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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 00:14

La fin du monde a du retard est un roman de J.M. Erre paru aux éditions Buchet-Chastel en février 2014 (401 pages, 20 €, ISBN 978-2-283-02731-8).

 

J.M. Erre (je pensais que son prénom était Jean-Michel mais c'est Jean-Marcel) est né en 1971 à Perpignan (Pyrénées Orientales).

Du même auteur : Prenez soin du chien (2006), Made in China (2008), Série Z (2010) et Le mystère Sherlock (2012).

Suivre J.M. Erre sur sa page Facebook.

 

Le personnel et les malades de Saint-Charles sont en pleine préparation pour le centenaire de la clinique psychiatrique.

Julius, un trentenaire qui croit au complot mondial qu'il explique par la mythologie, publie sur son site, La fin du monde a du retard. Il a prévu de s'évader mais, depuis une semaine, il y a une nouvelle pensionnaire : Alice, 25 ans, qui est restée huit semaines dans le coma.

« Julius avait bien fini par se l'avouer : elle lui plaisait beaucoup, cette Alice. Depuis une semaine, il pensait à elle toute la journée, guettait ses allées et venues par son œilleton et n'en dormait plus la nuit. […] Il était amoureux. Et c'était une catastrophe. » (page 22).

Julius est amnésique mais il pense que la fin du monde est pour dans deux jours et il embarque Alice dans sa quête contre Tirésias en espérant qu'elle retrouvera la mémoire et des émotions.

Mais attention : « Trop de complots tue le complot. » (page 42) !

Cinq jours… Dans cinq jours, le commissaire parisien Joseph Gaboriau et le prêtre Jean-Bedel Saint-Freu de l'église Saint-Théodule seront tous deux à la retraite après des décennies de bons et loyaux services.

 

Ce roman démarre bien, j'abandonne toute logique et j'accepte que Julius m'ouvre les yeux sur le complot mondial ! Suis-je moi aussi enchaînée dans la grotte comme dans l'allégorie de Platon ?

Julius est à fond dans la mythologie, antique, médiévale, avec les surhumains prométhéens et les surhumains apocalyptiques, qui correspondent tout bonnement à nos super-héros et super-méchants et donc l'auteur utilise des parallèles avec notre fiction, enfin surtout américaine mais pas que, dans la littérature, le cinéma, pour retrouver la magie d'antan, le surnaturel, l'extraordinaire. C'est donc toujours le Bien contre le Mal, une vision assurément manichéenne mais bien réelle. C'est hyper intéressant, et drôle aussi, avec un humour loufoque à la limite de l'absurde. Mais j'ai quand même moins ri qu'avec Le mystère Sherlock lu au printemps 2012 mais dont je n'ai pas publié de note de lecture (aïe, pas tapé !).

Dans Le mystère Sherlock, J.M. Erre rendait hommage à Sherlock Holmes et aux Holmésiens ; dans La fin du monde a du retard, il rend hommage aux mythes et aux super-héros ; en fait dans chacun de ses romans, il met en avant un thème précis qu'il détaille avec érudition et humour.

Il y a donc ici nos deux « héros » et des genres de super-héros (les surhumains prométhéens, les gentils quoi !) : un commissaire flanqué d'un jeune inspecteur aux idées bizarres, un prêtre attendrissant, une mamie complètement décalée (pages 282 et suivantes), un geek fan de Star Wars surnommé Ours, deux espions (?) Raoul et Albert, une secte réfugiée dans les égouts mais bon sang, pourquoi la fin du monde a-t-elle du retard ?, et les super-méchants (les surhumains apocalyptiques, ceux qui veulent détruire le monde) avec l'ordre de Tirésias et leurs Régulateurs, brrr…

Tout ça pour un roman déjanté (j'ai survécu avec nos héros à plusieurs explosions et à des courses poursuites effrénées) mais attention « Il n'y a pas de soluces pour franchir les niveaux dans le monde réel ! Pas d'astuces pour avoir toutes les munitions ! Et tu auras une seule vie ! Si tu es game over, c'est vraiment fini ! » (page173) : mais, ce n'est pas possible ! Comment va-t-on faire ? « Si cela peut vous rassurer, j'ai des informations qui prouvent que la fin du monde est seulement en retard, précisa Julius. » (page 226) : ouf ! Me voilà rassurée ! Vous aussi, j'espère.

C'est drôle, rocambolesque ; à lire absolument avant la fin du monde !

 

Ma phrase préférée

« Mon royaume pour une matraque ! » (Gaboriau excédé par le lieutenant Matozzi, page 334).

 

Une lecture durant la Reading's week # 3 que je mets dans les challenges ABC critiques 2013-2014 (lettre E), Geek, Paris, Petit Bac 2014 (catégorie Moment / temps), Rentrée littéraire d'hiver 2014, Thrillers et polars.

