de Holly Webb !

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde et Totem (pour Gus le chat), God save the livre, Jeunesse & young adults, Victorien et Voisins voisines.

 

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 04:05

L'orphelinat du bout du monde est le premier tome de Le Surnatureur, une série d'Éric Sanvoisin. Il est paru aux éditions Milan dans la collection Grands romans en 2009 (250 pages, épuisé, ISBN 978-2-74593-617-2).

 

Éric Sanvoisin est né le 16 juin 1961 à Valence (Drôme). Il est bibliothécaire à Saint Brieuc (Bretagne) et auteur de livres pour la jeunesse parus chez plusieurs éditeurs (Nathan, Magnard, Milan, Casterman...). Plus d'infos sur son blog, http://sanvoisin.over-blog.com/.

 

« Il adorait la lecture, silencieuse ou à voix haute. Il lisait beaucoup, de préférence la nuit, quand le calme le plus profond enveloppait les moindres recoins de l'orphelinat. » (page 12). « Ce qu'Alexandre adorait tout particulièrement, dans les livres, c'était leur capacité à l'extraire de sa triste condition. Grâce à eux, il se sentait pousser des ailes et le monde semblait s'ouvrir, vaste, sans limites ; il oubliait un peu sa vie à l'orphelinat et son maudit fauteuil roulant. » (page 14).

 

Quand il avait 3 ans, Alexandre a perdu ses jambes dans un accident de voiture. Dix ans après, il a perdu ses parents dans le crash de leur avion (mais leurs corps n'ont jamais été retrouvés). Son oncle et tuteur, Sidonius Legrand, frère aîné de son père, qui gère l'entreprise depuis la disparition des parents, l'a placé à l'orphelinat Crésus. Alexandre ne s'y plaît pas.

« […] une prison. Prison dorée […] le confort tant vanté un leurre. Le seul vrai confort , aux yeux d'Alexandre, se nommait liberté. » (page 22).

Après s'être isolé, l'adolescent se rapproche d'un garçon orphelin qui s'est cogné le front contre la porte de sa chambre et s'est évanoui. D'ailleurs « quatre élèves ont eu un malaise et, depuis, sont réveillés chaque nuit par les mêmes cauchemars. Des yeux terrifiants les menacent jusqu'au plus profond de leur sommeil. » (page 80).

John Major, un détective privé annonce à Alexandre que l'avion privé de ses parents a explosé en vol : c'est donc un attentat et la thèse de l'accident est remise en cause. Il a aussi découvert des choses sur une organisation secrète qui existe de façon très discrète depuis le XIIIe siècle, la Surnature.

Alexandre pense qu'il se passe des choses bizarres à l'orphelinat Crésus et que c'est lié à ses parents mais à qui peut-il se confier ? Au gentil professeur de français, Jean-Baptiste Brindavoine, plutôt qu'au professeur de maths, Antonin Balrogue ? À sa dévouée auxiliaire de vie scolaire (AVS), Samantha Beaufeuillage plutôt qu'à la directrice, Mademoiselle de Saint-Agathon ? Ou à ses nouveaux amis, Jules-Henri Métivier et Ève Lombargini ?

 

J'ai pris bien du plaisir à lire ce roman fantastique à suspense et j'aurais aimé percé le mystère, ou plutôt les mystères : la disparition des parents, l'orphelinat, les pouvoirs d'Alexandre, les êtres maléfiques qui l'entourent... Malheureusement, l'auteur considère ce livre comme « mort » (je ne l'ai pas trouvé sur le site de l'éditeur) et je crains qu'il n'y ait jamais de suite... Du coup, j'ai hésité à en parler avant, mais c'est du gâchis car il vaut vraiment le coup : siouplaît, m'sieur l'auteur, la suite !

 

Une lecture pour les challenges ABC critiques 2013-2014 (lettre S), Cartable et tableau noir, Jeunesse & young adults, Le mélange des genres (catégorie roman jeunesse), Petit Bac 2014 (catégorie bâtiment).

 

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 03:34

L'éléphant du magicien est un roman de Kate DiCamillo paru aux éditions Tourbillon en janvier 2010 (252 pages, 12,10 €, ISBN 978-2-84801-521-7). The magician's elephant (2009) est traduit de l'américain par Sidonie Van den Dries et illustré par Yoko Tanaka.

