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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 04:54

NouvellesChallenge1.jpgJ'ai repéré, avec un peu de retard (il a été créé en novembre 2012), ce challenge Je lis des nouvelles et des novellas chez Lune du blog Un papillon dans la lune.

 

Infos et inscription chez Lune.

 

Tous les genres de nouvelles sont acceptés, les recueils, les nouvelles seules (y compris celles au format numérique), les nouvelles parues dans des revues (Bifrost, Galaxies...), les novellas (mini-roman/maxi-nouvelle) et même les contes.

 

Le challenge dure un an du 12/12/12 au 11/12/13.

 

Il y a 4 niveaux :

 

1. Micro-lecteur/Micro-lectrice ou encore « Je lis des nouvelles et des novellas mais c'est bien pour faire plaisir à NouvellesChallenge2.jpgLune » : lire et chroniquer 3 nouvelles ou recueils ou novellas.

 

2. Mini-lecteur/Mini-lectrice ou encore « Je lis des nouvelles et des novellas et je commence à trouver ça plaisant » : lire et chroniquer 6 nouvelles ou recueils ou novellas.

 

3. Joyeux lecteur/Joyeuse lectrice ou encore « Je lis des nouvelles et des novellas et j'aime ça » : lire et chroniquer 12 nouvelles ou recueils ou novellas.

 

4. Maxi-lecteur/Maxi-lectrice ou encore « Je lis des nouvelles et des novellas et je ne peux plus m'arrêter » : lire et chroniquer 24 nouvelles ou recueils ou novellas.

 

Je vais commencer en Micro-lectrice (raisonnable !) mais je pense augmenter dans l'année.

 

NouvellesChallenge3.jpgLes nouvelles lues pour ce challenge

1. Un rêve, d'Ivan Tourgueniev (Russie)

2. L'étoile, de Vikenti Veressaïev (Russie)

3. L'annulaire, de Yôko Ogawa (Japon)

Niveau Micro-lectrice honoré.

4. Le chat qui parlait malgré lui, de Claude Roy (France)

5. Les onze milles verges, de Guillaume Apollinaire (France)

6. Le convoi de l'eau, d'Akira Yoshimura (Japon)

Niveau Mini-lectrice honoré.

7. Sauf les fleurs, de Nicolas Clément (France)

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 23:07

DelhiNoir.jpgCoupCoeur2012Delhi noir est un recueil de nouvelles présenté par Hirsh Sawhney et paru aux éditions Asphalte en avril 2012 (284 pages, 21 €, ISBN 978-2-918767-17-6). Delhi noir (2009) est traduit de l'anglais (Inde) par Sébastien Doubinsky.

(Cliquez sur l'image).

 

Hirsh Sawhney est né à Brooklyn où ses parents, Indiens, avaient émigré dans les années 60. Il est journaliste, critique littéraire et préface ce recueil dans lequel il présente 14 nouvelles de 14 auteurs indiens différents. Il travaille sur son premier roman. Plus d'infos sur http://www.hirshsawhney.com/.

 

J'ai reçu ce livre grâce à une opération Masse critique et je remercie Babelio. Je suis un peu en retard pour le présenter mais je ne sais trop comment faire... Dois-je résumer toutes les nouvelles une par une et parler de chacune et de chacun des auteurs ? Il y en a 14 et je crains que mon article ne soit trop long !

 

Hirsh Sawhney, dans la préface, explique que Delhi est une ville de plus de 15 millions d'habitants et qu'il s'y déroule des histoires effrayantes : meurtres, viols, agressions, corruption, car il y a de plus en plus d'écart entre les riches et les pauvres.

« […] la fiction policière est vaste et variée, et ne devrait pas être négligée de la sorte. Le genre noir en particulier, est agréable et séduisant, il reste mal famé, ses atmosphères sont riches, et il oblige aussi les lecteurs à se confronter à la cruauté des sociétés modernes ainsi qu'à leurs inégalités inhérentes. [...] » (page 10).

 

Dans ce recueil, les nouvelles sont classées en trois parties dont chaque titre est un slogan.

 

Première partie : « Avec vous, pour vous, toujours », le slogan de la police de Delhi.

L'homme du passé, d'Omair Ahmad (1974) ; lieu : Ashram. Suhasini Das, une détective privée de Delhi, reçoit un appel de son informateur, Sunny : il a une lettre de Jaidev Triloki, son ancien associé. Elle doit entrer en contact avec Arjun Singh, un Sikh collectionneur d'antiquités, qui a échappé au massacre des Sikhs après l'assassinat d'Indira Gandhi.

Mon avis : Avec cette nouvelle qui ouvre le recueil, on a l'impression que le danger est partout et que la folie guette !

