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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 13:54

Le chat qui ne mangeait pas de souris est un roman de Carmen Agra Deedy et Randall Wright paru aux éditions Flammarion le 1er octobre 2014 (320 pages, 14,50 €, ISBN 978-2-0812-8895-9). The Cheshire Cheese Cat (2011) est traduit de l'américain par Marie Hermet et illustré par Barry Moser.

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion pour ce très beau roman illustré.

 

Carmen Agra Deedy naît à La Havane à Cuba ; sa famille fuit aux États-Unis en 1963 et elle grandit en Géorgie. Elle publie pour la jeunesse depuis 1993 et a reçu de nombreux prix. Plus d'infos sur http://carmenagradeedy.com/.

 

Randall Wright est également auteur jeunesse ; il vit dans l'Utah avec sa famille.

 

Barry Moser naît en 1940 à Chattanooga dans le Tennessee. Il est illustrateur, graveur, auteur, éditeur, etc. Il a illustré de nombreux livres dont les plus connus sont Alice au Pays des merveilles, Moby Dick, la Bible...

 

Skilley est un Chartreux, « un chat parmi tant d'autres », mais il cache « un lourd secret […] depuis sa plus tendre enfance » (page 7).

Le pub Ye Olde Cheshire Cheese est célèbre pour son excellent fromage donc il est envahi par les souris… « Ouais, des souris. L'auberge du Cheese en est pleine. Ils ne savent plus quoi en faire. […] Des souris bien grasses et juteuses. Rondes et dodues, jeunes… et tendres... » (Pinch à Skilley, page 10).

Skilley attrape Pip, la petite souris recueillie par Nell, la fille de Henry, l'aubergiste, et celui-ci, très content, accueille le matou dans l'auberge mais… Plus tard, Skilley relâche Pip !

« Nous savons tous les deux que tu ne manges pas les souris. Tu manges du fromage. » (page 36).

Skilley et Pip vont faire un marché qui arrange bien tout le monde, d'autant plus qu'une créature cachée dans le grenier veut absolument aller à la Tour de Londres.

 

L'histoire se déroule dans Fleet Street où se situe le pub Ye Olde Cheshire Cheese, « la cantine préférée des écrivains de Londres » (page 9). Et effectivement, le lecteur a le plaisir et l'honneur d'y croiser Wilkie Collins et Charles Dickens ! Ce pub existe vraiment, il est même un des plus anciens d'Angleterre puisqu'il a été reconstruit en 1667 après le Grand incendie de Londres (septembre 1666). Vous pouvez cliquer sur l'image ci-contre.

 

Quel excellent roman ! Jeunesse ? Je dirais tout public, ou plutôt tous lecteurs ! Car il a plusieurs niveaux de lecture : l'histoire en elle-même entre les chats, les souris et les humains, l'Histoire avec des remarques sur les Anglais, les Français et des illusions à la guerre, la littérature avec Collins, Dickens mais aussi Pip (voir ci-dessous « Écrire selon Charles Dickens et selon Pip la souris »). Ce roman est donc bien écrit (bien traduit), bien rythmé, bien illustré (à l'ancienne !) ; il est intéressant, drôle, passionnant, un vrai régal ! L'ambiance (des mots sont écrits par exemple en forme d'escaliers), les mystères et les rebondissements y sont pour le plus grand bonheur de tous les lecteurs ! Même de ceux qui n'aiment pas particulièrement les romans animaliers !

À noter que le titre original, The Cheshire Cheese Cat, est plus mystérieux que le titre français… qui vend malheureusement la mèche !

 

Écrire selon Charles Dickens et selon Pip la souris :

Dickens : « Ah, disons-le, un écrivain ne doit jamais reculer devant un bon meurtre littéraire bien construit. Il doit être sans pitié. Si l'histoire le réclame, il doit faire pendre l'adversaire, laisser se noyer l'héroïne, envoyer à l'asile psychiatrique l'épouse du pasteur qui souffre depuis trop longtemps… Et tant pis pour les critiques, qu'ils aillent au diable ! » (page 151).

La souris : « Écrire, ce n'est pas jeter des mots au hasard sur une page, expliqua Pip. Les mots doivent exister dans leur contexte... » (page 212).

 

Un roman pour les challenges 1 mois, 1 plume, 1 % de la rentrée littéraire 2014, ABC critiques 2014-2015 (lettre W), Animaux du monde (s'il continue), Arche de Noé, Charles Dickens, Des contes à rendre (l'édition originale est sous-titrée A Dickens of a tale), Jeunesse & young adult # 4, Romancières américaines, Totem (chats et souris), Victorien et XIXe siècle parce qu'en fait j'ai lu ce roman à l'automne 2014.

