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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 07:10

ElephantPoussiere.gifUn éléphant dans la poussière est un thriller de J.F. Braun paru en novembre 2010 aux éditions Jacques André éditeur dans la collection Traits noirs (321 pages, 22 €, ISBN 978-2-7570-0194-3).

 

En même temps que La partie de Mah-jong de l'Empereur, d'Adam Katzmann, j'ai reçu ce thriller et je remercie Jacques André éditeur de m'avoir envoyé ce roman qui m'a beaucoup plu.

 

J.F. Braun est Lyonnais, il est spécialiste de l'histoire contemporaine russe (ça se voit !).

 

Philip James Forster, 39 ans, est un Américain de la classe moyenne : il habite dans une jolie maison avec son épouse Sharon, directrice de publication, et leur deux enfants, Kelly et Tim. Bref, il a une vie normale avec un poste à responsabilité chez Caltronic, des collègues, des amis, et un laboratoire qu'il a aménagé dans le sous-sol de sa maison car il est passionné de photographie.

Mais Philip James Forster est un « dormant » depuis 1971 ! Il a en fait 42 ans, s'appelle Nicolas Igorovitch Ostarov, est le fils d'un célèbre Général au pouvoir dans les années sombres de l'URSS, a été élevé par sa tante : « Je ne l'ai jamais vue faire la queue. […] J'étais un garçon insouciant, mais il y avait un tel gouffre entre la réalité et la propagande qu'il était impossible de l'ignorer. » (page 23). Puis il a été formé à Clifton en Ukraine sous le gouvernement d'Andropov : « Tu imagines les milliers de roubles qu'il a fallu pour en arriver là ? On compte sur toi. Tu dois devenir un grand scientifique. Après tes études, tu travailleras dans les meilleures firmes impérialistes. À notre profit bien sûr. Comme tu le sais, nous accusons un certain retard en électronique. Tu es un des jokers qui nous permettra de rattraper les Américains. » (page 41). Il est arrivé par le Canada, a étudié aux États-Unis : « À Berkeley, j'ai appris qu'un certain retard était une litote polie. En réalité, c'était un fossé abyssal qui nous séparait des Occidentaux. » (page 41). Pendant toutes ces années, il a fourni des informations aux Soviétiques en particulier sur des projets top-secrets. Un peu moins depuis la chute de l'empire soviétique et l'arrivée au pouvoir d'Eltsine.

Un soir, Biplan, un « disjoncteur » prend contact avec lui pour le renvoyer en Russie. « On élaguait les branches mortes, on mettait les réseaux en sommeil et surtout, on essayait de rapatrier les taupes les plus menacées dont, semblait-il, je faisais partie. » (page 10). Mais Forster veut rester en Californie : « Non, rentrer était impensable. Je n'avais plus là-bas ni famille ni relations. […] Je n'avais pas remis les pieds en Russie depuis 1971. […] Je pensais, je rêvais en anglais. Je ne serais jamais un vrai Américain mais je n'étais plus soviétique et je n'avais guère envie de devenir russe. Au fond, je n'étais qu'un bâtard de la guerre froide fourvoyé entre les deux mondes. » (page 14). Il se débarrasse de l'homme et s'enfuit sous une autre identité : il avait tout prévu car il savait que ça arriverait un jour... « J'avais perdu tout ce que j'avais construit depuis vingt ans. Il n'y avait pas d'alternative. Si je voulais sauver sauver ma peau ou éviter de moisir en prison pendant trente ans, je devais fuir à l'autre bout du pays. » (page 49). Commence alors une course-poursuite, entre lui et le FBI, et entre lui et ce qui reste du KGB.

 

Dans ce récit, à la fois thriller et roman d'espionnage, Forster raconte ses souvenirs (c'est passionnant) et sa fuite dans un road movie haletant où il va être confronté à Toundra, l'homme qui l'a fait entrer aux États-Unis et à des mercenaires sans foi ni loi.

