« On ne doit jamais manquer de répéter à tout le monde les belles choses qu'on a lues » Sei Shônagon in « Notes de Chevet ». Lues, mais aussi aimées, vues, entendues, etc.
À l'occasion de la sortie de Castaka, j'ai relu avec délice La Caste des Méta-Barons, une série de bande dessinée en 8 tomes d'Alexandro Jodorowsky et Juan Giménez parue aux Humanoïdes Associés.
J'ai été surprise par ceux qui dénonce la violence de cette oeuvre, je l'ai trouvée pas plus violente que ça (pas plus que certains mythes, légendes et autres histoires humaines) et elle reste évidemment une fiction. J'ai par contre eu l'impression d'une symphonie : au lieu d'écouter une symphonie, je la lisais, avec ses partitions, ses envolées et son lyrisme (d'autres la comparent à un opéra rock sanglant). Jodorowsky a choisi non pas un mais plusieurs sujets difficiles : la guerre, la corruption, la destruction de mondes (par cupidité, par stratégie économique et politique), l'hypocrisie, l'immoralité, le parricide, l'inceste, mais il propose aussi une lutte contre ça, justement avec son Méta-Baron qui malgré sa violence se range du côté du bien grâce à des valeurs inculquées par ses parents même si elles l'ont été dans la douleur, l'affrontement et le surpassement de soi. Du côté de Gimenez, les dessins sont époustouflants, de grandeur, de couleurs flamboyantes et de réalité.
Tome 1 : Othon le trisaïeul ; Les Humanoïdes Associés ; décembre 1992 ; 68 pages ; ISBN 2-73161-008-5