Comment j'ai perdu mes habits, de Radhika Jha (1970, F) ; lieu : Lodhi Gardens. Le rapport qu'un PDG de cabinet de conseil international doit remettre le lendemain à sa patronne a disparu de son ordinateur. L'homme accuse son ex-femme de l'avoir supprimé. En colère, il sort la nuit, se drogue et se retrouve nu au petit matin. Il est arrêté par des policiers qui le maltraitent.

Mon avis : Cette nouvelle est humoristique mais la police n'en sort pas grandie...

Dernier entré, premier sorti, d'Irwin Allan Sealy (1951) ; lieu : Delhi Ridge. Baba Ganoush conduit un rickshaw. Une nuit, il secourt un jeune homme et une jeune femme agressés au Ridge. Comme il y a d'autres agressions et que les jeunes gens ne portent pas plainte, il décide d'arrêter lui-même les sales types.

Mon avis : Avec humour et dérision, cette histoire de justicier montre qu'il y a encore des hommes bien à Delhi !

Stationnement, de Ruchir Joshi (1960) ; lieu : Nizamuddin West. Alors que Tia Prabhu sort de chez Samarian (Sam) Chakkarvarty, son amant, deux flics arrivent en 4x4 et l'accusent d'être mal garée. En fait, c'est un voisin qui les a appelés et les policiers abusent de leur « pouvoir ».

Tous les livres sur Babelio.com

Mon avis : En plus d'une critique des voisins malveillants et de la police qui abuse de son autorité, cette nouvelle décrit la relation sexuelle d'un couple non-marié.

Cobras sifflants, de Nalinaksha Bhattacharya ; lieu : R.K. Purham. L'inspecteur Raghav Bakshi enquête sur la mort de Kamla Agarwal, une femme de 65 ans, tombée du temple Malai Mandir. Un appel anonyme a en effet prétendu que sa chute ne serait pas accidentelle. Il abuse de la belle-fille, Mukta Agarwal, enceinte, alors qu'il n'a aucune preuve contre elle. « Arrête de me vaseliner le trou du cul et crache le joyau que tu planques dans ta gorge. » (page 103).

Mon avis : Une histoire sordide dans laquelle, encore une fois, la police ne sort pas grandie. Les femmes non plus !

 

Deuxième partie : « Jeunistan » (Youngistan), slogan de Pepsi pour séduire les jeunes Indiens.

L'Aunty des chemins de fers, de Mohan Sikka ; lieu : Paharganj. Mukesh, un étudiant a l'habitude de jouer aux échecs avec Johnny, le gardien du cimetière Paharganj. Sa mère adoptive lui demande d'aller chercher un cageot de pommes chez Aunty Sarika. Elle va l'initier à bien d'autres choses...

Mon avis : Une nouvelle très hot ! Mukesh va se prostituer avec des femmes aisées et même avec Johnny.

La pension, de Siddharth Chowdhury (1974) ; lieu : Université de Delhi – Campus nord. À la pension de Chokeen Niwas, les étudiants s'en donnent à cœur joie ! « Dans une bagarre, il ne faut jamais, jamais reculer, discuter ou négocier. Aucune confrontation ne dure plus de cinq minutes. [...] » (page 147).

Mon avis : Violence et sexe pour une nouvelle encore très hot, à la limite pornographique !

Menu fretin, de Meera Nair (F) ; lieu : Inter State Bus Terminal. Le vieux Hoshiyaar et Rama, un jeune orphelin qu'il a recueilli arnaquent un couple de jeunes gens qui veulent acheter au noir des billets de bus pour fuir ensemble. Mais ce duo n'est pas vraiment un couple d'amoureux.

Mon avis : Une histoire cruelle, une trahison, des meurtres, la vie est bien dangereuse à Delhi...

Crise de rage, de Palash Krishna Mehrotra (1975) ; lieu : Defence Colony. Manik, Sadiq et Chaku sont amis et partagent alcools et drogues. Sadiq et Chaku prévoient de tuer Madame Bindra, leur propriétaire, pour la voler.

Mon avis : Trois garçons de trois origines différentes, c'est bien qu'ils soient amis, mais si c'est pour faire le mal...

Juste un mort de plus, de Hartosh Sing Bal ; lieu : Gyan Kunj. Après ses études de journalisme, le jeune homme a été embauché à l'Indhustan Express. Ekka, le frère d'une de ses amies, a été battu à mort mais le journal n'a pas de place pour en parler, c'est juste un mort de plus...

Mon avis : La vie, la mort n'ont plus d'importance dans cette ville gigantesque où l'individualisme et le capitalisme sont les mots d'ordre.

 

Troisième partie : « Ville emmurée, ville du monde », slogan du Times of India pour « oublier le passé douloureux de la ville ».

Gautam sous un arbre, de Hirsh Sawhney ; lieu : Green Park. Gautam rencontre Lakshman qui veut lui parler de son ami, Khem Thakur. C'était un activiste qui prenait la défense des tribus indigènes contre les conglomérats industriels et il a été assassiné.

Mon avis : Une sacrée machination... !