AnneeRussie2011Il va aussi rencontrer des personnes qui vont l'aider, Alice dont il va tomber amoureux, Gary qui va l'embaucher et l'emmener à la pêche, et Cowper un ancien de la CIA qui vit en Asie et qui analyse la situation : « Vous n'êtes peut-être qu'un éléphant qui piétine dans la poussière, un leurre pour nous dissimuler la réalité. » (page 127).

Un très bon thriller à lire pour découvrir l'époque soviétique et la vie des agents dormants.

 

Je le mets donc dans le challenge Une année en Russie.

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 09:59

Avant Noël, j'ai été parmi les premières (grâce à Zarline qui m'a prévenue : merci !) à manifester mon enthousiasme à Pimpi qui souhaitait continuer le challenge Une année en Russie et puis... Je n'ai pas eu le temps d'en parler sur mon blog.

 

Devant tant d'entrain, Pimpi a reconduit Une année en Russie en 2011 et a créé un nouveau logo mais il est possible d'utiliser celui de l'édition 2010.

Defi2010Russie AnneeRussie2011.JPG
Logo de 2010 Logo de 2011

 

Pimpi a également publié un récapitulatif qui répertoriera les participants et leurs articles (sur lequel il faudra laisser les liens).

 

Je suis vraiment contente de continuer ce challenge car j'ai eu l'impression de ne pas en avoir assez parlé pour l'édition 2010... Il n'y a pas de contraintes (à part parler de la Russie !) et j'ai envie d'écrire sur le cinéma, la musique, la danse, la gastronomie, etc., et bien sûr la littérature russe !

 

La liste de mes articles sera ci-dessous.

Littérature russe : Le syndrome de Fritz, de Dmitri Bortnikov. Journal (1918-1920), de Nelly Ptachkina.

Littérature franco-russe : Mémoires d'un âne, de la Comtesse de Ségur.

Roman qui parle de la Russie : Un éléphant dans la poussière, de J.F. Braun.

Bandes dessinées : Les cahiers ukrainiens, mémoires du temps de l'URSS, d'Igort. Milan K. : Le prix de la survie, de Corentin et Sam Timel. Lutte majeure, de Céka et Borris.

 

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 02:35

SiberieMaslov1.jpgLe paradis des hommes est une bande dessinée de Nicolaï Maslov parue aux éditions Actes Sud BD en février 2010 (108 pages, 20 €, ISBN 978-2-7427-8818-7). Traduit du russe par Joëlle Roche-Parfenov.

 

Nicolaï Maslov est né à Novossibirsk (Sibérie) en 1953 mais il vit maintenant à Moscou. Du même auteur : Une jeunesse soviétique (2004) et Les fils d'octobre (2005) aux éditions Denoël Graphic.

 

J'ai eu le bonheur de rencontrer Nicolaï Maslov, oh ! rapidement, quelques mots, une dédicace, c'est un homme très gentil à l'air un peu triste mais qui porte en lui l'âme de la Russie et de sa Sibérie natale.

Sa bande dessinée faite de dessins en noir et blanc, au crayon, porte elle aussi l'âme de la Sibérie et les contrastes de cette terre : européenne mais éloignée de tout, à la fois dure et tendre, froide et chaleureuse, et qui a vécu un XXe siècle douloureux. Mais Le paradis des hommes est le premier tome de la trilogie Il était une fois en Sibérie et c'est l'Antiquité et le Moyen-Âge qui sont racontés ici. « La Sibérie était une terre vierge, riche d'une flore et d'une faune abondante. ».

Le paradis des hommes est une bande dessinée d'une grande richesse qui raconte tout simplement la Sibérie, ses fleuves (Tchoukhotka, Amour, Léna, Yana, Kolyma, Ob...), ses animaux (cervidés, ours, loups, chevaux...), ses populations nomades (Tatars, Altaïens, Bouriates, Yakoutes, Tchouktches...), ses monts Oural, ses chamans et ses idoles, sa steppe et ses hivers rigoureux.

