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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 03:03

La geste d'Alban est une série de Jean-Luc Marcastel dans le cadre de ses Chroniques d'Occitània. L'enfant monstre, le premier tome, est paru en septembre 2011 aux éditions du Matagot dans la collection Nouvel Angle (448 pages, 16,90 €, ISBN 978-2-35450-179-2).

 

Jean-Luc Mercastel est né en 1969 à Aurillac (Cantal, Auvergne). Il a étudié l'histoire et a été professeur. Il est auteur de fantasy et s'imagine « entre un Dumas on the web et un Lucas des âges sombres ».

Du même auteur : la série Louis le Galoup en 5 tomes aux éditions du Matagot et la saga Frankia en 3 tomes aux éditions Mnémos.

Plus d'infos sur le blog de l'auteur, http://jean-lucmarcastel.blogspot.fr/.

 

Jean-Mathias Xavier illustre Louis le Galoup et La geste d'Alban. Il a travaillé dans l'animation (décorateur, story-boardeur...) et la réalisation (spots publicitaires, bandes-annonces).

Plus d'infos sur http://jean-mathias-illustrateur.over-blog.com/.

 

Je remercie Doria des éditions Matagot pour m'avoir envoyé les volumes 1 et 2 de La geste d'Alban et je regrette de ne pas avoir lu Louis le Galoup.

 

« Tous autant que nous sommes, seigneur ou manant, beau ou laid, héros ou lâche, le temps passe et nous entraîne, bon gré mal gré, du berceau au tombeau... » (page 10).

Frère Agulin mène un convoi à la commanderie de la Couvertoirade mais les recrues pour l'ordre des Traquebestes sont prises dans une tempête sur le plateau du Larzac et peinent à trouver leur chemin... Elles sont de plus attaquées par des bêtes énormes et quand les Frères Jòrdi et Nadal arrivent avec les chevaliers, c'est trop tard mais il y a deux survivants : Alban, un enfant bancal dont les cheveux ont blanchi, et son ami ainsi que deux cadavres de matagots et c'est la première fois que les frères peuvent voir ces « monstrueux prédateurs ».

Mais il faut conter la geste d'Alban depuis le début.

Alban Peyre-Arse (17 ans, il me semble) est le fils aîné de Garmon de Peyre-Arse, seigneur de Tournemire. Veuf de dame Serena, morte en mettant au monde Alban, Garmon s'est remarié avec dame Jacint qui lui a donné un autre fils, Enric (13 ans). Garmon a promis à dame Serena mourante d'élever Alban et d'en faire son héritier mais comme il est laid et difforme (il est surnommé le Brècheux), dame Jacint intrigue pour qu'Enric soit l'héritier.

De toute façon, personne n'aime Alban qui cache depuis toujours son visage défiguré derrière un masque de cuir, qui communique avec les animaux et dont le seul ami est Lop, un loup qui effraie les habitants de Tournemire (j'ai pleuré à sa mort qui fut horrible).

Pour sauver leur fief, Garmon et Alban vont combattre une maucréature ou malebeste : plusieurs noms sont utilisés pour nommer les créatures humaines ou animales touchées par la Grande Brèche phosphorescente et maléfique : « La Brèche change les corps et les âmes des êtres qui s'exposent à son souffle... » (page 76).

Le combat est rude et déséquilibré.

« Il la comprenait, cette beste qui ne se reconnaissait pas parmi les siens, ni ne se reconnaissait elle-même. Seule, isolée, difforme, sans aucun congénère pour partager ses jours, elle était condamnée à errer sans fin, jusqu'à ce que les humains finissent par la tuer pour avoir commis le plus impardonnable des crimes : mettre en doute leur souveraineté... » (page 56).

Garmon, gravement blessé, et Alban, affaibli, sont sauvés par Frère Enguerrand de Trencavel, « chevalier et maistre veneur de l'ordre des Traquebestes » (page 82).

Ce chevalier va aiguiller Alban sur deux choix : veut-il hériter de Tournemire alors que personne ne veut de lui ou préfère-t-il mettre à profit ses capacités et devenir un Traquebeste ?

