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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 01:09

Agatha Doyle au service de sa majesté est un roman de Caroline Triaureau à paraître aux éditions Naïve Livres le 9 octobre 2014 (181 pages, 12 €, ISBN 978-2-35021-366-8).

 

Je remercie Benjamin et Naïve Livres pour cette très agréable lecture !

 

Caroline Triaureau est née en Charente Maritime mais a grandi en Normandie. Elle est diplômée de Lettres modernes (Université de Rouen), professeur de français en collège et auteur d'albums illustrés (quatre biographies de sportifs, un album sur Camus et un album sur les éléphants d'Afrique) aux éditions Belize. Agatha Doyle au service de sa majesté est son premier roman. Plus d'infos sur son site officiel, http://carolinetriaureau.jimdo.com/.

 

Agatha Doyle et ses deux amis, Hercule et Sherlock, fréquentent le collège Maurice Leblanc près du Havre en Normandie. Leur classe est en voyage à Londres avec leur professeur d'anglais, Miss Marple.

Durant un pique-nique à Saint-James Park, les trois amis rencontrent James Cavendish, le jeune duc de Windsor qui a échappé à ses gardes du corps. « J'en ai assez de cette vie , si stricte et ordonnée, que l'on me force à mener. Je voudrais rencontrer des gens, des jeunes de mon âge, autres que ceux que je fréquente…, découvrir le monde, le vrai. » (page 33).

Plus tard, lors de la visite de la Chambre des Lords, Agatha est enfermée dans Royal Gallery (Galerie royale). Une vitre a été cassée et le Traité de Londres a été volé. Moriarty, ambassadeur de l'Irlande à Londres, est inquiet car la paix est encore fragile entre l'Angleterre et l'Irlande.

Agatha, Hercule, Sherlock et James mènent l'enquête.

« On va y retourner et découvrir où mène ce passage. […] On va vivre une expérience passionnante ! » (page 69).

 

Agatha, Doyle, Hercule, Sherlock, Miss Marple, Moriarty ! Ces noms ne vous disent rien ? Voici une manière détournée et bien amusante pour la jeunesse de découvrir les univers d'Agatha Christie (Hercule Poirot, Miss Marple) et de Sir Arthur Conan Doyle (Sherlock Holmes, Moriarty) et donc le roman policier en particulier celui à énigmes.

« Il faut laisser reposer nos petites cellules grises, conseilla Hercule. » (page 118).

Mais vous, ne laissez pas reposer vos petites cellules grises plus longtemps et courez acheter ce roman so british, drôle et pétillant ! Roman pédagogique aussi puisque les lecteurs découvrent Londres, son histoire, ses monuments, et deux de ses enquêteurs parmi les plus célèbres : Hercule Poirot et Sherlock Holmes.

Un thé, quelques biscuits, anglais bien sûr, et bonne lecture ! En plus la couverture est vraiment attirante !

 

Une lecture pour les challenges 1 mois, 1 plume, 1 % de la rentrée littéraire 2014, ABC critiques 2014-2015 (lettre T), Agatha Christie (hommage), Cartable et tableau noir, Jeunesse & young adult # 4, Petit Bac 2014 (catégorie Prénom), Premier roman, Thrillers et polars # 3.

 

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 18:33

Poubelle's Girls est un roman de Jeanne Desaubry paru aux éditions La Jouanie en juin 2014 (236 pages, 14,95 €, ISBN 978-2-37047-052-2).

 

Jeanne Desaubry est née en 1958 et vit à Créteil. Du même auteur : Dunes froides, Hosto, Le passé attendra et L'incendie d'Halloween (jeunesse) aux éditions Krakoen. Plus d'infos sur son site officiel, http://jeanne.desaubry.free.fr/ (plus mis à jour) et sur son blog, http://jeanne.desaubry.over-blog.com/.

 

Élisabeth a un fils ado, Mathis, et fait des ménages au noir et des extras. « Des heures de chien, un mal de chien, une paie de chienne [...] » (page 43).

Paloma, séropositive, en fin de droits, a été expulsée par son propriétaire après la mort de son mari qui l'avait contaminée et squatte à la gare. « Le con ! Crever du sida. » (page 18).

