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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 23:04

Dressé pour tuer : une enquête de Drongo, ex-agent du KGB est un roman de Tchinguiz Abdoullaïev paru aux éditions de L'aube dans la collection Aube noire (Polar) en juin 2014 (425 pages, 17,90 €, ISBN 978-2-8159-0910-5). Traduit du russe par Robert Giraud.

 

Tchinguiz Abdoullaïev est né en 1959 à Bakou (Azerbaïdjan). Historien et juriste, il a été agent de renseignement. Depuis 1988, il écrit des romans policiers. Du même auteur : Une cible parfaite et Le fardeau des idoles (respectivement 2012 et 2013 aux éditions de L'aube).

 

Le colonel Slepniov s'évade de la prison Matrosskaïa Tichina avec la complicité de gardiens grassement payés.

Artiom Serguéïévitch Polétaïev, ministre des finances, rejoint son épouse, Louda, et leur petit-fils, Dima, à l'hôpital car l'enfant a mangé des champignons empoisonnés. Polétaïev ne sait pas que ce contre-temps va lui sauver la vie.

Mais Slepniov a été embauché pour assassiner Polétaïev et il n'abandonnera pas sa mission.

La mort du ministre entraînerait « la panique sur les marchés, la dévaluation du rouble, l'échec des négociations de Londres, le rejet du budget par les députés et la chute du gouvernement. » (page 61).

Le général Potapov voudrait faire appel à l'analyste Drongo mais cet ancien du KGB est maintenant privé et le directeur du contre-espionnage hésite.

Pourtant « on n'attrape un Slepniov avec des ordinateurs. Ce qu'il nous faut, c'est un analyste, qui sache faire preuve au moins d'autant d'astuce qu'un liquidateur. » (page 123).

Après avoir échappé à deux attentats à Moscou, Polétaïev va à Londres pour rencontrer des hommes d'affaires investisseurs et des représentants du FMI.

« Vous vous rendez compte dans quel nid de guêpes on a mis les pieds ? » (page 394).

 

Ma phrase préférée

« […] quand une femme est instruite et réfléchie, elle a des yeux intelligents, qu'elle le veuille ou non. Je me sens complètement débile quand je pense que tu as lu Proust et que je n'y suis pas arrivé. » (Drongo, page 192).

 

Dressé pour tuer est un polar politique mais pas que, même si l'auteur dresse un portrait intéressant de la Russie, de son gouvernement, de la corruption, des magouilles et du recyclage de liquidateurs ou d'agents au passé trouble. Attention, l'action de ce roman ne se passe pas au XXIe siècle : l'histoire se déroule en 1998 mais ça n'a pas pris une ride ! Les relations entre Polétaïev et sa famille ou l'équipe de protection (en particulier Elena Souslova, le colonel Victor Roudnev et Drongo) sont analysées en profondeur et je me suis bien attachée aux personnages et à l'ambiance. Il faut dire que l'action ne se déroule que sur quatre jours, c'est donc très intense. Alors, ce roman n'est pas fondamentalement génial mais il se lit vraiment bien car il happe le lecteur et ne le lâche plus, ou c'est le lecteur qui ne lâche plus le roman ?! Le personnage auquel je me suis le plus attachée est Drongo, c'est un ex du KGB mais ce n'est pas un tueur, c'est un intellectuel.

 

Je remercie Virginie et les éditions de L'aube qui m'ont envoyé ce roman après ma déception concernant La palette de l'Ange, de Catherine Bessonart. Ce roman policier azéri-russe m'a bien plus emballée et j'ai repéré que deux autres romans de l'auteur avaient déjà été publiés. J'espère bien les lire un de ces jours.

 

Une lecture pour les challenges Lire sous la contrainte pour la trilogie de l'été (bon, c'est un tome 3 et je n'ai pas lu les deux premiers, mais c'est OK, non ?), Le mélange des genres (catégorie roman noir / policier / thriller), Thrillers et polars # 3 et Tour du monde en 8 ans (Azerbaïdjan).

 

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 22:42

La deuxième session du challenge Thrillers et polars vient à peine de se terminer que Liliba a déjà fait le bilan [à consulter ici] et qu'elle lance la troisième session [inscription ici] : elle est forte, Liliba !

 

Alors, je repars pour un an, du 9 juillet 2014 au 9 juillet 2015, pour lire toujours plus de romans policiers de tous genres (thrillers, polars...).

 

Les logos sont les mêmes et les catégories n'ont pas changé non plus :

Touriste planqué : 8 thrillers ou polars

Téméraire du dimanche : 15 thrillers ou polars

Même pas peur : 25 thrillers ou polars.

 

Alors, je m'inscris, comme d'habitude, en Touriste planqué en espérant passer en Téméraire du dimanche.

 

Mes lectures pour ce challenges

1. Dressé pour tuer, de Tchinguiz Abdoullaïev (Azerbaïdjan)

2.

3.

4.

5.

6.

7.

8.

+ ?

 

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 13:21

L'affaire des pièces volées est le premier tome de Maisie Hitchins, la nouvelle série de Holly Webb. Il est paru aux éditions Flammarion – Castor Poche le 18 juin 2014 (159 pages, 7,10 €, ISBN 978-2-0813-0832-9) et il est illustré par Marion Lindsay. Maisie Hitchins – The case of the stolen sixpence (2013) est traduit de l'anglais par Faustina Fiore.

