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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 04:08
Marathon BD à bord du Vaisseau fantôme avec Marjorie et Hilde

Chouette ! Marjorie et Hilde organisent un Marathon BD à bord du Vaisseau fantôme en prévision d'Halloween.

 

J'espère réussir ce marathon BD plus que le précédent de septembre !

 

Quand lire ?

Du vendredi 3 octobre à partir de 19 heures au dimanche 5 octobre minuit.

 

Que lire ?

Des bandes dessinées dans les genres fantastique et horreur.

 

Mais il y a deux formules spéciales :

Grimoire de protection autorise les BD « classiques » (sous-entendu pas fantastique et horreur),

Anti-malédiction autorise les romans.

 

Infos, logo et inscription chez Marjorie ou chez Hilde, et toujours le groupe FB.

 

Mes lectures pour ce marathon

La BD : Le mystère de la chair, de Junji Itô (manga kowaï)

Les romans : Le maître bonsaï, d'Antoine Buéno (un poil fantastique), Agatha Doyle au service de sa majesté, de Caroline Triaureau et Poubelle's girls, de Jeanne Desaubry (plutôt romans policiers).

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 01:13

M. Pénombre libraire ouvert jour et nuit est un roman de Robin Sloan paru aux éditions Michel Lafon en février 2014 (342 pages, 19,95 €, ISBN 978-2-7499-2162-4). Mr. Penumbra's 24-hour bookstore (2012) est traduit de l'américain par Philippe Mothe.

 

Robin Sloan a grandi près de Detroit (Michigan, États-Unis) et a étudié l'économie. Il a travaillé dans le monde de la communication et a cofondé Oats, une revue littéraire de l'université du Michigan. Mr. Penumbra est son premier roman et il s'est inspiré d'une nouvelle qu'il avait écrite en 2009. Plus d'infos sur http://www.robinsloan.com/.

 

À sa sortie de l'école d'Art, Clay Jannon a été embauché comme créateur à New Bagel mais il a perdu cet emploi qui lui plaisait bien à cause de la crise économique. Il passe son temps à lire sur Internet et à se balader.

« San Francisco est un super terrain de promenade si on a de bonnes jambes. Cette ville étant un carré ponctué de collines abruptes et bordé d'eau sur trois côtés, des vues magnifiques vous surprennent à chaque coin de rue. » (pages 14-15).

Et un jour, il voit l'offre d'emploi de vendeur de nuit dans cette librairie qu'il ne connaît pas, celle de M. Pénombre (Ajax de son prénom), ouverte jour et nuit. Il doit respecter des règles précises, tenir un registre un peu spécial et il se rend vite compte que certains « clients », comme messieurs Tyndall et Fedorov ou madame Lapin, ont des demandes précises dans le « Fonds du fonds ».

« Est-ce un cercle de lecture ? Quels sont leurs liens ? Leur arrive-t-il de payer ? » (page 28).

Clay ne sait pas dans quelles recherches il s'est lancé : qu'est le « Sacré Caractère » ?...

« […] tout ce qui se passe ici relève de bien autre chose que de l'excentricité d'un vieillard isolé. » (page 62).

Mais il y entraîne Neel Shah, son ami d'enfance, entrepreneur, Mathew Mittelbrand, son colocataire, inventeur de génie, et Kat Potente, une programmeuse de Google qu'il a rencontrée une nuit à la librairie et dont il est tombé amoureux.

« Que voulez-vous dire, M. Pénombre va être brûlé ?

– Pas lui, le livre... Son livre ! précise Tyndall. C'est pareil, pire même ! Mieux vaut la chair que la page. […]

Je suis vraiment tombé dans une secte. » (pages 135-136).

 

Je vais vous dire une chose : ce roman est pour les Geeks ! Pour Clay et Neel, c'est comme dans les jeux de rôle auxquels ils jouaient adolescents mais là, c'est pour de vrai, et pour Kat, c'est pareil, c'est comme dans le monde numérique mais en vrai.

« Lui, c'est le guerrier, toi, le mage et moi, le roublard. Cette conversation n'a jamais eu lieu. » (page 195).

Dans ce roman dont la première partie se passe à San Francisco (la librairie) et la deuxième partie à New York (la quête), ça parle d'Internet, de Google, de programmation, de stockage de données, de décodage, il y a des références à la SF et au fantastique (dragons), parfait pour les Geeks, je vous dis !

