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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 22:20
Vapeur et feuilles de thé, challenge automnal de Sia

Grâce aux Pipelettes, j'ai découvert le challenge Vapeur et feuilles de thé créé par Sia – du blog Encres & calames – pour un automne steampunk.

 

Le titre du challenge est tellement original et le logo est tellement beau que je n'ai pas pu m'empêcher de m'inscrire à ce challenge !!!

 

L'objectif est de lire – du 21 septembre au 20 décembre 2014 – des œuvres de steampunk : c'est un genre que j'aime beaucoup mais que je ne lis pas assez alors ce challenge arrive à point ! Et puis, j'en ai profité pour m'abonner à French steampunk : le site, la page FB.

 

Infos sur le challenge et sur le steampunk, logo et inscription chez Sia.

 

Mes articles pour ce challenge

1. Le château des étoiles – 1 : 1869 la conquête de l'espace, d'Alex Alice (bande dessinée française)

2. ...

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 00:14

La fin du monde a du retard est un roman de J.M. Erre paru aux éditions Buchet-Chastel en février 2014 (401 pages, 20 €, ISBN 978-2-283-02731-8).

 

J.M. Erre (je pensais que son prénom était Jean-Michel mais c'est Jean-Marcel) est né en 1971 à Perpignan (Pyrénées Orientales).

Du même auteur : Prenez soin du chien (2006), Made in China (2008), Série Z (2010) et Le mystère Sherlock (2012).

Suivre J.M. Erre sur sa page Facebook.

 

Le personnel et les malades de Saint-Charles sont en pleine préparation pour le centenaire de la clinique psychiatrique.

Julius, un trentenaire qui croit au complot mondial qu'il explique par la mythologie, publie sur son site, La fin du monde a du retard. Il a prévu de s'évader mais, depuis une semaine, il y a une nouvelle pensionnaire : Alice, 25 ans, qui est restée huit semaines dans le coma.

« Julius avait bien fini par se l'avouer : elle lui plaisait beaucoup, cette Alice. Depuis une semaine, il pensait à elle toute la journée, guettait ses allées et venues par son œilleton et n'en dormait plus la nuit. […] Il était amoureux. Et c'était une catastrophe. » (page 22).

Julius est amnésique mais il pense que la fin du monde est pour dans deux jours et il embarque Alice dans sa quête contre Tirésias en espérant qu'elle retrouvera la mémoire et des émotions.

Mais attention : « Trop de complots tue le complot. » (page 42) !

Cinq jours… Dans cinq jours, le commissaire parisien Joseph Gaboriau et le prêtre Jean-Bedel Saint-Freu de l'église Saint-Théodule seront tous deux à la retraite après des décennies de bons et loyaux services.

 

Ce roman démarre bien, j'abandonne toute logique et j'accepte que Julius m'ouvre les yeux sur le complot mondial ! Suis-je moi aussi enchaînée dans la grotte comme dans l'allégorie de Platon ?

Julius est à fond dans la mythologie, antique, médiévale, avec les surhumains prométhéens et les surhumains apocalyptiques, qui correspondent tout bonnement à nos super-héros et super-méchants et donc l'auteur utilise des parallèles avec notre fiction, enfin surtout américaine mais pas que, dans la littérature, le cinéma, pour retrouver la magie d'antan, le surnaturel, l'extraordinaire. C'est donc toujours le Bien contre le Mal, une vision assurément manichéenne mais bien réelle. C'est hyper intéressant, et drôle aussi, avec un humour loufoque à la limite de l'absurde. Mais j'ai quand même moins ri qu'avec Le mystère Sherlock lu au printemps 2012 mais dont je n'ai pas publié de note de lecture (aïe, pas tapé !).

Dans Le mystère Sherlock, J.M. Erre rendait hommage à Sherlock Holmes et aux Holmésiens ; dans La fin du monde a du retard, il rend hommage aux mythes et aux super-héros ; en fait dans chacun de ses romans, il met en avant un thème précis qu'il détaille avec érudition et humour.

