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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 03:49

SyndromeUGALe syndrome U.G.A. (l'œil du calamar) est un roman de Gilles Warembourg paru aux éditions Les mondes d'Atria dans la collection Science-fiction en avril 2012 (299 pages, 18 €, ISBN 978-2-918078-26-5).

 

Gilles Warembourg est né le 14 juillet 1953 à Arras (Pas de Calais). Il fut chef d'entreprise pendant près de trente ans et se consacre à l'écriture depuis 2007. Du même auteur chez le même éditeur : L'ellipse (mars 2011). Plus d'infos sur www.gilles-warembourg.com.

 

30 juillet 2075 à Townsville en Australie. Mada Kupka met au monde un enfant (un des derniers à naître sur Terre) mais c'est l'IPN (Institution pour la Préservation des Naissances) qui va l'élever car, depuis le début de la Régression, il y a de moins en moins de naissances à cause du syndrome U.G.A.

« Ici comme ailleurs, en un demi-siècle, l'humanité avait perdu les deux tiers de ses effectifs et déjà s'érigeaient les vestiges d'un passé révolu. » (page 25).

31 décembre 2109 à Sydney en Australie. Stone, identifiant SK-30072075AU, né en 1975, est moitié Aborigène moitié Blanc. Il est un brillant généticien passionné d'Histoire et de musique (il joue du didgeridoo).

« Quand l'humanité aura disparu de cette terre, elle ne subsistera plus que par les vibrations de sa musique. » (page 29).

Le soir du Nouvel an, il voit par hasard une vidéo d'un vieil homme qui joue du didgeridoo et meurt en direct. Puis suite à des dysfonctionnements dans le réseau de protection, il accède à des informations classées : il archive tout et passe des années à faire des recherches. C'est son journal et le résultat de ses recherches que le lecteur lit.

« Si elle est jamais lue, cette chronique semblera bien singulière. En premier lieu, parce qu'elle se veut à la fois conclusion, épilogue et aboutissement. […] À l'heure où j'écris ces lignes, je m'interroge : pourquoi donc m'entêter à conter cette histoire ? La certitude qu'il n'y ait personne pour me lire n'ôte-t-elle pas son sens à ma démarche ? La réponse réside dans le geste même : l'écriture n'est-elle pas avant tout la quête d'un ersatz d'immortalité ? » (page 26).

Luke Edwards de l'Union internationale pour la conservation de la nature le 6 janvier 2024 à Brisbane : « Par notre faute, nous vivons aujourd'hui la septième extinction de masse depuis l'aube des temps. La septième extinction de masse et probablement la plus fulgurante. » (page 58).

Quelques jours après ce colloque, le 15 février 2024, les hommes d'un bateau de pêche australien, le Big Fish, hissèrent à bord un calamar géant (vingt mètres de long) qui, avant de mourir, cracha « un jet de liquide laiteux » sur le capitaine et deux jours après, l'équipage souffrit d'une étrange fièvre qui dura si peu de temps qu'elle ne fut pas mentionnée dans le livre de bord. Le 1er mars, le corps du calamar fut déchargé à Cairns et envoyé à l'Institut océanographique de Melbourne. Puis il y eut une pandémie planétaire qui se propagea en trois semaines et que l'on appela « Australian flu » mais personne n'en fit grand cas car les malades n'avaient qu'une petite poussée de fièvre et cette grippe ne fit pas de victimes. Voici ce que raconta plus tard à Luke Edwards, le jeune Aborigène Fongus Jangala qui était à bord du Big Fish.

Luke Edwards entra en contact avec Stanley Finlay. « À l'OMS, nous avons découvert par hasard qu'après avoir contracté la grippe australienne, les patients étaient devenus très légèrement phosphorescents. […] Les patients hébergent une bactérie luminescente. Et, s'agissant d'une pandémie, voyez-vous... nous sommes tous devenus un peu...euh... lumineux. » (page 120).

 

Quelques extraits

« L'amour ? ricana Edwards. Une chimère métaphysique pour oublier que nous sommes semblables aux angiospermes et aux lagomorphes : des biomachines programmées pour la survie et la reproduction... » (page 143).

« Fêtarde dessaoulée, l'humanité ne pouvait que contempler le chaos de ses excès. L'extinction humaine. » (page 186).

« Voilà ce que nous pouvons en dire aujourd'hui. Depuis février 2024, l'information chromosomique, à l'intérieur des cellules reproductrices humaines, a été gravement altérée. Elle a conduit, depuis quinze ans, à la naissance de bébés mulets, parfaitement sains, mais pourtant incapables de se reproduire. » (page 214).

 

Pourquoi le choix du calamar ?