 

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 08:02

Poison noir est le deuxième tome de la série Typos. Écrit par Guido Sgardoli, il est paru aux éditions Flammarion en octobre 2014 (286 pages, 13 €, ISBN 978-2-0812-9526-1). T.Y.P.O.S. 02 Cartabianca (2012) est traduit de l'italien par Faustina Fiore.

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion pour ce roman jeunesse italien, d'autant plus que j'avais beaucoup aimé le premier tome, Typos 1 : Fragments de vérité, de Pierdomenico Baccalario.

 

Guido Sgardoli est né en 1965 à San Donà di Piave (en Vénétie). Il est vétérinaire, auteur (enfants, jeunesse, adultes) et a reçu plusieurs prix depuis 2007. Plus d'infos sur son site officiel, http://www.guidosgardoli.it/.

 

Un micro-organisme appelé champignon noir a détruit bon nombre de récoltes dans le monde entier. Manipulation génétique, adaptation naturelle ou manœuvre économique de K-Lab ?

« […] la nourriture, celle qui est indispensable à notre survie, n'a pas grande importance : elle est considérée comme un instrument financier abstrait qui sert à faire des profits. Et pour ceux qui savent se débrouiller, les profits sont énormes. » (page 60).

Mais bonne nouvelle : AgroGen a mis au point des semences transgéniques qui résistent au champignon noir !

« C'est si simple que c'est louche... » (page 38).

Typos va devoir enquêter dans le désert de Los Passos et l'aide de Sara Bells dont le mari a disparu sera bien utile.

 

Quel plaisir de retrouver l'équipe de Typos, les étudiants en journalisme de Pawn College à Maximum City ! Roger Stampede Lear (Arlequin), David Tudor (Dusker), Rehyna Bakos (Gipsy), Lena Yang (Morph), leur professeur principal, Sybil Grace, et Seth Lear toujours en orbite géostationnaire : ils sont tous là !

Et leur enquête va se porter sur la génétique, l'ADN, les OGM, la nourriture biotechnologique et transgénique, l'agrochimie, la biodiversité… Évidemment, c'est passionnant et dangereux mais leur objectif est la vérité !

Mais Ronda Cubash, la présidente de K-Lab, et Cartablanca, son âme damnée, ne sont pas les seuls problèmes de Typos ! Zeno Quorum, un étudiant curieux et envahissant, surveille leurs moindres faits et gestes.

Enquête, action, rebondissements... Poison noir se lit d'une traite et fait réfléchir !

 

Une lecture pour les challenges 1 mois, 1 plume, 1 % de la rentrée littéraire 2014, Anticipation, Culture Geek, Jeunesse & young adult # 4.

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 20:06

Malenfer, la forêt des ténèbres – 1 est un roman de Cassandra O'Donnell paru aux éditions Flammarion le 15 octobre 2014 (224 pages, 10 €, ISBN 978-2-0813-4432-7).

 

Je remercie Gilles Paris de m'avoir envoyé ce joli roman et je présente mes excuses pour le retard (lire 8 ans et...).

 

Cassandra O'Donnell est une réalisatrice (documentaires, reportages) française née à Lille mais qui vit en Normandie. Sa première série de littérature fantastique, Rebecca Kean, a reçu deux prix en 2013 (Prix de l'Imaginaire des lecteurs de Plume Libre pour le premier tome et Prix Merlin pour le troisième tome). Malenfer, sa nouvelle série, est « la première saga de Fantasy à dévorer dès 9 ans ! » (quatrième de couverture).

 

Jérémie Fleury, né en 1987, illustre ce roman. Pour découvrir son univers, visitez son site, http://www.trefle-rouge.fr/ et sa galerie, http://trefle-rouge.deviantart.com/.

 

Depuis le départ de leurs parents deux mois auparavant (ils sont partis chercher de l'aide auprès du sorcier de Gazmoria), Gabriel (12 ans) et Zoé (10 ans) vivent seuls dans leur maison près de la petite ville de Wallangar. Mais la forêt de Malenfer est de plus en plus proche et dangereuse.

« Les dévoreurs se rapprochent. Je le sens, dit-il d'une voix angoissée. » (page 8).

Un de leur copain de classe, Charles, a disparu près du lac maudit. Puis c'est au tour du professeur Popescu de disparaître et le directeur, monsieur Lycantropus, est blessé.

« La forêt monstrueuse était si proche maintenant que Zoé pouvait pratiquement sentir son souffle mortel caresser ses pommettes et sa main crochue et terrifiante se glisser dans sa poitrine et lui enserrer le cœur. » (page 123).

Gabriel, Zoé et leurs amis, Morgane, Ézéchiel et Thomas, vont se jeter dans l'aventure !