Mais cette incroyable aventure englobe bien d'autres choses, en particulier l'Histoire et l'Art, comme les premiers livres imprimés par Aldo Manuce (1449-1515) à Venise en Italie (un peu après Gutenberg 1400-1468).

Aldo Manuzio (ou Alde Manuce, ou Alde l'Ancien) fut un imprimeur, libraire et typographe humaniste qui a vraiment existé au XVe siècle. Ainsi que Griffo Gerritzoon (1450-1518) qui a créé le Gerritzoon, « le caractère le plus célèbre de l'Histoire » (tiens, je pensais que c'était Garamond !), et de nouvelles technologies.

La quatrième de couverture dit que l'auteur « a créé ce roman d'aventures pour le XXIe siècle, où le pouvoir des livres anciens et celui des nouvelles technologies s'allient pour rendre la vie meilleure. » Je ne sais pas si ça rend la vie meilleure, mais j'ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture, intrigante mais pas ténébreuse, et effectivement cette plongée intéressante dans les livres anciens et la nouvelle technologie de l'informatique.

Une lecture originale dans un moment creux (en lecture) qui me remet le pied à l'étrier !

 

Ma phrase préférée

« Vous savez, je crois sérieusement que ce monde n'est qu'une mosaïque de petites sectes déjantées, chacune avec ses lieux secrets, ses archives, ses règles. » (page 302).

 

Une lecture pour les challenges ABC critiques 2013-2014 (lettre S), Geek, Le mélange des genres (SF/fantasy/imaginaire), Petit Bac 2014 (catégorie moment/temps), Premier roman, Rentrée littéraire d'hiver 2014 et US.

 

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 04:05

L'orphelinat du bout du monde est le premier tome de Le Surnatureur, une série d'Éric Sanvoisin. Il est paru aux éditions Milan dans la collection Grands romans en 2009 (250 pages, épuisé, ISBN 978-2-74593-617-2).

 

Éric Sanvoisin est né le 16 juin 1961 à Valence (Drôme). Il est bibliothécaire à Saint Brieuc (Bretagne) et auteur de livres pour la jeunesse parus chez plusieurs éditeurs (Nathan, Magnard, Milan, Casterman...). Plus d'infos sur son blog, http://sanvoisin.over-blog.com/.

 

« Il adorait la lecture, silencieuse ou à voix haute. Il lisait beaucoup, de préférence la nuit, quand le calme le plus profond enveloppait les moindres recoins de l'orphelinat. » (page 12). « Ce qu'Alexandre adorait tout particulièrement, dans les livres, c'était leur capacité à l'extraire de sa triste condition. Grâce à eux, il se sentait pousser des ailes et le monde semblait s'ouvrir, vaste, sans limites ; il oubliait un peu sa vie à l'orphelinat et son maudit fauteuil roulant. » (page 14).

 

Quand il avait 3 ans, Alexandre a perdu ses jambes dans un accident de voiture. Dix ans après, il a perdu ses parents dans le crash de leur avion (mais leurs corps n'ont jamais été retrouvés). Son oncle et tuteur, Sidonius Legrand, frère aîné de son père, qui gère l'entreprise depuis la disparition des parents, l'a placé à l'orphelinat Crésus. Alexandre ne s'y plaît pas.

« […] une prison. Prison dorée […] le confort tant vanté un leurre. Le seul vrai confort , aux yeux d'Alexandre, se nommait liberté. » (page 22).

Après s'être isolé, l'adolescent se rapproche d'un garçon orphelin qui s'est cogné le front contre la porte de sa chambre et s'est évanoui. D'ailleurs « quatre élèves ont eu un malaise et, depuis, sont réveillés chaque nuit par les mêmes cauchemars. Des yeux terrifiants les menacent jusqu'au plus profond de leur sommeil. » (page 80).

John Major, un détective privé annonce à Alexandre que l'avion privé de ses parents a explosé en vol : c'est donc un attentat et la thèse de l'accident est remise en cause. Il a aussi découvert des choses sur une organisation secrète qui existe de façon très discrète depuis le XIIIe siècle, la Surnature.

