Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

« On ne doit jamais manquer de répéter à tout le monde les belles choses qu'on a lues » Sei Shônagon in « Notes de Chevet ». Lues, mais aussi aimées, vues, entendues, etc.

Publicité

Autres temps, autres moeurs, de Shen Congwen

in 13 récits chinois aux éditions Philippe Picquier en 1991

Shen Congwen est le pseudonyme de Shen Yuehuan, né à Fenghuang, dans la province du Hunan (sud-ouest de la Chine), en 1902. Malgré ses origines campagnardes, il reçoit une éducation militaire. À 20 ans, il part étudier à Pékin et commence à écrire. Il est l'un des rares écrivains de sa génération à ne pas être influencé par la littérature occidentale et laisse une œuvre importante (principalement des nouvelles) dans laquelle il raconte la vie de sa province natale et des minorités qui la peuplent.
En 1948 paraît une de ses plus célèbres œuvres, Le long fleuve (Chang he) dans laquelle il dénonce arrestations, censure et culte de l'héroïsme. Il refuse d'entrer au Parti et subit alors critiques dès 1949 et Révolution Culturelle. Réhabilité en 1978, il travaille à l'Académie des sciences sociales et meurt en 1988.


Autres temps, autres moeurs, traduit de Xin yu jiu par Martine Vallette-Hémery.
L'histoire débute sous le règne de l'Empereur Guangxu (1875-1908). Yang Jin-biao, célibataire, 30 ans, travaille au yamen (bâtiment administratif et judiciaire). Il y est bourreau (au sabre) et respecte la tradition mais les temps changent... An 18 de la République (1929), Yang Jin-biao, 60 ans, vit seul et il est le gardien de la porte nord. Les bourreaux n'existent plus puisque maintenant, on fusille ! Mais, pour se divertir, des soldats l'envoient trancher la tête de deux révolutionnaires, un couple d'instituteurs. Yang Jin-biao leur obéit à contre-cœur et les soldats le poursuivent pour le fusiller. Mais il aurait réussi à leur échapper puisqu'on dit que le dernier bourreau est mort de folie.
Voici un des thème de prédilection de Shen Congwen, l'âme pure que le malheur n'entame pas. Il en profite pour dénoncer les effets de l'aliénation sur des êtres frustres, soumis et pour donner aux victimes la dignité des héros de tragédie.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article