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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 03:03

Le philtre des nuages est un recueil de poésies de Radu Bata paru aux éditions Galimatias dans la collection Gris en mai 2014 (111 pages, 15 €, ISBN 978-2-9539077-1-1).

 

Je remercie Babelio et les éditions Galimatias car j'ai reçu ce livre dans le cadre d'une opération Masse critique.

 

Radu Bata est journaliste, auteur et il a été professeur de français en Roumanie (jusqu'en 1990).

Du même auteur : Mine de petits riens sur un lit à baldaquin également paru aux éditions Galimatias. Ainsi que Fausse couche d'ozone et Le rêve d'étain, sous pseudonymes (Ion Aretia B. pour le premier livre et Batu Batuturesco pour le deuxième) aux éditions ProMots.

Sa page Facebook : https://www.facebook.com/thomas.man.9.

 

La couverture est de Gwen Keraval : c'est superbe, non ? J'aime beaucoup l'univers de cet illustrateur (né à Paris en 1976 et Lyonnais d'adoption).

Son site : http://www.gwenkeraval.com/.

 

Le philtre des nuages et autres ivresses est un recueil de 104 « poésettes », la poésette étant « un poème sans prise de tête ».

L'auteur y parle avec dérision du monde, de la vie, de l'amour, de Dieu, des saisons, des réseaux sociaux, des relations entre les gens... Il aime les métaphores, les nuages et les astres.

Ses poésettes originales et décalées sont courtes (quatre vers) ou plus longues (deux pages) mais, dans tous les cas, on sent que l'auteur s'amuse ; son humour est parfois absurde, et pas seulement lorsqu'il cite des personnalités roumaines (littéraires, sportives).

« derrière les mots il y a un mystère

prêt à aveugler la lumière

parfois il suffit de se pencher

pour en saisir l'abyssal secret »

(extrait de Le silence des mots, page 40).

Radu Bata est inspiré, inventif, il joue avec les mots et il aime le silence alors chut... Lisons simplement ses poésettes !

« pour avoir longtemps appris

à parler avec les gens

j'enseigne

aujourd'hui

le silence »

(Devoir de reconnaissance, page 36).

J'ai passé un bon moment de lecture mais j'avoue que parfois, le poète étant dans son monde, je n'ai pas tout compris... Une relecture s'imposera donc mais en attendant, voici trois extraits qui m'ont particulièrement plu.

 

Premier extrait (Je d'ombres, page 76)

« je est un refuge

un subterfuge

un transfuge

mais surtout

je est une fuite en avant

un alter ego

parti prendre le pouls

de la nature

un usurpateur d'existence »

 

 

Deuxième extrait (Exercice pour exorciser le dimanche, page 91)

« j'ai photographié la pluie

et la journée

est passée

entre les gouttes »

 

 

Troisième extrait (Dans un monde où les paroles sont dans la fosse aux ours je voudrais faire professeur, pages 108-109)

« dans cette existence

j'ai été volontaire

pour faire soigneur de mots

 

[…]

 

il est sans fin

ce travail de soigneur

il me prend le jour la nuit

de toutes les saisons

 

car les mots

sont souvent blessés

par les gens

qui n'aiment pas

le dictionnaire

 

ils sont souvent jetés

dans le fossé

par les gens

qui ne parlent

que le langage des chiffres

 

[…]

 

alors le monde

s'il est bon élève

pourrait s'envoler

vers une galaxie

moins égocentrique »

 

Alors, que pensez-vous de ces extraits ? D'autres extraits dans la revue Levure littéraire.

 

 

Une lecture pour les challenges Littérature francophone (comme Cioran et Ionesco en leur temps, Radu Bata écrit en français), Le mélange des genres (recueil de poésie), Tour du monde en 8 ans, L'Union européenne en 28 livres et Voisins voisines (Roumanie).

 

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 04:10

Contamination est le premier tome de la trilogie LZR-1143 de Bryan James. Il est paru aux éditions Panini dans la collection Éclipse en mars 2014 (398 pages, 14 €, ISBN ). LZR-1143 : Infection (2010) est traduit de l'américain par Julien Bétan.

 

Je remercie Panini et Babelio car j'ai reçu ce roman dans le cadre d'une opération Masse critique.

 

Bryan James est Américain. Contamination est son premier roman. Les deux autres tomes de LZR-1143 sont Évolution (2011) et Rédemption (2013).

 

Mickael McKnight (Mike), célèbre acteur de cinéma d'action, est interné depuis six mois à King's Park, un hôpital psychiatrique construit en 1890. Il est accusé d'avoir tué son épouse qui travaillait sur « la prochaine grande avancée médicale » (page 14) : Maria était chercheuse en biologie au laboratoire Starling Mountain.

Mais ce jour-là, il se réveille dans l'après-midi, sans qu'aucun infirmier ne l'ait réveillé et ne lui ait donné ses médicaments : il découvre un hôpital vide et apprend aux infos télévisées que « des morts récents [...] revenaient à la vie et attaquaient les vivants ; ceux qui étaient mordus mouraient, avant de se réveiller à leur tour. » (page 18).

Est-il fou ? Drogué ? Est-il victime d'hallucinations ? Ou est-ce l'horrible réalité ? Mike doute de tout, y compris de lui-même.