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion pour cet agréable roman jeunesse.

 

Je ne présente plus l'Anglaise Holly Webb qui est déjà sur ce blog avec ses deux séries pour la jeunesse Rose (pré-ados) et Lily (ados). Plus d'infos sur son site officiel, http://www.holly-webb.com/, avec déjà son nouveau roman, Maya's secret !

 

Marion Lindsay est l'illustratrice. Elle vit à Cambridge au nord de Londres. Plus d'infos sur http://www.marionlindsay.co.uk/ et sur http://marionlindsayillustration.wordpress.com/.

 

Maisie Hitchins, presque dix ans, vit chez sa grand-mère, propriétaire d'une pension au 31 rue Albion à Londres.

Maisie est fascinée par les policiers, en particulier par le célèbre détective Gilbert Carrington qui vit pas loin de chez elle. De plus, Sarah-Ann, la jeune employée de maison de sa grand-mère, est fiancée à un agent de police.

« Ce doit être formidable, se dit Maisie. Suivre des empreintes, trouver des indices, pourchasser des criminels... » (page 10).

Un soir, en rentrant avec du poisson, Maisie sauve un chiot que quelqu'un a voulu noyer et, bien que sa grand-mère ne veuille pas d'animal dans la maison, elle le ramène en cachette et l'installe dans sa chambre au sous-sol.

« Peut-être que tu me sauveras la vie, un jour. Tu pourrais être mon fidèle assistant. Je crois que je vais t'appeler Eddie... » (page 25).

Le rêve d'enquêter de Maisie va se réaliser doublement : elle doit trouver qui a essayé de noyer Eddie et qui a volé les piècettes du boucher, Monsieur Harrowby, car elle est persuadée que George, le livreur à bicyclette, est innocent.

« Elle avait deux mystères à résoudre... » (page 76).

Maisie Hitchins – L'affaire des pièces volées, de Holly Webb

Maisie est une héroïne attachante, travailleuse (même si elle aime bien rêver) et honnête. Elle a un petit côté Wilma Tenderfoot : héroïne d'une autre romancière anglaise, Emma Kennedy, qui souhaite aussi devenir détective et qui a aussi recueilli un chien. Mais il n'y a pas de magicien et de magie dans Maisie Hitchins : on est dans Londres au XIXe siècle et la fillette a arrêté l'école pour aider sa grand-mère à la pension de famille (ménage, commissions, aide en cuisine). Maisie a-t-elle perdu ses parents ? On ne le sait pas et elle n'en parle pas mais on apprend qu'elle a une grand-tante dans le Devon (page 149).

Pour Maisie et son amie Alice, qui vient prendre des cours de français auprès de Madame Lorimer, au deuxième étage, le fait de vouloir noyer un chiot est un comportement horrible même si Maisie se doute bien que ce genre de choses arrivent sûrement souvent...

Quant à George, il doit absolument prouver son innocence et récupérer son emploi car il doit nourrir sa mère et son petit frère. C'est vraiment une question de survie pour lui et sa famille depuis que son père est mort. Il en est de même pour Sally, l'employée de la boucherie : elle travaille pour faire vivre sa mère et sa petite sœur malade.

Avec Mademoiselle Lottie Lane, la locataire du troisième étage, comédienne de théâtre, qui apprend à Maisie à se maquiller et à se déguiser (en garçon, en vieille femme) et le professeur Tobin, le nouveau locataire du premier étage, qui offre à Maisie une loupe, il y a de jolis clins d'œil à Sherlock Holmes !

 

Maisie Hitchins est une nouvelle série bien agréable à lire, avec une belle galerie de personnages, tous différents, un chiot tout mignon, de jolies illustrations et une pointe d'humour. Cette série permet aux plus jeunes (à partir de 9 ans) de découvrir Londres et la vie au XIXe siècle, une période durant laquelle beaucoup d'enfants n'allaient pas à l'école, devaient travailler (souvent pour subvenir aux besoins de leur famille) et parfois étaient maltraités, livrés à eux-mêmes ou injustement accusés.

 

J'ai hâte de lire les autres titres de Maisie Hitchins ! Un deuxième tome est annoncé en France en octobre 2014 mais d'autres sont déjà parus en Angleterre : The case of the vanishing emerald (mai 2013, en même temps que le premier tome), The case of the phantom cat (août 2013), The case of the feathered mask (février 2014) et The case of the secret tunnel (mai 2014). Apparemment Maisie va devenir une vraie détective !

 

Enfin une lecture pour le Mois anglais avant qu'il ne se termine ! Et aussi pour les challenges Animaux du monde (pour Eddie, le chiot), God save the livre – édition 2014, Jeunesse & young adults # 3, Le mélange des genres (roman jeunesse), Petit Bac 2014 (catégorie Objet pour les pièces de monnaie) et bien sûr XIXe siècle.

 

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 23:16

L'Ange sanglant : dans l'enfer de Jérôme Bosch est un thriller historique de Claude Merle paru aux éditions Ma en avril 2014 (240 pages, 17,90 €, ISBN 978-2-822-40300-9).