L'arnaque, de Tabish Kair (1966) ; lieu : Jantar Mantar. Arvind Sinha, journaliste au Times of India, rencontre Preeti, une connaissance, et Tine, une Danoise. Elles veulent aider une femme du Bihar dont le mari a été assassiné et qui a été expulsée avec son fils. Mais Arvind Sinha soupçonne une arnaque. « […] ce garçon est trop malin. Il a grandi ici, dans les rues. » (page 234).

Mon avis : L'arnaque : sport national ?

Les murs de Delhi, d'Uday Prakash (1952) ; lieu : Rohini. Ramnivas, marié, deux enfants, est balayeur donc très pauvre. Un jour, à la salle de sport où il travaille, il découvre un mur creux rempli d'une multitude de billets. Il va prendre une jeune maîtresse de 17 ans, Sushma, et faire des folies.

Mon avis : L'argent fait-il vraiment le bonheur ?

Abattage sélectif, de Manjula Padmanabhan (1953, F) ; lieu : Bhalswa. Dome et Hem sont envoyés en mission pour récupérer un éventuel survivant mais ils tombent dans un guet-apens.

Mon avis : Quelle surprise ! Cette nouvelle, c'est de la SF !

 

ChallengeCrimeDelhi, pauvre, riche, grise, colorée, tournée à la fois vers le passé et vers l'avenir ! Delhi – comme toute l'Inde d'ailleurs – fascinante et envoûtante mais aussi sordide et dangereuse ! Grâce à cette « visite » de 14 lieux représentatifs toute la ville, je connais mieux Delhi, ses habitants, ses coutumes, son histoire. Et c'est passionnant, déroutant, et aussi une belle expérience sociale et littéraire. À noter que les auteurs sont tous nés dans la deuxième moitié du XXe siècle : en 1951 pour le plus âgé et en 1975 pour le plus jeune.

ChallengeRizMoussonJe suis extrêmement contente de cette lecture, c'est un total dépaysement !

 

Livre présenté dans les challenges Le crime n'a pas de frontière et Le riz et la mousson.

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 05:49

NouvellesWells.jpgLe trésor de M. Brisher (Mr. Brisher's treasure) est une nouvelle de H.G. Wells parue en 1899 dans Strand Magazine.

 

Herbert George Wells est né le 21 septembre 1866 à Bromley, dans le sud-est de Londres (Kent). Dès l'enfance, il aima beaucoup lire. Il fut auteur (romans, nouvelles), dessinateur (picshuas) et même créateur de jeux de guerre (genre ancêtre des wargames). Il est mort le 13 août 1946 à Londres.

 

Dans un débit de boisson, M. Brisher raconte au narrateur que par le passé, il a été fiancé à Jane, une jolie jeune femme de Colchester.

« Il demeura quelques minutes rêveur, se remémorant, comme nous le ferons tous tôt ou tard, les splendeurs évanouies de la jeunesse. ».

Le père de Jane, un honnête bourgeois, voulait que son futur gendre soit travailleur. Alors le jeune homme a proposé de construire un jardin de pierre pendant ses vacances. Mais il a trouvé un trésor en creusant dans le jardin.

 

MoisAnglais6Cette courte nouvelle (12 pages) est différente des autres récits de Wells que je connais : elle n'est pas futuriste mais humoristique ! Pas de science-fiction, pas de fantastique, juste une histoire, un souvenir qu'un vieil homme raconte de façon amusante à un inconnu après quelques boissons. En fait, Wells a aussi écrit des satires sociales et Le trésor de M. Brisher est une satire contre l'argent et le pouvoir de l'argent. Parce qu'une chose est sûre : M. Brisher a perdu un trésor !

 

Le Mois anglais continue !

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 20:01

TousMorceaux.jpgCoupCoeur2011Tous nos petits morceaux est un recueil de nouvelles d'Emmanuelle Urien paru aux éditions D'un noir si bleu en septembre 2011 (177 pages, 16,50 €, ISBN 978-2-916499-61-1).

 

Emmanuelle Urien est née à Angers. Elle a étudié les lettres, les langues et la gestion internationale. En 2003, elle décide de vivre à Toulouse et de se consacrer à sa famille et à l'écriture (nouvelles et fictions pour la radio).

Plus d'infos sur le site officiel d'Emmanuelle Urien.

 

Je remercie Gilles Paris de m'avoir envoyé ce livre qui m'a permis de découvrir cette nouvelliste que je vais suivre dorénavant !

 

Une cave voûtée.

Une collection de miroirs de toutes sortes : psyché, miroir de loge de théâtre, miroir-mouroir, miroir de poudrier, miroir de coiffeuse, miroir de bus...

Une femme qui fait sa ronde la nuit et rajoute à l'occasion une nouvelle pièce à sa collection.

