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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 17:40

Le vilain petit canard est un manga de Morinaga Ai paru aux éditions Tonkam de septembre 2004 à octobre 2005. あひるの王子さま (Ahiru no ôji-sama) a été publié au Japon aux éditions Kadokawa de mars 2001 à juin 2003.

 

Morinaga Ai 森永 あい est née un 28 avril à Okayama au Japon. Elle débute sa carrière de mangaka en 1993. Son prénom, Ai, signifie amour.

 

Rei-ichi (*) est doué, mais petit, rond, moche, avec des lunettes énormes comme des hublots. Personne ne lui adresse la parole à part la mignonne Yumiko dont il est amoureux, mais elle pense qu'il ressemble à son chien, Mister. Évidemment il rêve d'être beau mais quoiqu'il fasse, c'est voué à l'échec !

(*) rei signifie zéro, nul ; ichi signifie un.

 

Le vilain petit canard est un conte animalier écrit en 1842 par Hans Christian Anderson (Danemark, 1805-1875). Morinaga Ai a transposé ce conte à notre époque avec des dessins agréables et des personnages attachants.

Ce manga est un shôjo donc il y a de l'amour bien sûr mais aussi un message d'acceptation de soi et de l'autre.

C'est une série courte (6 tomes) et sans prétention mais elle est agréable à lire grâce à son humour et à une pointe de magie.

Il y a cependant quelques passages sensibles : critiques et moqueries, accident de voiture (piéton renversé), agression de Rei-ichi, du coup cette série apparaît plus adulte qu'un simple shôjo destiné au jeune public.

 

Une lecture pour Un samedi par mois, c'est manga, Des contes à rendre et Geek.

 

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Publié par Coccinelle - dans bande dessinée manga conte
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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 00:57

Mesdames les grenouilles est un album illustré de Danièle Fossette et Olivier Copin paru aux éditions Ibis rouge jeunesse dans la collection Tinamou en 2010 (30 pages, 12 €, ISBN 978-2-84450-379-4).

 

Danièle Fossette est auteur. Née à Boulogne sur Mer, elle a enseigné en France, à Madagascar et vit maintenant en Martinique.

 

Olivier Copin est illustrateur et peintre. Il vit en Guyane.

 

Les grenouilles font tellement de bruit que le soleil se fâche mais elles continuent leurs commérages sur leurs voisins, le crabe, le colibri, le lézard (ou anoli), le moustique, le serpent, la mangouste, la manicou.

Le soleil est maintenant très agacé : les grenouilles auront dorénavant le droit de jacasser la nuit lorsqu'il est couché mais devront se taire dès qu'il se lèvera !

 

Mesdames les grenouilles est un album exotique, drôle et coloré pour découvrir les animaux des Antilles. Les éditions www.ibisrouge.fr se trouvent d'ailleurs en Guyane.

 

Une lecture pour les challenges Amérique du Sud – Amérique latine (Guyane), Animaux du mondeDes contes à rendreJe lis aussi des albumsPetit Bac 2014 (catégorie Animal).

 

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Publié par Coccinelle - dans album illustré animaux conte
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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 00:59

Les contes d'Amy est un recueil de nouvelles de Frédéric Livyns paru aux éditions Lokomodo en octobre 2013 avec une préface de Christophe Collins et un marque-page (223 pages, 6 €, ISBN 978-2-35900-187-7).

 

Frédéric Livyns est né le 2 juin 1970 à Tournai en Belgique. Passionné par la littérature et le fantastique, il lit beaucoup et commence à écrire dès l'âge de 12 ans. Le recueil Les contes d'Amy est d'abord paru en 2011 aux éditions Chloé des Lys et a reçu le Prix Masterton en 2012. Plus d'infos sur http://phero.e-monsite.com/.

Du même auteur

Sous le pseudonyme de Kiss Huige : Phero Nexafreuse, Matriarcat et Résurgence (romans).

Sous le pseudonyme de Joshua Zell : D'échéance de soi (recueil de poèmes).

Sous son nom : Catharsis, Oxana, Danse de sang, Le souffle des ténèbres (romans) et Entrez... (recueil de nouvelles).

 

Je remercie Peggy et les éditions Lokomodo pour ce recueil de nouvelles.

 

Intro – Charles et Coralie visitent Les Pins, une immense bâtisse en pleine forêt qui fut un asile psychiatrique et que les Allemands ont réquisitionné pendant la guerre. Pendant que son mari voit les dégâts à l'étage avec l'agent immobilier, Coralie entre dans l'ancien local des médecins et découvre le dossier et le cahier d'Amy, une fillette de dix ans avec un visage de vieille femme.

