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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 22:34

Le mystère de la chair est un manga de Junji Itô paru aux éditions Tonkam dans la collection Frissons en juin 2008 (224 pages, 9,35 €, ISBN 978-2-7595-0089-5). Itô Junji kyofu manga collection (伊藤潤二恐怖マンガ) est traduit du japonais par Jacques Lalloz.

 

I Junji (伊藤 潤二) est né le 31 juillet 1963 dans la préfecture de Gifu. Dentiste, mais dessinant depuis l'enfance, il publie son premier manga, Tomié (que je me souviens avoir lu), en 1987 et reçoit une mention spéciale du Prix Kazuo Umezu (auteur de L'école emportée). Dès le début des années 90, il se consacre au manga, se spécialisant dans l'horreur (kowaï) avec Spirale, Gyo, Le voleur de visages, La femme limace… Plusieurs de ses œuvres ont été adaptées au cinéma ou à la télévision.

 

La chevelure sous le toit (Yaneura no nagai kami 屋根裏の長い髪)

Après que son petit ami l'ait quittée, Chiémi Amano décide de couper ses longs cheveux mais elle est retrouvée décapitée et sa tête a disparu.

L'accord (Yurushi 許し)

Monsieur Fukatsu refuse de marier sa fille Misuzu à Kyosuké car ils ne sont pas du même rang social mais bizarrement il accepte que le jeune homme continue sa cour.

Le guêpier (Hachinosu 蜂の巣)

Deux jeunes gens, Yoriko et Takano, se fréquentent mais Takano est prêt à tout pour agrandir sa collection de nids de guêpes.

Les éphémères (Hakumei 薄命)

Une lycéenne, Chizuru, est devenue tellement jolie qu'elle en est « presque méconnaissable » mais la beauté est éphémère.

Les statues sans tête (Kubi no nai chôkoku 首のない彫刻)

Monsieur Okabé va exposer ses œuvres, des statues sans tête, et Shimada, membre du club des Beaux-Arts, l'aide à préparer mais le lendemain matin, le corps du professeur est retrouvé sans tête.

Le mystère de la chair (Niku iro no kai 肉色の怪)

Momoko Takigawa, une institutrice, se fait agresser un soir en rentrant chez elle. Dans sa classe, un enfant différent, Chikara Kawabé, terrorise les autres enfants.

 

Ces nouvelles sont parues dans le magazine Monthly Halloween entre novembre 1988 et juillet 1995 (ce magazine des éditions Asahi Sonorama, spécialisé dans l'horreur, et destiné à un lectorat féminin, est paru de janvier 1986 à décembre 1995).

Fantôme, malédiction, désir à assouvir, vengeance, folie, tant de choses inexplicables peuvent pousser l'horreur à son paroxysme. C'est ce que nous dépeignent ces six nouvelles terrifiantes dans un noir et blanc d'une grande intensité.

Plusieurs de ces nouvelles s'attachent au Beau, soit en tant que beauté corporelle (Les éphémères, Le mystère de la chair) soit en tant qu'Art (de la Nature avec Le guêpier, ou humain avec Les statues sans tête) mais le Beau est-il le Bien ? Et la beauté physique est-elle la seule qualité pour représenter un être ?

Plusieurs de ces nouvelles parlent aussi de l'amour, un père pour sa fille (L'accord), une mère pour son fils (Le mystère de la chair), un homme pour une femme ou inversement mais en fait, c'est parfois lui-même que le personnage aime !

En fin de volume, une préface de Hideyuki Kikuchi (auteur de fantastique) fait honneur à Junji Itô pour sa finesse, son originalité et son imagination.

 

Une lecture pour le Marathon BD à bord du Vaisseau fantôme et Un samedi par mois, c'est manga que je mets aussi dans les challenges BD et Geek.

 

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 22:23

Les Japonais ne savent pas parler le japonais (日本人の知らない日本語 Nihonjin no shiranai nihongo) est un manga de Hebizo & Umino Nagiko paru aux éditions Media Factory - Clair de Lune en avril 2014 (144 pages, 13,90 €, ISBN 978-2-353253647). Ce manga paru en 2009 au Japon est traduit du japonais par Florence Guichard.

