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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 12:41

MaisonSansPareil1.jpgCoupCoeur2012L'oiseau noir, premier tome de La maison Sans-Pareil, d'Elliot Skell est paru aux éditions Flammarion en juin 2012 (350 pages, 13 €, ISBN 978-2-0812-5393-3). Neversuch House – Night of the Black Condor (2011) est traduit de l'anglais par Alice Marchand.

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion de m'avoir fait découvrir cette mystérieuse maison !

 

Elliot Skell « est un jeune auteur britannique, qui excelle dans l'art de raconter des histoires drôles et merveilleuses » nous dit l'éditeur (et je n'ai pas trouvé d'autres infos sur cet auteur).

 

Un vieil homme dans un fauteuil roulant, une bague au rubis, un hall des marionnettes au sommet d'une tour, et un jeune homme inconnu qui pousse le fauteuil du haut des escaliers.

Omnia Capelan, 12 ans et un quart veut découvrir la vérité.

Bien longtemps avant ce crime, le Capitaine Éterlevant Capelan et son fidèle second, Bobet, accostèrent sur une plage, brûlèrent le bateau et partirent avec six grands coffres. Trois ans après, ils revinrent et achetèrent des terres pour faire construire – pendant cinq ans – la Maison Sans-Pareil.

« Ainsi, la Maison avait été terminée, bien que ce grand bazar n'eût d'une « maison » que le nom et même les termes de « manoir » ou de « palais » fussent insuffisants pour qualifier le grotesque édifice tentaculaire qui avait poussé à côté du village de Brumeville-la-Petite. » (page 17).

Dix ans après, Éterlevant Capelan épousa Bégonia Frieslander, arrivée par bateau, et en 14 ans, ils eurent six enfants, trois garçons et trois filles.

Pendant 200 ans, plusieurs générations de Capelan se sont succédées jusqu'au dixième capitaine de la maison : Étersage assassiné à l'âge de 87 ans dans son fauteuil... Sans avoir dit qui était son successeur parmi les descendants Capelan comme le veut la coutume !

Les domestiques et les employés se succèdent aussi depuis la première génération d'ouvriers mais ne se mélangent jamais avec les Capelan qui ne sortent jamais de l'enceinte de la maison Sans-Pareil.

Depuis la mort d'Étersage, sa veuve, Allévia, et plusieurs habitants ont vu un énorme oiseau noir voler au-dessus de la grande tour.

Après le banquet et la lecture du testament, tous – Capelan et employés – se précipitent dans les appartements du défunt et dans la tour pour récupérer quelque chose. Tous sauf Allévia (ses pieds ne doivent pas toucher le sol ce jour-là) et Omnia (elle est différente des autres Capela et remarque des événements bizarres).

« Pourtant, elle retourna vérifier, en se disant que ce serait la dernière fois. Si elle ne l'avait pas fait, l'enchaînement d'aventures incroyables qui lui arriva se serait sans doute arrêté là, alors qu'il avait à peine commencé, et tout le monde aurait continué à croire que la chute de cette tuile dans le Hall des Inclinaisons était juste un étrange accident, y compris Omnia. [...] » (page 105).

Heureusement Omnia peut faire confiance à son cousin Étergrand et à Basilica Capelan qui lui a sauvé la vie.

 

L'oiseau noir est un roman fantastique fascinant, intrigant aussi bien au niveau de la maison que de ses habitants.

Le retour en arrière avec le Capitaine et Bobet est passionnant et permet de découvrir l'histoire de la famille Capelan et des employés, l'origine de la maison.

Mais il y a encore des questions sans réponse : d'où leur vient cette immense richesse, pourquoi les Capelan ne sortent jamais de la maison, pourquoi les épouses des capitaines arrivent-elles de l'extérieur et de loin, etc.

Les habitants (famille Capelan et employés) sont très bien organisés, ils ont une hiérarchie, des traditions, des règles, et même des hobbies, mais c'est un monde vraiment différent du nôtre : un monde riche et mystérieux, créé par un auteur à l'imagination débordante qui prend à partie le lecteur et qui s'empare de lui pour lui faire peur, lui infliger des dangers inconnus et le sauver grâce à de judicieux passages secrets.

Les personnages sont évidemment assez nombreux mais ce n'est pas gênant car on s'attache surtout à Omnia et Étergrand quoique j'ai eu un petit faible pour Cornélius Halodule !

À noter qu'en anglais, la maison Sans-Pareil porte le nom de Neversuch House, et les Capelan se nomment Everwise.

Un petit détail, mais qui compte : la couverture est une réussite.