Alexandre pense qu'il se passe des choses bizarres à l'orphelinat Crésus et que c'est lié à ses parents mais à qui peut-il se confier ? Au gentil professeur de français, Jean-Baptiste Brindavoine, plutôt qu'au professeur de maths, Antonin Balrogue ? À sa dévouée auxiliaire de vie scolaire (AVS), Samantha Beaufeuillage plutôt qu'à la directrice, Mademoiselle de Saint-Agathon ? Ou à ses nouveaux amis, Jules-Henri Métivier et Ève Lombargini ?

 

J'ai pris bien du plaisir à lire ce roman fantastique à suspense et j'aurais aimé percé le mystère, ou plutôt les mystères : la disparition des parents, l'orphelinat, les pouvoirs d'Alexandre, les êtres maléfiques qui l'entourent... Malheureusement, l'auteur considère ce livre comme « mort » (je ne l'ai pas trouvé sur le site de l'éditeur) et je crains qu'il n'y ait jamais de suite... Du coup, j'ai hésité à en parler avant, mais c'est du gâchis car il vaut vraiment le coup : siouplaît, m'sieur l'auteur, la suite !

 

Une lecture pour les challenges ABC critiques 2013-2014 (lettre S), Cartable et tableau noir, Jeunesse & young adults, Le mélange des genres (catégorie roman jeunesse), Petit Bac 2014 (catégorie bâtiment).

 

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 00:59

Les contes d'Amy est un recueil de nouvelles de Frédéric Livyns paru aux éditions Lokomodo en octobre 2013 avec une préface de Christophe Collins et un marque-page (223 pages, 6 €, ISBN 978-2-35900-187-7).

 

Frédéric Livyns est né le 2 juin 1970 à Tournai en Belgique. Passionné par la littérature et le fantastique, il lit beaucoup et commence à écrire dès l'âge de 12 ans. Le recueil Les contes d'Amy est d'abord paru en 2011 aux éditions Chloé des Lys et a reçu le Prix Masterton en 2012. Plus d'infos sur http://phero.e-monsite.com/.

Du même auteur

Sous le pseudonyme de Kiss Huige : Phero Nexafreuse, Matriarcat et Résurgence (romans).

Sous le pseudonyme de Joshua Zell : D'échéance de soi (recueil de poèmes).

Sous son nom : Catharsis, Oxana, Danse de sang, Le souffle des ténèbres (romans) et Entrez... (recueil de nouvelles).

 

Je remercie Peggy et les éditions Lokomodo pour ce recueil de nouvelles.

 

Intro – Charles et Coralie visitent Les Pins, une immense bâtisse en pleine forêt qui fut un asile psychiatrique et que les Allemands ont réquisitionné pendant la guerre. Pendant que son mari voit les dégâts à l'étage avec l'agent immobilier, Coralie entre dans l'ancien local des médecins et découvre le dossier et le cahier d'Amy, une fillette de dix ans avec un visage de vieille femme.

Fin de route – Christophe et Cindy sont divorcés mais en bon terme car ils ont une fille de huit ans, Déborah, qui est atteinte de Chorée de Huntington. Christophe vit maintenant avec Céline à l'autre bout du pays mais il prend la route car sa fille mourante le réclame.

Amour éternel – Afin de fonder une famille, Christian et Sophie ont acheté une maison qu'ils retapent avec des amis. Mais l'état de santé de Sophie se dégrade très rapidement sans que les médecins trouvent quoi que ce soit.

Le village maudit – C'est l'hiver dans le petit village de Tépiat où vivent une trentaine de familles. Des loups rôdent et ont attaqué une vache. Bertrand le conteur pense à autre chose mais les hommes se moquent de son imagination.

Au revoir – Marie est réveillée en pleine nuit par les hurlements de Pauline, sa fille de douze ans : son cauchemar paraissait si réel qu'elle a vu quelque chose se déplacer autour de son lit. Mais Marie pense que sa fille est traumatisée à cause de la récente séparation d'avec son père.

Eurydice – François et ses amis rentrent à cinq heures du matin : François, vingt-neuf ans, est un « ami fidèle, drôle et intelligent » (page 105) qui ne boit jamais mais un chauffard ivre croise leur route. Sa famille et ses proches sont effondrés par cette mort tragique et son petit chien, croisé bichon maltais et caniche, nommée Eurydice, refuse de se nourrir.

Réminiscences – Une virée entre copains : « Le dernier arrivé payait les prochaines tournées. » (page 113). Depuis l'accident, Christophe a perdu une partie de sa mémoire, il a des migraines et des visions horribles.