 

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 22:00

La terre brûlée est le deuxième tome de la série L'épreuve de James Dashner. Il est paru aux éditions Pocket Jeunesse en août 2013 (415 pages, 18,50 €, ISBN 978-2-266-20013-4). The scorch trials (2010) est traduit de l'américain par Guillaume Fournier.

 

James Dasher : consulter L'épreuve – 1 : le labyrinthe.

 

Surtout, ne lisez pas ceci si vous souhaitez lire le tome 1 avant !

Thomas pense que les Blocards sont en sécurité, loin du labyrinthe et des Griffeurs. Cette première nuit, dans le dortoir, il fait un rêve : il a 4 ou 5 ans et il est avec sa mère ! Mais Teresa le contacte : « Tom, il y a un problème. » (page 11). En fait, ils sont entourés par les Fondus, des humains aux chairs brûlées et qui deviennent fous. Non seulement le contact avec Teresa est ensuite perdu mais ceux qui les ont aidés sont tous pendus dans le réfectoire et Teresa a disparu : à sa place, il y a Aris, un garçon qui était dans un autre labyrinthe, dans le groupe B avec seulement des filles.

« […] ces Épreuves que vous traversez sont de la plus haute importance. Continuez de réagir correctement aux variables, continuez à vous en sortir, et vous pourrez avoir la fierté de vous dire que vous avez joué un rôle dans la survie de l'espèce humaine. Et dans la vôtre, bien sûr. » (page 66).

Facile à dire, la nature est détruite, la terre brûlée par les éruptions solaires et l'humanité pratiquement éradiquée par une épouvantable maladie, la Braise !

Mais Thomas « n'abandonnerait jamais, surtout pas maintenant. Pas après tout ce qu'on leur avait infligé, à ses amis et à lui. » (page 82).

Les deux groupes, celui des garçons et celui des filles, mis en concurrence arriveront-ils vivants au Refuge avant les deux semaines fatidiques, avant que la Braise ne les ronge ? Ils doivent traverser un désert de chaleur brûlante avec des tempêtes phénoménales et une ville habitée par des fous furieux !

« Quel monde pourri [...] » (page 161).

 

Le tome 2 est à la hauteur du Labyrinthe et je l'ai dévoré en deux fois aussi (désolée, j'ai relevé moins d'extraits). Impossible de lâcher un roman comme celui-ci, l'été, en vacances ! Bon, certains garçons sont morts avant de quitter le labyrinthe (ou même après) et il y a donc de nouveaux personnages qu'il faut découvrir, apprivoiser (Aris et les filles du groupe B), et puis il y a d'autres questions encore sans réponse. C'est palpitant, toujours très rythmé et soutenu, et je regrette que la bibliothèque n'avait pas le tome 3… Il faut que je le trouve très vite, n'importe où, bibliothèque ou librairie, mais que je puisse le lire, le dévorer, enfin vous voyez ce que je veux dire !

 

Une lecture effectuée durant la Reading's week # 2 que je mets dans les challenges Les anciens sont de sortie (rentrée littéraire 2013), Anticipation, Geek, Jeunesse & young adults, Lire sous la contrainte (trilogie de l'été), Le mélange des genres (SF/fantasy/imaginaire), Mois américain.

 

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 22:44

Le labyrinthe est le premier tome de la série L'épreuve de James Dashner. Il est paru aux éditions Pocket Jeunesse en octobre 2012 et réédité en février 2014 (409 pages, 18,50 €, ISBN 978-2-266-20012-7). The maze runner (2009) est traduit de l'américain par Guillaume Fournier.

 

James Dashner est né le 26 novembre 1972 à Austell en Géorgie (États-Unis). C'est un romancier SF et fantasy avec des séries comme Infinity ring, The Jimmy Fincher saga, The mortality doctrine, The 13th reality. Plus d'infos sur http://jamesdashner.com/.

 

Thomas est dans la Boîte, un ascenseur métallique qui monte pendant plus d'une demi-heure mais lorsqu'il arrive à la surface, il ne se rappelle que de son prénom et n'a que de très vagues souvenirs.

« Des mains se tendirent pour l'empoigner par ses vêtements et le soulever.

[…]

– Content de te voir, tocard. Bienvenue au Bloc. » (page 9).

Une cinquantaine de garçons entre 15 et 18 ou 19 ans vivent au Bloc. Le dernier arrivé, Chuck qui va devenir le guide et l'ami de Thomas, n'est là que depuis un mois. D'autres sont là depuis deux ans.

Le Bloc, c'est « une esplanade grande comme plusieurs terrains de foot, ceinte de murs gigantesques en pierre grise. Couverts de lierre, hauts d'une centaine de mètre au moins, ils formaient un carré parfait. » (page 11). Mais chaque nuit, les murs se ferment et chaque matin, le labyrinthe des murs et des couloirs changent, ce qui rend impossible toute fuite du Bloc. D'autant plus que, la nuit, des Griffeurs, mi-bêtes mi-machines, tuent tous ceux qui ne sont pas rentrés au Bloc avant la fermeture.

