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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 20:06

Malenfer, la forêt des ténèbres – 1 est un roman de Cassandra O'Donnell paru aux éditions Flammarion le 15 octobre 2014 (224 pages, 10 €, ISBN 978-2-0813-4432-7).

 

Je remercie Gilles Paris de m'avoir envoyé ce joli roman et je présente mes excuses pour le retard (lire 8 ans et...).

 

Cassandra O'Donnell est une réalisatrice (documentaires, reportages) française née à Lille mais qui vit en Normandie. Sa première série de littérature fantastique, Rebecca Kean, a reçu deux prix en 2013 (Prix de l'Imaginaire des lecteurs de Plume Libre pour le premier tome et Prix Merlin pour le troisième tome). Malenfer, sa nouvelle série, est « la première saga de Fantasy à dévorer dès 9 ans ! » (quatrième de couverture).

 

Jérémie Fleury, né en 1987, illustre ce roman. Pour découvrir son univers, visitez son site, http://www.trefle-rouge.fr/ et sa galerie, http://trefle-rouge.deviantart.com/.

 

Depuis le départ de leurs parents deux mois auparavant (ils sont partis chercher de l'aide auprès du sorcier de Gazmoria), Gabriel (12 ans) et Zoé (10 ans) vivent seuls dans leur maison près de la petite ville de Wallangar. Mais la forêt de Malenfer est de plus en plus proche et dangereuse.

« Les dévoreurs se rapprochent. Je le sens, dit-il d'une voix angoissée. » (page 8).

Un de leur copain de classe, Charles, a disparu près du lac maudit. Puis c'est au tour du professeur Popescu de disparaître et le directeur, monsieur Lycantropus, est blessé.

« La forêt monstrueuse était si proche maintenant que Zoé pouvait pratiquement sentir son souffle mortel caresser ses pommettes et sa main crochue et terrifiante se glisser dans sa poitrine et lui enserrer le cœur. » (page 123).

Gabriel, Zoé et leurs amis, Morgane, Ézéchiel et Thomas, vont se jeter dans l'aventure !

 

Nous sommes dans un univers magique (comme dans la série du célèbre Harry Potter) : la mère des deux enfants, Magalie, est guérisseuse, spécialiste des herbes médicinales ; le père, Max, est professeur, il étudie les créatures étranges et écrit des livres sur la magie (mais ils n'apparaissent pas dans ce tome) ; les professeurs portent des noms bizarres qui correspondent en fait à ce qu'ils sont (monsieur Lycantropus, madame Elfie, etc.) ; Zoé possède le don de les percevoir tels qu'ils sont et Gabriel possède aussi un don mais il ne le sait pas encore.

Bien sûr, une grande fille comme moi n'a pas eu peur de cette forêt maléfique et de ses créatures ( !) mais la série est destinée à un jeune public – à partir de 9 ans – et la peur monte en puissance sans être toutefois insurmontable car le plaisir de lire est tel que le lecteur est plongé dans ce monde magique et ne pense qu'à lire la suite !

Malenfer est donc une belle aventure mystérieuse un poil effrayante et une belle amitié qui plaira aux plus jeunes et leur permettra de s'identifier à un des personnages de ce roman bien agréable à lire (je l'ai lu d'une traite après une pause sans lecture).

De plus, les illustrations sont vraiment jolies et agrémentent parfaitement le récit.

À noter que ce roman a été écrit d'après des idées proposées par des enfants de CM1-CM2, c'est-à-dire de 9 à 11 ans, comme quoi on peut avoir des idées et « devenir écrivain » à tout âge !

Je me tiendrai assurément au courant pour lire la suite ! (d'ailleurs le tome 2 est annoncé pour avril 2015).

 

Une lecture pour les challenges 1 mois, 1 plume, 1 % de la rentrée littéraire 2014, Arche de Noé, Culture Geek 2015 (mon article à venir), Jeunesse & young adult # 4, Le mélange des genres (Fantasy).

 

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 15:02

Le best-seller de la rentrée littéraire est un roman d'Olivier Larizza paru aux éditions Andersen dans la collection Humour en septembre 2014 (227 pages, 17 €, ISBN 978-2-37285-004-9).

 

Je remercie Christa et les éditions Andersen de m'avoir envoyé ce roman drôle qui fait du bien !

 

Olivier Larizza est né en 1976 à Thionville (Lorraine). Il partage son temps entre Strasbourg (où il est chercheur en langues et littératures européennes) et la Martinique (où il est professeur de littérature anglaise). Il est auteur de romans, d'essais, de contes, de poèmes et d'une biographie sur Léonard de Vinci. Plus d'infos sur son site officiel et sur sa page FB.

 

Octave Carezza, Strasbourgeois de 37 ans, a quitté son poste de professeur de littérature comparée pour devenir auteur.

« Je m'appelle Octave Carezza et suis écrivain à plein temps. Enfin presque. J'ai réussi à développer une seconde activité en parallèle : l'angoisse de la page blanche. J'y consacre même pas mal d'énergie (c'est mon côté perfectionniste). Ce qui, en définitive, fait de moi un écrivain à mi-temps, dans le meilleur des cas. » (page 8, début du roman).