La nuit vient – « […] les ténèbres originelles. […] Elles se nourrissent de nos peurs. Elles s'en délectent même. » (page 130). Une jeune femme fragile mentalement, soupçonnée d'avoir tué ses parents, est enfermée.

La véritable nature de l'homme – Virginie, trente-deux ans, tout juste divorcée de son infidèle de mari après sept ans de vie commune, va danser en boîte de nuit avec des copines. Elle y rencontre Chris, un inconnu.

La forêt – Après dix ans de vie commune, Véronique l'a quitté. Alors monsieur Lafleur a accepté cet emploi de gardien à Bocar, un village au milieu de la forêt dans le Vercors. Mais les villageois sont bizarres.

L'ami – Tionille, un village vieillissant dans le sud de la France. Après la construction de maisons neuves, de nouveaux habitants arrivent. Mais Christelle, décoratrice, venue avec sa fille de six ans, Clarisse, préfère vivre au Manoir Parker qui a appartenu à un architecte anglais. Clarisse communique avec un ami imaginaire, Louis.

Cimetière – Bruno, mis à la porte par son épouse, a passé la nuit dans un parc. Il accepte le poste de gardien de cimetière (logé) mais est-ce bien les ados qui vandalisent les tombent ?

Outro – « Coralie referma le livre. Elle n'avait jamais rien lu d'aussi malsain. » (page 213).

 

Fut un temps où j'aurais été morte de trouille de lire des nouvelles de ce genre, fantastique horreur, et où j'aurais fait des cauchemars et ça faisait longtemps que je n'avais pas lu cette catégorie de livres ! Là, pas de cauchemars bien que j'aie lu ce recueil la nuit, eh oui ! Par contre, ça n'enlève rien à la qualité de ces nouvelles qui sont toutes plus réussies les unes que les autres ! Autant dire que ce recueil n'est pas inégal et que toutes les histoires se lisent avec délectation et... horreur ! Frédéric Livyns est réellement inventif car les nouvelles se déroulent toutes d'une façon différente et les chutes sont bien adaptées sans que le lecteur reste sur sa faim. Fin de route et Eurydice sont plus tendres. La nuit vient et La forêt font un peu plus peur. Et vous, oserez-vous lire ce livre ?

 

Denis m'a appris que le Mois belge (janvier) – dans le cadre du challenge Littérature francophone – continuait en février : chouette, je vais y mettre cet auteur ! Je mets aussi ce recueil dans 1 % de la rentrée littéraire 2013, Des contes à rendre, Lire sous la contrainte (nom + nom), Petit Bac 2014 (catégorie Prénom), Tour du monde en 8 ans et Voisins voisines (Belgique).

 

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 03:34

L'éléphant du magicien est un roman de Kate DiCamillo paru aux éditions Tourbillon en janvier 2010 (252 pages, 12,10 €, ISBN 978-2-84801-521-7). The magician's elephant (2009) est traduit de l'américain par Sidonie Van den Dries et illustré par Yoko Tanaka.

 

Kate DiCamillo est née le 25 mars 1964 à Philadelphie (Pennsylvanie, États-Unis). Elle est auteur de livres pour la jeunesse. Elle vit à Minneapolis (Minnesota, États-Unis).

Du même auteur : Le miraculeux voyage d'Édouard Tulane, Le petit singe de la 5e Avenue.

Plus d'infos sur http://www.katedicamillo.com/.

 

Yoko Tanaka est diplômée de Droit (Kwansei Gakuin, Japon) et des Beaux-Arts (Art Center College of Design, Pasadena, Californie, États-Unis). Elle est illustratrice. Elle vit entre Los Angeles (Californie, États-Unis) et Bangkok (Thaïlande).

Plus d'infos sur http://www.yokotanaka.com/.

 

Peter Augustus Duchêne est sur la place du marché de Baltese. Son tuteur, Vilna Lutz, un ancien soldat, a chargé le garçon de dix ans d'acheter du poisson et du pain. Mais l'enfant, attiré par la tente rouge d'une diseuse de bonne aventure, dépense la pièce d'un florin pour avoir la réponse à une question : ses parents étant morts, comment retrouver sa sœur ? La voyante lui répond : « L'éléphant. Suis l'éléphant. Il te conduira jusqu'à ta sœur. » (page 14). Mais Peter a l'impression que la voyante s'est moquée de lui car il n'y a aucun éléphant à Baltese. De plus, son tuteur lui aurait menti en lui disant que sa sœur, Adèle, était morte. « Quelqu'un ment mais je ne sais pas qui. » (page 21).