 

Hebizo (蛇蔵) est auteur et illustratrice.

Plus d'infos sur http://hebizou.blog56.fc2.com/.

 

Umiko Nagiko (海野凪子) est scénariste. Elle est professeur de japonais.

Plus d'infos sur http://uminonagiko.blog73.fc2.com/.

 

Nagiko est professeur de japonais pour les étrangers au Japon (shugakusei). Elle raconte sous forme d'anecdotes son expérience. « Que ressent-on en enseignant la langue japonaise à des étrangers ? » (page 4) : les questions auxquelles il est difficile de répondre, l'écriture (ou plutôt les écritures), le langage honorifique, les façons d'apprendre le japonais, les règles, les coutumes, les particules, etc., et même des choses que les Japonais ne savent pas !

 

Sous-titré « Bien entendu, c'est faux ! Je plaisante ! C'est un essai version manga sur la redécouverte de la langue japonaise », ce manga atypique est destiné à un lectorat japonisant. En effet, les lecteurs qui n'ont pas étudié le japonais n'y comprendront pas grand-chose et ne trouveront pas ce manga amusant. Ce qui serait dommage car cet ouvrage très instructif est une mine d'or. Au niveau des dessins, ils sont mi-réalistes mi-chibi ; les seize premières pages sont en couleur, ensuite c'est en noir et blanc. À la fin de chaque chapitre, il y a un test. Alors, en route pour le japonais !

 

Je remercie F. pour ce manga vraiment intéressant. Il ne me reste plus qu'à acheter les deux autres tomes de la trilogie car j'ai l'impression qu'ils sont parus en même temps que ce premier tome, en avril 2014.

 

Avec un peu de retard, je présente ce manga pour Un samedi par mois, c'est manga (déjà que j'ai zappé juin et août…) et je le mets aussi dans les challenges BD, Geek et Petit Bac 2014 (catégorie Verbe).

 

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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 14:23

L'école emportée est une série en 6 tomes d'Umezu Kazuo publiée aux éditions Glénat dans la collection Vintage (anciennement dans la collection Bunko).

Tome 1 : 320 pages, 7,60 €, novembre 2004, lien Glénat.

Tome 2 : 350 pages, 7,60 €, février 2005, lien Glénat.

Tome 3 : 320 pages, 7,60 €, avril 2005, lien Glénat.

Tome 4 : 380 pages, 7,60 €, juin 2005, lien Glénat.

Tome 5 : 350 pages, 7,60€, août 2005, lien Glénat.

Tome 6 : 330 pages, 7,60 €, octobre 2005, lien Glénat.

Au Japon, L'école emportée 漂流教室 (Hyôryû kyôshitsu) a été publié dans Weekly Shônen Sunday de 1972 à 1974 avant de paraître en 11 tomes, et a reçu le Shôgakukan Manga Prize en 1975.

 

 

Umezu Kazuo 楳図かずお est né le 3 septembre 1936 dans la préfecture de Wakayama et a grandi à Gojô près de Nara. Le « père du manga d'horreur » a commencé à dessiner à l'âge de 10 ans et ses premières histoires sont parues en 1955. Après l'obtention de son diplôme, il a choisi la carrière de mangaka et s'est installé en 1962 à Tôkyô. Il y a une page officielle, http://umezz.com/jp/, mais elle n'a pas été mise à jour depuis décembre 2011.

 

Un matin, à Tôkyô.

Shô arrive à l'école primaire Yamato où il est élève mais il est contrarié car il s'est disputé avec sa maman et a oublié l'argent de la cantine.

Soudain l'école disparaît !

Les enfants et les adultes (quelques professeurs et employés de l'école) se retrouvent dans un monde désertique, sombre et peuplé de créatures terrifiantes.

 

 

Le graphisme de ce manga kowai (horreur, destiné aux adultes) est réaliste et, pour dire qu'il a 40 ans, il n'a pas vieilli !