Des miroirs qui, dès que le soleil se reflète sur eux, prennent la parole à tour de rôle ou ensemble, et racontent ce qu'ils ont vu et vécu : vite prendre la parole et la garder avant qu'un nuage n'obscurcisse le soleil et avant que celui-ci ne glisse sur un autre miroir.

« Livrés à leurs réflexions, les miroirs ne s'entendaient plus. » (page 16).

Tous ils racontent une histoire dont ils ont été les témoins, qu'ils ont reflétée, et souvent le drame n'est pas loin.

 

EmmanuelleUrien.jpgCes nouvelles où, malgré les humains, la parole est donnée aux objets, en l'occurrence les miroirs, reflets du corps, reflets de l'âme, sont comme un jeu d'ombre et de lumière : la vie, la mort.

« […] les miroirs sont le réceptacle muet de la véritable nature des hommes. » (page 28).

Les miroirs sont les témoins de la vie qui passe, des changement du corps et de l'âme.

« De compagnon fidèle de toutes les réjouissances, je devenais le témoin d'une déchéance discrète et injustifiée. » (page 40).

Ils sont les témoins de l'évolution des femmes et du mal-être de la société.

« Les femmes, il faut le reconnaître, ne sont plus ce qu'elles étaient. Je suis dans la famille depuis près de deux siècles, et j'affirme qu'on les faisait bien plus solides avant. » (page 73).

Les témoins non seulement de ce qu'ils voient mais aussi de ce qu'ils entendent.

« Rien n'interdit aux miroirs d'entendre aussi bien qu'ils voient, il me semble. » (page 145).

Qu'est-ce qu'elle écrit bien, Emmanuelle Urien ! Elle construit les histoires les unes dans les autres, comme des poupées gigognes. Car tous les petits récits que racontent les miroirs vont tendre vers une seule histoire. Et tous ces « témoignages » sont vraiment agréables à lire et intriguent de plus en plus.

Clins d'œil à Alice : serait-elle la seule à être passée de l'autre côté du miroir ?

 

Mes trois nouvelles préférées (il y en a douze)

1pourcent2011RentreeAgents2011Le signe du miroir (page 103) m'a impressionnée.

Tentative réussie d'approche de l'infini (page 141) m'a plu pour son humour.

Le jeu du miroir (page 163) : c'est la dernière nouvelle et elle permet de comprendre qui est la collectionneuse et pourquoi elle garde les miroirs.

 

J'ai l'impression que chaque fois qu'on se regarde dans un miroir, on y laisse un petit morceau de soi... Je ne regarderai plus jamais un miroir de la même façon !

 

19e roman pour le 1 % de la rentrée littéraire, 11e pour la Rentrée littéraire des Agents littéraires (petits éditeurs).

 

PS : la note de lecture de Mimi des Plaisirs à qui j'ai envoyé ce recueil de nouvelles.

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 22:22

ContesGothiques.jpgSept contes gothiques est un recueil de nouvelles de Karen Blixen paru aux éditions Stock en 1980 et au Livre de Poche en janvier 1983 (réédition janvier 2009 dans la collection Biblio romans, 476 pages, 8 €, ISBN 978-2-253-03154-3), nouvelles traduites par Gleizal et Colette-Marie Huet.

 

Lorsque Blog-o-Book a proposé ce livre en partenariat, ça m'a vraiment fait envie et je remercie Blog-o-Book de me l'avoir envoyé.

 

Karen Blixen est née le 17 avril 1885 dans la ferme de Rungstedlund à Rungsted Kyst en Zélande du Nord (Danemark). Bien qu'ayant pas mal voyagé (elle a étudié à Paris et à Rome, et a vécu au Kenya), elle y est morte le 7 septembre 1962. Elle est célèbre pour La ferme africaine (1937) qui a inspiré Out of Africa (1985) et Anecdotes du destin (1958) qui a inspiré Le festin de Babette (1987), deux très beaux films que j'ai beaucoup aimés.

 

D'abord publié en 1935 sous le pseudonyme d'Isak Dinesen, ce recueil de nouvelles a retrouvé son véritable auteur en 1961 au Danemark et en 1980 en France : lire l'intéressante préface de Marcel Schneider en début de volume.

 

Karen Blixen est considérée comme une héritière de la littérature gothique britannique et ses contes écrits en 1934 sont sa première œuvre. Je me faisais donc une joie de m'y plonger.

 

Le raz de marée de Nordeney

Fin de l'été 1835, la station balnéaire de Nordeney est détruite par un raz de marée et la population est prisonnière d'une inondation. Tant qu'il fait encore jour, des bateaux évacuent le plus possible de personnes. Mais un groupe préfère laisser sa place à une famille de paysans et se retrouve prisonnier dans un grenier qui ne tiendra sûrement pas la nuit : le Cardinal Hamilcar von Schestedt (en fait son valet de chambre Casparsen), Mademoiselle Malin Nat-og-Dag (une vieille fille bigote d'une soixantaine d'années dont le nom signifie Jour-et-Nuit), la Comtesse Calypso von Platen-Hallermund (16 ans) et le jeune Jonathan Mærsk. Dans ce grenier, chacun va raconter sa vie...