Octave est bien décidé à faire publier ses écrits et à rencontrer ses lecteurs ! Il s'inscrit même à une agence de rencontres un peu spéciale, Une lectrice nommée désir, dans le but de rencontrer des lectrices et parmi elles, l'âme sœur ?

« Un mardi après-midi, par une belle journée printanière, je marchais allègrement vers le parc de la Citadelle où m'attendais mon premier rendez-vous. Mon premier rencart avec la femme de ma vie. L'agence avait bien fait les choses […. » (page 20).

Mais, rien ne se passe jamais comme prévu ! Et en plus, le premier livre d'Octave ne se vend pas… L'auteur se console : « Les écrits dont on vit ne vivent pas. » (page 48) et se voit obligé, pour vivre, d'écrire des textes de commande.

« […] l'inspiration me fuyait. Peut-être la raison de mon blocage était-elle simplement à mettre sur le compte de la maturité : à trente-sept ans, à l'instar de Rimbaud, je touchais au crépuscule de mon génie méconnu. J'étais en fin de carrière. En bout de course. » (page 70).

 

À travers les dix chapitres de ce roman vraiment désopilant, Olivier Larizza fait le tour des relations d'un écrivain avec lui-même, avec ses lecteurs, la gente féminine, l'éditeur, les salons littéraires, les autres auteurs, et aussi avec l'angoisse de la page blanche, les personnages et l'œuvre qui s'écrit… ou pas !

Il cite tout au long de nombreux auteurs, toujours à propos, pas simplement pour faire bien.

« La littérature a encore de beaux jours devant elle, n'en déplaise aux Cassandre de tout poil ! » (page 138).

« Une chose est sûre : il faut sortir des sentiers battus : Hemingway se flingue avec le revolver Smith and Wesson que sa mère lui a envoyé par la poste avec un gâteau au chocolat. John Kennedy Toole s'enferme dans l'habitacle de sa bagnole après l'avoir relié au pot d'échappement par un tuyau d'arrosage ; il met le contact et s'asphyxie. Hemingway, Toole, voilà deux types qui débordaient d'imagination et avaient vu juste sur toute la ligne : on ne décède qu'une fois, alors autant faire en sorte qu'on s'en souvienne à vie. » (page 164).

Ce qu'il dit à propos des liseuses : « Grise mine et aussi sexy qu'un glaçon... » (page 142).

Deux mots étranges que je ne connaissais pas : catachrèse (page 158) est une figure de style qui détourne un mot (ou une expression) de son sens ; et épanadiplose (page 159) est une figure de style (ou de narration) qui reprend un même mot en début et en fin de proposition.

C'est sûr, Olivier Larizza a beaucoup de culture et d'humour ; il livre un très bon roman, vraiment drôle : j'ai éclaté de rire plusieurs fois. Mais les trois derniers chapitres (je les ai lus en une deuxième fois) m'ont fait moins rire. Pourtant il y a de très bons jeux de mots (« occis mort », « à la poste hériter »…). J'aurais peut-être dû lire le livre d'une traite.

 

En tout cas, un auteur et une nouvelle maison d'éditions à suivre !

 

Le mot de la fin à George Orwell : « Dans ces temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. » (page 324, extrait de 1984).

 

Une lecture dans les challenges 1 mois, 1 plume, 1 % de la rentrée littéraire 2014, ABC critiques 2014-2015 (lettre L) et Arche de Noé (ours sur la couverture).

 

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 16:12

Louise est un roman de Julie Gouazé paru aux éditions Léo Scheer le 20 août 2014 (161 pages, 18 €, ISBN 978-2-756-10451-5).

 

Julie Gouazé, née en 1977 à Lyon (Rhône), a étudié l'histoire contemporaine et la communication politique. Journaliste (LCI, France 5) et lectrice pour l'édition, elle livre son premier roman, Louise. Plus d'infos sur la page Facebook de l'auteur.

 

Été 1995. Louise va avoir 18 ans et va passer l'épreuve de philo. Louise vit chez ses parents, Marie et Roger. Louise a une sœur, Alice, de quatorze ans son aînée.

« Une sœur chérie. Adorée. Imitée. » (page 10). « Tout était beau, chez Alice. Tout était parfait. Elle sentait bon. Elle était belle. Elle était drôle. Et comme la vie reprenait lorsque Alice était à la maison ! » (page 11).

Mais Alice est partie depuis des années, elle s'est mariée avec Blaise, ils vivent en Allemagne et ils ont un fils, Jean.

Trois ans après être partie s'installer en Allemagne, Alice revient chez ses parents, avec son fils.

« Alice est alcoolique. La philo, c'est demain. […] Louise n'a pas croisé le regard d'Alice ce soir-là. La philo, c'est demain. Et Louise pleure. Qui est cette femme aux yeux creusés, aux cernes noirs et au pauvre sourire ? Où est Alice ? Rendez-lui Alice ! La philo, c'est demain. Et Louise ne dit rien. La philo, c'est demain. Et le cauchemar commence. » (pages 12-13). C'est à mon avis le passage le plus fort du roman. Le lecteur sent à ce moment-là toute la détresse des deux sœurs et comprend que la guérison ne va pas être facile.