Thomas est bien accepté par certains garçons et est rejeté par d'autres. Pourquoi ? Il n'a que de très vagues souvenirs mais il a l'impression de connaître ce labyrinthe.

« Comment un tel labyrinthe, avec des murs aussi énormes, si vastes que des dizaines de garçons n'avaient pas pu en trouver la sortie, pouvait-il exister ? Et, plus important, à quoi pouvait-il bien servir ? Que faisaient-ils là ? Et depuis combien de temps ? » (page 47).

Thomas veut devenir coureur et explorer le labyrinthe mais, alors qu'un Bleu arrive chaque mois, le lendemain de son arrivée, une fille sort de la Boîte et tombe dans le coma.

À partir de ce moment-là, tout change ! Mais « Quelles que soient les épreuves qui les attendaient, ils les affronteraient ensemble. » (page 391).

 

C'est en voyant la bande annonce du film au printemps que j'ai eu envie de lire cette série !

Depuis, une deuxième bande annonce sur laquelle on peut voir plus d'images est sortie.

Le roman a été à la hauteur de mes attentes, je n'arrivais pas à le lâcher (bon, je l'ai lu en deux fois quand même), c'était comme si j'étais avec les Blocards et je me suis jetée dans le labyrinthe… nan, je voulais dire sur le tome 2 ! Le coup de cœur de cet été ! J'avais très envie de SF, de fantastique, j'ai été servie ! Des personnages intéressants, avec chacun un caractère et des aptitudes différents, une intrigue parfaite et un rythme soutenu, bref une excellente dystopie destinée aux adolescents (et aux adultes, hein, y a pas de raison !).

 

The maze runner / L'épreuve est une trilogie :

The maze runner (2009) – Le labyrinthe (2012),

The scorch trials (2010) – La terre brûlée (2013),

The death cure (2011) – Le remède mortel (2014),

avec une préquelle, The kill order (2012), pas encore traduit en français.

 

Je vous parle du tome 2 tout bientôt et il faut absolument que je trouve le tome 3 rapidement !

 

Une lecture effectuée durant la Reading's week # 2 que je mets dans les challenges 1 mois, 1 plume (je ne connaissais pas du tout cet auteur), Les anciens sont de sortie (rentrée littéraire 2012), Anticipation, Geek, Jeunesse & young adults, Lire sous la contrainte (trilogie de l'été), Le mélange des genres (SF/fantasy/imaginaire), Mois américain, Petit Bac 2014 (catégorie Lieu, aménagé).

 

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 22:19

Fragments de vérité est le premier tome de la série Typos de Pierdomenico Baccalario ; il est paru aux éditions Flammarion en mai 2014 (252 pages, 13 €, ISBN 978-2-0812-8662-7). T.Y.P.O.S. 0.1 Verità (2012) est traduit de l'italien par Faustina Fiore.

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion pour ce roman jeunesse italien !

 

Pierdomenico Baccalario est né le 1er mars 1974 à Acqui Terme dans le Piémont (Italie). Auteur jeunesse prolifique, après avoir été avocat et journaliste, il est connu en France pour la série Ulysse Moore (12 tomes) mais il existe d'autres séries comme Candy circle (10 tomes), Century (4 tomes), I gialli di vicolo Voltaire (7 tomes), Will Moogley Agenzia Fantasmi (7 tomes)...

 

Typos, c'est une équipe. Deux filles : Gipsy et Morph. Deux garçons : Dusker et Arlequin.

Seth Lear, le fondateur de Typos, est en orbite géostationnaire.

Sybil Grace, professeur et médecin, s'occupe des quatre jeunes qui étudient à l'université Pawn College.

Ils vivent à Maximum City, 30 millions d'habitants.

« Un enfer de gens, de corruption et de mensonges » (page 22).

Gipsy, c'est Rehyna Bakos.

Morph, c'est Lena Yang, une métamorphique.

Dusker, c'est David Tudor ; il vit dans un bidonville.

Arlequin, c'est Roger Stampede Lear, le fils de Seth Lear.

Apprentis journalistes, ils veulent découvrir et publier la vérité. Alors, ils sont pourchassés par une firme dirigée par Ronda Cubash.

« Les hommes du Laboratoire ne faisaient pas partie de la police. Ils travaillaient pour une gigantesque corporation nommée K-Lab, la plus grande agence internationale de falsification d'informations. » (page 40).

Ces hommes sont menés par Marmaduke Pennifer, surnommé Cartablanca, agent spécial de K-Lab, unique rescapé de sa famille.

En ce moment, grâce aux informations de Reginald Fincher, médecin d'une ONG, Typos enquête sur Makbake, le président dictateur de l'Ambillie, en Afrique, qui va être reçu par Henry James Hoss, le maire de Maximum City, lors d'un concert de charité.

