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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 23:11

Ils sont nés avant 1900 et ils ont créé et/ou popularisé le roman policier !

 

Les Français

ArseneLupinIntegrale.jpgFrançois Gaillot de Pitaval (1673-1743) - Causes célèbres et intéressantes, avec les jugemens qui les ont décidées : 18 tomes ! (1734-1741)

Eugène-François Vidocq (1775-1857) – Mémoires de Vidocq, chef de la police de Sûreté jusqu'en 1827 : 4 tomes (1828-1829) ; Les voleurs (1836) ; Les vrais mystères de Paris (1844)

Honoré de Balzac (1799-1850) – Les Chouans (1829) ; Une ténébreuse affaire (1841)

Victor Hugo (1802-1885) – Han d'Islande (1823) ; Les misérables (1862)

Alexandre Dumas (1802-1970) – Le comte de Monte-Cristo (1844) ; Les Mohicans de Paris (1854)

Eugène Sue (1804-1857) – Mystères de Paris (1842-1843)

Paul Féval (1816-1887) – Les mystères de Londres (1843) ; Le Bossu (1857)

Charles Barbara (1817-1866) – L'assassinat du Pont Rouge (1855)

Alfred Assolant (1827-1886) – Les aventures du capitaine Corcoran (1867)

Jules Verne (1828-1905) – Un drame en Livonie (1904) ; L'étonnante aventure de la mission Barsac (1919) : roman terminé par son fils, Michel Verne (1861-1925)

Pierre Alexis de Ponson du Terrail (1829-1871) – La baronne trépassée (1852) ; Les exploits de Rocambole ou les drames de Paris (1859-1884)

Adolphe Belot (1829-1890) et Ernest Daudet (1837-1921) – La Vénus de Gordes (1875)

Émile Gaboriau (1832-1873) – L'affaire Lerouge (1863-1866) ; Le crime d'Orcival (1866) ; Le dossier 113 (1867) ; La corde au cou (1873)...

Émile Zola (1840-1902) – Thérèse Raquin (1867) ; La bête humaine (1890)

Henry Cauvain (1847-1899) – Maximilien Heller (1871) ; La main sanglante (1885)

Maurice Leblanc (1864-1941) – Arsène Lupin, gentleman cambrioleur (1907) ; Arsène Lupin contre Sherlock Holmes (1908) ; L'aiguille creuse (1909) ; 813 (1910)...

Gaston Leroux (1868-1927) – Le mystère de la chambre jaune (1907) ; Le parfum de la dame en noir (1908) ; Le fauteuil hanté (1909) ; Le fantôme de l'opéra (1910) ; Chéri-Bibi (1913-1925) ; Rouletabille...

Pierre Souvestre (1874-1914) et Marcel Allain (1885-1969) – Le Rour (1909) ; Fantomas (1911-1913) ; Naz-en-l'air (1912-1914)

Jacques-Napoléon Faure-Biguet, ou Jacques Decrest (1893-1954) – Enquêtes du commissaire Gilles : Hasard (1933) ; Les rendez-vous du dimanche soir (1935) ; La petite fille de Bois-Colombe (1936) ; L'oiseau poignard (1936) ; La vérité du septième jour (1939) ; Le bal de la montagne noire (1941) ; Les trois jeunes filles de Vienne (1948) ; Les chambres sans serrure (1949)...

Noël Vindry (1896-1954) – La maison qui tue (1932) ; La fuite des morts (1933) ; Le fantôme de midi (1934)...

Retrouvez cette liste de lecture sur Libfly (du moins pour les auteurs/titres que j'ai pu y trouver).

 

Les Britanniques

FuManchu1Horace Walpole (1717-1797) – Le château d'Otrante, histoire gothique (1764)

Jane Austen (1775-1817) – Emma (1815, considéré comme un roman policier sans policier ou un roman policier sans meurtre)

Mary Shelley, née Mary Wollstonecraft Godwin (1797-1851) – Frankeinstein (1818)

William Wilkie Collins (1824-1889) – La dame en blanc (1860) ; Pierre de lune (1868)...

Grant Allen (1848-1899) - Enquêtes du colonel Clay (merci à Pierre Faverolle)

Robert Louis Stevenson (1850-1894) – Le club du suicide (1882) ; L'île au trésor (1883) ; Le voleur de cadavres (1884) ; L'étrange cas du Docteur Jekyll et Mister Hyde (1886) ; Enlevé ! (1886) ; Un mort encombrant (1889)...

Arthur Conan Doyle (1859-1930) - Une étude en rouge (1887) ; Le signe des quatre, ou La marque des Q (1890) ; Le chien des Baskerville (1902) ; La vallée de la peur (1915) ; Les aventures de Sherlock Holmes (1891-1892) ; Les mémoires de Sherlock Holmes (1892-1893)...

Richard Austin Freeman (1862-1943) – L'empreinte sanglante (1907) ; L'œil d'Osiris (1911)... Romans et nouvelles avec le Dr John Thorndyke (publiés entre 1907 et 1942)

William (Tufnell) Le Queux (1864-1927) – romans d'espionnage (publiés entre 1891 et 1931)

Gilbert Keith Chesterton (1874-1936) – Les enquêtes du Père Brown (nouvelles parues entre 1910 et 1936)

John Buchan dit Lord Tweedsmuir (1875-1940) – Prêtre John (1910)... (romans d'espionnage)

Patricia Wenthworth, née Dora Amy Elles en Inde (1878-1961) – Le masque gris (1928) ; L'affaire est close (1937) ; Le chemin de la falaise (1939) ; Le rocher de la Tête-Noire (1941) ; Le châle chinois (1943)... Romans avec Miss Silver (publiés entre 1928 et 1961), l'inspecteur Lamb (1939 , 1940, 1942)...

Sax Rohmer (1883-1959) – Le mystérieux Docteur Fu Manchu (1913) ; Le crime de minuit (1915) ; Le diabolique Fu Manchu (1916) ; Les mystères du Si-Fan (1917)...

Roy Vickers (1889-1965) – Service des affaires classées (1960)

Arthur Upfield (1890-1964) L'os est pointé (1938)... Enquêtes de l'inspecteur Napoléon Bonaparte (Bony) en Australie (publiées entre 1928 et 1966)

Agatha Christie, née Agatha Mary Clarissa Miller (1890-1976) – Hercule Poirot, Miss Marple, Tommy et Tuppence... Romans et nouvelles (publiés entre 1920 et 1979)

Dorothy Leigh Sayers (1893-1957) – Lord Peter et l'inconnu (1923) ; Trop de témoins pour Lord Peter (1926) ; Le duc est un assassin (1926) ; L'autopsie n'a rien donné (1927) ; […] ; Noces de crime (1934)...