Peu de textes, juste pour des choses importantes. « Les peuples de Sibérie avaient le souci de la Nature. Beaucoup d'entre eux n'en tiraient que le strict nécessaire pour se nourrir et se soigner. ». Pêche, chasse à l'arc, le paradis des hommes en fait.

Avec l'arrivée des Russes, des Cosaques, c'est le début d'une civilisation différente, basée sur les constructions : « Ils commencèrent à s'installer et, tout d'abord, ils se construisirent des huttes en terre et en bois. » et donc des villes qui vont grandir petit à petit. Basée aussi sur l'église orthodoxe avec ses patriarches et ses croyants : « Et plus la vie leur était dure, plus s'affirmait leur amour de Dieu, de la vérité et de la justice. »

Et puis l'auteur emmène le lecteur pour une incursion au XXe siècle, son enfance (années 50), son adolescence (années 60), à Novossibirsk où son père était responsable d'un relais de radio. Des années rudes mais emplies de souvenirs et des proches qu'il chérit en son cœur.

 

Si vous connaissez un peu la Russie, vous ne serez pas perdus avec des mots comme tsar, voïvode, rouble, oukase, boyard, moujik, isba, kolkhoze, taïga..., sinon le glossaire en fin de volume vous sera très utile !

 

Je ne peux vous dire que ceci : lisez cette bande dessinée et laissez-vous imprégner de la Sibérie ! Parce qu'elle est magnifique, somptueuse, touchante, émouvante, vraie. Et puis aussi parce que la bande dessinée russe, c'est vachement rare, à tel point que Nicolaï Maslov est considéré comme un pionnier !

 

Je présente cette bande dessinée dans le cadre de Une année en Russie (qui se termine demain mais Pimpi le fait continuer en 2011, lire ici et ici) et pour deux défis de bandes dessinées, le challenge BD de Mr Zombi et le challenge PAL sèches de Mo'.

Defi2010Russie Challenge-BD

PALseches

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 23:07

RomanTolstoi.jpgCoupCoeur2010.pngLe roman de Tolstoï est un essai de Vladimir Fédorovski paru aux éditions du Rocher dans la collection Le roman des lieux et destins magiques en avril 2010 (235 pages + 16 pages de photos en couleur, 19,90 €, ISBN 978-2-268-06914-2). Deux annexes (doctrine de Tolstoï et quelques pensées de Tolstoï) et une bibliographie multilingue (pages 218 à 234).

 

Defi2010RussieJe remercie Céline et les éditions du Rocher de m'avoir envoyé ce livre car j'avais très envie de le lire pour l'année de la Russie en France. D'ailleurs j'en profite pour présenter cet ouvrage dans le cadre du challenge Une année en Russie.

 

Évidemment je ne vais pas réécrire ici la biographie de Léon Tolstoï : Comte Lev Nikolaïevitch Tolstoï (Лев Николаевич Толстой) né le 28 août / 9 septembre 1828 et mort le 7 novembre / 20 novembre 1910.

 

Il faut que vous lisiez ce livre idéal pour appréhender la vie et l'œuvre de cet auteur grandiose !

 

De son enfance à Iasnaïa Poliana où il est né à sa mort à la gare d'Astapovo. De son domaine et de sa vie de famille. De Moscou et de Saint-Pétersbourg. De sa vie militaire avec son frère Nicolas à Kazan, dans le Caucase, puis à Sébastopol. De la guerre contre les Turcs en 1853-54 avec le Prince Michel sur le Danube (lire Le roman de Belgrade, de Jean-Christophe Buisson). De son premier voyage via Varsovie et Berlin en France, Suisse, Italie, et son deuxième voyage en France, Angleterre, Belgique. De son amour du jeu et des femmes. De sa vie de célibataire coureur de jupons, puis de son mariage avec une jeune femme beaucoup plus jeune que lui, Sophia Andreïevna, et de leurs enfants, tout ce qui a influencé ses romans : « Là, il y a la mémoire de la famille exprimée par mes ancêtres, exprimée en moi par mon caractère. Il y a la mémoire universelle, divine, spirituelle. C'est celle que je connais depuis le début du commencement, et d'où je proviens. » (page 183).