« Une rébellion, une guerre civile, une famine, une population mourant de faim. » (page 70).

« Le Laboratoire est la plus grande multinationale de mensonges du monde. » (page 130).

 

Avec ce roman, premier tome d'une trilogie, l'auteur montre bien les rouages qui permettent à un dictateur de contrôler son pays, d'affamer ses citoyens et de récupérer l'argent de l'aide internationale.

On se croirait presque dans notre monde, à notre époque, mais la désinformation, la manipulation et la corruption ont été encore plus loin et l'action se situe dans un monde futur plus ou moins proche du nôtre.

On a donc là une dystopie. Et Typos et son journal sont un contre-pouvoir très important (le seul ?) même s'ils touchent pour l'instant peu de lecteurs.

En tout cas, Fragments de vérité met en garde ses (jeunes mais pas que) lecteurs contre la désinformation, la manipulation des images et des infos : tout ce qu'on nous dit et tout ce qu'on nous montre, ce n'est pas forcément vrai, il faut souvent aller chercher la véritable info soi-même, ainsi nous devrions tous être des Typos !

Le récit est dynamique, rythmé, soutenu et je ne me suis pas ennuyée, j'aurais même voulu en savoir plus surtout sur les personnages et ce monde futuriste, mais il va falloir que j'attende le tome 2, Poison noir, qui est annoncé pour octobre.

 

 

Une lecture agréable, entraînante et intelligente, que je mets dans les challenges Anticipation, Geek, Jeunesse & young adults # 3, Lire sous la contrainte (trilogie de l'été), Le mélange des genres (catégorie SF, fantasy, imaginaire).

Pour l'Italie, auteur italien :

Il viaggio, Tour du monde en 8 ans, L'Union européenne en 28 livres et Voisins voisines.

 

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 03:54

Le liseur du 6h27 est un roman de Jean-Paul Didierlaurent paru Au Diable Vauvert en mai 2014 (218 pages, 16 €, ISBN 978-2-84626-801-1).

 

Jean-Paul Didierlaurent est né le 2 mars 1962 dans les Vosges. Il a d'abord écrit des nouvelles et Le liseur du 6h27 est son premier roman.

 

Ce roman, je l'ai repéré en librairie et sur la blogosphère littéraire alors j'ai hâte de le lire et j'espère qu'il me plaira ! De plus, c'est le 7e et dernier livre que je lis dans le cadre de la Reading's week du 4 au 10 août.

 

Lorsque leur fils est né en 1976, les parents ne se sont pas rendus compte de la contrepèterie entre Guylain Vignolles et Vilain Guignol : « un mauvais jeu de mots qui avait retenti à ses oreilles dès ses premiers pas dans l'existence pour ne plus le quitter. » (pages 7-8). C'est le fardeau que porte Guylain, le personnage principal de ce roman et pour se faire oublier, il a appris à être transparent, insignifiant : « Se fondre dans le paysage jusqu'à se renier soi-même pour rester un ailleurs jamais visité. » (page 9).

Le matin, le célibataire de 32 ans prend le RER de 6h27 et lit pendant les vingt minutes du trajet des feuillets qu'il sort de sa serviette en cuir. Mais il lit à haute voix et, pour les passagers, c'est devenu un rituel de l'écouter : « il était le liseur […] Et à chaque fois, la magie opérait. » (page 13).

Depuis quinze ans, Guylain travaille dans une usine (la STERN, Société de traitement et de recyclage naturel) dans laquelle la Zerstor 500 broie les livres invendus. « La Chose était là, massive et menaçante, posée en plein centre de l'usine. […] Ne jamais la nommer, c'était là l'ultime rempart qu'il était parvenu à ériger entre elle et lui pour ne pas définitivement lui vendre son âme. » (page 19).

La machine monstrueuse détruit, anéantit… « La Chose était née pour broyer, aplatir, piler, écrabouiller, déchirer, hacher, lacérer, déchiqueter, malaxer, pétrir, ébouillanter. […] (elle) génocide ! » (page 21).

Pour Guylain, opérateur en chef qui doit mettre la machine en route chaque matin, la Chose commet un crime et son travail lui paraît de plus en plus difficile à supporter.

 

À travers ce roman, l'auteur dénonce la sur-production et le pilonnage des livres. Un roman digne de La Bête humaine, d'Émile Zola : chaque soir, Guylain doit plonger dans les entrailles métalliques de la machine avec sa frontale et c'est à ce moment-là, hors des caméras de surveillance, qu'il en profite pour récupérer les « feuilles volages rabattues par le souffle contre la cloison ruisselante d'eau » (page 49).

Elle est très importante cette machine (je me demande bien si elle n'est pas l'actrice principale, du moins dans la première partie parce qu'après c'est Julie et c'est moins intéressant...), la machine donc, il y a des descriptions d'elle, de son fonctionnement et contre toute attente, c'est passionnant !