Mystère, aventure, intrigues et suspense sont au rendez-vous et ce premier tome est un gros coup de cœur pour moi : vivement la suite !

 

Une lecture pour les challenges Littérature jeunesse & young adults, Premier roman, Au-delà de la peur, God save the livre et Le crime n'a pas de frontière. Je me suis rendue compte que j'avais oublié Voisins Voisines 2012.

 

 VoisinsVoisines2012 JeunesseYoungAdults PremierRoman1
Audelapeur3 GodSaveLivre ChallengeCrime

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 08:42

MonAmiePrincesse.jpgMon amie est une princesse est un roman de Ji-hee Kong paru aux éditions Flammarion – Chan-ok dans la collection Matins calmes en mai 2012 (79 pages, 9 €, ISBN 978-2-91-6899-71-8). A necessary princess (2007) est traduit du coréen par Yeong-Hee Lim et Françoise Nagel. Les illustrations sont de Charlotte Gastaut.

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion pour ce roman car j'aime beaucoup cette collection coréenne, Chan-ok.

 

Ji-Hee Kong est une jeune romancière coréenne (je n'ai rien trouvé de plus !).

 

C'est la rentrée des classes. Song-i voudrait se faire des amis sinon elle risque de devenir la victime, le souffre-douleur des autres qui se moqueraient d'elle. Mais comment faire ? Elle est boulotte, se trouve moche, n'a aucun talent et en plus elle bafouille quand elle va adresser la parole à deux filles qu'elle connaît vaguement...

Mais Chun-hee l'aborde comme si elles se connaissaient déjà et elles deviennent amies. En plus, Chun-hee est différente car elle est la seule fille copine avec les garçons : elle a les cheveux courts, porte des pantalons, joue au foot, elle est même plus grande que les garçons !

Un jour, Chun-hee fait une confidence à Song-i et lui livre un secret qu'elle ne devra répéter à personne : elle est une princesse. Mais les princesses, ça n'existe plus que dans les contes de fée, non ?

 

Une tranche de vie durant une année scolaire, avec tendresse et humour : la rencontre et l'amitié entre deux fillettes rejetées par les autres. C'est très joliment raconté mais j'ai trouvé ce récit un peu léger, en tout cas trop court... Pourtant, il traite de pas mal de choses : la difficulté de se lier avec les autres, la pauvreté, l'exclusion. Et puis l'importance de l'amitié, même si ça ne dure pas toute la vie, il en reste des traces, des choses qui nous aident à grandir et à nous construire.

 

Chan-ok Matins calmes continue son « exploration de la littérature de jeunesse coréenne classique et contemporaine ». J'ai déjà présenté Un hippocampe dans mon cœur, de Kim Ryeo-ryeong et à l'occasion, je présenterai Rêves de liberté, de Kim So-yeon.

 

Une lecture pour les challenges Littérature jeunesse & young adults, Premier roman, Dragon 2012 et Cent pages.

JeunesseYoungAdults PremierRoman1 ChallengeDragonFeu DefiCentPages

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 22:05

EnversDesAutres.jpgL'envers des autres est un roman de Kaouther Adimi paru aux éditions Actes Sud en mai 2011 (107 pages, 13,80 €, ISBN 978-2-7427-9725-7). Un extrait de 10 pages est disponible au format pdf sur le site de l'éditeur.

 

Kaouther Adimi est née en 1986 à Alger. Elle a étudié la langue et la littérature françaises et vit maintenant en France. L'envers des autres est son premier roman. Il est d'abord paru aux éditions Barzakh (Algérie) en janvier 2010 sous un autre titre : Des ballerines de papicha. Il a reçu le Prix littéraire de la Vocation en 2011.

 

J'ai présenté un extrait de ce roman pour Le mardi sur son 31 # 11.

 

Je tiens absolument à remercier à nouveau Mimi – du blog Les plaisirs de Mimi – qui m'a offert ce livre, en plus dédicacé par l'auteur ! Je vais présenter ce court roman d'une façon totalement différente de la sienne donc vous pouvez aussi lire sa note de lecture de L'envers des autres.

 

Le quartier Khorti à Alger au mois de mai.

« Les jeunes de mon quartier se réunissent toutes les nuits pour fumer un peu, jouer aux dominos et refaire l'Algérie à coups de grands discours patriotiques. Lorsqu'ils ne parlent pas de quitter le pays, ils parlent de mourir pour lui. » (page 11).

 

Un appartement avec une famille.

La vieille mère, ridée et arthritique, veuve depuis une quinzaine d'années.

Sarah, l'aînée, avec Hamza, son mari, devenu fou, et leur fille de 9 ans, Mouna, amoureuse d'un copain d'école.