« – Selon vous tout est écrit, alors, il n'y a qu'à se résigner ?

– Non... Mais à faire au mieux avec ce qu'on nous a donné sans passer son temps à se plaindre de ce que l'on n'a pas. » (page 167).

« Nous les hommes, contrairement aux bêtes, savons, au fond de nous, ce qui est bon ou mauvais, si nos choix sont dictés par la sagesse ou l'égoïsme... comme nous savons aussi nous mentir, et mentir aux autres, pour nous justifier... Puisses-tu ne jamais te mentir à toi-même. » (page 200).

Alban, constamment tourmenté, va rencontrer Aymeric de Monpeslier, un trobador drôle mais un peu en manque d'inspiration, et Lamia, une danseuse mystérieuse et dangereuse, qui vont influer sur sa décision.

 

La phrase qui m'a fait sourire : « Seigneur, songea-t-il, que vos enfants sont laids. » (page 350).

 

La geste est un récit à la fois historique et légendaire et vous allez voir que le Moyen-Âge de Jean-Luc Marcastel n'est pas tout à fait celui que l'on connaît !

À la fin, il y a un cahier spécial avec la carte de l'Occitània, un glossaire, des croquis et, pour mieux comprendre le cataclysme survenu en 999, avec l'apparition de la Grande Brèche, Les chroniques des Maljours, rédigées entre 1039 et 1055, avant la naissance d'Alban, par le Père Pastor de l'abbaye de Sant Guilhèm dau Desèrt. Elles sont difficiles à lire car les caractères sont petits et gothiques mais très intéressantes, je dirais même indispensables pour la compréhension de l'histoire.

J'ai dévoré ce livre mais j'avoue que toutes ces bêtes plus qu'énormes m'ont quelque peu horrifiée. Quelle imagination ! Et quel rendu à la lecture ! J'avais l'impression d'y être et ce n'était pas vraiment réjouissant ! En effet, cette geste est narrée par un conteur et le lecteur a l'impression d'être dans le public à la veillée. Pas de temps morts, des frissons, des inimitiés, des amitiés et du suspense à revendre.

J'ai hâte de lire la suite pour découvrir comment Alban est devenu le « Lion blanc d'Occitània » ! Et pas seulement car les autres personnages sont attachants et leur sort me chaut également.

 

La vidéo de présentation du livre avec une intervention de l'auteur et le début du roman (46 pages) sur http://www.matagot.com/alban/.

Une lecture pour les challenges Animaux du monde (loup et bêtes maléfiques), Geek (fantasy), Jeunesse & young adults # 3 et bien sûr Moyen-Âge.

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 04:16

Un jour sans est une bande dessinée de Rémy Benjamin et Pero parue aux éditions Ankama en avril 2010 (80 pages, 12,90 €, ISBN 978-2-35910-037-2).

 

Rémy Benjamin « est né dans le Minnesota, d'un père marin norvégien et d'une mère américaine, chanteuse de folk. Pendant toute sa jeunesse, le petit Rémy sillonne le globe, tantôt sur le bateau de son père, tantôt pour suivre les tournées musicales de sa mère ; ses parents se chargent eux-mêmes de son éducation. Adolescent, une grave maladie l'oblige à rester alité et enfermé pendant plusieurs mois. C'est lors de sa convalescence, qu'il passera dans une petite chambre d'Amsterdam, chez ses grands-parents maternels, que Rémy Benjamin découvrira la bande dessinée. Il décide alors de devenir auteur de BD et voyage à travers l'Europe pour proposer ses travaux aux journaux et éditeurs. Au début des années 2000, ses pas le conduisent en Belgique où il fonde la revue du Cheval de Quatre avec d'autres amis dessinateurs. Rémy Benjamin vit et travaille actuellement en Belgique. ». Plus d'infos sur http://remybd.canalblog.com/.

 

Pero est le pseudonyme d'Olivier Perret, né le 19 octobre 1980 dans la région grenobloise et diplômé de l'Académie des Beaux-Arts de Tournai (Belgique) en 2006. Il participe à la revue Cheval de Quatre. Plus d'infos sur http://perodessin.blogspot.fr/.


