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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 19:06

20 ans avec mon chat est un roman d'INABA Mayumi paru aux éditions Philippe Picquier en mars 2014 (198 pages, 17,50 €, ISBN 978-2-8097-0989-6). ミーのいない朝 Mii no inai asa (1999) est traduit du japonais par Élisabeth Suetsugu.

 

Inaba Mayumi (稲葉真弓) est née le 8 mars 1950 dans la préfecture d'Aichi. En faisant des recherches sur elle, j'ai découvert qu'elle est décédée le 30 août 2014 d'un cancer du pancréas (paix à son âme, elle est partie rejoindre Mî). Poète, romancière et nouvelliste, elle a reçu plusieurs prix dont le premier en 1966 pour un concours de poésie puis en 1973 pour son premier récit. Elle a utilisé le pseudonyme de KURATA Yuko fin des années 80-début des années 90 pour écrire de la Fantasy. Elle a aussi travaillé pour le cinéma dans les années 90-2000. Pour l'instant, son site officiel, http://inabamayumi.web.fc2.com/, est encore en ligne.

 

« Année 1977, dans l'été finissant. […] J'ai fait la rencontre d'un chat, ou plutôt d'une boule de poils, toute vaporeuse, comme une pelote de laine. C'était un chaton, un tout petit bébé chat. » (page 7).

La narratrice, originaire de Nagoya, travaille dans un bureau de décoration à Shinjuku à Tôkyô. Un soir, en rentrant du travail, elle entend, malgré le vent, de petits miaulements et découvre sur la grille d'un collège, près de la Tamagawa (c'est une rivière), un chaton blanc, noir et marron, une femelle. Son seul souvenir de chat lui vient de l'enfance : Shiro, le chat blanc de sa tante Tsune, mais elle prend le chaton avec elle et l'appelle Mî car ses miaulements font « mii mii ».

C'est le début d'un grand changement dans sa vie ! Le lait, les sardines et la bonite, le choix du nom, les premiers jeux, les balades dans le jardin de la maison de Fuchû, le déménagement dans la maison de Kokubunji, les matous qui séduisent Mî, le départ de son mari à Ôsaka pour son travail… Mais la vie continue, avec bonheur, car Mî est là.

« Comme elle semblait heureuse, parfaitement détendue ! Moi, je passais un chiffon sur les traces de pas qu'elle avait laissées dans le couloir et je regardais sans me lasser le chat endormi, roulé en boule, comme si la queue et la tête étaient nouées. » (page 46).

La jeune femme – qui n'avait jamais pris de photos – achète un appareil.

« Les jours de congé, je passais mon temps à prendre des photos de Mî. Dans son sommeil, l'oreille dressée, immobile sur le mur, dégringolant d'une branche de pêcher qu'elle venait à peine de réussir à escalader, sautant doucement sur ma table et me regardant, la joue pressée sur l'abat-jour tiède… Mon appareil photo était devenu un instrument à découper le temps de ma vie qui s'écoulait, le seul instrument au monde. Les heures sereines passées avec Mî. » (page 70).

Plus tard, l'auteur déménagera avec Mî dans un immeuble de Shinagawa, près de la rivière Meguro, dans un petit appartement au 4e étage (qu'elle achètera pour pouvoir garder la chatte avec elle) mais la vie ne sera plus pareille car il n'y aura plus de véranda, plus de jardin, plus d'arbres...

« En montant dans le camion qui attendait dans la cour du sanctuaire, je n'ai pu m'empêcher de jeter un coup d'œil dans le jardin. Ce grand jardin que Mî aimait tant, où elle avait joué, où nous avions pris ensemble des bains de soleil, ce jardin où fleurissait un pêcher. » (page 100).

 

20 ans avec mon chat, c'est une vie de chat bien remplie mais aussi une vie de femme, de couple (pour un certain temps), d'écrivain et de Tokyoïtes ! Car ce n'est pas facile de trouver dans la capitale japonaise un appartement – et encore moins une maison – dont le propriétaire accepte un animal mais l'auteur refusera toujours de se séparer de Mî : elle est pour elle un trésor, un alter-ego, l'amour de sa vie !

« Je ressentais bien plus que par le passé une intimité avec cette chatte que ma main connaissait si bien à présent, elle qui s'abandonnait contre moi, moi qui m'abandonnais contre elle, j'avais l'impression qu'un courant passait entre nous comme un échange mystérieux. » (page 158).

Mayumi Inaba deviendra écrivain, un peu sans s'en rendre compte, un peu grâce à Mî.

« Écrire… C'était pour moi le moment le plus précieux. » (page 43) et « Sans que je m'en aperçoive, j'avais fini par devenir écrivain. » (page 161).

« […] après que mon mari s'était endormi, j'allumais la lampe de mon bureau et je restais des heures devant le papier. Alors, un autre monde naissait, ailleurs que celui de la vie de tous les jours, et il me semblait que les mots détenaient un pouvoir illimité. » (page 44).