Kazuo Umezu dénonce les comportements des adultes et des enfants, et il emmène ses lecteurs de surprises en cauchemars.

La lecture de ce manga est intense et angoissante. Je me suis sentie confrontée, en même temps que les personnages, à la nature humaine (violence, folie, morts violentes dont suicides, torture, vol, peur, désespoir) et je pense que les lecteurs, bouleversés, ne peuvent que continuer leur lecture palpitante en se demandant ce qu'ils auraient fait en pareille situation !

Du même auteur, Baptism 洗礼, publié au Japon entre 1974 et 1976, est paru aux éditions Glénat mais je n'ai pas encore lu cette série en 4 tomes.

 

Une lecture pour Un samedi par moi, c'est manga que je mets aussi dans les challenges Cartable et tableau noir, Classic'BD, Geek et Petit Bac 2014 (catégorie Bâtiment).

 

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 17:40

Le vilain petit canard est un manga de Morinaga Ai paru aux éditions Tonkam de septembre 2004 à octobre 2005. あひるの王子さま (Ahiru no ôji-sama) a été publié au Japon aux éditions Kadokawa de mars 2001 à juin 2003.

 

Morinaga Ai 森永 あい est née un 28 avril à Okayama au Japon. Elle débute sa carrière de mangaka en 1993. Son prénom, Ai, signifie amour.

 

Rei-ichi (*) est doué, mais petit, rond, moche, avec des lunettes énormes comme des hublots. Personne ne lui adresse la parole à part la mignonne Yumiko dont il est amoureux, mais elle pense qu'il ressemble à son chien, Mister. Évidemment il rêve d'être beau mais quoiqu'il fasse, c'est voué à l'échec !

(*) rei signifie zéro, nul ; ichi signifie un.

 

Le vilain petit canard est un conte animalier écrit en 1842 par Hans Christian Anderson (Danemark, 1805-1875). Morinaga Ai a transposé ce conte à notre époque avec des dessins agréables et des personnages attachants.

Ce manga est un shôjo donc il y a de l'amour bien sûr mais aussi un message d'acceptation de soi et de l'autre.

C'est une série courte (6 tomes) et sans prétention mais elle est agréable à lire grâce à son humour et à une pointe de magie.

Il y a cependant quelques passages sensibles : critiques et moqueries, accident de voiture (piéton renversé), agression de Rei-ichi, du coup cette série apparaît plus adulte qu'un simple shôjo destiné au jeune public.

 

Une lecture pour Un samedi par mois, c'est manga, Des contes à rendre et Geek.

 

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Publié par Coccinelle - dans bande dessinée manga conte
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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 22:30

Goggles ゴーグル est un manga de Tetsuya Toyoda paru aux éditions Ki-oon dans la collection Latitudes (*) en octobre 2013 (231 pages, 14 €, ISBN 978-2-35592-582-5). Parution au Japon aux éditions Kodansha en octobre 2012. Traduction du japonais par Yohan Leclerc.

 

Je remercie Rakuten-Price Minister de m'avoir envoyé cette bande dessinée dans le cadre de La BD fait son festival. Il faut donner une note alors je note 18/20.

 

TOYODA Tetsuya 豊田 徹也 est né en 1967 dans la préfecture d'Ibaraki. Il dessine depuis l'enfance mais n'a commencé à publier dans Afternoon qu'en 2003. Du même auteur : Undercurrent (Kana, 2008).

 

(*) Latitudes est une nouvelle collection de Ki-oon pour des seinen en grand format. Les précédents grands formats étaient pour Emma et Bride stories, deux excellentes séries de Kaoru Mori.

 

Goggles est un one-shot, un recueil de six nouvelles qui a reçu le prix Afternoon présidé par Jirô Taniguchi. Il a été sélectionné pour Angoulême 2014.