Francis Iles, pseudonyme d'Anthony Berkeley Cox (1893-1971) – Préméditation (1931) ; Complicité (1932) ; Quant à la femme (1933) ainsi que des romans sous son vrai nom avec le détective amateur Roger Sherringham (publiés entre 1925 et 2004)

Retrouvez cette liste de lecture sur Libfly (du moins pour les auteurs/titres que j'ai pu y trouver).

 

Les Américains

RaymondChandler.jpgEdgar Allan Poe (1809-1849) – Trilogie du Chevalier Auguste Dupin : Double assassinat dans la rue Morgue (1841) ; Le mystère de Marie Roget (1842-1843) ; La lettre volée (1844)

Charles Dickens (1812-1870) – Barnaby Rudge (1861) ; Le mystère d'Edwin Drood (1870)

Anna Katharine Green (1846-1935) – L'affaire Leavenworth, ou Le crime de la 5e Avenue (1878)...

Mary Roberts Rinehart (1876-1958) – L'escalier en colimaçon (1907)...

Earl Dear Biggers (1884-1933) – La maison sans clef (1925) ; Le perroquet chinois (1926) ; Derrière le rideau (1928) ; Le chameau noir (1929) ; À la rescousse (1930) ; Le gardien des clefs (1932)

Rex Stout (1886-1975) – Fer-de-lance (1934) ; La cassette rouge (1937)... Romans et nouvelles avec le détective Nero Wolfe (publiés entre 1934 et 1985)

Donald Henderson Clarke (1887-1958) – Un nommé Louis Beretti (1929)

Raymond Chandler (1888-1959) – Le grand sommeil (1939) ; Adieu ma jolie (1940) ; La grande fenêtre (1942) ; La dame du lac (1943) ; Fais pas ta rosière (1949)... Romans et nouvelles avec le détective privé Philip Marlowe (publiés entre 1934 et 1959)

Willard Huntington Wright, ou S. S. Van Dine (1888-1939) – La mystérieuse affaire Benson (1926) ; L'assassinat du canari (1927) ; Crime dans la neige (1928) ; La mort au jardin (1935) ; Un enlèvement (1936)

Erle Stanley Gardner (1889-1970) – Romans et nouvelles avec le détective Perry Mason (publiés entre 1933 et 1973)

James Mallahan Cain (1892-1977) – Le facteur sonne toujours deux fois (1934) ; Le bluffeur (1942) ; Assurance sur la mort (1944) ; Dans la peau (1947)...

Dashiell Hammett (1894-1961) – Dollars de sang, ou Le grand braquage (1924) ; La moisson rouge (1929) ; Sang maudit (1929) ; Le faucon maltais (1930) ; La clé de verre (1931)...

Raoul Whitfield (1896-1945) – Vivement mes pantoufles (1930) ; La vierge fatale (1932)

Horace McCoy (1897-1955) – On achève bien les chevaux (1935) ; Un linceul n'a pas de poches (1937) ; J'aurais dû rester chez nous (1937) ; Adieu la vie, adieu l'amour (1949) ; Le scalpel (1952)...

William Riley Burnett (1899-1982) – Le petit César (1929) ; Quand la ville dort (1949) ; Rien dans les manches (1951) ; Donnant donnant (1952)...

Retrouvez cette liste de lecture sur Libfly (du moins pour les auteurs/titres que j'ai pu y trouver).

 

Les Italiens

LinceulLaineMartina Vergani – Au fond du lac (1897)

Gaspard Invrea ou Remigio Zena (1850-1917) – Dernière cartouche (1895)

Emilio de Marchi (1851-1901) – Le chapeau du prêtre (1888)

Augusto de Angelis (1888-1944) – (commissaire Carlo de Vincenzi)

Ezio d'Errico (1892-1972) – (commissaire Émile Richard)

 

Les Allemands

Ernst Theodor Amadeus Hoffmann (1776-1822) - Das Fräulein von Scuderi. Eine Erzählung aus dem Zeitalter Ludwigs des Vierzehnten (1819-1820)

Sophie Wörishöffer, née Andresen (1838-1890) – Robert le mousse (1877)

Karl Friedrich May (1842-1912) – Le trésor du Lac d'Argent (1890)

Frank Arnaü (1894-1976) – La chaîne fermée (1929)

Erich Kästner (1899-1974) – Émile et les détectives (1928)

 

Quelques autres

Les Néo-Zélandais : Fergus Hume (1859-1932) – The mystery of a handom cab (1886) et plus de 130 romans jusqu'en 1932 ; Ngaio Marsh (1895-1982) - Un linceul de laine (1945)... Enquêtes de l'inspecteur Roderick Alleyn de Scotland Yard (32 romans publiés entre 1934 et 1982)

Le Russe : Fiodor Dostoïevski (1821-1881) – Crime et châtiment (1866)

L'Argentin : Jorge Luis Borges (1899-1986) – La mort et la boussole (1942) ; Six problèmes pour Don Isidro Parodi (1942)

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 23:41

MemoiresAne.jpgMémoires d'un âne est un roman de la Comtesse de Ségur publié en 1860. Je l'ai lu en Folio junior (220 pages) illustré par Henri Castelli (illustrations d'origine) et Danièle Bour (illustration de couverture).

 

Sofia Fiodorovna Rostopchina, comtesse de Ségur est née à Saint-Pétersbourg (Russie) le 1er août 1799. Elle passe son enfance dans le domaine familial de Voronovo près de Moscou. Son père, le Comte Fedor Vassilievitch Rostopchine était gouverneur de Moscou au moment où Napoléon est entré avec ses troupes en Russie (1812). Lorsque sa famille s'est installée en France, Sophie avait 18 ans (1817). Elle a rencontré le Comte Eugène de Ségur et l'a épousé en 1819. Il la trompait mais ils ont eu huit enfants. Elle a vécu dans leur propriété des Nouettes dans l'Orne, écrivant pour ses petits-enfants. Elle est morte à Paris le 9 février 1874.

 

L'âne Cadichon, qui se considère comme un âne savant, écrit ses mémoires pour son petit maître, Henri de Ségur. De ses premiers maîtres (de méchants rustauds qui le battaient) aux enfants dont il est le héros, il aura vécu des tas d'événements, rencontré de nombreuses personnes (méchantes ou gentilles), fait arrêté des voleurs avec de charmants gendarmes, remporté une course, remplacé un âne de cirque (Mirliflore), perdu son meilleur ami dans un accident de chasse (le chien Médor), sauvé un enfant du feu (Pauline) et un autre de la noyade (Auguste), etc. et aura surtout accompli un travail sur lui-même.

 

C'est un peu difficile de parler de ce roman... Je l'ai choisi parce que je trouvais le titre amusant (j'aime bien les ânes). Désuet, moralisateur, ce roman est sauvé par l'humour de Cadichon et par sa quête d'être meilleur pour vivre bien et en bonne entente avec les autres. Car après avoir compris qu'il n'était pas bien de se venger, l'âne Cadichon devient une bonne bête, aimante et aimée, et pourra profiter honnêtement de la vie de château.