 

Kate DiCamillo est née le 25 mars 1964 à Philadelphie (Pennsylvanie, États-Unis). Elle est auteur de livres pour la jeunesse. Elle vit à Minneapolis (Minnesota, États-Unis).

Du même auteur : Le miraculeux voyage d'Édouard Tulane, Le petit singe de la 5e Avenue.

Plus d'infos sur http://www.katedicamillo.com/.

 

Yoko Tanaka est diplômée de Droit (Kwansei Gakuin, Japon) et des Beaux-Arts (Art Center College of Design, Pasadena, Californie, États-Unis). Elle est illustratrice. Elle vit entre Los Angeles (Californie, États-Unis) et Bangkok (Thaïlande).

Plus d'infos sur http://www.yokotanaka.com/.

 

Peter Augustus Duchêne est sur la place du marché de Baltese. Son tuteur, Vilna Lutz, un ancien soldat, a chargé le garçon de dix ans d'acheter du poisson et du pain. Mais l'enfant, attiré par la tente rouge d'une diseuse de bonne aventure, dépense la pièce d'un florin pour avoir la réponse à une question : ses parents étant morts, comment retrouver sa sœur ? La voyante lui répond : « L'éléphant. Suis l'éléphant. Il te conduira jusqu'à ta sœur. » (page 14). Mais Peter a l'impression que la voyante s'est moquée de lui car il n'y a aucun éléphant à Baltese. De plus, son tuteur lui aurait menti en lui disant que sa sœur, Adèle, était morte. « Quelqu'un ment mais je ne sais pas qui. » (page 21).

Pourtant, le soir même, à l'opéra Bliffendorf, un magicien fait apparaître un éléphant au lieu d'un bouquet de fleurs et l'éléphant, tombé du ciel et atterrissant sur les genoux de Madame LaVaughn, lui broie les jambes, la condamnant au fauteuil roulant ! Magicien et éléphante (c'est une femelle) sont immédiatement arrêtés et enfermés.

C'est la Comtesse Quintet, sur les conseils de son mari présent lors du drame, qui achète l'éléphante et la fait installer dans sa demeure.

Mais si tout le monde parle de l'extraordinaire animal, Peter ne l'a toujours pas vu... « Peter se dit qu'espérer était terrible et compliqué. C'était sans doute plus facile de désespérer. » (page 68).

Peter veut voir l'éléphant et retrouver Adèle ; il va être aidé par l'inspecteur Léo Matienne.

 

Tout simplement une histoire charmante, joliment illustrée, pleine de tendresse et de magie, je dirais même que c'est un chouette conte et donc une lecture très agréable pour se détendre.

 

Pour les challenges Animaux du monde, Challenge US, Des contes à rendre, Jeunesse & young adults # 3, Lire sous la contrainte (nom + nom), Petit Bac 2014 (catégorie Animal), Romancières américaines.

 

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 04:06

The Agency 3 : les secrets du palais est un roman de Y.S. Lee paru aux éditions Nathan en mars 2013 (400 pages, 15,50 €, ISBN 978-2-09-252423-7). The Agency – The traitor in the tunnel (2011) est traduit de l'anglais par Lilas Nord.

 

Ying S. Lee est née à Singapour. Elle a grandi à Vancouver et à Toronto au Canada. Elle a étudié la littérature et la culture victoriennes, et a obtenu son doctorat en 2004. Des séjours et des recherches à Londres lui ont inspiré la série The Agency. Auparavant elle a écrit un document : Masculinity and the English working class. Elle est mariée, a un fils, et habite à Kingston en Ontario au Canada. Plus d'infos sur http://yslee.com/ (en anglais).

 

Février 1860.

Un clochard entre dans une fumerie d'opium.

Depuis six semaines, Mary Quinn est femme de chambre à Buckingham Palace sous les ordres de Mrs Shaw, une gouvernante exigeante et stricte.

Elle est au palais pour une mission confiée par la Reine elle-même : des objets (tabatière, figurines, bibelots) ont été volés malgré l'inventaire général et les mesures de sécurité.

« On ne soupçonnait personne en particulier : il n'y avait apparemment pas la moindre piste. » (pages 15-16).

Mary n'a toujours rien trouvé et le lendemain, sa mission se termine...

Mais dans la nuit, le Prince Albert Edward est ramené au château ivre et son ami – par ailleurs peu recommandable – Ralph Beaulieu-Buckworth a été tué dans une fumerie d'opium. Par un vieil opiomane du nom de Jin Hai Lang ! Ce Chinois serait-il le père de Mary ?