Adel, le fils et Yasmine, la plus jeune fille, qui étaient si proches et qui n'arrivent plus à se parler...

 

Un roman choral dans lequel chacun raconte sa vision de la famille, sa vie à Alger, ses souvenirs, ses rêves ou son désespoir.

 

Voici les quatre « voix » féminines :

Sarah : « Mon Dieu, où est le fringant jeune homme que j'ai épousé ? » (page 28).

Yasmine : « Les hurlements sont une forme de routine nécessaire au bon fonctionnement de la journée. Le silence est trop pesant, il nous angoisse, nous donne l'impression qu'un drame est en train de se préparer. Les cris sont comme un protège-cahier : tant que quelqu'un crie, on est presque certain de ne pas avoir de problème. » (page 46).

Mouna : « J'ai décidé d'être sa femme. Pas maintenant, je suis encore trop jeune. Je ne sais même pas faire la cuisine, mais plus tard, pourquoi pas ? » (page 63).

La mère : « Pourtant j'ai tout fait pour eux, tout ! […] Et pour quoi ? J'ai soixante ans, trois enfants, un gendre et une petite-fille sur les bras. Et je n'ai plus personne vers qui me tourner. » (page 90).

 

Mais Adel est important aussi dans cette histoire.

« Quant à moi, je n'existe pas. Pièce en plus, comme ces boutons cousus sur les chemises, au cas où. Une pauvre petite chose, comme dit Sarah. » (page 71).

 

J'ai été agréablement surprise et charmée par ce roman. Presque tout est différent de ce que j'imaginais !

La ville « blanche » est sale. La mère est désabusée. Les jeunes hommes désœuvrés (ils n'ont pas voulu étudier, ils n'ont pas de travail) fument, boivent et pensent que les filles sont soient des saintes soit des traînées, mais surtout des traînées. Un homme est cloîtré dans sa chambre sous prétexte qu'il est devenu fou. Son épouse, Sarah, qui s'éclate dans la peinture, est devenue obsessionnelle. Adel et Yasmine, après une relation frère-sœur fusionnelle, ont grandi et ont des comportements différents : lui se replie sur lui-même et dépérit, elle veut étudier et s'ouvre aux autres (ils ne se comprennent plus).

PremierRoman1DefiCentPagesQuelle liberté ? Quel avenir ?

Peut-être un espoir de bonheur avec la fillette, qui se réjouit de ses chaussures, danse, se moque du regard des autres, et veut être une papicha (une minette).

On n'est pas loin de « l'enfer, c'est les autres » !

Le monde à l'envers... L'envers des autres...

 

Une 10e lecture pour le challenge Premier roman et une première lecture pour le tout nouveau défi Cent pages.

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 14:58

UltimeEsperance.jpgLa croisière d'Ultime Espérance est un roman d'Alain Keralenn paru aux éditions France-Empire en février 2012 (162 pages, 19 €, ISBN 978-2-7048-1123-6).

 

Je remercie Libfly de m'avoir envoyé ce roman (désolée, je suis vraiment très en retard pour la note de lecture...).

 

Alain Keralenn est un ancien diplomate français qui a parcouru le monde et La croisière d'Ultime Espérance est son premier roman.

 

Marie Morvan – en tant que consultante sur le nucléaire – est envoyée à Tokyo après le tremblement de terre et le tsunami de mars 2011.

« Vous savez, reprit-elle en souriant, ma mission reste bureaucratique. Cela se bornera à une inspection et des réunions de travail. Rien de bien passionnant... » (page 11).

« La pression de la gigantesque métropole devenait palpable. Elle aimait cette ville pour y être venue à plusieurs reprises. Elle n'éprouvait nulle part ailleurs une telle sensation de liberté. […] la sécurité était à peu près absolue […]. » (page 11).

Direction Aomori en train (nord du Japon), puis Aomon avec son guide, Kenji Hosoda, pour visiter à Rokkasho, l'usine de traitement des déchets radioactifs.

Kenji Hosoda : père japonais et mère américaine, a été élevé par sa grand-mère à Nagasaki, a ensuite été vivre dans la Silicon Valley avec son père et enfin est revenu au Japon pour étudier à Tokyo la chimie et le nucléaire.

Marie, elle, sort d'un divorce difficile qui l'a empêchée d'obtenir la direction de l'entreprise où elle travaillait. C'est pourquoi elle a donné sa démission et a été embauchée par ce cabinet de consultants qui la missionne au Japon.

Elle n'est pas indifférente à Kenji ! Mais celui-ci lui parle d'un ami irakien exilé au Brésil, Samir Barakat, avec lequel ils ont décidé de « prendre le contrôle d'un navire en haute mer » (page 42).