De ses premiers récits publiés dans Le Contemporain (Sovremennik, Современник), une revue littéraire créée en 1836 par Pouchkine. De son grand ami Tourgueniev. De son immense œuvre dans laquelle le lecteur croise des aristocrates, des paysans, des militaires, des Cosaques, des femmes, des tziganes, etc.

De ses idées humanistes, de sa volonté de libérer les serfs qui eux ne veulent pas de cette liberté, de sa morale et de sa spiritualité : « En Russie, les monarques peuvent devenir ermites, les fols en Christ gravir les marches les conduisant au trône et les écrivains, comme Tolstoï, prétendre au rôle de prophète. » (page 95) et « Il adorait parler de la nature, de la Russie, de Dieu, de la mort... » (page 182).

 

Quelques extraits pour vous donner encore plus envie de lire ce roman de Tolstoï impeccablement écrit par Vladimir Fédorovski !

« L'essentiel pour lui était de ne pas paraître ordinaire, de ne pas passer inaperçu, afin d'étonner. » (page 23).

« […] un sentiment qui dominera l'esprit de Tolstoï toute sa vie durant : l'indignation face à l'injustice. » (page 24).

Un précepteur français : « Ce petit a une tête, c'est un petit Molière ! » (page 35).

Un autre professeur : « Serge peut et veut ; Dimitri veut mais ne peut ; Léon peut mais ne veut. » (page 35).

« Jeune homme, il était promis à ce destin : créer un monde imaginaire, transplanter les caractères des êtres vivants dans des fantômes de son esprit. » (page 47).

Dans une lettre à Toinette alors qu'il est dans le Caucase avec son frère Nicolas : « Je ne sais si ce que j'écris paraîtra jamais dans le monde, mais c'est un travail qui m'amuse et dans lequel je persévère depuis trop longtemps pour l'abandonner. » (page 67).

« On peut écrire avec la tête ou avec le cœur. Lorsque je commence à écrire avec la tête, je m'arrête toujours et m'efforce de ne laisser parler que mon cœur. » (page 99).

« Si les hommes vivaient en frères, ils n'auraient besoin ni de gendarmes, ni de soldats, ni de tribunaux. » (page 221).

 

Alors, fantasque, colérique, obsédé sexuel, moraliste, prophète... ? Peu importe : c'était un sacré bonhomme ce Tolstoï ! Et en tout cas un exceptionnel, immense, génie de la littérature. D'ailleurs « À chacun son Tolstoï. » (page 9), n'est-ce pas ? Et pour moi, Tolstoï représente l'âme de la Russie.

 

Si vous avez le bonheur de pouvoir lire le russe, l'œuvre de Tolstoï est disponible en ligne sur http://az.lib.ru/t/tolstoj_lew_nikolaewich/ sinon une grande partie est en français sur http://fr.wikisource.org/wiki/Léon_Tolstoï.

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 16:58

RomanRusseDrole.jpgUn roman russe et drôle est un roman de Catherine Lovey paru aux éditions Zoé (Genève) en février 2010 (289 pages, 19 €, ISBN 978-2-88182-662-7).

 

Je remercie Babelio de m'avoir envoyé ce roman (opération Masse Critique : cliquez sur le lien dessous à droite). Malheureusement, il n'a pas répondu à mes attentes...

 

Catherine Lovey, née en 1967 dans le Valais (Suisse), est diplômée en criminologie. Elle est journaliste (économie et finances) et romancière. Déjà parus (chez le même éditeur) : L'homme interdit et Cinq vivants pour un seul mort.

 

Une soirée d'été, entre amis : on discute, on rit, on parle de tout et de rien, on met les enfants au lit, on boit, on continue de converser, des tueurs en série (Marine est profileuse) et de projets.