 

Slider スライダー (première publication : Afternoon, janvier 2008)

En allant chercher une balle de base-ball tombée dans une maison abandonnée, Kôhei, jeune chômeur, se retrouve face au dieu de la misère. « Celui dont on dit qu'il suffit de le regarder pour sombrer dans la pauvreté ?! Ah ! » (page 16). Pour vérifier que le vieil homme dit vrai, Kôhei décide de le montrer au riche patron qui l'a licencié.

Ce que j'en dis : Le base-ball est un des sports favoris des Japonais. Il y a trois générations de garçons : un chômeur, un jeune intérimaire, un écolier et les trois vivent une espèce d'insouciance malgré la crise économique. Les dessins sont réalistes mais il y a un petit côté fantastique dans cette première histoire.

 

Mr. Bojangles ミスター・ボージャングル (première publication : Afternoon, avril 2011)

Une jeune femme qui va se marier engage un détective privé (Yamazaki) pour retrouver un vieux monsieur : un voisin qui s'est occupé d'elle lorsqu'elle était enfant, seule avec sa mère. Il se faisait appeler Mr. Bo. « Il discutait de films, de pièces, de livres, d'œuvres d'art ou de disques dont je n'avais jamais entendu parler... Je l'admirais beaucoup ! » (page 67).

Ce que j'en dis : Une histoire pleine de nostalgie, avec des personnages attachés au passé en même temps qu'au présent.

 

Goggles ゴーグル (première publication : Afternoon, septembre 2003)

Le jeune Kôichi se balade et cherche du travail. « Soit tu joues au pachinko, soit tu cherches un boulot, mais concentre-toi sur un truc à la fois ! » (page 100). Mais Monsieur Murata – chez qui il loge – a ramené chez eux « la fille d'une connaissance » qui a une dizaine d'années. Mutique, Hiroko ne communique pas et porte des lunettes de moto ayant appartenu à son grand-père.

Ce que j'en dis : Une histoire intime et cruelle servie par des personnages attachants.

 

Nouvelles acquisitions à la bouquinerie Tsukinoya 古書月の屋買取行 (première publication : Hôsho Gekkan, janvier 2007)

Elle est libraire, lui est disquaire ; ils se partagent un magasin de vente d'occasions et rentrent de Yamanashi où ils ont fait de nouvelles acquisitions.

Ce que j'en dis : J'ai été surprise car ce récit est très court (3 pages) ! C'est une histoire amusante mais qui montre bien la difficulté de gagner sa vie lorsqu'on a une petite activité qui nécessite du temps et de la motivation. À noter que les deux protagonistes sont Kanae et Satoru issus de Undercurrent.

 

Aller voir la mer 海を見に行く (première publication : Afternoon, novembre 2012)

Hiroko et son grand-père partent à moto pour voir la mer avant d'aller manger un gâteau. « J'enfonce des portes ouvertes, mais à mon âge, je me dis... que la violence ne résout jamais rien finalement... » (page 163).

Ce que j'en dis : Ça fait bizarre de voir Hiroko et son grand-père après avoir lu Goggles. Mais, c'est la fin de l'été, il y a une douceur dans l'air et de la tendresse entre eux. L'auteur a écrit cette histoire comme une préquelle à Goggles.

 

Tonkatsu とんかつ (première publication : Afternoon, octobre 2012)

Chiaki Suwa est inspectrice au service des investigations de la banque Natsume. Elle est chargée d'interroger monsieur Sakai qui travaillait au service des prêts. Mais la mémoire du vieil homme semble défaillante et il voudrait manger « un tonkatsu qu'il a mangé autrefois et qu'il ne parvient pas à oublier... » (page 190).

Ce que j'en dis : Les mangas culinaires fonctionnent bien au Japon. J'aime beaucoup le tonkatsu ! C'est du porc pané, frit et servi avec du chou émincé. Cette histoire est drôle mais elle montre deux visions différentes du Japon, celle du vieil homme et celle de la jeune femme émancipée. Pourtant chacun d'eux a perdu un être cher il y a peu de temps. « À la recherche du tonkatsu perdu ? » (page 201) : rires.