Oui, les mots détiennent un pouvoir illimité et ce récit autobiographique tellement beau le prouve ! Il est plein de douceur, de joies, de jeux, de balades et de tendresse. Il permet de découvrir Tôkyô et la vie tokyoïte sur plusieurs décennies. Il est aussi, vers la fin (chapitres 4 et 5), plein de douleurs et de tristesse et, même si je savais ce qui devait arriver au bout des vingt ans, j'ai terminé ce livre en larmes !

Est-ce que l'auteur a eu un autre chat après la mort de Mî (été 1997) ? Elle ne le dit pas… Ou peut-être dans un autre livre ? Je vais en tout cas suivre les parutions concernant Mayumi Inaba car c'est son premier livre traduit en français mais elle en a écrit de nombreux autres et a reçu plusieurs prix (Kawabata Yasunari, Tanizaki, MEXT Award for Arts…).

Vous aimez le Japon ? Ce livre est pour vous ! Vous aimez les chats ? Ce livre est pour vous ! Vous aimez les récits de vie vraiment bien écrits ? Ce livre est pour vous ! Et pour finir, je veux remercier mon chéri qui m'a offert ce livre, il sait ce que j'aime.

 

Il est possible de lire les 58 premières pages sur le site de l'éditeur en pdf.

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde, Arche de Noé et Totem pour le chat ; 1 mois, 1 plume (découverte d'un auteur), Écrivains japonais d'hier et d'aujourd'hui, Le mélange des genres (autobiographie et témoignage), Petit Bac 2014 (j'aurais pu le mettre dans la catégorie Animal mais je vais le mettre dans la catégorie Moment / temps qu'il est plus difficile d'honorer), Rentrée littéraire d'hiver 2014 (parution le 6 mars) et Tour du monde en 8 ans (Japon).

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 22:35

Le chat et moi est un roman de Nils Uddenberg paru aux Presses de la Cité en juin 2014 (165 pages, 21 €, ISBN 978-2-258-10915-5). Guben och Katten (2012) est traduit du suédois par Carine Bruy.

 

Nils Uddenberg est né le 27 juillet 1938 à Lund (Suède). Il a été professeur de psychiatrie et de philosophie empirique. Il a écrit plusieurs ouvrages (psychiatrie, philosophie, sciences humaines, mythes, bonheur) mais Le chat et moi est sa première fiction.

 

Ce roman est joliment illustré par Ane Gustavsson. Elle est aussi musicienne (altiste) et elle vit à Arvika dans le Värmland (Suède).

 

En octobre, l'auteur, retraité, et son épouse rentrent d'un voyage en Namibie (Afrique) et retrouvent leur maison à Lund (Suède).

Quelle ne fut pas leur surprise de découvrir un chat dans leur jardin !

« […] j'ai vu un chat assis sur le portail, qui me considérait de ses grands yeux jaunes et ronds. C'était un petit animal tigré brun et gris, sans aucune tache blanche. » (pages 9-10).

« Les yeux des chats ont quelque chose de particulier. » (page 11).

L'animal est attendrissant mais l'auteur ne veut pas du tout de chat ! Il pense que son « style de vie est tout simplement incompatible avec le fait d'avoir un chat. » (page 13).

Mais le petit chat ne se formalise pas, il reste là et comme l'hiver approche, il est inconcevable pour le couple de laisser mourir l'animal.

« […] nous étions cuits ! Son art de la séduction avait brisé notre résistance. Il avait gagné. Je pense même qu'il n'avait jamais douté de sa victoire finale. Sinon, il n'aurait pas fait preuve d'une détermination si méthodique. » (page 21).

Et voilà Minette, puisque c'est une femelle, installée dans leur maison et dans leur vie !

 

« Les chats peuvent supporter beaucoup de choses. Mais lorsqu'ils ont le choix entre le bon et le meilleur, ils choisissent le meilleur. » (page 50).

« Minette, elle, est un cadeau de la vie. » (page 63).

« J'ai tellement soif de comprendre Minette […]. (page 125).

 

Déformation professionnelle oblige, l'auteur – qui était médecin psychiatre – analyse son comportement, le comportement de Minette et leurs relations. On humanise nos chats mais nous comprennent-ils ? Sont-ils reconnaissants ? Aimants ? Ont-ils une vie psychique semblable à la nôtre comme le pensait Doris Lessing ?

Cet ouvrage, mi-roman (autobiographique) écrit sur un ton humoristique mi-essai se lit avec plaisir (surtout quand on est un amoureux des chats !) mais, même si l'auteur cite Montaigne, T.S. Eliot, Doris Lessing, Jean Cocteau…, je suis un peu restée sur ma faim : il est trop court et se termine d'un coup. Cependant, la lecture est agréable, le propos est à la fois mignon et instructif alors je me suis laissée attendrir moi aussi !

 

Une lecture pour les challenges ABC critiques 2013-2014 (lettre U), A reading's week, Le mélange des genres (catégorie Autobiographie et témoignage), Premier roman.

Pour le chat : Animaux du monde, Petit Bac 2014 (catégorie Animal) et Totem.

Pour la Suède : Nordique, Tour du monde en 8 ans et Voisins voisines.