SegurPimprenelleVoilà, je ne sais pas si j'aurai envie de relire d'autres récits de la Comtesse de Ségur... Je les avais tous lus lorsque j'étais enfant, et comme je ne suis pas une nostalgique, il vaut peut-être mieux ne pas les relire....

 

Defi2010RussieVous avez envie de lire les Mémoires de l'âne Cadichon ? Elles sont disponibles librement sur http://fr.wikisource.org/wiki/Mémoires_d'un_âne.

 

J'ai lu ce roman dans le cadre de Découvrons un auteur de Pimprenelle mais comme la Comtesse de Ségur est Russe, je pense aussi au challenge Une année en Russie.

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 00:11

RubanMouchete1.jpgCoupCoeurXIXe.pngLe ruban moucheté et autres aventures de Sherlock Holmes est un recueil de 4 nouvelles de Sir Arthur Conan Doyle paru aux éditions Robert Laffont en 1956. J'ai lu celui paru aux éditions Folio junior en août 1995 (167 pages, 5,60 €, ISBN 2-07-058724-X) mais d'autres éditions plus récentes ou intégrales sont parues depuis.

The adventures of Sherlock Holmes est traduit de l'anglais par Bernard Tourville et illustrées par Philippe Munch.

 

Ces nouvelles ont d'abord été publiées dans le Strand Magazine avec des illustrations de Sidney Paget puis dans le premier recueil de nouvelles The Adventures of Sherlock Holmes / Les aventures de Sherlock Holmes paru en octobre 1892.

 

Les cinq pépins d'orange

Fin septembre 1887, un soir de tempête, John Openshaw, de Orsham dans le sud-ouest de l'Angleterre, vient demander l'aide de Sherlock Holmes. Des années après son retour d'Amérique, son oncle Elias a reçu en mars 1883 une enveloppe avec cinq pépins d'orange et un papier avec les lettres KKK. Sept semaines après, Elias était mort, noyé dans 60 cm d'eau... Le père de John, Joseph a pris possession de l'héritage de son frère mais a lui aussi reçu une enveloppe similaire en janvier 1885. Quelques jours après, il se tuait en tombant dans une carrière de craie. Et maintenant, c'est John qui vient de recevoir une enveloppe ! Il est amusant de voir comment l'histoire de l'Amérique influence les Britanniques : après les Mormons dans Une étude en rouge, Sherlock Holmes en profite ici pour raconter les agissements du Ku Klux Klan.

The Five Orange Pips est la 5e nouvelle des aventures de Sherlock Holmes, elle est parue en novembre 1891 dans le Strand Magazine. Sir Arthur Conan Doyle la classait 7e dans la liste des 12 nouvelles de Sherlock Holmes qu'il préférait. Il est possible de la lire sur http://en.wikisource.org/wiki/The_Five_Orange_Pips ou sur http://ignisart.com/camdenhouse/canon/five.htm.

 

Un scandale en Bohème

Si une femme a impressionné Sherlock Holmes, c'est bien Irène Adler. Vous comprendrez pourquoi en lisant cette nouvelle. Après son mariage, Watson a un peu perdu de vue Sherlock Holmes qui a effectué une mission en Russie (à Odessa) et une autre en Hollande. Un soir de mars 1888, Watson décide de rendre visite à son ami. Celui-ci lit une lettre en provenance de Bohème et reçoit un mystérieux client (en fait le Grand-Duc Wilhelm Gottsreich Sigismond von Ormstein). Où on apprend que Sherlock Holmes est le roi du déguisement : « Le théâtre a perdu un merveilleux acteur, de même que la science a perdu un logicien de premier ordre quand il s'est spécialisé dans les affaires criminelles. » (page 71).

Après les deux romans, Une étude en rouge et Le signe des quatre, A Scandal in Bohemia est la première des 56 nouvelles narrant les aventures de Sherlock Holmes. Elle est parue en juillet 1891 dans le Strand Magazine. Il est possible de la lire sur http://en.wikisource.org/wiki/A_Scandal_in_Bohemia ou sur http://ignisart.com/camdenhouse/canon/scan.htm.

 

RubanMouchete2.jpgL'escarboucle bleue

Après Noël, le 28 décembre, le Docteur Watson rend visite à son ami Sherlock Holmes pour lui présenter ses vœux. Sherlock Holmes qui n'est pas habituellement un lève-tôt a déjà lu les journaux et s'apprête à observer à la loupe un vieux chapeau de feutre. Cette affaire fait partie de celles exemptes de crime, comme Un scandale en Bohème avec Irène Adler. Watson apprend comment le commissaire Peterson a récupéré un chapeau melon et une délicieuse oie de Noël ! Et comment Sherlock Holmes, par son extraordinaire esprit de déduction, a retrouvé le gentleman inconnu à qui appartenait le chapeau et l'oie ! Car l'épouse de Peterson a eu la surprise de sa vie en trouvant dans le jabot de l'oie une magnifique pierre précieuse : l'escarboucle bleue de la Comtesse de Maccar, volée le 22 décembre à l'hôtel Cosmopolitan.

The Blue Carbuncle est la 7e nouvelle des aventures de Sherlock Holmes, elle est parue en janvier 1892 dans le Strand Magazine. Il est possible de la lire sur http://en.wikisource.org/wiki/The_Adventure_of_the_Blue_Carbuncle ou sur http://ignisart.com/camdenhouse/canon/blue.htm.

 

Le ruban moucheté

Cela fait maintenant 8 ans que le Docteur Watson étudie les méthodes de son ami Sherlock Holmes, ce qui correspond à 70 affaires « sortant de l'ordinaire » : « il lui fallait l'inhabituel et même le fantastique. » (page 124). Ainsi, un matin d'avril 1883, à 7 h 15, Hélène Stoner réveilla la maisonnée. Elle est la belle-fille du Docteur Grimesby Roylott, de Stoke Moran, qui vécut aux Indes où il épousa sa mère. Deux ans auparavant, sa sœur jumelle, Julie, est morte de façon étrange, en hurlant de frayeur « le ruban moucheté ». Hélène a peur de subir le même sort et demande de l'aide. Sherlock Holmes et le Docteur Watson se rendent donc dans le Surrey pour sauver la jeune femme d'une mort horrible.

The Speckled Band est la 8e nouvelle des aventures de Sherlock Holmes, elle est parue en février 1892 dans le Strand Magazine. Il est possible de la lire sur http://en.wikisource.org/wiki/The_Adventure_of_the_Speckled_Band ou sur http://ignisart.com/camdenhouse/canon/spec.htm.