Car Valentine Y., la narratrice, veut aller en Sibérie et écrire un roman sur Mikhaïl Khodorkovski, l'oligarque russe emprisonné à Krasnokamensk (l'affaire Ioukos).

Son meilleur ami, Jean Liebermann, qui lui avait sauvé la vie vingt ans auparavant dans le métro de Moscou (où ils étaient tous deux étudiants), veut partir avec elle pour retrouver son amour d'antan, Elena Sniejnova. « Nous avions tant aimé ce pays, surtout les gens. Nous les avions aimés en dépit du bon sens, sans jamais chercher à savoir pourquoi […]. » (page 42).

Les autres essaient de l'en dissuader car la Sibérie, c'est loin et ce n'est pas une destination très cotée. Et puis qui va s'intéresser à un Russe au nom imprononçable ! « Peux-tu m'expliquer ce que fiche un homme comme lui, multimilliardaire, roi du pétrole, dans un bagne russe, alors qu'il aurait pu fuir en avion privé, ou se compromettre face au pouvoir, […]. » (page 44).

 

 

Les chapitres s'enchaînent (péniblement) et Valentine Y. parle surtout des hommes qui gravitent autour d'elle, son ami S, Gonzague, Jean, Jonas, Carl, Lev Nikolaïevitch Nikolaïev, Simon O. Stone-Allerton, et l'histoire piétine... Le pire, c'est que l'auteur le dit elle-même : « Dans les vrais romans, sous la plume des romanciers confiants, […]. Or, je commence à m'inquiéter pour mon roman russe, parce que rien n'avance […]. » (pages 113-114) !

 

Dans la deuxième partie, Valentine Y. est en Russie (enfin !), mais ce n'est pas très captivant... La troisième partie (échanges de lettres entre Jean et Ioulia Ivanovna et extraits des lettres de Valentine à Jean) est un brin plus intéressante mais je me suis dit : Ouf ! Elle n'écrira plus rien ! Bon débarras !

 

En fait Valentine Y. veut écrire « un roman russe et drôle » mais je n'ai lu que divagations sur sa vie personnelle (pas passionnante) et digressions sur son pays (un petit pays bien propre avec des coffres-forts).

 

Le roman n'est pas nul, il y a même de bonnes phrases mais il n'a rien de russe et rien de drôle... De plus, j'ai mis plus de deux semaines à le lire... Bon, c'est vrai que Faiel est arrivé et que je suis rentrée tard 3 soirs en une semaine (donc pas de lecture ces jours-là) mais normalement, un livre de ce genre (format, nombre de pages), je le lis en 3 ou 4 jours... Allez, voici quelques phrases pour vous donner envie de vous faire votre propre idée en le lisant vous-mêmes !

 

 

Quelques phrases (en plus de celles citées dans l'article)

Defi2010Russie« Il faudra dire la vérité, toute la vérité, me dit mon ami S. en frappant la table du dos de sa main droite. » (page 9, première phrase du roman).

« La Russie n'est plus ce qu'elle était. » (Carl, page 73).

« Laissez tomber ce périple dans ses contrées sauvages et radioactives. Mettez du soleil dans vos écrits. Allez à la plage ! » (Carl, page 90).

« Depuis le grand chambardement, tout est devenu hors de prix en Russie, même la misère qui, pendant des siècles, n'avait pas coûté un sou dans ce pays-là. » (page 119).

« … j'ai beaucoup écrit ces derniers jours, des phrases qui vont un peu partout, je ne sais trop où. Il faudra que je trouve un autre moyen d'entrer dans le vif du sujet. » (page 234).

 

Vu sa relation avec la Russie, je place ce roman suisse dans le challenge Une année en Russie.

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 00:06

VilleInsoumise.jpgCoupCoeur2010.pngLa ville insoumise est un roman de Jon Fasman paru aux éditions du Seuil en mars 2010 (381 pages, 21,50 €, ISBN 978-2-02-097732-6). The unpossessed city (2008) est traduit de l'américain par Madeleine Nasalik.