Fin de route – Christophe et Cindy sont divorcés mais en bon terme car ils ont une fille de huit ans, Déborah, qui est atteinte de Chorée de Huntington. Christophe vit maintenant avec Céline à l'autre bout du pays mais il prend la route car sa fille mourante le réclame.

Amour éternel – Afin de fonder une famille, Christian et Sophie ont acheté une maison qu'ils retapent avec des amis. Mais l'état de santé de Sophie se dégrade très rapidement sans que les médecins trouvent quoi que ce soit.

Le village maudit – C'est l'hiver dans le petit village de Tépiat où vivent une trentaine de familles. Des loups rôdent et ont attaqué une vache. Bertrand le conteur pense à autre chose mais les hommes se moquent de son imagination.

Au revoir – Marie est réveillée en pleine nuit par les hurlements de Pauline, sa fille de douze ans : son cauchemar paraissait si réel qu'elle a vu quelque chose se déplacer autour de son lit. Mais Marie pense que sa fille est traumatisée à cause de la récente séparation d'avec son père.

Eurydice – François et ses amis rentrent à cinq heures du matin : François, vingt-neuf ans, est un « ami fidèle, drôle et intelligent » (page 105) qui ne boit jamais mais un chauffard ivre croise leur route. Sa famille et ses proches sont effondrés par cette mort tragique et son petit chien, croisé bichon maltais et caniche, nommée Eurydice, refuse de se nourrir.

Réminiscences – Une virée entre copains : « Le dernier arrivé payait les prochaines tournées. » (page 113). Depuis l'accident, Christophe a perdu une partie de sa mémoire, il a des migraines et des visions horribles.

La nuit vient – « […] les ténèbres originelles. […] Elles se nourrissent de nos peurs. Elles s'en délectent même. » (page 130). Une jeune femme fragile mentalement, soupçonnée d'avoir tué ses parents, est enfermée.

La véritable nature de l'homme – Virginie, trente-deux ans, tout juste divorcée de son infidèle de mari après sept ans de vie commune, va danser en boîte de nuit avec des copines. Elle y rencontre Chris, un inconnu.

La forêt – Après dix ans de vie commune, Véronique l'a quitté. Alors monsieur Lafleur a accepté cet emploi de gardien à Bocar, un village au milieu de la forêt dans le Vercors. Mais les villageois sont bizarres.

L'ami – Tionille, un village vieillissant dans le sud de la France. Après la construction de maisons neuves, de nouveaux habitants arrivent. Mais Christelle, décoratrice, venue avec sa fille de six ans, Clarisse, préfère vivre au Manoir Parker qui a appartenu à un architecte anglais. Clarisse communique avec un ami imaginaire, Louis.

Cimetière – Bruno, mis à la porte par son épouse, a passé la nuit dans un parc. Il accepte le poste de gardien de cimetière (logé) mais est-ce bien les ados qui vandalisent les tombent ?

Outro – « Coralie referma le livre. Elle n'avait jamais rien lu d'aussi malsain. » (page 213).

 

Fut un temps où j'aurais été morte de trouille de lire des nouvelles de ce genre, fantastique horreur, et où j'aurais fait des cauchemars et ça faisait longtemps que je n'avais pas lu cette catégorie de livres ! Là, pas de cauchemars bien que j'aie lu ce recueil la nuit, eh oui ! Par contre, ça n'enlève rien à la qualité de ces nouvelles qui sont toutes plus réussies les unes que les autres ! Autant dire que ce recueil n'est pas inégal et que toutes les histoires se lisent avec délectation et... horreur ! Frédéric Livyns est réellement inventif car les nouvelles se déroulent toutes d'une façon différente et les chutes sont bien adaptées sans que le lecteur reste sur sa faim. Fin de route et Eurydice sont plus tendres. La nuit vient et La forêt font un peu plus peur. Et vous, oserez-vous lire ce livre ?

 

Denis m'a appris que le Mois belge (janvier) – dans le cadre du challenge Littérature francophone – continuait en février : chouette, je vais y mettre cet auteur ! Je mets aussi ce recueil dans 1 % de la rentrée littéraire 2013, Des contes à rendre, Lire sous la contrainte (nom + nom), Petit Bac 2014 (catégorie Prénom), Tour du monde en 8 ans et Voisins voisines (Belgique).