Deux mois après, Marie revoit Kenji à Dubaï durant un congrès sur l'énergie nucléaire.

« Sans le vouloir, elle se trouvait prise dans un engrenage. » (page 70).

 

J'ai accepté de recevoir ce roman car il se déroule – du moins en partie – au Japon (challenge Dragon 2012) et le thème est consacré au nucléaire. Le titre par contre fait plutôt penser à un simple roman d'amour, vous ne trouvez pas ?

Au début, je me suis demandée si tout cela était bien vraisemblable... Mais il faut prendre ça comme de la fiction ! J'ai donc passé un bon moment de lecture avec ce roman mi-thriller mi-espionnage qui fait quand même réfléchir sur la mondialisation, le nucléaire et la possibilité de terrorisme.

Et puis ce roman fait voyager (Japon, Dubaï, Chili) et l'auteur écrit bien : ça se lit tout seul, c'est simple, c'est fluide, au point de tourner les pages avec impatience jusqu'à la fin.

Dommage qu'on n'en sache pas un peu plus sur Marie, Kenji, Samir et ce qui les pousse vraiment à agir de la sorte...

Mais pour un premier roman, c'est pas mal du tout et j'espère qu'Alain Keralenn continuera d'écrire !

 

Une lecture qui entre dans les challenges Thriller (se termine le 15 juin), Le crime n'a pas de frontière et Premier roman.

ChallengeThriller ChallengeCrime PremierRoman1

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 23:05

TardivementVotre.jpgTardivement vôtre est un roman de Jean Buffin paru à The book édition en janvier 2011 dans la collection Au-delà du lac (315 pages, 22 €, ISBN 978-88-905571-0-1).

 

J'ai reçu ce livre car j'étais parmi les 5 gagnants du 10 janvier sur Vendredi Lecture. Je remercie donc l'équipe de Vendredi Lecture et l'auteur.

 

Jean Buffin est un poète et romancier français. Tardivement vôtre est son premier roman. Plus d'infos sur Au-delà du lac.

 

Hôpital de Dresde, mars 1998. Un chirurgien recoud la joue d'Albert Lissoire. Cet ancien professeur devenu policier, a été attaqué dans le train Leipzig-Dresde et, après l'avoir assommé, son agresseur lui a volé une bague avec un rubis. Mais après le repas de midi, le policier se rend dans la chambre d'Anastasia Huber avec une seringue : la vieille dame est « un témoin à éliminer ».

Londres, printemps 2008. Une débutante, Mélanie Nightingale, est missionnée à Rome par Sir William de Solicitors & Advocates. « Il s'agirait de partir dans les prochains jours pour vérifier une liste qui vous sera préalablement fournie... Pas d'autre information, vous n'aurez pas accès au dossier : c'est... confidentiel. » (page 18).

Lac de Côme, juillet 2008. Gisel achète des bijoux volés.

Munich, septembre 2008. Claudia, une jeune artiste créatrice de bijoux, s'apprête à partir en Californie.

Albert Lissoire enquête depuis des années sur une affaire de bijoux (vols, trafics...). « C'était sa dernière affaire, la plus longue et compliquée, la plus importante. » (page 232).

 

IlViaggio3-BotteIl faut lire ce thriller pour comprendre les relations – je dirais même plutôt les imbrications – entre ces dames, Lissoire et les truands.

Au début, j'ai eu un peu de mal avec tous ces personnages ! Mais je me suis attachée à « l'héroïne » : Mélanie Nightingale, jeune Anglaise qui part pour sa première mission à Rome.

Une grosse partie du roman se déroule d'ailleurs dans cette belle ville bien décrite et dont on suit le rythme de vie alors j'en profite pour mettre cette lecture dans le challenge Il viaggio.

Du suspense, de l'action, des rebondissements : vous laisserez-vous envoûter par l'éclat du rubis et des bijoux, par la dolce vita en Italie et les nuits chaudes sur la plage en Californie ?

Seul hic : attendre la suite...

 

15e roman pour le challenge Thriller (qui se termine le 15 juin), 1er pour le nouveau challenge Le crime n'a pas de frontière (ce qui est vraiment le cas dans ce roman) et 8e pour le défi Premier roman.

ChallengeThriller ChallengeCrime PremierRoman1

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 13:15

MalzieuNuit.jpgMaintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi est un roman de Mathias Malzieu paru aux éditions Flammarion dans la collection Tribal en mars 2012 (209 pages, 10,50 €, ISBN 978-2-0812-7932-2). Les 19 premières pages sont disponibles sur http://vitrine.edenlivres.fr/p/957?mid=87&l=fr.