Chat
Suède

 

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 03:45

Mémé est un roman de Philippe Torreton paru aux éditions L'iconoclaste en janvier 2014 (144 pages, 13 €, ISBN 978-2-913-36661-9).

 

Philippe Torreton est né le 13 octobre 1965 à Rouen (Seine Maritime, Normandie). Il est comédien (théâtre et cinéma) et auteur d'un essai sur son métier, Comme si c'était moi (Seuil, 2004) et d'un Petit lexique amoureux du théâtre (Stock, 2009) ; Mémé est donc son premier roman.

 

Ma grand-mère n'était pas malade et ne vivait pas dans une maison humide de Normandie avec un jardin mais j'ai trouvé des points communs avec la grand-mère du roman : l'édredon glacé (je l'appréciais bien l'été !), la machine à coudre à pédale (j'avais appris à l'utiliser !), l'appellation contrôlée « mémé », l'amour et les valeurs qu'elle m'a transmis, et les sentiments qui me liaient à elle (je n'en avais qu'une, l'autre était déjà morte). Des souvenirs qui ont ressurgi à la lecture de ce roman largement autobiographique du comédien Philippe Torreton mais ces souvenirs et ces émotions, ne sont-ils pas presque universels ?

« Je veillais sur ma grand-mère, pendant qu'elle veillait sur moi, ce fut mon premier emploi, gardien de nuit de mémé. » (page 12).

« Je ne voulais pas qu'elle meure avant mes vingt ans, car à vingt ans on est grand, on est un homme et un homme c'est dur à la peine, mémé il faut tenir ! À vingt ans, j'ai repoussé la « date de mort acceptable » à trente. Quand elle a arrêté de respirer pour de bon, j'en avais quarante et je n'étais toujours pas devenu un homme. » (page 13).

« Elle avait toujours quelque chose qui faisait du bien […]. » (page 31).

Homme du spectacle, Philippe Torreton raconte avec émotion comment sa mémé, née en mars 1914, aurait voulu faire de la musique mais elle a dû travailler à la ferme de ses parents puis en usine pour élever ses trois filles.

« Jeune, on t'a donné le nécessaire, adulte tu n'avais que l'utile et à la fin de ta vie il ne te restait que l'indispensable. » (page 50).

« Ton silence rendait le monde bavard et inaudible. » (page 61).

Une grand-mère qui a vécu proche de la nature, en consommant les produits de la ferme et en ne gâchant rien.

« Ils ne savent plus quoi inventer... un soupir... et tu retournais à ton épluchage de poulet froid. » (page 78).

L'auteur évoque la douceur de sa mémé, la tendresse des souvenirs, tout ce qu'elle lui a apporté avec des choses simples, naturelles, et la tristesse du manque.

« J'aimerais encore maintenant ouvrir la porte de sa cuisine et l'embrasser […]. » (page 93).

« Elle est née sans plastique, sans téléphone, sans radio, sans télé, sans mails, sans cliniques ni pédiatres, sans congés de maternité. Elle est née sous un ciel sans ces rails de nuages qui trahissent l'avion de ligne, […]. » (page 105).

Un joli roman, sincère, tendre, nostalgique et parfois drôle, pour tous ceux qui aiment leur mémé même si elle n'est plus là...

« Ça tient pas le coup les hommes, les mémés sont plus solides. » (page 116).

 

Une lecture pour les challenges

ABC critiques 2013-2014 (lettre T),

Le mélange des genres

(autobiographie/témoignage),

Petit Bac 2014 (catégorie

sphère familiale),

Premier roman et

Rentrée littéraire d'hiver 2014.

 

 

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 03:11

Fin août, j'ai inauguré – ce n'est pas une nouvelle rubrique mais – le fait de parler en quelques mots de livres que je n'ai pas lus ou pas terminés. Je répète que cela ne veut pas dire que ces livres soient sans intérêt ou médiocres. Simplement je n'ai pas pu ou voulu les lire (ou les terminer) pour une raison ou une autre. Et les présenter un minimum est la moindre des choses que je puisse faire pour qu'ils aient quand même un peu de visibilité (depuis le temps que je les ai !). Cette fois, voici quatre livres envoyés par Gilles Paris... sans que je ne les aies demandés, hum... (mais j'en ai reçu plusieurs que je n'avais pas demandés et que j'ai pourtant lus !).

 

 

Entre tes mains : un chirurgien traverse le siècle est un livre de souvenirs de Raoul Tubiana paru aux éditions France Empire en octobre 2011 (292 pages, 22 €, ISBN 978-2-70481-114-4). Lien Gilles Paris.

Raoul Tubiana a un parcours exemplaire. Il a soigné les grands brûlés pendant 15 ans, il a voyagé pour des conférences, il a rencontré des grands de ce monde, il est passionné par l'Art et la littérature.

Alors, nul doute que la lecture des souvenirs de ce célèbre chirurgien soit enrichissante voire passionnante !

Mais le monde médical n'est pas fait pour moi...

 

 

Je jubilerai jusqu'à 100 ans ! Souvenirs et bons conseils, mémoires de Marthe Mercadier, est paru aux éditions Flammarion en octobre 2011 (240 pages, 19 €, ISBN 978-2-08123-918-0). Lien Gilles Paris.