 

Nous sommes dans un univers magique (comme dans la série du célèbre Harry Potter) : la mère des deux enfants, Magalie, est guérisseuse, spécialiste des herbes médicinales ; le père, Max, est professeur, il étudie les créatures étranges et écrit des livres sur la magie (mais ils n'apparaissent pas dans ce tome) ; les professeurs portent des noms bizarres qui correspondent en fait à ce qu'ils sont (monsieur Lycantropus, madame Elfie, etc.) ; Zoé possède le don de les percevoir tels qu'ils sont et Gabriel possède aussi un don mais il ne le sait pas encore.

Bien sûr, une grande fille comme moi n'a pas eu peur de cette forêt maléfique et de ses créatures ( !) mais la série est destinée à un jeune public – à partir de 9 ans – et la peur monte en puissance sans être toutefois insurmontable car le plaisir de lire est tel que le lecteur est plongé dans ce monde magique et ne pense qu'à lire la suite !

Malenfer est donc une belle aventure mystérieuse un poil effrayante et une belle amitié qui plaira aux plus jeunes et leur permettra de s'identifier à un des personnages de ce roman bien agréable à lire (je l'ai lu d'une traite après une pause sans lecture).

De plus, les illustrations sont vraiment jolies et agrémentent parfaitement le récit.

À noter que ce roman a été écrit d'après des idées proposées par des enfants de CM1-CM2, c'est-à-dire de 9 à 11 ans, comme quoi on peut avoir des idées et « devenir écrivain » à tout âge !

Je me tiendrai assurément au courant pour lire la suite ! (d'ailleurs le tome 2 est annoncé pour avril 2015).

 

Une lecture pour les challenges 1 mois, 1 plume, 1 % de la rentrée littéraire 2014, Arche de Noé, Culture Geek 2015 (mon article à venir), Jeunesse & young adult # 4, Le mélange des genres (Fantasy).

 

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 18:25

Petits oiseaux est un roman de Yôko Ogawa paru aux éditions Actes Sud en septembre 2014 (269 pages, 21,80 €, ISBN 978-2-330-03438-2). Kotori (2012) est traduit du japonais par Rose-Marie Makino-Fayolle.

 

Je remercie Oliver et Price Minister puisque j'ai reçu ce très beau roman dans le cadre de l'opération Les matchs de la rentrée littéraire 2014.

 

Je ne présente plus Yôko Ogawa car j'ai déjà lu La grossesse et L'annulaire.

 

Le monsieur aux petits oiseaux est mort… « Il vivait seul et son corps avait été découvert plusieurs jours après le décès. » (page 9).

Personne ne le connaissait vraiment… Qui contacter ?

Il y a longtemps, il s'occupait du poulailler et de la volière de l'école maternelle qui était auparavant un orphelinat.

Il avait découvert les oiseaux à l'âge de six ans grâce à son frère aîné.

Un frère aîné qui parlait dans une langue qu'il avait inventée, le pawpaw, et que personne ne comprenait à part les oiseaux et le petit frère.

« Quand ils avaient perdu leurs parents, son frère aîné avait vingt-neuf ans, lui vingt-deux. Depuis, ils avaient vécu seuls tous les deux. » (page 45).

Et pendant vingt-trois ans, les deux frères sont partis en voyage imaginaire, s'occupaient des oiseaux ou passaient leurs soirées en écoutant la radio.

« Tous les chants d'oiseaux sont des chants d'amour. » (page 65).

 

Le monsieur aux petits oiseaux est mort et, avec lui, c'est tout un monde qui disparaît. Une vie simple. Une époque de calme et de bonheur. Avec des choses immuables comme les sucettes de l'Aozora. Il y a beaucoup de douceur dans ce roman (l'auteur soigne ses personnages malgré la solitude qu'elle leur impose) mais aussi de la tristesse. Pourtant quel bonheur de lire ce beau roman poétique et de pouvoir s'approcher un peu de ces petits oiseaux !

« Les gens qui lisent des livres ne posent pas de questions superflues, ils sont paisibles… dit-elle sans lever les yeux. » (page 141).

Car dans Petits oiseaux, Yôko Ogawa écrit par petites touches, sensibles, délicates, et il n'y a pas le côté dérangeant de ses autres livres : je me suis laissée bercée par la vie de ses deux hommes qui ne laisseront qu'une petite trace comme deux petits oiseaux.

« […] tout le monde oubliant aussitôt son existence. » (page 215).

Un très beau roman assurément, et pour l'instant le plus beau que j'aie lu de Yôko Ogawa !

 

Une lecture pour les challenges 1 % de la rentrée littéraire 2014, ABC critiques 2014-2015 (lettre O), Animaux du monde, Écrivains japonais d'hier et aujourd'hui, Petit Bac 2014 (catégorie Animal) et Tour du monde en 8 ans (Japon).