Louise continue à vivre, elle réussit le bac, a un petit copain, fait sa rentrée à la fac d'histoire.

« Louise s'épanouit. Elle se cherche et se trouve. Pour un temps. » (page 21). « Si la musique revient… la vie aussi ? » (page 18). Peut-être. Pour un temps. Alors, comment Louise peut-elle se construire, à vingt ans, avec des parents qui ne s'occupent que d'Alice, avec des jours qui se traînent, avec Alice qui ne va pas mieux et avec Jean, tout gentil, qui ne dit rien ? Ne vaut-il pas mieux que Louise se détruise aussi, qu'elle accepte l'inacceptable ?

 

Louise est un premier roman, percutant, dense malgré ses phrases courtes et ses nombreux chapitres (41). Il traite bien sûr de l'alcoolisme : « C'est une putain de maladie. Alice est malade. » (page 62) mais pas que. L'alcoolisme n'est qu'un catalyseur pour relayer les relations entre les deux sœurs et les relations avec leurs parents : le lecteur entre ainsi dans l'intimité de la famille. Et il y a beaucoup de choses dans ce roman. Il raconte la difficulté de vivre et d'être heureux, il parle des grèves étudiantes (deuxième moitié des années 90), de l'investissement politique (à gauche), du sida, de la violence dans le couple (mentale pour Alice, physique pour Louise), d'un engagement (bénévole, politique, social) qu'on peut prendre et parfois abandonner parce que ce n'était qu'une façon de « s'accrocher au malheur de l'autre » (page 30), du désordre alimentaire. « Être enjouée. Faire semblant. Pour ne pas pleurer. Plus tard peut-être, ou pas. Un plat de pâtes. Vite. Manger pour éponger l'alcool, la peur et les larmes. » (page 63). Y a-t-il un espoir pour Alice, pour Louise, pour cette famille ? Je vous donne un indice avec mon passage préféré : « Laisser vieillir ses parents, c'est grandir un peu. Accepter le fait qu'ils ne sont pas éternels, c'est mûrir beaucoup. Est-ce que ça fera moins mal ? Sûrement pas. Mais Louise a désormais la certitude que la vie continuera après. Qu'elle ne fait pas exception. Elle rentre dans le rang. On y survit. Elle vivra. » (page 142). Voilà, c'est la vie !

 

Je remercie Gilles Paris pour ce roman de la rentrée littéraire qui m'a agréablement surprise parce que généralement j'ai un peu de mal avec ces romans contemporains féminins. Mais dans le même genre, je me rappelle que j'avais bien aimé La ruche, d'Arthur Loustalot : un huis-clos avec trois sœurs et leur mère mais le récit est écrit par un homme.

Photo de Julie Gouazé prise par moi !

 

Une lecture pour les challenges 1 mois, 1 plume, 1 % de la rentrée littéraire 2014, ABC Critiques 2014-2015 (lettre G), Petit Bac 2014 (catégorie Prénom), Premier roman et Tous risques (lettre G).

 

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 01:09

Agatha Doyle au service de sa majesté est un roman de Caroline Triaureau à paraître aux éditions Naïve Livres le 9 octobre 2014 (181 pages, 12 €, ISBN 978-2-35021-366-8).

 

Je remercie Benjamin et Naïve Livres pour cette très agréable lecture !

 

Caroline Triaureau est née en Charente Maritime mais a grandi en Normandie. Elle est diplômée de Lettres modernes (Université de Rouen), professeur de français en collège et auteur d'albums illustrés (quatre biographies de sportifs, un album sur Camus et un album sur les éléphants d'Afrique) aux éditions Belize. Agatha Doyle au service de sa majesté est son premier roman. Plus d'infos sur son site officiel, http://carolinetriaureau.jimdo.com/.

 

Agatha Doyle et ses deux amis, Hercule et Sherlock, fréquentent le collège Maurice Leblanc près du Havre en Normandie. Leur classe est en voyage à Londres avec leur professeur d'anglais, Miss Marple.

Durant un pique-nique à Saint-James Park, les trois amis rencontrent James Cavendish, le jeune duc de Windsor qui a échappé à ses gardes du corps. « J'en ai assez de cette vie , si stricte et ordonnée, que l'on me force à mener. Je voudrais rencontrer des gens, des jeunes de mon âge, autres que ceux que je fréquente…, découvrir le monde, le vrai. » (page 33).

Plus tard, lors de la visite de la Chambre des Lords, Agatha est enfermée dans Royal Gallery (Galerie royale). Une vitre a été cassée et le Traité de Londres a été volé. Moriarty, ambassadeur de l'Irlande à Londres, est inquiet car la paix est encore fragile entre l'Angleterre et l'Irlande.

Agatha, Hercule, Sherlock et James mènent l'enquête.

« On va y retourner et découvrir où mène ce passage. […] On va vivre une expérience passionnante ! » (page 69).

 

Agatha, Doyle, Hercule, Sherlock, Miss Marple, Moriarty ! Ces noms ne vous disent rien ? Voici une manière détournée et bien amusante pour la jeunesse de découvrir les univers d'Agatha Christie (Hercule Poirot, Miss Marple) et de Sir Arthur Conan Doyle (Sherlock Holmes, Moriarty) et donc le roman policier en particulier celui à énigmes.