 

Je remercie Gilles Paris de m'avoir envoyé ce roman enrichissant sur les thèmes de l'Histoire et de l'Art (peinture).

 

Claude Merle est né en 1938. Il est historien et écrivain (littérature jeunesse et romans historiques).

 

Hertogenbosch, Hollande, XVIe siècle.

Katje, 16 ans, enceinte, est torturée et assassinée en pleine nuit. Elle était la servante de Jacob Dagmar, « un chirurgien adroit, mais suspecté d'hérésie et en guerre avec la guilde des médecins, à cause de son officine où il pratiquait l'alchimie et la dissection des corps interdites par l'Église. » (page 13).

D'autres crimes sont commis : Luis, un jeune gitan, est brûlé sur un bûcher ; Alexandre Van Heeswijk, un chasseur, est empalé...

Bien que suspecté, Jacob Dagmar va aider le bailli d'Hertogenbosch, Pieter Van Ringen, dans son enquête pour arrêter celui que tous surnomment l'Ange sanglant.

« Mais vous cherchez à comprendre ce dément.

– C'est la seule manière de le démasquer.

– Méfiez-vous, Jacob, grogna le policier. Vous suivez une pente dangereuse. » (page 41).

Les victimes ont toutes été droguées et ont rendu l'âme dans d'atroces souffrances. De plus, le tueur peint les suppliciés pendant leur tourment et les tableaux qu'il laisse ressemblent étrangement à ceux du maître Jérôme Bosch ; il écrit aussi des messages avec des versets de la Bible ou des extraits de La pierre étincelante de Jan Van Ruusbroec paru cent ans auparavant.

Qui est le tueur ? Un fanatique ? Un imitateur de Jérôme Bosch ?

 

J'ai passé un très bon moment de lecture avec ce thriller emmenant le lecteur du paradis à l'enfer comme dans les triptyques de Jérôme Bosch : à travers la vie quotidienne en Hollande au XVIe siècle, l'atelier d'un peintre reconnu et le cerveau d'un malade qui veut se venger !

Mais... « Tout n'est qu'apparence […]. » (page 82).

En tout cas, comme Jacob et Pieter, le lecteur veut « savoir avant de mourir » mais « ne pas mourir, pas encore. » (page 152).

L'Ange sanglant est un bon thriller historique, bien documenté, à dévorer d'une traite pour bien s'imprégner de l'ambiance !

Ce qui est intéressant aussi, c'est l'après-lecture, les recherches qu'on peut faire sur cette époque et les personnages.

 

Jérôme Bosch (Hieronymus van Aken) est né en 1450 à Bois le Duc (Pays-Bas bourguignons) et mort en 1516 dans la même ville. C'est un peintre néerlandais de la Renaissance obsédé par le péché et la damnation. Parmi ses tableaux les plus célèbres : les sept péchés capitaux, la nef des fous, le jardin des délices, les visions de l'au-delà... Plusieurs diptyques et triptyques. Vous pouvez voir ses œuvres sur Jheronimus Bosch Art Center.

Jean de Ruisbroek (Jan Van Ruusbroec ou Ruysbroeck) est né en 1293 à Ruisbroek (Brabant flamand) et mort en 1381 Groenendael (Brabant flamand). Il a étudié à Bruxelles, est devenu prêtre puis chanoine et écrivain et parmi ses œuvres, il y a effectivement Vanden blinkenden steen (La pierre étincelante).

 

 

Une lecture pour les challenges

L'art dans tous ses états (peinture)

et Thrillers et polars.

 

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 00:23

La palette de l'ange est un polar de Catherine Bessonart paru aux éditions de L'aube en mars 2014 (253 pages, 18,20 €, ISBN 978-2-8159-0924-2).

 

Catherine Bessonart est comédienne, scénariste et depuis peu auteur de polars. Son premier roman, Et si Notre-Dame la nuit..., a reçu en octobre 2013 le Prix Polar du meilleur roman francophone à Cognac.

 

Chrétien Bompard, 46 ans, commissaire à la P.J. de Paris, vient d'arrêter un meurtrier.

« Après chaque enquête, il était vidé ; il avait juste besoin d'un peu de temps pour se remettre en route. » (pages 12-13).

C'est en se baladant en soirée dans la forêt d'Orléans pour trouver un peu de calme qu'il découvre le corps d'un adolescent pendu à un arbre. Mais ce n'est pas un suicide, car non seulement le jeune Léonard a été poignardé mais Bompard est assommé et son téléphone portable est volé.

Bompard et son équipe (Fabbiani et Machnel) enquêtent sur d'autres meurtres avec des poignards de couleurs différentes (un propriétaire d'un sex shop, un prêtre, un clochard), et sur la disparition d'une femme enlevée par le tueur.

« Il se pencha sur la boîte d'ébène qu'il ouvrit avec précaution. Il caressa de ses doigts effilés le velours noir avant d'effleurer la palette de couteaux désormais incomplète. » (page 53).

De plus, Bombard doit soutenir son ex-femme, Mathilde, qui a un cancer du sein.

Heureusement qu'il peut se détendre auprès de Luigi, son meilleur ami, un nain illustrateur de livres pour enfants qui aime jouer au baby-foot.