 

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 15:02

Le best-seller de la rentrée littéraire est un roman d'Olivier Larizza paru aux éditions Andersen dans la collection Humour en septembre 2014 (227 pages, 17 €, ISBN 978-2-37285-004-9).

 

Je remercie Christa et les éditions Andersen de m'avoir envoyé ce roman drôle qui fait du bien !

 

Olivier Larizza est né en 1976 à Thionville (Lorraine). Il partage son temps entre Strasbourg (où il est chercheur en langues et littératures européennes) et la Martinique (où il est professeur de littérature anglaise). Il est auteur de romans, d'essais, de contes, de poèmes et d'une biographie sur Léonard de Vinci. Plus d'infos sur son site officiel et sur sa page FB.

 

Octave Carezza, Strasbourgeois de 37 ans, a quitté son poste de professeur de littérature comparée pour devenir auteur.

« Je m'appelle Octave Carezza et suis écrivain à plein temps. Enfin presque. J'ai réussi à développer une seconde activité en parallèle : l'angoisse de la page blanche. J'y consacre même pas mal d'énergie (c'est mon côté perfectionniste). Ce qui, en définitive, fait de moi un écrivain à mi-temps, dans le meilleur des cas. » (page 8, début du roman).

Octave est bien décidé à faire publier ses écrits et à rencontrer ses lecteurs ! Il s'inscrit même à une agence de rencontres un peu spéciale, Une lectrice nommée désir, dans le but de rencontrer des lectrices et parmi elles, l'âme sœur ?

« Un mardi après-midi, par une belle journée printanière, je marchais allègrement vers le parc de la Citadelle où m'attendais mon premier rendez-vous. Mon premier rencart avec la femme de ma vie. L'agence avait bien fait les choses […. » (page 20).

Mais, rien ne se passe jamais comme prévu ! Et en plus, le premier livre d'Octave ne se vend pas… L'auteur se console : « Les écrits dont on vit ne vivent pas. » (page 48) et se voit obligé, pour vivre, d'écrire des textes de commande.

« […] l'inspiration me fuyait. Peut-être la raison de mon blocage était-elle simplement à mettre sur le compte de la maturité : à trente-sept ans, à l'instar de Rimbaud, je touchais au crépuscule de mon génie méconnu. J'étais en fin de carrière. En bout de course. » (page 70).

 

À travers les dix chapitres de ce roman vraiment désopilant, Olivier Larizza fait le tour des relations d'un écrivain avec lui-même, avec ses lecteurs, la gente féminine, l'éditeur, les salons littéraires, les autres auteurs, et aussi avec l'angoisse de la page blanche, les personnages et l'œuvre qui s'écrit… ou pas !

Il cite tout au long de nombreux auteurs, toujours à propos, pas simplement pour faire bien.

« La littérature a encore de beaux jours devant elle, n'en déplaise aux Cassandre de tout poil ! » (page 138).

« Une chose est sûre : il faut sortir des sentiers battus : Hemingway se flingue avec le revolver Smith and Wesson que sa mère lui a envoyé par la poste avec un gâteau au chocolat. John Kennedy Toole s'enferme dans l'habitacle de sa bagnole après l'avoir relié au pot d'échappement par un tuyau d'arrosage ; il met le contact et s'asphyxie. Hemingway, Toole, voilà deux types qui débordaient d'imagination et avaient vu juste sur toute la ligne : on ne décède qu'une fois, alors autant faire en sorte qu'on s'en souvienne à vie. » (page 164).

Ce qu'il dit à propos des liseuses : « Grise mine et aussi sexy qu'un glaçon... » (page 142).

Deux mots étranges que je ne connaissais pas : catachrèse (page 158) est une figure de style qui détourne un mot (ou une expression) de son sens ; et épanadiplose (page 159) est une figure de style (ou de narration) qui reprend un même mot en début et en fin de proposition.

C'est sûr, Olivier Larizza a beaucoup de culture et d'humour ; il livre un très bon roman, vraiment drôle : j'ai éclaté de rire plusieurs fois. Mais les trois derniers chapitres (je les ai lus en une deuxième fois) m'ont fait moins rire. Pourtant il y a de très bons jeux de mots (« occis mort », « à la poste hériter »…). J'aurais peut-être dû lire le livre d'une traite.

 

En tout cas, un auteur et une nouvelle maison d'éditions à suivre !

 

Le mot de la fin à George Orwell : « Dans ces temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. » (page 324, extrait de 1984).

 

Une lecture dans les challenges 1 mois, 1 plume, 1 % de la rentrée littéraire 2014, ABC critiques 2014-2015 (lettre L) et Arche de Noé (ours sur la couverture).