« Il faut laisser reposer nos petites cellules grises, conseilla Hercule. » (page 118).

Mais vous, ne laissez pas reposer vos petites cellules grises plus longtemps et courez acheter ce roman so british, drôle et pétillant ! Roman pédagogique aussi puisque les lecteurs découvrent Londres, son histoire, ses monuments, et deux de ses enquêteurs parmi les plus célèbres : Hercule Poirot et Sherlock Holmes.

Un thé, quelques biscuits, anglais bien sûr, et bonne lecture ! En plus la couverture est vraiment attirante !

 

Une lecture pour les challenges 1 mois, 1 plume, 1 % de la rentrée littéraire 2014, ABC critiques 2014-2015 (lettre T), Agatha Christie (hommage), Cartable et tableau noir, Jeunesse & young adult # 4, Petit Bac 2014 (catégorie Prénom), Premier roman, Thrillers et polars # 3.

 

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 18:33

Poubelle's Girls est un roman de Jeanne Desaubry paru aux éditions La Jouanie en juin 2014 (236 pages, 14,95 €, ISBN 978-2-37047-052-2).

 

Jeanne Desaubry est née en 1958 et vit à Créteil. Du même auteur : Dunes froides, Hosto, Le passé attendra et L'incendie d'Halloween (jeunesse) aux éditions Krakoen. Plus d'infos sur son site officiel, http://jeanne.desaubry.free.fr/ (plus mis à jour) et sur son blog, http://jeanne.desaubry.over-blog.com/.

 

Élisabeth a un fils ado, Mathis, et fait des ménages au noir et des extras. « Des heures de chien, un mal de chien, une paie de chienne [...] » (page 43).

Paloma, séropositive, en fin de droits, a été expulsée par son propriétaire après la mort de son mari qui l'avait contaminée et squatte à la gare. « Le con ! Crever du sida. » (page 18).

Deux femmes pauvres et un peu paumées qui se rencontrent à Pôle emploi. Elles ne se connaissent pas mais Élisabeth donne à Paloma la clé de la caravane de Papy Armand, un petit vieux chez qui elle fait des ménages et qui souffre d'Alzheimer.

Dans la même ville, dans une belle maison, Blanche, fiscaliste aisée, ne supporte plus son mari, Pierre, avocat, et rêve de le tuer, mais sans se faire prendre. « Blanche rêve, imagine, échafaude [...] » (page 14). « Elle qui ne lisait que des classiques, du théâtre, s'est mise aux polars. » (page 51).

Quand Paloma découvre dans la caravanhe le passé de Papy Armand, leur vie bascule. « Elles sont dans la dèche, guère possible de descendre plus bas. » (page 103). Élisabeth et Paloma deviennent le gang des sacs-poubelles. « Poubelle's Girls, ça, ça me botte. T'entends Princesse. On est les Poubelle's Girls. » (page 163).

 

Quelle agréable surprise que ce roman ! Il est sous-titré « roman policier mais pas que... » et je dirais que c'est plutôt un roman noir, à quatre voix : Élisabeth, Paloma, Blanche et Pierre (eh oui, Pierre aussi, riche, orgueilleux, infidèle et même pas capable d'allumer un feu dans la cheminée…), un roman féminin, pas trop féministe, et aussi un roman social, mais pas barbant. Comparées à Thelma et Louise par l'éditeur, les deux Poubelle's Girls, Élisabeth et Paloma, m'ont entraînée dans leur sillage pour une folle aventure qui évidemment se termine mal. Mais quel roman ! Les dialogues entre Élisabeth et Paloma, l'humour, et toute cette historie qui se goupille à la perfection, tant qu'il n'y a pas de point de retour, il faut aller jusqu'au bout. Roman sombre mais coloré par les vêtements et turbans que porte Paloma, flamboyante obèse, excentrique, rentre-dedans ! Roman décapant, et pas seulement avec Blanche qui désinfecte tout. Une belle amitié dans ce roman drôle mais pas tendre avec la société et ses héroïnes. Un roman que j'ai dévoré et que je conseille vivement si vous voulez passez un très bon moment de lecture avec un « roman policier mais pas que... » !

 

Une lecture pour les challenges 1 mois, 1 plume (auteur que je ne connaissais pas avant de lire ce roman), ABC Critiques 2014-2015 (lettre D), Petit Bac 2014 (catégorie Objet pour Poubelle), Thrillers et polars # 3.

 

 

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 00:14

La fin du monde a du retard est un roman de J.M. Erre paru aux éditions Buchet-Chastel en février 2014 (401 pages, 20 €, ISBN 978-2-283-02731-8).

 

J.M. Erre (je pensais que son prénom était Jean-Michel mais c'est Jean-Marcel) est né en 1971 à Perpignan (Pyrénées Orientales).

Du même auteur : Prenez soin du chien (2006), Made in China (2008), Série Z (2010) et Le mystère Sherlock (2012).

Suivre J.M. Erre sur sa page Facebook.

 

Le personnel et les malades de Saint-Charles sont en pleine préparation pour le centenaire de la clinique psychiatrique.