« [...] Il va falloir choisir : accepter l'hominisation véritable, c'est-à-dire la sympathie et la pitié pour tous les êtres, le respect de la vie, le refus de la violence, qu'elle soit institutionnelle ou physique, la pratique d'une justice véritable, la désacralisation de la chose militaire, ou, en payant enfin le juste prix de nos folies et de nos cruautés, laisser la place aux calamars. Choisissons l'homme. Mais faisons vite ! Le temps presse terriblement. »

Théodore Monod (1902-2000) dans Et si l'aventure humaine devait échouer (Grasset et Fasquelle).

 

Envie d'un roman sombre pour vivre la fin de l'espèce humaine ? Ce roman de science-fiction est parfait !

Je me suis attachée à Stone et ses recherches m'ont passionnée. En dehors de l'extinction des humains, les relations entre les humains et les animaux, la pollution et le pillage de la planète sont parmi les thèmes de cette fiction qui pourrait bien devenir réalité un jour. En effet, rien de farfelu dans ce roman et, durant la lecture, je me disais que c'était de l'anticipation et que tout ça pouvait réellement arriver.

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde (calamar), Geek (SF) et Des livres et des îles (îles Isabelle entre autres). J'ai lu ce roman en mars mais ma note de lecture est publiée trop tard pour le bleu des Bookineurs en couleurs, tant pis...

AnimauxChallenge GeekChallenge DesLivresEtIles

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 04:45

BlackRain2.jpgBlack rain S01//E3-4 est un roman de Chris Debien paru aux éditions Flammarion Jeunesse en novembre 2012 (310 pages, 15 €, ISBN 978-2-081271937).

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion pour ce roman de SF.

 

Chris (Christophe) Debien est né le 22 octobre 1968 à Marseille (Bouches du Rhône). Il a travaillé aux urgences du service psychiatrique de Lille (Nord). Plus d'infos sur son blog sur lequel on apprend qu'il s'est installé en Martinique en février 2012 (pas mis à jour). Il est auteur de romans (en particulier fantasy) et de scénarios pour les jeux de rôle.

 

Max retourne dans l'Inside pour essayer de comprendre comment la mort de Charles est arrivée. « C'est ça... Que le phénomène de rémanence pourrait nous permettre de rentrer en contact avec Charles, une dernière fois... » (page 114). Mais il rencontre le Chapelier et tout se détraque.

Pendant ce temps, le Docteur Grüber reçoit un appel de l'inspecteur Tovic concernant Melody, sa fille disparue. Tovic n'est pas tendre avec ce père qui reste son principal suspect.

Et Melody... Est-elle encore en vie ? « Le silence de l'homme était encore plus insupportable que les coups. Le silence était une vague qui usait sa raison. Parfois Melody avait l'impression d'être au bord d'un gouffre. Elle sentait qu'elle perdait pied. Alors elle chantait. […] Elle fredonnait jusqu'à s'en étourdir. Pour gommer le cauchemar, pour oublier l'odeur de moisissure, ses vêtements qui lui collaient à la peau, sa propre odeur qu'elle ne supportait plus... Peu à peu, elle renonçait. Il n'y avait aucun moyen de fuir. » (page 36).

Pendant l'absence de Grüber, Adam, Alex et Rachel découvrent dans le réseau du Centre un nouveau projet, Unmasked. Sarah Mac Laine, leur docteur, et Max, qui gère le programme Reset, sont-ils au courant de ce nouveau projet ?

De plus, Adam revoit de plus en plus d'images de l'accident de voiture qui a causé la mort de ses parents lorsqu'il avait 7 ans, mais ces images sont-elles ses véritables souvenirs ?

« Il aimait plonger dans l'Inside, il se sentait en phase avec cette réalité qui n'en était pas une. Cette grande illusion où tout était possible. » (page 126).

 

J'ai eu un peu de mal de me replonger dans le Centre et l'Inside mais une petite relecture de ce que j'avais écrit pour le premier tome : Black rain S01//E1-2 et c'était reparti, j'étais immergée !

C'est vrai que cet univers, on aime ou pas, on accroche ou pas, un tel roman peut faire peur. Mais c'est de la bonne littérature jeunesse et, en dehors du personnel médical, les personnages sont des adolescents et ils ressentent, malgré leurs problèmes et tout ce qu'ils vivent au Centre et dans l'Inside, les mêmes choses que tous les jeunes de leur âge : le regard porté sur eux, les prémices de l'amour, etc. « Elle [Rachel] prit peur. Aimer était un risque considérable, elle s'exposait à la trahison, à la douleur. Aimer, c'était comme plonger dans le vide au bout d'une corde minuscule. À chaque instant, on se demande quand elle va se rompre. » (page 207). Pourtant point de mièvrerie ; l'ambiance est toujours très rock, avec un univers SF, réalité virtuelle, et des références musicales, cinématographiques, aux jeux vidéo et au manga, parfait pour le challenge Geek !

 

Je mets aussi ce roman dans les challenges 1 % de la rentrée littéraire 2012, Jeunesse & young adults # 2 et Petit Bac 2013 (catégorie phénomène météorologique, pluie est en anglais, Enna, tu ne m'en veux pas ? Pour la catégorie couleur, je vais bien trouver un autre titre !).