 

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 16:12

Louise est un roman de Julie Gouazé paru aux éditions Léo Scheer le 20 août 2014 (161 pages, 18 €, ISBN 978-2-756-10451-5).

 

Julie Gouazé, née en 1977 à Lyon (Rhône), a étudié l'histoire contemporaine et la communication politique. Journaliste (LCI, France 5) et lectrice pour l'édition, elle livre son premier roman, Louise. Plus d'infos sur la page Facebook de l'auteur.

 

Été 1995. Louise va avoir 18 ans et va passer l'épreuve de philo. Louise vit chez ses parents, Marie et Roger. Louise a une sœur, Alice, de quatorze ans son aînée.

« Une sœur chérie. Adorée. Imitée. » (page 10). « Tout était beau, chez Alice. Tout était parfait. Elle sentait bon. Elle était belle. Elle était drôle. Et comme la vie reprenait lorsque Alice était à la maison ! » (page 11).

Mais Alice est partie depuis des années, elle s'est mariée avec Blaise, ils vivent en Allemagne et ils ont un fils, Jean.

Trois ans après être partie s'installer en Allemagne, Alice revient chez ses parents, avec son fils.

« Alice est alcoolique. La philo, c'est demain. […] Louise n'a pas croisé le regard d'Alice ce soir-là. La philo, c'est demain. Et Louise pleure. Qui est cette femme aux yeux creusés, aux cernes noirs et au pauvre sourire ? Où est Alice ? Rendez-lui Alice ! La philo, c'est demain. Et Louise ne dit rien. La philo, c'est demain. Et le cauchemar commence. » (pages 12-13). C'est à mon avis le passage le plus fort du roman. Le lecteur sent à ce moment-là toute la détresse des deux sœurs et comprend que la guérison ne va pas être facile.

Louise continue à vivre, elle réussit le bac, a un petit copain, fait sa rentrée à la fac d'histoire.

« Louise s'épanouit. Elle se cherche et se trouve. Pour un temps. » (page 21). « Si la musique revient… la vie aussi ? » (page 18). Peut-être. Pour un temps. Alors, comment Louise peut-elle se construire, à vingt ans, avec des parents qui ne s'occupent que d'Alice, avec des jours qui se traînent, avec Alice qui ne va pas mieux et avec Jean, tout gentil, qui ne dit rien ? Ne vaut-il pas mieux que Louise se détruise aussi, qu'elle accepte l'inacceptable ?

 

Louise est un premier roman, percutant, dense malgré ses phrases courtes et ses nombreux chapitres (41). Il traite bien sûr de l'alcoolisme : « C'est une putain de maladie. Alice est malade. » (page 62) mais pas que. L'alcoolisme n'est qu'un catalyseur pour relayer les relations entre les deux sœurs et les relations avec leurs parents : le lecteur entre ainsi dans l'intimité de la famille. Et il y a beaucoup de choses dans ce roman. Il raconte la difficulté de vivre et d'être heureux, il parle des grèves étudiantes (deuxième moitié des années 90), de l'investissement politique (à gauche), du sida, de la violence dans le couple (mentale pour Alice, physique pour Louise), d'un engagement (bénévole, politique, social) qu'on peut prendre et parfois abandonner parce que ce n'était qu'une façon de « s'accrocher au malheur de l'autre » (page 30), du désordre alimentaire. « Être enjouée. Faire semblant. Pour ne pas pleurer. Plus tard peut-être, ou pas. Un plat de pâtes. Vite. Manger pour éponger l'alcool, la peur et les larmes. » (page 63). Y a-t-il un espoir pour Alice, pour Louise, pour cette famille ? Je vous donne un indice avec mon passage préféré : « Laisser vieillir ses parents, c'est grandir un peu. Accepter le fait qu'ils ne sont pas éternels, c'est mûrir beaucoup. Est-ce que ça fera moins mal ? Sûrement pas. Mais Louise a désormais la certitude que la vie continuera après. Qu'elle ne fait pas exception. Elle rentre dans le rang. On y survit. Elle vivra. » (page 142). Voilà, c'est la vie !

 

Je remercie Gilles Paris pour ce roman de la rentrée littéraire qui m'a agréablement surprise parce que généralement j'ai un peu de mal avec ces romans contemporains féminins. Mais dans le même genre, je me rappelle que j'avais bien aimé La ruche, d'Arthur Loustalot : un huis-clos avec trois sœurs et leur mère mais le récit est écrit par un homme.

Photo de Julie Gouazé prise par moi !