Pourtant, le soir même, à l'opéra Bliffendorf, un magicien fait apparaître un éléphant au lieu d'un bouquet de fleurs et l'éléphant, tombé du ciel et atterrissant sur les genoux de Madame LaVaughn, lui broie les jambes, la condamnant au fauteuil roulant ! Magicien et éléphante (c'est une femelle) sont immédiatement arrêtés et enfermés.

C'est la Comtesse Quintet, sur les conseils de son mari présent lors du drame, qui achète l'éléphante et la fait installer dans sa demeure.

Mais si tout le monde parle de l'extraordinaire animal, Peter ne l'a toujours pas vu... « Peter se dit qu'espérer était terrible et compliqué. C'était sans doute plus facile de désespérer. » (page 68).

Peter veut voir l'éléphant et retrouver Adèle ; il va être aidé par l'inspecteur Léo Matienne.

 

Tout simplement une histoire charmante, joliment illustrée, pleine de tendresse et de magie, je dirais même que c'est un chouette conte et donc une lecture très agréable pour se détendre.

 

Pour les challenges Animaux du monde, Challenge US, Des contes à rendre, Jeunesse & young adults # 3, Lire sous la contrainte (nom + nom), Petit Bac 2014 (catégorie Animal), Romancières américaines.

 

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 14:05

L'enfant de l'orage – 1 : Pierres de sang est le premier tome de la série de Manuel Bichebois et Didier Poli aux Humanoïdes associés (novembre 2003, 50 pages, 12,90 €, ISBN 978-2-73166-270-2).

 

Manuel Bichebois, né en 1973 et diplômé de Polycréa (école de design), est le scénariste de cette trilogie. Il a d'abord travaillé pour le jeu vidéo (Kalisto Entertainment) avant de se lancer dans la bande dessinée avec Didier Poli.

 

Didier Poli, né à Lyon en 1971, est le dessinateur. Il a étudié les Arts appliqués à Émile Cohl et a travaillé pour l 'animation et le jeu vidéo (c'est à Kalisto Entertainment qu'il a rencontré Manuel Bichebois).

 

Alors qu'on enterre « le plus aimé des rois », le narrateur souhaite raconter une histoire car il est « le seul à détenir l'exacte vérité ».

Moskip est en train de soigneusement dépecer le cerf qu'il vient d'abattre lorsqu'il entend des pleurs de nouveau-né.

Une femme est morte foudroyée contre un arbre et a mis au monde un fils encore attaché à elle. Moskip récupère le bébé et trouve des pierres roses très légères.

Son épouse, Gladhin, qui ne peut pas avoir d'enfant, accueille le nourrisson avec joie et l'appelle Laïth « parce qu'il sera la lumière de [sa] vie ».

Laïth devient donc en ce jour un Däfow du village de Tildwen habité par des chasseurs et des arboristes.

Les années ont passé, Laïth a grandi avec les enfants du village, il a adopté un petit borali. Il est juste un peu différent : il court plus vite, il rentre quand il pleut.

Et puis, un jour, les garçons chassent et Daeb est renversé par un sanglier : Laïth le ramène à la vie sous les yeux ébahis de Tuhitep et Wando.

À partir de cet instant, la vie de Laïth bascule.

Et pour échapper à Algärd de la république de Frätt, Moskip blessé et Laïth se réfugient à Medillum, cité – réputée imprenable – du roi Bronthë dans le royaume d'Onfidhen.

Mais Dalün, le gentil médecin qui soigne le bras de Moskip, parle de Laïth au professeur Fïnrhas...

 

Mi fantasy (plutôt au village) mi steampunk (plutôt à la cité), cette bande dessinée a reçu le Sanglier de bronze 2003 (prix du meilleur jeune talent du Festival BD de Nîmes).

Elle m'a beaucoup plu et m'a donné très envie de lire la suite. Les images sont belles, les personnages attachants et le scénario est... du tonnerre !

Tome 2 : La croisée des vents. Tome 3 : Où portent les courants. Intégrale disponible depuis le 14 septembre 2010.

 

Une lecture pour les challenges Geek et Petit Bac 2014 (catégorie, hum... j'ai le choix entre matière et sphère familiale... je vais prendre matière).