GeekChallenge Rentreelitt2012-1 Jeunesse2012-13 PetitBac2013

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 05:02

Apocalypsis4-1.jpgApocalypsis 4 – Cavalier Pâle : Elias, d'Eli Esseriam

Matagot – Nouvel Angle, mai 2012, 262 pages, 14,90 €, ISBN 978-2-354502119

 

Je remercie Mathilde et les éditions Matagot de m'avoir envoyé les deux premiers tomes de la série Apocalypsis puis les deux tomes suivants.

 

Plus d'infos sur Eli Essamiam, l'auteur, et sur Aurélien Police, l'illustrateur, sur ma note de lecture d'Apocalypsis 1 – Cavalier Blanc : Alice. Vous pouvez aussi consulter mes notes de lecture d'Apocalypsis 2 – Cavalier Rouge : Edo et d'Apocalypse 3 – Cavalier Noir : Maximilian.

 

Le récit écrit sous forme de journal (ce qui est nouveau par rapport aux précédents tomes), ou plutôt de souvenirs mais de façon très précise et documentée, est celui d'Elias. Il l'écrit pour Elias, un autre Elias, celui du futur, d'un autre futur, celui qui pourra faire correctement ce qu'Elias a raté. « Ce sont des souvenirs du passé et du présent, mais aussi du futur. […] N'en néglige aucun […] Tout à une raison d'être. […] toi seul peut changer le cours des choses. Le cours du Temps. » (page 12). Elias a voulu faire le Bien, il a voulu modifier des choses du passé, de la vie des gens, mais ce n'était pas son destin, ce n'était pas ce qu'il devait faire... Elias est « l'exécuteur testamentaire du Monde » (page 15) et son destin, son rôle « n'est pas de le changer. Mais de l'achever. » (page 147).

 

Elias est un enfant bègue, détesté par son père, Daniel Land, et adulé par sa mère, Iris qui est pourtant malade « à cause » de lui car tout ce qu'il touche meurt... Elias est rejeté par tous, sauf par Clotaire et Marjane, ses deux seuls amis, des laissés pour compte eux aussi, et par ses grands-parents paternels qu'il n'a connus qu'à l'âge de dix ans et qui ont vécu en camp de concentration lorsqu'ils étaient enfants. L'épisode du chocolat à Bergen-Belsen en 1944 est d'ailleurs très beau. « C'est amusant comme on peut subir soi-même des vexations sans réagir et ne tolérer aucun irrespect lorsqu'il atteint autrui. » (page 55).

 

Apocalypsis4-2.jpgCes extraits sont peut-être un peu longs mais je voulais les relever car ils sont une intéressante explication au Mal, aux comportements humains injustifiables, qu'on ne peut pas dire inhumains, puisqu'ils sont humains. « Le mal de notre siècle n'est pas l'obésité, le diabète ou le sida. C'est la dépression. Demande à n'importe quel médecin, il te confirmera qu'elle résulte de quasiment tout ce que notre société nous fait endurer et qu'elle est la cause de tout ce que nous faisons endurer à la société. C'est un cercle sans fin, un problème insoluble. On dit qu'elle naît de la maltraitance, du chômage, de la pauvreté, de l'isolement social, des troubles familiaux. On lui met sur le dos les suicides, les accidents de la vie courante, le stress, l'asociabilité et la violence urbaine. À mon humble avis, dont tout le monde se fiche probablement, la dépression naît surtout de la nostalgie. » (page 61). « Si tu regardes un peu autour de toi, tu remarqueras rapidement que le temps règne en maître sur la psyché de l'Homme. L'avenir lui fait tellement peur qu'il préfère lui tourner le dos et fixer son regard sur le passé. Il regrette la belle époque, les valeurs éculées qui régnaient quand les gens étaient différents. Par différents, entendre ici « meilleurs ». […] il souhaiterait revenir en arrière et réécrire son histoire toute entière. […] L'être humain n'est qu'un nostalgique en puissance qui a juste oublié qu'il n'était pas plus heureux avant. » (page 62). […] « La nostalgie touche les gens de plus en plus tôt. Si quelqu'un te déclare un jour n'avoir jamais rêvé de remonter le temps pour corriger, rectifier, modifier quelque chose, tu auras devant toi un menteur. Tout être souhaite pouvoir avoir le choix. À nouveau. » (page 63).

 

Après la petite déception au début du tome 3, j'avais quelques craintes au sujet de ce tome 4. Mais aucun problème, je l'ai beaucoup apprécié et je trouve que cette série est vraiment bien faite.

Ce récit mène le lecteur à se questionner sur le Bien et le Mal, et place Elias par rapport aux trois autres Cavaliers (interactions entre eux ou entre Elias et leurs proches, par exemple avec Silke, la sœur jumelle de Max le jour où elle devient aveugle). « Le Monde aux mains de nos ennemis, c'est juste l'enfer sur Terre. L'enfer pour tous. » (page 69). Et la Confrérie des Apôtres de l'infini est l'ennemie des Cavaliers de l'Apocalypse, « l'ennemi du Monde entier, du principe même de vie » (page 96).