Bon sang, j'ai déjà vu la tête de Marthe Mercadier quelque part ! Comme elle est actrice, je l'ai peut-être vue dans des films... Mais lesquels ? En fait, je crois que c'était plutôt au théâtre.

Je ne doute pas que son autobiographie soit intéressante et amusante mais je n'ai pas eu envie de la lire. Je lui souhaite de vivre jusqu'à 100 ans !

J'ai donné ce livre à une copine qui aime les biographies de personnalités. Autant qu'il soit agréable à quelqu'un.

 

 

Mister D de Dick Rivers en entretien avec Sam Bernett est paru aux éditions Florent Massot (pas trouvé de lien pour l'éditeur) en octobre 2011 (192 pages, 19,90 €, ISBN 978-2-91654-672-8). Lien Gilles Paris.

J'ai déjà lu quelques biographies d'artistes musicaux et, franchement, à part Lennon, de David Foenkinos, je me suis ennuyée même quand j'aimais bien l'artiste (comme Michel Berger par exemple).

Bon, pour Dick Rivers, je ne suis pas fan mais je ne déteste pas non plus : j'ai fredonné une ou deux chansons quand j'étais gamine (« Faire un pont / Pour de bon / Lui donner / Ton prénom / Le traverser / Pour t'embrasser / Faire un pont / Pour de bon », c'était en 1975).

J'ai voulu le lire, ce livre, mais je n'ai simplement pas eu le temps et – au bout de peut-être un an – je l'ai donné.

Pour ceux qui aiment Dick Rivers, son site officiel : http://www.dick-rivers.com/ (vous voyez comme je suis gentille !).

 

 

Pierre Bergé, le faiseur d'étoiles est une biographie écrite par Béatrice Peyrani et parue aux éditions Pygmalion en septembre 2011 (384 pages, 22 €, ISBN 978-2-75640-307-6). Lien Gilles Paris.

Je ne sais pas quoi dire...

Pierre Bergé a certainement fait beaucoup de choses pour le luxe, la mode, les affaires, l'Art et les artistes mais lire sa vie ne m'intéresse pas.

Comme je l'ai déjà dit, à de rares exceptions, je n'apprécie pas trop les biographies et récits de vie.

 

 

Je souhaite tout de même remercier Gilles Paris pour tous les livres que j'ai reçus et je me dis que ça ne peut pas être bonne pioche à chaque fois !

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 03:43

Je profite des vacances pour faire un peu de rangement dans mes piles à lire qui menacent de tomber ! Je veux vous parler de livres que j'ai reçus et que je n'ai pas lus ou pas terminés. Cela ne veut pas dire que ces livres sont sans intérêt ou médiocres. Les deux d'aujourd'hui sont publiés aux éditions du Rocher et cet article permet de les présenter quand même un minimum.

 

 

Les As de l'Atlantique Nord est un document d'Albéric de Palmaert paru aux éditions du Rocher dans la collection Grands destins en novembre 2010 (305 pages, 17,90 €, ISBN 978-2-268-07023-0).

Céline m'avait envoyé ce livre sans que je ne le demande et que je ne l'accepte. Je l'ai gardé presque trois ans en me disant qu'il devait être intéressant et que je le lirais un jour.

Il raconte qu'avant l'Américain Charles Lindbergh (1927), deux aviateurs britanniques, John Alcock (Anglais) et Arthur Whitten Brown (Écossais), ont traversé en avion l'Atlantique Nord sans escale : du 14 au 15 juin 1919.

Alors oui, je pense que cette histoire est sûrement captivante mais je n'aurai ni le temps ni la motivation pour la lire... Je préfère donner ce livre à qui il sera utile.

 

 

Ma vie pour la France est le dernier livre de Marcel Bigeard paru aux éditions du Rocher dans la collection Documents en septembre 2010 (512 pages, 24,40 €, ISBN 978-2-268-06435-2).

Comme j'avais lu Mon dernier round en 2009 et que j'avais été surprise par l'honnêteté et la sincérité de l'auteur, Céline m'a demandé par mail si je voulais recevoir ce livre posthume.

J'ai dit oui en pensant vraiment le lire mais j'ai commencé à recevoir beaucoup de livres, surtout avec la rentrée littéraire, et j'ai vu que c'était un pavé alors il a traîné lui aussi depuis trois ans...

Je suis désolée de ne pas avoir rempli ma mission de lecture et de note de lecture. Peut-être le lirai-je un jour ? Mais en tout cas, pas cet été !

 

Il y a d'autres livres que je n'ai pas lus ou pas terminés, je vous en toucherai quelques mots une prochaine fois.

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 04:34

MichelBergerBio.jpg

Quelque chose en nous de Michel Berger est une biographie du chanteur Michel Berger par Yves Bigot parue aux éditions Don Quichotte en mai 2012 (320 pages, 19,90 €, ISBN 978-2-35949-082-4).

 

Je remercie Gilles Paris pour ce livre même s'il ne m'a pas emballée à 100 %...

