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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 21:52

LundisPhilo

Pour le 4e rendez-vous des Lundis philo, Heide propose un thème que j'avais évoqué Freud et la psychanalyse.

 

Alors que je m'apprêtais à lire Cinq leçons sur la psychanalyse, de Freud afin d'avoir de la matière scientifique pour mon billet, j'ai lu ceci dans Lire n° 412 de février 2013 page 43 :

« Freud n'est pas un philosophe, encore moins un professeur de bonheur. C'est un médecin, fondateur selon lui d'une nouvelle science, la psychanalyse, dont la présupposition fondamentale est l'existence d'un psychisme inconscient. »

 

Il est vrai que Sigmund Freud était médecin, neurologue plus exactement, et qu'il a étudié le système nerveux, les neurones, les synapses. À son époque, la psychologie étudiait le conscient, et lui a été au-delà : il a étudié l'inconscient (d'où le terme de métapsychologie).

Et du coup, je me suis questionnée. Qu'est-ce que la philosophie ? Qu'est-ce que la psychanalyse ?

 

Philosophie

Ce mot est composé de deux mots grecs : philo = aimer et sophia = sagesse, savoir.

La philosophie est donc l'amour de la sagesse, du savoir.

Philosopher, c'est réfléchir, penser, se questionner, chercher la vérité, méditer, interpréter... Cela implique une activité intellectuelle, avoir la liberté de parler, de se questionner les uns les autres, de s'écouter, d'échanger des idées, de participer à du dialogue, des débats.

 

TheorieFreudPsychanalyse

Ce mot est un terme médical. La psychanalyse est un traitement proposé à des personnes souffrant de problèmes psychologiques, névroses, pulsions, angoisses...

Pour Sigmund Freud, la psychanalyse représente :

- un procédé d'investigation des processus psychiques (le patient ne peut être seul) ;

- une méthode de traitement des troubles névrotiques (qui découle de l'investigation), c'est la psychanalyse ou cure psychanalytique ;

- une série de conceptions psychologiques acquises par ce moyen et qui fusionnent en une discipline scientifique nouvelle, c'est la métapsychologie (l'ensemble des concepts théoriques formulés par la psychanalyse freudienne).

La personnalité d'un humain est selon les psychanalystes composée du Moi, du Ça et du Surmoi (et évolue en différents stades) mais je ne veux pas entrer dans les détails, je vous laisse voir l'iceberg de la théorie de Freud et consulter ses écrits.

 

Les points communs entre la philosophie et la psychanalyse : la pensée, la réflexion, la compréhension.

 

Leurs différences sont dans les moyens de penser et dans les résultats obtenus :

- la philosophie interprète le bien, le mal, le beau, le bonheur, la nature humaine, le sens de la vie...

- la psychanalyse analyse l'humain, son conscient et son inconscient, apporte des valeurs, une morale.

 

Quelques mots sur Sigmund Freud

Freud naît le 6 mai 1856 à Freiberg en Moravie (Empire d'Autriche, aujourd'hui République Tchèque).

Il est médecin, neurologue, professeur à Vienne (Autriche).

Il est le pionnier et le théoricien de la psychanalyse. Influencé par les théories sur l'hypnose (en particulier du Français Jean-Martin Charcot), il pense les nouveaux concepts d'inconscient, de rêve et de névrose.

Freud a des disciples et la psychanalyse se développe en Autriche, Suisse, Allemagne, France, Angleterre et aux États-Unis.

Il meurt le 23 septembre 1939 à Londres (Angleterre) après avoir fui, en 1938, le régime nazi.

 

Il y a tant de choses à dire encore alors je reparlerai bien sûr de Freud, de ses écrits et de la pyschanalyse. En attendant, voici deux très bons romans avec Freud que j'ai lus : L'interprétation des meurtres, de Jed Rubenfeld et Mon patient Sigmund Freud, de Tobie Nathan.

 

En plus de Heide, participent aux Lundis philo Denis (avec Le malaise dans la culture) et Lee Rony (excellent le coup de la lettre au collègue !).


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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 01:10

LundisPhilo

Pour le premier rendez-vous de l'année des Lundis philo, Heide a choisi le thème de la beauté, ou la beauté dans l'Art.

 

La beauté (aussi bien la beauté naturelle que la beauté artistique) est un concept tellement subjectif, abstrait, et parfois éphémère, que je n'ai en fait pas très envie de m'aventurer sur ce terrain glissant !