Après avoir vu de ses propres yeux les créatures, il va rencontrer Katherine Whitmore, une psychiatre, réfugiée avec trois détenus, mais ils vont devoir quitter l'hôpital et faire face aux hordes de morts-vivants.

« Que diable avait-il bien pu se passer ? » (page 48).

 

Vous l'avez compris, LZR-1143 est une série avec des zombies ! Ou quand des scientifiques se prennent pour Dieu ! D'ailleurs, le nom de code, LZR, ressemble un peu à Lazare, n'est-ce pas ?

 

Peu à peu, Mike se souvient de phrases de Maria qu'il n'avait pas bien comprises...

« Quand tu animes quelque chose, tu le fais bouger, tu lui donnes vie. Quand tu réanimes quelque chose, tu le fais passer d'un état inerte ou mort, à la vie ; tu le ressuscites, littéralement. » (page 93).

« C'est un processus très compliqué. Nous rencontrons des difficultés, mais le fait que ce soit possible nous indique que rien n'est au-delà de nos capacités. » (page 94).

« Pour l'instant, non, ce n'est pas bon, […]. Mais nous finirons par résoudre ça : nous faisons chaque jour d'immenses progrès. Les sujets sont de plus en plus actifs, et les cellules sont... Je veux dire, on a franchi l'étape la plus importante. […] La réanimation des cellules mortes est une avancée fulgurante dans le domaine. Personne n'est allé aussi loin. On doit s'attendre à quelques couacs, mais […]. Nous avons travaillé sur les problèmes et nous pensons avoir trouvé une solution. » (pages 95-96).

 

Évidemment Mike et Katherine (les autres personnage sont des figurants) vont avoir, comment dire... chaud aux miches ! Parce que partout, c'est le chaos ! C'est même l'enfer sur Terre !

« Tout indique que la mutation elle-même est douloureuse et nous n'avons aucune idée de ce qu'il reste de la conscience des individus une fois qu'ils se sont transformés. S'ils se rendent compte de ce qui leur arrive, de ce qu'ils sont devenus, sans pouvoir intervenir, muets et impuissants, prisonniers de la geôle en décomposition de leurs propres chairs alors qu'ils se transforment en goules et se nourrissent de la chair des vivants... » (page 176).

J'ai bien peur qu'ils ne ressentent plus rien, qu'il ne comprennent rien, parce qu'ils ne sont plus rien... Ni humains ni animaux... Des créatures... Des zombies quoi ! Des « Zeds » comme les ont surnommés les militaires.

« Quelle cruelle ironie s'était abattue sur l'humanité : il fallait qu'une maladie nous ôte toute capacité à penser et à réfléchir, capacité que certains considéraient comme les traits caractéristiques de l'espèce humaine, distinguant l'homme de l'animal, pour que notre véritable nature soit révélée. » (page 262).

 

Dans la postface, l'auteur explique pourquoi il a choisi d'écrire son premier roman avec des zombies, c'est très intéressant et il y a même, en bonus, les sept premières pages du deuxième tome, Évolution, annoncé pour juillet 2014 (et le tome 3, Rédemption, pour novembre 2014). Comme j'ai hâte de les lire ! Parce que, si LZR-1143 n'est pas de la « grande littérature », et même si certaines choses ressemblent à d'autres œuvres (par exemple se réveiller dans un hôpital vide, comme Rick dans The walking dead), c'est de la bonne littérature de genre et j'ai passé un excellent moment de lecture : j'ai frissonné et par cette chaleur, ça fait du bien ! Finalement Mike est assez philosophe, il a de l'humour et il s'interroge sur tout ça, les travaux de son épouse, ce qui s'est passé, ce qu'il est possible (ou pas) de faire. Et puis, j'aime bien les histoires post-apocalyptiques et les récits de zombies en font partie d'une certaine façon.

Lorsqu'on voit un film de zombies ou qu'on lit un livre avec des zombies, on se plonge dedans avec délice pour se faire peur mais on est bien content que tout ça ne soit pas vrai et on espère que ça n'arrivera jamais !

 

Une lecture pour les challenges ABC critiques 2013-2014 (lettre J), Anticipation, Geek, Lire sous la contrainte (trilogie de l'été), Le mélange des genres (SF / fantasy / imaginaire), Mois américain – Challenge US, Premier roman et bien sûr Zombie attack.

 

 

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 13:21

L'affaire des pièces volées est le premier tome de Maisie Hitchins, la nouvelle série de Holly Webb. Il est paru aux éditions Flammarion – Castor Poche le 18 juin 2014 (159 pages, 7,10 €, ISBN 978-2-0813-0832-9) et il est illustré par Marion Lindsay. Maisie Hitchins – The case of the stolen sixpence (2013) est traduit de l'anglais par Faustina Fiore.

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion pour cet agréable roman jeunesse.

 

Je ne présente plus l'Anglaise Holly Webb qui est déjà sur ce blog avec ses deux séries pour la jeunesse Rose (pré-ados) et Lily (ados). Plus d'infos sur son site officiel, http://www.holly-webb.com/, avec déjà son nouveau roman, Maya's secret !

 

Marion Lindsay est l'illustratrice. Elle vit à Cambridge au nord de Londres. Plus d'infos sur http://www.marionlindsay.co.uk/ et sur http://marionlindsayillustration.wordpress.com/.