 

Alors Elias va-t-il réussir là où Elias a échoué ? « Ta grande force, c'est ton humanité. Ta grande faiblesse, c'est ton humanité. » (page 178). Va-t-il retrouver Alice, Edo et Max ? Et pourront-il accomplir leur véritable mission ? Jeunesse2012-13De plus, je me suis demandé qui est Anel Leidecker (dont on parle page 129) ? Tout ça, je le saurai en lisant le cinquième et dernier tome : Omega et j'ai hâte ! Mais attention, c'est le tome de l'Apocalypse ! La fin du monde ?

 

Un petit détail : il y a deux couvertures, celle de prévue d'origine et la nouvelle avec le signe Oméga. Je préfère la couverture prévu d'origine.

 

Vous savez quoi ? Un seul challenge ! Jeunesse & young adults # 2.

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 05:11

Apocalypsis3-1.jpegApocalypsis 3 – Cavalier Noir : Maximilian, d'Eli Esseriam

Matagot – Nouvel Angle, mai 2012, 269 pages, 14,90 €, ISBN 978-2-354502102

 

Je remercie Mathilde et les éditions Matagot de m'avoir envoyé les deux premiers tomes de la série Apocalypsis puis les deux tomes suivants.

 

Plus d'infos sur Eli Essamiam, l'auteur, et sur Aurélien Police, l'illustrateur, sur ma note de lecture d'Apocalypsis 1 – Cavalier Blanc : Alice. Vous pouvez aussi consulter ma note de lecture d'Apocalypsis 2 – Cavalier Rouge : Edo.

 

Maximilian (Max) est le fils de Wolfgang Von Abbetz et d'Edeltraub Gottlieb, deux familles allemandes riches et de nobles lignages puisque liées aux Habsbourg. Il a deux sœurs : Gretchen, l'aînée, et Silke, sa jumelle. Il ne s'entend pas du tout avec son père, mais est proche de son oncle paternel, Uwe qui est prêtre et qui lui annoncera qu'il est un cavalier de l'Apocalypse, le Cavalier Noir.

« Ton don est d'être une sorte d'écran vivant sur lequel les gens projettent leur plus grand rêve. Ils voient en toi l'objet de leur idolâtrie : des êtres chers, vivants ou disparus, un amour impossible, un acteur ou une chanteuse qu'ils vénèrent, pourquoi pas. » (page 101).

Max a 17 ans et il étudie à Sainte-Praxède, une institution fondée par sa famille mais il a de très mauvaises notes et a une conception de la vie... différente.

« L'idée même de l'amour est par trop romantique pour nous autres, austro-allemands. Il n'y a guère que Goethe ou Schiller pour faire croire au Monde que nous avons un cœur. » (page 22).

En fait, la seule personne qu'il aime vraiment est Silke, sa sœur jumelle devenue aveugle à l'âge de 6 ans.

Apocalypsis3-2.jpg« Ma sœur ne fréquente aucune personne de son âge. Elle n'a d'autre ami que moi et, tandis que beaucoup pensent certainement que je suis tout pour elle, je tiens à dire que c'est elle qui est tout pour moi. » (page 53).

Évidemment, Max est un adolescent rebelle et n'a pas envie de subir un destin qu'il n'a pas choisi, d'autant plus qu'il est entouré de richesses et de domestiques prêts à le servir.

« Mais je ne veux pas. Je ne veux rien, ni personne d'autre que moi. Moi, Uwe. Comme si ce n'était déjà pas assez compliqué d'être soi-même, de discerner ce que l'on croit vraiment, de comprendre ce que l'on veut ou de construire sa propre personnalité... » (page 145).

 

J'avais beaucoup aimé les deux premiers tomes avec Alice et Edo et je me faisais une joie de lire la suite de cette série prévue en 5 tomes mais j'avoue que j'ai eu un peu de mal à entrer dans ce troisième tome... Est-ce parce que j'ai attendu trop de temps avant de le lire et que je n'avais plus les deux premiers tomes en tête ? Ou parce que Max est détestable tant il est orgueilleux et cynique ? Mais c'était aussi le cas d'Alice et d'Edo... Ou parce que l'action met plus de temps à arriver ? Bref, j'étais un peu déçue mais le tome 4 attendait et je ne voulais pas le commencer avant d'en avoir fini avec le Cavalier Noir ! Bien m'en a pris car je suis finalement entrée dans cette histoire, je me suis attachée à Max, je crois que c'est au moment où il découvre le secret de son grand-père quand celui-ci croit voir son ancien ami Jacob en face de lui. L'humanité de Max s'est alors révélée et j'ai pu l'apprécier, même s'il va faire des choses atroces. Et puis j'ai beaucoup aimé son conseil à Uwe : « Faites l'église buissonnière ! » (page 162). Bref si vous avez du mal, vous aussi, au début de ce tome, continuez car Max est un Cavalier important pour l'histoire, il est fascinant et aussi attachant qu'Alice et Edo. Et je vous rassure, le tome 4 est excellent, j'en parle tout bientôt !