Ça aurait pu être intéressant mais j'ai trouvé ça bavard et inutile... Du coup j'ai eu du mal à me lancer dans la lecture des autres nouvelles.

 

Le vieux chevalier errant

Un homme raconte l'histoire d'un ami de son père, le vieux Baron von Brackel tombé amoureux d'une jeune femme mariée.

Après avoir abandonné ce recueil suite à la déception de la première nouvelle, je l'ai repris, prête à lui donner une deuxième chance mais j'ai ressenti la même chose vis-à-vis de ce récit bavard qui m'a ennuyée (pour ne pas dire gonflée)... Je ne vois pas où est le gothique dans ces histoires et je n'ai pas eu le courage de lire le reste !

 

Déception donc...

 

Cependant le titre de la nouvelle suivante, Le singe, m'interpelle donc je m'y remettrai... un de ces jours.

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 03:03

SacreesTantes.jpgCoupCoeur2007.pngMes sacrées tantes est un recueil de nouvelles de Bulbul Sharma paru aux éditions Philippe Picquier en avril 2007 (240 pages, 20,50 €, ISBN 978-2-877309370) et Philippe Picquier poche en août 2009 (272 pages, 8 €, ISBN 978-2-809701319).

My sainted aunts (2002) est traduit de l'anglais (Inde) par Mélanie Basnel.

 

Bulbul Sharma est née en 1952. Elle est peintre et écrivain.

Plus d'infos (en anglais) sur Indian Art Circle.

Du même auteur : La colère des aubergines (2002) et Mangue amère (2010).

 

Le pèlerinage de Mayadevi

À 75 ans, Mayadevi Banerjee décide de rendre visite à son fils aîné parti à Londres en 1948 et jamais revenu à Calcutta. En vue de ce voyage, elle apprend l'anglais et se force à porter des chaussures. En Angleterre, Mayadevi ne comprend rien au mode de vie européen et se heurte à sa belle-fille, une « géante » blonde.

 

L'atterrissage de Bishtupur

Depuis l'enfance, Neelima déteste l'école. Elle arrête à l'âge de 16 ans et demande à son père un mari. Ce sera Debashish, un professeur. Après le mariage, le couple voyage pendant deux jours pour se rendre au village du mari, Bishtupur. Mais, horreur !, en descendant du bateau, la jeune mariée tombe sur son beau-frère.

 

Les tantes et leurs maux

En 1965, à New Delhi, Meera, 14 ans, voyage pour la première fois. Elle prend le train avec ses trois tantes, Boromashi, Neli et Bula, qui vont à un enterrement. Mais le train a du retard, les tantes se chamaillent et le voyage doit durer 24 heures. La veuve d'un médecin voyage dans le même compartiment et la conversation s'oriente inévitablement vers les maladies et les médicaments.

 

Une très jeune mariée

Mini est la seule fille, elle a sept frères. Lorsqu'elle a 7 ans, son père lui offre le plus beau des mariages. Puis la fillette part avec ses bagages, sa dot et sa vieille nourrice, Renukaki, pour vivre dans sa nouvelle famille. Mini est perdue dans cette immense maison, mais elle fait la connaissance d'Uma, une jeune veuve, et d'Arjun, son mari qui est aussi un enfant.

 

Les premières vacances de R.C.

Un matin, Rathin Chandra Banerjee décide d'emmener sa mère (Ma, 80 ans), sa femme (Protima) et sa fille (Ruma, 15 ans) à Rishikesh pour voir les temples anciens. Les trois femmes sont surprises car, depuis 40 ans, il n'a jamais dérogé à sa routine. R.C. a tout planifié sauf le fait que « de minuscules graines de rébellion avaient commencé à germer dans le cœur de ses ouailles. » (page 139).

 

Jusqu'à Simla en tonga

1908. Au lieu de se laver les cheveux un lundi, Anima (18 ans) le fait un mercredi. Du coup, Ananda (28 ans) la voit lorsqu'elle les sèche sur la terrasse et tombe amoureux. Peu après le mariage, le jeune homme est muté comme traducteur au commandement britannique de Simla et le couple quitte Bénarès. Mais Anima refuse d'apprendre l'anglais et, en 1930, elle va écouter le Mahatma Gandhi.

 

Une trop grande épouse

Rupbala et Gajanath ont été mariés lorsqu'ils étaient enfants mais maintenant Rupbala mesure 1 m 75, soit 15 cm de plus que son mari. Gajanath la déteste car les gens se moquent d'eux. Alors qu'il a bu de l'alcool, il tente de la tuer avec un fusil mais c'est lui qui est touché. Rupbala s'enfuit et part en pèlerinage à Badrinath avec trois sœurs qui font de bien étranges veuves.