Il y a donc ici nos deux « héros » et des genres de super-héros (les surhumains prométhéens, les gentils quoi !) : un commissaire flanqué d'un jeune inspecteur aux idées bizarres, un prêtre attendrissant, une mamie complètement décalée (pages 282 et suivantes), un geek fan de Star Wars surnommé Ours, deux espions (?) Raoul et Albert, une secte réfugiée dans les égouts mais bon sang, pourquoi la fin du monde a-t-elle du retard ?, et les super-méchants (les surhumains apocalyptiques, ceux qui veulent détruire le monde) avec l'ordre de Tirésias et leurs Régulateurs, brrr…

Tout ça pour un roman déjanté (j'ai survécu avec nos héros à plusieurs explosions et à des courses poursuites effrénées) mais attention « Il n'y a pas de soluces pour franchir les niveaux dans le monde réel ! Pas d'astuces pour avoir toutes les munitions ! Et tu auras une seule vie ! Si tu es game over, c'est vraiment fini ! » (page173) : mais, ce n'est pas possible ! Comment va-t-on faire ? « Si cela peut vous rassurer, j'ai des informations qui prouvent que la fin du monde est seulement en retard, précisa Julius. » (page 226) : ouf ! Me voilà rassurée ! Vous aussi, j'espère.

C'est drôle, rocambolesque ; à lire absolument avant la fin du monde !

 

Ma phrase préférée

« Mon royaume pour une matraque ! » (Gaboriau excédé par le lieutenant Matozzi, page 334).

 

Une lecture durant la Reading's week # 3 que je mets dans les challenges ABC critiques 2013-2014 (lettre E), Geek, Paris, Petit Bac 2014 (catégorie Moment / temps), Rentrée littéraire d'hiver 2014, Thrillers et polars.

 

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 22:00

La terre brûlée est le deuxième tome de la série L'épreuve de James Dashner. Il est paru aux éditions Pocket Jeunesse en août 2013 (415 pages, 18,50 €, ISBN 978-2-266-20013-4). The scorch trials (2010) est traduit de l'américain par Guillaume Fournier.

 

James Dasher : consulter L'épreuve – 1 : le labyrinthe.

 

Surtout, ne lisez pas ceci si vous souhaitez lire le tome 1 avant !

Thomas pense que les Blocards sont en sécurité, loin du labyrinthe et des Griffeurs. Cette première nuit, dans le dortoir, il fait un rêve : il a 4 ou 5 ans et il est avec sa mère ! Mais Teresa le contacte : « Tom, il y a un problème. » (page 11). En fait, ils sont entourés par les Fondus, des humains aux chairs brûlées et qui deviennent fous. Non seulement le contact avec Teresa est ensuite perdu mais ceux qui les ont aidés sont tous pendus dans le réfectoire et Teresa a disparu : à sa place, il y a Aris, un garçon qui était dans un autre labyrinthe, dans le groupe B avec seulement des filles.

« […] ces Épreuves que vous traversez sont de la plus haute importance. Continuez de réagir correctement aux variables, continuez à vous en sortir, et vous pourrez avoir la fierté de vous dire que vous avez joué un rôle dans la survie de l'espèce humaine. Et dans la vôtre, bien sûr. » (page 66).

Facile à dire, la nature est détruite, la terre brûlée par les éruptions solaires et l'humanité pratiquement éradiquée par une épouvantable maladie, la Braise !

Mais Thomas « n'abandonnerait jamais, surtout pas maintenant. Pas après tout ce qu'on leur avait infligé, à ses amis et à lui. » (page 82).

Les deux groupes, celui des garçons et celui des filles, mis en concurrence arriveront-ils vivants au Refuge avant les deux semaines fatidiques, avant que la Braise ne les ronge ? Ils doivent traverser un désert de chaleur brûlante avec des tempêtes phénoménales et une ville habitée par des fous furieux !

« Quel monde pourri [...] » (page 161).

 

Le tome 2 est à la hauteur du Labyrinthe et je l'ai dévoré en deux fois aussi (désolée, j'ai relevé moins d'extraits). Impossible de lâcher un roman comme celui-ci, l'été, en vacances ! Bon, certains garçons sont morts avant de quitter le labyrinthe (ou même après) et il y a donc de nouveaux personnages qu'il faut découvrir, apprivoiser (Aris et les filles du groupe B), et puis il y a d'autres questions encore sans réponse. C'est palpitant, toujours très rythmé et soutenu, et je regrette que la bibliothèque n'avait pas le tome 3… Il faut que je le trouve très vite, n'importe où, bibliothèque ou librairie, mais que je puisse le lire, le dévorer, enfin vous voyez ce que je veux dire !