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion de m'avoir envoyé ce livre sensible et bouleversant.

 

Un jour d'automne, Mathias et Lisa sont orphelins, leur maman est morte, il leur reste le vide, la douleur, les souvenirs et leur papa.

« Est-ce qu'il ne fait pas trop froid là-bas, […] ? Maintenant il fait tout le temps nuit sur toi. » (page 13, début du récit).

Après les nombreuses interrogations, c'est le temps du deuil, de l'analyse de situation, d'une façon toute poétique.

« 19 h 30, « c'est fini ». Dans l'horloge de ton cœur, la petite aiguille ne remontera plus jamais vers midi. » (page 15).

La maladie, l'hôpital, le « service après-vente de la mort », la peur, la douleur, le vide...

« Je n'ai pas réussi à tordre les horloges, je n'ai pas réussi la magie, ni l'amour ni la médecine ni rien. » (pages 18-19).

« Le silence est partout, épais comme une dalle. On quitte le bâtiment. » (page 19).

« Ce n'est pas vraiment du froid, c'est cette nouvelle chose : le vide. » (page 23).

Puis, malgré le vide, le questionnement des vies des vivants, faut-il faire semblant de vivre ou faut-il continuer à vivre ?

« Comment on va faire maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi ? Qu'est-ce que ça veut dire la vie sans toi ? » (page 27).

Sur le parking de l'hôpital de Valence, alors qu'il attend son père et sa sœur partis chercher des vêtements pour la défunte, et son oncle maternel qui doit arriver, le jeune homme triste et désemparé voit apparaître dans la nuit Giant Jack, Jack-le-Géant, qui soigne les gens « atteints de deuil ».

Mais ce géant plus que centenaire soigne avec des ombres et « c'est un traitement dangereux. Car les ombres, mon garçon, sont des portes ouvertes sur le pays des morts. » (page 42).

Le traitement, en plus des ombres ? Les livres !

« Les livres sont des accessoires non-accessoires pour se battre contre la nuit éternelle ». (page 44).

Et le rêve !

« Rêver maintenant ? – Maintenant ! C'est ta meilleure arme pour rester vraiment vivant. C'est d'ailleurs le cas pour tout le monde. » (page 82).

 

Mathias Malzieu a écrit ce roman en hommage à sa mère qu'il venait de perdre. C'est à elle qu'il s'adresse, comme une dernière lettre qu'il lui écrirait.

L'auteur y met tout son amour et tout son désespoir mais ce livre n'est pas plombant. Enfin, prévoyez les mouchoirs quand même !

Je crois que l'auteur a une fascination pour la mécanique, pour l'horlogerie, il en parle beaucoup, et comme dans La mécanique du cœur, il compare le corps à une mécanique, à un système compliqué d'horlogerie qui s'arrêterait comme une montre ou une horloge. Et si le corps est une horloge, on peut le remonter, le réparer, en changer une pièce, jusqu'au jour où ça s'arrête et qu'on ne puisse plus rien faire.

Beaucoup d'émotion dans ce livre, de la tristesse évidemment mais pas que. Il y a de l'amour, de la magie, même des rires, et des clins d'œil à Miss Acacia et à son ami Cyrz aussi.

Après la lecture de ce roman émouvant, je ne regarderai plus les ombres de la même façon !

 

JeunesseYoungAdultsPremierRoman1En fait ce roman, qui vient de paraître dans la collection Tribal de Flammarion, était déjà paru aux éditions Flammarion en mars 2005 (plus réédition en octobre 2008). Tribal est une collection destinée aux ados et jeunes adultes donc... challenge Littérature jeunesse & young adults. Et il s'avère que c'est le premier roman de Mathias Malzieu, je le mets alors aussi dans le challenge Premier roman.

 

Un conseil : lisez les romans de Mathias Malzieu et écoutez Dionysos !

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 18:16

Apocalypsis1.jpgApocalypsis 1 – Cavalier Blanc : Alice, d'Eli Esseriam

Matagot – Nouvel Angle, octobre 2011, 238 pages, 14,90 €, ISBN 978-2-35401785

 

Je remercie Mathilde et les éditions Matagot de m'avoir envoyé les deux premiers tomes de la série Apocalypsis.

 

Eli Essariam est... infirmière ! Elle connaît le milieu médical, les urgences, la psychiatrie et le monde carcéral. Le tome 1 d'Apocalypsis est son premier roman. Une interview de l'auteur sur ActuSF.com.

 

Les illustrations sont d'Aurélien Police. Plus d'infos sur son site et son blog. Et une interview réalisée par Val sur Valunivers.