 

Les autres nouvelles du recueil The Adventures of Sherlock Holmes / Les aventures de Sherlock Holmes :

2e nouvelle : The Red-Headed League / La ligue des rouquins (août 1891)

3e nouvelle : A Case of Identity / Une affaire d'identité (septembre 1891)

4e nouvelle : The Boscombe Valley Mystery / Le mystère du Val Boscombe (octobre 1891)

6e nouvelle : The Man with the Twisted Lip / L'homme à la lèvre tordue (décembre 1891)

9e nouvelle : The Engineer's Thumb / Le pouce de l'ingénieur (mars 1892)

10e nouvelle : The Noble Bachelor / Un gentleman célibataire (avril 1892)

11e nouvelle : The Beryl Coronet / Le diadème de béryls (mai 1892)

12e nouvelle : The Copper Beeches / Les hêtres rouges (juin 1892)

 

J'espère avoir l'occasion de les lire et les présenter bientôt parce que Sherlock Holmes est réellement addictif ! Je suis très contente de me replonger dans cette littérature grâce au challenge Le Signe des Trois – Sherlock Holmes créé par Marion, Matilda et Cécile ! Je profite aussi de cette lecture pour terminer – avant la fin de l'année – deux défis de 2010 : J'aime les classiques et English Classics.

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 20:22

AStudyInScarlet.jpgCoupCoeurXIXe.pngUne étude en rouge est un roman de Sir Arthur Conan Doyle paru en 1887 dans le journal Beeton's Christmas Annual (*) en 1887 (pages 1 à 95) puis en feuilleton en 1888 et enfin publié en 1891 par Ward, Lock and Bowden Company avec des illustrations de George Hutchinson. A study in scarlet a été traduit en français en 1899.

 

(*) Ce journal rare et très cher est considéré comme le journal le plus cher au monde ! Plus d'infos sur http://www.bestofsherlock.com/beetons-christmas-annual.htm.

 

J'ai absolument voulu lire ce roman que je n'avais jamais lu auparavant parce que c'est la première œuvre de Conan Doyle et donc le premier récit à mettre en scène Sherlock Holmes et le Docteur Watson !

 

À savoir que la série Sherlock Holmes contient :

4 romans : Une étude en rouge (A study in scarlet, 1887), Le signe des Quatre (The sign of the Four, 1890), Le chien des Baskerville (The hound of the Baskerville, 1902) et La vallée de la peur (The valley of fear, 1915).

56 nouvelles publiées dans 6 recueils : Les aventures de Sherlock Holmes (The adventures of Sherlock Holmes, 12 nouvelles, 1891-1892), Les mémoires de Sherlock Holmes (The memoirs of Sherlock Holmes, 12 nouvelles, 1892-1893), Le retour de Sherlock Holmes (The return of Sherlock Holmes, 13 nouvelles, 1903-1904), Son dernier coup d'archet (His last bow, 7 nouvelles, 1908-1917), Les archives de Sherlock Holmes (The case-book of Sherlock Holmes, 12 nouvelles, 1921-1927).

1 pastiche : Comment Watson apprit le truc (How Watson earned the trick, 1924).

 

Arthur Conan Doyle est Écossais, il est né à Édimbourg le 22 mai 1859. Médecin et écrivain, il est célèbre pour les aventures de Sherlock Holmes, les exploits du professeur Challenger, et quelques autres romans et nouvelles mais aussi du théâtre et de la poésie. Son œuvre est abondamment déclinée (cinéma, séries télévisées, dessins animés, jeux vidéo, bandes dessinées). Il existe un musée à Londres, un autre à Lucens (Suisse) entre autres et de nombreux sites concernant cet auteur fait Chevalier par Edouard VII en 1902 et décédé à Crowborough (Sussex, Angleterre) le 7 juillet 1930.

 

Une étude en rouge (roman connu aussi sous les titres Un crime étrange ou Écrit dans le sang)

 

Vous pouvez lire ce roman en intégralité soit en anglais sur Gutenberg soit en français sur Ebooks gratuits.

 

Le narrateur est le Docteur John H. Watson. Devenu médecin en 1878, il continue ses études pour devenir chirurgien et médecin de l'armée puis part aux Indes en tant qu'aide-major, mais blessé à l'épaule et pris de fièvre, il est rapatrié en Angleterre, sa santé et sa carrière irrémédiablement compromises... « Naturellement, je me dirigeai vers Londres, ce grand cloaque où se déversent irrésistiblement tous les flâneurs et tous les paresseux de l'Empire. » (page 4). – J'adore le style de Watson ! – C'est à Londres justement, souffrant de solitude et presque sans le sou, qu'il rencontre Stamford, un infirmier qu'il a eu sous ses ordres et qui va le mettre en relation avec un certain Sherlock Holmes, un excentrique quelque peu insensible qui travaille au laboratoire de chimie de l'hôpital. Watson aimerait partager un appartement avec une personne intelligente et calme car « Dans [son] cas, le bruit et la surexcitation sont contre-indiqués » (page 6). – Ah ah ah ah ! Je crois qu'il va être servi ! – Voilà donc comment nos deux célèbres personnages se rencontrent et vont emménager ensemble au 221 Baker Street !

 

De son côté Sherlock Holmes vient de découvrir par un procédé chimique comment déceler des traces de sang, même longtemps après un crime. « Si on l'avait inventé plus tôt, des centaines d'hommes actuellement en liberté de par le monde auraient depuis longtemps subi le châtiment de leurs crimes. » (page 10). Eh oui, c'était le tout début de la médecine légale, et qui d'autres que des savants fous, curieux et géniaux pouvaient faire avancer la science ?

 

Le moment où les deux hommes expliquent leurs défauts pour savoir si la colocation va être possible est très amusant : Holmes est fumeur, fait des « expériences », joue du violon et souffre de dépression chronique ; Watson a un chien (un petit bouledogue), ne supporte pas le bruit et il est paresseux !

Watson est ravi (il va pouvoir se loger pour moins cher) et intrigué (il a l'occasion d'étudier un homme exceptionnel qui a en plus un don de divination). « L'étude de l'homme est, comme vous le savez, le propre de l'homme. » (page 13).

 

Watson est observateur (ses descriptions sont très réussies), précis et minutieux (il note de nombreux – tous ? – détails) et c'est pour moi un enchantement de lire ses récits. Vous voyez, j'en parle comme si Watson et Holmes existaient vraiment alors que je devrais parler du style et des idées de Conan Doyle ! En plus, ce n'est que le premier chapitre et je suis déjà sous le charme (littéraire !) et totalement conquise ! Je me rappelle que c'était déjà le cas lors des mes lectures adolescentes et je suis très contente de retrouver Holmes / Watson / Conan Doyle et leurs promesses d'aventures, de mystères et de voyages !