 

Il y a 20 ans, le 2 août 1992, j'apprenais le décès de Michel Berger. C'était un dimanche, je m'en rappelle bien parce que je passais la journée avec des amis, et c'est l'un d'eux, arrivant plus tard, qui nous a annoncé la nouvelle. J'ai versé une petite larme ; on a écouté quelques titres en chantant en cœur (finalement, c'était presque « joyeux » ; et puis la soirée et la vie ont continué. Mais... « On n'est pas sensé mourir à quarante-quatre ans. Je suis sidéré par la nouvelle – tu parles d'une mauvaise nouvelle ! – sonné, désarçonné […]. » (page 12).

 

Dans ce livre, j'ai appris des choses sur Michel Berger, un artiste qui a commencé sa carrière en 1963 à l'âge de 15 ans et que j'apprécie : j'ai fredonné ses chansons enfant, adolescente, jeune adulte. Il faut dire que sa musique swinguait bien et que les titres écrits et composés (pour lui ou pour France Gall) balançaient bien.

 

Mais, la vie des gens, des artistes, même ceux que j'aime, est-ce qu'elle m'intéresse vraiment ? En fait, je dirais : non !

 

La vie de Michel Berger, sa famille, son enfance et sa scolarité, sa passion de la musique, son œuvre et ses idées pour des compositions nouvelles, ses amours : Véronique Sanson dont je ne suis pas fan et France Gall que j'aime bien.

 

« Le classique m'a laissé des marques, et j'adorais Georges Gershwin car il avait déjà commencé à faire la relation entre le classique et le jazz. Ne me restait plus qu'à y ajouter la pop music. » (page 31).

 

Les années 60 et suivantes, l'industrie du disque (Atlantic, Barclay, Filipacchi, Polydor...) et ses représentants (artistes, producteurs, journalistes...).

 

Alors, voilà, Quelque chose en nous de Michel Berger, c'est le portrait d'« un mec triste, pas marrant » (Daniel Filipacchi, page 101), « exigeant, autoritaire, pas toujours patient » (Françoise Hardy, page 103), qui « refuse la médiocrité satisfaite qui caractérise notre variété » (page 147) et « quelqu'un de très réfléchi, très sage, très doux, alors que je suis tumultueux, colérique. Lui est prudent. » (Johnny Hallyday, page 202).

 

Le point fort d'Yves Bigot : il est dans le monde de la musique depuis les années 60 et connaît (ou a connu) Michel Berger (ils n'étaient pas intimes mais proches) et les gens dont il parle dans ce livre.

Le point faible : il fait trop souvent de très longues listes de noms et de titres... J'ai eu l'impression que par souci d'exhaustivité, il voulait mettre tout ça par écrit pour ne pas l'oublier ou pour la postérité !

 

Terminons avec Michel Berger : « Une chanson ratée, disait un jour Michel à la télévision, c'est une chanson qu'on est le seul à trouver réussie. » (pages 194-195). Et l'écoute de mes chansons préférées qui ne sont pas des chansons ratées, mais plutôt des chansons tristes.

 

Paradis blanc (album Ça ne tient pas debout, 1990)


Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux (album Différences, 1985)


Diego, libre dans sa tête (album Voyou, 1983)

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 00:00

GalileeDelahaye.jpegGalilée, la tête dans les étoiles est une biographe de Thierry Delahaye parue aux éditions Flammarion jeunesse en mars 2012 (151 pages, 5,10 €, ISBN 978-2-0812-6501-1). La couverture ainsi que quelques illustrations d'inventions sont de Marcelino Truong.

 

Je remercie Brigitte et les éditions Flammarion pour ce livre à la fois littéraire et scientifique qui me faisait bien envie.

 

Thierry Delahaye est né à Marseille. Avant d'écrire pour la jeunesse, il a écrit des ouvrages pratiques et des documentaires.

 

Marcelino Truong est né aux Philippines le 5 février 1957 d'un père vietnamien et d'une mère française. Il a vécu aux États-Unis, au Vietnam, en Grande-Bretagne et en France (actuellement à Paris). Il est illustrateur et peintre.

 

Giulia et Vincenzo Galilei, des bons vivants, de la petite noblesse, sont les parents de Galileo Galilei, né le 15 février 1564 à Pise en Toscane. Le garçon grandit moitié en ville moitié à la campagne. Il aura six frères et sœurs. Il reçoit une éducation religieuse dans un monastère pendant 5 ans (latin), puis une éducation plus libre (grec, musique...). Comme son père passionné de tout mais principalement de musique (il fut luthier), Galilée a un esprit curieux, il est intrigué par la science, l'astronomie, le mouvement, les phénomènes physiques. Après 5 ans de médecine à l'université de Pise, il se dirige grâce à Ostilio Ricci vers les mathématiques et la géométrie à l'université de Florence. Ce qui l'intéresse le plus, c'est observer, faire des expériences et comprendre. Il devient professeur (à Pise puis à Padoue), savant, inventeur, astronome, mathématicien, philosophe, écrivain et est accusé d'hérésie par l'Église catholique – comme l'ont été avant lui Nicolas Copernic et Giordano Bruno – car il défend l'héliocentrisme (la Terre tourne autour du Soleil et n'est donc pas le centre de l'univers). Pourtant il est soutenu par un ami, Maffeo Barberini devenu le pape Urbain VIII qui pense que « La science et la religion pourraient se compléter, et non se combattre. » (page 96).