 

Goggles est un recueil réussi et aucune histoire ne dépareille. Elles sont indépendantes mais parlent toutes de problèmes familiaux et/ou de problèmes liés au travail. Les personnages sont beaux et expressifs. Les dessins réalistes et détaillés sont surprenants. Dans la postface, l'auteur donne une petite explication pour chacune des histoires. Je suis très contente d'avoir lu Goggles et je crois bien que j'ai Undercurrent sur une étagère : j'aimerais bien le relire.

 

J'ai lu ce manga pour le challenge Un samedi par mois, c'est manga mais je le mets aussi dans Le mélange des genres (BD et roman graphique).

 

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 17:45

Koko est un manga de Kôno Fumiyo paru aux éditions Glénat dans la collection Kids en mars 2010 (144 pages, 9,15 €, ISBN 978-2-7234-6720-9). Kokko-san こっこさん a été publié au Japon en feuilleton entre 1999 et 2001 puis aux éditions Ohzora Publishing en février 2005.

 

Kôno Fumiyo こうの史代 est née le 28 septembre 1968 à Hiroshima (Japon). Elle a commencé à dessiner très jeune et a étudié les Sciences à l'université de Hiroshima. Puis elle a déménagé à Tokyo pour devenir mangaka. Elle a reçu le Prix Tezuka en 2005. Du même auteur : Le pays des cerisiers (Kana, 2006).

 

En rentrant de l'école, Yayoï trouve un coq abandonné et le ramène chez elle. Sa mère n'est pas d'accord pour le garder mais la fillette promet de s'occuper de l'animal, de le nourrir et de tout nettoyer. Finalement Yayoï et sa famille (le père, la mère et la sœur aînée) adoptent Koko. Mais le coq chante au lever du soleil et fait plein de bêtises !

 

De jolies petites histoires, toutes aussi tendres et amusantes les unes que les autres (il y a 16 chapitres de 7 pages chacun et un de 9 pages) qui montrent avec humour et simplicité la vie quotidienne d'une famille japonaise, les activités d'une écolière, les difficultés d'avoir un animal à la maison mais aussi ce que ça apporte, patience, amitié, bonheur.

Ce manga plutôt destiné aux enfants de 6 à 10 ans est vraiment mignon et peut évidemment être lu par des adultes. ^^

Faites vite tourner les pages en observant l'œuf en bas à droite et vous découvrirez le folioscope (dessin animé).

 

Une lecture pour Un samedi par mois, c'est manga ! que je mets aussi dans les challenges Animaux du monde et Geek (semaine thématique On bulle !).

 

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 19:46

J'avais lu le tome 1 de Genkaku Picasso il y a plus d'un an et je n'avais pas encore parlé des tomes 2 et 3.

 

Genkaku Picasso – 2 est paru aux éditions Tonkam en novembre 2011 (292 pages, 7,99 €, ISBN 978-2-7595-0682-8).

 

Genkaku Picasso – 3 est paru aux éditions Tonkam en février 2012 (324 pages, 7,99 €, ISBN 978-2-7595-0683-5).

 

Publié entre octobre 2008 et janvier 2009 dans Jump Square, Genkaku Picasso 幻覚ピカソou げんかくぴかそ est traduit du japonais par Jacques Lalloz.

 

FURUYA Usamaru 古屋兎丸 est né le 25 janvier 1968 à Tokyo. Il a étudié la peinture à l'huile à l'Université des Beaux-Arts Tama de Tokyo. Il est aussi très intéressé par la sculpture et la danse Butô. De cet auteur, j'ai déjà lu le poétique La musique de Marie (2004), l'intéressant Le cercle du suicide (2005), le surprenant Je ne suis pas un homme – 1 (2011) et j'ai vu la série Tokyo magnitude 8 (2009) que Furuya a ensuite dessinée en manga.

 

Picasso continue d'aider ses camarades de classe lorsqu'il voit un halo de fumée sombre autour d'eux.

