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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 23:15

EncreChine1.jpgÀ l'encre de Chine (livre 1) est un roman de Christian Lejalé paru aux éditions Imagine & Co le 21 septembre 2011 (213 pages, 15,50 €, ISBN 978-2-953501773).

Vous pouvez cliquer sur la couverture pour la voir en grand format.

 

Je remercie Gilles Paris, qui est vraiment d'une grande gentillesse et plein de générosité, de m'avoir envoyé ce roman sur la Chine.

 

Christian Lejalé est né en Bretagne dans une famille d'origine irlandaise. Il est éclectique : cinéaste (réalisateur, documentariste, producteur), auteur (romans, beaux livres), photographe et éditeur !

 

La narratrice, Celle qui danse avec le vent, avait 10 ans lorsqu'elle est « entrée pour la première fois au cœur même de la Cité interdite. » (page 11). Elle avait grandi dans la ville des Neuf Portes dans le sud-ouest de la Chine et avait été élevée par Madame Mu et le Vieil Homme du Pin et de la Longévité. En effet, sa mère, Fleur de Sorgho, l'avait laissée à sa naissance pour échapper à la colère de l'Impératrice Ts'eu-hi et avait fait croire qu'elle était un garçon : son prénom Yuna s'était donc transformé en Yuan. Ce jour-là donc, le 29 novembre 1902, Yuna était accompagnée du Maître, son père, descendant de la famille Wang de Guangdong et elle allait voir pour la première fois de sa vie (mais en photographie seulement) sa mère.

Comment un descendant de paysans a-t-il pu accéder à de si hautes fonctions ? Grâce à un enfant de 8 ans surnommé Petit Chien qui voulant apprendre a quitté en 1808 sa famille et son village, est devenu Wang-le-Lettré, a épousé la fille de Maître Shen en 1838, a eu un fils, a « accédé au stade le plus élevé du mandarinat » et fut nommé « membre éminent du Collège des Sages réunis. » (page 45).

 

ChristianLejaleDans ce roman, on croise l'Anglais Elliot Kingsley, on comprend tout sur la Guerre de l'Opium, les Boxers, on apprend comment les Anglais ont réussi à posséder Hong Kong et Kowloon ; on grince des dents avec la tradition du Lotus Doré (charmant nom pour une pratique qui s'apparente à de la torture ou tout du moins à de la maltraitance organisée !), tradition Han qui date du Xe siècle : « Aucune Chinoise, avait ajouté la mère de Fleur de Sorgho, ne saurait donner du plaisir à un homme si elle n'a pas les pieds bandés.. » (page 104)...

 

Mes passages préférés

« Mais les temps d'opulence ne sont jamais faits pour durer, expliquait le Maître, et toute grandeur porte en elle les germes de sa propre déchéance. » (page 14).

« Je me méfie de la nostalgie, cette paresse de l'esprit qui vous fait paraître belle toute chose pourvu qu'elle soit ancienne. » (page 25).

« Sacrifier le tout-venant pour protéger l'être unique, prodigieux, celui qui portait tant de titres que le commun des mortels peinait à s'en souvenir ; tel était le rôle de ces murs et de cette ville, et ils n'avaient jusque-là encore jamais failli. » (page 45).

« Pauvreté n'est pas détresse, rétorqua l'illustre Tchouang-tseu. Quand un lettré ne peut mettre en pratique sa doctrine, c'est là la détresse. Avec une robe rapiécée et des chaussures percées, il est pauvre, mais il n'est pas en détresse. Cela signifie simplement qu'il n'a pas rencontré l'époque favorable. » (page 82).

« Il y a parfois plus de grandeur dans la défaite que dans la victoire, m'enseignait-il. » [le Vieil Homme du Pin et de la Longévité] (page 131).

 

En octobre 2010 paraît aux éditions Imagine & Co À l'encre de Chine, un beau livre carré de 244 pages illustré de calligraphies et de sceaux chinois ainsi que de somptueuses photographies.

Un an après, c'est le premier tome du roman qui paraît et le tome 2 est annoncé pour le 24 janvier 2012. J'ai hâte de retrouver Yuna et Zhao, fils du seigneur Tang Fou et de la Femme aux éternels songes (d'une tribu de cultivateurs montagnards, les Yi). Zhao est parti étudier à l'étranger mais Yuna et lui sont amoureux depuis l'enfance. Et comme c'est elle qui raconte toute cette histoire à la fin de sa vie, on sait qu'elle a encore vécu l'effondrement de l'Empire Céleste et les bouleversements du XXe siècle. Un roman vrai donc, captivant et totalement dépaysant.

 

1pourcent2011RentreeAgents2011Pour l'instant, c'est la cruelle et manipulatrice impératrice Ts'eu-hi (ou Cixi) qui va conclure : « L'histoire se souviendra de moi car elle ne garde en mémoire que les monstres et les saints, et le récit lénifiant de la vie des seconds est bien plus ennuyeux que les exploits féroces des premiers. » (page 184).

 

Un livre de la rentrée littéraire qui entre dans les deux challenges : 1 % de la rentrée littéraire et Rentrée littéraire des Agents littéraires pour mettre en valeur les petits éditeurs.

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commentaires

Mango 29/09/2011 10:43



Ce roman m'intéresse et je le note précieusement!  



Catherine 29/09/2011 22:00



J'attends la suite avec impatience (janvier 2012).



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