 

« Je n'ai pas d'amis. C'est le sort dévolu aux élèves un peu différents, j'imagine. J'ai bien analysé les raisons du rejet collectif dont je suis l'objet. Mon intelligence est la seule explication à ma solitude, même si je concède que mon mépris de la médiocrité y est aussi pour quelque chose. » (page 14).

Suite à l'exposé d'une camarade de classe sur les chevaux, Alice découvre les Cavaliers de l'Apocalypse juste après avoir eu une incroyable vision d'elle-même en Cavalier Blanc.

« Quelque chose en moi a changé. Une mutation imperceptible à l'œil mais aussi palpable qu'un kyste sous l'épiderme. » (page 69).

À son corps défendant, elle va tomber amoureuse de Virgile Lizerman.

« Je me surprends à penser qu'on ne devrait pas avoir à sacrifier quoi que ce soit à dix-sept ans. Surtout pas son premier amour naissant. » (page 135).

Lors d'une journée de bénévolat dans son lycée, Alice échange avec Aaron, un autiste Asperger et elle se rend compte qu'elle n'est pas la seule à être différente et intelligente.

Mais à cause d'elle, un jeune est mort – empalé sur la grille du lycée – et ça commence à jaser dans l'établissement...

« Il faut apprendre de ses erreurs. J'apprendrai des miennes, je me le jure intérieurement. » (page 235).

 

À la lecture de ce premier tome, on pourrait penser à la rébellion et à l'évolution d'une adolescente de 17 ans, surtout une adolescente adoptée. Mais Alice Naulin n'est pas une adolescente comme les autres : elle est surdouée (et c'est peu de le dire !) et elle a un don qui peut être dangereux (la parole). Elle est de plus un des quatre Cavaliers de l'Apocalypse, le Cavalier Blanc, mais elle ne le sait pas (au début tout du moins).

La narration à la première personne du singulier encourage le lecteur à se sentir proche d'Alice, à vivre l'aventure avec elle, et c'est nécessaire parce qu'au début, je ne sais pas si vous aimerez Alice. Elle est comment dire... irritante !

Mais ce premier tome d'une série de science-fiction de cinq tomes en tout est très prometteur et ne donne qu'une seule envie : lire la suite ! D'ailleurs, j'avais tellement hâte que j'ai embrayé avec le tome 2 : Cavalier Rouge : Edo.

 

J'aime bien : le passage où Alice cite Winston Churchill.

« Winston Churchill, qui, lui, n'avait pas pour habitude de collaborer, expliquait une chose qui m'apparaît soudain dans toute sa clarté édifiante. Il disait qu'un pessimiste est quelqu'un qui voit la difficulté dans une opportunité. A contrario un optimiste, lui, voit l'opportunité dans une difficulté. Il a vécu plus de 90 ans, et grandement. Je gage qu'il savait de quoi il parlait. » (page 235).

Alors dans quel camp vous situez-vous : pessimiste ou optimiste ? Je suis plutôt du genre optimiste, ouf !

 

ApocalypsisAlice.jpg

 

Un roman pour les challenges 1 % de la rentrée littéraire de l'automne 2011 (eh oui, jusqu'en juillet 2012), Littérature jeunesse & young adults et Premier roman. Dommage qu'il n'y ait plus de challenge SF ou fantastique...

 

1pourcent2011 JeunesseYoungAdults PremierRoman1

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 07:27

AtlasEmeraude1.jpgL'atlas d'émeraude est un roman de John Stephens paru aux éditions Milan en mai 2011 (442 pages, 14,90 €, ISBN 978-2-7459-5286-8). The emerald atlas (2011) est traduit de l'américain par Natalie Zimmermann.

 

John Stephens est scénariste et producteur de séries (The O.C. ou Newport beach, Gilmore girls, Gossip girls) dans les années 2000. L'atlas d'émeraude est son premier roman.

 

C'est Noël. Kate, 4 ans, passe un peu plus de temps avec ses parents alors que Michael, 2 ans, et Emma, le bébé, sont déjà endormis.

Puis pendant la nuit, la mère réveille Kate, lui met son médaillon autour du cou et lui dit : « Souviens-toi que ton père et moi, nous vous aimons plus que tout. Nous nous retrouverons tous les cinq. Je te le promets. » (page 8).

Les parents sont alors séparés des enfants qui sont mis à l'abri dans un orphelinat. « Les trois enfants continuèrent de dormir, inconscients du nouveau monde qui les attendait à leur réveil. » (page 14).