J'ai remarqué qu'il y a redondance de synonymes, comme plus haut pour la machine ou pour le patron : « Félix Kowalski ne parlait pas. Il aboyait, hurlait, beuglait, invectivait, rugissait mais il n'avait jamais su causer normalement. » (page 27). C'est un style, ça renforce l'humour mais ça peut sûrement énerver certains lecteurs.

Il y a une intéressante galerie de personnages, le patron, cité plus haut, Yvon Grimbert, qui sans sa guérite de gardien lit des alexandrins et du théâtre, Lucien Brunner, le jeune loup de vingt-cinq ans, qui prend plaisir à son travail de destruction, Giuseppe Carminetti, l'ancien opérateur en chef qui a perdu ses jambes dans la machine…

Guylain est pris dans une douloureuse routine y compris le week-end (son seul compagnon est Rouget de l'Isle, un poisson rouge) mais un matin, sur le quai de la gare, Monique et Josette Delacôte lui adressent la parole : « Voilà, on voulait vous dire, on aime bien ce que vous faites. » (page 86) et quelques jours plus tard, il trouve une clé USB oubliée dans le train.

Le passage aux Glycines, avec la lecture d'Huguette Lignon, institutrice à la retraite, est très drôle. « Guylain fila, non sans avoir promis de revenir le samedi suivant. Il ne s'était pas senti aussi vivant depuis longtemps. » (page 113).

Le liseur du 6h27 est réussi… dans sa première partie ! Avec la machine et les personnages qui ont du caractère. La deuxième partie avec les extraits du journal de Julie, dame-pipi de 28 ans à la recherche du grand amour, bof, bof… Heureusement, l'auteur a de l'humour et j'ai quand même lu jusqu'au bout parce que ce n'est pas désagréable non plus. Mais, du coup, ce n'est pas un coup de cœur pour moi... Pourtant, lisez-le et vous vous ferez votre propre opinion !

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde (pour le poisson rouge très présent), Paris, Petit Bac 2014 (catégorie Moment/Temps) et Premier roman.

 

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 17:21

L'été à Pékin est un roman d'Élise Fontenaille paru aux éditions du Rouergue dans la collection Dacodac en avril 2010 (45 pages, 5 €, ISBN 978-2-8126-0122-4).

 

Élise Fontenaille est née à Nancy (Meurthe et Moselle) en 1962. Elle a publié de nombreux romans jeunesse et a reçu plusieurs prix.

 

« Aujourd'hui, c'est la pire journée de ma vie » (page 7) : voici comment débute ce court roman.

Pauline vit la rentrée des classes toute seule car sa meilleure amie, Nikita, est partie à Pékin, en Chine, avec son père, journaliste.

Il reste à Pauline, Mesrine, le canari que Nikita lui a confié.

« Ne sois pas triste, Pauline, deux ans ça passe vite ! Je t'écrirai tous les jours. » (page 8).

Pourtant, au bout de quelques jours, les nouvelles s'estompent… Nikita a de nouveaux amis au Lycée français et s'éclate bien à Pékin.

« Avec sa nouvelle vie, elle ne va pas tarder à m'oublier, Nikita. » (page 15).

Mais Pauline va tout faire pour que Nikita ne l'oublie pas et pour lui rendre visite l'été suivant.

 

Un roman jeunesse agréable à lire ; sur l'amitié, la réconciliation (avec Clarisse), la satisfaction de travailler et d'apprendre de nouvelles choses (les maths pour l'école et le chinois pour le plaisir).

« Depuis que je me suis mise à travailler, il se passe une chose étrange : je ne sens plus le temps passer. » (page 23). « [...] je ne suis plus jalouse, je n'ai plus le temps. » (page 24).

Quelques infos disparates sur la Chine (habitat, nourriture, Jeux Olympiques).

 

Une petite lecture pour les challenges A reading's week, Cartable et tableau noir, Jeunesse & young adults # 3 et Petit Bac 2014 (catégorie Lieu).

 

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 22:35

Le chat et moi est un roman de Nils Uddenberg paru aux Presses de la Cité en juin 2014 (165 pages, 21 €, ISBN 978-2-258-10915-5). Guben och Katten (2012) est traduit du suédois par Carine Bruy.

 

Nils Uddenberg est né le 27 juillet 1938 à Lund (Suède). Il a été professeur de psychiatrie et de philosophie empirique. Il a écrit plusieurs ouvrages (psychiatrie, philosophie, sciences humaines, mythes, bonheur) mais Le chat et moi est sa première fiction.

 

Ce roman est joliment illustré par Ane Gustavsson. Elle est aussi musicienne (altiste) et elle vit à Arvika dans le Värmland (Suède).