 

Les deux hommes s'installent dans leur nouvel appartement, ils disposent chacun d'une chambre, et un grand studio (salle à manger et salon) bien meublé et lumineux est en commun. Watson, n'ayant rien d'autre à faire, observe son colocataire. « […] j'accueillais avec empressement le petit mystère qui entourait mon compagnon et je passais une grande partie de mon temps à m'efforcer de le résoudre. » (page 15). Si Watson est un homme cultivé, Holmes est un être fantasque, pur autodidacte (sa conception de l'archivage dans le cerveau est extraordinaire), ils sont donc fortement complémentaires. L'amitié née entre Watson et Holmes sera empreinte d'admiration, de respect et parfois d'exaspération !

 

Un matin où il s'est levé plus tôt (eh oui, c'est bien utile !), Watson apprend que Holmes, passionné par les affaires de crimes, est un maître de l'art / la science de l'analyse et de la déduction, qu'il écrit des articles pour les journaux, qu'il est un détective-consultant (il aide les détectives officiels et les détectives privés) et que donc les personnes qu'il reçoit dans leur studio sont des clients. D'ailleurs une missive est déposée : Tobias Gregson de Scotland Yard aimerait l'avis de Holmes concernant le meurtre d'Enoch J. Drebber, un citoyen américain, dans une maison inhabitée au 3 Lauriston Gardens. Voici donc la première aventure / enquête de Holmes et Watson ! « Prenez votre chapeau, dit-il. – Vous voulez bien de moi ? – Oui, si vous n'avez rien d'autre à faire ! » (page 30). Sur place, les inspecteurs rivaux, Gregson et Lestrade sont déjà là.

« Une étude en rouge, n'est-ce pas ? Pourquoi n'utiliserions-nous pas un peu l'argot d'atelier ? Le fil rouge du meurtre se mêle à l'écheveau incolore de la vie. » (page 50). L'affaire n'est pas encore résolue qu'un deuxième meurtre a lieu à l'Holiday's Private Hotel, celui de Joseph Stangerson, le secrétaire particulier de Monsieur Drebber.

Il s'avère que Drebber et Stangerson étaient des Mormons, en provenance de Salt Lake City dans l'Utah, et qu'ils ont été tués par vengeance. Pourquoi ? Comment ? Vous le découvrirez en lisant cette première aventure de Sherlock Holmes qui se déroule en trois jours !

 

On découvre Sherlock Holmes, son physique (1 m 80, maigre, yeux aigus et perçants, nez mince et aquilin, menton proéminent et carré, mains tachées d'encre et de produits chimiques), ses accessoires (un mètre en ruban, une grosse loupe ronde), son raisonnement analytique (ou à rebours), le fait qu'il se déguise, qu'il paye les enfants des rues pour surveiller et le renseigner (Wiggins et sa bande), qu'il agit dans l'ombre de la police officielle et ne cherche pas la célébrité (bien qu'il le déplore). On voit aussi la place qu'avaient déjà pris les journaux, la curiosité et l'attrait du mystère pour les lecteurs.

Les deux phrases de Holmes que j'ai beaucoup aimées : « Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire. » (page 63) et « Rien n'est petit pour un grand esprit. » (page 66).

Cette lecture très plaisante a largement égayé une journée à la météo plus que maussade et je (re)lirai sans doute très rapidement d'autres œuvres de Sir Arthur Conan Doyle !

 

Cette note de lecture est présentée pour trois challenges. Depuis le début de l'année, je présente un auteur français lors des mois pairs pour J'aime les classiques mais j'ai préféré changer cette habitude car je n'avais encore rien présenté pour l'English classics (c'est donc ma première note de lecture pour ce défi qui se termine dans deux mois !) et je me suis inscrite récemment au challenge Sherlock Holmes Le signe des Trois.

JaimelesClassiques DefiEnglishClassics.jpg SSHDLogo.png

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 15:05

SSHDLogoC'est début septembre que j'ai découvert Le signe des Trois sur le blog de Cécile.

 

Le signe des Trois, c'est en hommage à Sherlock Holmes et c'est plus qu'un challenge ! C'est carrément une « Société » créée en juillet 2010 par Marion, Matilda et Cécile : la SSHD ou Société Sherlock Holmes des Dilettantes !

 

En ce qui concerne le challenge, tous les articles sont les bienvenus pour promouvoir Sherlock Holmes : romans d'Arthur Conan Doyle, autres romans incluant les pastiches et les hommages, essais, livres d'études, etc., films, séries, dessins animés, bandes dessinées, etc.

 

Je ne suis pas une fan absolue mais j'aime beaucoup les romans de Sir Conan Doyle, les adaptations de Sherlock Holmes au cinéma et demain, je vais parler du jeu vidéo Sherlock Holmes et le mystère de la momie donc pourquoi pas ?!

 

En plus, je dois encore lire – avant la fin de l'année – deux romans pour le challenge English classics, romans que je pourrai aussi présenter dans le cadre du défi J'aime les classiques donc autant sauter sur l'occasion pour lire (ou relire) au moins un Sherlock Holmes de Conan Doyle.SSHDBandeau.png

 

Et puis ce challenge est éternel, comme Sherlock Holmes ;-)

 

Pour participer, il suffit de se signaler auprès de Marion, Matilda et Cécile, d'utiliser le logo ou le bandeau de leur Société (cliquez sur les images pour les voir en taille réelle) et de les prévenir lorsqu'on poste un article concernant Sherlock Holmes.

 

Alors, vous en serez aussi ?

 

Mes articles sur Sherlock Holmes

Roman : Une étude en rouge.

Nouvelles : Un scandale en Bohème + Les cinq pépins d'orange + L'escarboucle bleue + Le ruban moucheté.

Jeu vidéo : Sherlock Holmes et le mystère de la momie.

Séries télévisées : Sherlock : Une étude en roseElementary (saison 1).

Animation : Nukobond and Sherlock.

 

Inspirés par Sherlock Holmes

Les enquêtes d'Enola Holmes, de Nancy Springer. La double dispartion (tome 1). L'affaire Lady Alistair (tome 2). Le mystère des pavots blancs (tome 3).

Qui veut la peau de Sherlock Holmes ?, de Hervé Jubert et Hamo.

Bandes dessinées : Le rat géant du Sumatra, d'André-Paul Duchâteau et Bruno Di Sano (tome 6). Le signe des quatre, d'André-Paul Duchâteau et Bruno Di Sano (tome 9).

 

Mes articles sur Arthur Conan Doyle

Sauvegarder Undershaw, la maison de Conan Doyle

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 22:13

NouvellesGogol.jpgCoupCoeurXIXe.pngLa perspective Nevski est une nouvelle de Nicolas Gogol parue en 1835 dans le recueil Arabesques.

Le titre russe est Невский проспект.

On trouve cette nouvelle dans les Nouvelles pétersbourgeoises avec Le nez, Le portrait, Le manteau, La calèche et Le journal d'un fou.