 

Mais je vais malicieusement jeter un pavé dans la mare avec cette citation de Platon : j'ai choisi Platon car je crois qu'il a été le premier philosophe à théoriser sur la beauté.


 

« Le premier bien est la santé, le deuxième la beauté, le troisième la richesse. »

Platon, in Les lois (IVe siècle avant JC).

 

Je trouve cette phrase excellente mais elle est devenue pas politiquement correcte :

Platon pense que la santé, la beauté et la richesse sont des biens, les trois plus importants d'ailleurs, donc par opposition, leur manque est... le mal.

Or, contrairement aux belles valeurs humanistes, les humains ne naissent pas tous égaux, ni vis-à-vis de la santé ou de la beauté, et encore moins vis-à-vis de la richesse.

Qu'en déduire ?

 

Consultez les articles de Heide et des autres participants sur À fleur de mots.

 

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Publié par Catherine - dans Lundis philo philosophie
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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 04:52

OhNonGeorge.jpgOh non, George !, est un album illustré de Chris Haughton  paru aux éditions Thierry Magnier en mars 2012 (40 pages, 14 €, ISBN 978-2-36474-050-1).

 

Chris Haughton est Irlandais et il vit à Londres où il est illustrateur pour des journaux et pour la jeunesse.

Du même auteur : Un peu perdu, ou l'histoire d'un bébé chouette tombé du nid à la recherche de sa maman.

Oh non George ! est nominé pour les Irish Books Awards dans la catégorie Specsavers Children Books of the Year, Junior.

Plus d'infos sur http://chrishaughton.com/ et sur http://www.vegetablefriedrice.com/.


« Penser est facile. Agir est difficile. Ce n'est pas par la satisfaction du désir que s'obtient la liberté, mais par la destruction du désir. Nul homme n'est libre s'il ne sait se maîtriser. » Épictète.

Quelle belle citation en exergue de ce livre ! Dommage qu'elle ne soit pas très visible en violet sur fond rouge sur la 2e page de couverture...


Harris doit sortir.

Son chien, George, va rester seul à la maison. Il a promis d'être sage, et il veut vraiment être sage. Mais...

George est gourmand, George est joueur, George est parfois maladroit.

« Oh non, George ! ».


Du rouge, de l'orange, du violet, c'est éclatant de couleurs et c'est parfait pour faire découvrir aux enfants – et pourquoi pas aux grands aussi – un grand message philosophique : la sagesse.

Sagesse qui sous-entend non seulement la volonté mais aussi la maîtrise de soi (et de son environnement).

Et puis, j'ai éclaté de rire et tous ceux qui l'ont lu autour de moi aussi !

 

En présentant cet album illustré destiné à la jeunesse, je veux montrer que la philosophie, ce n'est pas si compliqué et que c'est abordable pour tous y compris pour les plus jeunes. Car nombreux sont ceux qui ont été effrayés par cette idée – pourtant excellente – des Lundis philo organisés par Heide et qui n'ont malheureusement pas participé au premier thème sur le bonheur en novembre.

 

Je profite quand même pour mettre cet album dans les challenges Animaux du monde et Je lis aussi des albums – 2012 !

 

LundisPhilo ChallengeAnimaux CA2012big

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 00:02

LundisPhiloJe vous l'avais annoncé le mois dernier, je participe aux Lundis philo de Heide et le premier thème en ce lundi 5 novembre est le bonheur.

 

Pour ce thème, je lis La pyramide du bonheur, de Bruno Fabre mais je ne souhaite pas que mon billet soit une simple note de lecture alors je vous parlerai de ce livre plus en détails plus tard lorsque je l'aurai terminé et que j'aurai pris la pyramide que je construis en photo.

 

Ce qui m'interpelle pour l'instant, et que je veux partager avec vous, ce sont ces mots, plutôt indispensables dans leur participation au bonheur : rêves, plaisir, voyages, opportunités à saisir, déclics, partage (opposé à individualisme), passion(s), « s'élever » (pas au sens financier ou hiérarchique), bien-être, tranquillité d'esprit. L'argent aussi mais en tant que nécessité pas en tant que besoin. Et les couleurs, je pense qu'il ne faut pas les oublier, elles sont importantes !