 

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 03:34

L'éléphant du magicien est un roman de Kate DiCamillo paru aux éditions Tourbillon en janvier 2010 (252 pages, 12,10 €, ISBN 978-2-84801-521-7). The magician's elephant (2009) est traduit de l'américain par Sidonie Van den Dries et illustré par Yoko Tanaka.

 

Kate DiCamillo est née le 25 mars 1964 à Philadelphie (Pennsylvanie, États-Unis). Elle est auteur de livres pour la jeunesse. Elle vit à Minneapolis (Minnesota, États-Unis).

Du même auteur : Le miraculeux voyage d'Édouard Tulane, Le petit singe de la 5e Avenue.

Plus d'infos sur http://www.katedicamillo.com/.

 

Yoko Tanaka est diplômée de Droit (Kwansei Gakuin, Japon) et des Beaux-Arts (Art Center College of Design, Pasadena, Californie, États-Unis). Elle est illustratrice. Elle vit entre Los Angeles (Californie, États-Unis) et Bangkok (Thaïlande).

Plus d'infos sur http://www.yokotanaka.com/.

 

Peter Augustus Duchêne est sur la place du marché de Baltese. Son tuteur, Vilna Lutz, un ancien soldat, a chargé le garçon de dix ans d'acheter du poisson et du pain. Mais l'enfant, attiré par la tente rouge d'une diseuse de bonne aventure, dépense la pièce d'un florin pour avoir la réponse à une question : ses parents étant morts, comment retrouver sa sœur ? La voyante lui répond : « L'éléphant. Suis l'éléphant. Il te conduira jusqu'à ta sœur. » (page 14). Mais Peter a l'impression que la voyante s'est moquée de lui car il n'y a aucun éléphant à Baltese. De plus, son tuteur lui aurait menti en lui disant que sa sœur, Adèle, était morte. « Quelqu'un ment mais je ne sais pas qui. » (page 21).

Pourtant, le soir même, à l'opéra Bliffendorf, un magicien fait apparaître un éléphant au lieu d'un bouquet de fleurs et l'éléphant, tombé du ciel et atterrissant sur les genoux de Madame LaVaughn, lui broie les jambes, la condamnant au fauteuil roulant ! Magicien et éléphante (c'est une femelle) sont immédiatement arrêtés et enfermés.

C'est la Comtesse Quintet, sur les conseils de son mari présent lors du drame, qui achète l'éléphante et la fait installer dans sa demeure.

Mais si tout le monde parle de l'extraordinaire animal, Peter ne l'a toujours pas vu... « Peter se dit qu'espérer était terrible et compliqué. C'était sans doute plus facile de désespérer. » (page 68).

Peter veut voir l'éléphant et retrouver Adèle ; il va être aidé par l'inspecteur Léo Matienne.

 

Tout simplement une histoire charmante, joliment illustrée, pleine de tendresse et de magie, je dirais même que c'est un chouette conte et donc une lecture très agréable pour se détendre.

 

Pour les challenges Animaux du monde, Challenge US, Des contes à rendre, Jeunesse & young adults # 3, Lire sous la contrainte (nom + nom), Petit Bac 2014 (catégorie Animal), Romancières américaines.

 

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 04:21

Le val de la morte embrassée est un roman de Michel Honaker paru aux éditions Flammarion en octobre 2013 (266 pages, 13 €, ISBN 978-2-0812-8665-8).

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion pour cet agréable roman.

 

Michel Honaker naît en 1958 à Mont de Marsan dans les Landes. Il publie des nouvelles dès la fin des années 70 puis des romans et depuis le début des années 90 également de la littérature jeunesse. Ses genres de prédilection sont : science-fiction, anticipation, fantastique, espionnage, roman policier, aventure. J'ai déjà lu Les otages du Dieu-Dragon (Yakusa Gokudo, 1) en avril 2013.

 

Jubella Sinocare, jeune journaliste encore inconnue, est invitée par Lord Blake Denholm dans son manoir du XIXe siècle (Shoreham, West-Sussex, Angleterre).

« Magnat de la presse, de l'édition, grand patron ayant sauvé nombre d'entreprises de la ruine, le personnage s'était brutalement retiré de la vie publique vingt ans plus tôt sans la moindre explication. Il n'avait depuis accordé aucune interview, ne s'était laissé approché par personne, et vivait reclus en jouissant de sa rente, et de son titre, dans sa propriété entourée de verdure. » (page 6).