« Un serial killer est d'une manière générale très attaché au rituel, à la répétition ; soit il y a quelque chose de récurrent dans le physique des victimes, soit dans les lieux, souvent dans le mode opératoire. » (page 103).

Alors, un serial killer, un assassin qui tient sa vengeance ou « un barje qui fait ça à l'instinct » (page 107) ?

 

Hum, ça aurait pu être bien, le topo était accrocheur, mais je me suis ennuyée dès le début et j'ai mis une plombe pour lire ce polar... Oui, je l'ai lu en entier car je voulais connaître le dénouement mais ça m'a pris plus de deux semaines !

Il y a des passages dont je n'ai pas bien saisi l'utilité – comme la mouche sur le pare-brise – et des digressions que j'ai trouvé tellement longues – comme le passage de la page 189 chapitre 40 : les policiers ne comprennent pas pourquoi cette page a été arrachée de la Bible du prêtre mais ça blablate quand même de la page 183 à la page 190 – qu'à partir de là, j'ai lu en diagonale.

Je ne me suis attachée ni aux personnages ni à l'intrigue... Je ne lirai pas le précédent roman ni les suivants. Finalement, la seule chose que j'ai apprécié dans ce livre est la couverture noire et jaune qui représente la collection Aube noire.

Décevant pour moi donc mais sûrement que d'autres lecteurs aimeront !

 

Je remercie quand même Virginie de m'avoir envoyé ce roman.

 

Une lecture que je mets dans les challenges Le mélange des genres (roman noir/policier/thriller), Paris, je t'aime (ça bouge bien dans Paris) et Thrillers et polars.

 

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 04:30

J'ai participé au quiz Serial lecteur avec 12-21Essayez vous aussi en cliquant sur le bandeau ci-dessus !

 

Et voici mon résultat :

 

« Vous aimez mettre le doigt dans l'engrenage. Instinctif, perspicace, déjouer les pièges ne vous fait pas peur.

Piégé par un puissant industriel, imaginez que vous vous retrouviez réduit à la taille d'une fourmi, confronté aux dangers d'une jungle hostile. Comment survivre ? Faites l'expérience dans Micro de Michael Crichton.

Ou lancez-vous dans une course contre la montre aux côtés de deux brillants scientifiques pour sauver l'humanité d'un fléau destructeur dans Nous étions les hommes de Gilles Legardinier.

Ou encore, suivez un agent secret dans son combat pour déjouer une machination qui trouve son origine dans l'Allemagne nazie, dans Le projet Morgenstern de David S. Khara.

Enfin si vous êtes joueur, imaginez que vous receviez des SMS qui vous mettent chaque fois un peu plus au défi et vous entraînent dans un jeu diabolique : Play d'Anders de la Motte. »

 

Et voici les couvertures des romans qui me sont conseillés. Pourquoi pas ? Les quatre me font envie ! Les avez-vous lus ?

 

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Publié par Coccinelle - dans lecture roman policier
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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 03:20

Code 1879 : les enquêtes du généalogiste est un roman de Dan Waddell paru aux éditions du Rouergue en 2010 mais je l'ai lu en Babel noir (n° 57) paru en janvier 2012 (368 pages, 8,70 €, ISBN 978-2-330-00268-8). The blood detective (2008) est traduit de l'anglais par Jean-René Dastugue.

 

Dan Waddell est un journaliste et auteur anglais né en 1972. Il vit à Londres. C'est en découvrant un secret de famille après la naissance de son fils (en 2003) qu'il comprend que le passé est important et influence les vie. Il utilise le pseudonyme de Dan James et a écrit deux livres pour la jeunesse (pour devenir détective comme Sherlock Holmes et pour devenir détective en généalogie). Plus d'infos sur http://www.danwaddell.net/.

 

Un matin, près de Ladbroke Grove, un homme est retrouvé mort.

L'inspecteur principal Grant Foster (plus de vingt ans dans la police) et son équipe de la Criminelle Ouest de Kensington (lieutenant Heather Jenkins, capitaine Andy Drinkwater...) mènent l'enquête.

« C'est assez moche, sir. » (page 12).

La victime, James Darbyshire, un trader de 31 ans, a été amputé des mains, a un poignard dans le cœur et une inscription gravée sur la poitrine : 1A137.

« Notre tueur essaie de nous dire quelque chose. Lorsque nous saurons ce que c'est, nous nous serons sérieusement rapprochés du moment de son arrestation. » (page 34).

Nigel Barnes, orphelin qui ne sait absolument rien sur sa famille, est devenu généalogiste et gagne sa vie en faisant des recherches sur les familles des autres.

« On éprouve une vraie sensation de réussite lorsque l'on aide les gens à surmonter ces obstacles, à retrouver des parents et des ancêtres dont ils ne savent rien. » (page 53).

Le généalogiste va être emmené à aider la police sur l'enquête et essayer de comprendre ce que représente le dernier numéro composé par Darbyshire avant de rendre l'âme : 1879.

« Il avait hâte de commencer les recherches, intrigué par ce qu'il allait découvrir. » (page 92).

Mais d'autres victimes sont découvertes et leur lien semble être dans le passé.