 

La vie dans un palais

Après la disparition de son mari, Gita refuse de rester dans sa belle-famille tyrannique et s'enfuit pour travailler à Nagpur mais elle se rend compte qu'à 42 ans, elle n'a jamais rien fait toute seule. Dans le train, elle rencontre Rani Ma de Jassalpur qui rentre avec ses deux filles, Binu et Shanu. Elle va l'embaucher comme dame de compagnie et Gita va vivre dans le palais du raja où la vie est vraiment fantaisiste.

 

IndeSoukeeÀ la fin du volume, il y a un glossaire bien utile pour comprendre des mots comme babu, dacoït, paan ou tonga !

 

Lorsque j'ai commencé ce livre, je me suis dit que je pourrais lire une nouvelle de temps en temps, entre deux romans par exemple, mais à chaque nouvelle terminée, je n'arrivais pas à reposer le livre, j'avais envie de lire la suivante ! Même si je connais déjà un peu la littérature et l'histoire indiennes.

 

Huit nouvelles, huit contes modernes à l'humour parfois ironique, huit histoires de voyage, huit histoires de femmes dans l'Inde du XXe siècle (à des époques différentes).

Huit nouvelles donc, pour comprendre un peu cet immense pays, sa culture, ses traditions et coutumes, les relations entre les hommes et les femmes, avec la famille et la belle-famille, les interdits et les obligations, la fierté indienne, l'obéissance de l'épouse à son mari et sa belle-famille, l'émancipation de certaines femmes, l'incompréhension entre les cultures indiennes et anglaises pourtant liées depuis près de 400 ans, et aussi l'importance du voyage (souvent en train), symbole de liberté et de contacts enrichissants.

 

NouvellesJe ne saurais dire quelle nouvelle j'ai préférée... Mayadevi m'a bien faire rire dès le début et ensuite, je me suis plongée avec plaisir dans les autres récits aux couleurs et odeurs de l'Inde. Peut-être Jusqu'à Simla en tonga, pour la dimension historique et La vie dans un palais pour le total changement de vie.

 

Je présente vite avant la fin de l'année, ce charmant recueil de nouvelles pour le challenge Bienvenue en Inde et aussi pour Nouvelles sur les 5 continents (Asie).

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 22:13

NouvellesGogol.jpgCoupCoeurXIXe.pngLa perspective Nevski est une nouvelle de Nicolas Gogol parue en 1835 dans le recueil Arabesques.

Le titre russe est Невский проспект.

On trouve cette nouvelle dans les Nouvelles pétersbourgeoises avec Le nez, Le portrait, Le manteau, La calèche et Le journal d'un fou.

 

Nicolaï Vassilievitch Gogol (Николай Васильевич Гоголь) ou Mykola Vassyliovytch Hohol (Микола Васильович Гоголь) en ukrainien est né le 20 mars 1809 dans la région de Poltava (centre de l'Ukraine).

Après ses études, il a quitté son pays et a travaillé dans un ministère à Saint-Pétersbourg. Il a commencé à écrire dès 1829 (poèmes, nouvelles), est devenu professeur (un de ses élèves sera Ivan Tourgueniev), a rencontré Alexandre Pouchkine, a publié des contes, des nouvelles, du théâtre. Puis il a voyagé pendant 12 ans en Europe (Allemagne, Suisse, France, Autriche, Pologne) avant de retourner en Russie, à Moscou, où il est mort le 4 mars 1852.

Vous pouvez lire une bibliographie et une chronologie des œuvres dans l'intégrale Quarto.

 

« Il n'y a rien de plus beau que la perspective Nevski […]. » (page 575, première phrase de la nouvelle).

Vraiment ?

Après une description enjouée de la perspective Nevski et de ses passants du matin au soir, l'auteur s'attache plus particulièrement à deux personnages, deux jeunes hommes : le peintre Piskariov et le lieutenant Pirogov.

L'un d'eux aura un destin tragique...

« Comme le destin se joue mystérieusement de nous ! » (page 607).

 

 L'humour de Gogol rejoint la pauvreté d'esprit et la noirceur de la vie dans ce récit parfait.

 J'aurais voulu lire plus d'une nouvelle mais avec la rentrée littéraire, je suis très occupée.  Ce n'est que partie remise car, avec les Nouvelles complètes parues en janvier 2010 aux éditions Quarto Gallimard (1008 pages, 24,90 €, ISBN 978-2-07-012494-7) dans ma bibliothèque, je reprendrai assurément ma lecture de Gogol que j'aime beaucoup.

 

C'était ma lecture pour J'aime les classiques de septembre et je la présente aussi dans le cadre de Une année en Russie, pour le défi Nouvelles sur les 5 continents (Europe) et pour le challenge Europe centrale et orientale (en tant qu'auteur ukrainien).