 

Maisie Hitchins, presque dix ans, vit chez sa grand-mère, propriétaire d'une pension au 31 rue Albion à Londres.

Maisie est fascinée par les policiers, en particulier par le célèbre détective Gilbert Carrington qui vit pas loin de chez elle. De plus, Sarah-Ann, la jeune employée de maison de sa grand-mère, est fiancée à un agent de police.

« Ce doit être formidable, se dit Maisie. Suivre des empreintes, trouver des indices, pourchasser des criminels... » (page 10).

Un soir, en rentrant avec du poisson, Maisie sauve un chiot que quelqu'un a voulu noyer et, bien que sa grand-mère ne veuille pas d'animal dans la maison, elle le ramène en cachette et l'installe dans sa chambre au sous-sol.

« Peut-être que tu me sauveras la vie, un jour. Tu pourrais être mon fidèle assistant. Je crois que je vais t'appeler Eddie... » (page 25).

Le rêve d'enquêter de Maisie va se réaliser doublement : elle doit trouver qui a essayé de noyer Eddie et qui a volé les piècettes du boucher, Monsieur Harrowby, car elle est persuadée que George, le livreur à bicyclette, est innocent.

« Elle avait deux mystères à résoudre... » (page 76).

Maisie Hitchins – L'affaire des pièces volées, de Holly Webb

Maisie est une héroïne attachante, travailleuse (même si elle aime bien rêver) et honnête. Elle a un petit côté Wilma Tenderfoot : héroïne d'une autre romancière anglaise, Emma Kennedy, qui souhaite aussi devenir détective et qui a aussi recueilli un chien. Mais il n'y a pas de magicien et de magie dans Maisie Hitchins : on est dans Londres au XIXe siècle et la fillette a arrêté l'école pour aider sa grand-mère à la pension de famille (ménage, commissions, aide en cuisine). Maisie a-t-elle perdu ses parents ? On ne le sait pas et elle n'en parle pas mais on apprend qu'elle a une grand-tante dans le Devon (page 149).

Pour Maisie et son amie Alice, qui vient prendre des cours de français auprès de Madame Lorimer, au deuxième étage, le fait de vouloir noyer un chiot est un comportement horrible même si Maisie se doute bien que ce genre de choses arrivent sûrement souvent...

Quant à George, il doit absolument prouver son innocence et récupérer son emploi car il doit nourrir sa mère et son petit frère. C'est vraiment une question de survie pour lui et sa famille depuis que son père est mort. Il en est de même pour Sally, l'employée de la boucherie : elle travaille pour faire vivre sa mère et sa petite sœur malade.

Avec Mademoiselle Lottie Lane, la locataire du troisième étage, comédienne de théâtre, qui apprend à Maisie à se maquiller et à se déguiser (en garçon, en vieille femme) et le professeur Tobin, le nouveau locataire du premier étage, qui offre à Maisie une loupe, il y a de jolis clins d'œil à Sherlock Holmes !

 

Maisie Hitchins est une nouvelle série bien agréable à lire, avec une belle galerie de personnages, tous différents, un chiot tout mignon, de jolies illustrations et une pointe d'humour. Cette série permet aux plus jeunes (à partir de 9 ans) de découvrir Londres et la vie au XIXe siècle, une période durant laquelle beaucoup d'enfants n'allaient pas à l'école, devaient travailler (souvent pour subvenir aux besoins de leur famille) et parfois étaient maltraités, livrés à eux-mêmes ou injustement accusés.

 

J'ai hâte de lire les autres titres de Maisie Hitchins ! Un deuxième tome est annoncé en France en octobre 2014 mais d'autres sont déjà parus en Angleterre : The case of the vanishing emerald (mai 2013, en même temps que le premier tome), The case of the phantom cat (août 2013), The case of the feathered mask (février 2014) et The case of the secret tunnel (mai 2014). Apparemment Maisie va devenir une vraie détective !

 

Enfin une lecture pour le Mois anglais avant qu'il ne se termine ! Et aussi pour les challenges Animaux du monde (pour Eddie, le chiot), God save the livre – édition 2014, Jeunesse & young adults # 3, Le mélange des genres (roman jeunesse), Petit Bac 2014 (catégorie Objet pour les pièces de monnaie) et bien sûr XIXe siècle.

 

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 23:16

L'Ange sanglant : dans l'enfer de Jérôme Bosch est un thriller historique de Claude Merle paru aux éditions Ma en avril 2014 (240 pages, 17,90 €, ISBN 978-2-822-40300-9).

 

Je remercie Gilles Paris de m'avoir envoyé ce roman enrichissant sur les thèmes de l'Histoire et de l'Art (peinture).

 

Claude Merle est né en 1938. Il est historien et écrivain (littérature jeunesse et romans historiques).

 

Hertogenbosch, Hollande, XVIe siècle.

Katje, 16 ans, enceinte, est torturée et assassinée en pleine nuit. Elle était la servante de Jacob Dagmar, « un chirurgien adroit, mais suspecté d'hérésie et en guerre avec la guilde des médecins, à cause de son officine où il pratiquait l'alchimie et la dissection des corps interdites par l'Église. » (page 13).