Julius, un trentenaire qui croit au complot mondial qu'il explique par la mythologie, publie sur son site, La fin du monde a du retard. Il a prévu de s'évader mais, depuis une semaine, il y a une nouvelle pensionnaire : Alice, 25 ans, qui est restée huit semaines dans le coma.

« Julius avait bien fini par se l'avouer : elle lui plaisait beaucoup, cette Alice. Depuis une semaine, il pensait à elle toute la journée, guettait ses allées et venues par son œilleton et n'en dormait plus la nuit. […] Il était amoureux. Et c'était une catastrophe. » (page 22).

Julius est amnésique mais il pense que la fin du monde est pour dans deux jours et il embarque Alice dans sa quête contre Tirésias en espérant qu'elle retrouvera la mémoire et des émotions.

Mais attention : « Trop de complots tue le complot. » (page 42) !

Cinq jours… Dans cinq jours, le commissaire parisien Joseph Gaboriau et le prêtre Jean-Bedel Saint-Freu de l'église Saint-Théodule seront tous deux à la retraite après des décennies de bons et loyaux services.

 

Ce roman démarre bien, j'abandonne toute logique et j'accepte que Julius m'ouvre les yeux sur le complot mondial ! Suis-je moi aussi enchaînée dans la grotte comme dans l'allégorie de Platon ?

Julius est à fond dans la mythologie, antique, médiévale, avec les surhumains prométhéens et les surhumains apocalyptiques, qui correspondent tout bonnement à nos super-héros et super-méchants et donc l'auteur utilise des parallèles avec notre fiction, enfin surtout américaine mais pas que, dans la littérature, le cinéma, pour retrouver la magie d'antan, le surnaturel, l'extraordinaire. C'est donc toujours le Bien contre le Mal, une vision assurément manichéenne mais bien réelle. C'est hyper intéressant, et drôle aussi, avec un humour loufoque à la limite de l'absurde. Mais j'ai quand même moins ri qu'avec Le mystère Sherlock lu au printemps 2012 mais dont je n'ai pas publié de note de lecture (aïe, pas tapé !).

Dans Le mystère Sherlock, J.M. Erre rendait hommage à Sherlock Holmes et aux Holmésiens ; dans La fin du monde a du retard, il rend hommage aux mythes et aux super-héros ; en fait dans chacun de ses romans, il met en avant un thème précis qu'il détaille avec érudition et humour.

Il y a donc ici nos deux « héros » et des genres de super-héros (les surhumains prométhéens, les gentils quoi !) : un commissaire flanqué d'un jeune inspecteur aux idées bizarres, un prêtre attendrissant, une mamie complètement décalée (pages 282 et suivantes), un geek fan de Star Wars surnommé Ours, deux espions (?) Raoul et Albert, une secte réfugiée dans les égouts mais bon sang, pourquoi la fin du monde a-t-elle du retard ?, et les super-méchants (les surhumains apocalyptiques, ceux qui veulent détruire le monde) avec l'ordre de Tirésias et leurs Régulateurs, brrr…

Tout ça pour un roman déjanté (j'ai survécu avec nos héros à plusieurs explosions et à des courses poursuites effrénées) mais attention « Il n'y a pas de soluces pour franchir les niveaux dans le monde réel ! Pas d'astuces pour avoir toutes les munitions ! Et tu auras une seule vie ! Si tu es game over, c'est vraiment fini ! » (page173) : mais, ce n'est pas possible ! Comment va-t-on faire ? « Si cela peut vous rassurer, j'ai des informations qui prouvent que la fin du monde est seulement en retard, précisa Julius. » (page 226) : ouf ! Me voilà rassurée ! Vous aussi, j'espère.

C'est drôle, rocambolesque ; à lire absolument avant la fin du monde !

 

Ma phrase préférée

« Mon royaume pour une matraque ! » (Gaboriau excédé par le lieutenant Matozzi, page 334).

 

Une lecture durant la Reading's week # 3 que je mets dans les challenges ABC critiques 2013-2014 (lettre E), Geek, Paris, Petit Bac 2014 (catégorie Moment / temps), Rentrée littéraire d'hiver 2014, Thrillers et polars.

 

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 03:54

Le liseur du 6h27 est un roman de Jean-Paul Didierlaurent paru Au Diable Vauvert en mai 2014 (218 pages, 16 €, ISBN 978-2-84626-801-1).

 

Jean-Paul Didierlaurent est né le 2 mars 1962 dans les Vosges. Il a d'abord écrit des nouvelles et Le liseur du 6h27 est son premier roman.

 

Ce roman, je l'ai repéré en librairie et sur la blogosphère littéraire alors j'ai hâte de le lire et j'espère qu'il me plaira ! De plus, c'est le 7e et dernier livre que je lis dans le cadre de la Reading's week du 4 au 10 août.

 

Lorsque leur fils est né en 1976, les parents ne se sont pas rendus compte de la contrepèterie entre Guylain Vignolles et Vilain Guignol : « un mauvais jeu de mots qui avait retenti à ses oreilles dès ses premiers pas dans l'existence pour ne plus le quitter. » (pages 7-8). C'est le fardeau que porte Guylain, le personnage principal de ce roman et pour se faire oublier, il a appris à être transparent, insignifiant : « Se fondre dans le paysage jusqu'à se renier soi-même pour rester un ailleurs jamais visité. » (page 9).