Mars 1147, Dame Léonore se promène hors du château et se fait agresser par un inconnu crasseux.
Le lendemain son époux, Roland, part en croisade alors qu'ils se sont disputés.
Mais le trajet est long et il y a des accidents : cheval embourbé, homme écrasé sous un chariot, homme à la mer...

Les batailles contre les Infidèles sont éreintantes.

Au bout d'un moment, les Croisés pensent que Roland, de plus antipathique, subit une malédiction.
Prévenu par Hugues, son valet, Roland et ses hommes encore en vie fuient.

 

Une bande dessinée bien agréable à lire avec des dessins réalistes, une vision différente des Croisades, assez critique, et surtout le lien entre Roland et Léonore à la limite du fantastique.

 

Une lecture atypique pour les challenges Lire sous la contrainte (pour la négation : sans), Littérature francophone (États-Unis/Belgique) et Moyen-Âge (ça faisait longtemps !).

 

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Publié par Coccinelle - dans bande dessinée Moyen-Âge
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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 02:21

NuitLoupVert.jpgLa nuit du loup vert est un roman de Viviane Moore paru aux éditions Flammarion Jeunesse en janvier 2012 (224 pages, 5,50 €, ISBN 978-2-0812-2983-9).

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion Jeunesse pour ce roman.

 

Viviane Moore est née en 1960 à Hong Kong. Photographe, journaliste et romancière, elle est spécialiste du Moyen-Âge. Parmi ses séries : Galéran de Lesneven, Trilogie celte, Trilogie japonaise (Le Masque) et Tancrède le Normand (10/18). Plus d'infos sur http://www.vivianemoore.com/.

 

Juin 1151, abbaye de Jumièges, en « Terre gémétique » (Normandie).

Le camérier Héribert est retrouvé mort, il a été mutilé. Plus tard, un troupeau de vaches est décimé.

Au château, à côté, Héloïse se prépare pour la nuit du loup vert. Mais son frère aîné, Renaud, a disparu. Depuis la mort de leur père, il est sa seule famille.

Gautier de Beaumont, seigneur de Meulan, ami de Renaud, à qui elle est fiancée, l'aidera-t-il à retrouver le jeune homme ?

« Ce soir, on fêterait le loup vert et, comme d'habitude, l'étrange cérémonie libérerait les démons enfouis en chacun. » (page 21).

Le chevalier Raoul et son écuyer Michel de Gallardon accompagné de son hermine apprivoisée, Maiole, se rendent à l'abbaye. Ils y retrouvent le frère Augustin qui est en fait le frère du chevalier.

Ils vont être confrontés au loup vert, aux bêtes griffues.

« Il y avait tant de légendes autour des loups, à commencer par celle de la métamorphose d'hommes en loup-garou, les nuits de pleine lune... » (page 76).

 

Ce roman jeunesse est bien agréable à lire, c'est un mélange de roman historique, policier et fantastique.

Il permet aux jeunes ados de découvrir le Moyen-Âge, la vie dans une abbaye et les légendes sur les loups-garous.

En fin de volume, il y a de courtes mais intéressantes annexes sur l'abbaye de Jumièges (fondée par Saint-Philibert en 654), la rage (je ne savais pas que ce mot provenait du sanskrit rhabas : faire violence !) et un lexique (vocabulaire médiéval, mesures, heures).

 

La nuit du loup vert est le deuxième tome des Aventures de Michel de Gallardon. Je n'ai pas lu le premier tome, Le seigneur sans visage, dans lequel Michel de Gallardon commence son apprentissage de chevalier au Château de la Roche-Guyon. Mais je pense que les titres peuvent se lire indépendamment les uns des autres et j'espère qu'il y aura d'autres aventures car Michel de Gallardon a « encore bien du chemin à parcourir avant de devenir chevalier. » (page 145) !