D'autres crimes sont commis : Luis, un jeune gitan, est brûlé sur un bûcher ; Alexandre Van Heeswijk, un chasseur, est empalé...

Bien que suspecté, Jacob Dagmar va aider le bailli d'Hertogenbosch, Pieter Van Ringen, dans son enquête pour arrêter celui que tous surnomment l'Ange sanglant.

« Mais vous cherchez à comprendre ce dément.

– C'est la seule manière de le démasquer.

– Méfiez-vous, Jacob, grogna le policier. Vous suivez une pente dangereuse. » (page 41).

Les victimes ont toutes été droguées et ont rendu l'âme dans d'atroces souffrances. De plus, le tueur peint les suppliciés pendant leur tourment et les tableaux qu'il laisse ressemblent étrangement à ceux du maître Jérôme Bosch ; il écrit aussi des messages avec des versets de la Bible ou des extraits de La pierre étincelante de Jan Van Ruusbroec paru cent ans auparavant.

Qui est le tueur ? Un fanatique ? Un imitateur de Jérôme Bosch ?

 

J'ai passé un très bon moment de lecture avec ce thriller emmenant le lecteur du paradis à l'enfer comme dans les triptyques de Jérôme Bosch : à travers la vie quotidienne en Hollande au XVIe siècle, l'atelier d'un peintre reconnu et le cerveau d'un malade qui veut se venger !

Mais... « Tout n'est qu'apparence […]. » (page 82).

En tout cas, comme Jacob et Pieter, le lecteur veut « savoir avant de mourir » mais « ne pas mourir, pas encore. » (page 152).

L'Ange sanglant est un bon thriller historique, bien documenté, à dévorer d'une traite pour bien s'imprégner de l'ambiance !

Ce qui est intéressant aussi, c'est l'après-lecture, les recherches qu'on peut faire sur cette époque et les personnages.

 

Jérôme Bosch (Hieronymus van Aken) est né en 1450 à Bois le Duc (Pays-Bas bourguignons) et mort en 1516 dans la même ville. C'est un peintre néerlandais de la Renaissance obsédé par le péché et la damnation. Parmi ses tableaux les plus célèbres : les sept péchés capitaux, la nef des fous, le jardin des délices, les visions de l'au-delà... Plusieurs diptyques et triptyques. Vous pouvez voir ses œuvres sur Jheronimus Bosch Art Center.

Jean de Ruisbroek (Jan Van Ruusbroec ou Ruysbroeck) est né en 1293 à Ruisbroek (Brabant flamand) et mort en 1381 Groenendael (Brabant flamand). Il a étudié à Bruxelles, est devenu prêtre puis chanoine et écrivain et parmi ses œuvres, il y a effectivement Vanden blinkenden steen (La pierre étincelante).

 

 

Une lecture pour les challenges

L'art dans tous ses états (peinture)

et Thrillers et polars.

 

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 10:40

Pour quelques milliards et une roupie est un roman de Vikas Swarup paru aux éditions Belfond en avril 2014 dans la collection Littérature étrangère (406 pages, 21,90 €, ISBN 978-2-71445417-1). The accidental apprenctice (2013) est traduit de l'anglais (Inde) par Roxane Azimi.

 

Vikas Swarup est né en 1963 à Allahabad (Inde). Il a étudié l'Histoire, la psychologie et la philosophie. Il est diplomate (depuis 2009, il est consul général de l'Inde à Osaka-Kobe au Japon) et écrivain : Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire (2006) qui fut déjà un coup de cœur, et Meurtre dans un jardin indien (2010) que j'ai zappé à sa parution mais que je veux lire. Plus d'infos sur http://www.vikasswarup.net/.

 

Je remercie les éditions Belfond et Babelio car j'ai reçu ce roman dans le cadre d'une opération Masse critique.

 

Sapna Sinha, jeune femme de 23 ans, a abandonné ses études à la mort de son père (professeur) et accepté un poste de vendeuse chez Gulati & Fils, un magasin d'électroménager, électronique et informatique. Elle doit en effet ramener de l'argent pour s'occuper de sa mère et de sa sœur de 20 ans, Neha, avec lesquelles elle vit à Rohini dans la banlieue de Delhi.

Le vendredi, à la pause déjeuner, elle va prier au temple du dieu singe Hanuman pour expier la mort de sa sœur de 15 ans, Alka, dont elle se sent responsable.

« Le temple est bondé, […] Le sol de marbre est frais sous mes pieds nus, et l'air embaume le mélange capiteux de sueur, de santal, de fleurs et d'encens. » (page 11).

C'est là qu'elle est abordée par Vinay Mohan Acharya, un monsieur de 68 ans, veuf et sans enfant, qui lui propose de devenir PDG de son groupe à condition qu'elle réussisse sept épreuves pour sept critères fondamentaux mais dont il ne peut rien dire.

« J'ai cherché en long et en large, mais je n'ai trouvé personne qui convienne. Mes cadres sont d'excellents exécutants, mais je n'en vois aucun qui aurait la stature d'un vrai dirigeant. » (pages 17-18). « Il y a un je-ne-sais-quoi dans vos yeux, une étincelle que je n'ai encore vu nulle part ailleurs. […] Vous seule possédiez cet irrésistible mélange de désespoir et de détermination que je recherche. » (page 18).