« Je ne peux pas m'empêcher de penser que si nous voulons avoir une petite chance de venir à bout du présent, il faut que nous en sachions le plus possible sur le passé. Ce n'est qu'à ce moment-là que les choses deviendront claires. » (page 180).

 

Mes passages préférés

« Vraiment, dit Foster. Il trouvait les infos dont il avait besoin sur Internet. Il méprisait les journaux, leurs manipulations, leurs mensonges, leurs duperies. » (page 163).

« Le passé est un être vivant : il est toujours là. La plupart d'entre nous l'ignorent, mais il est là. On ne peut pas l'effacer et l'oublier. » (page 236).

 

J'ai vu ce roman sur plusieurs blogs et il m'a vraiment fait envie ; malheureusement je n'ai pas eu le temps de le lire pour la lecture commune du 31 janvier dans le cadre du challenge British mysteries... Je n'ai maintenant qu'une hâte, c'est de lire le deuxième tome, Depuis le temps de vos pères, paru en 2012 aux éditions du Rouergue et en janvier 2013 en Babel noir. En effet, Code 1879 est passionnant ! L'intrigue avec le généalogiste est originale (même si je ne m'intéresse pas plus que ça à la généalogie), il y a de l'humour et du suspense, c'est vraiment British et c'est parfait pour passer un excellent moment de lecture. L'éditeur dit que Code 1879 est le « premier volet d'une série originale qui interroge le passé pour mieux démasquer les monstres de notre temps » et c'est vraiment intéressant. J'ai fait durer le plaisir car je n'avais pas envie que le livre se termine !

 

Une lecture pour les challenges Petit Bac (catégorie moment/temps, 1879 étant une année), Thrillers et polars, XIXe siècle ;

et pour l'Angleterre : British mysteries, God save the livre, Tour du monde en 8 ans et Voisins voisines.

 

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 03:59

Le secret de Cracovie est un roman de Małgorzata et Michał Kuźmiński paru aux éditions ZdL en novembre 2013 (418 pages, 24,90 €, ISBN 978-2-9538791-7-9). Sekret Kroke (2009) est traduit du polonais par Jacqueline Dera-Fisher.

 

Je remercie Virginie et les éditions ZdL (Zofia de Lannurien) pour ce roman. J'ai découvert cette toute nouvelle maison d'éditions en 2011 avec Churchill à Yalta – La Pologne trahie, de Michael Dobbs.

 

Małgorzata Fugiel-Kuźmińska est anthropologue spécialisée dans la culture (langues, modes de pensée, ethnologie...). Elle travaille dans les relations publiques et la publicité.

Michał Kuźmiński est journaliste et expert des médias.

Le secret de Cracovie est le premier roman du couple.

 

Mars 1939. Il y a un nouveau pape, Pie XII. Benjamin quitte Prague pour la Pologne plus sûre. C'est la fête de Pourim.

Les Juifs ont peur « mais je me dis, reprit le père, que cette année sera meilleure. Que Adonaï sera avec nous, puisqu'il nous a déjà accordé un beau printemps. Qu'Il va changer notre sort. C'est bien ce que nous fêtons à Pourim, la fête des sorts, déclara-t-il sans plus trembler. » (Jacob Rosenberg, page 27).

Il existerait une relique détenue par une fraternité secrète – créée au XIIe siècle par Lévi des Livius d'Alexandrie – qui peut changer le destin du monde.

« Fraternitas Alchelmistarum, la Confrérie des Alchimistes. » (page 44). « Un certain manuscrit, reprit-il, contient une hérésie restée en sommeil des siècles durant. Dans la situation politique actuelle, elle constitue un danger mortel pour l'Église, pour la sainte foi chrétienne et pour tout le monde civilisé. » (page 45). « un rouleau couvert de signes mystérieux qu'une confrérie secrète était chargé de protéger. » (page 50).

Le cardinal Marco Tornicelli envoie à sa recherche un moine soldat espagnol, Carlos Chacal.

Depuis Nuremberg, le nazi Otto von Liennenheim envoie en Pologne son espion, le Prince Mikhaïl Nikolaïevitch Romanov, qu'il tient sous sa coupe. « Il lui fallait intercepter le manuscrit. Lorsque cela arriverait, le monde serait convaincu du droit immémorial du Reich à sa domination et sa progression serait irrésistible. Et lui, précisément, Otto von Liennenheim, Kriminaldirektor de la Gestapo, serait le prêtre célébrant cet hommage. » (page 120).

Et un collectionneur américain envoie Jimmy Gonshènitza qui va s'allier avec Maciek Messer et sa pègre locale.

Pendant ce temps, Rebecca et Eva (19 ans), respectivement fille et nièce de Jacob Rosenberg, étudient l'Art et rêvent d'une belle vie. Franek, l'étudiant aux cheveux roux, propose ses services à Romanov dès son arrivée. Les chasseurs de relique vont débarquer dans la vie de ces jeunes de Cracovie et, comme les meurtres s'accumulent, le sous-commissaire Milosz Lucznik va mener l'enquête.

(source de l'illustration ci-dessus http://www.lapetite-pologne.com/includes/languages/french/kazimierz.html).