 

Trois challenges pour ce roman : 10e livre pour le challenge Animaux du monde de Sharon, 7e pour le challenge Littérature jeunesse & young adults, et 6e pour le challenge Moyen-Âge de Hérisson.

ChallengeAnimaux JeunesseYoungAdults MoyenAge1Herisson

 

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 00:04

TroisGouttes.jpgTrois gouttes de sang est un roman de Martine Pouchain paru aux éditions Flammarion jeunesse dans la collection Castor poche le 20 avril 2011 (158 pages, 5 €, ISBN 978-2-0812-4035-3).

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion de m'avoir envoyé cet agréable roman historique.

 

Martine Pouchain est née à Amiens (de quelle année ?) et habite en Picardie. Elle est auteur de romans pour la jeunesse : ses thèmes de prédilection sont le Moyen-Âge, la science-fiction, l'enfance et l'adolescence. Je me demande bien si je n'ai pas lu Meurtre à la cathédrale paru en 2000...

Plus d'infos sur son site officiel.

 

Élisabeth de Cauélus a 16 ans et elle travaille à la parcheminerie familiale avec sa mère et ses jeunes sœurs, Bertrade (14 ans) et Coline (10 ans). Le petit frère, Félix (7 ans) va à l'école.

Depuis l'enfance, elle a appris grâce à son père bien-aimé la calligraphie, l'enluminure et l'amour du travail parfaitement accompli. Mais nous sommes au XIIIe siècle et elle n'est qu'une fille... Seul les lettrés et les moines sont escrivains (copistes), calligraphes ou enlumineurs.

C'est pourquoi, pour honorer son père, Thomas de Cauélus, mort il y a un an, Élisabeth a choisi le pseudonyme de Thomas le Bleu. Ses histoires (qu'elle écrit en langue parlée et pas en langue latine) et ses livres ont déjà un petit succès, et seule sa mère est au courant de son identité.

Lorsque le Comte Montaigu, un bel homme de 30 ans, déçu par les femmes et passionné par les livres, lance un concours qui récompensera par une prime de 150 livres d'argent le plus beau livre, elle décide de participer, pas seulement pour la somme car elle veut devenir l'escrivain attitré du Comte.

Il reste peu de temps avant la remise des livres et son travail est presque terminé mais le feu a pris dans son atelier et ses derniers in-octavo sont détruits. Qui a bien pu mettre le feu ? Félix, son petit frère turbulent par accident ? Bertrade, sa jeune sœur par jalousie ? Lambert le Secq (22 ans, maître verrier) ou Aymon de Boves (17 ans, ami d'enfance et copiste à Saint-Germain), tous deux amoureux plus ou moins délaissés ? Ou Wallet d'Arras, moine copiste qui veut présenter au Comte son travail et gagner la prime ?

« La jalousie a pu motiver un tel geste, mais nul en cette ville n'est au courant de ce qu'elle est en train de faire puisqu'elle œuvre en secret et l'a dissimulé jusqu'à sa propre famille. » (page 10).

 

Trois gouttes de sang (pourquoi d'ailleurs ce titre ? Élisabeth utilise du kermès pour le rouge et pas du sang) est un roman historique avec pour toile de fond le Moyen-Âge (XIIIe siècle) et le monde des artisans (parcheminiers) et des copistes (principalement des moines).

Le fait qu'Élisabeth soit obligée de se cacher et d'utiliser un pseudonyme masculin parce qu'elle est une fille m'a fait immédiatement penser à Apollonia devenue Frère Paolo du Secret des cartographes qui se déroule en 1628. Malgré quelques exceptions, les mentalités ont été lentes à évoluer en ce qui concerne le talent des femmes...

Les personnages sont sympathiques, pas trop présents, juste ce qu'il faut. Élisabeth est une adolescente libre et au caractère affirmé, elle sait ce qu'elle veut et refuse d'épouser un garçon qui nie ce qu'elle est et veut la garder à la maison sous prétexte qu'il gagne assez pour faire vivre une famille (quel macho, non mais !).

 

Je vous conseille de lire ce joli roman si vous voulez savoir si Élisabeth a pu réaliser son rêve !