Bien que son avenir soit bouché, Sapna refuse d'abord : elle n'a pas les compétences requises et n'a pas envie de diriger une entreprise. Le besoin d'argent la décide finalement à accepter l'offre d'Acharya mais elle a l'impression d'être « un jouet entre les mains d'un richissime homme d'affaires. » (page 116). Heureusement, elle est soutenue par son voisin, dont elle est secrètement amoureuse, Karan Kant.

« Rien n'est plus rassurant qu'un ami qui est toujours là quand on a besoin de lui et sur qui on peut compter en toute circonstance. » (page 163).

 

Quel riche roman très agréable à lire ! Dans cette fable moderne, j'ai retrouvé avec grand plaisir l'ambiance et l'humour des Fabuleuses aventures d'un Indien... Mais Pour quelques milliards et une roupie n'est pas qu'un roman divertissant : il donne à réfléchir sur l'Inde moderne, toujours prise dans un carcan de traditions difficiles (impossibles ?) à faire disparaître... Pauvreté, bidonvilles, ateliers clandestins, travail des enfants, trafic d'organes, mariage forcé, système des castes encore présent bien qu'aboli dans la Constitution de l'Inde (en 1949 !), discriminations, corruption, et puis quelque chose de nouveau : l'obsession de la gloire et de la célébrité pour la jeunesse (exemple de Neha qui veut devenir chanteuse).

Sapna n'est pas au bout de ses peines et regrette parfois d'avoir signé ce contrat un peu fou ! J'ai frémis avec elle, j'ai voulu l'encourager ou la mettre en garde, je veux dire qu'en tant que lecteur, j'ai vraiment eu l'impression de vivre avec Sapna ces épreuves toutes plus ardues les unes que les autres et, comme elle, je ne pouvais pas m'arrêter !

 

Quelques extraits

« Les morts ne meurent pas. Ils se métamorphosent en fantômes, flottent dans l'air, hantent nos pensées, squattent nos rêves. » (pages 63-64).

« Les morts ne meurent pas. Tant qu'on se souvient d'eux, ils continuent à vivre dans nos cœur. » (page 75).

« Les choses ont la valeur qu'on leur donne. » (page 140).

« On ne choisit pas sa famille, mais on a toujours le choix de réparer ce qui a été cassé. » (page 199).

« Le malheur des uns ne doit pas faire le bonheur des autres. » (page 280).

 

Pour quelques milliards et une roupie est un très bon roman que je mets dans les challenges Lire sous la contrainte (conjonction de coordination), Littérature du Commonwealth (Inde), Petit Bac 2014 (catégorie Objet avec la roupie), Le riz et la mousson (bien que Val ait décidé de l'arrêter) et Tour du monde en 8 ans (Inde).

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 00:23

La palette de l'ange est un polar de Catherine Bessonart paru aux éditions de L'aube en mars 2014 (253 pages, 18,20 €, ISBN 978-2-8159-0924-2).

 

Catherine Bessonart est comédienne, scénariste et depuis peu auteur de polars. Son premier roman, Et si Notre-Dame la nuit..., a reçu en octobre 2013 le Prix Polar du meilleur roman francophone à Cognac.

 

Chrétien Bompard, 46 ans, commissaire à la P.J. de Paris, vient d'arrêter un meurtrier.

« Après chaque enquête, il était vidé ; il avait juste besoin d'un peu de temps pour se remettre en route. » (pages 12-13).

C'est en se baladant en soirée dans la forêt d'Orléans pour trouver un peu de calme qu'il découvre le corps d'un adolescent pendu à un arbre. Mais ce n'est pas un suicide, car non seulement le jeune Léonard a été poignardé mais Bompard est assommé et son téléphone portable est volé.

Bompard et son équipe (Fabbiani et Machnel) enquêtent sur d'autres meurtres avec des poignards de couleurs différentes (un propriétaire d'un sex shop, un prêtre, un clochard), et sur la disparition d'une femme enlevée par le tueur.

« Il se pencha sur la boîte d'ébène qu'il ouvrit avec précaution. Il caressa de ses doigts effilés le velours noir avant d'effleurer la palette de couteaux désormais incomplète. » (page 53).

De plus, Bombard doit soutenir son ex-femme, Mathilde, qui a un cancer du sein.

Heureusement qu'il peut se détendre auprès de Luigi, son meilleur ami, un nain illustrateur de livres pour enfants qui aime jouer au baby-foot.

« Un serial killer est d'une manière générale très attaché au rituel, à la répétition ; soit il y a quelque chose de récurrent dans le physique des victimes, soit dans les lieux, souvent dans le mode opératoire. » (page 103).

Alors, un serial killer, un assassin qui tient sa vengeance ou « un barje qui fait ça à l'instinct » (page 107) ?

 

Hum, ça aurait pu être bien, le topo était accrocheur, mais je me suis ennuyée dès le début et j'ai mis une plombe pour lire ce polar... Oui, je l'ai lu en entier car je voulais connaître le dénouement mais ça m'a pris plus de deux semaines !