Jon Fasman, né en 1975 à Chicago, est journaliste. Il connaît aussi Washington, New York, Londres et Moscou, c'est donc plus facile pour lui de placer son action dans ces villes.


Prison de Bouriatinski, à Itchikov, en Ingouchie. Le directeur de la prison reçoit un agent du ministère de l'Intérieur car un virus a tué de nombreux prisonniers. Puis la prison est réduite en flammes.

Rockville, dans l'État du Maryland. Après la rupture de ses fiançailles et la perte de son travail, Jim (Seamus) Vilatzer, 32 ans, est retourné vivre chez ses parents. Sam et Rosie Vilatzer, enfants d'immigrés juif ukrainien et irlandais, sont fiers de posséder le Vilatzer Delicatessen et Épicerie Fine depuis plus de quarante ans. Mais Jim n'a plus envie de travailler avec ses parents... De plus, deux frères serbes à qui il doit vingt-quatre mille dollars le menacent...

Info sur CNN : « Un incendie dans une prison en Russie. Plus de huit cents morts. [...] Jim se disait parfois qu'il ne s'intéressait pas à la Russie, que les mauvaises nouvelles lui procuraient une forme d'apaisement. Sam n'avait jamais mis le pied là-bas et, malgré tout, ce pays ne cessait de le hanter. » (page 31).

Sur les conseils de son meilleur ami, Jim décide de partir en Russie et de travailler pour la Fondation de la Mémoire qui interviewe « tant qu'ils sont encore en vie » les anciens prisonniers politiques.

Seulement 25 pages se déroulent aux États-Unis, tout le reste se passe en Russie.

Peu de temps après son arrivée à Moscou, Jim se rend compte de deux choses : avec son teint mat et sa barbe naissante, il est pris pour un ressortissant du Moyen-Orient par les policiers qui contrôlent sont identité et le rackettent ; plus grave, il est constamment suivi par des agents des enquêtes spéciales du Ministère de l'Intérieur... Pourquoi ? Son visa est en règle, il a un travail, et a déjà interviewer quatre anciens prisonniers. Mais il va vite se rendre compte que la jeune femme dont il est tombé amoureux, Kaisa, et qui l'a orienté vers le premier « ancien détenu », soit-disant son grand-père, n'est pas qui elle prétend être et que des savants ayant travaillé pour la guerre bactériologique sont enlevés.


« Railler les travers de sa famille, de sa tribu, de son pays, de sa petite personne, rien que de très normal en Russie ; quand un étranger se joignait au concert des quolibets, en revanche, c'était de la grossièreté pure et simple. » (page 146).


Defi2010RussieJe remercie Suzanne de Chez les filles de m'avoir envoyé ce roman. Quand j'ai lu dans le résumé que l'action se déroulait en Russie, je me suis dit « Chouette, je le présenterai pour Une année en Russie ! » mais je n'avais pas vu que c'était un roman d'espionnage ! Et c'est super car je n'avais pas lu de roman d'espionnage depuis... Des lustres ! En plus, c'est un roman de la rentrée littéraire de l'hiver 2009-2010. Et un très bon roman de surcroît qui se lit d'une traite (si possible) et auquel je mets un coup de cœur ! Action et rebondissements sont au rendez-vous, et on apprend plein de choses sur la Russie du XXIe siècle. Pas reluisant...


J'avais repéré La bibliothèque du géographe, le premier roman de Jon Fasman, à sa parution en septembre 2005 mais là, il va falloir absolument que je le lise !

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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 01:26

JeuPinceaux8Heli m'a prévenue dans un commentaire que le Jeu des pinceaux 8 venait de commencer.

Cette photo du Kremlin prise par Gérard Mignon a été choisie par la gagnante du Jeu des pinceaux 7.

Tout comme le Jeu des pinceaux auquel j'ai déjà participé en septembre dernier, ce concours est organisé conjointement par Heli et Flo.

Le règlement est simple mais, avant de vous inscrire pour participer, allez le consulter sur le blog de Heli.