Le matin, le célibataire de 32 ans prend le RER de 6h27 et lit pendant les vingt minutes du trajet des feuillets qu'il sort de sa serviette en cuir. Mais il lit à haute voix et, pour les passagers, c'est devenu un rituel de l'écouter : « il était le liseur […] Et à chaque fois, la magie opérait. » (page 13).

Depuis quinze ans, Guylain travaille dans une usine (la STERN, Société de traitement et de recyclage naturel) dans laquelle la Zerstor 500 broie les livres invendus. « La Chose était là, massive et menaçante, posée en plein centre de l'usine. […] Ne jamais la nommer, c'était là l'ultime rempart qu'il était parvenu à ériger entre elle et lui pour ne pas définitivement lui vendre son âme. » (page 19).

La machine monstrueuse détruit, anéantit… « La Chose était née pour broyer, aplatir, piler, écrabouiller, déchirer, hacher, lacérer, déchiqueter, malaxer, pétrir, ébouillanter. […] (elle) génocide ! » (page 21).

Pour Guylain, opérateur en chef qui doit mettre la machine en route chaque matin, la Chose commet un crime et son travail lui paraît de plus en plus difficile à supporter.

 

À travers ce roman, l'auteur dénonce la sur-production et le pilonnage des livres. Un roman digne de La Bête humaine, d'Émile Zola : chaque soir, Guylain doit plonger dans les entrailles métalliques de la machine avec sa frontale et c'est à ce moment-là, hors des caméras de surveillance, qu'il en profite pour récupérer les « feuilles volages rabattues par le souffle contre la cloison ruisselante d'eau » (page 49).

Elle est très importante cette machine (je me demande bien si elle n'est pas l'actrice principale, du moins dans la première partie parce qu'après c'est Julie et c'est moins intéressant...), la machine donc, il y a des descriptions d'elle, de son fonctionnement et contre toute attente, c'est passionnant !

J'ai remarqué qu'il y a redondance de synonymes, comme plus haut pour la machine ou pour le patron : « Félix Kowalski ne parlait pas. Il aboyait, hurlait, beuglait, invectivait, rugissait mais il n'avait jamais su causer normalement. » (page 27). C'est un style, ça renforce l'humour mais ça peut sûrement énerver certains lecteurs.

Il y a une intéressante galerie de personnages, le patron, cité plus haut, Yvon Grimbert, qui sans sa guérite de gardien lit des alexandrins et du théâtre, Lucien Brunner, le jeune loup de vingt-cinq ans, qui prend plaisir à son travail de destruction, Giuseppe Carminetti, l'ancien opérateur en chef qui a perdu ses jambes dans la machine…

Guylain est pris dans une douloureuse routine y compris le week-end (son seul compagnon est Rouget de l'Isle, un poisson rouge) mais un matin, sur le quai de la gare, Monique et Josette Delacôte lui adressent la parole : « Voilà, on voulait vous dire, on aime bien ce que vous faites. » (page 86) et quelques jours plus tard, il trouve une clé USB oubliée dans le train.

Le passage aux Glycines, avec la lecture d'Huguette Lignon, institutrice à la retraite, est très drôle. « Guylain fila, non sans avoir promis de revenir le samedi suivant. Il ne s'était pas senti aussi vivant depuis longtemps. » (page 113).

Le liseur du 6h27 est réussi… dans sa première partie ! Avec la machine et les personnages qui ont du caractère. La deuxième partie avec les extraits du journal de Julie, dame-pipi de 28 ans à la recherche du grand amour, bof, bof… Heureusement, l'auteur a de l'humour et j'ai quand même lu jusqu'au bout parce que ce n'est pas désagréable non plus. Mais, du coup, ce n'est pas un coup de cœur pour moi... Pourtant, lisez-le et vous vous ferez votre propre opinion !

 

Une lecture pour les challenges Animaux du monde (pour le poisson rouge très présent), Paris, Petit Bac 2014 (catégorie Moment/Temps) et Premier roman.

 

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 10:11

Ils étaient chouettes, tes poissons rouges est un recueil de nouvelles d'André Vers paru aux éditions Finitude en février 2014 (112 pages, 12,50 €, ISBN 978-2-36339-0314-8).

 

André Vers est né en 1924 à Paris, dans le quartier des Halles, d'une famille auvergnate. Il a commencé a travaillé, a connu le Paris occupé, s'est lié d'amitié avec des écrivains (Jacques Prévert, René Fallet, André Hardellet, Blaise Cendras) et des chanteurs (Georges Brassens, Guy Béart). Il est mort en 2002, laissant trois romans en 40 ans : Misère du matin (1953), Martel en tête (1967), Gentil n'a qu'un œil (1979) et un recueil de souvenirs : C'était quand hier ? (1990).

 

Ils étaient chouettes, tes poissons rouges

Martine et Robert se revoient par hasard cinq ans après leur séparation. « Tu parles d'une surprise ! Qu'est-ce que je suis heureuse de te revoir ! » (page 9). Elle parle, elle parle… « Il avait mal de l'entendre, mais le mal était bon. » (page 12).

Est-ce une maladie ou bien c'est la vie ?