Il y a des passages dont je n'ai pas bien saisi l'utilité – comme la mouche sur le pare-brise – et des digressions que j'ai trouvé tellement longues – comme le passage de la page 189 chapitre 40 : les policiers ne comprennent pas pourquoi cette page a été arrachée de la Bible du prêtre mais ça blablate quand même de la page 183 à la page 190 – qu'à partir de là, j'ai lu en diagonale.

Je ne me suis attachée ni aux personnages ni à l'intrigue... Je ne lirai pas le précédent roman ni les suivants. Finalement, la seule chose que j'ai apprécié dans ce livre est la couverture noire et jaune qui représente la collection Aube noire.

Décevant pour moi donc mais sûrement que d'autres lecteurs aimeront !

 

Je remercie quand même Virginie de m'avoir envoyé ce roman.

 

Une lecture que je mets dans les challenges Le mélange des genres (roman noir/policier/thriller), Paris, je t'aime (ça bouge bien dans Paris) et Thrillers et polars.

 

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 01:13

M. Pénombre libraire ouvert jour et nuit est un roman de Robin Sloan paru aux éditions Michel Lafon en février 2014 (342 pages, 19,95 €, ISBN 978-2-7499-2162-4). Mr. Penumbra's 24-hour bookstore (2012) est traduit de l'américain par Philippe Mothe.

 

Robin Sloan a grandi près de Detroit (Michigan, États-Unis) et a étudié l'économie. Il a travaillé dans le monde de la communication et a cofondé Oats, une revue littéraire de l'université du Michigan. Mr. Penumbra est son premier roman et il s'est inspiré d'une nouvelle qu'il avait écrite en 2009. Plus d'infos sur http://www.robinsloan.com/.

 

À sa sortie de l'école d'Art, Clay Jannon a été embauché comme créateur à New Bagel mais il a perdu cet emploi qui lui plaisait bien à cause de la crise économique. Il passe son temps à lire sur Internet et à se balader.

« San Francisco est un super terrain de promenade si on a de bonnes jambes. Cette ville étant un carré ponctué de collines abruptes et bordé d'eau sur trois côtés, des vues magnifiques vous surprennent à chaque coin de rue. » (pages 14-15).

Et un jour, il voit l'offre d'emploi de vendeur de nuit dans cette librairie qu'il ne connaît pas, celle de M. Pénombre (Ajax de son prénom), ouverte jour et nuit. Il doit respecter des règles précises, tenir un registre un peu spécial et il se rend vite compte que certains « clients », comme messieurs Tyndall et Fedorov ou madame Lapin, ont des demandes précises dans le « Fonds du fonds ».

« Est-ce un cercle de lecture ? Quels sont leurs liens ? Leur arrive-t-il de payer ? » (page 28).

Clay ne sait pas dans quelles recherches il s'est lancé : qu'est le « Sacré Caractère » ?...

« […] tout ce qui se passe ici relève de bien autre chose que de l'excentricité d'un vieillard isolé. » (page 62).

Mais il y entraîne Neel Shah, son ami d'enfance, entrepreneur, Mathew Mittelbrand, son colocataire, inventeur de génie, et Kat Potente, une programmeuse de Google qu'il a rencontrée une nuit à la librairie et dont il est tombé amoureux.

« Que voulez-vous dire, M. Pénombre va être brûlé ?

– Pas lui, le livre... Son livre ! précise Tyndall. C'est pareil, pire même ! Mieux vaut la chair que la page. […]

Je suis vraiment tombé dans une secte. » (pages 135-136).

 

Je vais vous dire une chose : ce roman est pour les Geeks ! Pour Clay et Neel, c'est comme dans les jeux de rôle auxquels ils jouaient adolescents mais là, c'est pour de vrai, et pour Kat, c'est pareil, c'est comme dans le monde numérique mais en vrai.

« Lui, c'est le guerrier, toi, le mage et moi, le roublard. Cette conversation n'a jamais eu lieu. » (page 195).

Dans ce roman dont la première partie se passe à San Francisco (la librairie) et la deuxième partie à New York (la quête), ça parle d'Internet, de Google, de programmation, de stockage de données, de décodage, il y a des références à la SF et au fantastique (dragons), parfait pour les Geeks, je vous dis !

Mais cette incroyable aventure englobe bien d'autres choses, en particulier l'Histoire et l'Art, comme les premiers livres imprimés par Aldo Manuce (1449-1515) à Venise en Italie (un peu après Gutenberg 1400-1468).

Aldo Manuzio (ou Alde Manuce, ou Alde l'Ancien) fut un imprimeur, libraire et typographe humaniste qui a vraiment existé au XVe siècle. Ainsi que Griffo Gerritzoon (1450-1518) qui a créé le Gerritzoon, « le caractère le plus célèbre de l'Histoire » (tiens, je pensais que c'était Garamond !), et de nouvelles technologies.

La quatrième de couverture dit que l'auteur « a créé ce roman d'aventures pour le XXIe siècle, où le pouvoir des livres anciens et celui des nouvelles technologies s'allient pour rendre la vie meilleure. » Je ne sais pas si ça rend la vie meilleure, mais j'ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture, intrigante mais pas ténébreuse, et effectivement cette plongée intéressante dans les livres anciens et la nouvelle technologie de l'informatique.

Une lecture originale dans un moment creux (en lecture) qui me remet le pied à l'étrier !