Dans le tome 2, il y a Ota qui s'est inventé une petite amie, Kotoné et Manba qui ont du mal à communiquer, Yosuke Hishida qui se prend pour Jeanne d'Arc, Moé Sakura qui rêve de tuer les personnages d'un monde qu'elle adore.

Dans le tome 3, Yûto Honda est un bon élève qui ne vient plus au lycée (hikikomori), et Picasso va se rendre compte qu'il a déjà rencontré Akané grâce à une rose bleue.

 

Usamaru Furuya continue d'explorer l'âme humaine et les traumatismes de l'enfance-adolescence qui font dérailler une fois adulte si le problème n'est pas identifié et résolu.

Dans la postface, à la fin du tome 3, il explique ses motivations à réaliser cette trilogie et la difficulté qu'il a rencontrée à faire un shônen, lui qui venait de la revue Garô et était habitué à un public averti avec ses mangas gekiga et seinen.

Justement pour ceux qui veulent un très bon shônen différent des séries action-aventure pour ados, et en plus en série courte (3 tomes), Genkaku Picasso est parfait. Les dessins sont vraiment réussis, les histoires sont poignantes, et pas répétitives (comme je le craignais) car toutes sont différentes et finalement liées les unes aux autres car les humains sont liés aussi les uns aux autres qu'ils le veulent ou non.

Le message de Furuya est simple : faire face car les problèmes et les traumatismes venus de l'enfance et de l'adolescence sont présents en chacun de nous et il faut les affronter (seul ou avec de l'aide) pour s'en défaire et vivre enfin en adulte responsable, respectueux et heureux.

 

Une lecture pour le challenge Un samedi par mois, c'est manga que je mets aussi dans Cartable et tableau noir # 2 (presque tout se passe au lycée) et Geek.

 

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 16:58

Les gouttes de Dieu – 1 (神の雫 Kami no Shizuku) est un manga de Tadashi Agi et Shu Okimoto paru aux éditions Glénat dans la collection Seinen en avril 2008 (240 pages, 9,15 €, ISBN 978-2-7234-6340-9). Ce manga est paru au Japon dès novembre 2004 dans le magazine Weekly Morning et en 2005 aux éditions Kodansha.

 

AGI Tadashi (亜樹 直), né le 22 juillet 1962 à Tokyo, est le scénariste. Son vrai nom est Kibayashi Shin (樹林 伸) ; il est scénariste (manga et cinéma) et utilise d'autres pseudonymes. Plus d'infos sur http://d.hatena.ne.jp/agitadashi/ (en japonais).

 

OKIMOTO Shu (オキモト・シュウ), née en 1965 dans la préfecture de Yamaguchi, est la dessinatrice. Son vrai nom est Okimoto Hideko et elle est caricaturiste.

 

Yutaka Kanzaki est un célèbre œnologue connu mondialement. Pour Miyabi Shinohara, apprentie sommelière dans un restaurant, c'est un héros.

Shizuku Kanzaki est un jeune commercial aux Bières Taiyo. « Vraiment, le commerce et toi, ça fait deux. » (page 35), se moque un collègue. Shizuki est contrarié de sa promotion à la section Vins car son père l'a initié au vin au point de l'en dégoûter et il a l'impression de ne pas connaître le vin.

Le même jour, une avocate, Maître Ryôko Kiryû, appelle Shizuki et lui annonce la mort de son père (67 ans, un cancer).

Avant de mourir, Kanzaki a absolument voulu boire un vin français de Bourgogne : un Richebourg Grand Cru Henri Jayer 1959 du village de Vosne-Romanée.

C'est justement un Richebourg que Shizuki a décanté hier soir, dans un restaurant, pour un client revêche de Miyabi Shinohara !

En tout cas, dans son testament, Kanzaki a concocté une série d'énigmes avec douze vins qu'il aimait (surnommés les douze apôtres) et qui permettront de découvrir un treizième vin, « son vin idéal qu'il a appelé les Gouttes de Dieu » (page 66). Celui qui résoudra les énigmes en un an recevra l'héritage.