ABC2012-2013Jeunesse2012-13À noter des nouvelles couvertures avec le signe Omega mais je préfère les couvertures prévues d'origine.

 

Un roman pour les challenges ABC critiques 2012-2013 (lettre E) et Jeunesse & young adults # 2.

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 03:58

PopEtKok.jpgPop et Kok est un roman de science-fiction de Julien Péluchon paru aux éditions Seuil dans la collection Fictions & Cie en février 2012 (162 pages, 16 €, ISBN 978-2-02-105506-1).

 

Julien Péluchon est né en 1978 à Brest. Il a étudié les mathématiques puis la médecine puis les Beaux-Arts et les Lettres. Du même auteur : Formications (2006).

 

Pop et Kok habitent à Rouen et sont amis. Ils essaient chacun de créer une entreprise, d'aimer une femme et de vivre un peu de bonheur. Mais ils vivent dans une ville en ruine et sont seuls au monde. Lors de la destruction par le Souffle terrible, Pop avait un an et Kok douze ans.

« Et pas seulement ici. Sur tout le territoire, dans le monde entier, sauf quelques îlots plein d'espoir, çà et là dans les océans, en Afrique, dans certaines parties d'Asie... Là où le Souffle n'était, paraît-il, pas venu. » (page 11).

Depuis, leur vie est un enfer. Ils survivent, au milieu des feux, des nappes de gaz toxiques et des humains devenus des barbares ou des zombies.

« Le Souffle ressemblait à une chevauchée sauvage, une chevauchée de l'enfer. Un nuage bleu roi, onctueusement ourlé, rampait à toute vitesse sur la plate campagne, dans un faible ronronnement de chat. » (pages 11-12).

Peu nombreux sont les humains qui sont restés humains, et certains vivent en communautés, les aurivergistes, et n'acceptent pas ceux de l'extérieur.

« Vingt ans après, quelques survivants tentaient encore de reconstruire un semblant de civilisation. » (page 13).

Juin 2185. Kok crée une compagnie de pousse-pousse et rencontre Élise. Pop ouvre un café-concert sur les bords de la Seine et rencontre Sylviane.

« Je m'efforce d'être optimiste, d'avoir une attitude optimiste, mais parfois c'est impossible. » (page 29).

Mais bien qu'ils essaient de rester optimistes, le sort s'acharne contre Pop et Kok.

« La misère s'adapte très bien et se coule dans chaque mode de vie. » (pages 80-81).

Le récit se déroule jusqu'en 2215.

 

Quel roman étrange... S'il n'était pas classé en SF, je dirais que c'est un conte philosophique sombre et déprimant. Parce qu'il n'y a plus d'espoir, dans ce monde post-apocalyptique, chaque tentative se soldant par un échec : couple, progéniture, travail, amitié. Pourtant Pop et Kok veulent continuer à vivre, aller de l'avant (normal, c'est leur vie) mais ils ne réussiront rien à part des semblants : de vie de couple, de sexualité, d'entreprises...

Pourtant les sentiments, les besoins, les envies sont toujours là !

Face à l'absurdité de la vie et dans ce monde dévasté, quel peut être le destin des humains ? Ce roman montre en tout cas l'inhumanité de l'humanité, la perte de la civilisation et la mort de l'humanité. Il y a des références littéraires (Joseph Conrad, Cioran...) et un chamane conseille à Pop d'écrire pour lutter contre la déprime : lire, écrire, que c'est beau, mais il n'y a plus de civilisation, à part encore un semblant avec les adorateurs de la Verge dorée, les aurivergistes.

Je ne saurais dire si j'ai aimé ce roman ou pas, mais comme il est court et que les chapitres sont courts aussi, il se laisse lire jusqu'au bout. J'ai quand même préféré La route, de Cormac McCarthy (coup de cœur 2008) et Au nord du monde, de Marcel Theroux (coup de cœur 2010).

Si vous voulez vous faire une idée, les 10 premières pages sont disponibles sur le site de l'éditeur. Et j'aimerais bien avoir les avis d'autres lecteurs.

 

Un roman que j'ai lu durant le Marathon d'automne et que je place dans les challenges ABC critiques 2012-2013 (lettre P), Lire sous la contrainte (le titre contient les deux prénoms des personnages principaux), Le tour des genres en 365 jours (Fantasy/SF/Fantastique), Le tour du monde en 8 ans (France) et Zombie attack.

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 03:24

YeuxChat.jpgLes yeux du chat est une bande dessinée de Mœbius et Jodorowsky parue aux éditions Les Humanoïdes associés en mars 1978. Elle a été rééditée en mai 2012 (60 pages, 24,95 €, ISBN 978-2-7316-0705-5).