Deux femmes pauvres et un peu paumées qui se rencontrent à Pôle emploi. Elles ne se connaissent pas mais Élisabeth donne à Paloma la clé de la caravane de Papy Armand, un petit vieux chez qui elle fait des ménages et qui souffre d'Alzheimer.

Dans la même ville, dans une belle maison, Blanche, fiscaliste aisée, ne supporte plus son mari, Pierre, avocat, et rêve de le tuer, mais sans se faire prendre. « Blanche rêve, imagine, échafaude [...] » (page 14). « Elle qui ne lisait que des classiques, du théâtre, s'est mise aux polars. » (page 51).

Quand Paloma découvre dans la caravanhe le passé de Papy Armand, leur vie bascule. « Elles sont dans la dèche, guère possible de descendre plus bas. » (page 103). Élisabeth et Paloma deviennent le gang des sacs-poubelles. « Poubelle's Girls, ça, ça me botte. T'entends Princesse. On est les Poubelle's Girls. » (page 163).

 

Quelle agréable surprise que ce roman ! Il est sous-titré « roman policier mais pas que... » et je dirais que c'est plutôt un roman noir, à quatre voix : Élisabeth, Paloma, Blanche et Pierre (eh oui, Pierre aussi, riche, orgueilleux, infidèle et même pas capable d'allumer un feu dans la cheminée…), un roman féminin, pas trop féministe, et aussi un roman social, mais pas barbant. Comparées à Thelma et Louise par l'éditeur, les deux Poubelle's Girls, Élisabeth et Paloma, m'ont entraînée dans leur sillage pour une folle aventure qui évidemment se termine mal. Mais quel roman ! Les dialogues entre Élisabeth et Paloma, l'humour, et toute cette historie qui se goupille à la perfection, tant qu'il n'y a pas de point de retour, il faut aller jusqu'au bout. Roman sombre mais coloré par les vêtements et turbans que porte Paloma, flamboyante obèse, excentrique, rentre-dedans ! Roman décapant, et pas seulement avec Blanche qui désinfecte tout. Une belle amitié dans ce roman drôle mais pas tendre avec la société et ses héroïnes. Un roman que j'ai dévoré et que je conseille vivement si vous voulez passez un très bon moment de lecture avec un « roman policier mais pas que... » !

 

Une lecture pour les challenges 1 mois, 1 plume (auteur que je ne connaissais pas avant de lire ce roman), ABC Critiques 2014-2015 (lettre D), Petit Bac 2014 (catégorie Objet pour Poubelle), Thrillers et polars # 3.

 

 

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 04:05

Scarlett mène l'enquête est un roman de Fleur Hitchcock paru aux éditions Flammarion en septembre 2014 (287 pages, 13 €, ISBN 978-2-0813-0813-8). Dear Scarlett (2013) est traduit de l'anglais par Catherine Guillet.

 

Je remercie Brigitte et Flammarion pour cette agréable lecture jeunesse !

 

Fleur Hitchcock est née à Chobham dans le Surrey (Angleterre). Elle a étudié l'anglais, les arts appliqués et plus tard l'écriture pour la jeunesse. Dear Scarlett est son premier roman ; Saving Sophia a suivi à l'été 2014.

 

Scarlett McNally vit avec sa mère, Carole, son demi-frère, Syd, et un chat, Houdini. Elle vient d'avoir onze ans et un notaire lui apporte une boîte de la part de son père mort il y a cinq ans.

« Bon anniversaire, Scarlett. Cette boîte est à vous. » (page 8).

D'après ce que tout le monde dit, son père, Richard, était un cambrioleur, un voleur et allait souvent en prison.

« Je pourrais être aussi un cambrioleur. » (page 32).

Dans la boîte, Scarlett trouve une trousse à outils, des crochets, des photos et des cartes postales, Autant en emporte le vent en poche et une pellicule photos.

« […] on ne sait pas vraiment ce qu'il a volé, ni à qui. » (page 46).

C'est oncle Derek, en fait Derek Green est officier de police et sort avec Carole depuis un an, il est aussi le père d'Ellie, c'est donc lui qui dit la vérité à Scarlett.