 

Nicolaï Vassilievitch Gogol (Николай Васильевич Гоголь) ou Mykola Vassyliovytch Hohol (Микола Васильович Гоголь) en ukrainien est né le 20 mars 1809 dans la région de Poltava (centre de l'Ukraine).

Après ses études, il a quitté son pays et a travaillé dans un ministère à Saint-Pétersbourg. Il a commencé à écrire dès 1829 (poèmes, nouvelles), est devenu professeur (un de ses élèves sera Ivan Tourgueniev), a rencontré Alexandre Pouchkine, a publié des contes, des nouvelles, du théâtre. Puis il a voyagé pendant 12 ans en Europe (Allemagne, Suisse, France, Autriche, Pologne) avant de retourner en Russie, à Moscou, où il est mort le 4 mars 1852.

Vous pouvez lire une bibliographie et une chronologie des œuvres dans l'intégrale Quarto.

 

« Il n'y a rien de plus beau que la perspective Nevski […]. » (page 575, première phrase de la nouvelle).

Vraiment ?

Après une description enjouée de la perspective Nevski et de ses passants du matin au soir, l'auteur s'attache plus particulièrement à deux personnages, deux jeunes hommes : le peintre Piskariov et le lieutenant Pirogov.

L'un d'eux aura un destin tragique...

« Comme le destin se joue mystérieusement de nous ! » (page 607).

 

 L'humour de Gogol rejoint la pauvreté d'esprit et la noirceur de la vie dans ce récit parfait.

 J'aurais voulu lire plus d'une nouvelle mais avec la rentrée littéraire, je suis très occupée.  Ce n'est que partie remise car, avec les Nouvelles complètes parues en janvier 2010 aux éditions Quarto Gallimard (1008 pages, 24,90 €, ISBN 978-2-07-012494-7) dans ma bibliothèque, je reprendrai assurément ma lecture de Gogol que j'aime beaucoup.

 

C'était ma lecture pour J'aime les classiques de septembre et je la présente aussi dans le cadre de Une année en Russie, pour le défi Nouvelles sur les 5 continents (Europe) et pour le challenge Europe centrale et orientale (en tant qu'auteur ukrainien).

JaimelesClassiques Defi2010Russie.jpg

Nouvelles.jpg

ChallengeEurope

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 22:46

DaudetOmnibus.jpgPour J'aime les classiques de juin, j'ai eu envie de relire Tartarin de Tarascon, d'Alphonse Daudet (je l'avais lu enfant ). Je l'ai maintenant dans une intégrale Romans, contes, récits parue aux éditions Omnibus en avril 2006 (1111 pages, 24 €, ISBN 978-2-286-02103-0).

 

Né à Nîmes (Gard), le 13 mai 1840, Alphonse Daudet est un auteur de nouvelles, romans et théâtre. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris où il est mort le 16 décembre 1897. Ses amis étaient Frédéric Mistral, le duc de Morny (dont il fut le secrétaire), Ernest Lépine, Paul Arène, Edmond de Goncourt, Léon Hennique, Marcel Proust... Parmi ses œuvres les plus connues : Le Petit Chose (1868), Les lettres de mon moulin (1869) avec La chèvre de Monsieur Seguin, L'Arlésienne, Le curé de Cucugnan, entre autres. Il existe une Association des Amis d'Alphonse Daudet fondée en 1923 par Lucien Daudet (fils de l'écrivain) et qui est située à Fontvieille (Bouches du Rhône) : http://www.alphonsedaudet.org/.

 

Après que le narrateur ait visité la maison de Tartarin de Tarascon près d'Avignon, il décide de raconter « les aventures prodigieuses » de ce héros... hors-norme.

 

« Du dehors, la maison n'avait l'air de rien. » (page 225) mais le jardin ! Des plantes exotiques de tous pays. Et le cabinet ! (Bureau-bibliothèque). Des armes de tous pays également, et des récits de chasse. C'est qu'il en a vécu des aventures, le Tartarin de Tarascon !

 

Mi Don-Quichotte mi Sancho Panza, il passe la première partie du récit tranquillement chez lui, à Tarascon, sans connaître Avignon ou même Beaucaire qui est juste de l'autre côté du pont... Et puis, un peu par obligation, le voilà parti pour Marseille et l'Algérie où il va chasser le lion ! Plutôt où il va risquer sa vie et se faire plumer !

 

Alphonse Daudet fit un voyage en Algérie en 1861-62 et commença à écrire le récit de Tartarin de Tarascon en 1869. Ce feuilleton parut d'abord dans le Petit Moniteur Universel, illustré par Émile Benassit, mais le récit était trop ironique pour ce journal populaire. Il continua donc dans le Figaro mais ni la ville de Tarascon ni la famille Barbarin de Tarascon (nom d'abord donné à Tartarin) ne pardonnèrent à l'auteur ses fantaisies. Puis le roman parut en 1872.

 

JaimelesClassiquesEn remettant ce récit dans le contexte de l'époque (deuxième moitié du XIXe siècle, Algérie française) et en le prenant comme un récit burlesque, une galéjade explique Alphonse Daudet dans la postface Histoire de mes livres, on passe un bon moment et on a envie de lire les deux suites, Tartarin sur les Alpes : nouveaux exploits du héros tarasconnais (1885) et Port-Tarascon : dernières aventures de l'illustre Tartarin (1890).

 

Clin d'œil aux Tarasconnais « car à Tarascon toutes les phrases commencent par et autrement, qu'on prononce autremain, et finissent par au moins, qu'on prononce au mouain. » (page 241).

Et autrement j'aimerais bien qu'on m'explique ce que signifie « yataganerie » au moins . Ce mystérieux substantif est utilisé au début du roman lorsque l'auteur visite le cabinet de Tartarin de Tarascon.

 

Vous avez envie de lire Tartarin de Tarascon ? Le roman est disponible en ligne sur http://fr.wikisource.org/wiki/Tartarin_de_Tarascon.

Pour ceux qui n'ont pas le temps de le lire mais qui veulent l'écouter en étant devant leur ordinateur, la version audio (libre) sur http://www.audiocite.net/livres-audio-gratuits-romans/alphonse-daudet-tartarin-de-tarascon.html.

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 23:31

CyranoBergerac1.jpgCoupCoeurXIXe.pngCyrano de Bergerac est une comédie héroïque en cinq actes d'Edmond Rostand créée en 1897.

Il existe plusieurs éditions (de 300 à 400 pages selon la taille du texte), brochée, poche, scolaire, anthologie, recueil et même en bande dessinée. J'illustre mon article avec deux de mes couvertures préférées.