Pendant dix ans, ils vont être transférés d'orphelinat en orphelinat, voire même adoptés, jusqu'à ce qu'ils arrivent dans la demeure du Dr Stanislas Pym à Cambridge Falls. Là vivent Mademoiselle Salix, vieille gouvernante et cuisinière, et Abraham, homme à tout faire. Curieux, les enfants qui n'ont encore pas vu le Dr Pym, vont découvrir peu à peu la maison et vivre des choses étranges.

« Le livre, dont la couverture était au soleil d'un vert émeraude profond, gisait par terre, à quelques dizaines de centimètres de lui. Michael le ramassa et le feuilleta rapidement. – La photo a disparu, mais il nous a vraiment amenés ici ! » (page 56).

Après avoir inséré dans les pages d'un livre une photo d'Abraham, ils se retrouvent dans le passé. Une femme cruelle, la Comtesse, a enlevé tous les enfants du village. Elle cherche les livres des origines, trois livres de magie.

Les enfants, aidés par Gabriel Kitigna Tessouat du peuple des Anichinaabe, vont vivre d'incroyables et dangereuses aventures. « Eh bien, dites donc, fit le docteur Pym, il vous en est arrivé, des choses. Pas étonnant que vous paraissiez épuisés. » (page 218).

Tout cela plaît énormément à Michael, passionné par le peuple des nains et persuadé que les nains existent. « Je comprends, soupira Michael. C'est pour çà que j'écris tout. C'est tellement facile de tout oublier. Quand on écrit quelque chose, ça reste. » (page 350).

 

JeunesseYoungAdultsPremierRoman1Aventure et magie, ça vous dit quelque chose ? Ça ressemble à du Harry Potter mais ce n'est pas du Harry Potter ! Quand même, les enfants orphelins ou à la recherche de leurs parents disparus, ça marche toujours.

La couverture invite à la lecture, l'intrigue est plaisante, pas trop compliquée pour les plus jeunes, et les rebondissements sont bien dosés. Voici donc un excellent roman fantastique pour les ados et les adultes que je vais placer dans les challenges Littérature jeunesse & young adults et Premier roman.

À quand la suite ?

 

Pour les fans, il y a même un site dédié : http://www.atlas-emeraude.com/.

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 21:58

Oiseaux-Noirs.jpgLes oiseaux noirs est un roman de Faustina Fiore paru aux éditions Casterman en février 2012 (176 pages, 12 €, ISBN 978-2-203-04362-6).

 

Je remercie Brigitte et les éditions Casterman de m'avoir envoyé ce roman.

 

Faustina Fiore est née en 1976 à Paris. Elle est traductrice de romans anglais, italiens et espagnols. Les oiseaux noirs est son premier roman. L'auteur a-t-elle été influencée par le film Les oiseaux d'Alfred Hitchcock ?

 

Village de Seelenheim au printemps.

Les plus jeunes enfants jouent et les plus grands aident les adultes aux champs.

« Ils arrivent ! Ils arrivent ! […] Les oiseaux noirs, ils arrivent ! » (page 5).

Tout le monde se met à l'abri et se barricade.

Mais Arno et Bern, deux cousins de 12 ans, sont sortis du village sans autorisation. Ils sont dans la forêt car ils veulent construire une cabane dans un arbre.

Lorsqu'ils se font attaquer par les oiseaux, il est trop tard pour courir jusqu'au village, et Arno propose de se réfugier dans une grotte mais Bern court en direction du ravin et c'est le drame.

« Grands, comme un gros chien, tout noirs, même le bec, des griffes de cinq ou six centimètres de long, horriblement décharnés, avec des ailes gigantesques. Et leurs yeux... Quand ils te regardent, c'est comme si... Comme si tu voyais en face tout le malheur du monde. Remarque, si ce sont des mangeurs d'âmes, c'est logique qu'ils fassent cet effet-là. » (page 28).

Arno se sent responsable de la mort de son cousin et meilleur ami. Il veut comprendre la légende de Martin le cordonnier qui a attiré la malédiction sur le village il y a des lustres et décide de « partir à la recherche du Vieux de la Montagne. » (page 42).

Alors qu'il se dirige vers la Montagne du Nord, il rencontre Clara, une jeune fille de 16 ans qui voyage avec Udo, un bébé de 2 mois.

 

Les oiseaux noirs est un roman fantastique pour la jeunesse qui se lit très bien.

Il permet d'affronter ses peurs, de se retrouver face à soi-même, de prendre une décision et d'aller au bout de l'aventure.

C'est aussi un roman qui parle de la famille, la mort, l'amitié et l'amour.

« On se croit toujours responsable de ce qui arrive de mal autour de soi. » (page 99).

 

5e roman pour le challenge Premier roman, 9e pour le challenge Littérature jeunesse & young adults et 13e pour le challenge Animaux du monde.