 

Une lecture pour les challenges 1 mois, 1 plume, 1 % de la rentrée littéraire 2014, ABC Critiques 2014-2015 (lettre G), Petit Bac 2014 (catégorie Prénom), Premier roman et Tous risques (lettre G).

 

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 01:09

Agatha Doyle au service de sa majesté est un roman de Caroline Triaureau à paraître aux éditions Naïve Livres le 9 octobre 2014 (181 pages, 12 €, ISBN 978-2-35021-366-8).

 

Je remercie Benjamin et Naïve Livres pour cette très agréable lecture !

 

Caroline Triaureau est née en Charente Maritime mais a grandi en Normandie. Elle est diplômée de Lettres modernes (Université de Rouen), professeur de français en collège et auteur d'albums illustrés (quatre biographies de sportifs, un album sur Camus et un album sur les éléphants d'Afrique) aux éditions Belize. Agatha Doyle au service de sa majesté est son premier roman. Plus d'infos sur son site officiel, http://carolinetriaureau.jimdo.com/.

 

Agatha Doyle et ses deux amis, Hercule et Sherlock, fréquentent le collège Maurice Leblanc près du Havre en Normandie. Leur classe est en voyage à Londres avec leur professeur d'anglais, Miss Marple.

Durant un pique-nique à Saint-James Park, les trois amis rencontrent James Cavendish, le jeune duc de Windsor qui a échappé à ses gardes du corps. « J'en ai assez de cette vie , si stricte et ordonnée, que l'on me force à mener. Je voudrais rencontrer des gens, des jeunes de mon âge, autres que ceux que je fréquente…, découvrir le monde, le vrai. » (page 33).

Plus tard, lors de la visite de la Chambre des Lords, Agatha est enfermée dans Royal Gallery (Galerie royale). Une vitre a été cassée et le Traité de Londres a été volé. Moriarty, ambassadeur de l'Irlande à Londres, est inquiet car la paix est encore fragile entre l'Angleterre et l'Irlande.

Agatha, Hercule, Sherlock et James mènent l'enquête.

« On va y retourner et découvrir où mène ce passage. […] On va vivre une expérience passionnante ! » (page 69).

 

Agatha, Doyle, Hercule, Sherlock, Miss Marple, Moriarty ! Ces noms ne vous disent rien ? Voici une manière détournée et bien amusante pour la jeunesse de découvrir les univers d'Agatha Christie (Hercule Poirot, Miss Marple) et de Sir Arthur Conan Doyle (Sherlock Holmes, Moriarty) et donc le roman policier en particulier celui à énigmes.

« Il faut laisser reposer nos petites cellules grises, conseilla Hercule. » (page 118).

Mais vous, ne laissez pas reposer vos petites cellules grises plus longtemps et courez acheter ce roman so british, drôle et pétillant ! Roman pédagogique aussi puisque les lecteurs découvrent Londres, son histoire, ses monuments, et deux de ses enquêteurs parmi les plus célèbres : Hercule Poirot et Sherlock Holmes.

Un thé, quelques biscuits, anglais bien sûr, et bonne lecture ! En plus la couverture est vraiment attirante !

 

Une lecture pour les challenges 1 mois, 1 plume, 1 % de la rentrée littéraire 2014, ABC critiques 2014-2015 (lettre T), Agatha Christie (hommage), Cartable et tableau noir, Jeunesse & young adult # 4, Petit Bac 2014 (catégorie Prénom), Premier roman, Thrillers et polars # 3.

 

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 18:33

Poubelle's Girls est un roman de Jeanne Desaubry paru aux éditions La Jouanie en juin 2014 (236 pages, 14,95 €, ISBN 978-2-37047-052-2).

 

Jeanne Desaubry est née en 1958 et vit à Créteil. Du même auteur : Dunes froides, Hosto, Le passé attendra et L'incendie d'Halloween (jeunesse) aux éditions Krakoen. Plus d'infos sur son site officiel, http://jeanne.desaubry.free.fr/ (plus mis à jour) et sur son blog, http://jeanne.desaubry.over-blog.com/.

 

Élisabeth a un fils ado, Mathis, et fait des ménages au noir et des extras. « Des heures de chien, un mal de chien, une paie de chienne [...] » (page 43).

Paloma, séropositive, en fin de droits, a été expulsée par son propriétaire après la mort de son mari qui l'avait contaminée et squatte à la gare. « Le con ! Crever du sida. » (page 18).

Deux femmes pauvres et un peu paumées qui se rencontrent à Pôle emploi. Elles ne se connaissent pas mais Élisabeth donne à Paloma la clé de la caravane de Papy Armand, un petit vieux chez qui elle fait des ménages et qui souffre d'Alzheimer.