Edmond Rostand (son nom complet est Edmond Eugène Alexis Rostand) est né à Marseille le 1er avril 1868 dans une famille aisée (son père est économiste). Il passe ses étés à Bagnères de Luchon (une station thermale de Haute-Garonne, en Midi-Pyrénées). Il étudie le Droit à Paris et il est publié dès 1887. Il est élu à l'Académie française en 1901. Il est mort à Paris le 2 décembre 1918 (de la grippe espagnole) mais il est enterré dans sa ville natale.

Parmi ses œuvres : un vaudeville (Le gant rouge, 1888), des comédies (dont Cyrano de Bergerac, 1897), des drames (comme L'Aiglon, 1900), de la poésie.

Les fils qu'il a eus avec son épouse Rosemonde Gérard (1866-1953, poétesse) sont les célèbres Maurice Rostand (1891-1964, romancier, poète et dramaturge) et Jean Rostand (1894-1977, écrivain et biologiste, académicien).

Un site sur Edmond Rostand et un autre dédié à Cyrano de Bergerac.


Attention histoire dévoilée en partie !!!


Premier acte : Une représentation à l'hôtel de Bourgogne

1640, Paris, salle de l'hôtel de Bourgogne où va jouer Clorise.

Parmi la foule qui s'installe au parterre, des cavaliers, des bourgeois, des pages, des marquis gascons dont le jeune Christian de Neuvillette qui va entrer dans les Gardes en tant que Cadet.

Christian est amoureux d'une belle jeune fille (il ne connaît pas encore son nom) et il a toutes ses chances car il est très beau mais... : « Je n'ose lui parler car je n'ai pas d'esprit. » prouve qu'il est lucide sur sa condition de « bon soldat timide ». Puis Christian apprend que sa bien-aimée se nomme Magdeleine Robin, surnommée Roxane, et qu'elle est promise au Comte de Guiche...

Mais Clorise va commencer. Alors que Montfleury commence sa tirade, Cyrano intervient, l'oblige à se taire et fait le spectacle ! Ensuite il part à la porte de Nesle (les comédiens et la foule lui font un cortège) se battre seul contre cent hommes qui veulent tendre un piège à son ami Lignière, un poète.


Répliques cultes !

« Un ivrogne doit boire son bourgogne... (Il boit.) à l'hôtel de Bourgogne ! ».

Et évidemment celles sur le nez de Cyrano : « Un nez !... Ah ! Messeigneurs, quel nez que ce nez-là !... », « Apprenez que je m'enorgueillis d'un pareil appendice, […]. », « C'est un roc !... c'est un pic !... c'est un cap ! Que dis-je, c'est un cap ?... C'est une péninsule ! », etc.


CyranoBergerac2.jpgDeuxième acte : La rôtisserie des poètes

Rue Saint-Honoré, dans la boutique de Ragueneau, rôtissier-pâtissier.

Ami de Cyrano et des poètes, Ragueneau n'hésite pas à les laisser manger contre leurs écrits, ce qui ne convient pas du tout à son épouse, Lise, qui a fait fabriquer des sacs en papier avec prose et poèmes ! « Fourmi !... n'insulte pas ces divines cigales » ! » lui répond-il.

Cyrano y rencontre Roxane qui est sa cousine. « Je me suis donc battu, madame, et c'est tant mieux, Non pour mon vilain nez , mais bien pour vos beaux yeux. » mais celle-ci lui avoue qu'elle est amoureuse d'un beau jeune homme qu'elle a vu à la Comédie. « Il a sur son front de l'esprit, du génie, Il est fier, noble, jeune, intrépide, beau... » : la pauvre, elle se fait des idées !

Cyrano me plaît beaucoup, il veut être libre, indépendant, et ne pas être obligé d'écrire pour les puissants.

Alors qu'il raconte à la demande générale ses exploits, Christian l'interrompt continuellement en faisant des allusions à son nez mais Cyrano n'ose rien dire au bien-aimé de Roxane et lui propose finalement : « Dis, veux-tu qu'à nous deux nous la séduisions ? ».


Troisième acte : Le baiser de Roxane

Roxane connaît les lettres de Christian (Cyrano) par cœur mais elle est toujours courtisée – et promise – à Monsieur de Guiche... Heureusement ce dernier doit partir pour le siège d'Arras où il est nommé mestre de camp ! Roxane use d'un subterfuge pour que le régiment des Cadets dont fait partie Christian (et Cyrano) reste à Paris. Christian parle seul avec Roxane mais il se montre tellement sot qu'elle le renvoie. Cyrano rattrape le coup avec la scène du balcon (clin d'œil à Roméo et Juliette ?). Cyrano s'emporte un peu : « Ah ! que pour ton bonheur je donnerais le mien […]. » mais l'affaire est faite pour Christian !


Quatrième acte : Les Cadets de Gascogne

Monsieur de Guiche ayant compris la ruse de Roxane a bien sûr envoyé le régiment des Cadets à Arras. Mais le siège se prolonge, il y a de nombreux morts, les survivants meurent de faim... « Qu'est-ce qu'on pourrait bien dévorer ? (Cyrano, lui jetant le livre qu'il tient à la main.) L 'Iliade. » : éclat de rire ! Enfin Cyrano écrit deux fois par jour des lettres à Roxane au nom de Christian et risque à chaque fois sa vie pour les envoyer. Mais Roxane arrive dans un carrosse conduit par Ragueneau et rempli de bonnes nourritures et boissons : de quoi remonter le moral des troupes ! Mais Christian...


Cinquième acte : La gazette de Cyrano

Automne 1655, Paris, couvent des Dames de la Croix où Roxane s'est retirée après la mort de Christian. De temps en temps, Monsieur de Guiche lui rend visite, elle lui a pardonné et ils sont devenus amis. Chaque semaine, Cyrano vient également la voir et lui raconte ce qui se passe à Paris. Mais ce jour-là...


JaimelesClassiquesJ'ai essayé de ne pas trop en dire à la fin car il faut que vous puissiez le lire et garder le plaisir de la découverte et du suspense.

Je l'avais déjà lu, deux fois, peut-être même trois, mais le charme était encore au rendez-vous pour cette nouvelle lecture ! J'en déduis que cette histoire est intemporelle et apporte quelque chose à chaque lecture.

En plus, c'est vraiment drôle.


Note : Edmond Rostand cite Théophraste Renaudot (1586-1653) et parle de sa Gazette. Effectivement, Renaudot est un des fondateurs de la presse avec sa Gazette qu'il a lancé le 30 mai 1631 avec le soutien de Richelieu (1585-1642). Ce journal – le plus ancien en France – paraîtra jusqu'en 1915. Cent-vingt numéros de la Gazette sont consultables librement sur Gallica.

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 08:42

Balzac1.jpgCoupCoeurXIXe.pngAvec tous ces nouveaux défis et challenges, j'ai failli oublier ma lecture de février pour J'aime les classiques !.