« En réalité, il partait pour des missions top secrètes dans le monde entier. La prison lui servait de couverture pendant ces périodes-là. Une couverture parfaite. » (page 59).

Scarlett se confie à Ellie puisqu'elles partagent la même chambre.

« […] je ne peux le dire à personne, je sais que mon père n'était pas un cambrioleur mais un vrai héros. » (page 82).

Elle décide de suivre l'exemple de son père et de faire de bonnes actions comme… libérer les trois manchots du zoo de Dampington.

 

C'est bizarre que les aventures de Scarlett ne soit pas déclinées en série mais ce tome unique – à la très belle couverture – se suffit à lui-même ! Il est drôle, captivant, pétillant et se lit agréablement bien même si l'histoire est un peu plus compliquée que ne le dit le résumé. Action, aventures et rebondissements sont donc au rendez-vous pour ces deux jeunes héroïnes modernes et attachantes. Scarlett mène l'enquête est un roman idéal pour permettre aux jeunes lecteurs de découvrir sans crainte la littérature policière.

 

Une lecture pour les challenges 1 mois, 1 plume, 1 % de la rentrée littéraire 2014, ABC critiques 2014-2015 (lettre H), Arche de Noé (chat sur la couverture), Cartable et tableau noir (plusieurs événements se passent à l'école), Jeunesse & young adults # 3, Petit Bac 2014 (catégorie Prénom), Premier roman, Thrillers et polars # 3, et God save the livre, L'Union européenne en 28 livres et Voisins voisines (pour l'Angleterre).

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 00:14

La fin du monde a du retard est un roman de J.M. Erre paru aux éditions Buchet-Chastel en février 2014 (401 pages, 20 €, ISBN 978-2-283-02731-8).

 

J.M. Erre (je pensais que son prénom était Jean-Michel mais c'est Jean-Marcel) est né en 1971 à Perpignan (Pyrénées Orientales).

Du même auteur : Prenez soin du chien (2006), Made in China (2008), Série Z (2010) et Le mystère Sherlock (2012).

Suivre J.M. Erre sur sa page Facebook.

 

Le personnel et les malades de Saint-Charles sont en pleine préparation pour le centenaire de la clinique psychiatrique.

Julius, un trentenaire qui croit au complot mondial qu'il explique par la mythologie, publie sur son site, La fin du monde a du retard. Il a prévu de s'évader mais, depuis une semaine, il y a une nouvelle pensionnaire : Alice, 25 ans, qui est restée huit semaines dans le coma.

« Julius avait bien fini par se l'avouer : elle lui plaisait beaucoup, cette Alice. Depuis une semaine, il pensait à elle toute la journée, guettait ses allées et venues par son œilleton et n'en dormait plus la nuit. […] Il était amoureux. Et c'était une catastrophe. » (page 22).

Julius est amnésique mais il pense que la fin du monde est pour dans deux jours et il embarque Alice dans sa quête contre Tirésias en espérant qu'elle retrouvera la mémoire et des émotions.

Mais attention : « Trop de complots tue le complot. » (page 42) !

Cinq jours… Dans cinq jours, le commissaire parisien Joseph Gaboriau et le prêtre Jean-Bedel Saint-Freu de l'église Saint-Théodule seront tous deux à la retraite après des décennies de bons et loyaux services.

 

Ce roman démarre bien, j'abandonne toute logique et j'accepte que Julius m'ouvre les yeux sur le complot mondial ! Suis-je moi aussi enchaînée dans la grotte comme dans l'allégorie de Platon ?

Julius est à fond dans la mythologie, antique, médiévale, avec les surhumains prométhéens et les surhumains apocalyptiques, qui correspondent tout bonnement à nos super-héros et super-méchants et donc l'auteur utilise des parallèles avec notre fiction, enfin surtout américaine mais pas que, dans la littérature, le cinéma, pour retrouver la magie d'antan, le surnaturel, l'extraordinaire. C'est donc toujours le Bien contre le Mal, une vision assurément manichéenne mais bien réelle. C'est hyper intéressant, et drôle aussi, avec un humour loufoque à la limite de l'absurde. Mais j'ai quand même moins ri qu'avec Le mystère Sherlock lu au printemps 2012 mais dont je n'ai pas publié de note de lecture (aïe, pas tapé !).