 

Je ne sais pas si j'ai bien réussi à parler du bonheur au niveau philosophique, j'ai juste voulu y penser un peu, réfléchir à cette notion aisée à ressentir mais dont il est plus difficile de parler tant il peut être fugace, illusoire ou indéterminé pour certains.

 

Alors, « chacun porte son bonheur en soi » (Witold Gombrowicz, 1904-1969) ou « fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve » (Serge Gainsbourg, 1928-1991) ?

 

EncensBonheur.jpgPS : au moment où j'écris, bâton d'encens Le bonheur est dans le pré chez Nature et Découvertes !

 

PS 2 : les autres participants sont Denis et Lee Rony.

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Publié par Catherine - dans Lundis philo philosophie
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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 01:00

LundisPhilo.jpgLorsque Heide a posté un commentaire, j'ai découvert son blog À fleur de mots et ses Lundis philo. C'est un tout nouveau rendez-vous qu'elle a créé début octobre et qu'elle inaugure seule ce mois-ci.

 

Tous les premiers lundis du mois, Heide « propose de publier [...] un article sur un thème philosophique commun [...]. [...] une simple citation ou le compte-rendu d'un ouvrage plus conséquent. L'essentiel est toujours l'échange, dans le respect des idées de chacun. [...] ».

 

Le logo est très... chouette ! Eh oui, la chouette est l'emblème de la philosophie.

 

Toutes les infos et inscription chez Heide. Inscrivez-vous !  (vous n'êtes pas obligés de participer chaque mois).

 

J'ai eu le plaisir d'être la première inscrite  alors il va falloir que j'assure ! Déjà je crée une catégorie Philosophie dans laquelle je mets cet article et les quelques articles précédemment publiés qui parlent de philosophie.

 

Mes articles pour les Lundis philo

Premier rendez-vous : le 5 novembre 2012 sur le thème du bonheur.

2e : le 3 décembre 2012 sur le thème de la sagesse avec Oh non, Georges ! de Chris Haughton.

3e : le 7 janvier 2013 sur le thème de la beauté ou la beauté dans l'Art.

4e : le 4 février 2013 sur le thème de Freud et la psychanalyse.

5e : le 4 mars 2013 sur le thème des femmes philosophes avec Cléobouline, la première femme philosophe.

6e : le 1er avril 2013 sur le thème du rire avec Le rire est le propre de l'homme.

7e : le 6 mai 2013 sur le thème de la littérature.

8e : le 3 juin 2013 sur le thème 'Au bout du monde' avec soit le voyage soit philosophie du bout du monde : L'idée de Dieu dans la philosophie religieuse de la Chine, de Léon de Rosny.

9e : le 1er juillet 2013 sur le thème d'Albert Camus.

10e : le 5 août 2013 [reporté au 12 août par Heide] sur le thème du temps.

11e : le 2 septembre 2013 avec Vladimir Jankélévitch et la musique.

12e : le 7 octobre 2013 avec Jung et ses archétypes.

13e : le 4 novembre 2013 avec un thème libre pour le premier anniversaire. J'ai choisi Épicure.

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Publié par Coccinelle - dans philosophie Lundis philo
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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 23:03

PetitesExp.jpgGrâce à Matthieu du groupe Orange, j'ai participé à une « expérience » : plusieurs blogueurs sollicités ont lu chacun un chapitre de Petites expériences de philosophie entre amis, de Roger-Pol Droit  paru aux éditions  Plon en août 2012 (180 pages, 18,50 €, ISBN 978-2-259214049).

 

J'avais le choix entre « Prendre son repas à l'envers » et « Inventer des doctrines ». J'ai choisi « Inventer des doctrines », ça peut toujours servir (rires) ! Et puis le repas à l'envers, j'ai déjà essayé en vrai, et vous savez quoi : tout se mélange dans l'estomac et... Bon, je ne vous fais pas de dessin et en plus je suis sensée vous parler de philosophie et pas d'anatomie !

 

Inventer des doctrines donc. Ici, c'est l'harmonologie  (*) et ça m'a vraiment intéressée mais le soufflé est trop vite retombé et je suis restée sur ma faim... Il faut dire que le chapitre que j'ai reçu ne fait que 3 pages dans le livre (de 94 à 96) alors c'est très court, trop court ! Je suis convaincue qu'il faut lire l'ouvrage dans son ensemble pour vraiment apprécié son contenu et son humour.