 

Une lecture effectuée durant la Reading's week # 2 que je mets dans les challenges Les anciens sont de sortie (rentrée littéraire 2013), Anticipation, Geek, Jeunesse & young adults, Lire sous la contrainte (trilogie de l'été), Le mélange des genres (SF/fantasy/imaginaire), Mois américain.

 

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 22:44

Le labyrinthe est le premier tome de la série L'épreuve de James Dashner. Il est paru aux éditions Pocket Jeunesse en octobre 2012 et réédité en février 2014 (409 pages, 18,50 €, ISBN 978-2-266-20012-7). The maze runner (2009) est traduit de l'américain par Guillaume Fournier.

 

James Dashner est né le 26 novembre 1972 à Austell en Géorgie (États-Unis). C'est un romancier SF et fantasy avec des séries comme Infinity ring, The Jimmy Fincher saga, The mortality doctrine, The 13th reality. Plus d'infos sur http://jamesdashner.com/.

 

Thomas est dans la Boîte, un ascenseur métallique qui monte pendant plus d'une demi-heure mais lorsqu'il arrive à la surface, il ne se rappelle que de son prénom et n'a que de très vagues souvenirs.

« Des mains se tendirent pour l'empoigner par ses vêtements et le soulever.

[…]

– Content de te voir, tocard. Bienvenue au Bloc. » (page 9).

Une cinquantaine de garçons entre 15 et 18 ou 19 ans vivent au Bloc. Le dernier arrivé, Chuck qui va devenir le guide et l'ami de Thomas, n'est là que depuis un mois. D'autres sont là depuis deux ans.

Le Bloc, c'est « une esplanade grande comme plusieurs terrains de foot, ceinte de murs gigantesques en pierre grise. Couverts de lierre, hauts d'une centaine de mètre au moins, ils formaient un carré parfait. » (page 11). Mais chaque nuit, les murs se ferment et chaque matin, le labyrinthe des murs et des couloirs changent, ce qui rend impossible toute fuite du Bloc. D'autant plus que, la nuit, des Griffeurs, mi-bêtes mi-machines, tuent tous ceux qui ne sont pas rentrés au Bloc avant la fermeture.

Thomas est bien accepté par certains garçons et est rejeté par d'autres. Pourquoi ? Il n'a que de très vagues souvenirs mais il a l'impression de connaître ce labyrinthe.

« Comment un tel labyrinthe, avec des murs aussi énormes, si vastes que des dizaines de garçons n'avaient pas pu en trouver la sortie, pouvait-il exister ? Et, plus important, à quoi pouvait-il bien servir ? Que faisaient-ils là ? Et depuis combien de temps ? » (page 47).

Thomas veut devenir coureur et explorer le labyrinthe mais, alors qu'un Bleu arrive chaque mois, le lendemain de son arrivée, une fille sort de la Boîte et tombe dans le coma.

À partir de ce moment-là, tout change ! Mais « Quelles que soient les épreuves qui les attendaient, ils les affronteraient ensemble. » (page 391).

 

C'est en voyant la bande annonce du film au printemps que j'ai eu envie de lire cette série !

Depuis, une deuxième bande annonce sur laquelle on peut voir plus d'images est sortie.

Le roman a été à la hauteur de mes attentes, je n'arrivais pas à le lâcher (bon, je l'ai lu en deux fois quand même), c'était comme si j'étais avec les Blocards et je me suis jetée dans le labyrinthe… nan, je voulais dire sur le tome 2 ! Le coup de cœur de cet été ! J'avais très envie de SF, de fantastique, j'ai été servie ! Des personnages intéressants, avec chacun un caractère et des aptitudes différents, une intrigue parfaite et un rythme soutenu, bref une excellente dystopie destinée aux adolescents (et aux adultes, hein, y a pas de raison !).

 

The maze runner / L'épreuve est une trilogie :

The maze runner (2009) – Le labyrinthe (2012),

The scorch trials (2010) – La terre brûlée (2013),

The death cure (2011) – Le remède mortel (2014),

avec une préquelle, The kill order (2012), pas encore traduit en français.

 

Je vous parle du tome 2 tout bientôt et il faut absolument que je trouve le tome 3 rapidement !