 

MoyenAge1HerissonMa phrase préférée (elle est du Comte de Montaigu)

« Les livres sont la mémoire du monde, et quand les hommes qui les ont écrits auront disparu, leurs œuvres seront là qui témoigneront de leur vie. » (page 26).

 

Le mot que j'ai appris !

Turlupin (page 113) : je ne connaissais pas ce mot ! Et vous ? « une bande de turlupins » c'est-à-dire de « mauvais plaisants ».

 

Comme je viens de m'inscrire au challenge Moyen-Âge créé par Hérisson, j'en profite pour y présenter ce roman !

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 23:01

MoyenAge2.pngHérisson, vous la connaissez : le challenge Je lis aussi des albums, c'est elle ! Eh bien, en plus des hérissons et des jolis albums illustrés, Hérisson aime le Moyen-Âge. C'est pourquoi elle vient de créer le challenge Moyen-Âge ! Tout simple, n'est-ce pas ?

 

Au choix, deux logos (très beaux) et trois niveaux :

Moine s'engage à lire un livre sur le Moyen-Âge.

Script (*) s'engage à lire trois livres sur le Moyen-Âge.

Chevalier s'engage à lire cinq livres sur le Moyen-Âge.

À savoir que tous les livres sont acceptés, romans, biographies, albums illustrés, bandes dessinées...

 

(*) J'ai prévenu Hérisson que Script ne correspondait pas du tout car c'est un mot anglais du XVIIIe siècle (le Moyen-Âge était déjà loin). J'ai proposé Copiste ou Enlumineur mais je trouve que Damoiseau est encore mieux. Qu'en pensez-vous ? ... [Finalement Hérisson a modifié en Scribe].

 

Pour l'instant, je me suis inscrite à Moine (je ne veux pas être trop « gourmande » et puis je trouve ce mot amusant) mais il est fort probable que je devienne Chevalier (hé hé hé !) d'autant plus que le challenge est sans date limite.

 

MoyenAge1Herisson.pngY a-t-il parmi vous des lecteurs qui aiment le Moyen-Âge et qui voudraient nous suivre dans ce challenge ? Informations et inscriptions chez Hérisson ainsi que le récapitulatif des participants et leurs billets.

 

La liste de mes lectures médiévales ci-dessous.

Hérisson ayant accepté mes trois lectures récentes, je deviens Chevalier et vais encore lire (au moins) deux livres sur le Moyen-Âge.

1. Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants, de Matthias Énard

Niveau moine atteint !

2. Le secret d'Arthur : une tragédie bretonne, de Philippe Tourault

3. Le grimoire maléfique, de Béatrice Bottet

Niveau Script atteint !

4. Trois gouttes de sang, de Martine Pouchain

5. Légendes de la Garde : Hiver 1152, de David Petersen (BD)

Niveau Chevalier atteint !

6. La nuit du loup vert, de Viviane Moore

7. Un jour sans, de Rémy Benjamin et Pero (BD)

8. La geste d'Alban – 1 : l'enfant monstre, de Jean-Luc Marcastel

9. La geste d'Alban – 2 : l'ombre de Montsalvy, de Jean-Luc Marcastel

+ ?

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 06:08

GrimoireMalefique.jpgLe grimoire maléfique est un roman de Béatrice Bottet paru aux éditions Casterman en mars 2011 (344 pages, 15 €, ISBN 978-2-203-03669-7).

 

Je remercie Brigitte et les éditions Casterman de m'avoir envoyé ce roman. Il y a peu, je ne connaissais pas Béatrice Bottet, et après la lecture de La belle qui porte malheur (Rose-Aimée, 1), voici Le grimoire maléfique. Vraiment désolée mais cette note de lecture est prête depuis le 28 mars et j'ai oublié de la publier !

 

Dans sa maison de Bligny, Héribaut Hébert, un nécromancien qui veut que le mal règne sur terre, invoque le diable pour obtenir le livre des ténèbres, un grimoire maléfique. « C'était un livre dont chaque page était noire comme le charbon, noire comme une nuit étouffante sans lune et sans étoile, noire comme le cul des chaudrons où mijotent des mixtures terribles. » (page 8).