 

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 19:21

L'événement Samedi, c'est série entre dans le challenge Geek et c'est aujourd'hui le premier rendez-vous.

 

C'est grâce à Hilde que j'ai eu connaissance du test À quelle famille de Game of Thrones appartenez-vous ? Test de Canal+ qui diffuse en ce moment (mais je n'ai pas cette chaîne) la 3e saison de cette excellente série dont je vous ai déjà un peu parlé ici.

 

J'ai vu les deux premières saisons et je n'ai qu'un seul mot : extraordinaire ! Je vous conseille vivement cette série même si vous n'aimez pas spécialement la Fantasy car elle est vraiment différente des autres. Plus de médiéval, « d'Histoire » (comme si cela se déroulait dans un monde parallèle au nôtre en fait), des personnages tous différents et très intéressants (aucun ne laisse indifférent), pas de magie mais un peu de fantastique (plus particulièrement dans la saison 2), une ambiance et une musique qui collent bien au rythme de la série et aux images grandioses. Rien qu'en voyant le générique (ici), vous pouvez vous rendre compte des rouages qui existent entre les familles, les peuples, les diverses contrées, et donc ce qui en découle : amour, amitié, haine, jalousie, mariages arrangés, échanges commerciaux, complots, quête du trône, conflits, loyauté, traîtrise, guerre... L'âme humaine, quoi. Et puis, il y a les loups : ils sont tout simplement superbes. Et cet immense mur de glace avec derrière, tout au nord... Quoi exactement ?

La série est-elle fidèle aux romans de George R.R. Martin ? Je ne sais pas car je ne les ai pas lus mais j'ai d'ores et déjà acheté le premier tome de l'intégrale des éditions J'ai Lu.

 

Pour en revenir au test, j'ai donc répondu à 8 questions (elles portent sur notre personnalité et notre comportement) et il en résulte que je ferais partie de la Famille Stark (tant mieux !) : « Vous êtes un Stark. C'est l'une des plus vieilles maisons du royaume. Vous avez à cœur les valeurs de la famille et n'abandonnez jamais votre meute. Vos amis n'ont aucun souci à se faire : vous êtes une personne loyale et en qui on peut avoir confiance. Vous êtes brave mais parfois un peu naïf. Attention cependant à ne pas toujours croire ce qu'on vous dit, au risque de perdre la tête… Votre devise : « Winter is coming ». Votre blason : le Loup. »

 

Et vous ? Vous pouvez faire le test sur le site de Canal+ consacré à Game of Thrones.

Samedi, c'est série – 1 avec Game of Thrones

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 01:29

Au départ, les 5 sens est une idée d'Enna mais elle a décidé d'arrêter ce rendez-vous mensuel.

 

Vous pouvez consulter mes 5 sens d'octobre, novembre, décembre 2012, janvier, février, mars, avril, mai, juin, juillet, août, septembre, octobre, novembre et décembre 2013.

 

Enna m'a donné l'autorisation de continuer sans elle ce rendez-vous. Nouvelle année, nouveau logo avec le beau livre d'Élisabeth de Lambilly paru aux éditions Palette.

 

La vue

Mon mari n'aime pas la Fantasy mais il a bien accroché à la série Game of Thrones alors nous la regardons ensemble. Excellente série : personnages intéressants et fouillés, histoire dense, image superbe et ambiance incroyable. Du coup, j'ai acheté le premier tome paru en intégrale aux éditions J'ai Lu.

Le toucher

Nous avons acheté une brosse Furminator pour les chats, résultat : ils sont débarrassés de leurs poils morts, ils sont encore plus doux et je leur fais plein de bisous !

 

L'odorat

Les très bons vins de Noël et Nouvel An (celle qui a lu Les gouttes de Dieu et qui connaît le vocabulaire du vin, rires).

 

Le goût

Ah, les chocolats de Noël (gourmande un jour, gourmande toujours). Chez Alex Olivier, les coffrets sont en bambou, c'est très beau, et bien sûr les chocolats sont excellents ! (Il y a aussi des calissons, des pâtes de fruits...).

Les 5 sens de janvier 2014

L'ouïe

Dans La Revue dessinée, j'ai lu un article sur Moondog et ça m'a donné envie de réécouter cet artiste que j'apprécie beaucoup (je l'ai découvert il y a quelques années).