 

Une lecture effectuée durant la Reading's week # 2 que je mets dans les challenges 1 mois, 1 plume (je ne connaissais pas du tout cet auteur), Les anciens sont de sortie (rentrée littéraire 2012), Anticipation, Geek, Jeunesse & young adults, Lire sous la contrainte (trilogie de l'été), Le mélange des genres (SF/fantasy/imaginaire), Mois américain, Petit Bac 2014 (catégorie Lieu, aménagé).

 

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 22:19

Fragments de vérité est le premier tome de la série Typos de Pierdomenico Baccalario ; il est paru aux éditions Flammarion en mai 2014 (252 pages, 13 €, ISBN 978-2-0812-8662-7). T.Y.P.O.S. 0.1 Verità (2012) est traduit de l'italien par Faustina Fiore.

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion pour ce roman jeunesse italien !

 

Pierdomenico Baccalario est né le 1er mars 1974 à Acqui Terme dans le Piémont (Italie). Auteur jeunesse prolifique, après avoir été avocat et journaliste, il est connu en France pour la série Ulysse Moore (12 tomes) mais il existe d'autres séries comme Candy circle (10 tomes), Century (4 tomes), I gialli di vicolo Voltaire (7 tomes), Will Moogley Agenzia Fantasmi (7 tomes)...

 

Typos, c'est une équipe. Deux filles : Gipsy et Morph. Deux garçons : Dusker et Arlequin.

Seth Lear, le fondateur de Typos, est en orbite géostationnaire.

Sybil Grace, professeur et médecin, s'occupe des quatre jeunes qui étudient à l'université Pawn College.

Ils vivent à Maximum City, 30 millions d'habitants.

« Un enfer de gens, de corruption et de mensonges » (page 22).

Gipsy, c'est Rehyna Bakos.

Morph, c'est Lena Yang, une métamorphique.

Dusker, c'est David Tudor ; il vit dans un bidonville.

Arlequin, c'est Roger Stampede Lear, le fils de Seth Lear.

Apprentis journalistes, ils veulent découvrir et publier la vérité. Alors, ils sont pourchassés par une firme dirigée par Ronda Cubash.

« Les hommes du Laboratoire ne faisaient pas partie de la police. Ils travaillaient pour une gigantesque corporation nommée K-Lab, la plus grande agence internationale de falsification d'informations. » (page 40).

Ces hommes sont menés par Marmaduke Pennifer, surnommé Cartablanca, agent spécial de K-Lab, unique rescapé de sa famille.

En ce moment, grâce aux informations de Reginald Fincher, médecin d'une ONG, Typos enquête sur Makbake, le président dictateur de l'Ambillie, en Afrique, qui va être reçu par Henry James Hoss, le maire de Maximum City, lors d'un concert de charité.

« Une rébellion, une guerre civile, une famine, une population mourant de faim. » (page 70).

« Le Laboratoire est la plus grande multinationale de mensonges du monde. » (page 130).

 

Avec ce roman, premier tome d'une trilogie, l'auteur montre bien les rouages qui permettent à un dictateur de contrôler son pays, d'affamer ses citoyens et de récupérer l'argent de l'aide internationale.

On se croirait presque dans notre monde, à notre époque, mais la désinformation, la manipulation et la corruption ont été encore plus loin et l'action se situe dans un monde futur plus ou moins proche du nôtre.

On a donc là une dystopie. Et Typos et son journal sont un contre-pouvoir très important (le seul ?) même s'ils touchent pour l'instant peu de lecteurs.

En tout cas, Fragments de vérité met en garde ses (jeunes mais pas que) lecteurs contre la désinformation, la manipulation des images et des infos : tout ce qu'on nous dit et tout ce qu'on nous montre, ce n'est pas forcément vrai, il faut souvent aller chercher la véritable info soi-même, ainsi nous devrions tous être des Typos !

Le récit est dynamique, rythmé, soutenu et je ne me suis pas ennuyée, j'aurais même voulu en savoir plus surtout sur les personnages et ce monde futuriste, mais il va falloir que j'attende le tome 2, Poison noir, qui est annoncé pour octobre.

 

 

Une lecture agréable, entraînante et intelligente, que je mets dans les challenges Anticipation, Geek, Jeunesse & young adults # 3, Lire sous la contrainte (trilogie de l'été), Le mélange des genres (catégorie SF, fantasy, imaginaire).

Pour l'Italie, auteur italien :

Il viaggio, Tour du monde en 8 ans, L'Union européenne en 28 livres et Voisins voisines.