Peu après, à l'abbaye de Gardefoy, en Queyras, le tocsin sonne : frère Hugon et frère André sont morts mystérieusement et le grimoire des ténèbres a disparu ! « Comment le grimoire des ténèbres a-t-il disparu, Révérend Père Abbé ? – Par magie ! Comment voulez-vous qu'il ait disparu autrement ? » (page 12).

« Gardefoy était une abbaye très spéciale, et son ordre n'avait jamais essaimé. Une abbaye, une seule. Une centaine de moines […] formés à détecter les œuvres de magie, à se les approprier et à les reclure. Des procédés mystérieux pour parvenir à leurs fins. Beaucoup de discrétion. Une charge, une seule : soustraire au monde et enfermer à tout jamais, sous bonne garde, tous les objets maudits dont ils avaient connaissance. » (pages 43-44).

Le frère Archambault propose de contacter son cadet qui vit au Château de Rivelet, le fief familial en Vivarais, car le jeune Audouin a un don pour retrouver les objets. Contre toute attente, Audouin de Rivalet accepte. « Eh bien c'est d'accord, dit-il. J'engage ma foi pour retrouver et mettre à l'abri ce livre maudit. » (page 38). Mais lorsque ses compagnons, Archambault, l'abbé Ernoul de Bréhan et frère Séverin meurent égorgés comme par sortilège, Audouin se retrouve seul. Seul avec un cheval et une mission... une mission insensée ! « Il partirait avec la bourse d'or, le manteau noir à motif vert et Dariolet. Il était sûr que ses pas le mèneraient exactement où il le fallait. » (page 148).

Pendant ce temps, plus au sud, Philibert des Losses profite de la mort du baron Gaucelin de Lorimont pour faire main basse sur son château, ses gens et ses trois filles, nées le même jour, Jeanne la blonde, Marie la rousse et Catherine la brune.

 

Le grimoire maléfique est un roman mi-fantastique mi-historique. Je pense qu'il se déroule au début du XIVe siècle, en tout cas encore au Moyen-Âge, et juste avant l'invention de l'imprimerie par Gutenberg. C'est une excellente lecture, une quête comme je les aime, qui plaira à coup sûr aux adolescents et aux adultes. À noter que ce roman est indépendant de la série Le grimoire au rubis (que d'ailleurs je n'ai pas lue, mais... pourquoi pas ?). Plus d'infos sur Béatrice Bottet et sa série sur Le grimoire au rubis.

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 12:03

SecretArthur.jpgLe secret d'Arthur : une tragédie bretonne est un roman de Philippe Tourault paru aux éditions du Rocher en mars 2011 (237 pages, 18 €, ISBN 978-2-268-07084-1).

 

Je remercie Céline et les éditions du Rocher de m'avoir envoyé ce roman historique bien intéressant et je remercie l'auteur de me l'avoir dédicacé (ça fait toujours plaisir).

 

Philippe Tourault est né en 1943. Il est historien, spécialiste de la Bretagne historique. Il est aussi Président du jury du Grand Prix du Livre d'Histoire (créé en 2007) et membre de l'Académie Littéraire de Bretagne et des Pays de Loire. Il a été chroniqueur au Figaro Littéraire, à Presse-Océan et actuellement au mensuel Nouvel Ouest.

Du même auteur : Les Angevins au temps des guerres de religion (1987), Anne de Bretagne (1990), Initiation à l'histoire de l'Église (1999), Saint-Dominique face aux Cathares (1999), La résistance bretonne du XVe siècle à nos jours (2002), Les rois de Bretagne du IVe au Xe siècles (2005), Les ducs et duchesses de Bretagne du Xe au XVIe siècles (2009).