JaimelesClassiques Defi2010Russie.jpg

Nouvelles.jpg

ChallengeEurope

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 23:07

OdetteToulemonde.jpgOdette Toulemonde et autres histoires est un recueil de nouvelles d'Éric-Emmanuel Schmitt paru aux éditions Albin Michel en octobre 2006 (283 pages, 19 €, ISBN 978-2-226-17362-5).

 

C'est donc après avoir été charmée par le film Odette Toulemonde (fan de Catherine Frot) réalisé par l'auteur lui-même et sur les conseils de C. que j'ai commencé à lire du EES. Pour l'instant, mon opinion reste mitigée, il y a du très bon (L'enfant de Noé), du bon (Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, La tectonique des sentiments) et du moyen (Oscar et la dame rose, Le sumo qui ne voulait pas grossir)... Comment vais-je donc appréhender ces nouvelles ?

 

Wanda Winnipeg

Wanda Winnipeg est une riche divorcée. Elle passe ses vacances sur la Côte méditerranéenne et loge au prestigieux hôtel Royal Émeraude avec son amant, Lorenzo Canali. Mais un soir, sur le yacht des Farinelli, elle se retrouve face à son passé, en la personne de Césario, un peintre qu'elle a connu lorsqu'elle avait 15 ans.

 

C'est un beau jour de pluie

À la fois idéaliste et lucide, Hélène a collectionné les amants mais à, la trentaine, elle est devenue cynique. Antoine, un brillant avocat parisien de 35 ans lui fait la cour. Il la veut « pour épouse et pour mère de ses enfants ». Lui laissera-t-elle une chance, alors que pour leur premier jour de vacances dans les Landes, il pleut.

 

L'intruse

Odile Versini est seule dans son appartement et aperçoit plusieurs fois une intruse, une vieille femme avec les cheveux blancs qui s'amuse à changer de place des objets. Les policiers qui sont intervenus n'ont rien trouvé et repartent sceptiques. Mais pourquoi son mari, Charles, lui dit qu'il n'habite plus avec elle et qu'il a deux enfants avec une certaine Yasmine ?

 

Le faux

Après 25 ans de passion, Aimée Favart (48 ans) est quittée par Georges, « tu comprends, ma chérie, je ne peux plus continuer, tout a une fin »... C'est que le sexagénaire est chef de famille, il a des « engagements, femme, maison, enfants, petits-enfants » (dans l'ordre, lol) et comme il sera à la retraite dans deux mois, il part avec son épouse dans leur nouvelle villa à Cannes. Aimée n'a plus que ses souvenirs, quelques cadeaux sans valeur dont un tableau de Picasso, un faux n'est-ce pas ?

 

Tout pour être heureuse

Isabelle a tout pour être heureuse, c'est une riche héritière, belle, intelligente, mariée au merveilleux Samuel depuis 18 ans. Mais un jour, elle apprend que son époux fréquente une autre femme, Nathalie qui lui a donné trois enfants, un garçon de 15 ans et deux filles de 12 et 10 ans.

 

La princesse aux pieds nus

Fabio Fabbri est un acteur sans talent. À ses débuts, quand il avait 20 ans, sa beauté suffisait et il était la vedette d'une série, Le prince Leocadio, mais ensuite il n'a plus eu de grands rôles et n'a plus connu le succès. Quinze ans après, il retourne avec la Compagnie des Escargots Verts dans un village médiéval où il a connu l'amour et il espère retrouver sa princesse, Donatella.

 

Odette Toulemonde

Odette Toulemonde, 40 ans, est folle de joie : elle a quitté Charleroi en bus pour se rendre dans une librairie bruxelloise où Balthazar Balsan, l'auteur dont elle dévore tous les livres (12 romans) dédicace le dernier paru, Le silence de la plaine. « Vendeuse le jour et plumassière la nuit », Odette, « médiocrement intelligente », d'origine modeste, a élevé seule ses deux enfants, Rudy et Sue Helen, depuis la mort de son mari, Antoine, dix ans auparavant. Trop intimidée devant Balsan, elle n'arrive pas à prononcer son prénom correctement et l'écrivain dédicace « Pour Dette »... Mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que cette rencontre va bouleverser leur vie à tous les deux.

 

Le plus beau livre du monde

Pavillon 13, Sibérie, époque stalinienne, des femmes sont prisonnières, Tatiana, Lily, Irina... Leur rêve ? Pouvoir écrire à leurs filles, relier les feuilles en un cahier et le faire sortir pour laisser un témoignage. Une nouvelle vient d'arriver, Olga, aura-t-elle réussi à cacher un crayon ? Et peut-on lui faire confiance ?

 

PimprenelleSchmittBien que j'aime les recueils de nouvelles (voir Des gens sans importance et Le koala tueur par exemple), ce n'est pas le genre d'histoires que je lis habituellement. Cependant elles sont toutes différentes, même si elles traitent surtout des relations humaines, homme-femme et parents-enfants (même L'intruse à travers la maladie et Le plus beau livre du monde à travers l'emprisonnement). Du coup, je les trouve plutôt réussies et je vais voir ce qu'il me reste à lire d'EES !