 

Voilà pour un court résumé car je ne veux pas refaire la biographie de ce grand homme dont tout le monde a déjà entendu au moins une fois le nom, Galilée. Je connaissais déjà son histoire, j'ai déjà lu d'autres livres, j'ai vu des documentaires (lien) mais j'ai trouvé que c'était toujours aussi passionnant !

 

« Il apprendra le chant et le solfège, et les harmoniques, et l'art d'écraser de la résine de pin pour préparer la colle d'ébéniste, et de choisir les melons au marché, de cuisiner la soupe au fenouil froide et les saucisses à la polenta. Et aussi l'arboriculture et le commerce des étoffes, la taille de la vigne et la coupe des tissus. Ou, mieux encore, la médecine, car il faut bien faire vivre sa famille et j'ai hâte qu'il me remplace dans ce rôle. Je pourrai enfin ne me soucier que de ma musique. » (page 15).

Galilée a effectivement appris et étudié beaucoup de choses, et même la médecine, mais c'est la science, les mathématiques, l'astronomie et l'invention de toutes sortes d'objets qui s'emparèrent de sa vie. Quant à sa famille, il eut une compagne, Marina Gamba (la vie maritale était autorisée à cette époque), une Vénitienne qui lui donna trois enfants dont deux filles qui entrèrent au couvent.

 

J'ai bien aimé l'humour des étudiants sur la tour penchée. « Aux beaux jours, et ils sont nombreux en Toscane, les étudiants se promènent bras dessus bras dessous sur les rives du fleuve, ou remontent les rues qui mènent au Campo dei Miracoli, le Champ des Miracles. Là, se dresse la tour penchée dont tous les Pisans se moquent gentiment ; depuis deux siècles que sa construction est achevée, l'édifice s'enfonce dans le sable. Les jeunes gens disent en riant qu'elle sera tombée avant la fin de leurs études. » (page 21). Pourtant, près de 500 ans après, elle est toujours là, la Tour de Pise !

 

La phrase à méditer : « Je n'ai jamais rencontré d'homme si ignorant qu'il n'eut quelque chose à m'apprendre, répète-t-il à ses étudiants. » (page 42). Espérons que Galilée parlait des femmes aussi, pas sûre...

Mais, bon, on ne lui en voudra pas vu qu'il a inventé, jusqu'à sa mort le 8 janvier 1642, plusieurs instruments de navigation et nombre d'objets très utiles comme le compas (1597), la pompe à eau (1604), la lunette astronomique (1609) d'après celle du Hollandais Hans Lippershey, le microscope (1624) entre autres.

 

Ma phrase préférée est : « L'Europe est conquise ; il reste à convaincre Rome. » (page 77).

 

Un livre super intéressant à mettre entre les mains des petits comme des grands curieux ! Ils y découvriront l'Italie de la deuxième moitié du XVIe siècle et de la première moitié du XVIIe siècle, c'est-à-dire juste après la Renaissance italienne. En plus de la vie de Galilée, les relations familiales, les études des jeunes gens, la science, l'Art, la recherche, les puissants, l'Église, les croyances de l'époque… : tout y est abordé. De plus la vie à Pise, Florence et Rome y est bien décrite, y compris la gastronomie (la mère de Galilée était une excellente cuisinière et Galilée était un bon vivant).

 

Un livre pour les challenges Littérature jeunesse & young adults, Il viaggio et Cent pages.

JeunesseYoungAdults IlViaggio3-Botte DefiCentPages

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 13:51

PaysanSoussou.jpgL'oiseau qui avait enterré sa mère dans sa tête : carnets d'un paysan Soussou est un livre de N'Fassory Bangoura avec Philippe Geslin paru aux éditions Ginkgo dans la collection Mémoire d'homme en novembre 2011 (144 pages, 15 €, ISBN 978-2-84679-098-7). Il est possible de voir les 24 premières pages (texte et photos) sur le site de l'éditeur.

 

Je remercie Marine et les éditions Ginkgo de m'avoir envoyé ce beau livre en même temps que Léodine l'Africaine, d'Albert Russo.

 

Philippe Geslin est un ethnologue suisse. Il a étudié les Soussous « vivant dans les mangroves, au sud de Conakry » en Guinée. Il signe l'avant-propos de ce livre.

 

N'Fassory Bangoura est un paysan Soussou de 37 ans. Il vit dans le village de Wonkifong, et plus précisément dans le hameau de Wondewola, dans la province de Soumbouya. Il a été le guide et l'informateur de Philippe Geslin. Il a décidé que lui aussi allait écrire et prendre des photos !

 

Je trouve géniale la démarche de N'Fassory Bangoura ! Puisque des Blancs viennent étudier, écrire, prendre des photos, lui aussi va écrire (un mélange de français et de soussou), observer « ses Blancs » et noter leurs comportements, prendre des photos et parler de son village, sa famille, sa vie, ses états d'âme. Ce sont ses cahiers et ses photos envoyés à Philippe Geslin qui sont ici publiés. Et c'est un brillant témoignage de la vie dans un village de Guinée.