 

Février 1196. La duchesse Constance, veuve du duc Geoffroy, entre avec son fils, Arthur, dans Rennes. Il a 9 ans et il déclare aux dignitaires de la ville : « Je jure devant vous tous, devant toute la nation bretonne, de défendre les droits et privilèges des clercs et des nobles, de défendre les faibles. Je jure devant Dieu de maintenir à tout jamais l'indépendance de la Bretagne. » (page 10). Puis il est couronné et béni dans la cathédrale et acclamé par le peuple. Après la cérémonie et un festin, Constance et Arthur retournent dans leur château de Bouffay, à Nantes.

« Pour l'instant, c'est la paix. Tout va bien. Ma mère peut régner tranquillement et vient de me faire couronner, moi le duc Arthur. Mais demain, demain ? » (page 14).

Mais ce n'est pas vraiment la paix : la Bretagne appartient à la couronne anglaise, les Plantagenêts, et on craint que Richard Cœur de Lion – revenu des Croisades – n'envahisse le pays.

Et si Constance a appelé son fils Arthur, c'est pour qu'il agisse comme le roi Arthur et libère la Bretagne ! « Oh, soyez tranquille, mère : je protégerai cette terre bénie ainsi que toute la Bretagne de toutes mes forces. » (page 31).

Dans la forêt de Brocéliande, Arthur rencontre une orpheline de 10 ans, Ermengarde. La jolie rousse est conviée au château où elle deviendra demoiselle de compagnie de Constance au même titre qu'une autre orpheline de 12 ans, la blonde Isabeau.

France12e.JPGArthur grandit mais tout s'accélère : sa mère est enlevée, les troupes de Richard débarquent sur le continent, Arthur fuit à Brest car le château-forteresse est inexpugnable, puis l'évêque lui conseille de s'allier au roi de France, Philippe le Capétien. Bien qu'il considère cette alliance comme une trahison à la Bretagne, Arthur se rend à Paris où il rencontre le roi et Louis, l'héritier de la couronne qui a le même âge que lui.

 

Nous n'avons pas ici affaire au Arthur de la légende médiévale, qui devint roi après avoir défendu la Bretagne fin du Ve et début du VIe siècles. Pourtant cette histoire du duc Arthur, imprégnée encore de légendes et de magie, mais surtout d'intrigues et de trahisons (et pas seulement venant d'Ermengarde) est aussi intéressante. Car au moment où s'arrête mon résumé ci-dessus, l'histoire continue, et même encore après la mort de Richard (avril 1199) avec Jean Sans Terre, fils d'Aliénor d'Aquitaine et cadet de Richard et de Geoffroy.

Un détail important. Les femmes régnaient comme Constance et donnaient leur avis, eh oui !, comme Isabeau et Ermengarde proches d'Arthur : « Et vous charmantes demoiselles, que dites-vous de tout cela ? » (page 146).

Cette lecture m'a appris beaucoup de choses encore sur le Moyen-Âge, le comportement des gens et leur manière de penser, les relations entre les hommes et les femmes, la façon de mener une guerre, les motivations à s'allier avec le roi de France qui à l'époque ne régnait que sur un petit territoire (partie bleue) puisqu'une partie appartenait à des vassaux du roi (partie bleue plus claire) et que la partie occidentale – de la Normandie aux Pyrénées – appartenait aux Anglais (partie verte).

Vous aimez l'Histoire ? Le Moyen-Âge ? La Bretagne ? J'espère que ce roman vous plaira autant qu'à moi !

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 00:08

GermainAuxerre.jpgSaint Germain d'Auxerre est une biographie écrite par Jean-Pierre Soisson parue aux éditions du Rocher - DDB Desclée de Brouwer le 5 janvier 2011 (222 pages, 21 €, ISBN 978-2-268-07053-7).

 

Je remercie Céline et les éditions du Rocher qui m'ont envoyé ce livre parfait pour découvrir le Ve siècle en France et en Europe.

 

Je n'avais pas réalisé que l'auteur est l'homme politique Jean-Pierre Soisson ! Né le 9 novembre 1934 à Auxerre (Yonne). Ancien maire d'Auxerre, ancien secrétaire d'État, ancien ministre (plusieurs fonctions), actuellement député de la ville d'Auxerre et conseiller de la région Bourgogne, il est aussi l'auteur de biographies (Charles le Téméraire, Charles Quint, Marguerite d'Autriche, Philibert de Chalon, Paul Bert).