 

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 04:10

Contamination est le premier tome de la trilogie LZR-1143 de Bryan James. Il est paru aux éditions Panini dans la collection Éclipse en mars 2014 (398 pages, 14 €, ISBN ). LZR-1143 : Infection (2010) est traduit de l'américain par Julien Bétan.

 

Je remercie Panini et Babelio car j'ai reçu ce roman dans le cadre d'une opération Masse critique.

 

Bryan James est Américain. Contamination est son premier roman. Les deux autres tomes de LZR-1143 sont Évolution (2011) et Rédemption (2013).

 

Mickael McKnight (Mike), célèbre acteur de cinéma d'action, est interné depuis six mois à King's Park, un hôpital psychiatrique construit en 1890. Il est accusé d'avoir tué son épouse qui travaillait sur « la prochaine grande avancée médicale » (page 14) : Maria était chercheuse en biologie au laboratoire Starling Mountain.

Mais ce jour-là, il se réveille dans l'après-midi, sans qu'aucun infirmier ne l'ait réveillé et ne lui ait donné ses médicaments : il découvre un hôpital vide et apprend aux infos télévisées que « des morts récents [...] revenaient à la vie et attaquaient les vivants ; ceux qui étaient mordus mouraient, avant de se réveiller à leur tour. » (page 18).

Est-il fou ? Drogué ? Est-il victime d'hallucinations ? Ou est-ce l'horrible réalité ? Mike doute de tout, y compris de lui-même.

Après avoir vu de ses propres yeux les créatures, il va rencontrer Katherine Whitmore, une psychiatre, réfugiée avec trois détenus, mais ils vont devoir quitter l'hôpital et faire face aux hordes de morts-vivants.

« Que diable avait-il bien pu se passer ? » (page 48).

 

Vous l'avez compris, LZR-1143 est une série avec des zombies ! Ou quand des scientifiques se prennent pour Dieu ! D'ailleurs, le nom de code, LZR, ressemble un peu à Lazare, n'est-ce pas ?

 

Peu à peu, Mike se souvient de phrases de Maria qu'il n'avait pas bien comprises...

« Quand tu animes quelque chose, tu le fais bouger, tu lui donnes vie. Quand tu réanimes quelque chose, tu le fais passer d'un état inerte ou mort, à la vie ; tu le ressuscites, littéralement. » (page 93).

« C'est un processus très compliqué. Nous rencontrons des difficultés, mais le fait que ce soit possible nous indique que rien n'est au-delà de nos capacités. » (page 94).

« Pour l'instant, non, ce n'est pas bon, […]. Mais nous finirons par résoudre ça : nous faisons chaque jour d'immenses progrès. Les sujets sont de plus en plus actifs, et les cellules sont... Je veux dire, on a franchi l'étape la plus importante. […] La réanimation des cellules mortes est une avancée fulgurante dans le domaine. Personne n'est allé aussi loin. On doit s'attendre à quelques couacs, mais […]. Nous avons travaillé sur les problèmes et nous pensons avoir trouvé une solution. » (pages 95-96).

 

Évidemment Mike et Katherine (les autres personnage sont des figurants) vont avoir, comment dire... chaud aux miches ! Parce que partout, c'est le chaos ! C'est même l'enfer sur Terre !

« Tout indique que la mutation elle-même est douloureuse et nous n'avons aucune idée de ce qu'il reste de la conscience des individus une fois qu'ils se sont transformés. S'ils se rendent compte de ce qui leur arrive, de ce qu'ils sont devenus, sans pouvoir intervenir, muets et impuissants, prisonniers de la geôle en décomposition de leurs propres chairs alors qu'ils se transforment en goules et se nourrissent de la chair des vivants... » (page 176).

J'ai bien peur qu'ils ne ressentent plus rien, qu'il ne comprennent rien, parce qu'ils ne sont plus rien... Ni humains ni animaux... Des créatures... Des zombies quoi ! Des « Zeds » comme les ont surnommés les militaires.

« Quelle cruelle ironie s'était abattue sur l'humanité : il fallait qu'une maladie nous ôte toute capacité à penser et à réfléchir, capacité que certains considéraient comme les traits caractéristiques de l'espèce humaine, distinguant l'homme de l'animal, pour que notre véritable nature soit révélée. » (page 262).