« Mary avança sans hésiter jusqu'à la porte secrète. Elle adorait ces moments où s'étendait devant elle un horizon infini d'action et d'aventure. » (page 115).

Mary va aussi revoir James Easton dont l'entreprise fait des travaux sous le palais, dans les égouts. Mais sept mois après leur dispute et leur séparation, que va-t-il se passer ?

 

Cela fait quelque temps maintenant que j'ai lu ce tome 3 de l'excellente série The Agency dont j'avais déjà dévoré Le pendentif de jade et Le crime de l'horloge et je dois vite en parler avant la fin du mois car le challenge British mystery se termine le 30 janvier (dommage...). Après les couvertures verte et orange, voici la couverture jaune, toujours aussi belle et le récit est toujours aussi inventif et bien ficelé. On se prend à croire que The Agency a vraiment existé et que ce roman est vraiment historique. Décidément, j'aime les romans de l'époque victorienne ! Surtout avec l'aventure, l'action et la romance des Secrets du palais.

Petite mention pour le thé qui est toujours là : après la bourgeoisie et le monde ouvrier, c'est l'aristocratie qui boit le thé ici, ce qui confirme que cette boisson est réellement très importante pour les Anglais toutes couches sociales confondues.

Le tome 4, Rivals in the city, bientôt disponible ?

 

Une lecture pour le challenge British mystery donc mais aussi Jeunesse & young adults # 3, Littérature du Commonwealth (Singapour et Canada), Petit Bac 2014 (catégorie bâtiment), Royal (niveau Reine Mère) et Victorien.

 

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 04:21

Le val de la morte embrassée est un roman de Michel Honaker paru aux éditions Flammarion en octobre 2013 (266 pages, 13 €, ISBN 978-2-0812-8665-8).

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion pour cet agréable roman.

 

Michel Honaker naît en 1958 à Mont de Marsan dans les Landes. Il publie des nouvelles dès la fin des années 70 puis des romans et depuis le début des années 90 également de la littérature jeunesse. Ses genres de prédilection sont : science-fiction, anticipation, fantastique, espionnage, roman policier, aventure. J'ai déjà lu Les otages du Dieu-Dragon (Yakusa Gokudo, 1) en avril 2013.

 

Jubella Sinocare, jeune journaliste encore inconnue, est invitée par Lord Blake Denholm dans son manoir du XIXe siècle (Shoreham, West-Sussex, Angleterre).

« Magnat de la presse, de l'édition, grand patron ayant sauvé nombre d'entreprises de la ruine, le personnage s'était brutalement retiré de la vie publique vingt ans plus tôt sans la moindre explication. Il n'avait depuis accordé aucune interview, ne s'était laissé approché par personne, et vivait reclus en jouissant de sa rente, et de son titre, dans sa propriété entourée de verdure. » (page 6).

La jeune femme est accueillie par Ivan Gabor, l'étrange majordome hongrois qui la conduit auprès de Sa Seigneurie. Le vieux Lord – qui vit seul depuis la mort de son épouse, Lady Camilla – s'avère être raffiné et amateur d'art. Ça tombe bien : Jubella adore les toiles de William Turner et passe son temps libre à la Tate Gallery !

Mais le Lord lui révèle qu'il est un « prince charmant » c'est-à-dire qu'il « possède un charme », le pouvoir magique de réveiller les princesses mortes, comme dans les contes de fées : il est en fait un Éveilleur, le dernier même, et il pense qu'il va être assassiné comme l'ont été les autres avant lui. Pour prouver ses dires, il lui montre un tableau inconnu de Turner, Le val de la morte embrassée, que sa famille possède en secret depuis plus de deux cents ans.

« Un prince charmant en danger de mort..., songea Jubella. Encore une histoire de fou que je ne vendrai à personne. » (page 26).

Mais dans la nuit, Jubella voit une étrange lumière dans le parc du manoir et au petit matin, Chris Morris de Scotland Yard et de nombreux inspecteurs sont là car Lord Denholm a été retrouvé mort par Ivan, et le tableau a disparu.

Jubella rencontre Daniel Byrne, photographe-reporter qui sait pas mal de choses car il a grandi dans le coin, et Jim Fairchild, historien local qui était le meilleur ami de Denholm. Elle apprend par Ivan, avant qu'il ne meure comme son maître, que les ennemis des Éveilleurs sont les Vicaires, dirigés par une Méchante Reine.