 

Moebius, de son vrai nom Jean Giraud, est un auteur et dessinateur né le 8 mai 1938 à Nogent-sur-Marne (Val de Marne) et mort le 10 mars 2012 à Paris. À sa mort au printemps, c'est un très grand homme de la bande dessinée qui est parti...

 

Alejandro Jodorowsky, né le 17 février 1929 à Tocopilla (Chili), est réalisateur, acteur, mime, romancier, dramaturge, poète et scénariste de bande dessinée.

 

Sur la page de gauche, il y a toujours le même rectangle, vertical, avec un humain debout de dos. Il communique avec un aigle, Méduz.

Sur la page de droite, le déroulement de l'histoire, dans une ville en ruine. Un rayon de soleil, un chat noir qui sort d'une ruelle, et l'aigle qui plonge.

 

J'ai relu cette bande dessinée (qui ressemble à un album illustré pratiquement sans texte) à l'annonce de la mort de Mœbius et je voulais la présenter en hommage. Vous avez vu le retard que j'ai pris !

Les dessins sont élégants et détaillés mais l'histoire est vraiment cruelle, bien représentative de la folie humaine.

YeuxChat1 YeuxChat2

 

ChallengeAnimauxUne bande dessinée effrayante que je mets dans le challenge Animaux du monde. 

  

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 06:22

Titanic2.1.jpgVous vous rappelez que j'avais beaucoup aimé Titanic 2.0 : la mort rouge, de Colin Bateman ? Cannibal City est la suite tant attendue et je remercie Brigitte et les éditions Casterman de m'avoir envoyé ce deuxième tome.

 

Titanic 2.1 : Cannibal City est un roman de Colin Bateman paru aux éditions Casterman le 18 avril 2012 (289 pages, 15 €, ISBN 978-2-203-04840-9). Titanic 2020 Cannibal City est traduit de l'anglais par Benjamin Peylet.

 

Colin Bateman est né en juin 1962 à Bangor en Irlande du Nord. Il est journaliste et écrivain.

Plus d'infos sur son site, http://www.colinbateman.com/.

 

Après l'épidémie de la mort rouge et des millions de morts dans le monde, le Titanic de 2020 continue sa route en essayant d'aider du mieux possible les survivants et de se ravitailler.

« Le capitaine Smith, son commandant en second Jeffers, le reste de l'équipage du Titanic et la plupart des passagers n'ignoraient pas que le navire constituait un endroit particulièrement sûr, doté de tout le confort moderne et qui, en dépit des occasionnelles pénuries de nourriture, des pannes de courant, des maladies contagieuses, des rapides mutineries et des protestations bruyantes, était à peu près ce qu'il se faisait de mieux en termes d'abri dans ce monde troublé. Pour cette raison, et parce que c'était son devoir, le capitaine Smith s'efforçait de prêter assistance aux habitants des communautés croisées sur leur route. […]. » (page 24).

Le paquebot navigue vers New York maintenant connue sous le nom de... Cannibal City !

Lorsque le Titanic accoste à Tucker's Hole, le plus important est de soigner les blessés, de voir si certains passagers veulent débarquer pour retrouver des membres de leur famille ou si quelques habitants – non contaminés – souhaitent vivre à bord. Claire et Jimmy descendent à terre afin de réaliser un reportage pour le Titanic Times mais ils ne s'adressent pas la parole car Claire ne supporte pas d'avoir perdu Babe, une jeune truie à laquelle elle s'était attachée.

Poursuivis par un homme habillé comme un prêtre, Claire et Jimmy fuient dans la forêt et sont séparés. Claire, blessée, est récupérée par les hommes d'équipage, mais Jimmy a disparu ! Son chemin va croiser celui de Roni, 12 ans : elle a fui New York, elle est seule et survit dans un hôtel.

Pendant que Jimmy rencontre Daniel Blackthorne, le nouveau « président » des États-Unis dans un train et se fait enrôler dans son armée à Fort Hope, Claire se rend compte que l'homme qui l'a blessée, le Révérend Calvin Cleaver, est à bord du Titanic !

« Le Titanic apportait tout ensemble l'espoir et la jalousie, un grand soulagement et le souvenir amer de la civilisation disparue. » (page 48).

 

En cette période anniversaire du naufrage du Titanic (nuit du 14 au 15 avril 1912), j'ai dévoré ce roman rythmé et passionnant ! Comme pour le premier tome, il y a de l'aventure, de l'action, du suspense, de l'humour aussi. Des personnages attachants pour lesquels on tremble. Et un aperçu politique et social de ce que l'humanité pourrait devenir si quelque chose de ce genre arrivait réellement.

C'est à coup sûr un roman de SF qui plaira aux ados et aux adultes !

 

Un roman pour les challenges Littérature jeunesse & young adults, Voisins Voisines avec l'Irlande, et le tout nouveau R.M.S. Titanic !