 

(*) Il existe une harmonologie sur certains blogs, je pense au Bison qui harmonise ses lectures avec une boisson alcoolisée et/ou de la musique mais il y en a d'autres.

 

En tout cas, le but de Roger-Pol Droit est de susciter la discussion entre amis pour parler de philosophie autrement et ça, c'est étonnant et passionnant.

 

Merci pour cette petite expérience, parfois on a aussi besoin de légèreté et de petites choses instantanées et agréables.

 

Avez-vous envie de participer à l'expérience ? Dites-moi avec quelle boisson ou quel aliment vous avez lu mon article ? Avec quelle musique ? Quelles couleurs vous portez ? Etc. Et ensemble, nous allons créer l'harmonologie pour de bon, nous allons leur montrer que nous sommes tous des philosophes en puissance !

 

Sur ce, bonne semaine.

 

PS : Petit bilan d'harmonologie d'après les commentaires reçus.

Lorsque vous lisez mon blog le matin, le maître-mot est confortable : vous appréciez d'être bien installés, au chaud, avec si possible un café. Comme il y a parfois des malades, le cachet effervescent reste utile. La couleur prédominante est le rose (c'est bizarre, vu les tons bleus et jaunes orangés de mon design, et vu que c'est une couleur que je n'aime pas).

La journée, vous buvez plutôt de l'eau, car vous êtes souvent au travail et lisez mon blog pendant la pause-déjeuner.

En soirée, vous passez au thé ou à la tisane, mais le confort et la couleur rose sont toujours bien présents.

Donc, en résumé, l'harmonie pour lire mon blog, c'est à tout moment de la journée, mais dans un lieu confortable, avec une boisson non-alcoolisée, et si possible du rose.

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Publié par Catherine - dans philosophie harmonologie
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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 05:07

AnjinSan.jpgCoupCoeurXXe.pngAnjin-san est un manga de George Akiyama paru aux éditions Le Lézard Noir en juin 2012 (463 pages, 25 €, ISBN 978-2-35348-040-1). Anjin-san (1982-1983) est traduit du japonais par Miyako Slocombe.

 

George Akiyama (ジョージ秋山) est né le 27 avril 1943 à Ashikaga (au nord de Tokyo, dans la préfecture de Tochigi). Son vrai nom est Yûji Akiyama. Il commence sa carrière en 1966. Plus d'infos sur http://www.george-akiyama.com/. Du même auteur : Jintarô, le caïd de Shinjuku (Le Lézard Noir, novembre 2011).

 

Anjin Onodera, c'est un petit bonhomme qui voyage avec son baluchon et qui, l'air de rien, rend service à ceux qu'il rencontre : une strip-teaseuse qui a glissé sous la pluie, une fillette qui attend seule ses parents toute la journée, une vieille femme qui l'arnaque en lui proposant le logis, une autre fillette malade... Un jour, dans une gare, Anjin-san retrouve par hasard un autre voyageur, Monsieur Kirihito, écrivain sans talent que sa femme a quitté.

 

Le thème est tout simple : ce petit bonhomme, chauve et d'un certain âge mais pas vieux et même très vif, rend en fait le sourire voire leur dignité aux personnes qu'il rencontre. Comment ? Dans sa grande sagesse, il les voit telles qu'elles sont et leur renvoie – comme un miroir – ce qu'elles ne voient pas ou plus.

« Le soleil couchant est immense. » (page 100). Le cœur d'Anjin-san est immense, je devrais plutôt dire son âme car Anjin-san, qui vole dans les airs avec son parapluie, est le petit-fils de Shakyamuni qui a 2 500 ans (page 131).

Chaque chapitre est une histoire indépendante mais il y a une réelle continuité et il vaut mieux les lire à la suite plutôt que dans le désordre. Anjin-san et Kirihito vont vivre plusieurs aventures empruntes de philosophie, certaines proches du conte comme La rascasse d'or ou de la légende comme La roche en forme de vagin et sa femme-serpent. Kirihito va mûrir et prendre une place de plus en plus importante, devant Anjin-san qui s'efface peu à peu.

En effet, dans la deuxième partie (dès la page 211), l'histoire change. Anjin-san est de retour dans son village natal, et même dans une auberge qui lui appartient, donc il ne voyage plus. Kirihito reste avec lui et rencontre Hinagiku, une amie d'Anjin-san. C'est une très belle jeune femme, une geisha qui refuse les avances de ses riches clients car elle cherche le véritable amour.