Le titre est inspiré d'un conte Soussou sur Mamadouba Kindounyi, le premier oiseau (animal ?) de la Terre.

Des textes, des poèmes, des bons mots, des anecdotes, des photos en noir et blanc de sa famille, des gens de son village et des environs, au repos ou au travail, des paysages (rizières, bananiers, palmiers, mangrove).

C'est vraiment très beau et très intéressant. Et c'est une Afrique qui vit bien, loin des conflits.

 

Voici quelques extraits.

« Chaque soir il faut que j'écrive ce que je vois. » (page 45).

« Ils m'ont donné un appareil photographique. Moi N'Fassory, j'ai un appareil […]. (page 54).

« Il est venu vers nous, c'est notre étranger. » (page 62).

« C'est moi qui ai écrit ce papier. Qu'il soit mes yeux. L'écrit est bien. L'instruction est bonne, mais elle n'est pas également répartie dans le monde. » (page 69).

« Je veux l'instruction. Je veux lire. Je veux être instruit. Qui peut recevoir l'instruction ? La ponctualité peut instruire l'homme. La relation peut instruire l'homme. Le premier gain c'est l'esprit. Mais avoir le bon esprit est difficile. » (page 71).

« Pendant 25 ans il n'y a pas eu de travail à Wondewolia. Tous ses habitants vivaient sur d'autres terres, en dehors du hameau. Après 25 années, les palétuviers, ont envahi nos anciennes rizières. Nous les avons défrichées. Nous sommes retournés chez nous. Nous avons construit des digues pour retenir l'eau de mer et récolter du riz. » (page 81).

« J'étais content aujourd'hui. Pourquoi ? Mon Blanc m'a écrit. Je suis content. J'ai su qu'il pensait à moi. Moi aussi je nourris quelque chose pour lui, je prie Dieu pour lui. » (page 114).

 

Et mes photos préférées (cliquez sur les vignettes).

PaysanSoussou1.jpg PaysanSoussou2.jpg PaysanSoussou3.jpg
Pirogues page 32
N'Fassory page 91
Grande case page 113

 

BeauxLivresEiluned3e ouvrage pour le challenge Beaux livres d'Eiluned

qui me permet d'honorer la catégorie « Amateur de jolies choses »

et de continuer en « Amoureux de la beauté ».

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 07:11

YvesKleinBleu.jpgYves Klein au-delà du bleu est une biographie d'Yves Klein écrite par Jacques Bouzerand et parue aux éditions À propos en septembre 2006 (64 pages, 10 €, ISBN 2-915398-04-6).

 

Jacques Bouzerand, né le 16 décembre 1939 à Cahors (Lot), est journaliste et spécialiste de l'Art contemporain.

 

Je remercie les Agents littéraires et les éditions Àpropos de m'avoir envoyé ce livre.

 

Cette biographie d'Yves Klein – que je ne connaissais que de nom – est vraiment intéressante. Oh, il y a plein de noms d'artistes qui me sont inconnus et ça me montre bien mes lacunes en Art mais je fais des efforts et tout ce qui peut combler ces lacunes est bon pour moi !

 

Yves Klein, né le 28 avril 1928 à Nice, est mort jeune, à 34 ans (le 6 juin 1962) et il n'a jamais connu son unique fils, né deux mois après (c'est triste) mais il a vécu une vie pleine (amis, voyages, judo, peinture) et il laisse une œuvre unique, en particulier des monochromes et un bleu qui porte son nom (et aussi des sculptures).

 

« Avec Marcel Duchamp, baptisant « œuvre d'art » un objet industriel, parce qu'il l'a décidé, et Andy Warhol, le meilleur traducteur des fulgurances et des contradictions de la modernité, Yves Klein est l'un des trois artistes les plus importants du XXe siècle. Fauché par la mort à trente-quatre ans, en 1962, il a laissé une œuvre considérable, conçue dans la passion, au rythme d'une idée par minute, et construite en sept années d'un labeur acharné. » (page 5).

 

En fait, en même temps que la vie d'Yves Klein, depuis son enfance, l'auteur développe ses activités. Les voyages : Italie, Angleterre, Irlande, Espagne, Japon... Le judo : Yves Klein est parmi les pionniers en France pour la promotion de ce sport japonais et il fut d'ailleurs (en 1953) « le Français et même le non-Japonais le plus gradé. » (page 13). Et l'Art avec la peinture, depuis les trois premiers monochromes (bleu, orange, vert) en Angleterre en 1950 jusqu'à la création du bleu Yves Klein et le « triomphe de l'immatériel ».

 

« Rien ni personne ne peut l'empêcher d'exprimer ce qu'il veut dire. De faire ce qu'il a envie de faire. » (page 14).

 

« Le bleu n'a pas de dimension, il est hors dimension, tandis que les autres couleurs, elles, en ont. » (page 28).