Bien que je trouve cette photo un peu petite, je vais participer à ce concours. Mais je ne peux pas poster mon « œuvre » avant la fin du concours et des votes (je vous tiendrai donc au courant en temps voulu).

Defi2010Russie
Le thème de ce concours étant le Kremlin (Moscou), cet article entre dans le challenge Une année en Russie.
 
PS du 28 février : ça y est, la galerie est complète et il est possible de voter pour vos 3 œuvres préférées sur le blog de Heli jusqu'au 7 mars (ensuite à partir de midi ce jour-là, je pourrai publier mon œuvre sur mon blog).

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 00:05
Defi2010RussieAllez, je démarre le challenge Une année en Russie avec de la musique !

Même si elle vit à Los Angeles, Marina V (que j'ai découverte récemment) est une chanteuse russe, née à Moscou le 3 octobre 1982. Son nom complet est Marina Gennadievna Verenikina.
Belle comme un ange (normal, dans la Cité des Anges), elle chante aussi comme un ange (un petit côté Tori Amos parfois, artiste qu'elle cite d'ailleurs dans ses influences, ainsi que les Beatles et Tchaïkovsky).
À Moscou, Marina a étudié le piano dès l'enfance, puis à l'âge de 15 ans, elle a gagné un concours pour continuer aux États-Unis où elle a réalisé son rêve : devenir auteur-compositeur-interprète. Elle joue aussi de la guitare.

Sur son MySpace, vous pouvez écouter 8 titres, tous aussi beaux les uns que les autres, et voir 2 vidéos. Sur son site officiel, vous pouvez écouter 12 extraits de chansons et voir 5 vidéos. Il y a aussi de nombreuses vidéos sur sa chaîne YouTube.

Marina a déjà sorti 5 albums : Let me dream en 1999, Lift en 2001, Something of my own en 2003 (11 titres dont une chanson en russe), Simple magic en 2005 (11 titres dont une chanson en russe), Modern fairytale en 2008 (12 titres dont une chanson en russe). Un mini-album en 2009, Unbalanced (5 titres dont une chanson en russe). Et un Live en 2006, Live at soundmoves (12 titres dont une chanson en russe et une reprise des Beatles).

Alors, vous êtes conquis, vous aussi ?

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 00:30

Defi2010Russie2010 est l'année de la Russie en France (et de la France en Russie). Ah, la Russie... Que j'aime la Russie ! Je rêve de découvrir non seulement Saint-Pétersbourg et Moscou mais aussi la région d'Omsk et Novossibirsk, la région du lac Baïkal, Sakhaline en mer d'Okhotsk...

Le challenge Une année en Russie a été créé par Pimpi du blog Marque ta page mais j'ai trouvé l'info chez Lounima des Lectures de Lounima. Je remercie donc Lounima pour avoir diffusé l'info et Pimpi pour cette extraordinaire idée.

J'ai déjà lu de nombreux auteurs russes (ou soviétiques) mais ce challenge n'est pas qu'un défi littéraire puisque les participants pourront y parler de tout ce qui concerne la Russie. Évidemment, la Russie a de grands auteurs et la littérature aura une place de choix (classiques, contemporains, théâtre, poésie, biographies). Mais on pourra aussi y parler de culture, traditions, histoire, langue russe, cinéma, musique, Art, thé, voyages, etc.

Je vous laisse consulter sur le blog de Pimpi les modalités et la liste des participants (déjà plus de 40 !).

J'en profite pour mettre les liens vers mes précédents articles qui concerne la Russie et une carte de la Russie. Au fur et à mesure que je posterai des articles sur la Russie dans le cadre de ce challenge, je les rajouterai à cette liste (voir sous la carte). Et je n'hésiterai pas à les illustrer avec le logo élaboré par Pimpi car il est vraiment très beau.