 

Ce roman n'est pas seulement un très bon thriller historique voire ésotérique, il est aussi une passionnante balade dans la ville de Cracovie et en particulier dans le vieux quartier de Kazimierz (le nom yiddish est Kroke) principalement habité par des Juifs (dont plusieurs sont antiquaires et pourraient posséder la relique). Les traditions juives et l'ambiance de ce quartier sont vraiment bien transcrites avec l'augmentation des persécutions contre les Juifs et la montée de la peur.

J'avais déjà pas mal lu sur Varsovie et son tristement célèbre ghetto mais pas sur Cracovie qui me semble une très belle ville chargée d'Histoire.

(source de l'illustration ci-dessus http://www.shabbat-goy.com/?page_id=2098).

Situé près de la Vistule, le ghetto de Cracovie (créé en mars 1941, soit deux ans après les événements de ce roman) est peut-être moins connu que le ghetto de Varsovie mais des noms comme Roman Polanski (qui y vécut enfant), Oscar Schindler (qui fit travailler les habitants du ghetto dans sa fabrique d'émail), Tadeusz Pankiewicz (qui fut le seul non-Juif à rester dans le ghetto de Podgórze et qui raconta la vie du ghetto dans La pharmacie du ghetto de Cracovie paru chez Actes Sud en 1998) vous disent sûrement quelque chose. Dans le roman, le lecteur croise Władysław Szpilman (page 284), célèbre pianiste et compositeur polonais, auteur de La mort d'une ville, immortalisé par Le pianiste réalisé par Roman Polanski en 1993.

Le quartier de Kazimierz est classé au Patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1978, ainsi que les autres quartiers historiques de Cracovie : Stare Miasto (Vieille Ville) et Wawel.

 

Mon passage préféré

« Il tira de son gousset une montre suspendue à une chaînette d'argent.

– Quant à moi, ajouta-t-il, je dois m'en aller sans plus tarder. On m'attend. Si j'en crois la chance que nous avons, peut-être nous reverrons-nous.

Le plus naturellement du monde, il lui fit un clin d'œil, se retourna et s'en alla vers la rue.

– Attends ! s'écria-t-elle à cet instant. Quel est ton prénom ?

Il s'arrêtat. Son visage disparaissait dans l'ombre de la porte cochère dont l'arc laissait filtrer, à l'autre bout du passage, l'éclat intense de la rue inondée de soleil. Les appels, les cris d'enfants, les bruits de pas des passants, tout se fondait en une rumeur sourde et uniforme.

– Je m'appelle Romanov. Mikhaïl Romanov, dit-il en effleurant le bord de son chapeau. Prince.

Puis il s'éloigna. » (page 153).

Vous l'aurez compris, ce roman est aussi une charmante histoire d'amour entre Rebecca Rosenberg, jeune femme passionnée par l'Art, innocente, naïve, inexpérimentée et le loup dans la bergerie, Mikhaïl Nikolaïevitch Romanov, prince russe (et neveu du tsar Nicolas II assassiné avec sa famille en 1917 à Ekaterinbourg).

 

Je « voyage » régulièrement en Pologne ces derniers temps ! Poznan avec Second portrait d'Irena, de Laura Berg, Varsovie avec Les impliqués, de Zygmunt Miłoszewski et Cracovie avec ce roman. Comme je le disais il y a quelques jours : la Pologne, nouvel eldorado du roman policier ? En tout cas, j'aime ce pays et si vous avez d'autres romans à me conseiller, en particulier des romans policiers, n'hésitez pas !

 

Si vous comprenez le polonais !

Une lecture enrichissante pour les challenges 1 % de la rentrée littéraire 2013, Lire sous la contrainte (nom + nom), Petit Bac 2014 (catégorie Lieu), Premier roman, Thrillers et polars, Tour du monde en 8 ans et Voisins voisines (Pologne).

 

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 00:06

Les impliqués est un roman de Zygmunt Miłoszewski paru aux éditions Mirobole dans la collection Horizons noirs en octobre 2013 (448 pages, 22 €, ISBN 979-10-92145-09-0). Uwikłanie (2007) est traduit du polonais par Kamil Barbarski.

 

Je remercie Muriel et les éditions Mirobole de m'avoir envoyé ce roman et je tiens à m'excuser pour le retard que j'ai pris à en parler. Je l'ai commencé peu de temps après sa réception à l'automne dernier mais je l'ai laissé tomber ; comme le début m'avait quand même plu, je l'ai repris aux vacances de Noël mais je l'ai encore une fois abandonné... Début février, je me suis dit qu'il ne méritait vraiment pas ça : je l'ai repris sérieusement et je ne regrette pas ma lecture !

 

Zygmunt Miłoszewsk est né le 8 mai 1976 à Varsovie (Pologne). Il est journaliste (chronique judiciaire, jeux vidéo) et romancier. Du même auteur : Domofon (L'interphone) en 2005 (roman fantastique) ; Góry żmijowe (Les monts de la vipère) en 2006 (conte fantastique jeunesse) ; Ziarno prawdy (Une graine de vérité) en 2011 (deuxième roman avec le procureur Teodore Szacki) et Bezcenny (Hors de prix) en 2013 (thriller).