 

YvesKleinRouge1959.jpg YvesKleinOr1962.jpg YvesKleinIKB46.jpg

 

C'est un petit livre qui se lit rapidement, mais il est riche en contenu et abondamment illustré avec une cinquantaine de photos : personnelles (en noir et blanc) et d'œuvres (en couleur).

Tout le long, il y a des pages couleurs « à propos » avec des informations importantes et des tableaux avec le parallèle entre la vie personnelle d'Yves Klein et les événements culturels et aussi les événements politiques, économiques, sociaux. C'est parfait pour situer l'artiste et son œuvre dans son époque.

En fin de volume, il y a quatre extraits de textes écrits par Yves Klein, une bibliographie et une liste des musées où voir des œuvres d'Yves Klein.

Encore plus d'infos sur les Archives Yves Klein.

 

Cette collection – qui contient aussi Bonnard, Bruegel, Cranach, le Douanier Rousseau, Gauguin, Lippi, Mantegna, Monet, Rembrandt, Véronèse – est idéale pour découvrir – en peu de pages et en couleur et à un prix abordable – non seulement l'artiste et son œuvre mais aussi son époque.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 22:27

CarnetsBourgeoise.jpgLes carnets d'une bourgeoise déchue est un roman autobiographique de Diane Rauscher-Kennedy paru aux éditions Phoenix dans la collection Futuroscope le 7 novembre 2011 (168 pages, 17 €, ISBN 978-0-9829961-1-9).

 

Je remercie Gilles Paris de m'avoir envoyé ce livre (il fait partie des livres que je n'avais pas demandés et que j'ai mis un peu de côté parce que j'en avais tant d'autres à lire).

 

Diane, étudiante de 20 ans à Paris, tombe amoureuse d'un jeune homme qui n'est pas de son milieu. Mauvais mariage pour sa famille issue de l'aristocratie anglaise... Quarante ans après, la bonne épouse et mère de famille, se voit plaquer par son mari avide de rencontres plus jeunes. Huit ans après cette séparation, elle prend la plume pour tout raconter.

 

« Que ma vie fut belle, nom d'une pipe ! Jolie maison, jolis revenus, joli mari adoré et cela depuis trente-huit ans... et BADABOUM... sans crier gare, en vingt-quatre heures chrono, pouf, tout est parti... évaporé... implosé.

Et le jour de mes soixante ans en plus, LE CADEAU SURPRISE... Ce mari que j'adore me regarde et me dit : 'Tu es vieille, rien que de te regarder, je me sens vieillir ! J'ai dépensé tout ton argent et le mien aussi, alors je m'en vais !' » (début du récit, page 1).

 

DianeRauscherKennedyCharmant...

 

J'ai bien aimé la première partie dans laquelle Diane Rauscher-Kennedy raconte son enfance et son adolescence de garçon manqué. Auprès d'un père aimant, dandy excentrique, beau et riche, issu d'une famille irlandaise, qu'elle nomme Mon adorable Papa. D'une mère glaciale et méprisante, issue elle d'une grande famille britannique, qu'elle nomme Madame Mère ou Cruella. D'une sœur aînée avec qui elle ne se trouve pas vraiment d'affinités. De Nanna, sa grand-mère adorée, veuve et qui vivra une incroyable histoire d'amour à 80 ans.

 

Une enfance insouciante malgré la guerre (la deuxième guerre mondiale). Le pensionnat, des vacances à Bordeaux chez des amis viticulteurs, le premier bal à l'âge de 15 ans, les chevaux, les voitures, puis les études à Paris.

Bref, la vie d'une aristocrate anglaise, qui par ailleurs a été naturalisée française. Il y a de l'humour et c'est intéressant à lire (malgré quelques fautes).

 

Après, ça se gâte...

Être une femme mariée ayant accepté de vivre sous sa condition ne gênait pas Diane, elle était heureuse, elle aimait son mari, elle élevait ses enfants et s'occupait de sa maison. Mais être larguée à 60 ans après 40 ans de mariage et se retrouver sans rien, ce fut un peu trop pour elle.

1pourcent2011C'est évidemment le cas de toutes les femmes à qui ça arrive...

Heureusement elle est « indomptable dans la bonne humeur. » (page 29).

L'homme de sa vie s'est transformé en « Fugueur-Menteur-Magouilleur » alors qu'elle se croyait « aimée comme dans un conte de fée. » (page 49).

Diane qui est devenue peintre et qui vit maintenant avec son petit chien, Jules (un shi-tzu ?) raconte sa souffrance, sa solitude, ses amis, ses enfants, sa belle-fille qui ne l'aime pas, ses petits-enfants qu'elle voit trop peu ou pas du tout.

MoisAnglais3Malgré l'humour et l'impertinence de l'auteur, le récit est répétitif... J'en suis à la moitié et je n'ai pas envie de continuer, parce que je m'ennuie, parce que je veux bien passer sur quelques fautes mais là il y en a vraiment de trop ! Et il y a tant d'autres livres à lire.

 

« […] de temps en temps il faut dépenser de l'argent qu'on n'a pas du tout pour avoir un moral qu'on n'a plus non plus ! » (page 81).

 

J'aurais préféré mieux commencer le Mois anglais...

 

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