JeunesseYoungAdults VoisinsVoisines2012 TitanicRMS


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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 03:24

Apocalypsis2.jpgApocalypsis 2 – Cavalier Rouge : Edo, d'Eli Esseriam

Matagot – Nouvel Angle, janvier 2012, 238 pages, 14,90 €, ISBN 978-2-354502089

 

Je remercie encore Mathilde et les éditions Matagot de m'avoir envoyé les deux premiers tomes de la série Apocalypsis.

 

Plus d'infos sur Eli Essamiam, l'auteur, et sur Aurélien Police, l'illustrateur, sur ma note de lecture d'Apocalypsis 1 – Cavalier Blanc : Alice.

 

« Quand on a rien à perdre, on n'a aucune limite. » (page 12).

Edo Halilović a 17 ans, il est hyper violent et encore plus cynique qu'Alice !

Il est un des quatre Cavaliers de l'Apocalypse : le Cavalier Rouge, c'est-à-dire le bras armé pour la fin du monde.

Il vit en France avec ses parents, originaires de Bosnie, et son jeune frère Anel.

 

J'ai encore mieux aimé ce tome 2 avec Edo que le premier tome avec Alice !

À vrai dire, je l'ai lu d'une traite, du coup j'ai pris moins de notes... Et je n'ai qu'une envie : lire la suite.

Edo est... attendrissant. Il chevauche sa moto et a tout du Cavalier moderne ! Il voudrait que sa mère soit heureuse, il rend service à son père alors que celui-ci est ivre et a commis l'irréparable, et puis il veut plus que tout prendre soin de son petit frère, innocent et pas gâté par la nature.

 

J'ai bien aimé : le dialogue entre Edo et Raphaël Candelat, un des camarades de classe chargés de l'aider pour les cours (pages 88 à 92). Trois extraits :

JeunesseYoungAdults« […] T'es sûr que t'as saisi le concept de toi donner des cours à moi pour que moi pas me faire virer et rater ma vie ? Tu me dois rien, bonhomme ! – Si. En ce moment même, rien que le fait que tu parles avec moi m'aide énormément. » (page 89).

« Je me fais harceler. Persécuter. Calomnier, insulter, rudoyer, molester, enquiquiner, vilipender, menacer, char... – C'est bon, c'est bon ! Pas la peine de te la jouer dictionnaire des synonymes, non plus. […]. » (page 90).

« Raphaël, tu causes toujours comme ça ? – Comment ? – Comme un vicomte à monocle du siècle dernier ? – Oh... Eh bien, oui ma foi. » (page 90).

 

Cavalier Noir : Maximilian (tome 3) et Cavalier Pâle : Elias (tome 4) sont annoncés pour ce mois de mai 2012 : chouette !

 

Un roman pour le challenge Littérature jeunesse & young adults.

 

ApocalypsisEdo.jpg

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 18:16

Apocalypsis1.jpgApocalypsis 1 – Cavalier Blanc : Alice, d'Eli Esseriam

Matagot – Nouvel Angle, octobre 2011, 238 pages, 14,90 €, ISBN 978-2-35401785

 

Je remercie Mathilde et les éditions Matagot de m'avoir envoyé les deux premiers tomes de la série Apocalypsis.

 

Eli Essariam est... infirmière ! Elle connaît le milieu médical, les urgences, la psychiatrie et le monde carcéral. Le tome 1 d'Apocalypsis est son premier roman. Une interview de l'auteur sur ActuSF.com.

 

Les illustrations sont d'Aurélien Police. Plus d'infos sur son site et son blog. Et une interview réalisée par Val sur Valunivers.

 

« Je n'ai pas d'amis. C'est le sort dévolu aux élèves un peu différents, j'imagine. J'ai bien analysé les raisons du rejet collectif dont je suis l'objet. Mon intelligence est la seule explication à ma solitude, même si je concède que mon mépris de la médiocrité y est aussi pour quelque chose. » (page 14).

Suite à l'exposé d'une camarade de classe sur les chevaux, Alice découvre les Cavaliers de l'Apocalypse juste après avoir eu une incroyable vision d'elle-même en Cavalier Blanc.

« Quelque chose en moi a changé. Une mutation imperceptible à l'œil mais aussi palpable qu'un kyste sous l'épiderme. » (page 69).

À son corps défendant, elle va tomber amoureuse de Virgile Lizerman.

« Je me surprends à penser qu'on ne devrait pas avoir à sacrifier quoi que ce soit à dix-sept ans. Surtout pas son premier amour naissant. » (page 135).

Lors d'une journée de bénévolat dans son lycée, Alice échange avec Aaron, un autiste Asperger et elle se rend compte qu'elle n'est pas la seule à être différente et intelligente.

Mais à cause d'elle, un jeune est mort – empalé sur la grille du lycée – et ça commence à jaser dans l'établissement...