 

Les femmes sont dessinées vraiment grandes par rapport à Anjin-san, c'est parce qu'il a une haute estime d'elles, même de celles qui empruntent un mauvais chemin à un moment de leur vie, comme la prostitution ou la sorcellerie par exemple.

ChallengeDragonFeuLes dessins sont simples, réalistes, il y a quelques beaux paysages, quelques voluptés, et aussi des moments drôles avec du dessin proche du « chibi » comme Anjin-san horrifié page 166 ou qui fuit page 168.

(chibi : personnage petit, mignon, amusant).

 

Parmi mes histoires préférées : Les sanglots de l'ange (page 191) qui s'attache aux relations tendues entre une jeune femme et sa belle-mère, Le choix du mari de Suzume (page 271) dans laquelle l'amie de Hinagiku demande de l'aide pour choisir entre deux prétendants beaux et riches, L'enfant le plus heureux du village (page 347) avec le vieil homme qui ayant perdu son fils unique recherche depuis trente ans un enfant heureux.

 

De l'émotion, de l'humour, un peu de nostalgie, une pointe de fantastique, de l'amour, beaucoup d'amour, de la poésie, de la sérénité, ça fait du bien.

 

En fin de volume, une postface de Rémi Boyer et un entretien entre Shôhei Ônishi et George Akiyama. C'est écrit petit mais c'est très intéressant.

 

SurPagesJaponAout.jpg Une lecture qui entre dans les challenges Dragon 2012 et Sur les pages du Japon.


Vous pouvez lire 19 pages sur http://issuu.com/lelezardnoir/docs/anjin_lesombres, consulter la page 31 sur Le mardi sur son 31 # 19 et voici une vidéo :


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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 22:49

InVinoVeritas.jpgIn vino veritas est un récit de Søren Kierkegaard paru aux éditions de L'Herne dans la collection Les carnets de L'Herne en avril 2011 (200 pages, 9,50 €, ISBN 9782851979407).

 

Je remercie Babelio car j'ai reçu ce livre dans le cadre de la 13e édition de Masse Critique.

 

Søren Kierkegaard était un écrivain danois né le 5 mai 1813 à Copenhague. Il était aussi théologien (protestant) et philosophe : philosophie postmoderne, basée sur l'expérience qui « influencera la philosophie existentialiste ».

Plus d'infos sur http://www.kierkegaard-kultur.dk/ en danois et en anglais.

 

L'auteur se souvient d'un banquet un soir de juillet dans une forêt près de Copenhague. Constantin Constantius avait envoyé des invitations avec ce mot d'ordre : In vino veritas « car si l'on avait bien la permission de parler, il était interdit de le faire sans être in vino, et on ne devait prêter l'oreille à aucune vérité si elle n'était dite in vino, le vin étant la défense de la vérité et la vérité celle du vin. » (page 40).

 

J'avais choisi ce livre parce qu'il a été écrit au XIXe siècle (en 1844 exactement) et que c'est un classique de la littérature danoise. Je voulais découvrir, me rendre compte, apprendre.

Mais j'ai été déçue par ce qui m'a semblé n'être que du blabla et choquée par la misogynie de l'auteur. Lisez donc : « Puisque manger et boire sont les éléments les plus importants d'une fête, la femme ne doit pas être présente ; car elle n'est pas capable de « tenir » et le serait-elle, qu'elle manquerait d'esthétique. » (page 37). Je me suis dit que c'était l'époque et l'éducation alors j'ai continué ma lecture mais... La femme ne serait « qu'à demi un être humain » alors que l'homme est « un être humain total » et dans l'amour l'homme et la femme « deviennent un et demi » (page 73). Je ne suis pas féministe mais là, c'est trop ! Soit je suis fatiguée et je n'ai pas bien compris ce philosophe, soit cette lecture n'est pas faite pour moi. Et je crois bien avoir un problème finalement avoir les auteurs danois car je n'avais déjà pas apprécié les Sept contes gothiques, de Karen Blixen...

Pourtant tout n'est pas négatif dans ce livre et j'ai aimé deux passages.

« Ce dont on se souvient n'est pas indifférent au souvenir, tandis que ce qu'on se rappelle l'est à la mémoire. » (page 16). J'ai bien aimé cette différence entre se souvenir et se rappeler, entre le souvenir et la mémoire. On utilise les mots comme synonymes et on oublie souvent les nuances : « La mémoire est spontanée, elle nous vient en aide spontanément, seul le souvenir est réfléchi. Pour cette raison, cet un art de se souvenir. […]. » (page 16).