Et si Shizuki n'hérite pas de tout, simplement en tant qu'unique parent, c'est parce qu'il se découvre un frère, Issei Tômine, un arriviste qui comptait mettre la main sur la collection de vins et qui a été adopté par Kanzaki une semaine avant sa mort ! Frère et donc rival pour la succession ! Or Issei est... œnologue.

 

Ce premier tome des Gouttes de Dieu est un très beau manga, soigné et intéressant, qui met en place les personnages phares y compris le vin bien sûr. Le lecteur apprend ce qu'il faut savoir sur les merveilles du vin et son vocabulaire (domaine, appellation, terroir, cépage, millésime, décantation, arôme, robe, bouquet, dégustation, dégustation à l'aveugle...) et ses relations avec les fleurs, les fruits, la musique... Bien sûr le discours est tout à fait sérieux mais le manga reste une fiction bien agréable à lire. J'ai lu que ce manga sur le vin (le premier à sa parution) fait l'unanimité aussi bien chez les connaisseurs du vin que chez les néophytes.

Je lirai sans doute la suite, petit à petit, mais ce qui me gêne, c'est la longueur de la série : les tomes 31 et 32 sont annoncés en France pour respectivement le 22 janvier et le 19 mars 2014 mais la série en est à 40 tomes au Japon. 40 tomes... C'est trop long !

J'apprends qu'il existe un site français consacré à ce manga, avec un blog, un forum et une boutique : http://www.lesgouttesdedieu.fr/.

 

Et voici ma première participation pour le nouveau challenge de Miss Bouquinaix, Un samedi par mois, c'est manga.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 03:51

Je lis beaucoup moins de mangas (et de bandes dessinées en général) qu'avant, par manque de temps et parce que je ne prends pas toujours le temps de chroniquer ceux que je lis...

 

Mais Miss Bouquinaix a eu la bonne idée de penser à Un samedi par mois, c'est manga ! pour montrer la diversité du manga et des genres abordés.

 

Alors un tome ou une série complète, ça commencera le samedi 4 janvier 2014 ! Et je pense qu'ensuite, ce sera le premier samedi du mois.

 

Les infos, le logo et inscription chez Miss Bouquinaix plus la page dédiée avec les participants et leurs lectures.

 

Mes lectures pour ce rendez-vous mensuel

1. samedi 4 janvier : Les gouttes de Dieu – 1, de Tadashi Agi et Shu Okimoto (genre : seinen ; thèmes : vin, œnologie, conflit).

2. samedi 1er février : Genkaku Picasso – 2 et 3, d'Usamaru Furuya (genre : shônen ; thèmes : dessin, traumatismes de l'enfance-adolescence, clairvoyance, âme humaine).

3. samedi 1er mars : Koko, de Kôno Fumiyo (genre : kodomo (enfant) ; thèmes : animal, enfance, relations entre l'animal et l'enfant, devoirs vis-à-vis de l'animal).

4. samedi 5 avril : Goggles, de Tetsuya Toyoda (genre : seinen, nouvelles ; thèmes : société, problèmes personnels ou professionnels, relations entre les gens).

5. samedi 3 mai : Le vilain petit canard, de Morinaga Ai (genre : shôjo ; thèmes : conte, amour, acceptation de soi et de l'autre).

6. samedi 7 juin : pas de participation (ordi planté).

7. samedi 5 juillet : L'école emportée, d'Umezu Kazuo (genre : kowai, horreur ; thèmes : relations enfants-adultes, comportement, perte de repères, angoisse).

8. samedi 2 août : pas de participation (vacances).

9. samedi 6 septembre : Les Japonais ne savent pas parler le japonais, de Hebizo & Umino Nagiko (genre : seinen ; thèmes : humour, pédagogie, langue et société japonaises).

10. samedi 4 octobre : Le mystère de la chair, de Junji Itô (genre : kowai, horreur ; thèmes : relations entre les personnes, beauté, imaginaire).

11. samedi 1er novembre : ...

12. samedi 6 décembre : ...