Dans la même ville, dans une belle maison, Blanche, fiscaliste aisée, ne supporte plus son mari, Pierre, avocat, et rêve de le tuer, mais sans se faire prendre. « Blanche rêve, imagine, échafaude [...] » (page 14). « Elle qui ne lisait que des classiques, du théâtre, s'est mise aux polars. » (page 51).

Quand Paloma découvre dans la caravanhe le passé de Papy Armand, leur vie bascule. « Elles sont dans la dèche, guère possible de descendre plus bas. » (page 103). Élisabeth et Paloma deviennent le gang des sacs-poubelles. « Poubelle's Girls, ça, ça me botte. T'entends Princesse. On est les Poubelle's Girls. » (page 163).

 

Quelle agréable surprise que ce roman ! Il est sous-titré « roman policier mais pas que... » et je dirais que c'est plutôt un roman noir, à quatre voix : Élisabeth, Paloma, Blanche et Pierre (eh oui, Pierre aussi, riche, orgueilleux, infidèle et même pas capable d'allumer un feu dans la cheminée…), un roman féminin, pas trop féministe, et aussi un roman social, mais pas barbant. Comparées à Thelma et Louise par l'éditeur, les deux Poubelle's Girls, Élisabeth et Paloma, m'ont entraînée dans leur sillage pour une folle aventure qui évidemment se termine mal. Mais quel roman ! Les dialogues entre Élisabeth et Paloma, l'humour, et toute cette historie qui se goupille à la perfection, tant qu'il n'y a pas de point de retour, il faut aller jusqu'au bout. Roman sombre mais coloré par les vêtements et turbans que porte Paloma, flamboyante obèse, excentrique, rentre-dedans ! Roman décapant, et pas seulement avec Blanche qui désinfecte tout. Une belle amitié dans ce roman drôle mais pas tendre avec la société et ses héroïnes. Un roman que j'ai dévoré et que je conseille vivement si vous voulez passez un très bon moment de lecture avec un « roman policier mais pas que... » !

 

Une lecture pour les challenges 1 mois, 1 plume (auteur que je ne connaissais pas avant de lire ce roman), ABC Critiques 2014-2015 (lettre D), Petit Bac 2014 (catégorie Objet pour Poubelle), Thrillers et polars # 3.

 

 

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 04:05

Scarlett mène l'enquête est un roman de Fleur Hitchcock paru aux éditions Flammarion en septembre 2014 (287 pages, 13 €, ISBN 978-2-0813-0813-8). Dear Scarlett (2013) est traduit de l'anglais par Catherine Guillet.

 

Je remercie Brigitte et Flammarion pour cette agréable lecture jeunesse !

 

Fleur Hitchcock est née à Chobham dans le Surrey (Angleterre). Elle a étudié l'anglais, les arts appliqués et plus tard l'écriture pour la jeunesse. Dear Scarlett est son premier roman ; Saving Sophia a suivi à l'été 2014.

 

Scarlett McNally vit avec sa mère, Carole, son demi-frère, Syd, et un chat, Houdini. Elle vient d'avoir onze ans et un notaire lui apporte une boîte de la part de son père mort il y a cinq ans.

« Bon anniversaire, Scarlett. Cette boîte est à vous. » (page 8).

D'après ce que tout le monde dit, son père, Richard, était un cambrioleur, un voleur et allait souvent en prison.

« Je pourrais être aussi un cambrioleur. » (page 32).

Dans la boîte, Scarlett trouve une trousse à outils, des crochets, des photos et des cartes postales, Autant en emporte le vent en poche et une pellicule photos.

« […] on ne sait pas vraiment ce qu'il a volé, ni à qui. » (page 46).

C'est oncle Derek, en fait Derek Green est officier de police et sort avec Carole depuis un an, il est aussi le père d'Ellie, c'est donc lui qui dit la vérité à Scarlett.

« En réalité, il partait pour des missions top secrètes dans le monde entier. La prison lui servait de couverture pendant ces périodes-là. Une couverture parfaite. » (page 59).

Scarlett se confie à Ellie puisqu'elles partagent la même chambre.

« […] je ne peux le dire à personne, je sais que mon père n'était pas un cambrioleur mais un vrai héros. » (page 82).

Elle décide de suivre l'exemple de son père et de faire de bonnes actions comme… libérer les trois manchots du zoo de Dampington.

 

C'est bizarre que les aventures de Scarlett ne soit pas déclinées en série mais ce tome unique – à la très belle couverture – se suffit à lui-même ! Il est drôle, captivant, pétillant et se lit agréablement bien même si l'histoire est un peu plus compliquée que ne le dit le résumé. Action, aventures et rebondissements sont donc au rendez-vous pour ces deux jeunes héroïnes modernes et attachantes. Scarlett mène l'enquête est un roman idéal pour permettre aux jeunes lecteurs de découvrir sans crainte la littérature policière.