« Qu'est-ce que l'on aime ? » (page 55). Le thème abordé sur l'amour et la relation entre hommes et femmes est classique mais intéressant : est-ce qu'on aime ce qui est digne ? Ce qui est bon ? Ce qui est beau ? L'amour est-il comique ? Ridicule ? Inexplicable ? Un danger ? Malheureusement, la discussion n'en est pas une : c'est un monologue d'un jeune homme – d'ailleurs inexpérimenté – et ça dérape moins de vingt pages plus loin sur les propos misogynes cités plus haut. Dommage.

 

Juste un détail : page 22, à la deuxième ligne, il y a un mot grec et pas de transcription, pas d'explication, pas de note ! J'aurais bien aimé comprendre...

Suis-je passée à côté d'un chef-d'œuvre ?

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 15:46

KurgarSage.jpgLes pensées de Kurgâr-le-Sage est un recueil de textes présentés par Eden Yôqtan, recueil paru aux éditions Abel Bécanes en mars 2008 (149 pages, 12 €, ISBN 978-2-9529953-4-4).


De quoi ça parle

Le roi des Tcherkhâns, Kurgâr-le-Sage observe le monde qui l'entoure (pluie, nuages, nature, chevaux, femmes, enfants, querelles, etc.) et en parle systématiquement au Conseil des Prudes (je remarque l'incapacité de penser seul et l'obligation de se référer à un groupe qui détient « sagesse » et « pouvoir »). Le Conseil se réunit, réfléchit (parfois), boit (souvent) et édicte une vérité qui doit bien sûr être conservée et « dorénavant enseignée aux enfants ». En bas de chaque page, de précieuses notes (sociales, littéraires, historiques, philosophiques...) délivrées par les trois chercheurs picards qui ont adapté les textes de Kurgâr-le-Sage.


Mon avis

Comment ! Vous ne connaissez pas Kurgâr-le-Sage et la civilisation tcherkhâne ? Pas possible !

Bon, je fais la mariole mais je vous rassure... Je ne connaissais pas avant de lire ce petit livre.

Je ne connaissais pas non plus ce nouvel éditeur – Abel Bécanes – avant que Livraddict ne propose de recevoir un de leurs ouvrages (dont j'aime bien la couleur verte).

Vous aussi, vous souhaitez écrire un livre sur une civilisation inconnue (et pour cause) ? Choisissez une période (par exemple le premier millénaire avant notre ère), un lieu (par exemple l'Asie centrale), un nom qui en jette (par exemple Kurgâr-le-Sage) et empruntez ici et là pour faire croire avec aplomb et force référence que cette civilisation a véritablement influencé ses contemporains et leurs descendants sur toute la planète. Vous obtiendrez un incroyable recueil de pensées et de sagesse tout à fait inédites. Si en plus, vous arrivez à trouver de brillants universitaires (pourquoi pas Picards comme Gérard Éloy, Élie Hernandez et Roger Wallet) qui vous soutiennent, adaptent vos textes, et un éditeur aventureux, bravo vous allez devenir un chercheur connu et reconnu !


Ce petit livre surprenant plaira à coup sûr aux lecteurs de Pierre Dac et de Nasr Eddin Hodja.


Mon mari l'a lu aussi et l'a beaucoup aimé en tant que pastiche de travaux universitaires avec un mélange de références documentées et d'autres inventées de toute pièce. On a vraiment l'impression de sérieux mais des petits indices éclairent le lecteur averti sur le côté canular. Un exemple, dès le début : dans la bibliographie que le lecteur moyen lit rarement, on peut suivre l'évolution de l'auteur S. Robinson au travers de ses éditeurs successifs, d'étudiant doué publié par Cambridge University Press, il devient chercheur un peu fauché édité par Southampton Fastfood puis termine son parcours avec les éditions de Manchester Penitentiaire... Sans oublier la prestigieuse préface d'un journaliste de la feuille de chou bien connue, L'éveil du Vexin.

Et si on parlait de cette grandiose civilisation encore peu connue à BHL ? Après avoir découvert le philosophe Botul, il aurait sans nul doute quelque chose de très intéressant à dire à propos du sage Kurgâr.

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