Dans Le mystère Sherlock, J.M. Erre rendait hommage à Sherlock Holmes et aux Holmésiens ; dans La fin du monde a du retard, il rend hommage aux mythes et aux super-héros ; en fait dans chacun de ses romans, il met en avant un thème précis qu'il détaille avec érudition et humour.

Il y a donc ici nos deux « héros » et des genres de super-héros (les surhumains prométhéens, les gentils quoi !) : un commissaire flanqué d'un jeune inspecteur aux idées bizarres, un prêtre attendrissant, une mamie complètement décalée (pages 282 et suivantes), un geek fan de Star Wars surnommé Ours, deux espions (?) Raoul et Albert, une secte réfugiée dans les égouts mais bon sang, pourquoi la fin du monde a-t-elle du retard ?, et les super-méchants (les surhumains apocalyptiques, ceux qui veulent détruire le monde) avec l'ordre de Tirésias et leurs Régulateurs, brrr…

Tout ça pour un roman déjanté (j'ai survécu avec nos héros à plusieurs explosions et à des courses poursuites effrénées) mais attention « Il n'y a pas de soluces pour franchir les niveaux dans le monde réel ! Pas d'astuces pour avoir toutes les munitions ! Et tu auras une seule vie ! Si tu es game over, c'est vraiment fini ! » (page173) : mais, ce n'est pas possible ! Comment va-t-on faire ? « Si cela peut vous rassurer, j'ai des informations qui prouvent que la fin du monde est seulement en retard, précisa Julius. » (page 226) : ouf ! Me voilà rassurée ! Vous aussi, j'espère.

C'est drôle, rocambolesque ; à lire absolument avant la fin du monde !

 

Ma phrase préférée

« Mon royaume pour une matraque ! » (Gaboriau excédé par le lieutenant Matozzi, page 334).

 

Une lecture durant la Reading's week # 3 que je mets dans les challenges ABC critiques 2013-2014 (lettre E), Geek, Paris, Petit Bac 2014 (catégorie Moment / temps), Rentrée littéraire d'hiver 2014, Thrillers et polars.

 

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 23:04

Dressé pour tuer : une enquête de Drongo, ex-agent du KGB est un roman de Tchinguiz Abdoullaïev paru aux éditions de L'aube dans la collection Aube noire (Polar) en juin 2014 (425 pages, 17,90 €, ISBN 978-2-8159-0910-5). Traduit du russe par Robert Giraud.

 

Tchinguiz Abdoullaïev est né en 1959 à Bakou (Azerbaïdjan). Historien et juriste, il a été agent de renseignement. Depuis 1988, il écrit des romans policiers. Du même auteur : Une cible parfaite et Le fardeau des idoles (respectivement 2012 et 2013 aux éditions de L'aube).

 

Le colonel Slepniov s'évade de la prison Matrosskaïa Tichina avec la complicité de gardiens grassement payés.

Artiom Serguéïévitch Polétaïev, ministre des finances, rejoint son épouse, Louda, et leur petit-fils, Dima, à l'hôpital car l'enfant a mangé des champignons empoisonnés. Polétaïev ne sait pas que ce contre-temps va lui sauver la vie.

Mais Slepniov a été embauché pour assassiner Polétaïev et il n'abandonnera pas sa mission.

La mort du ministre entraînerait « la panique sur les marchés, la dévaluation du rouble, l'échec des négociations de Londres, le rejet du budget par les députés et la chute du gouvernement. » (page 61).

Le général Potapov voudrait faire appel à l'analyste Drongo mais cet ancien du KGB est maintenant privé et le directeur du contre-espionnage hésite.

Pourtant « on n'attrape un Slepniov avec des ordinateurs. Ce qu'il nous faut, c'est un analyste, qui sache faire preuve au moins d'autant d'astuce qu'un liquidateur. » (page 123).

Après avoir échappé à deux attentats à Moscou, Polétaïev va à Londres pour rencontrer des hommes d'affaires investisseurs et des représentants du FMI.

« Vous vous rendez compte dans quel nid de guêpes on a mis les pieds ? » (page 394).