 

Juin 2005. Cloître de l'ancienne église de Czestochowa à Varsovie. Cezary Rudzki, un psychologue adepte de la « thérapie de la constellation », a réuni durant le week-end quatre patients pour une séance en groupe : Hanna Kwiatkowska, Barbara Jarczyk, Ebi Kaim et Henryk Telak mais le dimanche matin, ce dernier est retrouvé mort dans la crypte.

Teodore Szacki, procureur du district, va enquêter sur ce meurtre avec l'aide du commissaire Oleg Kuzniecov.

« L'église paroissiale de la Vierge Marie de Czestochowa s'était jadis tenue là, […]. Elle était restée à l'abandon des décennies durant, suscitant l'épouvante par ses ruines sombres, ses colonnes brisées et ses caveaux éventrés. Lorsque enfin on l'avait fait renaître de ses cendres, elle était devenue le symbole de la confusion stylistique qui régnait en ville. Quiconque empruntait la rue Lazienkowska devait affronter cette chimère de briques, ce mélange incongru de lieu de culte, de monastère, de château fort et de palais de Gargamel. Et maintenant, on venait d'y trouver un cadavre. » (page 22).

L'assassin est-il venu de l'extérieur ou est-il une des personnes de la thérapie ?

« […] on a un mort et quatre suspects, tous sobres et propres sur eux. » (page 24).

Les témoins disent tous que Henryk Telak « était triste, renfermé, en pleine dépression » (page 40) mais le mort ne s'est tout de même pas suicidé, pas en s'enfonçant une broche à rôtir dans un œil jusqu'au cerveau !

Teodore Szacki fait la connaissance de Monika Grzelka, une jeune journaliste, et de Jadwiga Telak, la veuve du mort embroché. La malheureuse femme a déjà perdu sa fille, Kasia, suicidée il y a quelques années et son fils, Bartek, est malade et incurable.

Mais Szacki n'a pas de piste sérieuse... « Aucune des auditions de témoin n'avait introduit de nouveaux éléments exploitables dans l'enquête. » (page 165).

 

« Ne me faites pas rire ! s'emporta Teodore Szacki. Ceci est une expérience d'investigation et non un roman policier. Je ne vais pas vous décrire en détails le déroulement de l'enquête. Et puis, une instruction fastidieuse se compose de centaines d'éléments et non d'un seul détective perspicace. » (page 416).

C'est pourtant de cette façon que le lecteur entre dans le roman. Tout est minutieusement détaillé. L'enquête est classique (conventionnelle) et pas trépidante mais c'est l'ambiance qui est intéressante. Chaque matin commence avec les actualités du jour et la météo, et enquête et vie du procureur Szacki sont intimement liées (ça m'a fait penser à la série danoise Forbrydelsen - The killing). Son épouse, Weronika, est conseillère juridique à l'hôtel de ville et le couple a une fillette, Hela.

L'enquête est longue, laborieuse, et cette lenteur peut gêner certains lecteurs qui aiment que tout se déroule, hum.... je dirais à l'américaine avec de l'action, des rebondissements, etc. Mais la lenteur est feinte car l'enquête se déroule sur douze jours seulement, entre le 5 et le 17 juin, ce qui est somme toute très rapide pour une enquête où tout a été cherché, vérifié et approfondi (il y a quand même un rebondissement le 18 juillet, soit un mois après la fin de l'enquête).

Sans rien dévoiler, je peux encore dire que j'ai bien apprécié la fin à la Hercule Poirot, je veux dire que tous les protagonistes sont réunis pour entendre le procureur et découvrir le(s) coupable(s).

J'ai l'impression que je ressors de cette lecture plus intelligente car l'auteur balade le lecteur dans la Varsovie moderne avec des retours dans l'Histoire (pas glorieuse) d'après-guerre et dans les vies de plusieurs familles. J'espère que le procureur Teodore Szacki, fonctionnaire pointilleux, pas satisfait de sa vie et de la routine ambiante (il n'a que 36 ans mais il m'a paru plus vieux), va prendre de l'ampleur car il existe une deuxième enquête, Ziarno prawdy - Une graine de vérité, parue en 2011 en Pologne. D'ailleurs, en 2011 également, le roman Les impliqués a été adapté au cinéma en Pologne par Jacek Bromski (1946-...) et a reçu le Prix Gros Calibre.

 

Les clins d'œil de l'auteur

« Méfiez-vous des séries télévisées. En Pologne, c'est le procureur qui dirige les investigations sérieuses. La police l'aide si on le lui ordonne, mais de sa propre initiative elle ne peut traquer que les voleurs de voitures et les cambrioleurs. » (page 87).

« La presse peut aussi commettre des erreurs, monsieur le procureur. C'est le lot de tous les pouvoirs.

La différence, c'est qu'on n'élit pas la presse au suffrage universel, rétorqua Szacki. L'histoire nous enseigne qu'un pouvoir autoproclamé se rend coupable d'un grand nombre de fautes. Et aussi qu'il les étouffe avec la plus grande efficacité. » (page 186).