Moondog, pseudonyme de Louis Thomas Hardin, naît le 26 mai 1916 à Marysville (Kansas) dans une famille où la mère est institutrice et le père pasteur épiscopalien. À l'âge de 6 ans, il visite une réserve d'Indiens Arapahos avec son père et, assistant à une danse du soleil, il est fasciné par la musique et le rythme. Mais à l'âge de 16 ans, il devient aveugle à cause de l'explosion d'un bâton de dynamite. Il étudie quand même la musique (orgue, piano, violon...). Après ses études, en 1943, il vit à New York (pendant 30 ans) où il fréquente des artistes du classique et du jazz (Leonard Bernstein, Arturo Toscanini, Benny Goodman, Charlie Parker...). Extravagant et marginal, il fabrique lui-même ses vêtements et ressemble à un viking d'où son surnom : Le Viking de la 6e Avenue. Plus encore, il fabrique ses propres instruments de percussions (hüs, oo, ooo-ya-tsu, trimba...). En 1974, il est invité en Allemagne et, se sentant mieux en Europe, y passe le reste de sa vie. Il y meurt le 8 septembre 1999 laissant une vingtaine d'albums (enregistrés entre 1953 et 1995) et près de 400 compositions d'avant-garde classées en jazz, ragtime, musique minimaliste et expérimentale. Plus d'infos sur Moondog sur le site allemand (en anglais) et sur le site français (le site officiel américain étant vide). Bonne écoute ! J'espère que vous aimerez.

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 04:21

Le val de la morte embrassée est un roman de Michel Honaker paru aux éditions Flammarion en octobre 2013 (266 pages, 13 €, ISBN 978-2-0812-8665-8).

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion pour cet agréable roman.

 

Michel Honaker naît en 1958 à Mont de Marsan dans les Landes. Il publie des nouvelles dès la fin des années 70 puis des romans et depuis le début des années 90 également de la littérature jeunesse. Ses genres de prédilection sont : science-fiction, anticipation, fantastique, espionnage, roman policier, aventure. J'ai déjà lu Les otages du Dieu-Dragon (Yakusa Gokudo, 1) en avril 2013.

 

Jubella Sinocare, jeune journaliste encore inconnue, est invitée par Lord Blake Denholm dans son manoir du XIXe siècle (Shoreham, West-Sussex, Angleterre).

« Magnat de la presse, de l'édition, grand patron ayant sauvé nombre d'entreprises de la ruine, le personnage s'était brutalement retiré de la vie publique vingt ans plus tôt sans la moindre explication. Il n'avait depuis accordé aucune interview, ne s'était laissé approché par personne, et vivait reclus en jouissant de sa rente, et de son titre, dans sa propriété entourée de verdure. » (page 6).

La jeune femme est accueillie par Ivan Gabor, l'étrange majordome hongrois qui la conduit auprès de Sa Seigneurie. Le vieux Lord – qui vit seul depuis la mort de son épouse, Lady Camilla – s'avère être raffiné et amateur d'art. Ça tombe bien : Jubella adore les toiles de William Turner et passe son temps libre à la Tate Gallery !

Mais le Lord lui révèle qu'il est un « prince charmant » c'est-à-dire qu'il « possède un charme », le pouvoir magique de réveiller les princesses mortes, comme dans les contes de fées : il est en fait un Éveilleur, le dernier même, et il pense qu'il va être assassiné comme l'ont été les autres avant lui. Pour prouver ses dires, il lui montre un tableau inconnu de Turner, Le val de la morte embrassée, que sa famille possède en secret depuis plus de deux cents ans.

« Un prince charmant en danger de mort..., songea Jubella. Encore une histoire de fou que je ne vendrai à personne. » (page 26).

Mais dans la nuit, Jubella voit une étrange lumière dans le parc du manoir et au petit matin, Chris Morris de Scotland Yard et de nombreux inspecteurs sont là car Lord Denholm a été retrouvé mort par Ivan, et le tableau a disparu.

Jubella rencontre Daniel Byrne, photographe-reporter qui sait pas mal de choses car il a grandi dans le coin, et Jim Fairchild, historien local qui était le meilleur ami de Denholm. Elle apprend par Ivan, avant qu'il ne meure comme son maître, que les ennemis des Éveilleurs sont les Vicaires, dirigés par une Méchante Reine.