 

La maison du Chat-qui-pelote est un roman qu'Honoré de Balzac a écrit en 1829 et qui est paru en 1830.

 

JaimelesClassiquesJe l'ai lu dans une intégrale mais vous avez le choix entre plusieurs éditions.

Folio Classique, février 1983

Garnier-Flammarion, Littérature française, janvier 1993

Garnier-Flammarion, Étonnants classiques, novembre 1998

Le Livre de Poche, Classiques, avril 1999

La Bibliothèque Gallimard, mai 2004

in La Pléiade : La comédie humaine, tome 1, Études de mœurs : scènes de la vie privée, janvier 2001

in Omnibus : La comédie humaine, tome 1, décembre 2006

Entre 100 et 120 pages selon les éditions.

CD Audio : Livraphone, février 2003

 

Vous souhaitez lire cette nouvelle en ligne ? Elle est disponible sur http://fr.wikisource.org/wiki/La_Maison_du_chat-qui-pelote.

 

Rue Saint-Denis, la maison du Chat-qui pelote : au rez-de-chaussée, le commerce et à l'étage, la maison où habite Monsieur Guillaume le marchand-drapier, son épouse née Chevrel, leurs deux filles et les apprentis.

MaisonChatPelote.jpgLe mode de vie : austère malgré l'aisance financière et... religieux, le dimanche matin.

Les deux filles : l'aînée Virginie aime en secret Joseph Lebas, le premier apprenti de son père, et la cadette Augustine est tombée amoureuse de Théodore de Sommervieux, un jeune peintre rencontré au musée, la seule fois où elle est sortie avec sa tante.

Le père ne voudrait pas que sa fille épouse un artiste, genre d'hommes qu'il juge instable et dépensier, mais il se laisse quelque peu attendrir par sa fille, et voit aussi le fait que le jeune peintre né aristocrate possède de la fortune.

Évidemment l'histoire va mal se finir...

 

Cette étude de mœurs, à la fois roman (court), nouvelle (longue) et fable moralisatrice, qui ouvre La comédie humaine, est idéale pour découvrir le quartier de Saint-Denis et la vie des commerçants du début du XIXe siècle.

Balzac décrit tout de façon minutieuse, le quartier, l'enseigne et la maison de l'extérieur, puis l'intérieur, ensuite les personnages, le père, la mère, les filles, le jeune homme qui observe depuis le trottoir d'en face. Ces longues descriptions déplaisent aux lecteurs qui n'apprécient pas cet auteur, mais j'aime beaucoup justement la beauté et le détail de ces descriptions.

Balzac se moque aussi de ses personnages, gentiment et habilement, leurs disgrâces physiques, leur façon étriquée de voir les choses, le fait de ne pas profiter de leur argent pour vivre bien, leur manque de culture, d'esprit et de conversation.

 

Un autre qui dépeint son époque et les gens qui la vivent, c'est Maupassant que j'aime aussi beaucoup (peut-être une prochaine lecture pour le challenge).

 

Une excellente adaptation cinématographique a été réalisée en 2009 par Jean-Claude Verhaeghe dans le cadre de la collection Au siècle de Maupassant : Contes et nouvelles du XIXe siècle, et diffusée en mars sur France 2.

 

Je vais vous dire une chose, je n'avais pas lu Balzac depuis... une quinzaine d'années ! Ça fait du bien de relire les classiques !

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 06:14
Vous rappelez-vous Le Suédois, de Christophe Gaultier ? Cette bande dessinée était adaptée d'un roman de Stephen Crane et, intéressée par cet auteur américain du XIXe siècle, j'avais émis l'hypothèse de lire une de ses œuvres.

 

The bride comes to Yellow Sky / La mariée arrive à Yellow Sky est une nouvelle de Stephen Crane présente dans Nouvelles américaines classiques (Presses Pocket bilingue, septembre 1987, ISBN 2-266-03540-1 ; la couverture ci-contre est celle de la réédition de décembre 2004).

Cette nouvelle est parue en 1896 après un voyage de l'auteur dans le sud-ouest des États-Unis et au Mexique.

 

Stephen Crane est né le 1er novembre 1871 dans le New Jersey. Son père, qu'il a perdu à l'âge de huit ans, était un révérend méthodiste. À New York, il est devenu journaliste et a écrit deux romans : Maggie, a girl of the street (l'histoire d'une jeune fille dans les quartiers misérables de New York) en 1893 et The red badge of courage (sur la Guerre de Sécession) en 1895. Puis il a été correspondant de guerre à Cuba et a écrit The open boat and other tales (suite à un naufrage) en 1898. Malade, il s'est installé en Angleterre avec son épouse et il est devenu ami avec Henri James et Robert Conrad. Il est mort de la tuberculose le 5 juin 1900 à Badenweiler, dans la Forêt Noire, où il était soigné : il n'avait que 29 ans... Il a laissé aussi des poèmes et des nouvelles.

Vous pouvez avoir plus d'informations sur le site de la Stephen Crane Society et il est possible de lire en ligne ou de télécharger les textes de Stephen Crane sur Project Gutenberg par exemple.

 

StephenCraneThe bride comes to Yellow Sky comporte 3 chapitres.

1er chapitre : Jack Potter, shérif de Yellow Sky vient de se marier à San Antonio. Il est un peu inquiet car il n'a prévenu personne, ni ses administrés ni ses amis. En attendant, le voyage en wagon Pullman à travers le Texas et la Californie en compagnie de son épouse se passe vraiment bien.

2ème chapitre : Potter et sa femme viennent d'arriver à Yellow Sky et se hâtent de rentrer chez eux mais au saloon du Gentleman Las, le patron et les clients se sont barricadés. En effet, Scratchy Wilson est un brave gars mais quand il est saoul, comme c'est le cas maintenant, il tire !

3ème chapitre : Wilson n'a trouvé personne avec qui se battre, à part le chien du saloon qui a fui au galop, et il est très en colère. Il se rappelle alors son vieux copain Potter et se dirige vers sa maison pour provoquer un combat. C'est à ce moment qu'arrivent le shérif et son épouse...

 

Ce n'est pas un exploit de lire une nouvelle en anglais, ou plutôt en américain, mais j'ai toujours du mal à le faire (mots et expressions inconnus ou oubliés, fainéantise...). Avec cette version bilingue, les notes explicatives en bas de page ont été les bienvenues, d'autant plus que l'écriture date du XIXe siècle ! De même, lire la page de gauche en américain puis vérifier sur la page de droite en français que j'avais bien tout compris a été également profitable. Évidemment, la lecture est moins fluide mais finalement, je devrais renouveler cette expérience enrichissante plus souvent ! Au fait, la nouvelle était intéressante, je pense que pour un gentleman de New York, même habitué aux quartiers pauvres, la violence de l'Ouest américain devait être un excellent mobile pour écrire !

 

Article n° 400.

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