La jeune femme est accueillie par Ivan Gabor, l'étrange majordome hongrois qui la conduit auprès de Sa Seigneurie. Le vieux Lord – qui vit seul depuis la mort de son épouse, Lady Camilla – s'avère être raffiné et amateur d'art. Ça tombe bien : Jubella adore les toiles de William Turner et passe son temps libre à la Tate Gallery !

Mais le Lord lui révèle qu'il est un « prince charmant » c'est-à-dire qu'il « possède un charme », le pouvoir magique de réveiller les princesses mortes, comme dans les contes de fées : il est en fait un Éveilleur, le dernier même, et il pense qu'il va être assassiné comme l'ont été les autres avant lui. Pour prouver ses dires, il lui montre un tableau inconnu de Turner, Le val de la morte embrassée, que sa famille possède en secret depuis plus de deux cents ans.

« Un prince charmant en danger de mort..., songea Jubella. Encore une histoire de fou que je ne vendrai à personne. » (page 26).

Mais dans la nuit, Jubella voit une étrange lumière dans le parc du manoir et au petit matin, Chris Morris de Scotland Yard et de nombreux inspecteurs sont là car Lord Denholm a été retrouvé mort par Ivan, et le tableau a disparu.

Jubella rencontre Daniel Byrne, photographe-reporter qui sait pas mal de choses car il a grandi dans le coin, et Jim Fairchild, historien local qui était le meilleur ami de Denholm. Elle apprend par Ivan, avant qu'il ne meure comme son maître, que les ennemis des Éveilleurs sont les Vicaires, dirigés par une Méchante Reine.

« Ce sont eux, les tueurs. Ceux qui éliminent les Éveilleurs. Vous êtes en grand danger. Et moi aussi. Ils ne laisseront jamais des profanes révéler le secret de leur existence. » (page 70).

 

Le val de la morte embrassée est un bon thriller fantastique très rythmé, mêlant mystère et action qui se lit d'une traite. Le lecteur suit avec attention Jubella de la campagne anglaise à Londres (où la jeune femme se retrouve propulsée journaliste du Guardian grâce à son amie Patty Hegg), puis de Paris (où elle rencontre Even Clarke et Vitali Kordo, propriétaire d'une péniche-galerie) à Prague (pour le dénouement de l'histoire). Londres, Paris, Prague, trois capitales emblématiques au niveau historique et culturel, avec poursuites et dangers comme dans les films d'action. L'art (la peinture) et les contes de fée ont une grande importance et je trouve que ces sujets sont traités de façon originale, surprenante même. J'ai été charmée et conquise car, après tout, pourquoi ne pas croire au prince charmant ?

 

Ma phrase préférée

« Le baiser est le symbole de la vie, depuis la nuit des temps. Le symbole aussi de la pureté, de l'absolu. » (page 138).

 

Une lecture pour les challenges 1 % de la rentrée littéraire 2013L'art dans tous ses états (peinture, William Turner), Jeunesse & young adults # 3Thrillers et polars et bien sûr Des contes à rendre !

 

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 00:40

La poule qui voulait vivre sa vie est un roman de Hwang Sun-mi paru aux éditions Flammarion Chan-ok dans la colllection Matins calmes en octobre 2012 (142 pages, 12 €, ISBN 978-2-6899-72-5). Madang-eul naon amtak (마당을 나온 암탉, 2000) est traduit du coréen par Lim Yeong-hee et Françoise Nagel.

 

Hwang Sun-mi (황선미), née en 1963, a étudié la littérature à l'Université des Arts de Séoul (Corée du Sud) où elle enseigne maintenant. Auteur de plusieurs romans jeunesse depuis 1995, elle a reçu le prix Tamna et elle est renommée « pour ses sujets profonds et sa description fine de la psychologie des personnages. » (source : éditeur).

 

« C'est ça, un rêve. Garder dans son cœur un souhait quasiment irréalisable, une force mystérieuse grâce à laquelle on ne souffre jamais de la solitude, même quand on se retrouve seul. » et « Réaliser un rêve est un miracle que chacun de nous peut accomplir. » (préface de l'auteur, page 7).

 

Petite-Feuille est une poule qui vit depuis un an dans un poulailler industriel mais depuis sa cage, elle peut voir l'acacia dans la cour et ça lui donne de l'espoir. Elle pond des œufs petits et sales mais ça n'empêche pas la fermière de les prendre, sauf le dernier qui n'avait même pas de coquille et que le fermier a jeté. Petite-Feuille aimerait ne plus pondre pour les fermiers et être libre car son rêve est d'élever des poussins.