 

En octobre, l'auteur, retraité, et son épouse rentrent d'un voyage en Namibie (Afrique) et retrouvent leur maison à Lund (Suède).

Quelle ne fut pas leur surprise de découvrir un chat dans leur jardin !

« […] j'ai vu un chat assis sur le portail, qui me considérait de ses grands yeux jaunes et ronds. C'était un petit animal tigré brun et gris, sans aucune tache blanche. » (pages 9-10).

« Les yeux des chats ont quelque chose de particulier. » (page 11).

L'animal est attendrissant mais l'auteur ne veut pas du tout de chat ! Il pense que son « style de vie est tout simplement incompatible avec le fait d'avoir un chat. » (page 13).

Mais le petit chat ne se formalise pas, il reste là et comme l'hiver approche, il est inconcevable pour le couple de laisser mourir l'animal.

« […] nous étions cuits ! Son art de la séduction avait brisé notre résistance. Il avait gagné. Je pense même qu'il n'avait jamais douté de sa victoire finale. Sinon, il n'aurait pas fait preuve d'une détermination si méthodique. » (page 21).

Et voilà Minette, puisque c'est une femelle, installée dans leur maison et dans leur vie !

 

« Les chats peuvent supporter beaucoup de choses. Mais lorsqu'ils ont le choix entre le bon et le meilleur, ils choisissent le meilleur. » (page 50).

« Minette, elle, est un cadeau de la vie. » (page 63).

« J'ai tellement soif de comprendre Minette […]. (page 125).

 

Déformation professionnelle oblige, l'auteur – qui était médecin psychiatre – analyse son comportement, le comportement de Minette et leurs relations. On humanise nos chats mais nous comprennent-ils ? Sont-ils reconnaissants ? Aimants ? Ont-ils une vie psychique semblable à la nôtre comme le pensait Doris Lessing ?

Cet ouvrage, mi-roman (autobiographique) écrit sur un ton humoristique mi-essai se lit avec plaisir (surtout quand on est un amoureux des chats !) mais, même si l'auteur cite Montaigne, T.S. Eliot, Doris Lessing, Jean Cocteau…, je suis un peu restée sur ma faim : il est trop court et se termine d'un coup. Cependant, la lecture est agréable, le propos est à la fois mignon et instructif alors je me suis laissée attendrir moi aussi !

 

Une lecture pour les challenges ABC critiques 2013-2014 (lettre U), A reading's week, Le mélange des genres (catégorie Autobiographie et témoignage), Premier roman.

Pour le chat : Animaux du monde, Petit Bac 2014 (catégorie Animal) et Totem.

Pour la Suède : Nordique, Tour du monde en 8 ans et Voisins voisines.

Chat
Suède

 

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 23:33

Avec maman est un roman d'Alban Orsini paru aux éditions Chiflet & Cie en février 2014 (382 pages, 14,50 €, ISBN 978-2-35164206-1).

 

Alban Orsini est né en 1980. Il y a peu d'infos sur ce chroniqueur et écrivain français mais vous pouvez le suivre sur son blog, L'ataraxe et sur Vents contraires. Octobre 2014, nouvelle url de L'ataraxe.

 

Avec maman, c'est plus qu'un roman, c'est « la première fiction par SMS » ! Et je ne pense pas qu'elle ne soit destinée qu'aux ados, elle peut aussi bien être lue et appréciée par des adultes.

Tout commence en février 1993 quand la maman envoie son premier SMS avec son smartophone. Suivront des échanges légers et amusants entre la mère et son fils, jeune adulte, parti travailler, en lui laissant le chat, Grisouille, qu'elle n'aime pas particulièrement (elle lui fera croire qu'il s'est enfuit ou qu'il est mort).

Elle cherche sur Booble, elle envoie des buses, elle souhaite systématiquement bon week-end même les jours de semaine, elle le dérange au travail, elle veut tout savoir sur sa vie et sur sa copine.

Au début, j'étais un peu septique, je me demandais si ça allait tenir sur autant de pages, et puis, j'ai souri plusieurs fois, j'ai même ri et finalement je n'ai pas vu le temps passer ! Je me suis bien attachée aux deux personnages (il y a la mémé aussi) et je pense qu'Avec maman est un vrai roman (écrit en bon français), témoin de son temps, avec une vraie histoire pleine de tendresse.

 

« Qu'est-ce que tu fais ?

– Je bosse.

– Et là, qu'est-ce que tu fais ?

– Comme il y a dix minutes, je bosse.

– Ben dis donc, qu'est-ce qu'il a l'air ennuyeux ton travail…

– ? »

(page 105).

 

Si vous voulez découvrir les SMS d'Avec maman, allez sur http://avecmaman.tumblr.com/ parce que ça continue un peu sur Internet !

 

Une lecture pour les challenges Geek, Jeunesse & young adults # 3, Le mélange des genres (catégorie (auto)biographie et témoignage), Petit Bac 2014 (catégorie Sphère familiale), Premier roman et Rentrée littéraire d'hiver 2014.