 

Dans la postface, l'auteur explique pourquoi il a choisi d'écrire son premier roman avec des zombies, c'est très intéressant et il y a même, en bonus, les sept premières pages du deuxième tome, Évolution, annoncé pour juillet 2014 (et le tome 3, Rédemption, pour novembre 2014). Comme j'ai hâte de les lire ! Parce que, si LZR-1143 n'est pas de la « grande littérature », et même si certaines choses ressemblent à d'autres œuvres (par exemple se réveiller dans un hôpital vide, comme Rick dans The walking dead), c'est de la bonne littérature de genre et j'ai passé un excellent moment de lecture : j'ai frissonné et par cette chaleur, ça fait du bien ! Finalement Mike est assez philosophe, il a de l'humour et il s'interroge sur tout ça, les travaux de son épouse, ce qui s'est passé, ce qu'il est possible (ou pas) de faire. Et puis, j'aime bien les histoires post-apocalyptiques et les récits de zombies en font partie d'une certaine façon.

Lorsqu'on voit un film de zombies ou qu'on lit un livre avec des zombies, on se plonge dedans avec délice pour se faire peur mais on est bien content que tout ça ne soit pas vrai et on espère que ça n'arrivera jamais !

 

Une lecture pour les challenges ABC critiques 2013-2014 (lettre J), Anticipation, Geek, Lire sous la contrainte (trilogie de l'été), Le mélange des genres (SF / fantasy / imaginaire), Mois américain – Challenge US, Premier roman et bien sûr Zombie attack.

 

 

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 11:23

Cryozone est une bande dessinée de Thierry Cailleteau et Denis Bajram parue aux éditions Delcourt dans la collection Néopolis en mai 2005 (64 pages, 22,50 €, ISBN 978-2-84789-648-0).

 

Thierry Cailleteau, le scénariste, est né le 6 septembre 1959 à Rouen. Il a aussi été directeur éditorial aux éditions Vents d'Ouest et a travaillé sur des jeux vidéo. Il est connu pour les séries Aquablue et Wayne Shelton entre autres.

 

Denis Bajram, le dessinateur, est né le 1er février 1970 à Paris (son père est d'origine albanaise). Il a étudié aux Beaux-Arts et aux Arts-Déco à Paris. Il est cofondateur et directeur éditorial des éditions Quadrant solaire. Il travaille aussi sur des jeux vidéo. Plus d'infos sur http://www.bajram.com/.

 

31 décembre 2059, l'UNSS Neil Alden Armstrong est le premier vaisseau à quitter la Terre pour coloniser une autre planète à l'extérieur du système solaire, Sulus dans le système 51 Pegasi. À son bord, 9 600 humains en cryosommeil dans des caissons Cryotek et 400 membres d'équipage de permanence pour six mois à tour de rôle.

Après dix ans de voyage sur vingt prévus, tout semble bien se passer à bord et les personnes actives célèbrent le nouvel an avant de réveiller 400 autres personnes et de repartir en cryosommeil. Erika Bjornsen, mise enceinte par le professeur Langenthal, psychologue de la mission, refuse de se faire avorter et provoque une explosion. Dans une alcôve de la partie du vaisseau en feu, Lise Caron, médecin en chef, découvre des caissons individuels différents et non répertoriés, des modèles militaires ; elle libère un homme.

« Cet homme est la propriété de Cryotek ! Secret industriel ! » (page 19).

Le survivant dit s'appeler Slobodan Kopp et avoir testé la nouvelle molécule CM-666 au lieu de la CM-661 habituelle.

Dans le vaisseau, les humains réveillés trop vite, en procédure d'urgence de dix heures au lieu de seize, meurent ou se transforment en zombies avides de chair fraîche.

 

Cette intégrale contient les deux tomes de la bande dessinée :

Tome 1 – Sueurs froides (mars 1996, ISBN 978-2-84055-058-7),

Tome 2 – Syndrome Z (avril 1998, ISBN 978-2-84055-174-4),

et un cahier de 16 pages intitulé Le making-of avec des croquis, des planches, des illustrations...

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette intégrale SF horreur en me disant que ça faisait longtemps que je n'avais pas nourri le challenge Zombie attack !

Ce qui m'a plu, c'est le fait que tout est plausible, on a une explication sur le pourquoi du comment les humains se transforment en zombies. Encore un exemple de la folie humaine...

Les dessins sont beaux, réalistes, le récit et la peur sont bien dosés.

L'histoire se déroule en huis-clos dans un vaisseau spatial, brrr..., j'en frissonne encore !