« À quoi bon rêver ? Rien de tout cela n'arriverait jamais. » (page 21).

Comme Petite-Feuille semble malade et ne pond plus, le fermier l'expulse du poulailler et la jette dans une fosse avec d'autres poules en fin de vie. Grâce à Vagabond, un colvert sauvage, Petite-Feuille s'en sort et n'est pas dévorée par la belette.

« D'habitude, elle [la belette] ne laisse jamais échapper sa proie. Tu es la première à sortir saine et sauve du fossé. » (page 27).

Ainsi Petite-Feuille est une miraculée et Vagabond la conduit dans la basse-cour mais la poule n'est pas acceptée par les animaux qui vivent en plein air, ils se moquent d'elle et lui ordonnent de partir. Près de l'étang, Petite-Feuille découvre un œuf aux reflets bleus et décide de le couver : elle aura son poussin !

« Il fallait le garder au chaud, sinon il mourrait. » (page 49).

Bizarrement Vagabond prend soin d'elle mais une nuit, épuisé, il est dévoré par la belette et Petite-Feuille se retrouve seule avec l'œuf qui éclot au matin.

« La vie était un perpétuel renouvellement. Certains mouraient, d'autres naissaient. Il arrivait même qu'on fut confronté aux deux événements en même temps. » (page 67).

Petite-Feuille va appeler « son poussin » Capuchon et l'élever comme une vraie mère-poule !

« Je suis une poule vagabonde désormais. » (page 93).

 

Il y a un petit côté Chicken run à cette histoire de poule qui refuse de pondre des œufs pour les humains et qui veut être libre. J'ai aussi pensé au Vilain petit canard réalisé par Garri Bardine d'après le célèbre conte de Hans Christian Andersen pour le rejet de la basse-cour, l'incompréhension et les moqueries des autres, la découverte de l'extérieur et la liberté, et également à Voler ! du moine Jaeyeon (qui est aussi un roman sud-coréen) pour le canard qui veut voler et être libre malgré les dangers.

Quoi de plus naturel que le rêve de liberté ? C'est le rêve universel aussi bien pour les humains que pour les animaux quelle que soit leur captivité ! Et puis dans ce roman (dont la couverture est très belle), il y a tellement de beauté et de sensibilité que les larmes me sont montées aux yeux. Même la cruauté est toute relative : il faut bien que la belette se nourrisse et nourrisse ses petits ! Ainsi, ce qui paraît cruel pour les uns est naturel et normal pour les autres.

Une belle leçon de vie, d'amour et de liberté !

 

En faisant des recherches sur Hwang Sun-mi, je découvre que son roman a été adapté en film d'animation en 2011 par Oh Sung-yoon sous le titre Leafie, a hen into the wild. Voici les vidéos (interviews des doubleurs et bande-annonce) et même si on ne comprend pas le coréen, c'est vraiment beau à regarder.

Une lecture pour les challenges Animaux du monde (poules, canards, chien, belettes), Jeunesse & young adults # 3Lire sous la contrainte (titre long), Petit Bac 2013 (catégorie Animal) et Tour du monde en 8 ans (Corée du Sud). Je mettrais bien aussi ce beau roman dans le challenge Des contes à rendre car il ressemble à un conte philosophique.

 

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 00:58

La petite marchande de rêves et un roman de Maxence Fermine paru aux éditions Michel Lafon en octobre 2012 (171 pages, 9,95 €, ISBN 978-2-7499-1753-5).

 

Maxence Fermine est né le 17 mars 1968 à Albertville en Savoie. J'ai déjà présenté Le tombeau d'étoiles, Opium et Tango massaï.

 

Ce matin-là, comme ses parents partent au travail et que lui est en vacances, Malo s'ennuie : la vue sur la Seine et Notre-Dame, il connaît... En plus, il est inquiet : le soir, son anniversaire aura lieu dans un lieu inconnu, l'Auberge des Trois Brigands...

« Quant tout est préparé, il n'y a plus beaucoup de place pour la fantaisie, avait-il fait remarquer à sa mère avec justesse. » (page 19).

Alors que Malo est dans le taxi qui le conduit à l'auberge pour son goûter d'anniversaire, la voiture est percutée par un bus sur le Pont-Neuf et tombe dans la Seine. Le chauffeur, légèrement blessé, peut sortir du véhicule mais Malo disparaît « dans un autre univers » (page 25).