Le décalage entre la réalité et ce qu'on imagine, alors, une maladie ou la vie ? Le narrateur se pose la question et le lecteur aussi par la même occasion ! « Je ne suis pas encore vacciné. » (page 16).

Le Gros, le Demi-Gros et le Détail

Gros, Demi-Gros et Détail sont inséparables, une bande de copains à eux trois. Jusqu'au jour où Berthe arrive de la campagne auvergnate pour travailler au bistrot où ils se retrouvent. « C'est fou le charme qu'elle a ! » (page 24).

Les piliers de bistrot

Pour découvrir la différence entre les Debouts et les Assis en mangeant un bon bout de fromage de tête ! « Quand le vin est tiré, ou servi, il faut le boire. » (page 30).

Mort pour la France

Antoine, l'époux de Marie, n'est plus qu'un nom sur le monument aux morts et il n'a jamais connu leur fils. « C'est de ma faute s'il est mort ! » (page 32) ; « Il m'aimait si fort, monsieur le curé, c'est pour ça qu'il est mort. » (page 33). Mais la vérité est autre... Cette nouvelle est disponible librement au format pdf sur le site de l'éditeur.

Conte en forme de croix

Allégorie de la croix pour l'origine de l'épouvantail. « Ils traînèrent l'arbre en forme de croix, aux feuilles déjà mortes, jusqu'au sommet de la colline. » (page 42).

Le vautour

Patrick Cooper, un Américain de Détroit, s'est engagé pour lutter contre l'Allemagne nazie. « Son brevet de pilote lui valut d'être versé dans l'aviation puis, après un entraînement intensif, d'être affecté à une escadrille de bombardiers. » (page 45). Comme sa mère est Française, après la guerre, il prend la décision de vivre en France.

Le respect

Dialogue entre un jeune homme et un ancien parachutiste devenu « chevalier d'industrie […] pour donner du travail à des chômeurs » (page 55) avec une chute percutante.

Des nains sur la pelouse

Le narrateur picole et appelle sa compagne La Grosse, lui promettant une mandale si elle fait des réflexions. Excédée, au bout de dix ans, Jane se tire. « J'ai cru qu'elle allait revenir au bout d'un jour ou deux, en chialant et demandant pardon. Ça fait deux mois qu'elle est partie, La Grosse. » (page 61).

Bas les masques

Tout savoir sur la fabrication des macaronis, spaghettis et coquillettes ! « Consommateurs, mes frères, on vous abuse. La publicité mensongère envahit insidieusement votre vie quotidienne. » (page 69).

La bonne dame et le commissaire

Une dame honorable qui nourrit les chats errants est arrêtée parce qu'elle a frappé un homme, une « graine de bandit » (page 74), « un monstre » (page 77), avec un tisonnier en fonte.

L'homme qui boit c'est comme une bête

Parce qu'il aime boire, Sosthène est depuis longtemps surnommé « Boit-sans-soif » : « Je n'attends pas de manquer. » (page 79) mais un jour... il eut soif !

Les voies du Seigneur sont impénétrables

Loulou-Gueule-en-or et Ti-Jo ont chacun des projets pour Fernande-Beaux-Roberts mais la trentenaire a d'autres projets. « J'ai décidé de m'orienter différemment. » (page 84).

Des trains qu'on voit passer...

Alexandre Painlevé, dit Pinpin, a depuis l'enfance une passion pour les trains mais ses parents l'ont placé chez un épicier. « Toutes les locomotives le rendaient fou de désir, il aurait voulu les avoir toutes à lui. » (page 88).

Le couple

Un cinquantenaire célibataire et une quadragénaire divorcée se rencontrent à la boulangerie et c'est le début d'une belle histoire mais « pourquoi ne s'étaient-ils pas connus dans les belles années de la jeunesse ? » (page 98).

Printemps

Tante Anna est une vieille fille peu avenante mais un jour, elle recueille Antoine. « Il était devenu grand et fort. Une bête superbe. » (page 103). Mais un jour, la cousine Mélanie emmène de sa Corrèze une jeune chatte caressante.

 

L'éditeur nous dit que « Dans ces nouvelles, André Vers ressuscite malicieusement un Paris révolu, le petit Paris des années 50-60, celui des Halles, des meublés et du rosbif du dimanche. »

Dans ces 16 nouvelles, André Vers nous parle de la vie, de l'amour, non sans un certain humour. Il y a des humains, des bistrots et des choses de la vie quotidienne ; il y a des oiseaux et des chats ; il y a des rencontres, des séparations et des retrouvailles ; il y a aussi la guerre, des morts et des survivants qui ne savent pas trop comment vivre.

Parfois dans les recueils comme celui-ci, les nouvelles sont inégales mais ici elles ont toutes leur place, elles forment un bel ensemble et je ne saurais dire qu'elle est ma préférée.

J'ai quand même (en plus des extraits ci-dessus car je voulais un extrait pour chaque nouvelle) repéré deux phrases qui m'ont plus attirée :

« Ils n'ont rien respecté. Les vivants, ça leur suffisait pas, ils ont bombardé les morts. » (page 51, in Le vautour). Le mieux est l'ennemi du bien...