 

Ma phrase préférée

« Vous savez, je crois sérieusement que ce monde n'est qu'une mosaïque de petites sectes déjantées, chacune avec ses lieux secrets, ses archives, ses règles. » (page 302).

 

Une lecture pour les challenges ABC critiques 2013-2014 (lettre S), Geek, Le mélange des genres (SF/fantasy/imaginaire), Petit Bac 2014 (catégorie moment/temps), Premier roman, Rentrée littéraire d'hiver 2014 et US.

 

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 04:21

Rose et le fantôme du miroir est un roman de Holly Webb paru aux éditions Flammarion en octobre 2012 (279 pages, 13 €, ISBN 978-2-0812-6534-9). Rose and the silver ghost (2011) est traduit de l'anglais par Faustina Fiore.

 

Holly Webb est Anglaise et a travaillé dans l'édition avant de se consacrer à l'écriture. Ses thèmes de prédilection sont la jeunesse et les animaux. Plus d'infos sur http://www.holly-webb.com/.

 

Au retour de Venise (voir Rose et le masque vénitien), tout le monde craint une guerre contre la Talisie.

Miss Fell, qui est une puissante magicienne, s'installe chez Mr Fountain. Elle est étonnée que Rose soit à la fois apprentie et employée ; elle pense qu'elle est une demoiselle et qu'elle doit recevoir une éducation ; elle demande à la fillette de renoncer à son travail de domestique et de s'installer près de la chambre d'Isabella.

Du coup Bella pense que Rose est une Fell. D'autant plus que Rose a vu dans le petit miroir de Miss Fell un visage qui ressemble au sien mais en plus âgé. Sa mère ? Miranda Fell qui s'est enfuie il y a douze ans avec John Garnett, un apprenti jardinier, serait-elle encore en vie ?

« Nous sommes trois magiciens contre un seul. Nous ne pouvons pas être à ce point démunis ! Nous devrions être capables de nous en sortir. Il ne peut pas être si doué que ça, sinon il serait bien plus célèbre. » (page 216).

Mais les Talisiens vont envahir le pays.

 

Une charmante série que Rose, et voilà, c'est le dernier tome ! Je l'ai dévoré d'une traite et, du coup, je n'ai noté qu'un seul extrait. Une histoire toute simple qui termine bien la série. Maintenant, j'ai hâte de lire la suite de Lily et la magie défendue, la nouvelle série de Holly Webb !

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde et Totem (pour Gus le chat), God save the livre, Jeunesse & young adults, Victorien et Voisins voisines.

 

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 19:05

Triburbia est un roman de Karl Taro Greenfeld paru aux éditions Philippe Rey en août 2013 (284 pages, 20 €, ISBN 978-2-84876-3-37-8). Triburbia (2011) est traduit de l'américain par Françoise Adelstain.

 

Karl Taro Greenfeld est né en 1964 à Kobe d'une mère japonaise et d'un père américain, tous deux écrivains (Josh Greenfeld et Fumiko Kometani). Il a grandi et il vit aux États-Unis. Journaliste et écrivain, il a écrit cinq livres (dont un sur son frère autiste, Boy alone) mais Triburbia est son premier roman. En 2013, est parue aux États-Unis sa biographie sur le basketteur Julius Erving. Plus d'infos sur le site officiel de l'auteur, http://www.karltarogreenfeld.com/.

 

Quartier de Tribeca, Manhattan, New York.

Riches bobos qui vivent dans des lofts refaits à neuf dans cet ancien quartier d'entrepôts.

Après avoir déposé leurs enfants à l'école, des papas se retrouvent le matin au restaurant-grill pour prendre ensemble le petit-déjeuner et discuter, refaire le monde quoi.

Leurs conversations sont, selon eux, plus spirituelles et plus intelligentes que celles des autres et le fait de se savoir hypocrites les rend, toujours selon eux, moins hypocrites que les autres.

Mais leur vie est-elle si intéressante que ça ? Y a-t-il matière à en faire un livre avec des choses intéressantes à lire ? C'est ce que je me suis demandé avant de lire ce roman atypique !

« Voilà ce qui cloche chez nous : une vie sans enjeu. Ce qui nous rend hypersensibles aux moindres infractions, enclins à des réactions disproportionnées, prompts à la contre-attaque. » (Mark, page 12).

 

Au fil des chapitres, chacun va prendre la parole, raconter sa vie, actuelle ou passée, des bribes de vie en fait, comme celles qu'on peut connaître d'un proche, mais pas tout. Il sont artistes (marionnettiste, photographe), créateurs (ingénieur du son, chef cuisinier), écrivains (journaliste, dramaturge), hommes d'affaires (producteur de cinéma, gangster) et ce sont tous des bourgeois bohèmes très riches, soit par eux-mêmes soit par leurs épouses (elles prennent la parole dans certains chapitres).

On commence avec Mark, ingénieur du son, marié à Brooke (encore plus riche que lui), deux filles, Cooper (8 ans) et Penny (6 ans). Il est né à Hong Kong et a grandi à San Francisco. Le problème, c'est que le portrait-robot de l'agresseur d'une l'adolescente (un homme blanc pourtant) lui ressemble... « Partout où je vais, à la banque, au bureau de Federal Express, à la cafeteria, j'ai l'impression qu'on me regarde avec insistance. Quiconque vit ou travaille dans le quartier a obligatoirement vu l'affiche, et il continue d'en surgir tous les jours. » (Mark, page 21).