Là, Malo rencontre Arthur, un chêne tricentenaire et Mercator, un matou de deux-cent-treize ans, tous deux pouvant parler. Le chat annonce au garçon qu'il est au Royaume des Ombres, qu'il doit se méfier des Spectres et il lui offre une boussole magique.

« Lorsqu'on disparaît pour la première fois, on fait un rêve.

La deuxième fois, on ne rêve plus.

La troisième fois, on ne vit plus que dans les rêves des gens qu'on a connus. » (pages 46-47).

En fait, le goûter d'anniversaire a lieu dans l'auberge comme s'il n'y avait pas eu d'accidents, et Malo fait la connaissance de Lili, une fille colorée dans ce monde en noir et blanc.

« Si tu veux devenir mon ami, tu dois d'abord quitter tes habits de tristesse... » (page 68).

Lili vend des boîtes de couleurs pour la Petite Boutique des rêves de la rue du Chat-qui-pêche mais Dom Perlet, le propriétaire, est un spectre.

« Les gens ne changent pas. Seul le monde autour de soi change... » (page 143).

 

La couverture est superbe et le topo est tout simple : le jour de son onzième anniversaire, Malo, un garçon parisien plutôt rêveur et solitaire disparaît. Il va rencontrer, dans un monde onirique, divers personnages (humains ou pas), Arthur, Mercator, Lili, l'arbre-sec, des enfants, Melchior (un autre chat), Dom Perlet, le Clown blanc au Cirque d'hiver, Septimus (le vieux magicien), Otto Portret (le peintre de la Tour Eiffel), Barnabé le Clochard céleste, qui correspondent à des Ombres (les gens malades ou dans le coma) et à des Spectres (les gens morts).

Je me suis demandée pourquoi Lili avait entraîné Malo dans la Petite Boutique des rêves : avait-elle l'intention de le piéger comme elle l'était aussi par le méchant magicien (même si elle semble désolée et qu'elle l'aide durant cette nuit) ou voulait-elle seulement de l'aide ?

La petite marchande de rêves est un conte fantastique, joliment illustré (par des dessins de dix jeunes talents qui ont participé à un concours) mais, même si j'ai pris plaisir à le lire, je l'ai trouvé un peu trop léger... Il y a bien quelques messages disséminés : les humains devraient plus observer ce qui les entoure, écouter la nature, et le personnage le plus important à mon avis, Barnabé le Clochard céleste qui a tout compris à la vie (mais peut-on vivre comme des clochards en se contentant de contempler le monde et les étoiles ?). J'aurais aimé m'attacher à Malo, à Lili, mais ce ne fut pas le cas, et la fin est un peu rapide, presque bâclée (que devient Lili ?), en tout cas sans émotion (pour moi). Je n'ai pas retrouvé le côté magique et plaisant des séries anglaises Rose et Lily de Holly Webb ou Madame Pamplemousse de Rupert Kingfisher ou Wilma Tenderfoot d'Emma Kennedy.

J'aime beaucoup les romans de Maxence Fermine habituellement, j'en ai lu plusieurs depuis les merveilleux Neige et Le violon noir parus en 1999 mais La petite marchande de rêves m'a un peu déçue... Je me rabattrai donc sur les deux ou trois romans que je n'ai pas encore lus et peut-être, si l'envie me prend, que je lirai la suite des aventures de Malo et Lili, La poupée de porcelaine, un roman paru en mai 2013.

 

Une lecture que je mets dans les challenges Animaux du monde et Totem (pour les chats), Jeunesse & young adults # 3 et bien sûr Des contes à rendre.

 

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 03:41

La couleur des yeux est un album illustré d'Yves Pinguilly et Florence Koenig paru en août 2013 aux éditions Autrement Jeunesse dans la collection Fil rouge (40 pages, 5,20 €, ISBN 978-2-7467-3446-3).

 

Je remercie Brigitte et les éditions Autrement pour cet album illustré très coloré.

 

Yves Pinguilly naît le 5 avril 1944 à Brest (Finistère, Bretagne) et grandit à Nantes (Loire-Atlantique, Pays de la Loire). Après avoir voyagé de part le monde, il revient en France et devient bibliothécaire. Il écrit depuis 1979 et se consacre à l'écriture depuis 1982 (romans, contes, albums, théâtre, poésie). Plus d'infos sur http://www.yvespinguilly.fr/.

 

Florence Koenig naît en 1948 à Paris. Elle est illustratrice. Plus d'infos sur http://www.florencekoenig.com/.

 

Dans un village, il y a deux enfants : Issa un garçon et Fati une fillette aveugle.