 

Un challenge Découvrons un auteur et une semaine Éric-Emmanuel Schmitt réussis !

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 19:10

LaPeurZweig.jpgLe bouquiniste Mendel est une nouvelle de Stefan Zweig parue en allemand en 1929 et en français en 1935 (Grasset). Cette nouvelle est dans le recueil La peur mais je l'ai lue dans une intégrale (Œuvres romanesques) traduite de l'allemand par Manfred Schenker.

 

Stefan Zweig est né à Vienne (Autriche-Hongrie) le 28 novembre 1881 dans une riche famille, juive mais peu pratiquante. Il a étudié la philosophie et l'histoire de la littérature, puis est devenu journaliste et écrivain (romans, nouvelles, essais, biographies, poésie, théâtre). Pacifiste, il a beaucoup voyagé (Europe, Inde, États-Unis, Canada). Mais avec la montée du nazisme, il a quitté l'Autriche pour l'Angleterre. Il est mort à Petrópolis (Brésil) le 22 février 1942.

 

À Vienne, pris par une averse, l'auteur se réfugie dans un café à l'atmosphère lourde et enfumée.

« C'est ainsi que j'échouai, le chapeau ruisselant et les épaules mouillées, dans un de ces cabarets de faubourg dans la tradition viennoise. »

Alors qu'il observe les lieux, les affiches, les clients, « la demoiselle du buffet », il a l'impression (vague émotion, sentiment indéfinissable, obscure réminiscence) de reconnaître le lieu.

Oui, il est déjà venu, il y a plus de vingt ans, lorsqu'il était étudiant ! Le café Gluck ! Il y avait à l'époque un autre patron et un homme qui était toujours assis à une même table... Mendel ! Le bouquiniste Jacob Mendel. « Comment avais-je pu l'oublier, cet homme extraordinaire, ce phénomène, cet érudit, ce magicien, ce prestigieux bouquiniste […]. »

À partir de ce moment, l'auteur va tout se rappeler et voudra savoir ce qui est arrivé à Mendel.

 

Je pense que Stefan Zweig, visionnaire, avait compris très tôt que les nazis allaient détruire les Juifs. On ressent donc beaucoup de tristesse dans cette nouvelle où l'auteur retranscrit bien la perte humaine et culturelle. Un seul homme, mais quel homme !

Le souvenir et la mémoire sont donc très importants.

J'aime beaucoup Stefan Zweig, c'est un auteur romantique, d'une grande humanité et son écriture est magnifique.

 

J'ai lu Le bouquiniste Mendel dans le cadre de J'aime les classiques ! pour lequel j'alterne un auteur français avec un auteur d'un autre pays européen : après le Portugal et l'Angleterre, c'était au tour de l'Autriche !

JaimelesClassiques

Le challenge Ich liebe Zweig me faisait très envie – Karine l'a créé en janvier 2010 – mais je n'y ai pas participé par manque de temps (et aussi parce que j'ai déjà beaucoup de challenges en cours). Je tiens quand même à parler de ce défi littéraire pour ceux qui auraient envie de participer ou simplement de lire les notes de lecture des participants. C'est Ich liebe Zweig ! sur Mon coin lecture.

IchLiebeZweig.jpg

Par contre, cette lecture entre dans le Challenge Europe centrale et orientale dans lequel je me suis engagée (début mars) à lire trois œuvres. J'ai déjà lu un roman roumain (Europe orientale), voici donc une deuxième lecture avec l'Autriche (Europe centrale) et il ne m'en restera plus qu'une pour terminer ce défi.

ChallengeEurope

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 23:09

BallonPtNicolas.jpgUn peu plus et j'oubliais de publier cette note de lecture... Déjà que Pâques est passé...

 

L'œuf de Pâques, de Goscinny & Sempé est la première histoire du « Petit Nicolas » parue le 29 mars 1959 dans Sud-Ouest Dimanche. Je l'ai lue grâce au livret présent dans le collector DVD du film  Le petit Nicolas (8 pages, illustrée en noir et blanc)

 

Chaque année, à Pâques, le papa du petit Nicolas peint des œufs, parfois il en casse un ou deux... Ensuite il les cache dans le jardin pour que Nicolas et ses copains les cherchent. Mais un chien et le voisin Monsieur Blédurt sont aussi de la partie, et les garçons mangent trop de chocolat...

 

Cette histoire est présente dans le recueil « Le petit Nicolas : Le ballon et autres histoires inédites » (2009).

 

Le narrateur est le petit Nicolas, et c'est vrai que c'est amusant, l'enfant n'a pas du tout la même perception des événements que les adultes, et chacun se souviendra de ce jour de Pâques mais pas pour les mêmes raisons !

 

En tout cas, joyeuses Pâques !

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