On continue avec Barnaby Harris, handicapé physique devenu photographe. Son histoire m'a plus touchée, avec l'accident de sa sœur et de son meilleur ami.

Il y a ensuite Giuseppe Cipriani (propriétaire d'un restaurant) et son chef, Giancarlo « qui deviendrait célèbre plus tard grâce à son propre empire gastronomique » (page 55).

 

Franchement, c'est intéressant, c'est même parfois drôle (cynique) mais je n'ai pas réellement réussi à m'attacher à tous ces personnages qui me paraissent bien lointains et j'ai arrêté ma lecture au bout d'une centaine de page... Peut-être que je reprendrai ce roman un jour ! En tout cas, ça m'a permis de découvrir les éditions Philippe Rey ! Quant à la couverture française, elle est pas mal mais je préfère la couverture américaine, et vous ?

Il arrive que dans un livre, il y ait un mot inconnu de moi, eh bien là, j'en ai trouvé deux : avunculaire (page 14) se rapporte à un oncle ou une tante, bachique (page 67) se rapporte à Bacchus et au vin.

 

Une lecture pour les challenges 1 % de la rentrée littéraire 2013, Petit Bac 2014 (catégorie Lieu), Premier roman et US.

 

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 04:05

L'orphelinat du bout du monde est le premier tome de Le Surnatureur, une série d'Éric Sanvoisin. Il est paru aux éditions Milan dans la collection Grands romans en 2009 (250 pages, épuisé, ISBN 978-2-74593-617-2).

 

Éric Sanvoisin est né le 16 juin 1961 à Valence (Drôme). Il est bibliothécaire à Saint Brieuc (Bretagne) et auteur de livres pour la jeunesse parus chez plusieurs éditeurs (Nathan, Magnard, Milan, Casterman...). Plus d'infos sur son blog, http://sanvoisin.over-blog.com/.

 

« Il adorait la lecture, silencieuse ou à voix haute. Il lisait beaucoup, de préférence la nuit, quand le calme le plus profond enveloppait les moindres recoins de l'orphelinat. » (page 12). « Ce qu'Alexandre adorait tout particulièrement, dans les livres, c'était leur capacité à l'extraire de sa triste condition. Grâce à eux, il se sentait pousser des ailes et le monde semblait s'ouvrir, vaste, sans limites ; il oubliait un peu sa vie à l'orphelinat et son maudit fauteuil roulant. » (page 14).

 

Quand il avait 3 ans, Alexandre a perdu ses jambes dans un accident de voiture. Dix ans après, il a perdu ses parents dans le crash de leur avion (mais leurs corps n'ont jamais été retrouvés). Son oncle et tuteur, Sidonius Legrand, frère aîné de son père, qui gère l'entreprise depuis la disparition des parents, l'a placé à l'orphelinat Crésus. Alexandre ne s'y plaît pas.

« […] une prison. Prison dorée […] le confort tant vanté un leurre. Le seul vrai confort , aux yeux d'Alexandre, se nommait liberté. » (page 22).

Après s'être isolé, l'adolescent se rapproche d'un garçon orphelin qui s'est cogné le front contre la porte de sa chambre et s'est évanoui. D'ailleurs « quatre élèves ont eu un malaise et, depuis, sont réveillés chaque nuit par les mêmes cauchemars. Des yeux terrifiants les menacent jusqu'au plus profond de leur sommeil. » (page 80).

John Major, un détective privé annonce à Alexandre que l'avion privé de ses parents a explosé en vol : c'est donc un attentat et la thèse de l'accident est remise en cause. Il a aussi découvert des choses sur une organisation secrète qui existe de façon très discrète depuis le XIIIe siècle, la Surnature.

Alexandre pense qu'il se passe des choses bizarres à l'orphelinat Crésus et que c'est lié à ses parents mais à qui peut-il se confier ? Au gentil professeur de français, Jean-Baptiste Brindavoine, plutôt qu'au professeur de maths, Antonin Balrogue ? À sa dévouée auxiliaire de vie scolaire (AVS), Samantha Beaufeuillage plutôt qu'à la directrice, Mademoiselle de Saint-Agathon ? Ou à ses nouveaux amis, Jules-Henri Métivier et Ève Lombargini ?

 

J'ai pris bien du plaisir à lire ce roman fantastique à suspense et j'aurais aimé percé le mystère, ou plutôt les mystères : la disparition des parents, l'orphelinat, les pouvoirs d'Alexandre, les êtres maléfiques qui l'entourent... Malheureusement, l'auteur considère ce livre comme « mort » (je ne l'ai pas trouvé sur le site de l'éditeur) et je crains qu'il n'y ait jamais de suite... Du coup, j'ai hésité à en parler avant, mais c'est du gâchis car il vaut vraiment le coup : siouplaît, m'sieur l'auteur, la suite !

 

Une lecture pour les challenges ABC critiques 2013-2014 (lettre S), Cartable et tableau noir, Jeunesse & young adults, Le mélange des genres (catégorie roman jeunesse), Petit Bac 2014 (catégorie bâtiment).

 

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