Un matin, Issa invite Fati à venir pêcher avec lui.

Mais c'est tellement dommage que Fati ne puisse pas voir le soleil, la terre rouge, les baobabs, les oiseaux...

« Elle ne savait rien de la forme moqueuse des ombres toujours un peu plus grandes, mais elle devinait la grosse bouche du soleil qui tétait le ciel avec gourmandise. » (page 10).

Issa et Fati ont chacun une ligne mais, alors qu'Issa s'est absenté pour un besoin impérieux, Fati sent une secousse dans sa main et se rend compte qu'elle a attrapé un poisson.

C'est sûrement un sonson et celui-ci se met à parler car il « préférerait retourner dans l'eau au lieu de cuire au soleil » (page 16) mais Fati ne sait pas que c'est le petit poisson qui parle, elle pense qu'Issa lui fait une blague.

Mais le sonson lui promet que si elle le remet dans l'eau du marigot, il lui fera « don du plus beau des cadeaux » (pages 19). Alors Fati lui demande de pouvoir « voir le monde » avec ses deux yeux.

En déposant sur ses yeux deux écailles du poisson, Fati recouvre la vue mais elle a maintenant les yeux bleus et les habitants du village la traite de sorcière et elle doit fuir avec Issa qui a essayé de la protéger.

« Ils ont peur. Ils sont captifs de leur peur et la peur ça éteint un peu le cœur... » (page 30).

 

La couleur des yeux est un joli conte traditionnel africain, vraiment très coloré, mais pas facile à lire ! Page 5 : texte blanc sur fond bleu, pages 7, 8, 10, 19, 20, 26, 30 et 34 : texte noir sur fond rouge... Ce sont mes yeux qui ont souffert ! Cependant le texte est vraiment beau et ça vaut le coup de s'accrocher !

Le lecteur appréhende les thèmes de la différence, de la peur de l'autre et de l'amour dans un univers chatoyant et ensoleillé.

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde (poisson), Des contes à rendre, Je lis aussi des albums et Petit Bac 2013 (catégorie Partie du corps humain).

Lien de la vidéo ci-dessous : http://www.ina.fr/video/1961880001.

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Publié par Coccinelle - dans album illustré Afrique conte
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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 03:13

Je vous ai rapidement parlé des 10 récits qui terminent La bible de l'astrologie chinoise, de Derek Walters.

 

Ces contes et légendes du folklore chinois sont intitulés Récits des astrologues chinois et, les ayant lus à part, je voulais faire un article séparé pour les mettre dans le challenge Des contes à rendre.

 

Le pêcheur mystérieux

Avant d'aller chasser, Wen Wang, « homme d'État et légendaire auteur du mystérieux Livre des mutations », lançait des tiges d'achillée pour consulter l'oracle. Mais ce jour-là, la réponse était aussi inhabituelle que le gibier qu'il allait attraper !

 

Les prophéties peuvent être dangereuses

Jing Fang, un astrologue du 1er siècle avant Jésus Christ savait qu'il allait devenir célèbre et que ça allait provoque sa perte.

 

Voyageur dans le temps

Fei Zhang Fang, un magicien du 1er siècle, avait une baguette magique qui lui permettait de « parcourir de vastes distances en quelques instants », en un mot de voyager dans le temps et donc de prévoir l'avenir.

 

Les agents secrets

Au 2e siècle, l'employé Li a observé deux nouvelles étoiles et a su que deux visiteurs importants allaient venir dans son village. Effectivement, l'empereur avait envoyé deux espions pour savoir ce que le peuple pensait de son gouvernement.

 

Un astrologue réticent

L'astrologue Yan Cun refuse d'être célèbre et riche car il pense que « Richesse matérielle signifie pauvreté intellectuelle ». Ainsi, chaque jour, lorsqu'il a gagné assez pour subvenir à ses besoins, il préfère retourner étudier que de continuer de travailler.

 

L'héritage

Un diseur de bonne aventure sur le point de mourir confie à son épouse son Livre des mutations avec recommandations de ne pas vendre la maison pendant les cinq années de famine à venir et de donner le livre à un dénommé Hong qui viendra au printemps après ces années difficiles. Tout se passe comme le mourant l'avait dit mais Hong assure à la veuve ne pas avoir de dette envers son mari défunt. Pourtant...

 

Le fanatique de la forme

Au 1er siècle, Ren Wengong prédit une inondation et construisit un bateau mais le gouverneur dont il est l'assistant se moqua de lui et ne protégea pas sa population. Arriva ce qui devait arriver... Peu de temps après, il entraîna sa famille et ses serviteurs à courir avec de lourds fardeaux sur le dos, mais encore une fois, tout le monde le crut fou.