 

Ma phrase préférée

« […] quand une femme est instruite et réfléchie, elle a des yeux intelligents, qu'elle le veuille ou non. Je me sens complètement débile quand je pense que tu as lu Proust et que je n'y suis pas arrivé. » (Drongo, page 192).

 

Dressé pour tuer est un polar politique mais pas que, même si l'auteur dresse un portrait intéressant de la Russie, de son gouvernement, de la corruption, des magouilles et du recyclage de liquidateurs ou d'agents au passé trouble. Attention, l'action de ce roman ne se passe pas au XXIe siècle : l'histoire se déroule en 1998 mais ça n'a pas pris une ride ! Les relations entre Polétaïev et sa famille ou l'équipe de protection (en particulier Elena Souslova, le colonel Victor Roudnev et Drongo) sont analysées en profondeur et je me suis bien attachée aux personnages et à l'ambiance. Il faut dire que l'action ne se déroule que sur quatre jours, c'est donc très intense. Alors, ce roman n'est pas fondamentalement génial mais il se lit vraiment bien car il happe le lecteur et ne le lâche plus, ou c'est le lecteur qui ne lâche plus le roman ?! Le personnage auquel je me suis le plus attachée est Drongo, c'est un ex du KGB mais ce n'est pas un tueur, c'est un intellectuel.

 

Je remercie Virginie et les éditions de L'aube qui m'ont envoyé ce roman après ma déception concernant La palette de l'Ange, de Catherine Bessonart. Ce roman policier azéri-russe m'a bien plus emballée et j'ai repéré que deux autres romans de l'auteur avaient déjà été publiés. J'espère bien les lire un de ces jours.

 

Une lecture pour les challenges Lire sous la contrainte pour la trilogie de l'été (bon, c'est un tome 3 et je n'ai pas lu les deux premiers, mais c'est OK, non ?), Le mélange des genres (catégorie roman noir / policier / thriller), Thrillers et polars # 3 et Tour du monde en 8 ans (Azerbaïdjan).

 

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 22:42

La deuxième session du challenge Thrillers et polars vient à peine de se terminer que Liliba a déjà fait le bilan [à consulter ici] et qu'elle lance la troisième session [inscription ici] : elle est forte, Liliba !

 

Alors, je repars pour un an, du 9 juillet 2014 au 9 juillet 2015, pour lire toujours plus de romans policiers de tous genres (thrillers, polars...).

 

Les logos sont les mêmes et les catégories n'ont pas changé non plus :

Touriste planqué : 8 thrillers ou polars

Téméraire du dimanche : 15 thrillers ou polars

Même pas peur : 25 thrillers ou polars.

 

Alors, je m'inscris, comme d'habitude, en Touriste planqué en espérant passer en Téméraire du dimanche.

 

Mes lectures pour ce challenges

1. Dressé pour tuer, de Tchinguiz Abdoullaïev (Azerbaïdjan)

2.

3.

4.

5.

6.

7.

8.

+ ?

 

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 13:21

L'affaire des pièces volées est le premier tome de Maisie Hitchins, la nouvelle série de Holly Webb. Il est paru aux éditions Flammarion – Castor Poche le 18 juin 2014 (159 pages, 7,10 €, ISBN 978-2-0813-0832-9) et il est illustré par Marion Lindsay. Maisie Hitchins – The case of the stolen sixpence (2013) est traduit de l'anglais par Faustina Fiore.

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion pour cet agréable roman jeunesse.

 

Je ne présente plus l'Anglaise Holly Webb qui est déjà sur ce blog avec ses deux séries pour la jeunesse Rose (pré-ados) et Lily (ados). Plus d'infos sur son site officiel, http://www.holly-webb.com/, avec déjà son nouveau roman, Maya's secret !

 

Marion Lindsay est l'illustratrice. Elle vit à Cambridge au nord de Londres. Plus d'infos sur http://www.marionlindsay.co.uk/ et sur http://marionlindsayillustration.wordpress.com/.

 

Maisie Hitchins, presque dix ans, vit chez sa grand-mère, propriétaire d'une pension au 31 rue Albion à Londres.