 

« Germain fut le grand évêque gaulois du Ve siècle. » (page 9, première phrase).

 

Germain d'Auxerre (~378-448) était le fils unique de « riches propriétaires fonciers » (page 58), un « jeune homme de l'aristocratie gallo-romaine » (page 61). Il est devenu haut fonctionnaire impérial, a épousé Eustachie puis a été élu dix ans plus tard évêque d'Auxerre « contraint et forcé » (page 64). Il a en effet été choisi à la fois par la noblesse, le clergé et la population et a dû prendre la succession d'Amâtre, le quatrième évêque d'Auxerre (qui est à l'origine – druidique – de la tonsure). Au besoin, il sut aussi être un chef de guerre. Envoyé en Bretagne (Angleterre) puis en Armorique pour lutter contre les premières divergences (arianisme, nestorianisme) et hérésies (pélagianisme, donatisme), Germain a accompli quelques miracles (les miracles ont créé le culte des reliques et des médailles au Ve siècle). Durant sa première mission, Germain a béni Geneviève à Nanterre (elle avait dix ans), plus tard elle est devenue Sainte-Geneviève après avoir sauvé Paris des troupes d'Attila. Germain a aussi formé Patrice (devenu le Saint-Patrick de l'Irlande), Brieuc (devenu le patron de la Bretagne et l'Armorique) et Iltud (devenu le Saint du Pays de Galles).

« Germain, le grand évêque gaulois, fut le précurseur de la chrétienté médiévale. » (page 87) et « S'inscrivant dans la filiation de Saint Paul, il a clos au Ve siècle la première période du christianisme, celle du christianisme primitif, et ouvert la deuxième, celle de la chrétienté médiévale. » (pages 90-91).

Une des sources de l'auteur est l'hagiographie de Constance de Lyon, biographe de Saint Germain d'Auxerre.

 

Cette passionnante biographie décortique les institutions romaines, le pouvoir et l'Église qui se coule « dans le moule des institutions romaines » (page 10) puis « supplée l'État défaillant » (page 47). Le lecteur voit s'écrouler l'Empire Romain (fondé sur l'otium, les loisirs, c'est-à-dire se cultiver et se divertir ce qui mène à la débauche), il suit les débuts du christianisme en Europe et la mise en place de gouvernements et de l'Église (elle est alors synonyme de pauvreté et de sobriété) dans les royaumes qui vont devenir Italie, France, Allemagne, Belgique, Grande-Bretagne. Il est témoin des invasions, successions, intrigues, et voit défiler Romains, Gaulois, Huns, Goths, Wisigoths, Alains (il me semble que je ne les connaissais pas ceux-là !), Francs, Perses, Vandales et autres Barbares. Il assiste à l'avènement de l'empire germanique, à la sédentarisation des empereurs (à Rome pour l'Occident, à Constantinople pour l'Orient) et aux premiers conciles.

 

Un petit détail

Les bagaudes et jacqueries de l'ouest (Armorique) dues à la pauvreté ne datent pas d'hier !

 

Un passage intéressant

« […] deux partis se disputaient le pouvoir.

Un parti de la résistance, du repli sur l'Italie, germanophobe, n'admettait pas que des 'non-Romains' pussent diriger l'armée et, plus encore, occuper des postes importants au sein de l'administration. […].

[…] un parti de l'ouverture. Conscient que l'empire ne pouvait vivre replié sur lui-même, […] intégration, dans l'armée et la haute fonction publique, d'éléments étrangers. » (pages 24-25).

 

L'Antiquité et le Moyen-Âge comme si on y était ! « Un monde disparaissait, le monde antique, et un autre, qui serait le Moyen-Âge, surgissait. » (page 30). Une vie extraordinaire que celle de Germain d'Auxerre, qui ne supportait pas l'injustice, et qui a rassemblé les mondes romain et celtique. Un livre très instructif et facile à lire pour découvrir les débuts non seulement de la France mais aussi de l'Europe.

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