 

Horoscopes incompatibles

Au 1er siècle, au temps de la dynastie Han, une belle jeune fille intelligente, et amoureuse de Chang, ne se laisse pas démonter par leurs horoscopes incompatibles. Leur mariage attendra l'année du Lièvre pour que leurs signes opposés se retrouvent dans un groupe compatible !

 

Guan Lu

Guan Lu, célèbre devin depuis l'âge de 8 ans, dont la vie est mentionnée dans les Annales des trois royaumes, a un comportement négligé (buveur, glouton, mauvaises manières) mais il est tellement doué et célèbre qu'à 46 ans, un poste bien rémunéré lui est proposé. Cependant, il savait que sa vie arrivait à sa fin.

 

Tai Yang

Dans la seconde moitié du 3e siècle, Tai Yang est un astrologue reconnu car il a des donc depuis l'âge de 12 ans. Mais il n'est pas l'astrologue officiel car il fait carrière dans l'administration. Un jour il prédit à l'opposé de l'astrologue officiel et Wang Zhen, le secrétaire du gouverneur, le fait enfermé sans nourriture pendant 50 jours.

 

Ces courts contes sont intéressants et plaisants à lire, ils ont du caractère, ainsi qu'une spiritualité différente de celle de l'Occident mais dans laquelle je me sens bien. Ils invitent à faire face à l'adversité, à vivre heureux, à ne pas vouloir être ce que l'on n'est pas, mais ils montrent aussi qu'on peut modifier les choses désagréables en faisant le bien et en attendant le bon moment. Ils se rapprochent des principes de Confucius. À méditer donc.

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Publié par Coccinelle - dans conte Chine
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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 09:54

Tom Pouce est un conte des frères Grimm illustré par Amélie Dufour aux éditions Flammarion/Père Castor. Parution en juin 2013 dans les collections Les classiques du Père Castor et Des contes du monde entier (24 pages, 4,40 €, ISBN 978-2-0812-8520-0).

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion/Père Castor pour ce joli conte.

 

Les frères Grimm, Jacob (1785-1863) et Wilhelm (1786-1859), je ne vais pas les présenter à nouveau, je vous renvoie vers le challenge Des contes à rendre !.

 

Amélie Dufour, diplômée de l'École supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg, est l'illustratrice. Plus d'infos sur http://amelie1.ultra-book.com/.

 

Un pauvre paysan et son épouse sont chagrinés car ils n'ont pas d'enfant. Un seul les comblerait de bonheur, « même s'il était tout petit, grand comme un pouce ». Et sept mois plus tard, naît Tom Pouce : « Il est comme nous l'avons désiré » (page 2), c'est-à-dire tout petit, grand comme un pouce !

Tom Pouce est un beau petit gars, joyeux, vif, intelligent et travailleur mais il ne grandit pas. Peu importe, ses parents l'aiment et il ne manque de rien.

Un jour, alors que deux gredins passent près de la forêt où le père ramasse du bois avec son fils, Tom Pouce accepte d'être vendu pour une pièce d'or mais il promet à son père de revenir.

 

Au lieu de se lamenter sur leur pauvreté et leur malchance, les deux paysans font un souhait qui sera réalisé. Ensuite, ils n'en veulent pas au destin pour la taille de leur enfant. Ils sont heureux et lui aussi, ils s'aiment et forment une charmante famille. Contrairement à d'autres contes où les enfants sont perdus, abandonnés, abusés, Tom Pouce entend son père dire qu'il ne le vendrait pas « pour tout l'or du monde » (page 8) et c'est l'enfant qui insiste pour être vendu : les gredins veulent le donner en spectacle pour gagner de l'argent sur son dos, eh bien il va les devancer ! Et, tout au long de ses aventures, il ne se laissera pas faire et fera preuve de courage et d'intelligence.

 

Publié en 1819, Tom Pouce est dans les Contes de l'enfance et du foyer (Kinder- und Hausmärchen) sous le titre Daumesdick mais il était déjà connu dans le folklore anglais sous le nom de Tom Thumb.

 

Un conte coloré que je mets dans les challenges Des contes à rendre, Je lis aussi des albums, Petit Bac 2013 (catégorie Prénom) et Un classique par mois (merci Stéphie !).

 

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Publié par Coccinelle - dans album illustré conte
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