« Ce sont eux, les tueurs. Ceux qui éliminent les Éveilleurs. Vous êtes en grand danger. Et moi aussi. Ils ne laisseront jamais des profanes révéler le secret de leur existence. » (page 70).

 

Le val de la morte embrassée est un bon thriller fantastique très rythmé, mêlant mystère et action qui se lit d'une traite. Le lecteur suit avec attention Jubella de la campagne anglaise à Londres (où la jeune femme se retrouve propulsée journaliste du Guardian grâce à son amie Patty Hegg), puis de Paris (où elle rencontre Even Clarke et Vitali Kordo, propriétaire d'une péniche-galerie) à Prague (pour le dénouement de l'histoire). Londres, Paris, Prague, trois capitales emblématiques au niveau historique et culturel, avec poursuites et dangers comme dans les films d'action. L'art (la peinture) et les contes de fée ont une grande importance et je trouve que ces sujets sont traités de façon originale, surprenante même. J'ai été charmée et conquise car, après tout, pourquoi ne pas croire au prince charmant ?

 

Ma phrase préférée

« Le baiser est le symbole de la vie, depuis la nuit des temps. Le symbole aussi de la pureté, de l'absolu. » (page 138).

 

Une lecture pour les challenges 1 % de la rentrée littéraire 2013L'art dans tous ses états (peinture, William Turner), Jeunesse & young adults # 3Thrillers et polars et bien sûr Des contes à rendre !

 

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 04:13

Jusqu'à ce que la morsure nous sépare est le 3e tome de la série 43 rue du Vieux-Cimetière, un roman de Kate et M. Sarah Klise paru aux éditions Albin Michel Jeunesse dans la collection Witty en mai 2013 (137 pages, 8,50 €, ISBN 978-2-226-24757-5). 43 Old Cemetery Road, Book 3 : Till death do us bark (2011) est traduit de l'américain par Mickey Gaboriaud.

 

Pour plus d'infos sur l'auteur Catherine 'Kate' Klise et sur l'illustratrice M. (Mary) Sarah Klise, consultez la note de lecture de Trépassez votre chemin.

 

Lester est heureux d'avoir été adopté par Ignace Bronchon et le fantôme d'Adèle Vranstock, mais il aimerait en plus de son chat, Mistynoir, avoir un chien. Or, en revenant de la bibliothèque, un chien le suit jusqu'au manoir ! C'est Secret, le lévrier irlandais du riche Placid McAbbey qui vient de mourir à l'âge de 95 ans.

Lester est fou de joie mais Adèle boude car elle est une dame à chats, Bronchon a de plus en plus d'allergies alors que Mistynoir a disparu et Secret aboie toute les nuits empêchant tout le voisinage de dormir...

Kitty et Rex, les deux enfants de McAbbey, s'installent à Crésus Villa mais la sœur et le frère ne se sont jamais entendu et n'étaient pas très aimants avec leur père qui avait, les dix dernières années de sa vie, reporté son amour sur Secret. McAbbey était pourtant un homme gentil, généreux et apprécié de tous. Les deux rejetons intéressés uniquement par la richesse devront résoudre une énigme sous forme de poème (*) pour pouvoir hériter.

« Votre père vous connaissait bien. Il savait parfaitement que vous ne partagiez pas sa passion pour les antiquités, les œuvres d'art et les livres rares. C'est pour cela qu'il vous a fait la faveur de s'en débarrasser peu avant sa mort. » (lettre de l'avocate, Claire Komdel-Hodresch, page 60).

Lester s'enfuit avec Secret...

 

(*) Ces poèmes sont des limericks ; il y a des explications sur ce genre de poème en cinq vers à la fin du livre (pages 136-137). J'avoue que je ne savais pas ce qu'était un limerick (ou alors si je l'ai su, j'avais oublié) !

 

Bon sang, qu'est-ce qu'elle est bien, cette série ! J'ai englouti les trois tomes en peu de temps et, maintenant, il me faut absolument le 4e, Le fantôme du bureau de poste. Comme pour les deux premiers tomes, de l'humour, de l'originalité (lettres, illustrations), de nouveaux personnages. C'est vraiment très bien fait et je me suis laissée prendre au jeu avec grand plaisir. Je ne peux que vous recommander cette série !

 

Une lecture que je mets dans les challenges En toutes lettres, Jeunesse & young adults # 3, Romancières américaines et US.


 

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