« Bordel, pourquoi personne ne veut comprendre à quoi ressemblait vraiment la Pologne de l'époque ? Je vais te dire : c'était un système totalitaire fondé sur l'asservissement et la répression des citoyens par tous les moyens disponibles. Un système où le dernier mot revenait toujours à l'appareil de la terreur, et tant pis si ça sonne pathétique. L'appareil de la terreur, c'est-à-dire des services secrets qui espionnaient tout le monde, prêts à intervenir à chaque instant. » (pages 362-363).

 

Mes passages préférés

« Peut-être qu'il vaut mieux ne pas se souvenir de certaines choses. » (page 300).

« Je ne sais pas si vous avez aimé un jour. Vraiment aimé. Si oui, alors vous avez de la chance. Si non, alors je vous envie, car la plus grande aventure de l'existence se trouve peut-être encore devant vous. Savez-vous de quoi je parle ? Prenez les romans. Lire Le Maître et Marguerite au lycée était une expérience fabuleuse, mais je suis folle de jalousie à l'idée qu'il existe des adultes qui vont encore découvrir ce plaisir. Parfois, je me demande comment ça serait de lire Boukgakov pour la première fois aujourd'hui. Bref... En tout cas, si vous vous apprêtez à répondre « je ne sais pas », alors cela veut dire que vous n'avez pas aimé. » (page 436).

 

Une lecture pour les challenges 1 % de la rentrée littéraire 2013, Thrillers et polars, Tour du monde en 8 ans et Voisins voisines (Pologne).

 

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 04:38

Herbe noire est un roman de Pierre Willi paru aux éditions Krakoen dans la collection Polar en janvier 2014 (264 pages, 14,80 €, ISBN 978-2-367940366).

 

Je remercie Gilles G. et les éditions Krakoen pour ce roman de la rentrée littéraire d'hiver.

 

Pierre Willi, né en 1956, est auteur, peintre et navigateur ; il est originaire du Nord mais vit dans le Périgord. Herbe noire est son septième roman mais je ne connaissais pas cet auteur. Plus d'infos sur http://pierrewilli.eklablog.com/.

 

Paulin, 13 ans, est en internat chez les sœurs. Lors des vacances, il rentre à la ferme dans le hameau de Treunouille. C'est un coin isolé, entre Poitiers et Guéret, dans la Haute-Vienne, avec un étang, une petite rivière et quatre fermes dont celle de ses parents, Denise et Raymond Tersanne.

« Ici, c'est pas le bout du monde, non, on se retrouverait plutôt en plein centre... Le centre du Centre. » (page 6).

Il retrouve les enfants des voisins, les Delambre : Nadège, surnommée Nana, 14 ans, et son frère Gérard, 16 ans. Nana a arrêté de parler depuis des années. Il y a aussi Gabriel, qui a une moto, et vit normalement à la ville.

« Nana, si elle ne parle plus, elle continue de s'exprimer. Je veux dire qu'elle parle avec les gestes, le visage, les yeux, mais seulement quand elle veut et à qui elle veut. […] Un jour, on va se barrer tous les deux, loin, très loin. Le plus loin possible ! Je ne sais pas encore où ni comment, mais je sais qu'on va se barrer. On ne va pas rester là, à se laisser pourrir doucement sur pied comme les autres. Finir comme eux ? Non ! Ce n'est pas possible. » (page 35-36).

Réprimandes chez les sœurs, réprimandes chez ses parents...

« Cette année, les vacances, elles commencent mal. J'ai bien l'impression que ça va être un été pourri. » (page 62).

 

Autant le dire tout de suite : ce roman a sûrement un fort potentiel mais je n'ai pas aimé le style ! Trop de mots inventés (vasouille, sandouiches...), des fautes de grammaire (malgré que...) et un décor un peu trop noirci pour être plausible.

Des paysans ruinés et inactifs suite à des années de surproduction, violents et alcooliques.

Des ados – entre 13 et 18 ans – désœuvrés, qui consomment cigarettes, alcools, drogues, qui jouent avec le sexe et avec des armes à feu (chargées).

« Les rêves et la réalité sont tellement mélangés, tellement dans tous les sens, que je renonce à reconstruire ma mémoire de la veille. D'ailleurs, peut-être que je rêve encore ? » (page 105-106).

Non seulement ce serait plutôt un cauchemar qu'un rêve mais en plus Paulin ne va pas rêver longtemps...

« On est partis. On ne reviendra plus. » (page 137). « Où va-t-on ? […] – Le plus loin possible. – Autant dire jusque nulle part. – T'as une meilleure idée ? – Non. – Alors, allons-y. » (page 152).

Le sous-titre, sur la couverture, prévient « Obligés de fuir, ils ne sont jamais revenus » et effectivement, la fuite (les cent dernières pages à peu près) m'a plus intéressée que le début du roman, plutôt rural. Mais, même s'il y a une ambiance dans Herbe noire (et elle est plutôt sombre), ce roman m'a un peu ennuyée... Cependant, si vous aimez les tragédies et les road movies sanglants, ce livre noir peut vous plaire.

Mon passage préféré : « Ah, la famille, Paulin, la famille ! C'est comme une toxine qu'on a dans le sang. » (page 174).

 

Une lecture pour les challenges ABC critiques 2013-2014 (lettre W), Bookineurs en couleurs (couverture noire), Rentrée littéraire d'hiver 2014 et Thrillers et polars 2013-2014.

 

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