« Les frictions des premiers jours étaient surtout dues au fait qu'Antoine miaulait parisien et Bruyère patois corrézien. » (page 104, in Printemps). La fin est terrible...

Avec ce recueil, j'ai découvert André Vers que je ne connaissais pas du tout et je me demande quand ces nouvelles ont été écrites : elles sont publiées posthumes, peut-être qu'elles ont été retrouvées récemment. Je pense lire un jour ses deux premiers romans : Misère du matin (1953) dont le décor est l'usine d'aviation dans laquelle il a travaillé adolescent et Martel en tête (1967) qui se déroule dans la Vallée du Cantal d'où est originaire sa famille.

Assurément un auteur à découvrir et à lire !

 

Une très chouette lecture pour les challenges A reading's week, Le mélange des genres (catégorie Recueil de nouvelles), Paris, Petit Bac 2014 (catégorie Couleur) et Rentrée littéraire d'hiver 2014. Deux nouvelles avec des chats donc : Animaux du monde et Totem.

 

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 17:21

L'été à Pékin est un roman d'Élise Fontenaille paru aux éditions du Rouergue dans la collection Dacodac en avril 2010 (45 pages, 5 €, ISBN 978-2-8126-0122-4).

 

Élise Fontenaille est née à Nancy (Meurthe et Moselle) en 1962. Elle a publié de nombreux romans jeunesse et a reçu plusieurs prix.

 

« Aujourd'hui, c'est la pire journée de ma vie » (page 7) : voici comment débute ce court roman.

Pauline vit la rentrée des classes toute seule car sa meilleure amie, Nikita, est partie à Pékin, en Chine, avec son père, journaliste.

Il reste à Pauline, Mesrine, le canari que Nikita lui a confié.

« Ne sois pas triste, Pauline, deux ans ça passe vite ! Je t'écrirai tous les jours. » (page 8).

Pourtant, au bout de quelques jours, les nouvelles s'estompent… Nikita a de nouveaux amis au Lycée français et s'éclate bien à Pékin.

« Avec sa nouvelle vie, elle ne va pas tarder à m'oublier, Nikita. » (page 15).

Mais Pauline va tout faire pour que Nikita ne l'oublie pas et pour lui rendre visite l'été suivant.

 

Un roman jeunesse agréable à lire ; sur l'amitié, la réconciliation (avec Clarisse), la satisfaction de travailler et d'apprendre de nouvelles choses (les maths pour l'école et le chinois pour le plaisir).

« Depuis que je me suis mise à travailler, il se passe une chose étrange : je ne sens plus le temps passer. » (page 23). « [...] je ne suis plus jalouse, je n'ai plus le temps. » (page 24).

Quelques infos disparates sur la Chine (habitat, nourriture, Jeux Olympiques).

 

Une petite lecture pour les challenges A reading's week, Cartable et tableau noir, Jeunesse & young adults # 3 et Petit Bac 2014 (catégorie Lieu).

 

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 23:33

Avec maman est un roman d'Alban Orsini paru aux éditions Chiflet & Cie en février 2014 (382 pages, 14,50 €, ISBN 978-2-35164206-1).

 

Alban Orsini est né en 1980. Il y a peu d'infos sur ce chroniqueur et écrivain français mais vous pouvez le suivre sur son blog, L'ataraxe et sur Vents contraires. Octobre 2014, nouvelle url de L'ataraxe.

 

Avec maman, c'est plus qu'un roman, c'est « la première fiction par SMS » ! Et je ne pense pas qu'elle ne soit destinée qu'aux ados, elle peut aussi bien être lue et appréciée par des adultes.

Tout commence en février 1993 quand la maman envoie son premier SMS avec son smartophone. Suivront des échanges légers et amusants entre la mère et son fils, jeune adulte, parti travailler, en lui laissant le chat, Grisouille, qu'elle n'aime pas particulièrement (elle lui fera croire qu'il s'est enfuit ou qu'il est mort).

Elle cherche sur Booble, elle envoie des buses, elle souhaite systématiquement bon week-end même les jours de semaine, elle le dérange au travail, elle veut tout savoir sur sa vie et sur sa copine.

Au début, j'étais un peu septique, je me demandais si ça allait tenir sur autant de pages, et puis, j'ai souri plusieurs fois, j'ai même ri et finalement je n'ai pas vu le temps passer ! Je me suis bien attachée aux deux personnages (il y a la mémé aussi) et je pense qu'Avec maman est un vrai roman (écrit en bon français), témoin de son temps, avec une vraie histoire pleine de tendresse.

 

« Qu'est-ce que tu fais ?

– Je bosse.

– Et là, qu'est-ce que tu fais ?

– Comme il y a dix minutes, je bosse.

– Ben dis donc, qu'est-ce qu'il a l'air ennuyeux ton travail…

– ? »

(page 105).

 

Si vous voulez découvrir les SMS d'Avec maman, allez sur http://avecmaman.tumblr.com/ parce que ça continue un peu sur Internet !

 

Une lecture pour les challenges Geek, Jeunesse & young adults # 3, Le mélange des genres (catégorie (auto)biographie et témoignage), Petit Bac 2014 (catégorie Sphère familiale), Premier roman et Rentrée littéraire d'hiver 2014.

 

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