Maisie est fascinée par les policiers, en particulier par le célèbre détective Gilbert Carrington qui vit pas loin de chez elle. De plus, Sarah-Ann, la jeune employée de maison de sa grand-mère, est fiancée à un agent de police.

« Ce doit être formidable, se dit Maisie. Suivre des empreintes, trouver des indices, pourchasser des criminels... » (page 10).

Un soir, en rentrant avec du poisson, Maisie sauve un chiot que quelqu'un a voulu noyer et, bien que sa grand-mère ne veuille pas d'animal dans la maison, elle le ramène en cachette et l'installe dans sa chambre au sous-sol.

« Peut-être que tu me sauveras la vie, un jour. Tu pourrais être mon fidèle assistant. Je crois que je vais t'appeler Eddie... » (page 25).

Le rêve d'enquêter de Maisie va se réaliser doublement : elle doit trouver qui a essayé de noyer Eddie et qui a volé les piècettes du boucher, Monsieur Harrowby, car elle est persuadée que George, le livreur à bicyclette, est innocent.

« Elle avait deux mystères à résoudre... » (page 76).

Maisie Hitchins – L'affaire des pièces volées, de Holly Webb

Maisie est une héroïne attachante, travailleuse (même si elle aime bien rêver) et honnête. Elle a un petit côté Wilma Tenderfoot : héroïne d'une autre romancière anglaise, Emma Kennedy, qui souhaite aussi devenir détective et qui a aussi recueilli un chien. Mais il n'y a pas de magicien et de magie dans Maisie Hitchins : on est dans Londres au XIXe siècle et la fillette a arrêté l'école pour aider sa grand-mère à la pension de famille (ménage, commissions, aide en cuisine). Maisie a-t-elle perdu ses parents ? On ne le sait pas et elle n'en parle pas mais on apprend qu'elle a une grand-tante dans le Devon (page 149).

Pour Maisie et son amie Alice, qui vient prendre des cours de français auprès de Madame Lorimer, au deuxième étage, le fait de vouloir noyer un chiot est un comportement horrible même si Maisie se doute bien que ce genre de choses arrivent sûrement souvent...

Quant à George, il doit absolument prouver son innocence et récupérer son emploi car il doit nourrir sa mère et son petit frère. C'est vraiment une question de survie pour lui et sa famille depuis que son père est mort. Il en est de même pour Sally, l'employée de la boucherie : elle travaille pour faire vivre sa mère et sa petite sœur malade.

Avec Mademoiselle Lottie Lane, la locataire du troisième étage, comédienne de théâtre, qui apprend à Maisie à se maquiller et à se déguiser (en garçon, en vieille femme) et le professeur Tobin, le nouveau locataire du premier étage, qui offre à Maisie une loupe, il y a de jolis clins d'œil à Sherlock Holmes !

 

Maisie Hitchins est une nouvelle série bien agréable à lire, avec une belle galerie de personnages, tous différents, un chiot tout mignon, de jolies illustrations et une pointe d'humour. Cette série permet aux plus jeunes (à partir de 9 ans) de découvrir Londres et la vie au XIXe siècle, une période durant laquelle beaucoup d'enfants n'allaient pas à l'école, devaient travailler (souvent pour subvenir aux besoins de leur famille) et parfois étaient maltraités, livrés à eux-mêmes ou injustement accusés.

 

J'ai hâte de lire les autres titres de Maisie Hitchins ! Un deuxième tome est annoncé en France en octobre 2014 mais d'autres sont déjà parus en Angleterre : The case of the vanishing emerald (mai 2013, en même temps que le premier tome), The case of the phantom cat (août 2013), The case of the feathered mask (février 2014) et The case of the secret tunnel (mai 2014). Apparemment Maisie va devenir une vraie détective !

 

Enfin une lecture pour le Mois anglais avant qu'il ne se termine ! Et aussi pour les challenges Animaux du monde (pour Eddie, le chiot), God save the livre – édition 2014, Jeunesse & young adults # 3, Le mélange des genres (roman jeunesse), Petit Bac 2014 (catégorie Objet pour les pièces de monnaie) et bien sûr XIXe siècle.