 

Des gens sans importance, de Panteleïmon Romanov (nouvelles), L'exploit de l'éclaireur, de Boris Barnet (film), Gagarine, le premier homme dans l'espace (astronomie, espace), Iris White l'aventurière (série animée), Le pingouin, d'Andreï Kourkov (roman), Rostropovitch + Eltsine + la cathédrale orthodoxe du Christ Sauveur (violoncelliste, 1927-2007) + (président 1931-2007), Spoutnik, cinquantième anniversaire (astronomie, espace), Troyat, Henri (auteur, 1911-2007), Vlad studio (dessinateur).

 

 

Littérature : Représentation de La cerisaie, d'Anton Tchekhov, La ville insoumise, de Jon Fasman (littérature américaine mais ça se passe en Russie), Le poisson mouillé, de Volker Kutscher (littérature allemande mais dans le Berlin de 1929 avec les émigrés russes et le communisme), Un roman russe et drôle, de Catherine Lovey (littérature suisse sur la Russie), et enfin un roman russe Le bibliothécaire, de Mikhaïl Elizarov et une bande dessinée russe Il était une fois la Sibérie, Le paradis des hommes, de Nicolaï Maslov.

Musique : Marina V.

Photographie : Jeu des pinceaux 8 avec le Kremlin (et ici aussi).

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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 08:19

Produit par Kiev Film Studio, L'exploit de l'éclaireur est réalisé par Boris Barnet sur un scénario de Mikhaïl Bleiman, Konstantin Issaev et Mikhaïl Makliarski.
Son titre original est Podvig razvedtchika.

Moi qui aime le cinéma russe, j'ai été contente de pouvoir regarder ce long métrage d'espionnage sur Arte. Dédié aux éclaireurs soviétiques, ce film de 87 minutes tourné en 1948 est présenté comme un film culte de la jeunesse soviétique et le film fétiche de Poutine, rien que ça !

BorisBarnet.jpgBoris Barnet est un cinéaste russe, né à Moscou le 18 juin 1902 (il avait un grand-père anglais) et mort par suicide à Riga le 8 janvier 1965.
Acteur dans quelques-uns de ses films mais aussi dans des films de Vsevolod Poudovkine comme La fièvre des échecs (1925) et Tempête sur l'Asie (1928)
Réalisateur d'une petite trentaine de films entre 1927 et 1963, dont La jeune fille au carton à chapeau (1927), Okraïna - Le faubourg (1933), Au bord de la mer bleue (1936), Novgorodtsy (1943), Lyana (1955), Annouchka (1959), Alyonka (1961), etc.

Les principaux acteurs de L'exploit de l'éclaireur
Pavel Kadotchnikov : Fedotov/Eckert

Dmitry Milioutenko : Berejnoï
P. Arjanov Dobrovolski : Stubing
Boris Barnet : Général von Kuhn
Viktor Khalatov : Friedrich Pommer

L'histoire de L'exploit de l'éclaireur
À peine rentré du front, le commandant Alexei Fedotov, un bel officier de l'Armée Rouge, se rend auprès de son épouse bien aimée (il y a un portrait de Staline au-dessus de leur sofa !) mais il doit assister à l'interrogatoire d'un espion au sujet de la protection d'Hitler. Alors que l'espion réussit à fuir lors de son transfert, Fedotov est investi d'une importante mission en Prusse Orientale. De leur côté, les Allemands renvoient l'espion surveiller les Bolcheviks dans sa patrie d'origine, l'Ukraine.

Ce film en noir et blanc qui bénéficie d'une très belle image et d'extraordinaires contrastes, joue sur l'importance des regards, sur l'héroïsme et sur un astucieux scénario d'espionnage : le chassé croisé entre Fedotov/Eckert, l'espion soviétique et Berejnoï, l'espion allemand d'origine ukrainienne, avec enlèvements, meurtres, traîtrise et même un peu d'humour.

Lequel des deux va être le plus rusé et accomplir avec succès sa mission ?

Pour ceux qui ont manqué sa diffusion, L'exploit de l'éclaireur est rediffusé le lundi 10 mars à 14 h 55 sur Arte.

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