 

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 03:03

Le philtre des nuages est un recueil de poésies de Radu Bata paru aux éditions Galimatias dans la collection Gris en mai 2014 (111 pages, 15 €, ISBN 978-2-9539077-1-1).

 

Je remercie Babelio et les éditions Galimatias car j'ai reçu ce livre dans le cadre d'une opération Masse critique.

 

Radu Bata est journaliste, auteur et il a été professeur de français en Roumanie (jusqu'en 1990).

Du même auteur : Mine de petits riens sur un lit à baldaquin également paru aux éditions Galimatias. Ainsi que Fausse couche d'ozone et Le rêve d'étain, sous pseudonymes (Ion Aretia B. pour le premier livre et Batu Batuturesco pour le deuxième) aux éditions ProMots.

Sa page Facebook : https://www.facebook.com/thomas.man.9.

 

La couverture est de Gwen Keraval : c'est superbe, non ? J'aime beaucoup l'univers de cet illustrateur (né à Paris en 1976 et Lyonnais d'adoption).

Son site : http://www.gwenkeraval.com/.

 

Le philtre des nuages et autres ivresses est un recueil de 104 « poésettes », la poésette étant « un poème sans prise de tête ».

L'auteur y parle avec dérision du monde, de la vie, de l'amour, de Dieu, des saisons, des réseaux sociaux, des relations entre les gens... Il aime les métaphores, les nuages et les astres.

Ses poésettes originales et décalées sont courtes (quatre vers) ou plus longues (deux pages) mais, dans tous les cas, on sent que l'auteur s'amuse ; son humour est parfois absurde, et pas seulement lorsqu'il cite des personnalités roumaines (littéraires, sportives).

« derrière les mots il y a un mystère

prêt à aveugler la lumière

parfois il suffit de se pencher

pour en saisir l'abyssal secret »

(extrait de Le silence des mots, page 40).

Radu Bata est inspiré, inventif, il joue avec les mots et il aime le silence alors chut... Lisons simplement ses poésettes !

« pour avoir longtemps appris

à parler avec les gens

j'enseigne

aujourd'hui

le silence »

(Devoir de reconnaissance, page 36).

J'ai passé un bon moment de lecture mais j'avoue que parfois, le poète étant dans son monde, je n'ai pas tout compris... Une relecture s'imposera donc mais en attendant, voici trois extraits qui m'ont particulièrement plu.

 

Premier extrait (Je d'ombres, page 76)

« je est un refuge

un subterfuge

un transfuge

mais surtout

je est une fuite en avant

un alter ego

parti prendre le pouls

de la nature

un usurpateur d'existence »

 

 

Deuxième extrait (Exercice pour exorciser le dimanche, page 91)

« j'ai photographié la pluie

et la journée

est passée

entre les gouttes »

 

 

Troisième extrait (Dans un monde où les paroles sont dans la fosse aux ours je voudrais faire professeur, pages 108-109)

« dans cette existence

j'ai été volontaire

pour faire soigneur de mots

 

[…]

 

il est sans fin

ce travail de soigneur

il me prend le jour la nuit

de toutes les saisons

 

car les mots

sont souvent blessés

par les gens

qui n'aiment pas

le dictionnaire

 

ils sont souvent jetés

dans le fossé

par les gens

qui ne parlent

que le langage des chiffres

 

[…]

 

alors le monde

s'il est bon élève

pourrait s'envoler

vers une galaxie

moins égocentrique »

 

Alors, que pensez-vous de ces extraits ? D'autres extraits dans la revue Levure littéraire.

 

 

Une lecture pour les challenges Littérature francophone (comme Cioran et Ionesco en leur temps, Radu Bata écrit en français), Le mélange des genres (recueil de poésie), Tour du monde en 8 ans, L'Union européenne en 28 livres et Voisins voisines (Roumanie).

 

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 04:10

Contamination est le premier tome de la trilogie LZR-1143 de Bryan James. Il est paru aux éditions Panini dans la collection Éclipse en mars 2014 (398 pages, 14 €, ISBN ). LZR-1143 : Infection (2010) est traduit de l'américain par Julien Bétan.

 

Je remercie Panini et Babelio car j'ai reçu ce roman dans le cadre d'une opération Masse critique.

 

Bryan James est Américain. Contamination est son premier roman. Les deux autres tomes de LZR-1143 sont Évolution (2011) et Rédemption (2013).

 

Mickael McKnight (Mike), célèbre acteur de cinéma d'action, est interné depuis six mois à King's Park, un hôpital psychiatrique construit en 1890. Il est accusé d'avoir tué son épouse qui travaillait sur « la prochaine grande avancée médicale » (page 14) : Maria était chercheuse en biologie au laboratoire Starling Mountain.