 

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 23:16

L'Ange sanglant : dans l'enfer de Jérôme Bosch est un thriller historique de Claude Merle paru aux éditions Ma en avril 2014 (240 pages, 17,90 €, ISBN 978-2-822-40300-9).

 

Je remercie Gilles Paris de m'avoir envoyé ce roman enrichissant sur les thèmes de l'Histoire et de l'Art (peinture).

 

Claude Merle est né en 1938. Il est historien et écrivain (littérature jeunesse et romans historiques).

 

Hertogenbosch, Hollande, XVIe siècle.

Katje, 16 ans, enceinte, est torturée et assassinée en pleine nuit. Elle était la servante de Jacob Dagmar, « un chirurgien adroit, mais suspecté d'hérésie et en guerre avec la guilde des médecins, à cause de son officine où il pratiquait l'alchimie et la dissection des corps interdites par l'Église. » (page 13).

D'autres crimes sont commis : Luis, un jeune gitan, est brûlé sur un bûcher ; Alexandre Van Heeswijk, un chasseur, est empalé...

Bien que suspecté, Jacob Dagmar va aider le bailli d'Hertogenbosch, Pieter Van Ringen, dans son enquête pour arrêter celui que tous surnomment l'Ange sanglant.

« Mais vous cherchez à comprendre ce dément.

– C'est la seule manière de le démasquer.

– Méfiez-vous, Jacob, grogna le policier. Vous suivez une pente dangereuse. » (page 41).

Les victimes ont toutes été droguées et ont rendu l'âme dans d'atroces souffrances. De plus, le tueur peint les suppliciés pendant leur tourment et les tableaux qu'il laisse ressemblent étrangement à ceux du maître Jérôme Bosch ; il écrit aussi des messages avec des versets de la Bible ou des extraits de La pierre étincelante de Jan Van Ruusbroec paru cent ans auparavant.

Qui est le tueur ? Un fanatique ? Un imitateur de Jérôme Bosch ?

 

J'ai passé un très bon moment de lecture avec ce thriller emmenant le lecteur du paradis à l'enfer comme dans les triptyques de Jérôme Bosch : à travers la vie quotidienne en Hollande au XVIe siècle, l'atelier d'un peintre reconnu et le cerveau d'un malade qui veut se venger !

Mais... « Tout n'est qu'apparence […]. » (page 82).

En tout cas, comme Jacob et Pieter, le lecteur veut « savoir avant de mourir » mais « ne pas mourir, pas encore. » (page 152).

L'Ange sanglant est un bon thriller historique, bien documenté, à dévorer d'une traite pour bien s'imprégner de l'ambiance !

Ce qui est intéressant aussi, c'est l'après-lecture, les recherches qu'on peut faire sur cette époque et les personnages.

 

Jérôme Bosch (Hieronymus van Aken) est né en 1450 à Bois le Duc (Pays-Bas bourguignons) et mort en 1516 dans la même ville. C'est un peintre néerlandais de la Renaissance obsédé par le péché et la damnation. Parmi ses tableaux les plus célèbres : les sept péchés capitaux, la nef des fous, le jardin des délices, les visions de l'au-delà... Plusieurs diptyques et triptyques. Vous pouvez voir ses œuvres sur Jheronimus Bosch Art Center.

Jean de Ruisbroek (Jan Van Ruusbroec ou Ruysbroeck) est né en 1293 à Ruisbroek (Brabant flamand) et mort en 1381 Groenendael (Brabant flamand). Il a étudié à Bruxelles, est devenu prêtre puis chanoine et écrivain et parmi ses œuvres, il y a effectivement Vanden blinkenden steen (La pierre étincelante).

 

 

Une lecture pour les challenges

L'art dans tous ses états (peinture)

et Thrillers et polars.

 

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 00:23

La palette de l'ange est un polar de Catherine Bessonart paru aux éditions de L'aube en mars 2014 (253 pages, 18,20 €, ISBN 978-2-8159-0924-2).

 

Catherine Bessonart est comédienne, scénariste et depuis peu auteur de polars. Son premier roman, Et si Notre-Dame la nuit..., a reçu en octobre 2013 le Prix Polar du meilleur roman francophone à Cognac.