Et la fin est spectaculaire et donne à réfléchir.

 

Une lecture pour le challenge Zombie attack donc mais aussi Anticipation, Geek et Le mélange des genres (catégorie BD).

 

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 04:07

Barbares ! est une nouvelle de science-fiction de Southeast Jones parue chez édition999 en octobre 2009 (7 pages, e-book gratuit).

 

Southeast Jones est le pseudonyme de Paul Demoulin, né en 1957 à Liège (Belgique). Passionné par la science-fiction dès l'enfance, il écrit sa première nouvelle à l'âge de 15 ans. Boulanger-pâtissier, il a toujours pris du temps pour lire et écrire. Plusieurs de ses nouvelles paraissent dans des magazines ou des fanzines et il a participé au recueil Fin(s) du monde, 20 récits pour en finir avec l'Apocalypse (2012).

Du même auteur : Contrat (2009), Émancipation (2009), Fin de semaine (2010), Migraine (2009), Rétrocession (2009), Le temps du repos (2009), Trip (2010).

 

« Les Barbares arrivent ! […] Dans moins de trois mois, il seront sur nous, semant la mort et la destruction. » (page 1).

Les quatre cent mille colons de Manamée ont peur. Ils savent qu'ils ne pourront tous être évacués à temps.

Quelque chose s'était passé sur cette planète avant leur arrivée mais ils ne savent pas quoi.

« Quelqu'un était venu. Quelqu'un avait dévasté ce monde. » (page 4).

C'est un soldat qui raconte, un soldat soulagé que son épouse Virna et leur fils Noon aient pu partir avant les combats.

Mais il sait qu'il ne pourra pas les rejoindre, qu'il va combattre et se sacrifier.

« Dans vingt ans, peut-être cinquante, nous serons capables de les repousser et pourquoi pas de les vaincre. » (page 5).

 

Qui sont ces Barbares si puissants et destructeurs ?

Une histoire agréable à lire, presque trop courte, et je ne m'attendais pas à la chute !

Une belle surprise donc.

J'ai vu deux fautes, page 1, fuyions au lieu de fuyons et age au lieu de âge.

Mais c'est un auteur belge à découvrir et à suivre !

 

Une lecture pour le Mois belge (de janvier qui continue en février !) dans le cadre de Littérature francophone et que je mets aussi dans les challenges Anticipation et Geek.

 

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 23:39

Le challenge Geek, cette année, est vraiment convivial : il y a des rendez-vous réguliers comme Samedi, c'est série (Game of Thrones) et Jeu vidéo (Pearl's peril). Aujourd'hui, c'est le premier rendez-vous pour le Thème du mois et c'est moi qui ai été tirée au sort pour proposer un thème (contente !) : j'ai proposé les séries des années 60 et 70.

 

J'ai hésité jusqu'au dernier moment quant à la (aux) série(s) dont j'allais parler car il y en a tellement de bien ! Finalement j'ai choisi de présenter deux séries des années 60 que j'ai vues dans les années 70.

 

La série anglaise : Le prisonnier / The prisoner

C'est une série mi espionnage mi science-fiction en 17 épisodes (de 52 minutes chacun) créée par George Markstein et Patrick McGoohan (interprète principal) avec un générique de Ron Grainer.

Georges Markstein (1929-1987), Anglais d'origine allemande, était romancier (espionnage) et scénariste (cinéma et télévision).

Patrick McGoohan (1928-2009), Américain, était acteur (films, séries), réalisateur et scénariste.

Ron Grainer (1922-1981), Australien, était compositeur et il est célèbre pour ses génériques de Le prisonnier et de Docteur Who.

Londres. Après avoir donné sa démission, un agent secret britannique se dépêche de rentrer chez lui au volant de sa superbe Lotus Seven et prépare rapidement sa valise mais un gaz lui fait perdre connaissance. Il se réveille sur une île appelée Le Village : ici, tout le monde est habillé de la même façon un peu futuriste (qui est prisonnier ? qui est geôlier ?) et chacun porte un numéro. L'agent porte le numéro 6. Mais ce village n'est pas si idyllique qu'il n'y paraît et un énorme ballon blanc empêche les gens de fuir.

« I am not a number, I am a free man ! ».

« Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre ! ».