Mais ce jour-là, il se réveille dans l'après-midi, sans qu'aucun infirmier ne l'ait réveillé et ne lui ait donné ses médicaments : il découvre un hôpital vide et apprend aux infos télévisées que « des morts récents [...] revenaient à la vie et attaquaient les vivants ; ceux qui étaient mordus mouraient, avant de se réveiller à leur tour. » (page 18).

Est-il fou ? Drogué ? Est-il victime d'hallucinations ? Ou est-ce l'horrible réalité ? Mike doute de tout, y compris de lui-même.

Après avoir vu de ses propres yeux les créatures, il va rencontrer Katherine Whitmore, une psychiatre, réfugiée avec trois détenus, mais ils vont devoir quitter l'hôpital et faire face aux hordes de morts-vivants.

« Que diable avait-il bien pu se passer ? » (page 48).

 

Vous l'avez compris, LZR-1143 est une série avec des zombies ! Ou quand des scientifiques se prennent pour Dieu ! D'ailleurs, le nom de code, LZR, ressemble un peu à Lazare, n'est-ce pas ?

 

Peu à peu, Mike se souvient de phrases de Maria qu'il n'avait pas bien comprises...

« Quand tu animes quelque chose, tu le fais bouger, tu lui donnes vie. Quand tu réanimes quelque chose, tu le fais passer d'un état inerte ou mort, à la vie ; tu le ressuscites, littéralement. » (page 93).

« C'est un processus très compliqué. Nous rencontrons des difficultés, mais le fait que ce soit possible nous indique que rien n'est au-delà de nos capacités. » (page 94).

« Pour l'instant, non, ce n'est pas bon, […]. Mais nous finirons par résoudre ça : nous faisons chaque jour d'immenses progrès. Les sujets sont de plus en plus actifs, et les cellules sont... Je veux dire, on a franchi l'étape la plus importante. […] La réanimation des cellules mortes est une avancée fulgurante dans le domaine. Personne n'est allé aussi loin. On doit s'attendre à quelques couacs, mais […]. Nous avons travaillé sur les problèmes et nous pensons avoir trouvé une solution. » (pages 95-96).

 

Évidemment Mike et Katherine (les autres personnage sont des figurants) vont avoir, comment dire... chaud aux miches ! Parce que partout, c'est le chaos ! C'est même l'enfer sur Terre !

« Tout indique que la mutation elle-même est douloureuse et nous n'avons aucune idée de ce qu'il reste de la conscience des individus une fois qu'ils se sont transformés. S'ils se rendent compte de ce qui leur arrive, de ce qu'ils sont devenus, sans pouvoir intervenir, muets et impuissants, prisonniers de la geôle en décomposition de leurs propres chairs alors qu'ils se transforment en goules et se nourrissent de la chair des vivants... » (page 176).

J'ai bien peur qu'ils ne ressentent plus rien, qu'il ne comprennent rien, parce qu'ils ne sont plus rien... Ni humains ni animaux... Des créatures... Des zombies quoi ! Des « Zeds » comme les ont surnommés les militaires.

« Quelle cruelle ironie s'était abattue sur l'humanité : il fallait qu'une maladie nous ôte toute capacité à penser et à réfléchir, capacité que certains considéraient comme les traits caractéristiques de l'espèce humaine, distinguant l'homme de l'animal, pour que notre véritable nature soit révélée. » (page 262).

 

Dans la postface, l'auteur explique pourquoi il a choisi d'écrire son premier roman avec des zombies, c'est très intéressant et il y a même, en bonus, les sept premières pages du deuxième tome, Évolution, annoncé pour juillet 2014 (et le tome 3, Rédemption, pour novembre 2014). Comme j'ai hâte de les lire ! Parce que, si LZR-1143 n'est pas de la « grande littérature », et même si certaines choses ressemblent à d'autres œuvres (par exemple se réveiller dans un hôpital vide, comme Rick dans The walking dead), c'est de la bonne littérature de genre et j'ai passé un excellent moment de lecture : j'ai frissonné et par cette chaleur, ça fait du bien ! Finalement Mike est assez philosophe, il a de l'humour et il s'interroge sur tout ça, les travaux de son épouse, ce qui s'est passé, ce qu'il est possible (ou pas) de faire. Et puis, j'aime bien les histoires post-apocalyptiques et les récits de zombies en font partie d'une certaine façon.

Lorsqu'on voit un film de zombies ou qu'on lit un livre avec des zombies, on se plonge dedans avec délice pour se faire peur mais on est bien content que tout ça ne soit pas vrai et on espère que ça n'arrivera jamais !

 

Une lecture pour les challenges ABC critiques 2013-2014 (lettre J), Anticipation, Geek, Lire sous la contrainte (trilogie de l'été), Le mélange des genres (SF / fantasy / imaginaire), Mois américain – Challenge US, Premier roman et bien sûr Zombie attack.

 

 

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