PremierRoman1 JeunesseYoungAdults ChallengeAnimaux

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 04:15

FrontRusse.jpgLe front russe est un roman de Jean-Claude Lalumière paru aux éditions Le Dilettante en août 2010 (252 pages, 17 €, ISBN 978-2-84263-192-5).

Je l'ai reçu en poche (février 2012, 210 pages, 6,10 €, ISBN 978-2-253-16011-3) et je remercie Babelio et Le livre de poche pour ce roman.

 

Jean-Claude Lalumière est né en 1970 à Bordeaux. Plus d'infos sur son blog. Le front russe est son premier roman : chouette, je vais pouvoir le mettre dans le challenge Premier roman.PremierRoman1

 

Né dans les années 70 près de Bordeaux, élevé dans l'ordre et le conformisme, le narrateur rêve depuis l'enfance de voyages et de dépaysement. Tout cela grâce à quelques magazines Géo et à l'atlas offerts par son oncle Bertrand.

Le jeune homme raconte comment il est entré au Ministère des Affaires étrangères et pourquoi il ne visite ni l'Orient ni l'Amérique latine : il passe effectivement le plus clair de son temps dans un bureau... Ou plutôt un placard !

« On vous envoie sur le front russe ! C'est vache pour un nouveau ! » (page 41).

Eh oui, envoyé dans le bureau des pays en voie de création, à la Section Europe de l'Est et Sibérie créée après la chute du mur de Berlin... Le front russe.

Il aura quand même une mission pour accueillir pendant trois jours à Paris, les 42 membres de la délégation de Iakoutie, puis une mission diplomatique d'un week-end en Géorgie.

« Du bonheur à partir, j'en éprouvais, je dois l'admettre. La Géorgie figurait parmi les destinations qui avaient éveillé mon imagination autrefois, […]. La mer Noire, le Caucase, la ville de Tbilissi […] ; c'étaient ces endroits-là, parmi d'autres, qui avaient suscité ma vocation pour les affaires étrangères. Je rêvais depuis toujours de ces pays où le voyageur débarque avec une pointe d'angoisse à l'estomac à l'idée de découvrir des territoires inconnus et peut-être dangereux. » (page 115). Mais... « je notai la présence de presque toutes les grandes enseignes commerciales occidentales. J'avais l'impression d'être loin sans être ailleurs. Ma frustration était immense. » (page 117).

Ainsi, cette première mission à l'étranger, ce premier voyage sont une déception...

Malgré ses compétences et sa motivation, la vie professionnelle de ce jeune provincial est un gâchis. Sa vie privée n'est pas meilleure, il vit dans un appartement minuscule, n'arrive pas à se détacher de papa-maman et foire sa relation avec Aline...

 

Ce roman m'a plu, ce fut une lecture bien agréable, et je l'ai trouvé drôle même si je n'ai pas ri aux éclats. J'ai beaucoup aimé l'échange kafkaïen au sujet du pigeon mort sur le pare-soleil métallique à l'extérieur (page 69 à 79) et en fait, j'ai éclaté de rire en lisant « Si, mais dans ce cas, il me faut une demande écrite » (page 72) mais il faut vraiment lire ces dix pages d'échanges pour comprendre.

Avoir un premier emploi, c'est bien ; travailler dans la fonction publique, c'est bien ; être mis au placard dès le premier jour et se rendre compte qu'on va sûrement le rester toute sa vie, c'est totalement déprimant. Mais l'auteur fait rire et le lecteur se prend d'affection pour ce jeune homme naïf et empoté.

 

Deux extraits qui m'ont interpellée.

« Le pot est au monde du travail ce que la boum était à notre adolescence : une occupation récurrente, régulière, rassurante, d'oublier la tristesse et la monotonie de l'année qui s'écoule avec lenteur jusqu'aux prochaines grandes vacances en y introduisant des moments de communion, d'entrain forcé autour de boissons et de nourritures incertaines (pages 157-158).

tous les livres sur Babelio.com

« Qu'est-ce qui vous a attiré dans la diplomatie ? me demanda-t-il soudain. […]

L'envie de voyager.

Vous n'avez pas choisi pour cela la meilleure administration. J'ai dix-huit ans de carrière et j'ai très peu voyagé durant tout ce temps. Et les rares fois où cela m'est arrivé, je n'ai eu droit qu'à des aperçus des villes dans lesquelles je me suis rendu. Je connais bien les aéroports et les ambassades, mais les villes, les pays, je ne les ai pas vus. » (page 168).

 

PS du 19 mars : une photo de Jean-Claude Lalumière prise au Salon du livre de Paris ici.

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