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Publié par Coccinelle - dans challenges & défis manga
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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 04:59

Yanaka, histoires de chats (tome 1) est un manga de Megumi Wakatsuki paru aux éditions Komikku en octobre 2013 (153 pages, 7 €, ISBN 979-10-91610-30-8). Yanyaka sanpo (やにゃかさんぽ) est traduit du japonais par Sahé Cibot.

 

Megumi Wakatsuki (わかつきめぐみ) est née un 6 février à Niigata ; elle a grandi à Kanazawa dans la préfecture d'Ishikawa. Elle est l'auteur de plusieurs mangas en particulier shôjo (publiés depuis 1982 au Japon).

Plus d'infos sur Yanyaka sanpo – paru en avril 2011 – sur le site de l'éditeur japonais, http://www.hakusensha.co.jp/yanyaka/. Le tome 2 est paru en mars 2013.

 

La quatrième de couverture nous dit « Un manga / guide de voyage sur un des plus beaux quartiers de la capitale japonaise ». Pourtant Yanaka est un quartier que je ne connais pas ! Je m'en suis approchée au sud-est (parc d'Ueno) mais je n'ai pas été si au nord de Tokyo. Il sera sûrement en bonne position lors de mon prochain séjour au Japon (un jour...). En attendant, je le découvre grâce à ce manga mignon et amusant.

 

C'est la nuit, un chaton noir (avec une tache blanche en forme de pétale de cerisier sur le dos) abandonné erre en pleurant dans le cimetière de Yanaka. Il est recueilli par Daisuke, un gros matou, qui lui disant « enfant d'Edo » induit le chaton en erreur : celui-ci appellera ensuite Daisuke monsieur Edo. Le quartier étant celui de Yanaka, c'est le nom que monsieur Edo veut donner au chaton mais il prononce Yanyaka (nya signifie miaou en japonais).

« Yanaka.

Yanyaka ?

Je te dis Yanaka avec un « na » !

Ya... Yanyaka ?

Tu as un problème d'audition ou quoi ? Je te dis Ya-na-ka !!! Ah ! Tu commences à m'agacer ! » (page 6).

Ainsi le chaton a maintenant un nom, Yanyaka ! Et il va découvrir son nouvel habitat et les traditions du quartier (bouddhisme, foire aux livres d'occasion...) avec monsieur Edo, tata Mikè (c'est comme ça qu'il appelle l'épouse de monsieur Edo) et son nouvel ami : Yashichi surnommé Nûbô, puis plus tard les petites Hina, Fumi, Myo, Yori, Ine et Mutsu qui vont l'appeler Yanyanya ou Nyâni.

« Monsieur Edo d'un côté, tata Mikè de l'autre, je suis bien au chaud. C'est cette chaleur, mon cadeau de Noël. » (page 48).

« Tu en sais des choses, Nûbô.

C'est parce que j'aime l'endroit où je vis. » (page 85).

 

 

Les chapitres (moins de 10 pages) correspondent à un lieu de Yanaka : le cimetière, le mur Tsuijibei, le parc mémorial Okakura Tenshin, un temple, un sanctuaire, le cèdre de l'Himalaya, les cerisiers en fleurs... À la fin des chapitres : un paragraphe avec le journal de Yanyaka en haut et un paragraphe avec l'explication de monsieur Edo en bas. Idéal pour se familiariser avec ce quartier et avoir envie de le visiter en vrai ! Et à la fin, une postface de l'auteur qui raconte sa découverte de Yanaka et sa vie de mangaka.

 

Amoureux des chats, amoureux du Japon, ce manga est fait pour vous ! Il est mignon, agréable à lire et pas répétitif car il se passe quelque chose de nouveau à chaque chapitre. Par contre, la visite de ce quartier va-t-elle intéresser les plus jeunes ? Je serais curieuse d'avoir leurs avis ! Et les vôtres aussi bien sûr !

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde et Totem (pour les chats) et Petit Bac 2013 (catégorie Lieu).

 

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Publié par Coccinelle - dans bande dessinée manga Japon chat
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