« Il faut apprendre de ses erreurs. J'apprendrai des miennes, je me le jure intérieurement. » (page 235).

 

À la lecture de ce premier tome, on pourrait penser à la rébellion et à l'évolution d'une adolescente de 17 ans, surtout une adolescente adoptée. Mais Alice Naulin n'est pas une adolescente comme les autres : elle est surdouée (et c'est peu de le dire !) et elle a un don qui peut être dangereux (la parole). Elle est de plus un des quatre Cavaliers de l'Apocalypse, le Cavalier Blanc, mais elle ne le sait pas (au début tout du moins).

La narration à la première personne du singulier encourage le lecteur à se sentir proche d'Alice, à vivre l'aventure avec elle, et c'est nécessaire parce qu'au début, je ne sais pas si vous aimerez Alice. Elle est comment dire... irritante !

Mais ce premier tome d'une série de science-fiction de cinq tomes en tout est très prometteur et ne donne qu'une seule envie : lire la suite ! D'ailleurs, j'avais tellement hâte que j'ai embrayé avec le tome 2 : Cavalier Rouge : Edo.

 

J'aime bien : le passage où Alice cite Winston Churchill.

« Winston Churchill, qui, lui, n'avait pas pour habitude de collaborer, expliquait une chose qui m'apparaît soudain dans toute sa clarté édifiante. Il disait qu'un pessimiste est quelqu'un qui voit la difficulté dans une opportunité. A contrario un optimiste, lui, voit l'opportunité dans une difficulté. Il a vécu plus de 90 ans, et grandement. Je gage qu'il savait de quoi il parlait. » (page 235).

Alors dans quel camp vous situez-vous : pessimiste ou optimiste ? Je suis plutôt du genre optimiste, ouf !

 

ApocalypsisAlice.jpg

 

Un roman pour les challenges 1 % de la rentrée littéraire de l'automne 2011 (eh oui, jusqu'en juillet 2012), Littérature jeunesse & young adults et Premier roman. Dommage qu'il n'y ait plus de challenge SF ou fantastique...

 

1pourcent2011 JeunesseYoungAdults PremierRoman1

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 22:26

DernierContratLe dernier contrat est un roman d'Olivier Maulin paru en février 2012 aux éditions ELB dans la nouvelle collection Vendredi 13 (191 pages, 15 €, ISBN 978-2-35306-043-6).

 

Je remercie Gilles Paris de m'envoyer les romans de cette collection, une collection idéale pour les lecteurs de polars.

 

Olivier Maulin est un auteur français né en 1969. Ces premiers romans ont été publiés aux éditions L'esprit des péninsules : En attendant le roi du monde (2006), Les évangiles du lac (2008), Derrière l'horizon (2009) et Petit monarque et catacombes (2009).

Depuis janvier 2011, Oliver Maulin anime, avec Romaric Sangars, Le cercle cosaque : « un cabaret littéraire […] le premier jeudi de chaque mois, au café à l'enseigne du Grand Turc de la Sublime Porte, autrement appelé 'Chez Barak', rue Sambre et Meuse dans le dixième arrondissement de Paris. On y invite et célèbre des auteurs vivants, on y débat, on s'y querelle, on y boit du vin. Déconseillé aux abstèmes, aux fâcheux et aux tièdes. »

 

La France, dans un futur proche.

Crise, pauvreté, scandales, dégâts de tous genres, combats de rue, braquages, mises à sac, enlèvements, assassinats, viols... Bref : le chaos.

« Un homme avait émergé de ce chaos. C'était un prêtre défroqué de quarante-cinq ans, dont les diatribes morales soulevaient les foules. Quelques mois plus tôt, il avait créé un blog sur Internet, fustigeant avec talent un régime politique corrompu dans un système économique inhumain, et annonçant avec certains détails troublants l'embrasement actuel. » (page 38).

Un tueur professionnel maniaque dont le contact a été assassiné va se retrouver au côté de cet homme qui prône l'insurrection, Frère-la-Colère.

Comme il vieillit et qu'il doute de lui, il veut raccrocher et ce sera le dernier contrat.

 

Cette collection, Vendredi 13, est pleine de surprises et je découvre de très bons auteurs. Je ne peux en dire plus sur ce roman noir sans en dévoiler trop. Mais sachez que la fin m'en a bouché un coin – donc réduite au silence (rires) !

 

Voici quand même trois extraits pour vous allécher !

 

« Mais où est le mal ?

L'enlisement conduit à l'asphyxie. L'asphyxie conduit à la mort. La mort est le mal. Le monde s'écroule mais il faut survivre, quoi qu'il arrive. » (page 82).

 

« Eh bien... il s'agirait tout simplement d'assassiner le président de la République. » (page 110).

 

« Tout glisse sur vous. Vous ne vous étonnez de rien, vous ne vous attristez de rien, vous ne vous réjouissez de rien. Seules vos pompes ont l'air de vous émouvoir.

Le cuir est craquelé. » (page 155).

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