 

Chrétien Bompard, 46 ans, commissaire à la P.J. de Paris, vient d'arrêter un meurtrier.

« Après chaque enquête, il était vidé ; il avait juste besoin d'un peu de temps pour se remettre en route. » (pages 12-13).

C'est en se baladant en soirée dans la forêt d'Orléans pour trouver un peu de calme qu'il découvre le corps d'un adolescent pendu à un arbre. Mais ce n'est pas un suicide, car non seulement le jeune Léonard a été poignardé mais Bompard est assommé et son téléphone portable est volé.

Bompard et son équipe (Fabbiani et Machnel) enquêtent sur d'autres meurtres avec des poignards de couleurs différentes (un propriétaire d'un sex shop, un prêtre, un clochard), et sur la disparition d'une femme enlevée par le tueur.

« Il se pencha sur la boîte d'ébène qu'il ouvrit avec précaution. Il caressa de ses doigts effilés le velours noir avant d'effleurer la palette de couteaux désormais incomplète. » (page 53).

De plus, Bombard doit soutenir son ex-femme, Mathilde, qui a un cancer du sein.

Heureusement qu'il peut se détendre auprès de Luigi, son meilleur ami, un nain illustrateur de livres pour enfants qui aime jouer au baby-foot.

« Un serial killer est d'une manière générale très attaché au rituel, à la répétition ; soit il y a quelque chose de récurrent dans le physique des victimes, soit dans les lieux, souvent dans le mode opératoire. » (page 103).

Alors, un serial killer, un assassin qui tient sa vengeance ou « un barje qui fait ça à l'instinct » (page 107) ?

 

Hum, ça aurait pu être bien, le topo était accrocheur, mais je me suis ennuyée dès le début et j'ai mis une plombe pour lire ce polar... Oui, je l'ai lu en entier car je voulais connaître le dénouement mais ça m'a pris plus de deux semaines !

Il y a des passages dont je n'ai pas bien saisi l'utilité – comme la mouche sur le pare-brise – et des digressions que j'ai trouvé tellement longues – comme le passage de la page 189 chapitre 40 : les policiers ne comprennent pas pourquoi cette page a été arrachée de la Bible du prêtre mais ça blablate quand même de la page 183 à la page 190 – qu'à partir de là, j'ai lu en diagonale.

Je ne me suis attachée ni aux personnages ni à l'intrigue... Je ne lirai pas le précédent roman ni les suivants. Finalement, la seule chose que j'ai apprécié dans ce livre est la couverture noire et jaune qui représente la collection Aube noire.

Décevant pour moi donc mais sûrement que d'autres lecteurs aimeront !

 

Je remercie quand même Virginie de m'avoir envoyé ce roman.

 

Une lecture que je mets dans les challenges Le mélange des genres (roman noir/policier/thriller), Paris, je t'aime (ça bouge bien dans Paris) et Thrillers et polars.

 

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 04:30

J'ai participé au quiz Serial lecteur avec 12-21Essayez vous aussi en cliquant sur le bandeau ci-dessus !

 

Et voici mon résultat :

 

« Vous aimez mettre le doigt dans l'engrenage. Instinctif, perspicace, déjouer les pièges ne vous fait pas peur.

Piégé par un puissant industriel, imaginez que vous vous retrouviez réduit à la taille d'une fourmi, confronté aux dangers d'une jungle hostile. Comment survivre ? Faites l'expérience dans Micro de Michael Crichton.

Ou lancez-vous dans une course contre la montre aux côtés de deux brillants scientifiques pour sauver l'humanité d'un fléau destructeur dans Nous étions les hommes de Gilles Legardinier.

Ou encore, suivez un agent secret dans son combat pour déjouer une machination qui trouve son origine dans l'Allemagne nazie, dans Le projet Morgenstern de David S. Khara.

Enfin si vous êtes joueur, imaginez que vous receviez des SMS qui vous mettent chaque fois un peu plus au défi et vous entraînent dans un jeu diabolique : Play d'Anders de la Motte. »

 

Et voici les couvertures des romans qui me sont conseillés. Pourquoi pas ? Les quatre me font envie ! Les avez-vous lus ?

 

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Publié par Coccinelle - dans lecture roman policier
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