« Ce sont eux, les tueurs. Ceux qui éliminent les Éveilleurs. Vous êtes en grand danger. Et moi aussi. Ils ne laisseront jamais des profanes révéler le secret de leur existence. » (page 70).

 

Le val de la morte embrassée est un bon thriller fantastique très rythmé, mêlant mystère et action qui se lit d'une traite. Le lecteur suit avec attention Jubella de la campagne anglaise à Londres (où la jeune femme se retrouve propulsée journaliste du Guardian grâce à son amie Patty Hegg), puis de Paris (où elle rencontre Even Clarke et Vitali Kordo, propriétaire d'une péniche-galerie) à Prague (pour le dénouement de l'histoire). Londres, Paris, Prague, trois capitales emblématiques au niveau historique et culturel, avec poursuites et dangers comme dans les films d'action. L'art (la peinture) et les contes de fée ont une grande importance et je trouve que ces sujets sont traités de façon originale, surprenante même. J'ai été charmée et conquise car, après tout, pourquoi ne pas croire au prince charmant ?

 

Ma phrase préférée

« Le baiser est le symbole de la vie, depuis la nuit des temps. Le symbole aussi de la pureté, de l'absolu. » (page 138).

 

Une lecture pour les challenges 1 % de la rentrée littéraire 2013L'art dans tous ses états (peinture, William Turner), Jeunesse & young adults # 3Thrillers et polars et bien sûr Des contes à rendre !

 

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 04:13

Jusqu'à ce que la morsure nous sépare est le 3e tome de la série 43 rue du Vieux-Cimetière, un roman de Kate et M. Sarah Klise paru aux éditions Albin Michel Jeunesse dans la collection Witty en mai 2013 (137 pages, 8,50 €, ISBN 978-2-226-24757-5). 43 Old Cemetery Road, Book 3 : Till death do us bark (2011) est traduit de l'américain par Mickey Gaboriaud.

 

Pour plus d'infos sur l'auteur Catherine 'Kate' Klise et sur l'illustratrice M. (Mary) Sarah Klise, consultez la note de lecture de Trépassez votre chemin.

 

Lester est heureux d'avoir été adopté par Ignace Bronchon et le fantôme d'Adèle Vranstock, mais il aimerait en plus de son chat, Mistynoir, avoir un chien. Or, en revenant de la bibliothèque, un chien le suit jusqu'au manoir ! C'est Secret, le lévrier irlandais du riche Placid McAbbey qui vient de mourir à l'âge de 95 ans.

Lester est fou de joie mais Adèle boude car elle est une dame à chats, Bronchon a de plus en plus d'allergies alors que Mistynoir a disparu et Secret aboie toute les nuits empêchant tout le voisinage de dormir...

Kitty et Rex, les deux enfants de McAbbey, s'installent à Crésus Villa mais la sœur et le frère ne se sont jamais entendu et n'étaient pas très aimants avec leur père qui avait, les dix dernières années de sa vie, reporté son amour sur Secret. McAbbey était pourtant un homme gentil, généreux et apprécié de tous. Les deux rejetons intéressés uniquement par la richesse devront résoudre une énigme sous forme de poème (*) pour pouvoir hériter.

« Votre père vous connaissait bien. Il savait parfaitement que vous ne partagiez pas sa passion pour les antiquités, les œuvres d'art et les livres rares. C'est pour cela qu'il vous a fait la faveur de s'en débarrasser peu avant sa mort. » (lettre de l'avocate, Claire Komdel-Hodresch, page 60).

Lester s'enfuit avec Secret...

 

(*) Ces poèmes sont des limericks ; il y a des explications sur ce genre de poème en cinq vers à la fin du livre (pages 136-137). J'avoue que je ne savais pas ce qu'était un limerick (ou alors si je l'ai su, j'avais oublié) !

 

Bon sang, qu'est-ce qu'elle est bien, cette série ! J'ai englouti les trois tomes en peu de temps et, maintenant, il me faut absolument le 4e, Le fantôme du bureau de poste. Comme pour les deux premiers tomes, de l'humour, de l'originalité (lettres, illustrations), de nouveaux personnages. C'est vraiment très bien fait et je me suis laissée prendre au jeu avec grand plaisir. Je ne peux que vous recommander cette série !

 

Une lecture que je mets dans les challenges En toutes lettres, Jeunesse & young adults # 3, Romancières américaines et US.


 

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