La série fut diffusée : en Grande-Bretagne entre octobre 1967 et février 1968 ; en France à partir de février 1968 puis rediffusée. Elle est disponible en coffret de 6 DVD.

 

La série américaine : Les envahisseurs / The invaders

C'est une série de science-fiction en 43 épisodes (de 50 minutes chacun) créée par Larry Cohen avec Roy Thinnes dans le rôle principal, celui de David Vincent. Il y a deux saisons : une de 17 épisodes et une de 26 épisodes.

Larry Cohen (1941-...), Américain, est réalisateur (Le monstre est vivant...), scénariste (quelques épisodes de Columbo, Phone game...) et producteur (Maniac cop...) de cinéma et de télévision.

Roy Thinnes (1938-...), Américain, est particulièrement célèbre pour son rôle dans Les envahisseurs mais il a joué dans de nombreux films, téléfilms et séries.

Une nuit, David Vincent, un architecte californien d'une trentaine d'année, s'assoupit au volant de sa voiture ; il est alors témoin de l'atterrissage d'une soucoupe volante et, bien que considéré comme fou par les humains, il va tenter de prouver au monde la présence des extraterrestres colonisateurs sur Terre.

« The invaders : alien beings from a dying planet. Their destination : the Earth. Their purpose : to make it their world. David Vincent has seen them. For him it began one lost night on a lonely country road, looking for a short-cut that he never found. It began with a closed deserted diner and a man too long without sleep to continue his journey. It began with the landing of a craft from another galaxy. Now, David Vincent knows that the Invaders are here, that they have taken human form. Somehow he must convince a disbelieving world that the nightmare has already begun... »

« Les envahisseurs : ces êtres étranges venus d'une autre planète. Leur destination : la Terre. Leur but : en faire leur univers. David Vincent les a vus. Pour lui, tout a commencé par une nuit sombre, le long d'une route solitaire de campagne, alors qu'il cherchait un raccourci que jamais il ne trouva. Cela a commencé par une auberge abandonnée et par un homme devenu trop las pour continuer sa route. Cela a commencé par l'atterrissage d'un vaisseau venu d'une autre galaxie. Maintenant, David Vincent sait que les envahisseurs sont là, qu'ils ont pris forme humaine et qu'il lui faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé... »

La série fut diffusée : aux États-Unis entre janvier 1967 et mars 1968 ; en France à partir de septembre 1969 puis rediffusée. Elle est disponible en coffret de 12 DVD.

 

Ces deux séries de science-fiction ont en commun le fait que j'étais vraiment accro (j'avais beau être jeune, je ne voulais pas rater d'épisodes !) et qu'elles m'ont totalement subjuguée même si, à l'époque, je ne comprenais pas tout au message politique. Elles étaient inquiétantes, angoissantes et je me souviens avoir fait des cauchemars. Plus tard, je les ai revues avec grand plaisir (les deux acteurs principaux sont beaux, talentueux et charismatiques), en VO bien sûr, et j'ai pu réaliser toutes les subtilités de leurs messages. Bien sûr, il y a d'autres séries des années 60 que j'ai beaucoup aimées (Chapeau melon et bottes de cuir, Le Saint, Les sentinelles de l'air par exemple pour les séries anglaises ; Au cœur du temps, Au-delà du réel, Les mystères de l'Ouest, Star Trek entre autres pour les séries américaines) mais je vous conseille particulièrement Le prisonnier et Les envahisseurs.

 

Ci-dessous, les vidéos des génériques et le petit plus de Monsieur : la pub Hitachi avec David Vincent (fin des années 90).

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 23:40

En ce moment, j'ai envie de lire de la SF : j'ai repéré Silo, de Hugh Howey et d'autres romans comme Les monades urbaines, de Robert Silverberg dont quelques blogueuses ont parlé.

 

Ça tombe bien car Lire sous le magnolia a créé le challenge Anticipation en octobre.

 

Ni contrainte ni limite de temps, c'est parfait !

 

Par contre en collaboration avec Noctenbule et son challenge US, il y aura un mois thématique sur les auteurs américains d'anticipation en février 2014.

 

 

Les infos sur le challenge et le mois thématique, les inscriptions et les logos sur Lire sous le magnolia et sur le groupe Facebook Anticipation.

 

Mes lectures pour ce challenge

1. Barbares !, de Southeast Jones (Belgique, nouvelle)

2. Cryozone, de Cailleteau et Bajram (France, BD)

...

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