 

Une lecture pour les challenges 1 mois, 1 plume, 1 % de la rentrée littéraire 2014, ABC critiques 2014-2015 (lettre H), Arche de Noé (chat sur la couverture), Cartable et tableau noir (plusieurs événements se passent à l'école), Jeunesse & young adults # 3, Petit Bac 2014 (catégorie Prénom), Premier roman, Thrillers et polars # 3, et God save the livre, L'Union européenne en 28 livres et Voisins voisines (pour l'Angleterre).

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 07:25

Le chant des esprits est un roman de Sarah Lark paru aux éditions L'Archipel le 20 août 2014 (570 pages, 23,95 €, ISBN 978-2-8098-1552-8). Das Lied der Maori (2008) est traduit de l'allemand par Jean-Marie Argelès.

 

Je remercie Pauline et les éditions de L'Archipel ; je ne m'attendais pas à recevoir la suite de Le pays du nuage blanc, de Sarah Lark et ça m'a fait une belle surprise !

 

Sarah Lark est née le 1er janvier 1958 à Bochum (Allemagne). Sous son vrai nom, Christiane Gohl, elle a écrit des romans jeunesse sur les chevaux, en particulier les séries Sophie, Julia et Reitschule Silberhuf. Elle utilise aussi les pseudonymes Ricarda Jordan et Elisabeth Rotenberg. Elle vit en Espagne dans une ferme où elle élève des chevaux.

 

Quelle joie de retrouver Gwyneira McKenzie-Warden et Hélène O'Keefe quarante ans après leur départ d'Angleterre (c'était en 1852) ! Mais ce deuxième tome est plus axé sur leurs petites-filles.

Elaine est la petite-fille d'Hélène O'Keefe. Elle a 16 ans et vit à Queenstown. Elle aide son père au magasin et sa mère à l'hôtel. Or, un nouveau client est arrivé : William Martyn, un Irlandais du Conemara.

« La Nouvelle-Zélande est un paradis pour les gens entreprenants. » (page 20).

Kura est la petite-fille de Gwyn. Elle a 15 ans. Fille de Marama, une Maorie, et de Paul Warden, elle est métis et très belle. Et, même si Gwyn et James ont eu un fils, Jack, maintenant 13 ans, Kura est l'héritière de Kiward Station (près de Christchurch). Mais elle se fiche de la propriété, elle veut devenir chanteuse d'opéra !

En décembre 1893, Kura et William se marient à Kiward Station. Quelques mois après, Elaine épouse Thomas Sideblossom, fils unique de John Sideblossom (qui avait voulu violer Fleurette, voir le tome 1) et se rend avec son époux à Lionel Station.

Mais les choses ne vont pas se passer comme le rêvaient les deux cousines…

 

Quelques extraits

« Diable, miss Heather, c'est un bébé, pas une poupée ! La tête n'est pas vissée, il faut la soutenir. Et l'enfant ne vous mordra pas si vous la posez sur votre épaule. Il ne risque pas non plus d'exploser, ce n'est pas la peine de le tenir comme un bâton de dynamite. » (page 220).

« […] la vie d'une prostituée n'avait rien d'enviable, et celle d'une épouse encore moins. » (page 318).

« Elle prit une profonde inspiration. – Je ne suis pas Lainie Keefer, originaire d'Auckland, mais Elaine O'Keefe, de Queenstown. J'étais mariée à Thomas Sideblossom, de Lionel Station. Et je l'ai tué d'un coup de feu. » (page 466).

 

Très intéressant ce tome ! J'y ai appris beaucoup de choses sur la culture maorie, en particulier sur le haka (chant), sur les mines et le nouveau métier de représentant de commerce (William vend des machines à coudre Singer, une petite révolution pour les femmes, blanches ou maories).

J'ai bien apprécié Timothy (Tim) Lambert et Caleb Biller, chacun héritier des mines de leur père.

Ce chant des esprits m'a, comme Le pays du nuage blanc, transportée, j'étais en Nouvelle-Zélande et difficile d'en revenir (de lâcher le livre) !

« […] elle prit plaisir à contempler les Alpes et enfin les vignobles dominant la ville. » (page 522). J'ai relevé cette phrase parce que le même jour, j'ai goûté un vin néo-zélandais !

De l'histoire, de l'action, du romanesque, tout ce qu'il faut pour faire une belle saga avec des personnages hauts en couleur et la découverte de la culture maorie.

 

Une lecture pour les challenges 1 % de la rentrée littéraire 2014, XIXe siècle (se déroule en 1893-1894) et pour l'Allemagne : Tour du monde en 8 ans, L'Union européenne en 28 livres, Voisins voisines.

 

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